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Zeb Skelton
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☠ Charpentier du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 95
✘ SURNOM : La Rouille
✘ AGE DU PERSO : Cinquantaine

✘ DISPO POUR RP ? : Tout se discute, moussaillon
✘ LIENS :
⚓️Le Charpentier et ses Outils
⚓️ Histoires en cours: I - II - III - IV - V - VI - VII - VIII - IX - X

MessageSujet: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Lun 18 Juin 2018 - 2:51

HRP:
 


Parler du temps est toujours une gageure, au Pays de Jamais, mais vous savez que cela ne fait pas longtemps que le Givre a lancé son attaque sur l'Île. Les habitants de la côte ont eu le temps de se réfugier au Ranch ou au Bayou. Les travaux les plus indispensables ont été exécutés, les sorts de protection les plus élémentaires ont été invoqués. Il y a encore beaucoup à faire, mais les mesures urgentes ont été prises, les gens ont compris qu'ils avaient une véritable chance de survivre. Et donc, forcément, certains commencent à se poser des questions, et d'autres à avoir des idées.

La rumeur de cette petite réunion vous est parvenue par un ami, une connaissance, ou ce type qui vous sert un ersatz de rhum à ce qui sert de bar. Certains disent que c'est une idée de Braumeister, qui a trouvé un antidote au Givre. D'autres parlent de Skelton, le charpentier du Roger, qui aurait un bateau digne de ce nom et se chercherait un équipage. D'autres encore évoquent Lady Ruby, qui se découvrirait des ambitions en gérant le Ranch, ou de Maman Brigitte, qui a toujours aimé jouer aux marionettes. Mais qu'elles soient vraies ou fantasmées, toutes ces versions ont un point commun:

"Si tu veux faire quelque chose de vraiment utile contre les Orbleus, c'est ce soir-là que ça va se jouer, mon gars.
Mais paie ton rhum d'abord, tu veux?"



_________________




- Dogs Of War -





La pièce, située derrière la principale salle à manger du ranch, n’était pas très grande mais agréable. Abritée du blizzard par d’épais volets, bien éclairée par le grand feu qui étalait sa robe dorée dans la cheminée, elle embaumait encore la sciure et la lasure - Zeb décelait bien le parfum familier derrière celui du feu: incroyable tout ce qu’on peut construire en quelques jours, quand il s’agit de sauver ses fesses d’un froid de plus en plus mordant.

L’ameublement ne comprenait qu’une unique table ronde, repoussée à une extrémité de la pièce et entourée de quelques chaises. La Rouille était pour l’instant le seul à s’y être assis, pour épargner un peu sa cheville anciennement fracturée que le givre rendait susceptible. Cela le mettait d’ailleurs assez mal à l’aise; non pas parce que sa boiterie pouvait être interprétée comme un signe de faiblesse (Zeb avait passé l’âge de justifier ses cicatrices), mais parce que cela lui donnait un peu l’impression de jouer les chefs pour le petit groupe qui se rassemblait dans la pièce. Or la Rouille n’avait aucune envie de prétendre à ce rôle, et il espérait que ses frères des mers en auraient conscience. Même si c’était effectivement lui qui avait fait passer le mot concernant cette réunion.

La Rouille baissa les yeux sur son chapeau, posé sur la table, et sur la plume noire qui l’ornait, comme s’il pouvait toujours se dire lieutenant du Capitaine James Hook. Soupir: Zeb ne voulait pas du pouvoir, cela ne l’avait jamais intéressé. C’était juste que, parfois, il fallait bien que quelqu’un se décidât à faire bouger les choses. Et si ce quelqu’un, en plus de commander le meilleur navire qui restait aux mains des opposants au Givre, avait été sollicité par le seul homme assez timbré pour avoir un ersatz de semblant de plan de contre-attaque, eh bien ce quelqu’un n’avait plus vraiment le choix de se taire, n’est-ce pas?

En réprimant un autre soupir, Zeb se leva. Il porta à sa bouche le pouce et l’index de sa main gauche et siffla une fois, d’un son modulé et puissant qui fit tourner toutes les têtes - les pirates ne se formaliseraient pas: ils étaient nombreux à s’interpeller ainsi, sur le Roger.

Enfin, ils avaient été nombreux. Et si le charpentier avait bien noté les visages familiers qui l’entourait ce soir-là, cela ne mettait que plus en évidence tous ceux qui manquaient. Zeb trouvait cela plus difficile à encaisser qu’il ne l’aurait cru.

"Bon. Je pense que tout le monde est là. Merci d’être venus."

Zeb marqua un temps d’arrêt pour peser ses mots: il n’avait rien contre le fait de s’exprimer en public, bien au contraire, mais cette fois-ci il n’allait parler ni de manœuvres navales, ni d’histoires de pirates, et tout comme il n’était pas intéressé par le pouvoir, il maîtrisait mal l’art de haranguer les foules.

"Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Vous savez tous que cette saloperie démoniaque de Givre nous a pris aussi bien le Roger que le Capitaine. Certains d’entre vous n’étaient pas des nôtres la dernière fois qu’on a dû faire face à une pareille chienlit, alors je vais être clair: quand un équipage essuie un gros grain, il faut qu’il se mette d’accord sur comment se tirer de là. Ça peut être simple. Ici, ça ne le sera pas. Mais ça n’empêche pas qu’il faut qu’on en parle, tous autant que nous sommes. C’est ce qui fait de nous des pirates, et pas de simples moutons au service d’un petit roi."

Zeb jeta un coup d’œil sur le côté, vers la silhouette pâle qui se tenait à sa hauteur. Le Braumeister arborait son éternelle expression de jubilation, ce qui n’eut pas vraiment pour effet de rassurer la Rouille: il connaissait l’Alchimiste depuis assez longtemps pour l’avoir étiqueté relativement bien intentionné, mais néanmoins très cinglé et carrément dangereux (et non, personne ne parle de cette potion de changement de sexe). Il est peu dire que Zeb n’avait pas grande confiance dans les suggestions du personnage. Mais à la guerre comme à la guerre:

"Je vais d’abord laisser le Braumeister vous expliquer ce qu’il pense du Givre. Alors oui, je sais - on sait tous ce que valent ses idées d’habitude, et peut-être que celle-là n’est pas mieux, mais pour l’instant c’est le seul à proposer quelque chose. Alors je pense que ça ne coûte rien que vous écoutiez ce qu’il a à dire."

Un temps, sans un regard pour l’Alchimiste - Zeb n’en avait de toute évidence pas grand chose à faire si Friedrich s’était vexé de s’entendre traiter de taré devant devant tout le monde. D’un autre côté, c’était difficile de faire comme si personne n’était au courant.

"Ensuite, il faudra qu’on discute entre pirates de mer. J’ai la Zorra et de la place pour un plus grand équipage. Mais si vous me rejoignez, il faut qu'on se mette d'accord. Personnellement, je compte faire tout ce qui sera nécessaire pour récupérer le Roger. Je sais déjà que certains me font confiance, et je les remercie pour ça."

Coup d’œil notable pour Keith.

"Mais encore une fois, avant de décider, je tiens à ce qu’on en parle. Tous ensemble."

Le charpentier se laissa retomber sur sa chaise, avant de faire signe au Braumeister de prendre la suite.

"Faites juste un effort pour ne pas tout de suite commencer à vous foutre sur la gueule, ce serait bien qu’on avance un minimum avant d’en arriver là."


Dernière édition par Zeb Skelton le Mar 19 Juin 2018 - 3:10, édité 1 fois
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Friedrich-W. von Juntz
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☠ Distilleur du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 58
✘ SURNOM : L'Alchimiste
✘ AGE DU PERSO : Inconnu

✘ DISPO POUR RP ? : Yup !
✘ LIENS : Du vin du rhum et d'la bière non de Dieu !

MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Mar 19 Juin 2018 - 0:46

Friedrich s'était forcé à rester "normal". A cacher derrière son habituel air jovial et son sourire ravageur - ravagé - sa profonde anxiété. J'aurais dû être là. J'aurais dû être là. Le bal. Il n'avait pas su protéger ses camarades. Et même s'il n'aimait pas Smee, il ne lui aurait jamais souhaité le sort qu'on lui a dépeint. Que des on-dits, mais le tavernier avait entraîné son oreille quand il travaillait à la Rhum'Antique. Et si Smee ne méritait pas ce sort... Wilhelm. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Qu'est-ce qu'ils ont osé faire ?

Le charpentier avait préparé le terrain. Ce qu'il disait était sage. Même l'Alchimiste aurait eu du mal à se faire confiance, et ce grain de folie - et de génie - était assez notoire pour qu'il ne s'en soit jamais formalisé. Encore plus dans cette situation. De toute façon, l'Alchimiste ne saurait mentir. Il attendit le signal de la Rouille avant de prendre la parole.

« Merci, Herr Skelton. »

Il s'avança, de manière à être vu et entendu de tous.

« Comme dit précédemment, ich weisse. Vous pouvez, ou pouvez ne pas, me faire confiance. Mais laissez-moi faire mon point. »

Il y avait des murmures dans l'assemblée. Pourquoi on écoute ce taré ? Plus vite, qu'on passe à la suite.

« Je n'étais pas là au bal. »

Un "Encore heureux !" fusa, des rires dans l'assemblée, Braumeister rétorqua toujours en souriant

« Je suis sûr que j'aurais pu réchauffer l'atmosphère, mais passons. Je n'ai rien vu, on m'a raconté. On a tous perdu quelqu'un là-bas. Un ami. Un parent. Un frère... »

Wilhelm. Est-ce que tu vas bien ? Déjà le sourire commençait à s'effacer.

« Et il y a ce Givre qui nous encercle. Qui nous transforme. Qui en a fait perdre plus. Et face à nous s'élève une armée qui ont les visages de nos proches perdus. D'inconnus. Une armée froide. »

L'Alchimiste laissa un instant les murmures traverser la foule.

« Mais c'est pas notre première fois, les gars. Vous vous souvenez des morts qui se levaient ? Des choses qui voulaient nous bouffer, des créatures monstrueuses. Est-ce qu'on a baissé les bras ? Nan. On a affronté cette chose, la Mort, la Peur, quoi qu'elle soit, et on l'a renvoyée sur ses terres. Et puis il y avait cette foutue canicule. J'étais même aveugle à ce moment. Est-ce qu'on s'est laissé mourir de soif ? Nein. On a affronté le Tyran pour retrouver la pluie. Et puis il y a eu l'inondation. Est-ce qu'on s'est laissé noyer ? Nein. Et il y a encore d'autres choses que les plus anciens ici pourront raconter. »

L'Alchimiste frappa son poing sur la table.

« ALORS CETTE EPIDEMIE NE NOUS ARRÊTERA PAS NON PLUS ! ICH WERDE NICHT KALT WERDEN ! Si ça doit être la fin, alors la fin ne sera pas kalt et silencieuse. Pas avec moi dans le mélange. »

Friedrich se releva, et, laissant faire son coeur, il continua :

« Je vais pas vous mentir. J'peux pas vous mentir. C'est pas un plan que j'ai. C'est pas une recette miracle. Je sais pas encore ce que je vais faire. Mais ce que je sais, c'est que j'irai chercher de l'aide là où je peux. Ici, là-bas. J'irai trouver les ingrédients qui se rapprocheront du feu et de la chaleur. J'irai trouver la recette qui changera ces Kaltmenschen en humains. Je trouverai le remède, dussé-je y perdre mes mains. »

Le sourire avait déjà disparu.

« Alors je vous demande toute l'aide que vous puissiez apporter. De quoi traverser le Givre. Ou le contourner. Des volontaires pour m'accompagner sur ce tour de l'Île. Et je vous le demande. Qu'est-ce que vous préférez, attendre bien sagement de perdre, ou vous battre jusqu'au bout ? »

Il attendit un instant que sa question fasse le tour de l'assemblée.

« Qui est avec moi pour rallumer le feu à ces Hurrensöhne ? »






Braumeister joue avec ses potions:
 
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Fib Steiner
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☠ Gabier du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 131
✘ SURNOM : Le Tétrodon
✘ AGE DU PERSO : Inconnu

✘ DISPO POUR RP ? : Nope
✘ LIENS : Pour obtenir un grain de folie
Il faut déjà une bonne recette...

MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Mar 19 Juin 2018 - 12:36

Fib était à moitié – voire même complètement – fou. Lui le flemmard, le prince des tire-au-flanc, la main rêche au baobab infini, aurait donné tout ce qu'il possédait – et qui était d'ailleurs resté sur le Roger – pour pouvoir travailler. Il s'emmerdait, c'était un fait, parfaitement désœuvré alors qu'il y avait tant à faire. Avec son pieds marin et son équilibre il aurait pu aider à la ferme, embrasser les hauteurs pour aider à construire ou rénover.
Oui mais justement, il avait le pied MARIN, et le fait de rester trop longtemps à terre le mettait mal à l'aise. Il était un pirate, un vrai, un authentique, un forban qui ne quittait le navire que pour les putes et la boisson – ou presque.
Mais on l'avait cloué au sol, attaché aux poteaux du port, en train de regarder s'éloigner le bateau qu'il avait dans les tripes.
Fib Steiner était devenu marin, et l'idée de jouer les putain de fermier ne le faisait pas franchement planer.

Depuis que le Jolly Roger avait quitté les quais, il s'était surtout occupé à chaparder, piquant tout ce qui lui tombait sous la main et susceptible de lui tenir chaud. Après le bal il s'était retrouvé là, attifé de son super costume de soirée, et il pensait désormais à son utile vareuse restée dans sa malle, sous son hamac.
Et il pensait aux autres, sentait monter la rage. Les Long, les Allan, tous ces foutus crétins qui avaient décidé de suivre la volonté d'un autre en oubliant la sienne. Le Dragon, surtout, l'avait déçu. On ne provoquait ni chaos ni souffrance en se plaçant sous les ordres d'un tyran de glace.
Il lui collerait son poing dans la tronche, foi de Tétrodon.
Et puis il pensait à DogFish : l'oublié, le tortionnaire de ses pieds et qui, pourtant, lui manquait. Un bon gars aussi, malgré ses dents et son cul pourri. Lui c'était pas dit qu'il ait fait un choix, il s'était probablement laissé porter par les événements.
Peut-être.
Ou pas.
Si ce n'était pas le cas lui aussi se mangerait son poing dans le peu de dents qui lui restaient.

Surtout il en voulait à Hook. Jusqu'à quel point le capitaine était-il lié à Pan ? C'était ça un meneur ? Un type qui se laissait bouffer par une maladie chelou et entraînait tous ses hommes avec lui ?
Pas son meneur à lui en tout cas.

Alors que Steiner cherchait un endroit où dormir, errant en quête de refuge, il entendit les rumeurs qui courraient par-ci par-là : une réunion, une discussion, une réflexion pour des temps de crise. Il ne chercha pas et décida de s'y rendre. Au pire il pourrait se foutre dans un coin pour pioncer, au mieux il pourrait tâcher de foutre la merde.
Même si le cœur n'y était pas vraiment.

Fib s'était glissé dans le lot, étonnement discret. Une barbe de plus en plus épaisse et fournie lui mangeait le visage, solution relative pour lutter contre le froid – et aussi parce que son nécessaire de « toilette » était resté à bord. Il écouta Zeb attentivement, les bras croisés, et ne fit pas partie des personnes qui critiquèrent l'alchimiste.
Il écoutait, patient, le regard allumé par la perspective du bateau de Zeb. Un type qu'il respectait le charpentier, bien plus que Hook. Le soucis c'est qu'il sentait venir le coup foireux... les idées de Von Juntz il les connaissait, il avait lui-même expérimenté certaines de ses potions bizarres – hellooo genderbender – et il était pas des masses chauds de le suivre dans une aventure potentiellement mortelle. Ok ils étaient sur la même longueur d'onde en voulant aider les copains, mais ça suffisait pas pour gagner une guerre, d'être sur la même longueur d'onde.
Fib Steiner ouvrit sa grande gueule.

« Moi aussi je veux récupérer le Roger, et foutre quelques gnions aux crétins qui se sont laissés berner par Hook. La mer me manque, ce foutu rafiot de mes deux me manque mais quoi ? On va se lancer dans une aventure qui risque de nous coûter la vie, tout ça sans plan ? Hook en a un, ces putain de zombies des glaces suivent. J'étais là au bal, j'ai entendu ce que l'autre monstre a dit : ils sont forts, immortels, ne ressentent pas la douleur, sont liés entre eux... vous croyez vraiment qu'on va pouvoir leur mettre la misère juste parce qu'on peut hypothétiquement chier une potion ? »
Le rire sardonique qu'il laissa échapper était sans joie mais terriblement acide.

« Je suivrai Zeb, et il a l'air d'accord avec toi donc je jouerai les kamikazes, j'ai l'habitude. J'ai pas forcément une bonne réputation mais j'suis un bon gabier, et un vrai pirate, ça j'en doute pas. Cela dit si MOI j'ai pas rejoint les glaciers sur pattes c'est pas pour suivre aveuglément un autre chef. Je veux savoir où on va et ce qu'on va chercher. Et surtout à qui on va demander de l'aide. C'est hors de question que je bosse avec des peaux-rouges. »
Helloooo Grizzly. C'est à toi qu'il pense.






Fib parle en #666666

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Mirage
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☼ Fée des Etoiles ☼


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✘ AGE DU PERSO : Trop de printemps

✘ DISPO POUR RP ? : Toujours

MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Jeu 21 Juin 2018 - 23:40


    Lil’ éternua dans ses mains en basculant sa tête en avant.

    - Foutu froid. – Jura-t-elle entre ses dents.

    La fée souffla dans ses mitaines trouées qu’elle avait dérobées sur un cadavre de clochard le jour de la suite et se pressa vers la grande salle où le diner venait de se finir. Lil’ évitait les repas, la souple à l’eau la rendait malade et elle avait trop peu de vivre pour se permettre de vomir le peu de chose qu’elle pouvait encore avaler. Le froid n’était pas uniquement mortel pour les humains, dont les doigts s’ankylosaient à une vitesse folle, prenait leurs gorges dans un étau de froid et congelait leurs cerveaux que l’alcool n’arrivait pas à réchauffer, mais elle touchait aussi les petites fées vagabondes qui voyaient les fleurs dépérir et, avec elles, leurs précieux nectars.

    La blonde avait dû augmenter ses aller et retours dans les archevilles pour pouvoir avoir une chance, aussi minime soit-elle, remplir à moitié une petite flasque à whisky d’hydromel qui lui hydratait la gorge, mais elle doutait de pouvoir continuer longtemps ainsi. C’est pourquoi, quand elle avait entendu les rumeurs d’une réunion foireuse, elle s’y était rendu sans trop de réticence. Elle c’était adosser contre un mur qui sentait le neuf, mâchonnant un brin d’hilaris entre ses dents, les bras croisés sous ses aisselles et avait écouté attentivement tout en prenant garde à ce qu’on l’oublie.

    Même si elle comprenait les élans patriotiques des pirates, surement trop attacher à un vieux navire au nom pompeux, elle n’était pas touchée par leurs envies de retrouver leurs pairs. Ils avaient trahit leurs principes, choisit une voie qui étaient la leurs et rien ne pourrait les récupérer. Cependant, le discours de cet homme maigrelet au visage déformer par la douleur lui inspira un sentiment nouveau qu’elle ne sut définir. Alors qu’il cherchait dans le regard des pirates un soutien qui se faisait timide, hésitant, Lil’ baissa les yeux.
    Elle ne savait pas vraiment quoi faire.

    Alors, comme l’égoiste qu’elle avait toujours été, elle se posa les questions qui lui était les plus importantes à ses yeux. Qu’est-ce qu’elle en tirait à aider ses types ? Rien si ce n’est une mort des plus probantes. Mais si elles ne les aidaient pas ? Alors le pays de Jamais suivrait le chemin qui lui était destinés et il sombrera dans un hiver sans fin où les fleurs mourront, les arbres dépérirons et elle les suivra dans leurs éternelles agonie.
    La fée releva les yeux, ce chimiste avait les mots qu’il fallait.

    Si elle se foutait bien des hommes, NerverLand aurait besoin d’aide cette fois encore.
    Alors qu’un pirate se mettaient à parler fort, Lil’ s’approcha dans l’angle mort de Von Juntz où elle dit :

    - Je … - certain regards se tournèrent vers elle. Cela la gêna, mais elle se concentra et continua. – Je pense que c’est une bonne idée, un peu folle, mais qui ne tente rien n’a rien. Je connais l’île comme ma poche, je vais vous aider.

    Elle fouilla au fond de la poche de son pantalon brun et en sortie une petite fiole de son cru qu’elle garda bien au creux de sa main en se demandant si ce qu’elle faisait été vraiment une bonne idée.

    - Le travail se fait rare en ce moment, mais mon job c’est de trouver des objets.

    La blondinette pouvait se vanter d’avoir sur son Curriculum vitae l’annotation « voleuse à temps plein » et elle pouvait se targuer d’être très bonne dans ce domaine.

    - La preuve.

    Elle n’attendit pas de réponse et posa devant l’alchimiste une petite fiole de verre dans laquelle se trouvait une fine couche de sable dorée. De la poussière de fée. Sa poussière de fée. Elle leva ses yeux clairs vers Von Juntz et ses lèvres s’étirèrent en un sourire malicieux. Lil’ savait qu’elle réaction cela risquait de provoquer.

    - Si je suis capable de trouver ça, je pense que ce qu’il vous manque sera on ne peut plus facile à trouver. Cela pourrait être le début d’une collaboration intéressante.

    Cependant, ce n’était pas parce que Lil’ avait refuser de s’allier à Hook et ses Orbleus qu’elle allait facilement accepter l’autorité d’un autre chef. Elle avait trahi une reine, ce n’était pas pour avoir un autre souverain.

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Ruth Morland
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☠ Tatoueuse du Port ☠


✘ AVENTURES : 47
✘ SURNOM : La Piquante
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✘ DISPO POUR RP ? : Oui, oui
✘ LIENS : Is her need to care born out of compassion or penance
?


MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Ven 22 Juin 2018 - 2:38

C’était beaucoup à encaisser pour Ruth, comme à chaque fois. L’île ne semblait jamais vouloir laisser se reposer ses habitants : une accalmie cachait toujours une nouvelle secousse, toujours plus lourde, toujours plus puissante que la dernière, laissant parfois la Piquante dans une phase contemplative, se demandant quand l’île allait finir par éclater en morceaux, et peut-être l’écraser elle. Ce n’était pas la première fois qu’on malmenait encore les pirates, la jeune femme s’en souvient, ce sont les cauchemars et la folie, la nuit sans fin, suivit des brûlures de la canicule et du sel qui reviennent à elle, alors qu’elle passe la porte de leur lieu de réunion.

Pourquoi avait-elle rejoint cette réunion ? Elle voulait sûrement trouver quelque chose à faire, le froid lui donnait l’impression de tout figer, et elle craignait qu’en étant inactive, elle finisse par bleuir et se couvrir de cristaux glacés, elle aussi.
Son attachement pour le bateau et ses matelots s’était fané, lorsqu’elle avait subitement vieillit et abandonné l’équipage comme un amas de vieux souvenirs refoulés sous un coin de tapis, mais la tatoueuse était venue. Une fois de plus, son existence se mêlait à celle de ceux qu’elle associait maintenant à des donneurs de mort, mais elle ne pouvait pas survivre seule face à ce qui tentait de happer leurs existences.

Elle avait réfléchi avant de venir, plus que lorsqu’elle avait choisi de venir au Bal. Il y avait beau avoir du travail, ils étaient tant dans la ferme, qu’elle avait tout de même eu le loisir de penser, de retourner le problème dans tous les sens, et la grande adepte du moindre danger avait fini par trouver son bonheur parmi ses idées : plus on attendra, plus il y a de chances de ça s’aggrave.
Une conclusion plutôt évidente, mais suffisamment claire pour qu’elle comprenne bien qu’agir était la meilleure solution, même dans son propre intérêt, et elle se retrouva dans les paroles des deux hommes qui avaient décidés de les mener.

Silencieuse, les traits tirés et l’air masculin comme rarement, Ruth avait écouté, avant que son crane se remette à bouillonner. Trois options se découpaient dans son esprit: utiliser ses talents de matelot pour accompagner Zeb, aider Brau dans la jungle qu’elle connait relativement pour la recherche de plantes, ou former des bretteurs parmi ceux qui ne savent pas se battre dans le ranch en continuant de patrouiller dans les environs.
Elle se devait de choisir, encore et toujours, choisir alors qu’elle détestait ça, décider d’un chemin pour pouvoir ensuite regretter ceux qu’elle avait ignorés. Devant ses yeux, pourtant, il y avait comme un nouveau sentier qui semblait s’illuminer alors qu’elle ouvrit à son tour ses lèvres après Mirage, sans pour autant trop savoir ce qu'impliquait la fiole qu'elle avait déposé devant Brau.

« Si on a eu l’temps de fortifier le ranch, les Givrés ont eu mille fois l’occasion de déjà s’organiser, et tant qu’on ne peut pas définir leur stratégie et leurs mouvements, j’pense que c’est choisir de courir à la mort de faire quoi que ce soit de ce que vous prévoyez. On a beau être obligés de réagir, on doit pas confondre vitesse et précipitation, sinon on perdra des gens, et ça juste parce qu’on aura pas été assez prudent. »

Son visage se tord en une grimace, ses sourcils se fronçant, tandis qu’elle semble avoir l’air de peser chaque mot qu’elle va employer, alors que son ton reste aussi placide qu'a son habitude. Elle s'attend pourtant déjà aux cris des têtes brûlées de l'équipage, avides de retrouver leur compagnons, même si ils sont couverts de Givre.

« Le remède c’est bien joli, mais les seuls qui peuvent perdre la vie pour le moment c’est nous, et ça pour délivrer ceux qui ont choisi de devenir nos éventuels bourreaux. Si c’qui a été dit le soir du bal est vrai, sur leur immortalité, foncer dans l’tas nous sera fatal, j’ai aucun doute là-dessus. On aurait pu tous y passer le soir du Bal, vous l’avez tous bien réalisé, n’est-c’pas ?  »

Une pause. Ses prunelles sombres se posent sur le visage de ceux présents, alors qu’elle déglutit, dévoilant une infime brise du malaise qui commence à l’habiter alors que trop de paires d’yeux sont braquées sur elle. Dis ce que tu veux dire et tais-toi à jamais, Ruth.

« J’pense qu’avant de penser a déjà reprendre le Jolly et trouver un remède, il faudrait faire deux équipes, sur terre et sur mer, au moins pendant un temps pour essayer de voir à quoi on s’expose, et essayer peut-être avec de la chance d’glaner quelques informations sur ceux qui ont rejoint Hook. Pour savoir comment on pourrait se défendre contre eux. On devrait faire les éclaireurs avant de penser à combattre. »

Pour ne pas mourir inutilement ou même grossir les rangs de l’armée de glace d’Hook, qui sait ? Loin d'être une figure d'autorité, Ruth alla s'asseoir lorsqu'elle eu finit. Elle ne prononça pas "Mais vous faites comme vous voulez, hein", mais lorsqu'elle targua ceux qui la regardaient encore, ils sentirent peut-être ces derniers mots volontairement avalés par la tatoueuse.
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Rain X. Nataku
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☠ Gérant du Bric-à-Brac du Port ☠


✘ AVENTURES : 186
✘ SURNOM : L'Impardonnable
✘ AGE DU PERSO : 19 ~ 20

✘ DISPO POUR RP ? : Non~
✘ LIENS : A hallucination is a fact, not an error; what is erroneous is a judgment based upon it.


MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Sam 23 Juin 2018 - 0:23

Insupportables tels que le sont les pirates, Rain doute sincèrement de parvenir à se reposer de toute manière. Autant se traîner loin du lit pour se rendre à la réunion dont Dive lui a glissé quelques mots, pour ensuite quitter les lieux. Charmant, est-ce qu'il supposé jouer les secrétaires pour celui qui a, stupidement, décidé de retourner dans leur ancien lieu de vie ? Tant d'arrogance. Il n'a pas la force de tenir un crayon. Au moins, le plus gros du sevrage est probablement passé. Ah, avoir oublié d'obtenir un joli certificat médical et les compétences allant avec le tout entouré d'un beau ruban coloré autour est certainement malheureux. Quel manque de respect flagrant envers ceux qui se font bannir.

Un bon lavage avec un seau d'eau glacée, quelques touches de maquillage et une tenue confortable plus tard et l'Impardonnable est prêt à ne strictement rien faire. L'idée de retourner dormir est tentante, surtout qu'il n'aura guère à dire, ne partageant certainement pas l'attachement de ses compères envers le Jolly et ceux qui y sont restés. Outre ce petit con d'Ibijau, bien qu'il ne soit à l'aise pour y songer à cet instant. L'escalier tangue un peu, lorsqu'il quitte sa chambre pour les rejoindre, l'apparence plus sobre qu'autrefois. La conversation est déjà engagée, et Rain tire un peu trop fort sur une chaise pour s'y laisser choir. Ses lunettes sont remontées d'une main, puis il croise les bras sur le dossier.

La majorité sont connus, certains uniquement de vue, d'autres dans un contexte plus intime. Leurs paroles sont impossibles à retenir, à cause du flux d'information. C'est à peine si Rain parvient à garder les yeux ouverts, alors lui demander de faire attention... Néanmoins, son point de vue diffère certainement du leur. Est-ce si bien, d'être humain ? A se trimballer une carcasse qui fonctionne uniquement par la magie qui habite l'île et ses habitants ? Et si leur destin était de terminer gelés jusqu'à ne plus rien ressentir. Enfin, si ça avait le cas, Rain n'aurait aurait certainement accompagné Ibijau.

Un soupir un peu dramatique lui échappe tandis que les voix se mélangent. A quoi bon s'organiser, si au final personne n'a d'arme suffisante pour se défendre ? Sauver est un but noble, quoique terriblement incertain. L'Impardonnable devrait souhaiter se battre un peu plus, si l'épuisement ne l'affaiblissait déjà pas suffisamment. Il ne doute pas de la loyauté de certains, tels Fib ou Zeb. Lui n'est qu'un pirate de terre, et sa santé ne lui permettra jamais de rester à bord d'un autre navire. Sans compter qu'il s'est trouvé un nouveau moyen d'occuper ses journées.

« Les peaux-rouges ont également des membres qui ont rejoint l'armée de glace. » Au moins un. Et si Ibijau est le seul, et bien ça sera de sa faute. Sa voix grave peine un peu à poursuivre, et il est évident que c'est uniquement son état physique qui lui fait cet effet, son regard brillant d'agacement. « Certains voudront certainement les récupérer. »

Morts ou vivants.

« Je n'ai aucunement l'intention de me battre, » d'un mouvement du poignet, Rain signifie qu'il jouera tout de même un rôle. « Je préfère séjourner ici et soigner les blessés qui reviendront de vos explorations. Bien que j'admette douter que leur choix soit foncièrement motivé simplement pour des questions de pouvoir ou d'asservissement. Plus de douleur, plus de pensées intrusives, n'est-ce pas une libération pour ceux qui servent votre ancien capitaine ? » L'Impardonnable présume plus qu'il ne sait, trouvant que ça reste un bon motif. C'est ce qu'on leur a proposé au bal, et il n'est pas resté pour signer le contrat et lire les petites lignes en bas. « Et vous allez venir leur arracher ce qu'ils considèrent probablement comme une absolution ? A leur place, j'aurais également envie de vous décimer. »

Se souvenant d'un détail, le jeune pirate tourne la tête vers l'Alchimiste.

« Dive, l'historien, vous apportera certainement ses services pour votre plan. Il est retourné au Port, à se cacher je ne sais où. Présent si besoin pour récupérer des babioles qu'on aurait laissé là-bas ou effectuer des tâches dignes de l'espionnage. »

Épuisé par ses paroles, et ignorant le soupçon de traîtrise acide derrière ces dernières, Rain presse son front contre le dos de la chaise contre laquelle il s'est assis à l'envers. Fatigue.






雨降って地固まる
If all you've ever known is to be hurt by the one that pretends to love you, then many times you go to the one who hurts you for love. ×by lizzou.


Merci Blue ❤:
 
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Maman Brigitte
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✢ On dit qu'elle vient d'Angleterre.

MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Lun 25 Juin 2018 - 5:14

'Ssssss'

Maman siffle comme un serpent charmé, entre ses dents noires et sales. Ses longs doigts sombres s'entremèlent pour que  la joue de son humble faciès scarifié aux énormes yeux noirs et secs se reposent dessus, coudes levés dans les airs et sourire d'enfant. Maman écoute, avec l'air de celle qui est déjà toute contente d'avoir été invité. Elle a même sorti sa plus belle toilette, une robe presque propre, mais certainement pas neuve. Le froid ne l'a pas mordu, pas avec une protection aussi puissance que celle des loas. Esprits invisibles et sordides qui flottent encore perpétuellement autour d'elle. On ne les voit pas, on les sent. Ooooh oui.

Maman sourit, et siffle. Mais elle n'a pas oublié -comme personne ici- le but de la manœuvre ici. Et Maman est aux aguets. Quoiqu'en disent ses yeux perclus de cette sage folie qui émanaient d'elle. Maman oublie pas. Pas l'état dans lequel ses enfants, ses fils, ses trésors, ses bébés, sont rentrés du bal. Souffrants, sinistrés et malades. Elle les avait chéris, soignés et bercés comme pendants leurs jeunes années Parce que c'est ce que les gentilles maman font. Ses fils sont des merveilles, des trésors, des morceaux d'obscurité totale dans un feu ardent, des déités, comme elle. Elle les a enfanté, nourrit et cajolé dans cet unique but. Ils sont forts, -évidemment!- mais! Le moindre de leur cheveux est un artefact divin. Leur chair est un temple. Et on a blasphémé. Ses petits sont meurtris. Brigitte sourit. Maman est furieuse.

« Hoook, Hook, Hook. » Qu'elle susurre à voix basse en dodelinant de la tête, dans une nuée de crissements et tintements, dus aux innombrables bijoux qu'elle porte.

Elle a tant de choses à dire et à penser sur Hook. Elle avait vu des choses en lui qu'il détestait, et le connaissaient avec cette proximité aussi inviolée qu'étouffante. Elle le connaissaient comme d'autres ne l'avait jamais vu et ne souhaitait pas le voir. Elle gardera pour elle si cette nouvelle version, viciée, est celle qui a surgit récemment, et plonger ce petit monde ici présent dans le désarrois et le doute. Maman s'amuse, mais les loas s'agitent. Ils n'aiment pas ce qu'il se passe. Ou alors ils s'en repaîent. Difficile de savoir. Tout comme difficile de savoir ce que leur messagère a en tête. Ce que ses yeux opaque qui jamais ne clignotent dissimulent, ou montrent un peu trop. Elle a l'air de s'amuser des propositions qui flottent autour d'elle. Comme un peu étrangère, très lointaine, et à peine invitée.

Ses mains se séparent, ses doigts se délient et s'agitent dans les airs. On pourrait croire qu'elle met à l’œuvre une puissante magie, mais elle s'avance vers la fiole de la poudre de fée, dont elle se saisit sans aucun gêne. Elle a rangé son sourire quelque part entre deux esprits, elle observe juste. Et sans lever les yeux de la poussière qui tapent faiblement contre le verre poli elle souffle.

« Tout le monde est triste, triiiiste après le bal. » Elle place la fiole entre ses deux index, et la fait tournoyer avec un équilibre précaire. « Et les gens sont si froids.» C'est peut-être un rire qui sort de sa gorge alors que son sourire s'est fané sans raison apparente. Difficile de savoir.

Brigitte avait affronté le givre et la lave. Non sans y laisser de lourdes cicatrices, qu'elle porte avec fierté, comme elle porte avec fierté sa vie entière.

« Maiiis que risquez-vous? Vous avez peur d'avoir froiiiiid? » Sa voix se fait glaçante quand elle s'entoure de ses bras, faisant mine de grelotter en serrant toujours la petite fiole. « Aucun riiiisque. Je suis làààà. » Les loas reprennent un cœur, et comme pour appuyer ses propos, les fumées verdâtres autour d'elles se font plus apparentes, et les bougies s'illuminent un peu plus. Brigitte n'a pas beaucoup de gêne. Maman aime s'inviter dans le moindre recoins. On sait -pourtant- ce qui attend quand on laisse la licencieuse pénétrer les lieux. Ainsi soit. Ses fils et elle avaient déjà investi la protection de la ferme, et évidemment de leur chez eux. Un minimum. Mais pour le reste, ses plans étaient toujours très précis pour elle. Moins pour les autres.

« Je vais avoir besoin... » Elle pose un index sur la table en bois. « De temps... » elle pose son majeur. « De maaaagie... » Annulaire. « De marcher sur des charbons ardents... maiiiiis surtout. » Et enfin elle tape du poing, avant de relever les yeux dans un large sourire. « De compassiooooon. » Elle hoche la tête dans un grand sourire. Ses grands yeux noirs prêts à avaler toute l'assemblée.« Mais pas pour moiiiiii. »

Autour d'elle, les fumerolles verdâtres s'épaississent.
Les loas n'aiment pas travailler gratuitement.






Insert your needles elsewhere I'm broken as it is, Cannot stand, or take the fall Consider it as a bliss. Scars And Stitches Battered Heart Broke Down And This Time It Will Not Heal. We Were Crushed By Her Halo Oh What A Way To Go...
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Zeb Skelton
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Ven 29 Juin 2018 - 2:22

La Rouille suivait les échanges en silence, ses yeux clairs filant d’un intervenant à l’autre avec une évidente concentration. Pour l’instant, cette petite consultation démocratique ne se passait pas aussi mal qu’il l’avait craint, mais honnêtement, elle ne se déroulait pas non plus aussi bien qu’il l’avait espéré.

Cela avait bien commencé, pourtant. Von Juntz avait certes été un peu théâtral, mais il avait conservé une admirable cohérence tout au long de son discours et Zeb trouvait qu’il avait plutôt bien défendu son idée d’antidote. Il avait même réussi à attirer un potentiel allié. Bon, le charpentier aurait apprécié quelqu’un de plus solide que la blondinette maigrichonne et frigorifiée qui s’était avancée, mais depuis qu’elle avait posé sur la table ce qui ne pouvait être que de la poussière de fée, le pirate était prêt à lui accorder le bénéfice du doute.

Le deuxième écho positif s’était avéré beaucoup plus improbable. Zeb avait déjà repéré Fib dans la foule, comme il le repérait toujours très vite sur le Roger ; pour la Rouille, le gabier était l’équivalent humain d’un hauban détendu, d’une vergue légèrement penchée ou d’une écoute mal attachée, quelque chose qui n’est pas forcément dangereux en tant que tel mais qui peut rapidement mener tout le monde à la catastrophe. Le charpentier le tolérait parce que, une fois dans le gréement d’un navire, ce connard était effectivement un excellent voltigeur. Dans une tempête ou une bataille rangée, il pouvait faire une vraie différence. Mais il fallait le garder à l’œil. Toujours le garder à l’œil. Il restait imprévisible.

La preuve : est-ce qu’il ne venait pas de savamment pointer toutes les faiblesses de leur situation, pour enchainer direct avec un « je suivrai Zeb » ?

La Rouille étant un homme calme et sobre, il se contenta de hausser un sourcil, tout en n’en pensant pas moins : est-ce que Fib Steiner, Roi des Je M’en Foutistes et Seigneur du Rien A Branler, venait de proclamer devant tout le monde qu’il suivrait quelqu’un ? En ayant l’air sincère et convaincu, en plus ? En d’autres circonstances, Zeb aurait peut-être pris la pleine mesure de l’anormalité profonde de cette réponse, il aurait peut-être compris que le gabier avait quelque chose en tête. Mais les interventions se poursuivaient, et la Rouille n’avait pas le temps de faire de la spéléologie dans le crâne sombre de Fib Steiner. Il préféra donc se dire que le gars devait vraiment regretter la mer et le Roger, ce que le charpentier lui-même pouvait comprendre, et il répondit à la proposition d’un simple hochement de tête, un peu méfiant, vaguement appréciateur : après tout, il verrait bien.

A tout prendre, d’ailleurs, il préférait le revirement du gabier, au moins vaguement positif, aux avertissements des deux jeunes pirates de terre qui prirent la parole après lui. Zeb s’attarda d’abord sur la jeune femme (si c’était bien une jeune femme ?), qui lui donnait une impression de déjà-vu sans qu’il parvienne vraiment à la situer – mais en même temps, au Pays de Jamais, c’était une sensation quasiment quotidienne. Puis les yeux du pirate glissèrent jusqu’à la silhouette de tuberculeux de l’Asiatique qu’il associait au bric-à-brac du Port. Il les écouta tour à tour, en tentant de rester impassible tandis qu’ils parlaient de prudence et crachaient négligemment sur l’idée de récupérer les pirates ayant choisi le Givre, mais l’agacement croissant du charpentier était décelable dans ses doigts qui pianotaient lentement sur la table : franchement, parfois ces jeunes couillons le fatiguaient. Est-ce qu’ils n’étaient pas capables de voir plus loin que le bout de leur nez ? Est-ce qu’ils pensaient vraiment que les pirates de mer présents étaient assez cons pour imaginer que leurs propres camarades étaient de simples victimes à sauver ? Que c’était leur principale motivation ?

Zeb les laissa terminer. Puis il posa ses deux mains bien à plat devant lui et se leva, avant de parler d’une voix lente et posée, en homme conscient de la gravité de ses paroles :

"Personne n’a parlé de foncer dans le tas. Et personne n’a dit qu’on cherchait avant tout à sauver ceux qui ont suivi le Capitaine."

Il leur laissa le temps d’assimiler la phrase, mais pas trop, histoire que Friedrich ne s’affole pas avant qu’il ait pu terminer :

"J’étais au bal, moi aussi. J’ai entendu ce que cette chose a promis. Si c’est bien vrai, si ces hommes sont vraiment devenus immortels, alors il nous faut un antidote si on veut espérer avoir une chance de les contrer. Est-ce que je serai content si ça les sort de leur délire et qu’ils reviennent de notre côté ? Bien sûr. J’ai des amis dans cet équipage, des frères. Mais avant tout, il faut qu’on arrête cette saloperie blanche avant qu’elle envahisse tout. C’est le seul objectif valable si on veut espérer survivre. Alors si les soldats du Givre décident de rester nos ennemis malgré tout, ils en assumeront les conséquences."

Il balaya aussi adroitement que possible les quelques malheureuses images (pardon DogFish) qui cherchèrent à s’imposer à lui, et il s’apprêtait à poursuivre lorsqu’un mouvement au sein de la foule attira son attention. Un mouvement sombre, souligné par le cliquetis des bijoux d’or et d’os, accentué par l’invisible aura des loas.

Maman Brigitte s’avança comme elle le faisait toujours, d’un pas dansant, pourtant lourd de temps de choses. Elle vint jusqu’à la table pour ramasser la fiole emplie de poussière de fée, et d’aussi près la Rouille pouvait sentir le fumet de marigot qui rôdait autour d’elle comme quelque cape viciée. Elle se mit à parler de peur et de froid, avec son habituel sourire d’abîme, et quand elle releva la tête Zeb ne put s’empêcher de détourner légèrement la sienne : il parvenait presque à la regarder en face, mais pas dans les yeux. Il n’était pas aussi viscéralement superstitieux que Keith, mais il avait vécu bien assez longtemps dans les tréfonds des Caraïbes pour savoir qu’on ne croise pas le regard d’un guédé. Et surtout, surtout pas celui de leur mère à tous.

Lorsque Brigitte parla de compassion (compensation), le pirate sentit bien un frisson escalader sa colonne vertébrale, mais que pouvait-il y faire ? Que pouvaient-ils tous y faire ? Bien sûr que l’aide de Maman Brigitte serait payante. Mais ce n’était pas comme s’ils étaient en position de la refuser. De fait, ils l’avaient déjà acceptée, n’est-ce pas ?

Alors, lentement, le charpentier reprit la parole :

"Vous voulez un plan ? Voilà un plan : monsieur Jackson ici présent vous confirmera que nous avons exploré la côte vers le nord et que le Givre s’arrête aux Marais. Carne Salt nous a déjà indiqué que l’essentiel de la neige et des possédés, y compris le Roger, restaient pour l’instant cantonnés sur la côte sud. Enfin, vous savez tous que la côte reste libre à l'Est, puisque la plupart des autres habitants de l’Île se sont réfugiés là-bas.

Ce que je vous propose, c’est de contourner l’Île par le nord, en débarquant au fur et à mesure Braumeister et quiconque souhaitera l’aider dans ses recherches. Puis poursuivre vers le sud, tout d’abord pour une reconnaissance ; ils savent que tous nos navires sont près du Port, ils ne nous attendront sûrement pas à l’opposé."


Zeb passa opportunément sous silence le fait que si lui y avait pensé, il était presque certain que Hook aussi, d’autant plus que Salazar avait malheureusement rejoint les rangs des Orbleus et que c’était son foutu boulot de cartographe d’anticiper ce genre de choses. Mais le raisonnement restait valide : ils seraient plus discrets en venant de l’est.

"A ce sujet… Madame…"

Est-ce que c’était le bon terme pour s’adresser à la maîtresse du Bayou ? Zeb en doutait. Mais comme il trouvait encore plus suicidaire de tenter un simple « Brigitte », il s’y tint ; mieux valait être trop respectueux que pas assez, surtout vu la demande dans laquelle il s’embarquait :

"Madame… La présence du Baron Dimanche au sein de cette expédition serait certainement un atout. Il est le Feu. Et je l’ai vu placer un masque sur le grand mât du Roger ; est-ce que j’ai raison de penser que le rapprocher du navire l’aiderait à se servir de ce sortilège, dans notre intérêt à tous ?"

Et oui, vous ne rêvez pas, comme Fib Steiner réclamait du travail, Zeb Skelton invitait spontanément Dimanche sur son bateau très en bois inflammable.

Comme quelqu’un l’a dit plus haut : on n’est pas dans la merde.


Dernière édition par Zeb Skelton le Mar 4 Sep 2018 - 9:15, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Sam 30 Juin 2018 - 1:01





Les pieds croisés sur une table, avachi sur une chaise, l'tricorne en avant et les bras croisés sur le torse j'écoute ces crétins déblatérer des conneries à la pelle. Si j'suis ici c'est juste parce qu'Zeb m'a brisé les bourses menues pour quj'l'accompagne ; pour l'feu dans la ch'minée et le plat chaud dont l'cadavre traîne sur la table.
J'dis rien quand la Rouille parle d'sauver l'Roger, ça fait des jours qu'y tentent d'me convaincre d'l'aider dans la tâche. J'veux bien être son timonier, j'lui dois bien ça pour m'accepter sur son navire, mais qu'y m'demande pas d'me suicider pour un foutu rafiot commandé par un foutu Capitaine incapable et possédé. J'ai ma propre mission.
J'écoute toute cette bande de chiens galeux mais j'aimerais m'boucher les oreilles tellement c't'un calvaire. J'me bouche vraiment les oreilles quand la Mère Sorcière prend la parole, j'veux pas qu'elle m'ensorcelle l'cerveau celle là, j'ai pas confiance et personne devrait. Elle protège ptêtre l'Ranch et la Zorra qui mouille dans ses eaux croupies, mais ça pardonne pas qu'c'est une femme, primo, et une foutue sorcière.
Puis Zeb r'prend la parole, comme un foutu vrai capitaine. Il en a l'étoffe, il l'a toujours eu et c'est clair que j'le préfère à c'givré de Hook en tant qu'supérieur. Mais ça reste un vieil ami avant tout et les vieux amis j'leur tire pas la révérence en leur léchant les bottes.
J'repousse la table d'un violent coup d'pieds et m'relève presque en bondissant, une main redressant mon tricorne :

"C'qui sort d'vos bouches c'est d'la merde inutile : on va tous crever. Moi l'premier, mais j'veux pas passer l'arme à gauche avant d'avoir arraché l'coeur gelé d'Peter Pan."

J'regarde Zeb et ajoute :

J'serais ton timonier pour jouer l'éclaireur et déposer les suicidaires mais compte pas sur moi pour m'approcher du Roger, d'son capitaine et d'son équipage maudits."

J'jette un œil à l'assistance et termine dans un grognement :

"Si y en a qui veulent en finir 'vec Peter Pan, j'prévois d'aller l'achever dans son foutu feu. Ça réglera sûrement tous vos foutus problèmes, c'est toujours lui la source de tous nos foutus problèmes."

J'me compte pas dans l'lot, parce que j'sais qu'même une fois Shifty vengée j'me sentirais pas mieux. Mais j'dois quand même l'faire.
J'me rassois 'vec les bras croisés et l'regard qui tue c'lui qui oserait m'emmerder ou m'contredire.
J'aurais pû partir, j'ai plus rien à dire et j'veux pas les entendre déblatérer, mais rien qu'l'idée du froid qui m'attend dehors m'cloue l'cul à la chaise.
Je hais l'froid.


code par trush



Résumé:
 


Dernière édition par Keith Jackson le Ven 17 Aoû 2018 - 0:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Mer 1 Aoû 2018 - 11:55

On aurait pu croire qu'un tel entassement de personnes aurait apporté chaleur et convivialité, mais pourtant, l'Occulte est seul, tellement au centre de la pièce qu'il semble éloigné de tous, même en se trouvant en leur sein.

Droit comme un piquet, le col de sa longue veste noire plaqué sur le cou, recouvrant partiellement sa bouche, il est là.
cela fait depuis un moment qu'il se tient debout, c'est comme une grande masse noire qui se détache de ce paysage de bois, l’œil y passe sans jamais s'y reposer, ne pouvant s'arrêter quelque rares fois que sur la garde de sa rapière, dont les dorures bien trop raffinées perturbent presque l'équilibre sale et crasseux de ce milieu, ou se réunissent divers traîtres et forbans, tenant a leur liberté plus qu'a une vie sans douleur, ne voulant point revendre leur esprit pour tomber dans la servitude.

Une magnifique petite pépite de libre arbitre.

Ethan est arrivé il y a peu, trop peu pour se prétendre ami de qui que ce soit, trop peu pour se plaindre de la perte de l'un des siens.
Ses relations son vides, son carnet est plein.

Les mains glissées dans les poches, il contemple la scène,  nombreux sont les gens a réagir, chacun s'exprimant a leur manière, avec leur vocabulaire.
Le lieu sent le feu et l'alcool, la saleté et le tabac.
Il ne manquerait plus qu'une odeur iodée et il pourrait s'y revoir, dans sa cabine, la plume a la main, la main toute tachée d'encre.

Seul son matériel de cartographie, enfoui dans un sac qu'il a laissé a ses pieds, ne saurait lui rappeler les quelques souvenirs qu'il garde de l'ancien monde.
Son carnet est aussi caché dans le tissu, il l'appelle.

Ses yeux passent du sol a la table, des gens au sol.
Ça le démange, il en tremblerait presque.
Les idées se bousculent en son esprit, les préceptes n'attendent qu'a être enfin couchés sur le papier.

Il devrait recommencer, rallier des gens a lui, ses dieux ne peuvent pas vivre sans fidèles, un prophète ne peut prospérer sans partager ses connaissances.
Quelle longue tache, que de recommencer tout ça.

La discussion se prolonge, il écoute les autres a demi mots.
Il ne veux pas bouger, il n'a pas envie de revoir le froid.
Il en a vu, des glaçons ambulants, il n'a nulle envie de les revoirs, de s'y risquer, on dit que la maladie se propage vite.

Une véritable Peste.

Il va élever la voix, histoire de justifier son futur séjour ici, de dédramatiser son manque de volonté flagrant.

- Si vous partez explorer l'île, prenez des notes, je peut établir une carte des points sensibles, des centres d’intérêt, peu importe ce que vous comptez faire, vous aurez toujours besoin d'une carte pour vous organiser.


Il entend que ça murmure, certains ne comprennent pas, beaucoup ne le connaissent pas.
Il ajoute, comme pour mettre fin a ces quelques chuchotements.

- C'est Tout.
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Friedrich-W. von Juntz
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE 6 - Rebelles] Dogs Of War   Jeu 2 Aoû 2018 - 19:04

Une voix discrète s'était faite entendre par l'Alchimiste. Une jeune femme, pas forcément baraquée, mais elle se disait capable de trouver. Et c'est tout ce qui intéressait le brasseur. Trouver des ingrédients. Et quand elle lui offrit son présent, Braumeister sut qu'elle était un bon choix. Peu de personnes pouvaient trouver de la poussière de fée et lui en ramener.

« Tu es engagée ! » dit d'un coup Braumeister, qui se retint de lui sauter au cou de joie.

Puis il y eut ce changement d'ambiance. Assez brusque. Une Sorcière venait d'entrer. Et avant que Fried n'ait eu le temps de récupérer sa précieuse fiole, la sorcière s'en empara et joua avec. Et tandis qu'elle fit son petit spectacle, un alchimiste enragé tenta de récupérer la fiole sans toucher la créature. Autant il n'était pas superstitieux, autant il avait appris à respecter les mages, et ne souhaitait pas s'attirer une malédiction en brusquant la Mère des Barons. Finalement, lassé de son incapacité à récupérer son ingrédient miracle, il se dirigea d'un pas brusque vers la porte.

« Compassion, t'en auras quand tu arrêteras de piquer les affaires des autres, Hexe ! Skelton, préviens juste moi quand vous partez, moi je vais aller préparer mon matériel ! »

Continuant à grommeler des insultes en allemand à l'encontre de la licencieuse, le tavernier ouvrit grand la porte, quitta la salle, et referma derrière lui en claquant fortement la pauvre plaque de bois.

Il fera cette potion sans l'aide des Loas, et foi de Braumeister, Hook paiera pour toutes ces humiliations. Et il fera bouffer à Smee sa liste. Lui retirer de la poussière de fée, non mais sans blague !






Braumeister joue avec ses potions:
 
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