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L'Ombre
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MessageSujet: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Ven 19 Fév 2016 - 18:00

Intrigue 4
Chapitre 3 : Éteindre le Feu

 



AU COEUR DE L'îLE


Participants:
 


C'est Grudge qui mène la délégation. Pendant la trève qui a permis, grâce au café au lait – voire même à quelques morceaux de chocolat – et à l'action des soigneurs de tous peuples, de panser les blessés,  les oiseaux du garçon perdu Eagle ont transmis les messages dans toute l'île. Il est temps de reprendre les armes afin de mettre fin, pour de bon, à la Canicule. Il reste si peu de fées vaillantes que beaucoup de groupes en sont démunis, et c'est le cas du vôtre. Parmi les Garçons Perdus, on prend le soin de faire venir la mère de Peter Pan et des personnalités susceptibles de l'atteindre. On en appelle aussi aux pirates, même si on sait qu'ils seront rares. Comme à chaque fois que l'île est en péril, les querelles intestines s'oublient pour faire front.

C'est un péril singulier que subissent les aventuriers de ce groupe. Leur objectif est commun et sincère : sauver l'île. Pour cela, il leur faut sauver Peter de lui-même. Seulement Peter Pan ne le comprendra pas. Il ne l'entendra pas. Et en secourant l'ensemble des êtres et des choses qui peuplent le pays, c'est leur propre mort qu'ils risquent de précipiter. Car Peter ne pardonne pas qu'on le fasse pleurer. Vous n'êtes pas nombreux, car votre mission est spéciale et nécessite avant tout des coeurs plus que des corps solides.
Pour l'instant toutefois, il se cache. Il s'est réfugié dans le Canton des Poupées, au premier étage de la Machine, au milieu des jouets et des poupons parmi lesquels il se perd chaque jour un peu plus. Vous vous retrouvez tous devant la Machine à la gueule béante et accédez par l'ascenceur, chacun à votre tour, au Canton.

Le rire de Peter Pan résonne doucement, en écho. Il a l'air loin. C'est ce qui vous guidera. Une odeur entêtante de caoutchouc envahit l'atmosphère. Des bruits de manèges électroniques, de mécanismes rouillés et de refrains infantiles vous parviennet. Il y a quelque chose d'un peu glauque par ici. Tout est en plastique, en toc, tout est en jouet. Vous circulez parmi les maisons de poupée et les caroussels bariolés. Des yeux vous observent à travers les fenêtres. Et les maisonnettes semblent bouger.

Les poupées n'ont pas envie que vous retrouviez votre Roi. Elles aiment bien qu'il soit là.


Bonne chance.


_____________



► RAPPEL : Inscriptions dans ce sujet.
► Le prochain tour aura lieu vendredi prochain, et cette fois, pas de retard ! Si vous manquez un tour ou arrivez après les premiers tours, aucun souci !
► Vous êtes libres d'utiliser votre environnement à loisir, d'imaginer comment tout se déroule, sans bien sûr trop anticiper les choses.
► Pensez à l'éternel résumé qui aide beaucoup vos petits maitres !
► Vous n'êtes évidemment pas contraints de citer tous les participants de votre groupe, chose impossible compte tenue du nombre et des nouveaux arrivants. Contentez-vous de vous focaliser sur quelques persos et de rester généraux, sinon vous ne vous en sortirez pas !



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Ancienne Perdue
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Ven 19 Fév 2016 - 19:45



Éteindre le feu

with le gang des suicidaires





Il lui avait fallu s’arracher à l’océan inerte et aux marinettes décidées à les garder dans les profondeurs du Père. S’obliger à remonter jusqu’à l’Arbre des Perdus, le poing fermement serré sur le collier à en sentir la tristesse remonter du bout de ses doigts jusqu’à son cœur. Et repousser les trop curieux, pour ne pas prendre le risque de voir le bijou disparaître par la faute d’un inconscient.

C’était sans doute de l’arrogance, ou bien de la peur tout simplement, mais Grudge avait tenu bon, face à Bow, face à ceux qui avaient voulu lui prendre la relique. Parce qu'elle n'était pas chef, ou pire, parce qu'elle était une fille. Elle avait laissé les diplomates et les chefs si sérieux envoyer leurs messages pour rassembler les clans de l'Île une dernière fois. Guérie de toute blessure par les bienfaits du café au lait, et lavée des transformations océanes, elle avait attendu, pleinement humaine, que la suite se mette en place. Prêtant à peine attention aux murmures persistants de Valentine dans son crâne, faute à la proximité du collier et aux souvenirs qu'il apportait dans son enchantement, ceux qui étouffaient son cœur mais raffermissaient sa position.

Il était temps d’en finir.

Et la veille de la procession, elle était restée là, à fixer le soleil rouge plutôt qu’à dormir.

Une fois en route, accompagnée de Shark et vite rejointe par Shifty qu’elle avait soigneusement ignoré pour ne pas trahir leur relation, Grudge s’était contentée de penser à une solution tout en marchant en direction de la Machine.

Car Peter s’était retranché au canton des poupées pour une seule et bonne raison : ne pas pleurer, ne pas voir sa joie disparaitre même au nom de la survie de ses enfants. Le bonheur flamboyant de leur Roi les irradiait tous et il formait à lui seul la plus étincelante fleur de soleil jamais contemplée par ses yeux mornes.

Fort heureusement, ils avançaient avec un atout majeur : Mirka.

La mère en chef s’était proposée et sa présence serait d’une importance capitale pour leur possible survie. Car Grudge n’était pas dupe. En entrant dans la Machine, ils laisseraient derrière eux bien plus que des mèches de cheveux. Il leur faudrait certainement supporter la colère revancharde de Peter, et ses possibles condamnations.

Elle fut la première à entrer dans la machine, subissant cette atroce odeur de caoutchouc brûlé, les bras croisés, le bijou toujours accroché à son poignet – gare à celui qui aurait voulu le lui prendre de force, la Bombe n’était pas armée mais sa volonté avait ses jambes pour bouclier : elle fuirait, quitte à se défendre. Et les yeux rivés sur les portes de l’ascenseur, elle fut aussi la première à en sortir. A peine émerveillée par la taille du canton où les poupées, invisibles et très certainement cachées, vivaient dans des maisonnettes qui s’étendaient sur des mètres et des mètres, formant une gigantesque ville, presque un labyrinthe.

Peter était là dedans. Et Grudge entendit son rire, au loin. Comme un appel au secours inconscient.

« Bon. Venez par là. Rejoignez moi et baissez la voix. Elles nous observent sans doute et faut pas qu’elles nous entendent. » Écartant les bras dans l'idée de former un cercle en pow-wow, Grudge saisit Shark par une épaule, Shifty de l’autre. Et murmura.

« Il sait pour quoi nous venons. Il s’attend à ce qu’on lui présente le collier et qu’on le fasse pleurer. Ca ne servira à rien de lui faire croire le contraire. Mais j’ai une idée. »

Du menton, elle désigna Shifty.

« On a une pirate avec nous qui est porteuse d’un message de Crochet, en personne. Ce bon capitaine a mis Peter au défi de porter le collier sans verser une seule larme. Celle-ci est là pour témoigner de la réussite du gage – parce que nous savons tous que Pan ne refuse jamais un duel quand c’est Crochet qui le lance. Nous, nous pouvons jurer avoir vu le capitaine le mettre, lors du pourparler, et de ne même pas avoir sangloté. »

Plutôt que de sourire, le visage de Grudge s'assombrit légèrment. La perspective de mentir à Peter la révulsait, mais la simple pensée des gamins effondrés à l’infirmerie et de ceux qu'on avaient déjà enterrés suffit à la remettre sur le bon chemin.

« On sera surtout en arrière plan. Car celle qu’il écoutera et croira, c’est toi Mirka. »

Son visage se tourna vers la jeune fille, croisant son regard avec désespoir mais fermeté. Tout reposait en grande partie sur les épaules de cette adolescente récemment arrivée.

« C’est toi la plus importante. C’est à toi de le convaincre, parce que tu es sa Mère. Alors donne-toi à fond, sans en faire trop. Et ça sera sans doute gagné pour nous, si les poupées ne nous causent pas trop d’ennui. Mais il faut que vous gardiez en tête qu’on risque de grandir. Ou, pour nous les Perdus, de se faire bannir, si Peter décide de se venger de la tristesse qu’on lui aura causé. Alors Mirka, on compte aussi sur toi pour nous défendre le moment venu. »

Il était improbable que leur chef s'attaque à sa précieuse maman, mais hélas, Grudge ne pouvait pas non plus le promettre. Et décida de ne pas s'attarder sur cette idée, car aujourd'hui beaucoup comptaient sur leur succès. Aussi évinça-t-elle ses propres craintes, ayant seulement une pensée pour les autres groupes, attelés à leurs propres missions. Et se redressa légèrement, pour demander.

« Des objections ? Des précisions ? »

Même s'il fallait faire vite.



Spoiler:
 







Dernière édition par Grudge le Sam 20 Fév 2016 - 15:31, édité 1 fois
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Ancienne Pirate de Terre
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Ven 19 Fév 2016 - 20:35



Le Dernier Plan

« La différence entre le courage et la bêtise, c'est...okay, j'en sais rien. »


Je n'avais presque plus mal au poignet, lorsque j'ai reçu la nouvelle. Fort heureusement, c'est ce que je me disais. Le combat avec les batracides s'était bien fini, pour moi, cela dit. Comme quoi, la première des défenses, c'est la disparition.
Braumeister avait eu moins de chances.
J'avais veillé à son chevet, bon gré, mal gré. Shifty la Sournoise s'était changée en confectionneuse de bouillons d'os de poulet et de légumes, en attendant que tout se répare.
Et, poignet bandé, alors que rien d'intelligent ne me poussait à y aller, je faisais route vers le canton poupon.

Seule pirate en route vers Pan.
Qu'est ce que je foutais là, encore? Cette connerie de sauver le monde et de faire pleurer le petit tyran, ça ne me regardait pas. J'allais partir bientôt.
Et pourtant, j'étais en route, vers ma mort certaine. J'aurais aimé dire au revoir.
Et je n'avais rien fait, une fois de plus.
Je me suis promise, si je revenais de cette dernière folie, que je ferais plus attention en rentrant au port.

La seule bonne nouvelle de toute cette histoire délirante était que je n'étais pas seule. Et que dans cette équipe de fortune, il y avait la personne la plus courageuse, la plus forte et la plus intelligente de tout Neverland.
Grudge.
Grudge était là.
Nos chances de survie venaient de bondir de cinquante pour cent au moins.

Je n'ai rien dit, en la voyant. Il ne manquerait plus qu'elle ne se fasse bannir à cause d'une boulette de ma part.
Mais on allait vivre.

Et l'exposé de son plan le confirmait. J'ai eu envie de l'embrasser tant l'idée était brillante. Évidemment, que ça allait marcher. Et ce plan, c'était le fruit de son redoutable cerveau, de sa volonté sans faille, de sa rancœur légendaire. Putain Grudge. Tu as toujours été la meilleure. Que j'aie douze ans ou que j'en aie dix-neuf. Toujours. Et je suis tellement fière.

J'ai acquiescé d'un signe de tête, un sourire forcé sur les lèvres. Forcé pour qu'il soit tordu. On ne devait pas voir toute l'estime que j'avais pour elle. Surtout pas.


"Bon plan, petite."

Désolée, mon amie. Mais dans ce grand théâtre de Neverland, j'ai un rôle à jouer. Il ne faudrait pas qu'on puisse penser que tu frayes avec les Pirates.

Et maintenant, Shifty, regarde-la dans les yeux. Transmets lui, en un seul regard, tout ce que tu ressens. Et à quel point tu travaille le personnage que tu présenteras à Pan, tout à l'heure.
La pirate qui va arbitrer le défi.
La pirate qui va arbitrer le défi.
La pirate qui ne fraye pas avec les Garçons Perdus.
La pirate bravache, un peu méprisante, pas très sympa.

Une pirate que tu pourrais potentiellement détester, Grudge.
Et maintenant, tous en route pour le grand cirque.





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En clair:
 
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Dorian Craie
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Sam 20 Fév 2016 - 2:10

Ses derniers temps, il avait fait très chaud au pays de jamais. Mais ce n'était pas pour déplaire a ce cher Dorian Craie, qui lui, trouvait cette absence de pluie fort plaisante et avantageuse pour sa personne. Après tout, plus personne ne tentait de l'arroser, car l'eau était devenue une denrée très rare. Et ça, c'était super ! Enfin ! il pouvait faire tout ce qu'il voulait, sans jamais risquer de se faire éponger ! Donc quand il a entendu parler de ces gens, ces pauvres fous d'êtres fait de volume, qui voulaient arrêter Peter, voulaient le faire pleurer, à ça, ça ne lui a pas plus. Pas du tout ! Car il sait très bien ce qu'il risque de se passer si Peter est triste. Tout le monde le devine. Il va pleuvoir. Pleuvoir à grosses gouttes. L'île pourrait surement se faire engloutir par les flots de la mer imaginaire. Et ça, c'es mauvais pour Dorian. Très mauvais ! Pauvre petit trait de craie n'existerait plus, si tel était le cas. Et il ne veux pas disparaître dans les flots.

D'ailleurs, il ne comprend pas pourquoi ils cherchent tant à le faire pleurer. C'est bien la chaleur, non ? Car oui, ce cher Dorian Craie ne connait pas le concept de famine et de soif. Ni même de mort. En fait, tout concept humain lui échappe, à lui qui voudrait tant être fait de volume, comme tout le monde. Ce qui est con, oui, très con. Idiot. Enfin bon, ce n'est pas sa faute, au trait. Et c'est donc pour ça qu'il a suivit de près le groupe de personnes en volume à la recherche de Peter. Ils risquent forcement de le trouver, ça ne fait aucun doute. Même Dorian le sait. Peter aime trop jouer.

Quand il furent tous dans cet endroit étrange plein de poupées, des êtres que Dorian ne jalousait point, car c'était totalement inutile, il faut le dire. Qui aimerait être une poupée ? Ça n'a pas de vie et pourtant, c'est en 3D. C'est une bizarrerie pour le trait. Oui, mais les plantes, vous savez, ce n'est pas pareil. C'est encore autre chose, et en plus c'est vivant à sa façon. Enfin bon. Le rire de Peter était en écho quand ce qui semblait être le chef du groupe demanda à tout le monde de s'approcher et de ne pas parler fort, Dorian, lui s'en fichait pas mal. Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'écouta pas attentivement le plan qu'ils avaient en tête, histoire de pouvoir de contrecarrer. Car oui, Dorian ne pense qu'à lui. Qu'au fait que la pluie, il n'en veux pas. Donc d'un Peter triste non plus. Car l'un ne va pas sens l'autre.

Suite à cette écoute, il ne sait pas encore comment il va faire pour les empêcher de rendre l'enfant roi triste. Il improvisera au meilleur moment.

#résumé:
 
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Dusk
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Sam 20 Fév 2016 - 14:25

Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait là, au final. Elle la Grimpeuse, elle la Mère déchue, elle l'ombre. Et pourtant quand on lui avait proposé de rejoindre l'expédition du Canton Poupon - celle avait pour but de faire pleurer Peter - la Déracinée n'avait même pas réfléchi. Elle avait dit oui, impulsive. Comme un cri du coeur étouffé, murmure de l'urgence.
Cela ne lui ressemblait guère.

Ils étaient un petit groupe d'enfants, suivis d'une femme plus grande - Pirate du Port sans doute, par déduction. Dusk les avait accompagnés sans rien dire, tête droite, aux aguets. Si elle avait peur, elle n'aurait su le dire. Ses émotions étaient confinées dans une boîte au fin fond de son âme et elle ne comptait pas l'ouvrir. Avec toujours le même sérieux, elle avait écouté le plan que leur avait exposé l'Armurière rancunière. Un plan déjà fait, déjà pensé. Un plan auquel elle n'avait pas, réellement, à participer.

Cela ne la dérangeait pas. Peter l'avait déjà déchue, lui avait arraché son ombre il y avait un moment déjà. Mais elle avait peur pour celle qui lui avait succédé, elle avait peur de la laisser seule face à son enfant alors qu'elle n'était Mère en Chef que depuis récemment. Et puis, il y avait cette petite voix, au fond de la boîte. Cette voix qui lui hurlait que malgré les cris, malgré les pleurs de l'Enfant-Roi quand, après la Chute, elle était rentrée, malgré la souffrance qui les avait foudroyés, le lien entre elle et Peter n'était pas mort.

Elle avait eu peine à y croire, pourtant elle était intervenue quand même.

- Je viens avec Mirka.

Elle avait posé sa main sur l'épaule de la Mère en Chef. Doucement. Comme elle l'avait déjà fait tant de fois auparavant.

- Je connais Peter. Je pourrais être utile.

Pudiquement, elle ne voulait pas en rajouter. Pas expliciter le lien ténu, tendu entre elle et le plus magique des enfants qu'elle n'aurait jamais pu avoir. Elle savait qu'il subsistait encore, quelque part, et était prête à briser ce qu'il en restait si cela pouvait tous les sauver. Le sacrifice ne lui faisait pas peur, elle n'était plus grand chose de toute façon.

Et puis, c'était ce qu'une Mère aurait fait.

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Shark
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Sam 20 Fév 2016 - 19:11

La Machine, Shark y était déjà allée. Et elle s'était promis, formellement, de ne plus jamais y mettre les pieds. C'est ce qu'elle avait dit à la cabane, alors qu'ils assignaient les rôles et répartissaient les sentinelles dans chaque groupe d'expédition (encore). Du moins, les sentinelles qui restaient. Celles qui n'avaient pas été dévastées par la canicule ou les quêtes précédentes.
Oh, bah ça tombe bien que t'y sois déjà allée. Tu pourras leur montrer le chemin. Et juste comme ça, elle faisait partie du groupe de demeurés suicidaires qui iraient chercher Peter au Canton Poupon.
Ben tiens.
Elle aurait mieux fait de fermer sa gueule.

Elle s'était enfermée dans un silence maussade pendant toute la première partie du voyage. Harnachée comme à la guerre, crevant de chaud dans sa veste, armée jusqu'aux dents. Elle était la sentinelle. Elle était là pour protéger. C'est pas les autres qui le feraient. Un grand garçon à la peau translucide et aux yeux doux. Une grande fille droite au regard austère. Une femme du port. Mirka. Grudge. Elle ne connaissait personnellement qu'elle, Grudge. Sa présence l'avait rassuré, un peu, jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'endroit de leur mission. Et là, plus grand chose ne pouvait la rassurer, à vrai dire.
L'étage était comme à sa dernière visite, encombré de poupées. Des poupées et peluches en tissu, en plastique, en bois, en porcelaine. Avec des yeux immenses, trop brillants ou trop ternes, qui suivaient leur passage et clignaient dans un clac clac clac entêtant. Des chuchotements oppressants bruissaient entre leurs têtes blondes, couronnées par un rire en fond. Le rire de Peter.
Gerbant.

Elle se contenta de garder les sourcils froncés et un air fermé jusqu'à ce que Grudge leur annonce la couleur. Le plan. Puis les conséquences. Même avec la meilleure volonté du monde, elle serait incapable d'en voir les aspects positifs : et Shark n'avait pas la meilleure volonté du monde. En à peine quelques secondes, elle trouva une dizaine de raisons pour que ce plan aille de travers. Ils allaient crever, grandir ou se faire bannir. Ou les trois, dans un ordre au choix. Elle jura entre ses dents. En cet instant, elle aurait détesté être à la place de Mirka. C'était comme si Grudge avait déposé le poids du monde sur ses épaules. Shark avait l'envie puérile de lui dire de la laisser tranquille.

Son regard passa rapidement de la pirate à l'armurière, sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui la dérangeait. Puis l'autre fille (c'était pas l'ancienne mère en chef ?)

« De toutes façons faut commencer par le trouver. »

Elle parlait mieux. Peut-être étaient-ce les efforts combinés de Grudge et Fail, ou des autres sentinelles à la cabane. Peut-être étaient-ce les pages du livre de Stagy qu'elle s'efforçait de déchiffrer entre deux tours de garde. Elle parlait mieux, peut-être avec moins de hargne et plus d'assurance. Mais lorsqu'elle prit Grudge à part, c'était en arabe qu'elle parlait.

« Grudge », fit-elle rapidement. « Est-ce qu'on a un plan B au moins ? J'ai un vrai mauvais pressentiment là. Peut-être que c'est pas une bonne idée finalement l'histoire du pari. Imagine que ça le mette en colère à la place ? Je croyais que si on avait emmené tout le club de la déprime, c'était pour le prendre par les sentiments. Tu crois que c'est une bonne idée de tout miser sur Mirka ? Imagine qu'elle craque ? Moi je craquerais à sa place.  »

Elle finit par se dire que c'était plutôt gonflé, ce genre de messes basses. Mais elle n'osait pas encore étaler son pessimisme devant toute une brochette d'inconnus. Ni objecter devant tout le monde. Alors elle ferma sa gueule. Se tourna vers le reste du groupe. Un mouvement blanchâtre attira son regard à côté, mais elle ne vit rien. Elle frissonna. Connasses de poupées.

« On a juste à suivre les rires. Les autres étages sont de ce côté. Il faut qu'on continue de l'autre. » elle s’arrêta un instant pour réfléchir. « Et on touche pas aux poupées. »

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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Sam 20 Fév 2016 - 20:22

  Chère Plume,

  On m'a proposé de prendre part à une mission pour sauver l'île de la canicule. Tu sais comme la chaleur m'affaiblit, surtout qu'en ce moment je veux pas manger n'ai pas faim et on manque d'eau. J'ai l'impression d'avoir de la fièvre en permanence et je suis pas sûr de tenir longtemps comme ça. J'aurais dit non, autrement. Mais c'est pas par égoïsme (j'espère) que je dis ça. S'il fait chaud au point de tuer l'île, de nous rendre malade et même de provoquer des morts, c'est que quelque chose va terriblement mal et qu'il faut y remédier. Ce quelque chose, c'est Peter, parce qu'il est le cœur de l'île, on le sait tous, et il est son soleil qui brûle beaucoup trop fort. S'il va mal, c'est à nous de faire quelque chose. Pour rien d'autre au monde je n'aurais accepté d'aider qui que ce soit à briser le cœur de Peter, mon roi, mon petit papa. Je ne suis pas sûr de moi pour un sou, pour tout te dire, et je pense qu'une partie de moi préférerait échouer. Voir Peter abattu, c'est aussi mon cœur que ça va briser. Et si on réussit, j'ai peur pour la suite. Alors c'est un peu tremblant que je m'en vais aujourd'hui. Je ne sais même pas si je pourrai écrire à nouveau dans ce journal. Je ferai tout pour le consoler, même si c'est plus le rôle de Mirka que le mien, mais seulement après la pluie, et il sera peut-être déjà trop tard. Je te confie mon espoir, Plume : Peter oublie si vite (surtout les choses désagréables) qu'avec un peu de chance sa tristesse lui passera rapidement et l'équilibre habituel sera restauré. De toute façon, s'il n'oublie pas, tout sera encore pire que maintenant. C'est mon espoir et notre seule chance, si ça échoue d'une manière ou d'une autre… Je te dis adieu. À jamais.


Ghost


  Ghost referma son journal abîmé, le rangea dans son vieux sac à dos et rejoignit les autres, en route pour la Machine où ils savaient que Peter s'était réfugié. Coucher ses peurs et ses espoirs sur papier avait eu l'effet escompté, et c'est avec une résolution et un air de concentration rare qu'il se mit en marche à la suite de Dusk. En silence. Le temps s'écoula comme dans un rêve tandis qu'ils progressèrent jusqu'à la Machine et y pénétrèrent. Et puis Ghost entendit le rire de Peter et fut ramené à la réalité de l'instant présent. Tout allait se jouer maintenant.

Il écouta attentivement le plan et les consignes de Grudge, ne remarquant la femme pirate qui les accompagnait que lorsqu'elle fut désignée. Ghost haïssait l'idée de tromper Peter mais il ne pouvait qu'admettre que le plan était bon – il n'en avait pas de meilleur à  proposer, en tout cas –, que Mirka était sans doute celle qui saurait mieux le convaincre de passer le collier autour de son cou. Mais jurer, lui aussi, qu'il avait vu Hook l'enfiler sans pleurer ? Hors de question. Il ne voulait pas mentir aussi directement et, surtout, s'en savait totalement incapable. Ghost savait garder les choses pour lui, même s'il n'aimait pas ça, mais mentir à Peter était hors de sa portée. Il résolut seulement de se taire quand viendrait le moment, s'il venait. Puis Grudge les alerta des risques qu'ils encouraient tous : les poupées, grandir, le bannissement. La mort, ajouta Ghost intérieurement. Quant à ce qui était de grandir, Ghost était déjà familier du problème. Pas d'objection, pas de précision pour sa part, il voulait y aller avant de se dégonfler.

Compris, dit-il simplement, à voix basse.
De toutes façons faut commencer par le trouver.

Shark n'avait pas l'air beaucoup plus ravie que lui, surtout lorsqu'elle parla en arabe à Grudge, mais elle ne fit qu'encourager tout le monde à avancer lorsqu'elle reprit l'anglais. Ghost avait cru comprendre qu'elle connaissait déjà la Machine – elle avait sûrement de la chance d'être encore là pour les guider. Ghost traînait souvent dans les alentours de la Machine mais n'y était jamais entré. En tout cas, il préférait les robots à ces poupées, c'était certain.

Comme Mirka et Dusk seraient les premières à faire face à Peter, le Déplumé recula vers l'arrière du groupe, leur libérant la voie.

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Mirka
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Dim 21 Fév 2016 - 2:38

Le chemin jusque la Machine t'avait paru horriblement long. Tu avais fait tourner en boucle les derniers souvenirs, et les remords qui les accompagnaient. Tu voulais te baffer pour les erreurs commises. Et pourtant, quand tu y réfléchissais, tu n'avais pas fait grand chose de grave. Tu étais allée te battre dans la caverne du Crocodile, face aux batracides. Tu avais fait face à la mort et à l'horreur. Tu pouvais encore sentir la chaire brulée. Tu pouvais encore sentir la pierre enfoncée dans ta chaire. Et pourtant, tu t'en voulais. Oh oui, tu n'avais pas été assez efficace. Pas assez préparée. Tu aurais pu sauver certaines personnes. Tu aurais pu mieux faire.
Et puis tu étais rentrée à l'Arbre. Tu avais pu être soignée – même si tu boitais encore et grimaçais parfois. Et là aussi, tu t'en voulais. Tu prenais l'attention et le temps des soigneurs, alors que des enfants mourraient à côté de toi. Tu voulais faire quelque chose là, tout de suite. Tu voulais aller voir Peter et le faire souffrir, le faire pleurer, mettre fin à cette chaleur. Car, en sortant de la caverne, tu pensais que ce serait fini. Mais ce n'était que le début d'une dernière lutte.
Si tu pouvais gérer le Petit Roi correctement, rien de tout cela n'arriverait, tu en étais persuadée. Si tu pouvais le raisonner, les habitants de l'île n'auraient pas à se battre. Pire encore, tu avais continué de remplir ton rôle de Mère. Tu avais rit aux bêtises de ton enfant, avais répondu à chacun de ses caprices, un sourire aux lèvres. Tu continuais de croire qu'il allait réaliser les conséquences de son bonheur.
Le dernier remord qui t'obnubilait, c'était la raison de votre présence ici. Si tu avais surveillé Peter correctement, il n'aurait pas pu aller jusque là bas. Il serait toujours à l'Arbre. Vous ne seriez pas en danger comme ça va être le cas. Tu avais une nouvelle fois échouer dans ton rôle de Mère.

Tu continues de te gronder en silence, les yeux baissés sur le sol, alors que vous avancez vers la Machine. Tu n'es jamais venue jusqu'ici. Pas encore. Tu n'avais entendu que des histoires sur ce qu'elle renferme. Dont les poupées. Tu ne sais à quoi vous allez faire face exactement, mais tu décides que tu n'aimes pas ça. Après tout, les enfants étaient rarement heureux de parler d'elles.
Et pourtant, tu t'étais portée volontaire pour cette mission. Tu étais la Mère de Peter. La seule peut être qu'il écouterait – en tout cas, tu l'espérais. Tu devais être ici aujourd'hui. La boule au ventre, tu lèves les yeux vers l'immensité de fer. Le Petit Roi est quelque part là dedans. Tu n'as plus le temps de réfléchir à un plan. Il va falloir agir, maintenant. Tu as des tonnes d'idées. Mais toutes te semblent plus ridicules les unes que les autres. Jamais Peter ne tombera dans de tels plans.

Le groupe commence à monter dans l’ascenseur et tu les suis, en boitillant. Silencieusement, tu les observes un à un. Tu reconnais la jeune femme du la Caverne. Tu sais qu'elle est efficace et qu'elle est un véritable atout pour le groupe. Tu reconnais quelques uns des enfants perdus, mais tu as du mal à te souvenir de leur prénoms. Honteuse, tu détournes le regard et fixes Dusk. Tu es contente de la savoir à tes côtés. Tu trouves qu'elle dégage quelque chose de rassurant. Enfin, tu dois bien être la seule à penser ça. Mais peu importe.

Vous voilà arrivés dans la Canton des poupons. Un horrible frisson parcourt tout ton corps, du bout des orteils à la racine des cheveux. Tout ici tu met mal à l'aise. De l'odeur de caoutchouc aux mignonnes maisonnettes. Les jouets immobiles te donnent l'impression qu'il vont s'animer d'une minute à l'autre, et tu peux sentir le regard des poupées bien vivantes. Sans oublier le rire de Peter, venant achever ce paysage horrifique. Tu voudrais faire demi tour immédiatement, et te raccroches à un mini bout de courage, le dernier probablement.
Grudge commence à parler, et tu te concentres sur ses mots, essayant d'oublier ce qui t'entoure, et la peur qui te tord le ventre et t'affole. Mais ce qu'elle raconte est loin de te calmer. Au contraire, elle ne fait qu'augmenter ton angoisse, en confirmant tes pensées. Ils comptent sur toi. C'est à toi de convaincre Peter. À toi de mettre fin à cet enfer. Si tu échoues, tu mets en danger tout le groupe, voire toute l'île. Tu déglutis avec difficulté et essaie de garder un visage calme et souriant. Mais tu as envie de hurler ou de fondre en larmes. Tu fermes les yeux et te mets une gifle mentalement. Ça suffit Mirka. Tu as passé l'âge de pleurer de peur. Reprends toi bon sang. Aller ! Courage ma grande !
Lorsque tu les rouvres, tes mains ne tremblent plus. Tu as toujours peur bien sûr, mais tu essaies de la contenir. Ce n'est pas en sanglotant ou en bégayant que tu vas réussir à convaincre ton enfant. Ton mensonge doit être parfait, tout comme ton attitude.
Dusk t'accompagnera. Tu aimerais la remercier et la prendre dans tes bras, mais tu sais que tu n'as pas le temps pour ça. Et tu n'es pas certaine que la Déchue aimerait.

Il est temps d'avancer et de trouver Peter. Et c'est à vous deux de passer devant. Mais avant de te mettre en marche, tu jettes un regard à l'Assemblée et leur offre un sourire, dans lequel tu mets le plus de chaleur possible. Ce n'est pas évident, et c'est sûrement le seul que tu arriveras à faire aujourd'hui, mais tu le dois.

« On va y arriver, j'en suis certaine. Je raconterai le plus beau mensonge pour que Peter mette ce collier. Et aucun de nous ne va mourir, grandir ou être banni. Je vous le promets. »

Ces mots, tu les prononces autant pour eux que pour toi. Pour finir de rassembler ton courage, et te convaincre de la réussite de cette mission.

Finalement, tu inspires un grand coup et te mets en route.


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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Dim 21 Fév 2016 - 10:02



Éteindre le feu

with le gang des suicidaires



Peut-être lui en demandait-elle trop ? La question effleura son esprit quand le visage de Mirka, d’ors et déjà angoissé, se décomposa subtilement face à sa demande. Mais cette mission était capitale pour l’Île et qui d’autre pouvait avoir la complète attention de Peter mis à part la Mère en chef ? Le Roi n’était pas du genre à douter de ses mamans, surtout des plus fidèles comme la jeune blonde qui s’acharnait quotidiennement à se montrer digne de son nouveau rôle. Peter tenait à les émerveiller, pour qu’en échange elles soient déterminées à lui faire plaisir, avec ferveur et fidélité. Et comment en vouloir à leur chef quand elle-même faiblirait presque devant le regard craintif et désemparé de Mirka ? Elle semble si frêle soudain, comme à part de ce monde qu’elle-même côtoie depuis trop longtemps, et Grudge a seulement envie de lui dire de renoncer à tout ça. De partir, peut-être chez les Peaux-Rouges, là où on saurait la protéger de la colère de Peter quand on tentera de le faire pleurer.

Une marque de faiblesse. Il lui faut voir Dusk s’avancer, poser la main sur l’épaule de la jeune fille pour se ressaisir à son tour.

Connaitre Peter ? N’était-ce pas la raison de leur venue à tous, en plus de vouloir sauver l’île ? Grudge fronça les sourcils en l’écoutant parler, ne pouvant se rappeler de Ran et de son ancien statut. En matière d’oubli, la Rancune était sélective et ne voyait en l’asiatique qu’une grimpeuse ordinaire appliquée à défendre la Mère en chef de ses propres failles. Haussant une épaule, non pas par dédain mais dans l’idée très simple que seconder Mirka était bien là leur rôle à eux, Grudge murmura.

« De toute façon, vous partez pas devant seules. On est là pour vous. Alors reste à ses côtés si tu veux Dusk – Dusk c’est ça ? Mais dans tous les cas, si Mirka n’y arrive pas… » L’armurière recentra son regard sur le visage de la Comédienne. « Si tu n’y arrives pas, nous on sera là pour prendre le relais, alors ne t’inquiètes pas d’accord ? On te protégera. Mais je suis sûre que tu mériteras ton surnom. »

Les relâchant pour mieux se redresser, Grudge jeta un regard à la ronde, observant les moues de ceux qui l’entouraient. Le garçon aux cheveux blancs s’était positionné à peine en rentrait, sans doute pour assurer leurs arrières puisque rien, sur son visage, ne laissait paraitre une nervosité plus accrue que chez ses compagnons de route. Shifty demeurait au poste, le regard posé sur elle, sans sourire et sans clin d’œil et pour cela elle l’en remercia. Elle savait qu’elle pouvait compter sur son amie pour jouer le jeu jusqu’au bout mais s’en voulu de ne pas se rappeler, à cet instant, un seul mot hindou capable d’affermir ce lien que tous ignoraient. Aussi, sans remarquer la présence de Dorian, se tourna-t-elle vers Shark, formant sans le vouloir une série de binômes dans la file de leur avancée.

Ce fut en arabe qu’elle lui répondit.

« J’ai pas exactement de plan b. Et le plan a, je viens juste d'y penser. Je sais pas si les poupées vont nous attaquer pour nous empêcher de rejoindre Peter mais je n'ai aucune arme sur moi pour me défendre, puis de toute façon, tu sais que je sais pas me battre. »
Se mordillant la lèvre inférieure, la Bombe soupira. « Je voudrais compter sur les sentiments de Peter mais regarde. Tous ces morts. La mère des livreurs, là. Même Monseigneur Félix bon sang. Ca ne lui a rien fait, tu as bien vu. Il s’est caché ici parce qu’il ne voulait pas être triste. Et il s’en fout du carnage qui se passe à l’Arbre. Il s’en fout de ceux qui restent à l’Infirmerie. Alors on va lui faire gober ce pari. Et si ça ne fonctionne pas, on mentira encore. On lui dira que toutes les Mères sont mortes, qu’il ne reste que Mirka et qu’elle va partir. Qu’elle va aller dans le Monde Ordinaire et qu’elle va dire à tous les enfants de ne pas suivre Peter Pan. Ce genre de choses. Peut-être que là, alors, il bougera. Et entre nous... » Grudge inspira, et souffla, très bas. « Fais confiance en la pirate. Je t'expliquerai. »

Ca ne lui faisait pas plaisir, et à aucun moment elle ne pensa à traduire ce second plan, non pas par méfiance mais avant tout pour ne pas leur faire perdre espoir dans la fiabilité du premier. Autour d’eux, les maisons s’amoncelaient en longs quartiers résidentiels, tous inertes, tous silencieux. Peter avait fini par s’arrêter de rire, pour un temps plus ou moins long. Juste assez pour qu’ils perdent leurs repères dans ce labyrinthe. Les yeux fixés sur la nuque de la blonde, Grudge en était à se demander si la Machine n’était pas plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, quand un bruit de porcelaine s’amena jusqu’à eux.

Elle sortait de l’ombre, la petite poupée, faisant face à un embranchement formé de trois routes, qu'ils allaient bien devoir choisir. Les cheveux ondulant sur ses épaules en de grosses boucles épaisses flamboyantes sur une petite robe de l’ancienne époque – d’une certaine manière, elle ressemblait à Stealth, la cheffe des éclaireurs – elle les fixait de ses grands yeux ocres, sans sentiments et sans vigueurs. Elle n'aurait pas pu traduire quoique ce soit d’humain, puisque de toute façon elle n’était qu’un artefact. Mais la poupée souriait, le visage peint et agréable. Et sa voix caverneuse résonna, clairement audible, aussi enfantine que les murmures des plus jeunes de l’Arbre.

« Vous cherchez Peter ? » Son bras rigide désigna la droite. « Il est par là. »
« Menteuse ! » cria soudaine une seconde voix. Et une seconde miniature couru jusqu’à eux, les jambes raides et les cheveux noirs en chignon de professeur. « Menteuse ! Moi je l’ai vu, il est par là ! » Elle pointait un chemin sur la gauche.
« A droite ! » « A gauche ! » « A droite ! » « A gauche ! »
« Vous dites n'importe quoi ! » Une troisième poupée venait de passer son visage par l’une des fenêtres. « Il est tout droit ! » « A droite ! » « Toujours tout droit ! » « A gauche ! » « Sales menteuses ! » « C'est toi qui mens ! » « Sale moche ! » « Idiotes ! » « Vilaine ! » Et les voix, en cacophonie, étouffaient les ricanements du tyran, ceux qu’ils auraient pu entendre pour pouvoir se guider.

Quelle route choisir ?


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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Mar 23 Fév 2016 - 16:20



Le Dernier Plan

« La différence entre le courage et la bêtise, c'est...okay, j'en sais rien. »


Le silence.
Le rire de Pan, cet enfant cinglé, s'était éteint.
Grudge et l'autre demoiselle s'étaient échangés des mots en arabe, un peu avant. Et j'ai gardé mon visage inexpressif de fameux pirate que rien atteint parce qu'il est revenu de tout , et parce que deux chiardes qui causent un langage exotique, ça représente rien pour le pirate moyen.

Sauf que merde.
Je veux pas avoir l'air de faire un caprice de môme qui veut absolument être le centre de l'attention constamment, parce que j'aime pas le centre, et j'aime pas l'attention. Mais ça fait longtemps que je connais Grudge. Ça fait longtemps que la seule personne qui compte vraiment est Grudge. Ça fait longtemps que je suis Sahbi.
Et je me sens un peu remplacée comme ça, par une autre dont je ne sais rien, parce que je suis partie.

Et je n'en veux pas a Grudge une seule seconde. Je m'en veux à moi d'être jalouse de cette...de cette gamine de me voler MON amie.
Tu es un adulte raisonnable et adapté, Shifty. Félicitations de la part du monde entier.
Pauvre nouille.
Reste sans expression, et tais toi. Voila.
Tu es ici pour sauver le monde, merde quoi. Tes problèmes existentiels peuvent pas attendre deux secondes?
Là, voila. Tu feras la gueule plus tard. Si on s'en sort vivants, je veux dire.

Parce que là, les trois poupées n’auguraient rien de bon.
Surtout la OHBORDELNOPE.
Nope nope nope.
Est-ce que c'était une poupée qui ressemblait à Stealth? Est-ce que c'était le monstre roux qui hurlait tout le temps en miniature? Est-ce que que c'était mon ancienne cheffe, tout en porcelaine?
J'ai senti mon ventre se crisper une seconde fois. Je n'avais pas d'excellents souvenirs de cette fille, et j'aurais adoré les perdre, ceux-là.
Et si je me tirais en courant?
Ouais, ça, c'était un super plan. Je partais en courant, je rentrais au port, et j'attendais que la fine équipe sauve le monde, ce que j'aurais du faire depuis le début, au lieu de me confronter à une rouquine miniature. Grudge s'occupait de tout, non? Et si Grudge s'occupait de tout avec sa super amie, tout irait bien.

Shifty.
C'est ta conscience qui te parle.
Arrête ta merde.
Sérieusement.
Tout le monde a besoin de toi, et c'est pas exactement le moment de lâcher le groupe, surtout parce que t'es pas capable de te comporter comme une adulte. Regarde les mômes, comme ils sont plus matures que toi. Regarde la mère, qui te faisait rire dans le grotte parce qu'elle appelait ses gamins "les loulous". Ben à l'heure actuelle, ils sont tous plus qualifiés et courageux que toi. Il serait temps de se mettre au niveau.

Pour changer.

J'ai reporté mon attention sur les dires des poupées, en reculant prudemment de celle qui ressemblait un peu trop à Stealth (on ne se refait pas totalement, tout de même). Forcément , deux d'entre elles mentaient. Et quoi de mieux qu'une menteuse pour débusquer le mensonge?
Sauf que ça marche nettement mieux sur les vrais humains. Les traits de visage sont plutôt efficaces...
Les faces de porcelaine ne laissent que la voix pour se guider.
Et a mon grand dam, je n'avais qu'une très maigre idée de qui disait la vérité. Et si je me trompais, j'étais bonne pour envoyer tout le groupe dans un traquenard.

Il me fallait un contre-avis.
Qui était le meilleur du groupe dans la détection de mensonges?
Mais bien sur.
Les enfants mentent tout le temps.

Seule une mère pouvait m'assister.
Je m'approchais de Mirka, et lui chuchotais à l'oreille.


"J'ai l'impression que la rouquine dit la vérité. Mais je suis pas sure de mon coup. Faut que vous me disiez, vous. Vos loulous doivent bien vous raconter des craques de temps en temps, non?"



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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Jeu 25 Fév 2016 - 15:06

Le temps d'arriver


Lâche.

C’est le mot qui vient, hurle entre les oreilles noires. Pousse-racine entre les branches de l’arbre, enfant dans l’invisible. Feu du désert retrouvé, poisse du tissu qui colle. Anxiety caché, bien à l’abri dans ce bric à brac, braconne sûreté en scred. Phalanges au tympan, lové dans un recoin secret, mystère accompli. Il n’a pas agi, supporté le soleil de plomb dans la nuque.

C’est que ça prend de la place, loin devant les chairs épaisses, dans les murmures sous le mur de boucles, c’est la chaleur. Monstre grimpe-dos, s’installe, ronronne du bout des griffes. Cape de comédien qui ne quitte plus, costume qui glisse à pleines mains, comme une longue caresse. Il faut s’habituer aux perles coulées jusqu’aux reins creux, le long des jambes, aux trous des coudes. Chairs tissu en auréole qui s’accrochent, collent, mues, deviennent seconde carapace. Éponge grasse, moite, poreuse dont la cuisson atmosphérique. Les corps luisent, la transpiration reflète la lumière. Tous les levers de soleil brûlent et vous lèvent en marre. Un vent qui ne passe pas, un souffle qui manque. On dort nu et c’est de sa propre carcasse qu’il faudrait s’ôter : offrir la pulpe des ongles, retirer la peau molle en vêtement à l’envers et exposer le calcium à l’air frais, condenser pour trouver l’eau. Quitte à être viande, autant sécher.

Anxiety a chaud.

Cette même chaleur qui le sort de sa retraite, expulse le corps-écorce de son trou. Là où il n’a pas agi, pas mon problème, trop peur.

L’infirmerie respire le charnier. Sang poisseux, déjà bouilli, en dehors des plais. L’enfant tempête, cœur sain en son sein relevé, dans lequel ça tremble, ça se bat. Sursaut, vernis épais aux doigts rouges, Ravage en son Barjavel.

Pas passé inaperçu, trop nouveau pour devenir décors. Les regards, lourds comme des couteaux, caressent son dos. Il renâcle, s’excuse à lui-même, pardon. Mais hiberner en plein solaire, Anxiety, est-ce bien raisonnable? On ne te trouve pas le gras nécessaire pour une telle justification, on trouve tes muscles trop dessinés, trop saillants sous la sueur pour expliquer ton inaction. On te parle, doucement, voix miel, mais les sourcils brûlant qui jettent l’acide sur tes yeux ne distinguent pas.
Tu entends, la supplique, la réclame. Un péril si grand qu’il faut de nouveau jouer à la guerre, offrir ce que tu peux, du courage.
Du courage, c’est ce qui manque dans les heures sombres.

Mais il ne fait plus sombre depuis déjà de longues, quoi temps, laisse-moi te qualifier, alors ? De longues semaines ?

Anxiety jette, des touffes, des justifications minables qui rebondissent sur le miroir de la sagesse. Et quand elles reviennent, froides et déjà un peu digérées, elles ne sont plus viables.

Ce sont des mains, torrent vivant, qui t’empoignent, pressent. Poussent vent, vers ta cachette, vers un sac de fortune : bricole qui collent à l’épiderme. Précieuses, indispensables.

Anxiety est lancé, là où il faut de la tactique, de la connaissance. Canton des poupons.

Jolie allitération pour un traquenard.

Chut cœur, s’il te plait, laisse-moi, calme le tigre qui attaque la cage thoracique. Calme-toi, plonge, dévore les muscles. Mais laisse-moi quelques heures avant de me dévorer tout entier.

Courir éprouve les muscles, dans le dos, c’est une rivière. Il pourrait y baigner une vie.
Mais pas le temps de jouer à Dieu.

Machine qui brille, sans humanité, de reflets brûlants. Les cils se plissent sur une iris tête d’aiguille. Dans sa chance, le ballet des poupées, leurs cris hystériques, attire l'ébloui. Quand l’inanimé croise sa route, il fusionne à un mur avec la rapidité de l’étonné. Secret, d’accord, un murmure, Anxiety, fond toi, devient minéral.

Peut-être qu’elles entendent les battements affolés de la créature qui hurle en son sein.
Là, je t’ai dit de te calmer, tu ne m’écoutes jamais à la fin ?

Il n’y a plus le rire, silence glacial, et le frisson qui glisse entre les muscles refroidit l’air autour de lui. Enfin les voilà. Le sac lui cogne le flanc, il suffoque, il lui faudra quelques secondes pour saisir le souffle qui lui échappe.

« Hey » fatigué. Anxiety, bordel, un peu de coffre. Gamin ! Lâche ! Lâche ! « Un éclaireur n’est jamais de trop dans ce genre de situation ».

Le garçon avise les autres, distribue mouvement de tête rapides. Puis, pareil à tous, son attention, entière, dévouée, part sur la source de direction qui se chamaille près d’eux.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Ven 26 Fév 2016 - 20:05

Intrigue 4
Chapitre 3 : Éteindre le Feu

 



AU COEUR DE L'îLE


Participants:
 


Peter Pan n'a pas entendu le plan de Grudge. Peter Pan n'a pas entendu la voix de Mirka, et encore moins celle de Dusk. Peter Pan n'a, pour l'instant, aucune raison d'être ébranlé, ni même inquiété. Et finalement, ce seront les poupées qui l'attireront.

Pour l'instant, elles sont votre plus gros problème. Leurs yeux roulent d'excitation.

Qu'elles sont belles !
Je voudrais leur ressembler !
Peter a bien dit que vous alliez venir... Et qu'on avait le droit de jouer avec vous !!!

Les yeux s'agrandissent, luisants, étrangement vivants dans une carcasse de plastique.
Les poupées s'avancent lourdement en tendant les bras, tentant d'attraper ceux qu'elles considèrent comme des jouets. Les maisons en toc bougent derrière vous et se referment comme un piège. La première poupée a jeté son dévolu sur Mirka et Ghost, la seconde sur Dusk et Anxiety, et la dernière paraît hésiter entre Grudge et Shifty. Elles n'ont pas encore remarqué Shark, ou peut-être la craignent-telle à cause de sa lance... Elles semblent éviter Dorian Craie, car ce jouet là n'est pas de la même catégorie. Le Trait les inquiète.

C'est alors, qu'Il apparait. Il est presque difficile de le reconnaitre. Il vous surplombe, épinglé au ciel délavé du Canton, et des ondes énergétiques vibrent tout autour de son être, comme un soleil vivant. Il envoie vers vous des vagues de chaleur. Ses yeux sont rouges, entièrement rouges, on n'y trouve plus de blanc. Ses cheveux sont dressés, crépitants, écarlates. Des veines violettes encerclent ses paupières, sa bouche et ses doigts. Ses lèvres sont si rouges qu'elles semblent couverte de sang frais.

Peter Pan.
Il vous toise et rit, rit, et son rire résonne si fort qu'il fait trembler le sol et les façades. Les poupées sont tout proches de vous, à présent.

Vous êtes venus vous amuser avec nous ? lance Peter de sa voix à mille échos.

Alors d'autres jouets apparaissent timidement, marchant tout doucement vers vous. Des clowns à ressort, des ours en peluche, des poupées de porcelaine... Sauf qu'ils font la taille d'un lampadaire.

Il voit Mirka et s'écrie :

Maman !

Puis il voit Dusk et semble s'apprêter à crier la même chose, avant de se raviser. Son sourire tremble avant de finalement se stabiliser, et même de grandir encore.

On ne partira jamais d'ici. On va rester là, à s'amuser pour toujouuuurs !!!

Les façades des maisons s'effritent et des jouets tombent à la renverse. Mécaniquement, ils se relèvent et tentent de vous agripper. Possédés par l'énergie de l'Enfant Roi.


_____________



► RAPPEL : Inscriptions dans ce sujet. Elles restent ouvertes !
► Le prochain tour aura lieu vendredi prochain, et cette fois, pas de retard ! Si vous manquez un tour ou arrivez après les premiers tours, aucun souci !
► Vous êtes libres d'utiliser votre environnement à loisir, d'imaginer comment tout se déroule, sans bien sûr trop anticiper les choses.
► Pensez à l'éternel résumé qui aide beaucoup vos petits maitres !
► Vous n'êtes évidemment pas contraints de citer tous les participants de votre groupe, chose impossible compte tenue du nombre et des nouveaux arrivants. Contentez-vous de vous focaliser sur quelques persos et de rester généraux, sinon vous ne vous en sortirez pas !



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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Ven 26 Fév 2016 - 20:55



Éteindre le feu

with le gang des suicidaires





Les poupées leur font face, parfaites et inquiétantes dans cette volonté presque absurde de vouloir les aider. Grudge n’est pas assez bête pour ne pas flairer le piège, mais lance un regard décontenancé à Shark, avant de sentir Shifty reculer. S’adressant à la Mère, d’une voix presque douce où son accent perce, la pirate essaye tant bien que mal de délier le vrai du faux dans les propos de ces artefacts. Et Grudge fronce les sourcils, poings sur les hanches. Persuaduée qu’il leur faut suivre leur instinct à tous plutôt que de se confier à l’une de ces trois poupées. Quoique la ressemblance avec Stealth, pour l’une d’elle, attire sérieusement son regard.

C'est bien vite donc qu'elle s'adresse aux pantins, rude et grondante.

« Cessez ça ! On doit retrouver Pan, où le feu va consumer l’Île, jusqu’à dévorer la Machine ! C’est ça que vous voulez ? »
Mais que voudrait une poupée, au fond, si ce n’est jouer, et jouer encore ?

Les créatures n’ont pas le temps de répondre, n'éructent que ce rire grinçant, persistant, qui lui perce les tempes et la fait grimacer. Car dans leur dos se dresse déjà une autre silhouette. Et la voix d’Anxiety retentit, à peine un murmure presque éteint. Comme si le garçon venait de s’obliger à les suivre.

Grudge se tourne. Pour lui offrir un visage presque désemparé.

Adieu la fierté de la demoiselle qui, collier au poing, s’apprêtait à en découdre avec ses poupées – car même si elle ne sait pas se battre, elle peut bien réduire ces corps de plastique en poussière d’un bon coup de pied. Seulement, c’est sans compter sur la présence de l’Ébloui. Et sur ce que l’éclaireur ravive à chaque fois qu’il est proche d’elle. Ce regard bleu, sa manière de parler, sa peau basanée, et les souvenirs qui lui collent à la peau, malgré son ombre et son nom arrachés, tout cela fait imploser des fleurs de soleil dans sa caboche.

Si la Machine l’inquiétait, à cet instant, Grudge est presque terrifiée. Comme si Anxiety allait leur porter poisse.

« Shark. » Appelle-t-elle, sans savoir quoi lui demander. De veiller sur le nouveau venu ? Pour quoi faire, il ne représente aucun danger. Est seulement venu les aider.

« On va continuer tout droit. On va monter jusqu’au plus haut sommet de ce fichu canton. Et s’il le faut, on fera le tour mille fois jusqu’à le trouver. De toute façon, il ne doit pas être bien loin ! » Est-ce cette nouvelle affirmation qui fait s’esclaffer les poupées de plus belle ? Ces dernières s’avancent aussitôt, pour jouer, oui pour jouer ça on l’aura bien compris. Jouer une blague de mauvais goût qui leur coutera la vie.

Empoignant le bras de Shifty, Grudge fait signe à Shark de s’éloigner, puisque les poupées approchent de chaque binôme involontaire, presque menaçantes.

« Ce n’est que du plastique. C’est rien du tout. » Elle voudrait en être persuadée, malgré les maisons qui se déplacent, et le fait qu’ils se retrouvent tous au sein d’un cercle – piégés.

Il n’y a rien à craindre ici, car ils sont les Perdus, car tout repose sur leur imagination.

« Peter ! » Grudge ne recule pas. Grudge se prépare à shooter, mais Grudge crie quand même, pour celui qui ne tarde pas à apparaitre. « PETER ! »

Dans une boule de chaleur qui est comme une explosion.

Écarlate, rapide, fou de joie, il pétille des braises et ricane des charbons ardents. Le corps comme injecté de sang, la figure démoniaque, il chauffe l’atmosphère, la fait retrouver l’odeur du sable brûlant – d’ailleurs. Méconnaissable.

Ce n’est pas l’enfant qui est venu la chercher, un soir de guerre. Ce n’est plus grand-chose à présent, mis à part cette volonté de garder les enfants auprès de lui, pour son perpétuel amusement.

C’est maintenant qu’il faut commencer à mentir. Même si la chute d’une maison manque de la balayer. Et qu’à voir les poupées qui se font géants face à leur troupe de suicidaires, Grudge n’en mène pas bien large.

« On est venus jouer oui ! » Le plan. Ils doivent s’en tenir au plan, coûte que coûte. « Et on a un défi pour toi Peter ! Un GRAND défi de CROCHET ! » Levant le poing, elle fait miroiter le collier, résistant aux tremblements qui menacent de les envoyer à terre.

Sous le soleil qu’est le tyran, la pierre prend des teintes de rubis sanguinolent.

« Mirka ! Explique- ! » La main d'un lapin mécanique l'agrippe soudain à la jambe, et la jette au sol sans l'ombre d'une difficulté. Repliée en foetus, le poing plaqué entre ses seins pour protéger son trésor, Grudge se débat aussitôt contre le robot mécanique qui ne semble pas prendre conscience de ses coups, et referme plus durement encore ses pinces sur ses mollets, jusqu'à la faire crier.

Mais maintenant que maman est là, il y a une bonne histoire à raconter.


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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Sam 27 Fév 2016 - 23:10

Tu écoutes Grudge te rassurer, et t’étonnes de voir ses mots marcher. Tu réalises peu à peu que dans cette affaire, tu n'es pas complètement toute seule. Et si tu as un rôle à jouer, tes compagnons seront tous là pour t'aider à le faire au mieux. Alors, même si les mots te manquent, tu lui réponds, en un sourire.

Vous vous mettez en route, et suivez le rire de Peter. Tu peux sentir les regards des habitants vous suivre, mais te concentres pour les oublier. Jusqu'à ce que vous croisiez les poupées. La menace n'est plus seulement ressentie, mais parfaitement visible. Tu les regardes se disputer, un peu confuse. Tu ne sais pas comment réagir face à la situation. Tu ne sais pas laquelle dis la vérité et lesquelles mentent. Tu te souviens de cette drôle d’énigme, sur trois personnes qui doivent indiquer un chemin. Deux mentent toujours et un seul dit à chaque fois la vérité. Ou quelque chose du genre. Tu n'as jamais aimé cette histoire, et ne l'as jamais vraiment comprise, pour être honnête.

« J'ai l'impression que la rouquine dit la vérité. Mais je suis pas sure de mon coup. Faut que vous me disiez, vous. Vos loulous doivent bien vous raconter des craques de temps en temps, non? »

La pirate te sort de tes pensées, et tu la fixes, un peu surprise. Oui, tes loulous te mentent parfois, et tu arrives souvent à le remarquer. Mais les visages des poupées sont beaucoup trop lisses, beaucoup trop parfaits. Il n'y a pas de tic, de regard fuyant ou de mine absolument convaincue. Il n'y a que de la porcelaine. Et les voix criardes se mélangeant, tu n'arrives même plus à te concentrer sur leur mots. Tu es totalement démunie. Tu lui réponds alors, en murmurant toi aussi. Pas la peine que les petites créatures vous entendent.

« Je ne sais pas du tout. Elle était la première à parler, alors j'ai un doute. Peut être qu'elle voulait, au contraire, nous éloigner dès le départ. »

Tu n'as pas le temps de réfléchir plus longtemps, attirée par un garçon perdu. Tu ne l'as presque jamais croisé, mais est contente de le savoir à vos côtés. Surtout que les poupées se font plus menaçantes. Instinctivement, tu recules de quelques pas. Tu ne sais pas exactement de quoi elles sont capables, et ne tiens pas à le savoir. Derrière toi, les maisons bougent également. Vous voilà pris au piège. Ta respiration s’accélère et ton esprit tourne à toute allure. Si vous êtes coincés ici, jamais vous ne pourrez voir Peter. Il faut absolument que vous passiez cette épreuve. Mais comment ? Quel est le point faible des jouets ? Peuvent elles seulement être tuées ? L'une d'entre elle semble avoir un faible pour toi et le garçon perdu aux airs de fantôme. Tu recules un peu plus, apeurée. Encore une fois, tu n'as rien pris avec toi pour te défendre. Et encore une fois, c'est Grudge qui te rassure.

« On va continuer tout droit. On va monter jusqu’au plus haut sommet de ce fichu canton. Et s’il le faut, on fera le tour mille fois jusqu’à le trouver. De toute façon, il ne doit pas être bien loin ! »

Elle devrait presque avoir ton rôle. Les poupées rient de plus belle, comme pour se moquer de vous. Tu mets de côté tes peurs à leur sujet, et te dis qu'un bon coup de pied devrait faire l'affaire. Et puis, elle n'ont pas l'air très lourde. Tu peux toujours les attraper et les lancer au loin. Mais qui sait ce que ce geste pourrait déclencher. Toutes ces interrogations t'énervent et te fatiguent, et tu décides de les laisser de côté. Tu commences à enlever ta chaussure gauche et l'empoignes comme une arme. Entre ça et ton célèbre coup de pied retourné – c'est faux – tu es prête à te défendre bec et ongle.

C'est à ce moment que l'Enfant Roi décide de se montrer. Son état a encore empiré, et tu es horrifiée par ce que tu vois. Tu as véritablement mal pour lui. S'il te restait encore un soupçon de doute, tu es maintenant entièrement convaincue du bien fondé de cette escapade. Tu ne le quittes pas des yeux, oubliant presque la menace à tes pieds. Son rire te glace le sang. Il n'a plus rien à voir avec celui qui est venu te chercher, dans le monde réel. Tu l'écoutes parler, et lui fais un signe lorsqu'il t'appelle.
Et ensuite, tout va très vite. Les jouets étaient une menace, ils deviennent maintenant un vrai danger et s'en prennent à vous. Tu esquives maladroitement l'un d'eux et t'avances vers Peter, afin de répondre à l'ordre de la perdue.

« Crochet te lance un défi oui ! Tu vois le collier que Grudge tient ? Le Capitaine l'a porté. Et alors qu'il aurait dû pleurer, il n'a pas versé une seule larme. Il n'a même pas gémit. Au contraire, il était plus resplendissant que d'habitude ! Et c'est à ton tour maintenant ! A toi porter ce pendentif et de montrer que tu es plus fort encore que Hook. C'est pour ça que la Pirate est avec nous, pour témoigner au près de son chef que tu l'as fait, et que tu l'a battu. »

Tu reprends ton souffle et donnes un coup de pied à un jouet un peu trop près. Tu as du mal à te concentrer sur ton mensonge, mais donnes tout ce que tu as. Tu retrouves tes réflexes et tes habitudes de théâtre. Tu deviens la Comédienne. Tu t'approches de ton enfant, au point d'être juste dessous lui et souris avec tout l'amour dont tu es capable.

« Car tu vas le battre, n'est-ce pas ?  Je sais que tu seras mille fois meilleur que lui. Après tout, tu es Peter Pan. »

Tu aimerais rajouter que les conséquences d'un tel jeu sont importantes elles aussi, mais le gardes pour toi pour l'instant. Si tu dévoiles toutes tes cartes d'un coup, cela risque de se retourner contre toi.


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Dorian Craie
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 4 – Phase 3 : Éteindre le Feu   Dim 28 Fév 2016 - 17:41

Dorian est attentif. Dorian écoute. Il épie les faits est geste du groupe. Tantôt deux filles se mettent à parler une langue qu'il ne comprend pas, tantôt il observe le visage des enfants, qui semblent pour la plupart, plutôt effrayés, ou un minimum mal à l'aise dans ce lieu. Car en effet, ce lieu n'inspire pour le moins pas confiance, même au Trait, qui est comme qui dirait, intouchable par ces êtres dont l'existence est bien étrange. Puis justement, en parlant de ça... Trois poupées en vinrent à se disputer pour déterminer laquelle disait la vérité sur le lieu où se trouvait Peter.

Dorian est agacé par ces poupées. Mais en même temps, il les trouves amusantes. C'est assez compliqué, en fait. Pourquoi se prendre la tête pour si peu ? Le groupe finirait bien par tomber sur lui, peu importe le chemin emprunté. Ceci n'est qu'un simple contretemps. D'ailleurs, voilà un nouvel arrivant dans le groupe. Voilà donc un autre gêneur. Dorian devra faire preuve de beaucoup de malice pour les empêcher de faire ce pour quoi ils sont réunis aujourd'hui. Il espère bien réussir, car il déteste vraiment la pluie.

D'un seul coup, les poupées changent de centre d'attention. Au lieu de continuer à se disputer pour un oui ou pour un non, elle veulent maintenant jouer avec les membres du groupe. C'est assez drôle, sachant que se sont les enfants et non les poupées, qui jouent avec des jouets. Elles s'approchent dangereusement des personne de volume. Dorian n'en fait pas partie. Dorian est différent, et c'est bien la première fois que ça lui rend service. Qui serait assez bête pour essayer de jouer avec un trait de craie ? Surtout que Dorian est susceptible. Il fait ce qu'il veux, et généralement, se sont des farces. Mais si on l'agace, cela devient plus sérieux.

Peter arriva. Peter a bien changé. Il est tout rouge. Il est rayonnant. Peut être même un peu fou. Mais comme cela profite à Dorian, il compte bien à ce que Peter reste ainsi le plus longtemps possible. Les jouets s'animent soudain quand l'enfant roi parle d'un amusement éternel. Après tout, pourquoi pas ? Dorian à toujours aimé s'amuser, même au dépens du petit tyran. Mais il est clair que ces êtres fait de matière ne comptait pas jouer. En même temps ça peut parfaitement se comprendre, ils n'ont pas du tout l'air amicaux, ces jouets vivants.

Et voilà que leur plan se met en marche. Dorian se demande si Peter va mordre à l'hameçon. Le connaissant, rien n'est sur. Il a toujours été imprévisible. Il regarde la fille tenant le collier se faire attraper par un jouet, et donc tomber en position fœtale par terre, surement pour le protéger. Dorian se demande si gagner temporairement la confiance de ces gens ne lui serait pas bénéfique pour ensuite mieux les faire échouer. Il s'approche donc de Grudge, se met a dessiner une pince assez grande pour couper les ferraille, et prononce sa formule « blblblblblbl » ou du moins, c'est impression que ça donne quand on l'entend. Ça a toujours l'air différent a chaque fois qu'il la prononce.

Il saisit les deux extrémité en trait de l'outil et tente, tant bien que mal de couper le bras du lapin métallique. Mais ce n'est pas facile. Puis en plus elle crie. Ça a tôt fait de casser les oreilles inexistante visuellement parlant du trait, qui balança la pince un peu plus loin en haussant les épaules et en parlant dans sa barbe en s'éloignant finalement. Qu'elle se débrouille, Dorian n'est pas vraiment fait pour ça.

D'un autre côté, la mère en chef de Peter raconte l'histoire totalement absurde mise au point. Dorian décide d'abandonner son idée d'être un allié pour mieux les tromper et va sur le visage de Mirka pour écrire un joli « menteuse » sur son front, à la craie, avant de repartir un peu plus loin, en évitant que les autres membres du groupe ne le voie, car il est certain que ses deux actions ne sont certainement pas passées inaperçues. Il n'a pas envie de se faire marcher dessus.

#résumé:
 
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