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MessageSujet: Blutsbrüder   Ven 27 Oct 2017 - 17:52

Je hais cet endroit, il semble comme sacré d’une malsaine magie, comme l’épicentre de ce monde de rêve et de froufrous appartenant au Diable..

La chasse aura étée bonne, et comme a mon habitude, après m’être adonné a mon rôle puis a mon maintient physique, je m’affaire enfin a des choses bien plus intéressantes.. qui en vont de la réussite de mon plan, qui en vont de la survie de la race, et de la vérité.

Connaitre son environnement pour mieux le contrôler, connaitre son ennemi pour mieux le détruire, des principes de base qui sont naturellement miens, bien que la féérie putride de ces bois m’horripile, je me sens aujourd’hui comme l’envie de trouver ces petites impuretés chimériques, fées, créatures, je vais vous trouver, vous étudier, vous dépecer, votre nature des enfers ne résistera pas aux volontés scientifiques d’un homme du Reich.

Ma dague a la ceinture, mon écharpe autour du cou, je parcoure dans une nonchalance et une lenteur voulue la végétation de l’endroit, bien que la zone ou je me situe semble plutôt abritée par les branches, quelques éternels flocons parviennent a passer au travers des feuilles, pour venir s’écraser sur le sol.

Comme un soldat organisant seul son assaut, le flocon se perd, se dissipe, et son rêve ultime de recouvrir les lieux d’un manteau blanc, est broyé par la non présence de ses collègues, qui eux, sont encore échoués sur les hauteurs, ou en train de se faire emporter vers d’autres horizons, balayés par les bourrasques de vent, signes d’une agitation encore fraiche des éléments sur L’Ile.

La ou les flocons trépassent, la lumière elle, vient se poser de sa source divine sur le plancher de feuilles et de plantes, occasionnant par sa simple présence chaleur, et reflets.
Apres plusieurs dizaines de minutes a explorer les lieux, je ne croise toujours aucune créature, j’entends parfois des pas, des grognements, des sifflements, mais rien ne s’est jamais approché, et je n’ai pas le temps de partir a la poursuite de courants d’air.

Alors que ma patience s’épuise, je décide de me poser, l’heure est a la méditation, a la pensée, quitte a ne pas trouver de spécimens impies a examiner, je me perdrait dans mon esprit, classer puis combiner les savoirs, noter puis étendre les sources, et surtout, ne rien oublier.

Je trouve a quelques pas de là un semblant d’endroit plat, les feuilles des arbres étant tombées, un véritable halo de lumière se dessine sur quelques mètres carrés, un peu de soleil et quelques fahrenheit en plus ne me feront pas de mal en ces temps frais.

Respirant toujours dans mon écharpe, qui couvre ma bouche et mon nez pour limiter la perte de chaleur, je pénètre dans le coin a la lumière sacrée, un vieux tronc d’arbre git ici, comme dernier récit de sa grandeur passée, bien que sa gloire n’en soit pas honorée, il fera une parfaite surface a laquelle s’adosser.

Mes yeux se ferment, je prends une grande respiration.. il est maintenant temps..
Je regarde une dernière fois autour de moi, concentre mes sens, l’observation, clé de toute compréhension, est un de mes atouts majeurs, je ne vois rien, mais j’entend tout de même des craquements, des pas légers.. ceux-ci ne sont pas comme les autres, ils ne se fondent pas dans la bruyante nature ambiante  

Je ne saurai dire d’où ils proviennent, ni de quoi.. La perspective d’un moment de réflexion tranquille se fond en instinct sécuritaire, la main passe dans mon dos, sur la garde de ma dague..

Quelle foutue journée.






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Sam 28 Oct 2017 - 9:48

Enfermé dans une prison végétale, Fib entendait le son sourd de son cœur battant, et le vent chaudement rauque de son souffle. Il était là, au sommet d'un arbre, silencieux et fatal, une ombre tranquille qui attendait de tomber sur sa proie. Son masque terrifiant – élimé et toujours là – dessinait la bouche infernale qui visait à effrayer le gibier, le paralyser un instant, juste quelques secondes parfois, mais qui suffisaient à frapper.

Depuis que le tétrodon s'était lancé dans son affaire avec Baron Samedi, il était aux anges. Jadis le fait de chasser l'aurait ennuyé, il aurait préféré se poser au sommet des mats pour dormir près du ciel ; désormais cette capture des vivants l'excitait et réveillait en lui quelque chose d'éteint depuis longtemps, une étincelle que la vie brutale et enfantine du grand arbre avait étouffée, bien avant qu'une petite visite dans les Landes ne la rallume et ne la transforme en feu sauvage : du genre incontrôlable, et qui brûle tout sur son passage.

Pour le moment il n'avait encore repéré personne et cela l'inquiétait. Le ciel était relativement clair aujourd'hui – bien que nuageux, comme toujours ces derniers temps – ce qui suffisait à éclaircir le bois et à lui éviter la pénombre. Mais Fib n'avait qu'une hantise, voir la météo changer subitement – comme elle aimait tant le faire – et imposer une longue nuit dont il ne se remettrait pas. Les conditions ne seraient alors plus idéales pour chasser, et de traqueur il pourrait devenir proie.

Quand soudain apparaît l'enfant, et le gabier se fige. Son cœur bat moins fort, son souffle perd en netteté et il attend. L'enfant est blond, emmitouflé dans son écharpe, probablement pour échapper au froid, ce même froid qui mord les pieds nus de Fib sans que ce dernier ne s'en préoccupe. Il passe sous lui le petit être, poursuit sa route sans se rendre compte que le pirate est là ou – ce n'est pas impossible non plus – il s'en est rendu compte sans se méfier. Une terrible erreur. Qui peut coûter cher.

Fib ne fait pas attention, parce qu'il a trop confiance en lui et ne pense pas que l'enfant sait peut-être se battre. Le tétrodon est fort, il n'en doute pas, mais il oublie toujours que certains sont plus forts que lui – les peaux-rouges notamment – et son esprit trop confiant se targue d'être plus redoutable qu'un enfant.

Rapidement et le plus silencieusement possible, Fib descendit de l'arbre et suivit la victime, son coutelas bien en main. Il ne pouvait ni tuer ni blesser trop grièvement : Baron Samedi risquait de ne pas aimer si la marchandise ne pouvait plus se battre. Incapable de se fondre dans la musique intime du bois, incapable de sentir la vie qui pulse entre les feuilles et les souches, le pirate essaya de ne faire aucun bruit, sans être conscient que l'absence de bruit pouvait, parfois, être bien plus suspect que l'imitation d'un simple animal. Ses précautions ne servirent à rien, car il vit le garçon bouger, son corps se tendre, en alerte. Il avait compris.

Sans perdre plus de temps, conscient que tergiverser était inutile, Fib s'empara d'un poignard rangé près de sa cuisse et le lança en direction de l'enfant, visant l'épaule. C'était sa première attaque – qu'il espérait aussi dernière – mais il se prépara tout de même à fondre sur sa proie, ses deux coutelas en mains, prêts à frapper mais pas à défendre.
Que pouvait-il craindre d'un stupide rejeton de Peter ?
Il oubliait qu'il en avait été un lui-même.






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Dim 12 Nov 2017 - 16:31

Les sens en alerte, mon regard se redirige vers une forme qui me fonce dessus, la vitesse est bonne, mais pas incalculable, mon esprit mathématique supérieur parviens dans l'urgence a déduire la trajectoire du projectile.

Devinant le trajet de l'ovni, je me décale légèrement, pivotant sur l'une de mes jambes, en profitant de cet évenement pour placer la seconde en arrière, si je dois me battre, cette posture me permettra d'adopter des positions plus agréables, la force de poussée arrière pourrait également m'être utile.. ne te perds pas dans la physique Twice, Agit.

Ce que j'appercois comme étant une lame frole mon épaule, alors que l'esquive feignante pourrait me laisser paraître comme un gibier nonchalant, je pose mon regard froid sur cette ombre qui se dessine maintenant de plus en plus, cheveux blonds, drôle de masque, carrure fine, des muscles ciselés,  comme taillés par dieu lui même.

Quel Magnifique Adversaire..

Un leger sourire se dessine sur mon visage.. excès de confiance ?
Non, je réponds a son faciès "effrayant" par un signe de détermination impassible, tu crois me faire peur ? A moi ? Je ne connais pas la Peur.

Ma dague maintenant bien en main, elle tourne entre mes doigts, apres quelques rapides manipulations plus zélées qu'utiles, elle se retrouve finalement retournée, et fermement tenue, une main placée derrière l'autre tenant l'arme, je me fléchit un peu, prend un dernier souffle.

Allons y.
Je liste en vitesse les possibilités, il me parait rapide, agile, essayer de l'éviter me semble impossible, par contre.. je pense que cette dextérité cache une faiblesse, il me sera aisé de te briser en deux, distribuer la peine est une chose, l'accepter et agir de concert avec en est une autre.

La meilleure défense...

Je me m'avance a grande vélocité vers l’énergumène, je m'abaisse a son approche, dans l'espoir d'esquiver un possible coup, je lacère d'un trait net son ventre nu.

Alors que ma course se prolonge de quelques pas, je ressent, comme avec un certain retard, la sensation du métal, froid et acéré, me transperçant l'épaule.

Le sang s'écoule et s'étend a mon bras, le colorant d'un rouge beaucoup trop chaud pour cette saison blanche.
La douleur ne m'empêche en rien de me tenir droit, face a l'adversité.
J'y prend même un certain plaisir, ou plutôt, un plaisir certain.
Le sang s'écoule, le pourpre tache le vert.

De nouveaux a quelques pas de lui, je me permet de respirer, et de penser.
Il est certainement bien plus dextre que moi, et sa condition physique, malgré mes efforts quotidiens, est un cran au dessus de la mienne

Le plan Physique ne marchera pas, tentons l'intimidation.

"C'est tout ?"

Fier, imperturbable, cette moquerie plus que volontaire me donne l'air d'être imprenable, intouchable, invincible. P
Pourtant, l'entaille s'exprime maintenant en mon corps, mais jamais elle ne saurait me déplaire ne serait-ce qu'une seconde.
Ma perception de la douleur est aveuglée par l’adrénaline, l'excitation calme les maux.

Ma fidèle lame tournoie encore entre mes phalanges, je prend ce petit temps pour étudier un peu plus mon opposant, l'Homme est spécialiste, dague en main, son regard épouvante se pose sur moi...

Je me reconnais en lui, lui, ses yeux, cette posture marquant une envie sans limite, qu'aucune condition, qu'aucune souffrance, ne saurait estomper.. non.. ce n'est pas que cela... il y a autre chose..
Oui, c'est bien moi, c'est ce regard, celui d'un chasseur, contemplant sa proie.

L'action ne laisse que rarement du temps pour la parole, ainsi ma bouche s'entrouvrant est interrompue.






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Mer 6 Déc 2017 - 13:34

Voilà autre chose... les lambins de Peter savaient se défendre maintenant, c'était nouveau ? Bon ok, s'il avait été un tant soit peu honnête il aurait reconnu que ça avait toujours été le cas. Il fallait dire aussi qu'il avait évolué parmi les artisans et que l'art du combat n'était pas leur tasse de thé. Forcément à force de bidouiller des trucs et des machins, on perdait l'habitude de la bagarre, la vraie, l'authentique, celle qui faisait de vous un homme.
Quoiqu'il en soit c'était bien sa veine de tomber sur un gamin qui avait du répondant... lui qui pensait expédier cet enlèvement, ses plans s'en trouvaient largement bouleversés.

Un blondinet avec l'air froid et décidé, probablement taillé dans la même veine que lui : le genre à savoir se démerder. Putain. Avait-il encore moyen de faire demi-tour pour rentrer tranquillou au bateau ? Non. Le combat était engagé, il n'allait tout de même pas reculer. C'était à cause de son honneur, voyez ? Il était petit, rabougris, abîmé, mais il l'aimait un peu quand même. Pour le  principe.

En plus il avait l'air fier-à-bras ce con... et vas-y que je te souris, et que je roule des biscottos. C'était pas bon ça... un type qui prenait la confiance y'avait deux possibilités : soit il roulait des mécaniques pour sauver son cul, soit il avait vraiment de quoi se la péter. Fib se savait doué en combat mais n'était pas tout puissant – aussi incroyable voulait-il s'imaginer – et s'il rencontrait un adversaire spécialisé dans l'attaque à distance il était dans la merde.
Bah oui forcément. Quand tu manies le couteau et que tu surines à la pelle, le corps à corps c'est le must ; mais retrouvez-vous contre un couard qui vous canarde de loin et BIM. Adieu surin, bonjour couffin.

Le temps que Fib entretienne ce petit dialogue avec lui-même, l'énergumène avait déjà lancé l'attaque. Le premier sentiment du gabier fut le soulagement : dague, rapprochement, vitesse, souplesse... chouette ! Un copain ! Le deuxième fut le black out.
Comment ça ce n'est pas un sentiment ? Moi je vous dis que si ! C'est moi le narrateur, alors on se tait. Le deuxième fut donc le vide, si vous préférez. Bande de pinailleurs.

Lorsqu'il entrait en combat, Fib laissait tomber réflexion, prudence et calcul. Il laissait parler son instinct, offrant la place à la rage et au feeling. Aucune logique dans ses mouvements et dans son évolution, aucun pattern. Les animaux ne raisonnaient pas, lui non plus. C'était sa manière d'évoluer et, jusqu'à présent, elle avait payé. Un adversaire imprévisible est un adversaire dangereux.

Fib sentit aussitôt la morsure de la lame et cette sensation ralluma une vieille panique, celle d'avant les Landes : la peur de la douleur. La vague tyrannique s'empara de lui et il eut envie de reculer, mais n'en fit rien. Le garçon avait pris un risque en se jetant sur lui, un risque peut-être calculé mais qu'un homme expérimenté ne pouvait pas laisser passer. Il l'épingla, plongea sa propre lame dans la chair tendre, désireux d'aller caresser un peu les os. Un instant si court, trop court... quel dommage de ne pas plutôt sentir les viscères... Il fut déçu aussi. Le gamin avait bougé, ce n'était qu'un petit trait sanguinolent, pas aussi splendide que la blessure prévue.
C'était bien. Ne pas le tuer. L'effrayer, le provoquer, l'empêcher d'oublier, mais ne pas le tuer. Baron samedi en avait besoin.

Les deux adversaires se firent à nouveau face. Fib passa une main curieuse à l'endroit où il avait été touché. Il sentait la blessure profonde mais pas mortelle. Il luttait pour que la douleur ne sème pas la panique dans son esprit.
Le Fib d'avant avait peur de souffrir, celui d'aujourd'hui devait faire face. Parce que la douleur faisait partie du chaos et il fallait l'accepter, parce qu'elle luttait contre l'ordre.

« Tss ».
La seule réponse, du dédain. Le gosse était plus petit, moins musclé et surtout moins expérimenté. Un simple mioche, auquel Fib refusait d'accorder le moindre talent, alors même qu'il pensait l'inverse.

Fib n'avait plus qu'une arme en main, l'autre étant encore planté dans le tronc. Il fit ce qu'aucun combattant sain d'esprit ne ferait : il lança sa dernière arme sur le gamin.
Des souvenirs. Occuper l'attention pour frapper.

Tandis que le garçon plongeait pour éviter le poignard, Fib accompagnait le mouvement pour le cueillir à l'arrivée. Il fit le choix de ne pas blesser, attrapant le poignet de sa victime et plaquant la main sur le visage pour l’entraîner vers la chute. Blesser ne l'intéressait pas, il voulait désarmer et c'est ce qu'il réussit à faire. Mais, alors qu'il tentait de briser ce fragile petit poignet, l'enfant parvint à se dégager sans que Fib ne comprenne comment, et il se retrouva un peu plus loin, observant l'arme qu'il venait de voler.
Aucun intérêt.
Il la jeta au loin en riant, fixant sur le petit homme son regard fou.

« T'es pas qu'une grande gueule alors, hein ? Tu m'attaques avec tes tous petits crocs de bébé... »
Ca le faisait rire, beaucoup rire. Il se moquait, fanfarronait, conscient que deux surineurs sans leurs lames n'étaient plus que des idiots et que, d'un point de vue force pure, Fib l'emporterait. Du moins si sa connerie ne lui faisait pas commettre un énième impair.
« Mais tu t'es pris pour qui, Blondie ? Un lion ? Un ours ? NON NON attends je sais ! Encore mieux une... un... une BALEINE ».
Et voilà. Il débloquait. Mais ça ne le gênait pas.
« Une baleine ne vaudra jamais rien face à Fib Steiner, kind. »
Et il se marrait, c'était drôle tout de même. Surtout avec le petit mot dans sa langue natale à la fin. Du plus bel effet, n'est-il pas ?






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Jeu 4 Jan 2018 - 17:52

La douleur en mon épaule continue a exciter mes sens, je laisserai même un léger sourire se dessiner sur mon visage si je n'étais pas obsédé a rester froid... c'est vrai, c'est plutôt joyeux, le combat..

C'est l'expression de deux hommes, c'est une lutte qui définit par son issue l'ordre même de notre chaîne alimentaire, l'art de la guerre répond a deux questions élémentaires, qui a été choisi pour perdurer et dominer ? et lequel est venu au monde et subit son infériorité raciale comme l’étendard de ses fonctions, s'écraser, servir, ou mourir.

Pourtant un élément me perturbe, et empêche a mon entrain de s'exprimer sans barrières.. il est si.. beau.. je me perdrai dans le bleu de ses yeux si je n'était pas affairé a le combattre, je contemplerait sa chevelure si l'instant n'était pas lié a ma survie.. il me ressemble tellement..

Une fois de plus.. du gâchis énorme.. être obligé d'éliminer un être si parfait, j'ai beau l'entendre et le voir me mépriser, je sais très bien quelle sera l'issue du combat, il semble perturbé et sans logique, mais je sais que dans son esprit réside un point faible, tout le monde en a un, le mien, c'est d'être parfait.

Le Reich ne perds Jamais, il réduit a néant chacun de ses opposants, sans se soucier des menaces, car personne, rien ni personne, ne peut lui faire face.

Je serai une fois de plus et comme a mon habitude, un homme de fer qui ne laisse rien transparaître, aussi fort que grandiose, aussi invincible que fier.

Alors que je m'attend a une autre approche rapide, l'énergumène me jette son second coutel.. quoi ?

Mais quel genre d'imbécile délivrerai ainsi son opposant de toute menace, il estcomplètement fou, ou alors il a quelques chose derrière la tête, je me demande ce qui peut bien se cacher derrière ton sourire et ta dégaine folle..

j'esquive une fois de plus naturellement l'arme me fondant dessus, et c'est la que les doutes se confirment, dans l'instant, je n’aperçoit du coin de l’œil qu'une ombre qui me se dirige vers moi, mon corps penché pour esquiver le projectile, l'épouventail me plaque au sol, ou dumoins essaye, je me débat, mon poignet pris entre ses doigts, je lache ma lame..

La satisfaction d'avoir pu récupérer ma dague me laisse une fenêtre de tir, je le repousse d'un violent coup des deux pieds joints, frappant directement son estomac alors que ses abdominaux ne s'y étaient pas préparés.

Je me relève d'un coup de rein, place mes mains devant moi et impose quelques degrés de flexion a mes genoux.

Cet air fier qui m'habitait se conjugue maintenant a une irrépressible envie d'en découdre, on peut deviner facilement mes  joues se relever, puis mes sourcils se froncer, cette escarmouche est si savoureuse.

Alors que mon regard nouvellement animé se pose sur mon adversaire, je découvre sa voix s'abandonnant a la folie, a cet air entre la joie et le macabre se mêle ce petit brin, cette petite touche de pensée dénuées de sens.

Il en va même de son petit mot en ma langue natale, tu serais donc des nôtres ? c'était prévisible, comment un si beau visage pourrait appartenir a autre chose que notre belle nation ?

Sa prononciation pleine de fierté du dit-mot allemand laisse échapper en moi comme un petit ricanement, L'ironie est palpable, je pourrais presque la toucher.

Je comprend maintenant pourquoi je me retrouvait en lui, voila comme le miroir de ma race.

Je lance donc, habité par un grand sourire.

"L'issue de ce combat est toute tracée, le Reich sera vainqueur, quoi qu'il advienne"

Espérons qu'il comprenne la nuance.. mais il est aryen, cela ne devrait pas poser de Problème..

Steiner, voila un nom qui me plait.






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Dim 11 Mar 2018 - 21:56

Le Tétrodon avait un peu déconnecté du combat, en partie parce que ce dernier lui plaisait. Quand il trouvait un adversaire avec lequel il s'entendait bien, il ne pouvait s'empêcher d'être joyeux. Ça invitait à la mutilation tout ça, et ça donnait envie de faire naître la peur, l'horreur, la terreur.

Rendu guilleret par le moment, euphorisé par l'absence de ses couteaux bien aimés, il se mit à lever les bras et avancer sur la pointe des pieds, tanguant comme sur un fil invisible, un des cordages dont il était le roi. Il semblait innocent et stupide et – pourtant – gardait un œil sur la demi portion au jeune corps semblable au sien.
Jusqu'à ce que le gamin lui réponde.

Fib leva les bras un peu plus haut et laissa tout son corps pivoter d'une traite, en un retournement élégant et parfaitement maîtrisé. Il baissa les bras, pencha la tête et sourit, son sourire humain caché derrière la monstruosité du cuir.
« Tiens, tiens, tiens... mais qu'avons-nous là ? Serait-ce un copain tout droit venu d'un passé lointain ? »
Il écarta les bras, montra ses mains en signe de paix, soudain plus curieux. Il s'approcha, félin, et abaissa son masque, dévoilant ses dents blanches et son visage sale.

Son avancée se termina sur les mains. Avec souplesse il se laissa tomber vers l'avant, se réceptionnant et se dressant en chandelle, avançant à la manière d'un saltimbanque clownesque et désarticulé, continuant à blablater :
« Il y a encore peu je n'aurais pas compris ta référence tu sais ? Mais maintenant je vois que tu es comme moi petit garçon. »
D'une impulsion il se rétablit sur ses pieds et s'accroupit, observant cette petite chose d'en bas, le reniflant longuement et tendant un index long et sale, odeur de goudron et de sang.
« D'où viens-tu petite chose et où vas-tu ? Ne me dis pas qu'un enfant du Reich se retrouve du côté de Peter, hum ? Ca ne te fait pas chier de servir un autre que le... »
Il s'arrêta un instant, levant les yeux à la recherche de l'information, fouillant son cerveau bordélique pour y retrouver un patronyme.
« … le Furher... »
Le mot roulant sur sa langue, aidant son sourire à s’agrandir.
« Oui c'est bien ça... oh comme ça fait longtemps que je n'ai pas entendu ce mot, qu'il n'a pas meurtri ma bouche... »

Il se souvint soudain qu'ils étaient en plein combat et se permit de rire, un rire lourd, roulant, mauvais. Il brandit ensuite son pouce.
« Pause. Je croise pas un fantôme du passé souvent. J'aime pas trop qu'il me hante mais je ferais une exception pour toi. Qu'en penses-tu petit bonhomme ? Parle à tonton Fib du bon vieux temps... »






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Sam 28 Avr 2018 - 11:23

A l'entente de mes quelques mots, tout le corps de mon fabuleux opposant se détend, il redevient comme désarticulé, le sourire qui l'anime en secret, derrière le masque d'ombres,lui rend l'ironie de sa monstruosité, encore plus effrayant quand il se calme, L'animal.

Les poings s'abaissent, le regard s'attendri, puis les mots recommencent a affluer de sa bouche, laissant derrière l'accent du protagoniste comme un arrière gout de mon Allemagne Natale, de notre Allemagne.

- Tiens, tiens, tiens... mais qu'avons-nous là ? Serait-ce un copain tout droit venu d'un passé lointain ?

C'est dans cette phrase que je retrouve enfin l'humanité en ce camarade, tous deux victimes d'un quiproquo, nous nous détendons, petit a petit, sans pour autant relâcher la garde, du moins pour moi, la pression est a peu près la même, elle a la même saveur, le même gout, l'odeur est juste moins prononcée, la texture moins palpable.

-La d'ou je viens, la suprématie de notre Race se conjugue au présent, l'ami

Voilà qu'il s'approche encore, apaisé, apaisant, et qu'il retire doucement son masque, comme pour se mettre a nu, pour inspirer la confiance.

Il ne le sait pas, mais j'enlève moi aussi mon masque a ce moment, mon regard redeviens plein de vie, le sérieux s'échappe un peu, mon allure froide s'évapore au profit d'une chaleureuse détente.

Il continue, me laissant apparaître pars ses dires une dentition bien trop blanche pour son visage charbonneux.

- Il y a encore peu je n'aurais pas compris ta référence tu sais ? Mais maintenant je vois que tu es comme moi petit garçon.

Il souffre donc lui aussi de troubles de la mémoire, nous en souffrons tous, l'île aspire nos souvenirs, avale nos origines, elle nous désarme tous, nous rends tous égaux en ce sens.
Cela doit cesser, naturellement.

-Mon passé lui aussi me quitte peu a peu, mais je n'oublierai jamais nos origines.


Je tends le bras droit, occasionnant un salut qui nous est propre, avant de retourner mon membre, laissant apparaître mes veines encore enflées de l’adrénaline passée.

- On peut m'enlever mon nom, ma langue, mes mots.


Je place un ongle de ma mains gauche sur mon bras et d'un coup net, trace un joli trait qui laisse sortir quelques gouttelettes de mon précieux sang.

- Ma race, Notre race, elle est là, j'ai notre drapeau en moi.

Du spectacle encore du spectacle, ce que j'aime les jeux sanglants,  montrer qu'on est fort, se faire du mal sans jamais rien montrer, ce regard de feu toujours placardé au visage, c'est comme ça qu'on domine, en montrant que rien ne nous atteint.

Certains ont choisi d'être des pères protecteurs, d'autre des images de propagande, le tout pour devenir puissant.
Je ne deviendrai pas le maître,
Je le suis déjà.

Voila qu'il continue, peinant a trouver ses mots, comme perdu dans ses mémoires, divaguant a travers le brouillard qui embaume notre esprit, dé-terrant le language, lettre par lettre.

Ainsi pense-t-il que je suis du coté du gardien de cet île, non, il le sait, il le voit dans mes yeux, il sait que la haine n'est pas un adjectif que l'ont peut coller au derrière d'un larbin de cet empereur puéril.

Je n'ai besoin de mots, je ricane, méprisant, il me comprendra.

Voila que lui aussi rigole, et continue, s'ouvrant a moi, je suis certainement l'une des rares personnes ici a venir de nos terres, l'un des derniers.

Malgré la sympathie que je lui accorde, ce dernier, adulte, a une fâcheuse tendance a m'infantiliser, vous savez, cette sympathie réductrice que l'on accorde aux enfants, au demis portions, au mioches, je ne suis rien de tout ça.

Je lui réponds, non sans un certain défi.

- En notre empire, on ne pardonne pas l'enfant pour une erreur, on le punit... parce qu'il s'avère que l'homme de race forte est adulte a la naissance.

Je n'ai rien de jovial, rien de candide, je suis un être froid, un esprit calculateur au service de sombres desseins, ma dague repasse dans mon dos, d'un geste ne laissant rien a l'imprécision.

J'ai été élevé militaire, je le reste.






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Sam 26 Mai 2018 - 16:09

Les réponses le feraient presque rire, se tenir le ventre et se rouler par terre. Comme le monde était petit, même celui-ci. Que de joie, il ne savait plus comment exprimer cette excitation fiévreuse qui montait en lui. Il avait envie de glousser, un gloussement hystérique des gens malades et déphasés.

Et ce salut... il lui rappela quelque chose, tirailla encore un peu plus dans le grenier mal rangé de sa mémoire. Il l'imita, mais plus maladroit, plus grotesque, comme un enfant qui voudrait faire pareil que ses parents, une pâle imitation.

« Si tu es adulte à la naissance alors que fais-tu du côté des enfants ? Tu n'as pas abandonné les arts de la guerre mais quoi ? Tu joues avec eux, tu prends le thé, tu fabriques des choses ou... non, non, toi tu es quoi ? Chasseur, à tous les coups. Oui ça te va bien, un petit traqueur de bête. »
Une idée naquit, une idée grandit, et qui l'amusa beaucoup. Il s'éloigna définitivement pour aller chercher ses armes et son corps se détendit. Il rangea ses lames et ses crocs, tout de même prêt à réagir en cas d'attaque. Mais il savait que l'autre ne viendrait plus sur lui, et qu'ils s'écarteraient de leur chemin respectif à la fin de la rencontre. Pas pour l'honneur de la patrie bien sûr, pas pour Fib, mais parce qu'il voyait là quelque chose à faire avec ce bout d'homme.

« T'as du talent, non ? Malin, relativement fort, quoique demi-portion encore... pourquoi ne pas rejoindre les pirates l'ami ? Ceux de notre race n'ont rien à faire avec des enfants et des petites femelles répugnantes. Si tu viens avec nous ton corps va grandir, devenir plus puissant. Tiens regarde... moi j'étais pas plus grand que... »
Il chercha une comparaison, n'en trouva pas, le pointa du doigts.
« Et bien plus petit que toi en fait. Et fluet avec ça. Une crevette. Et tu me vois maintenant ? Prêt à servir le patron. Parce que tu te doutes bien que Hook n'est pas mon vrai capitaine, n'est-ce pas ? Je suis en mission, vois-tu ? »
Le bobard naissait dans son esprit, se tricotait lentement pour prendre forme, et son regard brillait maintenant de malice.
« Parce que les pirates ont dans leurs mains certaines armes, qui pourraient bien aider notre nation »
Rien à foutre de la nation, il n'avait d'ailleurs que des bribes de sujets à ce propos, mais il était quasiment sûr de ne jamais avoir été hypé comme le garçon en face de lui.
Ni Dieu, ni maître, ni endroit à servir.






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Sam 26 Mai 2018 - 22:00

Je perçois en notre ami comme une certaine retenue, comme si un léger brin de rire tentait d'arracher a son visage toute forme d'horreur, lui rendant un large sourire, heureux, surpris peut être ?

Il tente quelques secondes d'imiter mon geste, certes il ne possède ni mon panache, ni ma stature, il s'agit plus d'une sorte de grand squelette désordonné, toutes les pièces sont là, présentes, c'est juste que l'esprit a oublié les méthodes et les coutumes pour les déplacer normalement, il ne présente ici qu'un vague spectacle horrifique, ce sourire dément n'ajoutant qu'inhumanité au personnage.

Là d'ou nous venons, nous ne sommes jamais réellement comme les autres, les anciens de la première guerre m'ont toujours dis, que quoi qu'il arrive, ou que nous soyons, si nous faisons face au danger, on fini toujours par perdre son humanité, petits bouts par petits bouts, une fragmentation tragique qui ne fait de nous au fil du temps que de simple machines, nous transformant peu a peu en une sorte d' "allemand moyen", celui qui agit, malgré les horreurs, malgré la terreur.

Je dois avouer ne jamais avoir connu ce récit, je n'ai pas encore ressenti la peur, ni la honte, et encore moins la pitié, il est évident que les déluges de balles et autres explosions d'obus n'ont fait que retourner le cerveau de ces vieux soldats, ils se sont terrés dans la peur, ont inventés des prétextes, pour se donner raison, se donner envie de quitter le front.

Je suis seul, il n'y aura pas de mutinerie en moi, jamais.

Je n'ai rien perdu de mon humanité, car je n'en ai jamais eu, je n'ai gardé que le meilleur, la force, la douleur, le cerveau.
J'ai mis de coté toutes ces futilités que sont la peur, l'empathie ou bien la joie.

Je ne me contente que dans la réussite de mes plans.
Voilà l'animal que je suis.

- Si tu es adulte à la naissance alors que fais-tu du côté des enfants ? Tu n'as pas abandonné les arts de la guerre mais quoi ? Tu joues avec eux, tu prends le thé, tu fabriques des choses ou... non, non, toi tu es quoi ? Chasseur, à tous les coups. Oui ça te va bien, un petit traqueur de bête

Il a compris, Il a cernés les quelques premiers traits de ma personne, les plus grossiers, les plus facilement accessibles, les seuls que je laisse fuiter, enfin pas avec tout le monde, évidemment.

La question est bonne, mais la réponse est simple, il est toujours plus facile de démanteler un système si nous y avons notre place, c'est le principe même de l'espionnage, mon ultime mission, à moi, dernier messager censé, purgatoire de ce monde irrationnel.

- Pour les enfants, Je suis un enfant, pour les adultes, je suis un adulte, voilà tout.

S'en suivent quelques compliments, agrémentés de maigres arguments pour me faire changer de camp, il est vrai que l'éventualité ne me déplaît pas, si jamais ma couverture se verrait soufflée, et uniquement en ce cas.

Néanmoins, une main tendu envers cette faction de l'île me paraît maintenant essentielle, pour faire tomber un empire, il faut des stratèges certes, mais également des soldats.

Tirer les ficelles est un art, mais encore faut-il y avoir quelque chose a accrocher.

Au milieu de toute cette mixture de banalités que le monstre en face de moi me déblatère en plein visage, quelque chose marque mon esprit, l'occupe, l'intéresse.

Certaines armes, très bien, je n'ai nul doute que les pirates également possèdent leurs moyens, mais quelque chose me triture l'esprit, si Hook et ses hommes possèdent tant de choses, pourquoi n'ont-ils pas encore renversés le grand arbre et sa pitoyable population, il est vrai qu'il est question d'artifices et de magie, mais j'imagines que ces "certaines armes" en font part également, du moins je l’espère.

Même si depuis mon arrivée sur l'île, l’adage a perdu en son sens, je me force a penser que je ne dois croire que ce que je peut voir, toucher, sentir, utiliser.

Un soupir, un air pensif, pensif alors que tout est décidé, une fausse réflexion, trop longue pour un chemin déjà tracé, pour une décision déjà prise.

Le regard reprend de sa hauteur, mes yeux se mêlent de nouveau au siens.

- J'aimerai attester de tout cela, pour être sur que rejoindre vos rangs est la meilleure solution.

Mensonge, comme a mon habitude, mais j'ai de fausse étoiles dans les yeux, de fausses galaxies qui animent mes dires, leurs donnent du sens.
Il faut lui donner l'espoir.

Une fois là bas, j'irais négocier, je veux parler au puissants, non, a l'unique Puissant.

- Je veux parler a ce capitaine, celui qui est le tiens sans vraiment l'être, mon ami.

Qui ne tente rien..






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Dim 27 Mai 2018 - 15:33

Fib ne joua pas le jeu des petits mots qu'on devine et des grandes intentions cachées derrière les phrases. Il aurait pu pourtant, il en avait la capacité ; mais l'envie lui manquait. L'analyse n'était plus son truc depuis longtemps, il avait laissé la place à l'instinct et à la sensation. A l'heure actuelle ça ne servait pas à grand chose, le garçon en face ne laissait rien filtrer, ou pas grand chose : un joli masque d'éducation, un mur de béton autour d'un cœur et d'une personnalité joliment façonnée. Quelques mots lui revinrent en mémoire, dans cette langue lointaine qu'il avait oubliée, dans la bouche d'une personne dont il ne se souvenait qu'avec imprécision.
« Ici on devient ce qu'on fait de nous ».
Ici où ? Dans l'autre monde probablement. Hum ça donnait à réfléchir, et comme tout ce qui donnait à réfléchir, ça collait surtout la migraine.

Fib Steiner éclata de rire.
Les dernières paroles de son « condisciple » étaient claires, et la stratégie le faisait rire. Il conserva son sourire, se cura l'oreille avec l'annulaire avant d'ajouter en reniflant longuement :
« Tu sais ce que ça sens, mon garçon ? »
Il n'attendit pas de réponse, ce n'était qu'un petit effet comme ça, histoire d'augmenter la dose de mélodrame, se donner un petit air acteur.
« Ça pue le bobard ».

Un type normal aurait pu se laisser duper par l'enthousiasme et les étoiles, c'était certain, mais on ne prenait pas si facilement au piège un gars capable des mensonges les moins élaborés mais aussi les plus nombreux. Il nageait au milieu du mensonge, s'étouffait lui-même dans ses propres illusions pour mieux entretenir sa folie, emprisonner sa lucidité.

« Tu joues bien, je t'assure, j'pourrais presque te baratiner que ton père a foutu toutes les étoiles du monde dans tes yeux... juré. Mais prends pas Fib pour un con, c'est une très mauvaise idée... »
Du sérieux soudain, beaucoup plus de sérieux.
« Si tu voulais réellement nous rejoindre, tu serais avec nous depuis longtemps. T'es un petit charlatan, et moi j'aime bien les petits charlatans. Tu trompes Peter en jouant les enfants et ça, c'est marrant »
Oui, ça l'amusait beaucoup, forcément, de savoir que plein de petits vers rongeaient la structure de Pan.
« Mais la captain est pas un type qui rencontre les enfants, il est plutôt du genre à les jeter à l'eau, par la planche, les voir couler au fond, comme plein de jolies petites pierres parmi les poissons. Blop, blop, blop. »
Il continua un petit moment à faire de petits sons de bulles du bout des lèvres, puis finit par cesser, fixant ailleurs, l'air rêveur.
« Le Roger est pas pour toi mais j'peux te montrer le port, c'déjà bien. Peut-être même que tu pourras tailler le bout de gras avec quelques forbans qui t'aideront. Moi j'suis pas dans les p'tit papiers de notre Jean d'Fleurette... mais les catins seront contente de parler avec un petit gars. »






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Dim 27 Mai 2018 - 22:35

Je ressent aux premières remarques comme ce magnifique sentiment de réussite, celui de la gloire du piège, j'ai le regard de ce vautour, qui s'apprête a fondre sur sa proie, celle qui est au sol, dépourvue de toute chance de survie, c'est le sourire du fou qui constate que sa sordide manigance aboutit enfin, celui du chasseur qui devine l'animal se prenant les pattes dans son piège.

- Ne serions nous donc pas deux a laisser traîner derrière nous comme un mauvais air de mensonge ?

Sachez, amis pirate, que le Sang Froid ne laisse paraître que ce qu'il juge utile, et qu'il est maître en l'art de la tromperie.
Il sait que ces arguments sont bien trop maigres pour convaincre un esprit comme le mien, sans oublier qu'ils ne me laisse aucune réelle preuve de l'existence de telles preuves, j'y ai cru, un instant, et j'ai utilisé ce léger soupçon, ce léger soupir plein d'espoir, je l'ai exagéré, magnifié, mais il m'as compris, il est donc bien malin, digne de son rang, digne de sa race.

Arrêtons donc de jouer le jeu des mensonges, il a l'air de m'avoir pris en amitié, il admet même qu'il apprécie les gens comme moi, ce qui est cocasse, car il n'existe aucun être ne pouvant égaler mes masques, de quelque univers qu'il soit.

Perdu dans un accès d'une trop lucide folie, il m'avance quelques vérités que je connaissais déjà, le tout non sans appuyer la sympathie qu'il possède a mon égard.
Il est vrai que si mon objectif était réellement de fuir le grand arbre, j'aurai pu le faire, très vite, dès le début de mes expéditions, quand j'ai rencontré Psy, Pirate énigmatique et solitaire, traînant son reflet et son esprit aiguisé a la surface de l'eau.


- Il n'as qu'à m’accueillir en adulte, car j'en suis un.


Il est vrai que, plus le temps passe, plus je m'extirpe de cette carcasse d'enfant dans laquelle le monarque me veut bloqué a jamais, ce corps fin qui était le mien est maintenant bordé de divers muscles, finement ciselés, le regard n'est plus celui d'un rejeton, j'ai trop souvent la haine dans le regard, un mépris si omniprésent que l'utilisation de masques en est maintenant obligatoire.

- Arrives-tu a discerner le moindre soupçon de peur en mon regard ? La moindre hésitation ?

Le menton relevé, juste assez pour imposer ma stature mais pas au point d'en être irrespectueux, je plonge mes deux claires pupilles en les siennes, cet air de défi toujours collé a mes pupilles, il ne s'agit là pas de masques, pour une fois.
Il s'agit de moi, Twice, éternelle accumulation d'intelligence au service d'une cause au futur inconnu.

- J'ai tué les sentiments de faibles dans l’œuf, voilà ce qui fait de moi un homme.

Estime toi heureux, Fib, tu parles ici au véritable Twice, c'est évidemment car cela m'arrange, mais sois en content tout de même, tu es digne d'écouter les dires de quelqu'un de ton rang.

L’honnêteté étant un phénomène rare pour qui se souhaite arriver a ses fins.






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Mer 30 Mai 2018 - 15:28

« Il n'a qu'à m'accueillir en adulte ». Tiens donc... Une proposition de quitter la bout de bois pour rejoindre le grand navire des fous dansants ? Un aveu dangereux surtout, parce que Peter a peut-être des petites sentinelles par-là, des oreilles fouineuses et malines, coquines et mutines, qui pourraient rapporter ces mots.
Mais est-ce grave finalement ? Vu que le petit bonhomme ne semble pas gêné par l'idée de devenir transfuge. Ou alors est-ce encore un piège, un jeu, un filet trop serré qui pourrait se refermer sur de grandes gorges adultes ?
Au fond Fib s'en fout.

« Je ne le cherche pas, il n'y a pas plus menteur qu'un vilain petit regard, surtout chez les gens comme nous »
Pas les anciens, vilains, aryens – cette vie là n'existait plus depuis longtemps – plutôt chez les tricheurs, les menteurs, les fourbes ne travaillant pour rien d'autre que soi. Car même si le garçon en face se rengorgeait de sa dangereuse provenance, il devait bien savoir qu'il n'avait aucune chance de rentrer chez lui un jour, non ? Ou alors il ne savait pas ? Oh s'il ne savait pas ça allait être drôle, si drôle, le jour où il le découvrira.

« Tuer les sentiments ne fait pas de toi un homme mais un idiot »
Il en savait quelque chose, lui qui laissait les siens l'envahir jusqu'à la rupture. Il n'était pas plus malin cela dit. Que des idiots ici, idiots partout : sur le cargo, dans les roseaux, dans les coquelicots même.
Des idiots ayant suivi un fou au crochet ou un dangereux rêveur au sens volé.

« M'enfin, ce n'est pas mon problème »
Il se retourna levant le bras et agitant l'index pour lui faire signe de le suivre. Il voulait voir le capitaine ? Soit, allons voir le capitaine.
Il était un petit navireuh, il était un petit navireuh... ♪






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Mer 30 Mai 2018 - 22:31

- Je ne le cherche pas, il n'y a pas plus menteur qu'un vilain petit regard, surtout chez les gens comme nous

Je lui accorde un sourire complice, faisant écho a celui d'épouvante qui est en permanence collé sur son visage, il est clair que nous nous comprenons, nous parlons un langage qui est notre sans pour autant nous appartenir, qui est universel mais qui ne s'apprend que de soi même, un m"lange de folie, d'acharnement, de quelques peurs rémanentes, et surtout, de démence.

- Tuer les sentiments ne fait pas de toi un homme mais un idiot

Étrange façon de voir les choses, que je dois avouer ne pas comprendre, ce genre d'idée proviennent sans doute d'une exposition bien trop longue a la malfaisante féerie de ces terres, faisant naître en lui comme un désir d'introspection, se comprendre pour s'en sortir, comprendre ses sentiments donc.
Voilà donc pourquoi je suis si fort, si solide, je me connais, me contrôle, car je n'ai rien eu a apprendre de moi même.

On m'a modelé, depuis ma naissance, afin de ne garder que le meilleur, la connaissance de mes forces est une façon de se comprendre, la méconnaissance de mes faiblesses malgré un cerveau avancé n'est que preuve de ma quasi-infaillibilité.
Soyons Honnête avec notre ami aryen, après tout, il est question ici de trouver un lien entre mes manigances et les forces pirates, il faut faire bonne mine et plaire.

- Bien que je ne la comprenne pas, j'imagine que ta théorie a du sens.

Face a une certaine marque de respect de ma part, je n'ai droit qu'a une vague réponse, désintéressée, mais qui me plaît, il est vrai que je ne me veux être problème de personne, ne jamais être redevable, ne jamais s'appuyer trop sur les autres, pour ne pas être emporté dans leur inévitable chute

- M'enfin, ce n'est pas mon problème

Je regarde autour de moi, de manière théâtrale, détaché quelques secondes de notre conversation,arrêtant ma rétine sur chacune des bêtes que j'aperçoit, chaque bête que je peut deviner.

- Je suppose que nous avons tous notre façon de nous sentir bien vivant, moi, c'est la chasse, considère ça comme mon unique sentiment.

C'est alors que, comme pris dans un sursaut d'énergie nouvelle, le tétrodon me fait signe, après s'être retourné, m'invitant ainsi a le suivre, très certainement pour aller chez lui, chez les Pirates, ou dans un piège, dans une fourberie sans nom qui lui ressemblerait bien.

Je presse le pas, ayant des jambes définitivement plus petites que les siennes, le tout en passant autour de ma nuque mon écharpe, commençant quelques manipulations afin de me couvrir la tête.

Si nous allons là ou nul ne doit aller, personne ne doit le savoir, cette écharpe longue maintenant camouflant mon visage, je marche au niveau du Monstre aux cheveux blancs, je ne lui pose même pas de question, il a l'air pris d'un certain entrain, d'une certaine motivation, il va se passer quelque chose,

Mais quoi ?






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Jeu 31 Mai 2018 - 11:51

Une théorie ? Tandis qu'il marchait – ses coutelas bien en main pour tailler dans la jungle hostile – Fib repensait à ce mot, sans parvenir à lui donner du sens. Il n'aurait pas dû avoir son esprit ailleurs, le pirate, pas sur le territoire des bêtes qui dévorent et des lianes qui étranglent, surprennent... qui tuent. D'un autre côté la concentration n'était pas son fort et il avait avec lui un enfant qui ferait le travail à sa place. Il avait toujours survécu même comme ça, même sans toujours faire attention, juste en laissant venir à lui les ennuis et les dangers et en les écrasant. Il n'était pas puissant, il avait simplement confiance en lui et savait qu'il gagnerait.
Sauf contre quelques peaux-rouges, et la nuit. Mais ça c'était une autre histoire.

Il ne s'attarda pas longtemps sur les états d'âme et chassa bien vite toute trace d'intelligence et de réflexion dans sa caboche déjà trop pleine. S'attarder sur autre chose que le chaos ou la destruction lui faisait mal dans la poitrine, ça ne remplissait pas assez. Oh non, non, non. Il fallait combler le vide, d'un saut, de gravats, de terre ou de sang.

Les pas du Tétrodon étaient sûrs, son corps lui soufflait ce qu'il devait faire, il n'avait pas besoin de regarder. Ses pieds nus – qui commençaient à avoir froid – évitaient les lianes dangereuses, les trous et les épines mortelles. Il obliquait souvent, pour éviter une bête qu'il sentait tapie tout près, et à qui il ne faudrait surtout pas tourner le dos. Il gonflait souvent le torse et carrait les épaules, prenait du volume pour menacer et effrayer, pour éviter le combat.
Grand mais petit tétrodon.
D'habitude il préfèrait évoluer dans les hauteurs, passer par les arbres : un peu moins dangereux. Mais qui lui disait que l'autre garçon suivrait ? Il ne pouvait pas prendre le risque. Pas de perte de temps.
Il ricana seul, un rire mauvais qui roula dans sa gorge et résonna en tonnerre dans sa poitrine.
Perte de temps ? Mais qu'il était drôle...
Il s'était arrêté depuis bien longtemps.
Vague d'ennui. Besoin de mots.

« En vrai... »
Commença-t-il alors qu'ils quittaient doucement la jungle pour arriver dans une zone moins hostile.
La suite de sa phrase mit longtemps à venir, parce qu'il cherchait son chemin, levant le nez en l'air pour sentir les embruns de la mer, et l'odeur de pourriture du port. L'odeur de bois et de corde n'était pas là aujourd'hui, le Roger gardait le silence.
Il se frotta la poitrine en grimaçant. Trop de sérieux.
« Je sais plus ce que je voulais baver. »
Il reprit la marche, puis se décida à finalement poursuivre sa phrase, sa pensée perdue dans le désordre ; la discussion s'organisant dans une logique qui, pour lui, semblait simple et évidente.

« Je comptais t'amener au baron, histoire qu'il me doive un truc de plus. Tu t'es déjà battu contre des zombies ? J'sais pas pour ceux qui sont dedans, mais moi quand je regarde c'est l'éclate. J'me souviens d'une gamine toute douce, toute tranquille... BAM elle s'est faite bouffer la tronche c'était génial. Des petits bouts partout, par-ci par-là... »
Marchant toujours, il agita les mains pour indiquer la répartition des morceaux. Ça le faisait rire. Il se demandait si le petit copain, là, aurait fini pareil.
« Mais à force de regarder c'est un peu ennuyeux... je te préviens tu as intérêt à m'offrir du spectacle petit gars. Sinon je vais regretter de t'avoir traîné dans mon chez moi. »

Et puis plus rien, plus un mot jusqu'à ce qu'ils foulent du pieds le sable de la plage. Il ne porta même pas attention au réponse du chasseur, ou alors y prêta attention mais pas assez pour s'en souvenir.

Il accéléra l'allure, ses pieds s'enfonçant, faisant fonctionner les muscles puissant des mollets et des cuisses. Enfin ils arrivèrent au port et il posa les mains sur ses hanches, fier d'être rentré à la maison :
« Bienvenue au port petit gars : maintenant soit t'es doué, soit tu meurs ».






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MessageSujet: Re: Blutsbrüder   Jeu 31 Mai 2018 - 23:17

Avançant a deux comme un seul homme, nos deux têtes claires de cheveux et d'orbites enchaînent les pas a une vitesse relativement impressionnante en vue de l'état de la flore environnante, affaiblie par le gel mais toujours vivante, toujours luxuriante bien qu'encline a la rupture.

Il est la machette, je suis le la sentinelle, tout deux perdus pour quelques temps dans les méandres hasardeuses et dépravées de nos deux cerveaux abîmés, je le sens, quelque chose nous réunit, quelque chose de plus que notre apparence, qui n'est pas le bleu océan qui partagent nos pupilles, quelque chose d'autres.

Ça pourrait être le simple instinct du chasseur, de deux chasseurs, mais il n'est ici pas question de cela, il est vrai que nous avançons dans une certaines osmose, adaptant chacun nos bonnes pratiques au comportement de l'autre.
Mais tout cela paraît trop naturel, c'est une évidence,nous survivons en cet instant non pas seuls, mais bien a deux.

Quelque chose d'autres plane dans l'air, c'est a la foi agréable, a la fois inquiétant, c'est le confort d'un radeau perdu dans un océan de gêne... nous sommes comme englobés dans une bulle a l'ambiance douteuse, isolés de tout danger, mais également de toute pensée naturelle, nous n'avons ici rien d'humain, mais rien d'animal, rien de logique mais rien de magique.

C'est une logique bien étrange comme domine la mécanique de nos conversations, il déblatère quelques incohérences, qui lui ressemblent, il y'a des mots que je ne connais pas, des choses qui ne semblent pas faire de sens, mais pourtant, je n'y accorde pas d'importance, comme si cette envie inaliénable de tout expliquer s'était enfin évaporée, peut-être est-ce la présence de ce frère de sang qui me soulage, un peu comme un aîné qui veillerai sur moi, dont les connaissances démentes mais bien réelles de ce monde aux milles artifices me libéraient de ces vieilles angoisses, de ce futile désir de tout expliquer, de trouver une raison à tout.

Ça parle de barons, de "zombies", et de scènes dégoûtantes qui en ferai vomir plus d'un, pourtant, je suis placide, j'acquiesce, je questionne, je m’intéresse, si cet univers est le sien, je suppose que je dois y poser le pied, si ce n'est pour n'y être jeté, et m'y perdre.

Alors que le Pirate écarte quelques ultimes branches, aperçoit au loin quelques chaumières, quelques fumées, quelques feus..
Les odeurs typiques du bord de mers, le bruit caractéristique du ressac s'écroulant sur lui même après avoir heurté quelques carcasses de bois, les bateaux, les hommes...

Nous y voilà donc.

Après quelques dizaines de secondes, qui me parurent trop rapides, tant mon regard se portait sur chaque bâtisse, sur chaque personne, personnes qui me dévisageaient d'ailleurs souvent sans la moindre retenue, certainement étonnées de voir arriver au pas de leur porte l'étrange binôme qu'était le notre.

J'examine les environs, me dessinant a chaque nouvel embranchement un itinéraire de secours, je décide en mon esprit comme la genèse primaire d'un semblant de carte.

- Bienvenue au port petit gars : maintenant soit t'es doué, soit tu meurs

Comme pour ajouter un peu plus de poids sur mes épaules occupées par tout ce travail d'analyse, le tétrodon me lance une sorte de mise en garde, a laquelle je réponds avec défi.

- Tu m'as vu procéder, tu sais bien que je ne suis pas de ces faibles.

Le monde de Peter n'est pas le mien, celui des pirates non plus, mais il est évident qu'en me présentant ici, je nage a contre courant.

Espérons que cet océan puant la testostérone ne m'engloutira pas..
Du moins, pas entièrement.






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