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Sky
Sky

♣ Livreur ♣


✘ AVENTURES : 169
✘ SURNOM : L'injuste
✘ AGE DU PERSO : Quatorze ans et demi

✘ DISPO POUR RP ? : Non
✘ LIENS : Aim for the sky , but move slowly, enjoying every step along the way. It is all those little steps that make the journey complete.


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MessageSujet: PERSEVERANCE you're on the floor PERSEVERANCE ✷ Sky   PERSEVERANCE you're on the floor PERSEVERANCE ✷ Sky EmptyLun 9 Sep 2019 - 23:29

Sky


Les Trucs

Surnom : L'Injuste
Groupe : Perdu
Age : Quatorze ans et demi
Rôle : Livreur


Les Révérences

Tu es l'univers, tout ce qui a existé depuis la création de cette île ou presque, l'un des plus anciens, un de ceux dont la mémoire a été faussée et dont il ne reste que quelques grains de poussière que tu juges malheureux. L'humanité t'ennuie, quelque soit ton nom, ça a toujours été une chose que tu regrettes. Tu n'aimes pas les adultes, encore moins celle qui fut ta mère. Elle ne savait pas ce qu'était l'amour et c'est par un heureux hasard que toi tu es parvenu à faire (à peine) mieux dans ce domaine. Destiné à rien, raté complet, tu n'as fait que causer du tort aux tiens sans le vouloir. Handicapé, ce mot sonnait comme une insulte—un jugement silencieux que tu refusais de t'imposer—alors tu as décider de le bannir, de prétendre qu'il n'avait jamais existé. A présent, ça ne t'importe plus, de ce que les inconnus—et ceux que tu ne connais que trop bien—diront au sujet de ton compte. Tu n'a pas besoin d'être le guerrier qui protège les autres, d'ailleurs ce rôle tu n'en as jamais voulu. Tout ce qui t'intéressait c'était d'importer, d'avoir ta place dans l'histoire.

Un mensonge, c'est une histoire, non ? Où est la différence ? Tu comprends le principe bien sûr, qu'inventer avec l'intention de blesser, c'est mal, sans en saisir les détails. Est-ce que les contes que tu inventais, batailles fantasques, n'étaient qu'un tissu de fantasmes n'ayant jamais existé ? Sans connaître cette réponse, tu en as découvert une autre ; à ton retour à l'Arbre, tu n'hésiteras pas à mentir. Tu iras narrer une histoire différente à chaque personne qui te demandera pour ton bras, pour ton absence. Traître, qu'ils murmureront peut-être. Et tu ne pourras pas nier, pas franchement. Tu es bel et bien celui qui a abandonné Peter Pan, qui te refuse à l'aimer ou à le vénérer comme tu avais l'habitude de le faire. Tu lui as donné une vie, il n'aura pas la suivante. Tu as aimé Freckles, ou plutôt tu l'as idéalisé, tu en as fait le soleil qui brillait chaque jour en ton nom. C'était suffisant, après une enfance en solitaire, à rêver de guerriers et de monstres qui auraient pleuré sous la violence de ton épée.

Ça ne l'est plus.
Tu veux bien être un menteur, devenir coupable du pire crime de trahison, mais pas le perdre. Tu as l'intention de lui prouver que tu en vaux la peine, même si ça sera long, de gagner une amitié que tu t'es un jour inventé de toutes pièces pour satisfaire ton cœur trop vide. Pour Freckles, tu resteras Livreur jusqu'à ce que le monde s'éteigne. L'on pourrait croire que ce n'est qu'une excuse, que tu cherches à te protéger, à t'ancrer quelque part au nom de l'amitié. Qui sait, tu te fiches d'obtenir la vérité. Samurai était un combattant, uniquement par son titre, et tu le détestes, ce gamin qui a volé cette stupide épée que—tu pleures encore la perte de Sekai no Owari, chaque jour où tu ouvres les yeux sur la même pièce morne du ranch, jusqu'à finir en sanglots—tu trimballais partout, incapable de t'en servir. Tu as fait des efforts—ça a toujours été comme ça chez toi, tu te pousses trop dans ce qui n'est pas atteignable au lieu de te focaliser sur ce que tu pourrais accomplir—oh que oui, pour apprendre à la maîtriser, seul sous les étoiles. Pour rien ! Tu es nul, tu foires tout ce que tentes, le frôlant du bout des doigts pour ensuite perdre brutalement pied. Tu emmerdes le monde, Sky. Vraiment, le concept te semble si vulgaire—le Mierda de Reaper résonnant dans ton esprit jusqu'à te couper la respiration—pourtant tu n'as que ça à quoi te raccrocher.

Sans épée, incapable de nager, avec une partie d'un bras en moins, qu'est-ce que tu feras chez les Livreurs ?
Mieux. C'est là ton objectif. Tu ne seras jamais le héros, encore moins l'élément le plus important, celui que l'on aime ou que l'on attend après chaque mission. Tu vas survivre, néanmoins. Parce que personne n'aura ta place, qu'importe qu'elle soit celle d'un loser. C'est la tienne, c'est toi. Tu es Sky, tu es le ciel où les étoiles et le soleil apparaissent et tu n'as pas besoin de plus. Dans le fond, ton indépendance est ta plus grande qualité, n'est-ce pas ? Tu laves toi-même tes vêtements pour ne pas embêter les mères, tu ne manges pas plus que nécessaire, tu ne pleurniches jamais pour aller à l'infirmerie et tu ne confies pas tes peines—ah, est-ce si positif une fois cette liste effectuée ? Quelle importance ? Tu es l'enfant de l'usine, celui qui fut écrasé par une machine, dos lézardé par un souvenir indélébile, le gosse trop petit qui a volé une épée inestimable dans un musée uniquement pour la briser.

Samurai est né avec Sekai no Owari.
Mort avec elle, également.
Tu ne feras le deuil que de l'un des deux.

Est-ce qu'ils te reconnaîtront, avec tes cheveux coupés—tignasse incontrôlable qui t'arrivait au milieu du dos et que tu as scalpé à cause du sang qui paraissait refuser de la quitter—et tes habits si ordinaires ? Les manches trop longues qui cachent ce que tu ne peux pas encore accepter. Un handicap à la fois, tu marmonnes quand on fixe ton visage enfantin. Tu n'as besoin qu'on associe Samurai à Sky. Pas en dehors des Livreurs au moins. Les tiens retrouveront le timbre de ta voix, peut-être plus tranchante qu'elle ne l'était, et moins enjouée. Ah, tu étais celui qui riait trop fort en frappant tes ennemis, qui t'amusais des hématomes et du rouge sur tes phalanges.

Tu ries moins, certes.
Tu restes pourtant l'incarnation de l'injustice, celle qui n'a fait que te frapper en pleine figure depuis l'enfance. Autant ne pas s'attendre à ce que tu perdes ton essence, surtout dès lors que tu n'as plus l'épée dans ton dos pour te ralentir.

Seul, à l'abri au ranch, tu te reconstruis, reliant les étoiles une par une, jusqu'à trouver quelle constellation te plairait le plus. Un nom, c'est un point de départ. Ensuite, tu dois ajouter des créations, combler les lignes vides en les peignant par toi-même. Est-ce que tu crains de rentrer, tu te le demandes parfois. Tu seras le menteur, celui qu'on ne peut accuser. Le malheureux, celui que le destin a épargné. Non, ton nom sera Sky et tu seras tout simplement un Livreur. Qu'on te foute la paix au sujet du destin et des héros. Tu n'es qu'un gamin un peu maladroit, avec une pointe de tristesse et d'amertume au fond de ton cœur. Tu chutes souvent, ta coordination pitoyable depuis ta naissance, un souci de plus qui n'est rien de plus qu'une plaisanterie commune qui te colle à la peau. Ce n'est pas dramatique, puisque tu te relèves sans quémander que les autres te tendent la main. Tu détestes ceux qui refusent de se battre, parce que toi on ne t'a jamais laissé le choix. Tu as toujours travaillé, enduré les règles que l'on t'imposait. Peut-être que tu nourris une certaine envie de repos, ou bien l'inverse, de prouver aux gens que tout est injuste et que tu ne devrais pas être le seul à souffrir. Tu n'as pas encore décidé, tu as le temps pour ça.

L'univers c'est toi, après tout.




L'Unique au monde

✷ Tu aimes la plage, tremper tes pieds dans l'eau claire ou bien l'observer assis sur le sol lorsque la mer se déchaîne. Pourtant, tu es l'enfant du ciel, non ? Ah, mais sa lumière se reflète dans l'eau, alors c'est acceptable. Tu aimes le sable ou les galets sous tes pieds nus, te laisser entraîner dans une danse sans fin. Autrefois, tu t'en servais pour t'élancer, pour tournoyer avec la lame qui t'accompagnait. Pourtant tu souhaites encore répéter le geste, même sans elle. Ton existence a une valeur certaine, tu te forces à le croire, en dehors de ce foutu jeu de samurai. Tu n'es pas certain de tout ce que tu apprécies, bien que tu aies le temps de trouver la réponse—tu adores les grenouilles, le vent salé qui vient de la mer et qui glisse sur ton visage, être avec les Livreurs, pouvoir courir jusqu'à ce que tes poumons affirment qu'il te faut une pause, dire 'ne' au lieu de n'est-ce pas en penchant la tête sur le côté parce que ça t'amuse depuis toujours d'avoir jamais assimilé ce truc en anglais.

✷ Tu as récupéré une planche avec des roulettes—un skateboard, que les vieux disent—qui aurait dû cramer avec le reste pour maintenir le Ranch au chaud ou faire marcher les cuisines. Il y a inscrit Crash&Burn derrière, d'après les vieux. Tu ignores d'où vient l'objet—bien que ça soit bien le genre de jouet que les perdus ont—et tu n'étais pas supposé te balader dans ta prison dorée qui te sert de lieu de repos en premier lieu. Le docteur t'a placé dans une chambre, en paix. Sauf que tu t'es ennuyé, dès que tu as pu marcher. Mais il y avait cette pile juste devant toi et—on t'a engueulé pour ça. 'Samuel fais plus attention, personne ne doit te voir' déjà, tu ne supportes pas ce nom d'adulte. Samuel. C'est moche. Ensuite, c'est juste des déchets que les pirates ont récupéré pour alimenter le Ranch, donc qui s'en soucie ? Tu t'assieds souvent dessous, seul dans ta chambre. Parfois, tu oses même t'y tenir debout mais la dernière fois, tu as chuté et le bruit n'était pas très discret. C'est ça de vouloir se rattraper avec la main qu'on a plus.

✷ Tu as un lot impressionnant de blessures—quoique non, y'en a que deux au final ? Tu as la longue marque qui traverse ta colonne à la verticale, celle qui a abîmé tes C4 et C5 ? C'est ça ? L'encyclopédie médicale te passe au-dessus de la tête, même les dessins te semblent trop complexes. Rien que d'apprendre qu'il y a autant d'os dans ton corps, ça t'a fait te sentir un peu patraque. Lire, tu ne sais pas le faire. Quelques lettres passent, et encore. Dans ta langue maternelle ce n'est pas franchement mieux. Tu veux apprendre, maintenant. Tu veux lire. On t'a arraché ce droit. Tu veux le récupérer.

Résultat des courses, tu as du mal avec l'aspect technique de tes blessures. Le fait qu'il te manque tout ce qui se situe sous ton coude gauche ? Tu l'as pas digéré. Peut-être que ça te prendra une autre vie pour le faire. Le cache sur ton œil, c'est pour éviter de voir les dégâts, même quand tu portes des manches trop longues. Au vu de ta maladresse, ce n'est pas folichon, comme solution, mais au moins tu pleures plus dès que tu baisses les yeux.

✷ Les lésions t'empêchaient déjà de nager avant, et ça ne va pas s'améliorer. Par contre, ton aversion de la mer s'est totalement effacée. Tu ne sais pas trop pourquoi—peut-être parce qu'elle n'est pas totalement gelée, elle. Tes peurs restent plus ou moins stables ; les machines, les chiens et Reaper. Tu devrais lui en vouloir, non ? Sauf que c'était pas elle—c'était un cadavre rien de plus—alors tu n'y parviens pas. L'idée de la revoir te pétrifie littéralement sur place malgré tout.

✷ Bercé au milieu de gosses si verbalement dévergondés, tu es parvenu à te retenir de jurer pendant la majorité de ta vie, au nom de ton honneur. Plus maintenant Mud te fera une vieille blague au sujet des chaussures que tu peux encore moins lacer qu'avant dès que tu vas remettre un pied à l'arbre et tu vas lui dire d'aller se faire voir. Trop tôt pour les blagues. Quand toi tu pourras les faire, okay. Pas avant.

✷ Dormir sans Pretty ? Pitoyable. Inacceptable. Manque crucial de confort et de repos.
Dormir avec Pretty ? Compagnon tout chaud contre lui. Câlins. Possibilité de l'embrasser sur—la joue. Parfait.

✷ Tout ce qui reste de Sekai no Owari est le Tsuba, la garde empêchant de glisser la main sur la lame. Tu attaches souvent l'objet à ta ceinture, le conservant précieusement. Le reste de l'arme a été égaré dans le Givre et, honnêtement, tu n'as pas besoin de pièces brisées qui ne sont pas réparables.

✷ Au lieu d'être le premier à te proposer pour les missions, tu as bien l'intention de te mettre un peu en retrait. Tu voulais trouver une raison à ton existence en restant derrière au lieu d'aller au camp, et bien tu as vu le résultat. Le premier qui osera te défier à l'arène, ou te traiter de faiblard, tu lui confirmeras que oui, tu es handicapé de plusieurs façons—puis tu lui casseras la gueule.

✷ Intolérant au lactose, haïssant les fruits de mer—jamais de poulpe non plus—tu as tendance à toujours manger les mêmes aliments encore et encore. Tu aimes les trucs fourrés, tout ce qui est chaud aussi, sentir ta langue te brûler après avoir ingéré trop vite ton thé.

✷ Tu ne peux pas totalement avoir confiance en ta mémoire sur le long terme, et tu ignores si c'était déjà le cas avant l'île. Les noms de tes compagnons sont des devinettes plus que des affirmations, outre les Livreurs dont tu es proche. Mentir n'en est que plus facile pourtant. Après tout, tu finiras par oublier, donc pas de culpabilité.




L'île

Comment vis-tu ta vie à Never Never Land ?  
Tu n'en partiras pas. Tu aurais dû t'en douter, en acceptant de suivre un enfant jusqu'à ce monde. Est-ce que ça te pose un problème, d'être coincé jusqu'à la mort sur cette île malsaine, pleine de pièges et également de personnes pour lesquelles tu fus un jour prêt à céder ta vie ? Non. Tu es né sur ces terres sous l'identité de Samurai et à présent, sous le nom de Sky. Tu aimes ce lieu, qu'importe les problèmes qu'il engendre, les malédictions qui s'abattent sans justification de ton point de vue. Tu es un Livreur et là est ton identité. Tu as bien plus de contrôle ici que tu n'en avais jamais eu auparavant.


Qu'éprouves-tu pour l'Ordinaire ?
On t'a infligé un désastre. Un qui s'est niché sous la peau, rongeant les os et ce qui les maintenait. On t'a retiré le droit d'apprendre au profit de rapporter de l'argent, et il n'existait pas encore de loi contre ça. Personne ne t'a jamais demandé ton avis. Tu vas le donner malgré tout ; tu as oublié l'Ordinaire autant que tu le pouvais et jamais tu n'y retourneras. Tu espères que ta mère s'est éteinte, qu'elle ne puisse jamais t'arracher au seul choix que tu te sois jamais offert. Tu serais mort, là-bas, tu en es certain. Tu es en colère, si tu pousse un peu trop tes souvenirs en lambeaux. Toutes ces années à subir ce que tu n'avais pas demandé, à devoir trimer pour ne rien obtenir en échange. On pourrait te dire, sans peine, que ce n'est pas différent chez les Livreurs, que ce n'est qu'un fragment d'amusement entre deux tâches pénibles. Tu répondrais, sans hésitation, que au moins c'est toi qui a décidé. Et c'est une différence suffisante.


Que représente Peter Pan pour toi ? Et le capitaine Hook ?
Ils ne sont qu'horreur, tous les deux. Si tu es le menteur, alors leur titre doit être bien pire. Innocents qui volent des vies—bien sûr tu détestes Hook par principe avant tout, pour être un adulte, pour avoir emporté son ami devenu Orbleu—comment pourrais-tu leur pardonner ? Ta loyauté à Peter n'est qu'une vaste plaisanterie depuis un moment déjà, ton cœur n'ayant pas de place pour celui qui fut ton Roi. Tu lui préfères Freckles—tangible et humain—vérité que tu dois conserver loin des autres, de ceux qui verraient de la défiance dans ton attitude. Pourtant, tu ne t'en caches pas forcément non plus, c'est juste qu'on ne te pose jamais la question. De toute façon, tu n'es pas un bon exemple. Secouru par des pirates, blessé par une perdue à la peau bleutée—tu ne représentes que le pire scénario, rien de plus. Qu'on te laisse ta colère, tu en as besoin. Hook est nécessaire, non ? Ne disais-tu pas qu'il était là pour permettre aux héros d'exister de l'autre côté ? Foutaises, les braves et les messies, ça ne devrait pas exister.


Développe ta chronologie en dates ou en intrigue :
Arrivé entre 1910 et 1915, tu as d'abord été Grimpeur, l'espace d'un instant. Puis tu es devenu Livreur parce que ton corps ne pouvait pas assumer ce rôle.
Le Givre > Passe de Samurai à Sky.




Le Bout d'aventure


All my time is spent absorbed in delusions.
Stories from the past were the only things I enjoyed talking about.
Indeed, since the moment I was born, I have known
that someday, I would simply be forgotten,


Genoux recouverts de nuages, Akira se glisse sous les machines, allant là où seuls les enfants sont assez frêles pour passer sans terminer écrasés. Des lois viendront, quoique pas assez rapidement, et pour le garçon, elles ne seront qu'une chimère dont il ne constatera pas spécialement l'existence—il aura déjà douze ans lorsque la limite sera imposée et les douze heures de travail par jour ne seront pas un franc changement. On ne lui offre pas de remerciement, lorsqu'il parvient à s'extirper, précieux rouage changé avec une efficacité qui laisse à désirer. De toute façon, Akira n'en attend pas. Sa mère et lui n'ont pas besoin de ces choses là, de l'affection d'autrui ou bien d'une satisfaction autre que matérielle. On évite les questions sur l'époux disparu, on ne demande pas s'il n'aurait pas préféré fuir plutôt que de subir les coûts de la vie au sein de cette ville en expansion. L'enfant est né dénué d'une identité ou d'une valeur autre que marchande. Il n'y voit pas spécialement d'inconvénient, les horaires à l'usine sont moins pénibles que ceux dans les rizières, lorsque le soleil brûlait sa peau et que l'eau était trop trouble pour qu'il puisse voir ses pieds.

Les couleurs envahissent sa peau, du rouge et du noir sur ses doigts, pourpre qui refuse de partir de sous ses ongles qui se sont brisés à de nombreuses reprises, et la saleté qui laisse des tâches sur sa peau qu'importe à quel point il frotte chaque soir. Akira se sert de la graisse pour relier les marques sur ses genoux, pour y dessiner des étoiles au milieu des nuages qui se refusent à ne garder qu'une seule teinte. Il est un arc-en-ciel, chaque semaine apportant une évolution à la façon dont sa chair le prouve. Il traîne, une fois le repas avalé avec les autres, dans les rues avec les autres gamins. Les adultes terminent plus tard, et ils ne se soucient pas des malchanceux qui ne font que la moitié de leur taille. Aussi loin des dortoirs que possible, c'est l'idéal, pour se donner l'illusion d'une quelconque enfance. Les écoliers sont déjà rentrés, au chaud dans leur foyer, et Akira préfère ne pas songer que l'école n'est pas faite pour les gens comme lui.

Ensemble, bande de quatre ou cinq gamins, ils s'autorisent à divaguer dès lors que la nuit est tombée. Entrer dans des lieux normalement fermés, escaladant les fenêtres sans se soucier de se faire prendre. Ce coin de la ville n'a pas grand-chose à offrir, outre des légendes morbides d'enfants disparaissant dans les ruelles et de démons déguisés sous des masques humains. Akira est, certes, toujours accompagné de sa petite clique, quoiqu'il a l'habitude de rester en retrait, de se laisser attirer par un reflet dans une vitrine d'un bâtiment ou un éclat coloré vers la rivière. C'est ainsi qu'il rencontre celle qui deviendra son épée. Un vol brutal et malencontreux qui lui coûtera beaucoup pour ne rien offrir en échange.

Il l'ignore encore.
Ce n'est que plus tard tard, lorsqu'il se glisse dans le dortoir, et que sa mère a l'argent sensé lui revenir dans les mains, que le garçon repense à l'arme. Les doigts glissent dans sa chevelure, la voix trop joyeuse de sa génitrice provoquant un malaise bien trop habituel—tu me le donnes, hein, toi tu n'as pas mangé beaucoup et moi qui suis veuve et si malheureuse, si brisée, tu me dois bien ça, hein ?

A quoi est-ce que tu sers, de toute façon ? Je ne voulais pas t'avoir, mais maintenant tu existes et chaque vie a un coût—et Akira n'a aucune réponse à fournir. Il n'a pas besoin de cette réalité. La pensée est fascinante, un jouet qui tourne dans son esprit comme les outils entre ses doigts. Le concept se répand jour après jour, les histoires devenant plus fascinantes que ce qu'il se produit autour de lui. La routine perpétuelle le fatigue, les machines qui l'assourdissent également. Akira a besoin de silence, de se nicher au sein du musée chaque nuit, se de presser contre la vitre pour frôler l'idée de l'épée qui serait sienne.

Bien sûr, c'est un mensonge.
Enfant ou non, le garçon est au courant que son imaginaire de batailles et de guerriers n'est pas imposable à son époque, que c'est bien trop tard. Qu'est-ce qui lui sera le moins douloureux ? De prétendre à une échappatoire ou alors d'autoriser un destin inexistant à le happer et à réduire tout espoir à néant ? Ah, est-ce qu'il a déjà espéré quoi que ce soit, machine qu'il s'est retrouvé à devenir pour satisfaire l'absence d'un cœur ?

Akira s'efface, morceau par morceau, bleu après bleu, laissant place à une créature qui n'a pas encore de nom, et personne ne le réalise.


Akira n'a rien d'un mauvais fils ; il est le fruit d'une union malencontreuse au résultat douteux. Sa mère n'a pas le droit à une telle clémence, pas lorsque l'argent est sa priorité. Ses mots s'effacent aussi rapidement qu'ils naissent, étouffés par la rage qui se muera en brutalité plus tard. Ils ne valent pas la peine d'être retranscrit, signifiant uniquement que la santé de son propre fils est moins cruciale que la sienne. Après tout, si la machine s'est effondrée, le métal crissant et s'affaissant sur l'adolescent, elle ne peut être blâmée. La responsabilité incombe au chef d'équipe, homme qui paraît plus embêté qu'inquiet. Akira ne sait pas ce qu'ils se marmonnent, tout ce qu'il note c'est que sa mère pleure et qu'elle insiste qu'il peut encore bouger donc il pourra reprendre le travail. Et c'est bien suffisant, ça en dit déjà bien trop. Pas besoin de médicaments. Le médecin viendra plus tard.

Akira ne lui pardonnera jamais, pas après des semaines allongé, son dos traversé par une cicatrice boursouflée qui ne cessera jamais de le hanter et de faire mal. Retourner sur la chaîne de production ? Quel optimisme. Marcher lui demande déjà des jours, ne serait-ce que pour se tenir sur ses jambes sans flancher et s'effondrer. Pas de compensation, encore moins de compréhension. Le médecin de l'usine offre un bilan si inutile que Akira ignore ses recommandations, trop occupé à rêver à des héros qui viendront le sauver de ce sort tragique.

C'est comme tout le reste, dans le fond, on ne peut rien attendre des autres, il vaut mieux prendre les devants si l'on veut survivre. A force d'errer, de connaître le musée et les ruelles par cœur, le jour où un tremblement terre particulièrement violent frappe la ville, il n'a aucun mal à profiter de la panique pour se glisser dans son lieu favori. Le musée est si décrépit, considéré comme médiocre et uniquement visité par les gens dont l'existence n'importe guère, par conséquent l'absence de garde ne l'a jamais choqué la nuit. Le jour, il y a un homme qui rôde, bien qu'Akira ne l'a que rarement croisé, au vu de ses anciens horaires de travail—l'usine est évitée, le contremaître incapable de lui trouver une quelconque place, moins d'argent, comme c'est terrible. La chaise du gardien est loin d'être parfaite, brisant certes la vitre mais lui provoquant une douleur assez brutale pour causer des larmes dévastatrices.

Autrefois l'histoire de Sekai no Owari—la fin du monde, quel nom pompeux de la part d'un gosse de l'usine—aurait été au centre de celle d'Akira. Elle fut, un jour, son unique espoir.

Cette nuit-là, tandis qu'il courre avec une arme qu'il pense sienne, esquivant les passants et s'échappant sans réfléchir de la ville, c'est l'enfant qui vient le chercher qui compte le plus. Après tout, Peter Pan marque la naissance de Samurai, le valeureux—ou bien ceci n'est pas exactement comment l'histoire continue. Au final, l'enfant ne sera pas plus héroïque dans un monde ou dans l'autre.

Décevant, n'est-ce pas ?



Son nom est fantasque, tout autant que sa veste de guerrier, volée lors d'une représentation théâtrale en pleine rue peu avant le tremblement de terre. Du bleu, une couleur qui se répand toujours, qui rejoint les blessures terribles qu'il se fait en tant que Grimpeur les premiers jours. La honte l'habitera encore un moment, lui faisant refuser d'admettre son handicap, ou même d'utiliser le mot. C'est ce qui lui cause d'être changé de groupe, sans aucune surprise. Quelqu'un qui ne peut pas lever ses coudes plus haut que son menton n'est pas fait pour escalader des arbres. On le juge simplement incompétent et ce n'est pas spécialement un mensonge.

Il parle très peu leur langue, bien que la bagarre et la routine ne soient guère complexes à enregistrer. Il y a beaucoup de violence sur l'île. Elle s'autorise à grandir chez lui également, à envahir les creux laissés contre sa peau par des années d'une vie inacceptable pour un enfant. A l'arène, Samurai n'est pas juste. Encore moins envers les autres perdus. En dehors des Livreurs, où il prétend trouver sa place, l'Injuste ne mémorise aucun nom, ne se soucie de personne. Pour raconter des histoires, pour effacer sa vie et la réécrire, là il lui semble renaître. Interagir et nouer des liens ? C'est peu intéressant lorsqu'on ne lui a jamais enseigné à le faire.

Sa mère est parvenue à déteindre sur lui, à l'isoler de ce qui pourrait être un changement et qui, au final, devient une répétition.  

Une éternité parvient à passer en l'espace de quelques secondes, le laissant avec des compagnons incapables de s'attarder, massacrés par l'égoïsme de chefs souvent stupides. Freckles est différent, il est celui qui illumine la vie de Samurai—non, ce n'est qu'un mensonge, encore. Freckles est celui dont Samurai tombe amoureux sans savoir ce que ça signifie, le transformant en dieu pour l'unique raison qu'il ignore que ça ne se fait pas ainsi, qu'on ne peut pas créer l'amour sans au moins le regarder naître d'abord. Il n'y a pas d'argent sur l'île, alors comment pourrait-on l'acheter ? L'Injuste prétend que tout ceci est sain, se refusant à voir les erreurs qui l'entourent. Il n'en a pas envie ! Lui ne souhaite que des contes fantastiques où il peut manier une épée légendaire.

Une qu'il ne sort jamais de son fourreau par manque de pratique.



Jalousie. Quel terme intéressant. Samurai n'est pas déçu que son secret soit dévoilé à son chef, encore moins de ne pas être accepté pour le grand voyage dans l'Ordinaire ; il est furieux. C'est de l'amertume qui le fait s'isoler sans raison, qui enfonce ses paroles au fond de sa gorge en les poussant aussi fort que possible. Pourquoi est-ce qu'on l'écarte toujours ? Est-ce qu'il n'est pas le plus travailleur ? Celui qui ne se plaindrait pas même s'il était au bout du rouleau ? Uniquement pour être ignoré, devenir un poids dont on se moque—Mud qui plaisante sur tout ce qu'il fait, qui ne respecte rien, Mud dont il voudrait casser la figure—ce n'est pas ce qu'il mérite !

Ah bon ? N'est-il pas simplement un loser ? La réponse est incertaine, insupportable. Qu'importe qu'il s'entraîne en secret la nuit, qu'il parle à un lion tombé du ciel, ça ne change rien. Son épée reste une preuve de tout sauf de courage, pesant contre ses cicatrices jusqu'à ce qu'il ne la supporte plus. A quel moment égare t-il sa belle tenue bleutée ? Samurai l'ignore. Un jour, il refuse de la mettre et après ça—est-ce que quelqu'un s'en préoccupe ? Non. Il y a un moment, entre deux ères de ce monde, entre l'humidité qui s'accroche à ses vêtements et le froid glaçant, où Samurai en a marre d'être Livreur.

Le jeu se meurt, son incapacité à rester en phase avec la réalité ne suffit plus. Il se retrouve à grandir,  juste quelques infimes poussières qui s'accrochent à son âge, à comprendre que ça ne procure plus rien de prétendre, telle une drogue dont il aurait abusé. Où est passée l'ignorance si agréable qui emplissait ses veines ? Que pourrait-il offrir pour la récupérer ?

Qu'est-ce qu'il possède de plus précieux en ce monde ?
Freckles n'a pas besoin de lui. Les autres Livreurs se débrouillent également.
Son esprit se scinde en deux, sur deux voies opposées l'une à l'autre.
L'épée, le concept du samurai qu'il n'est plus—ou pas du tout, ce n'est qu'une plaisanterie—ou Pretty.

Pretty, également Livreur. Pretty qui dort contre lui et qui l'écoute sans jamais juger.
Pretty dont il voudrait prendre la main et le garder à ses côtés pour l'éternité, le volant au reste du monde lorsqu'ils se croisent au milieu du Givre.

Est-ce ça, le véritable amour ? Ou bien est-ce une loyauté maladive dénuée de sens ?
Pourquoi est-ce qu'il ne peut pas simplement se préférer à tout le reste ?

De toute façon, Samurai meurt avant la fin du vent glacé qui s'est répandu sur l'île.
Bras coupé par une force vengeresse, un corps dépourvu d'âme. Sekai no Owari mimique le crime en se brisant, tous deux incapables d'être sauvés.

I think I just died.
I'm simply breathing while waiting,
for the day when I'd be swallowed up by those ephemeral bubbles and disappear.
For the days I've lost, never to return.


Le deuil de Samurai, l'adolescent l'a commencé il y a bien longtemps. A chaque nuit en dehors du Grand Arbre, dès que son esprit a cessé d'apprécier Peter pour le voir tel un chef d'équipe ne pensant qu'au bien de ses machines—celui de son avant-bras est une autre histoire. Accepter son dos, il est parvenu à le faire, autant que possible. C'est ancien, un souvenir qui se rappelle à lui à chaque instant. Se retrouver sauvé par des pirates, à se réveiller fiévreux avec l'impression d'être en train de brûler, c'est un miroir du passé dont il aurait pu éviter le retour. S'il n'avait pas été si—ça fait mal, merde—on s'en fiche de ce qui s'est passé, de la terreur que Reaper a ancré dans son esprit pour de nombreuses lunes au moins.

Son poing, le droit, frappe sans hésitation, cri étouffé par l'épuisement. Il ne sait pas d'où vient cette colère, cette jalousie permanente, il ne veut pas s'en souvenir. Tout ce qu'il réalise, c'est que l'apprenti-e médecin ne cesse de lui dire des choses que le plus vieux a déjà expliqué, que c'est la nuit et qu'il ne parvient plus à dormir sans revoir la glace, sans la sentir sous sa peau. Son poing laisse une marque au coin des lèvres de l'adulte—pas si âgé même si c'est une éternité pour le cadet—qui lui tire la langue. Insupportable. Est-ce qu'iel pourrait au moins le frapper en retour ?! Est-ce qu'iel a pitié ?!

« Samuel. »

« Ta—tais-toi. Ce n'est pas mon nom. »

Leur japonais sont trop différents, sans qu'il ne puisse dire en quoi. La prononciation? L'accent ? Quelle importance. L'autre lui tape sur les nerfs quand il souhaite uniquement s'effondrer et pleurer sur son sort un moment.

« Pourquoi tu me frappes pas ?! »

Est-ce qu'il chiale en haussant le ton ? Probablement. Il a frappé en étant assis, l'autre devant lui, accroupi-e. Déjà le geste a manqué de le faire chuter, le recul impossible à gérer sans s'appuyer sur ce qu'il lui reste de l'autre côté.

« Je n'ai pas envie de me briser la main~ »

L'adolescent grogne, incapable de produire un autre son au milieu des sanglots qui montent bientôt. Earl est trop âgé pour être heureux, sourire étrange sur ses lèvres—il devrait se haïr, ne plus faire qu'en vouloir au monde, les adultes sont ainsi, volant aux enfants leur liberté—pourtant c'est aussi son médecin, celui qui a pris le temps de lui narrer ses blessures, de l'encourager. Quant à Rain—Rain est autre chose, s'occupant de la maintenance, de lui couper les cheveux ou de lui trouver des vêtements à sa taille—de toute façon, il n'a pas à les apprécier ni l'un ni l'autre.

« Samuel~ » C'est une moquerie, alors il lève son poing de nouveau, même si l'autre l'attrape, qu'iel le serre un moment de relâcher.

« C'est S—Sky. » Le ciel. C'est ce qu'il est. L'appellation vient de nulle part—d'un coin de sa tête, arrachée sans réfléchir. Il en a mare de penser, de se conformer à ce jeu qui l'a lassé. Rain l'observe, se penchant un peu trop en avant.

« Oh ? Je croyais que tu étais le brave guerrier, le samurai qui ne renonce jamais. Est-ce une erreur ? Ou bien un mensonge, hm ? »

« Les deux. »

Pour quelqu'un qui vient de se faire frapper un peu plus tôt, l'aîné-e ne paraît pas se soucier de la marque qui s'étend contre ses lèvres. A la place, iel se redresse, sa visite nocturne terminée. Le patient est en vie, à quoi bon trop s'attarder. Peut-être que demain, si Sky se sent assez bien, iels se reparleront. Sky risque de taper encore, de s'emporter jusqu'à se vider de ses émotions, jusqu'à ce qu'elles coulent de ses yeux et de son nez. Là, il veut juste dormir.

« Je t'ai laissé tomber, en te ramenant au Ranch. Deux fois. »

L'aveu le coupe dans son élan, alors qu'il allait essuyer son nez contre sa manche.

« Tu veux mourir, Rain ? » 

« Oh d'ici à ce que tu guérisses, j'ai le temps d'apprendre à me défendre~ »

« Je vais vraiment te—»

Il tente de se relever, échoue.
Rain a déjà refermé la porte.


Bien sûr, on ne peut pas guérir d'un coup, ni simplement espérer que le Givre s'en aille du jour au lendemain. A la place, Sky laisse le Tsuba de son épée glisser contre sa paume, la refermant pour imprimer le motif à l'intérieur. C'est l'unique relique d'une épée majestueuse, et c'est le soulagement qui l'emporte. Un poids qu'il n'est plus forcé de porter. Un vide également. Y songer lui arrache encore des larmes. Son acédie face au monde n'a jamais englobé son arme, sa compagne lors de ses sorties souvent peu utiles.

Est-ce qu'il le souhaitait—ce n'est pas le cas—Sky pourrait redevenir Samurai, quoique en étant plus attentif à son entourage ? Non, ça ruinerait le personnage. Un guerrier ne se soucie que de sa propre gloire, puisqu'il est adulte. Sky n'est qu'un gamin de quatorze ans. Acculé, il lui faudra retourner au Grand Arbre une fois qu'il en sera capable, sans quoi son histoire sera réécrite sans sa personne. La dernière chose dont il a besoin c'est de devenir une chimère ou un martyr de ce froid impitoyable. La situation ne restera pas bonace, tout est voué à changer. Que ce soit lui ou les autres. Une Orbleu qui redeviendra peut-être humaine, un amoureux à qui il ne s'est pas totalement confié sur ses sentiments, ou bien un chef qui ne mérite pas qu'on lui arrache ses couleurs.

Sky rentrera. Parce qu'il emmerde ceux qui pensent le contraire, qui ont décidé de l'enterrer ou de l'oublier. Qu'importe qu'il soit le plus injuste de tous, pour avoir fait preuve du même crime pendant une éternité. Debout, son bras bandé lui donnant envie de vomir, il serre le Tsuba jusqu'à ce que ses jointures deviennent pâles, Sky presse son pied sur le skateboard qu'il a trouvé. Aujourd'hui, il va parvenir à avancer dessus sans tomber.

Après tout, ça, même avec une perte d'équilibre, il doit en être capable. Soulever ses bras trop haut ou bien manier une épée, c'est une hérésie, donc il ne veut plus y penser. Jamais. Il trouvera une autre façon de se battre, plus que son corps en lambeaux, un jour. Lorsqu'il en sera capable. Tout comme il compte bien quitter le Ranch en sachant lire un minimum, quitte à être pénible avec Earl et Rain jusqu'à ce qu'iels lui apprennent. On l'a privé de tant de choses ; les séquelles bien plus lourdes que ses blessures.

Samurai n'était qu'une farce poussée à l'extrême.
Sky sera l'univers. La connaissance et des liens tissés d'une façon ou d'une autre.


Gazing at the clouds passing by, I'd recall my heart, abandoned by the passing seasons.
My heart, heart, heart, heart, heart.
I regret not holding you in my arms that day.
And I regret realizing that now.
Days gone past, never changing.




L'Invisible pour les yeux

T'as un Pseudo ? Kane
Et un âge ? 20+
C'est quoi ton Avatar  ? Agito&Akito Wanijima de Air Gear
Comment t'as découvert l'île ? Local loser trying to recruit delivery kids
Tu la trouves comment ? Un brin froide, mais agréable
Dis, tu crois bien aux fées ? Hm, avec Mab, vaut mieux!
Ps : j'ai demandé l'autorisation aux gens que je cite dans la V2 pour les mettre dans le texte.








Hirose Akira

Worn-out karma, trauma; magma, drama burning to ashes
This unquenchable thirst is like a blue flame  | @ Vent Parisien





Dernière édition par Sky le Sam 21 Sep 2019 - 22:22, édité 1 fois
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✘ AGE DU PERSO : 17 ans

✘ DISPO POUR RP ? : Oui
✘ LIENS : The smoke fills my lungs with the need to laugh.

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MessageSujet: Re: PERSEVERANCE you're on the floor PERSEVERANCE ✷ Sky   PERSEVERANCE you're on the floor PERSEVERANCE ✷ Sky EmptyMar 10 Sep 2019 - 20:56

Wow, c'est qu'il a bien évolué depuis son arrivée sur lÎle, Sky ! J'ai hâte de voir ce que ça va donner quand il va rentrer... (et en attendant je me demande si Jack voit les bleus de Rain, qu'il lui demande ce qu'iel s'est fait et que Rain prétend s'être cogné.e pour cacher la présence de son (im)patient lol)

Bienvenue dans ce nouveau chapitre de ton histoire ♥






Merci Kane ♥ :
 
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Heaven
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♣ Récolteur ♣


✘ AVENTURES : 555
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✘ LIENS : A smoky haze and bags under her eyes
Let all make way for our pinch hitter
It's really her, the Panda Hero
So long to our opponent's killer liner !

Heaven par :
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MessageSujet: Re: PERSEVERANCE you're on the floor PERSEVERANCE ✷ Sky   PERSEVERANCE you're on the floor PERSEVERANCE ✷ Sky EmptyMer 11 Sep 2019 - 10:17

OUI.
C'est le 1er mot qui m'est venu en tête quand j'ai vu que c'était Samu V2, don't judge. X)

Comme j'avais dit hier : il est BÔ. Plus seulement par l'avatar, mais aussi parce qu'il est humain. C'est le blanc et le noir avec ses mensonges, il est un jour l'un, un jour l'autre. C'est fou de l'avoir vu autant changer...
On pourrait croire qu'il s'est éteint, mais non, il est juste devenu plus fidèle à lui même, à ne plus se casser la tête à jouer un rôle.

Oh, et la petite ref "Crash&Burn" sur le skate, je la connais, je l'ai remarquée ! uvu
Et l'intervention de Rain qui troll avec le nom, je m'en remets plus. X)

Gogo, Sky ! Fais de ton mieux, tu restes un bon gamin ~






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MadMax
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✘ AGE DU PERSO : La bonne quinzaine.

✘ DISPO POUR RP ? : Globalement, ouais.
✘ LIENS : Naissance, renaissance & La Meute

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MessageSujet: Re: PERSEVERANCE you're on the floor PERSEVERANCE ✷ Sky   PERSEVERANCE you're on the floor PERSEVERANCE ✷ Sky EmptyDim 22 Sep 2019 - 18:09

Félicitations mon enfant


Tu es condamné.





♥

Ah, faut développer ? J'étais en amour de la première version de ce perso, sa fiche, son parcours. Mais alors là ! Rien ne m'avait préapré à ça. C'est assez tragique, et en même temps il y a une sorte de délivrance ? En tout cas, ce bout de chou en bave et j'espere que la vie lui sourirera davantage dans les temps à venir.

Rétablis-toi bien !


_______________________________


Je te serre chaleureusement la main. Cours vite créer ton Dé à Coudre et demander un Compagnon de Jeu afin de vivre une aventure !  Par ailleurs, n'oublie pas de prendre connaissance de L'intrigue du moment. Tu peux aussi participer au RP d'introduction spécialement conçu pour les nouveaux arrivants et qui permet d'immerger facilement ton personnage dans l'univers : Le Bannissement. A moins que tu ne choisisses de te lancer dans Mission Périlleuse ?  Si tu préfères passer du bon temps en papotant, rejoins sans tarder la Nursery. Quoiqu'il en soit, que ton séjour à Never Never Land soit fabuleux et éternel.








J'suis Parole en #cc3300.

Merci Dog. ♥:
 

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Merci Sindri. ♥:
 

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