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Marée
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MessageSujet: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Ven 20 Juil 2018 - 21:36

Je posais doucement un pied sur le sable, restant toute fois assise sur mon roché. Doucement je me laissais glisser à terre, collant mon dos à la pierre froide. C’était rare que j’explore le rivage seule, mais aujourd’hui mes sœurs avaient voulu aller explorer l’île plus profondément après avoir mangé, chose que j’avais refusée. J’étais donc retournée à l’eau avant de décider quoi faire. Ce fut un murmure que mon père me rapporta qui me fit prendre ma décision de retourner à la terre ferme : de nouveau objets s’étaient échoués sur le rivage. Malgré mon déplaisir de me retrouver en dehors de l’eau, la tentation fu plus grande. C’est comme ça que je me retrouvais, une fois transformée, à descendre de mon rocher prudemment pour retourner, une seconde fois cette nuit, sur la terre. Je pris un instant appui sur le rocher, prenant garde de vérifier les alentours, la nuit semblait cependant calme. La lune se reflétait sur l’eau, les vagues allaient et venaient paisiblement et le vent faisait bouger les feuilles des arbres doucement.  Je ne pris pas le temps de savourer ce moment, tournant simplement mon attention sur cette plage jonchée d’objets divers une fois que la voie me semblait libre.  


Un pas après l’autre je me frayais alors un chemin. Je n’étais pas gracieuse quand je marchais, pas autant que je ne l’étais en nageant ça c’est sûr, mais vu qu’il n’y avait personne cela m’importait peu. Je soulevais quelques objets qui attiraient mon attention avant de les jeter quelques secondes après, non satisfaite de ma trouvaille.  Ce ne fut que lorsque je trouvais une valise cadenassée que je m’arrêtais. C’était un mécanisme moderne, une combinaison de trois chiffres débloquait les tirettes. Etant donné que j’adorais faire tourner les manettes et n’ayant rien d’autre à faire, je me mis à jouer avec, essayant plusieurs combinaisons. Je fus cependant déçue en découvrant que la combinaison n’était autre que : 1, 2, 3… On avait vu plus ingénieux ! Secouant la tête je décidais quand même de jeter un coup d’œil à l’intérieur. Immédiatement un sourire naquit sur mes lèvres en découvrant que la valise était pleine à craquer de vêtements. Des vêtements féminins à en juger par les couleurs ! Ravie je me mis à fouiller dans cet amas de tissus à la recherche de la perle rare. Je trouvais quelques shorts sans importance à mes yeux, ainsi que des t-shirts en coton. Quelques bouts de ficelles aussi, à défaut d’appeler ces centimètres de tissus autrement. La majorité passa par-dessus mon épaule, sans un regard, n’ayant pas de grand intérêt pour moi. Je cherchais de la soie, de la tulle, de la mousseline, pas des choses aussi vulgaire et lourdes tels que le coton ou le jeans ! Enfin au moins je ne risquais pas de tomber sur ces vielles robes lourdes avec leurs quatre couches, leurs corsets et autres atrocités. Du gros n’importe quoi la mode à cette époque.


Finalement ma recherche ne fut pas veine quand je tombais enfin sur des vêtements d’une meilleure qualité au fond de la valise : deux nuisettes en satin furent jugées par mon regard critique et inspecté sous toutes les coutures. Finalement les deux furent lancée au loin : la dentelle de la première ne me convenait pas et la couleur de la seconde m’horripilait ! Ce fut quand mon regard accrocha un bout de tissu verdoyant et transparent qui dépassait timidement d’en dessous d’une robe noire que mon sourire se fit étincelant ! Tirant dessus avec précaution, je découvris une robe dont le jupon était composé de plusieurs couches de voiles superposés, tout comme le haut doublé, en plus, d’un tissu plus opaque. Certainement pour que rien de la nudité ne transparaisse. Ah ces femmes prudes ! Pas que je sois particulièrement exhibitionniste, mais pourquoi s’encombrer quand on peut faire simple. Je contemplais ma découverte quelques instant, le retournant entre mes doigts avant de me relever et la tenir devant moi, pour comparer la taille. Un peu trop grand pour moi mais c’était sans importance car avec une paire de ciseaux je saurais faire le nécessaire. Ce qui m’enchantait le plus était cette magnifique couleur vert foncé qui se rapprochait beaucoup de celle de ma nageoire. J’aurais de quoi porter prochainement !  Je rigolais doucement ne faisant un tour sur moi-même, laissant les volants prendre un petit envol alors que je pressais la partie du haut contre ma poitrine.
Ce fut la que mon regard capta un reflet jaune à la lisière du bois, non loin de ma position. M’arrêtant nette je tendis l’oreille sans pour autant me départir de mon sourire, après tout je n’étais pas une jeune fille sans défense. N’entendant rien, je pris ma voix la plus mélodieuse, y ajoutant une touche d’hésitation, avant de lancer :


« Il y a quelqu’un ? »


Si jamais c’était une personne mal intentionnée je saurais me dérober et échapper par l’étendue d’eau derrière moi. Le tout était de ne pas divulguer que je n’étais pas une petite chose fragile, comme l’indiquait mon corps d’humain. Sans mes dents longues ou encore mes griffes qui aurait peur de moi ? Après, tellement d’êtres mystérieux peuplaient cette île, que je me méfierais même de celui aillant l’air le moins dangereux.


Dernière édition par Marée le Dim 26 Aoû 2018 - 11:09, édité 1 fois
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Dusty
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Sam 21 Juil 2018 - 17:00

C'est la nuit et Dusty est pas encore rentré à la maison.

Il a l'encolure chargée des dépouilles aux coyotes, des chiens de sable qu'il a été difficile d'abattre. Ses doigts sont peints de rouges, le rouge aux bêtes et peut-être le sien, si on regarde bien. Dusty se pose jamais vraiment la question, il tue et c'est tout.

Mais il se dit qu'il aurait dû emmener un compagnon pour la Chasse, parce qu'il a personne à qui demander : "Est-ce qu'on est encore loin ?" Il est un point dans la jungle, Chiendent. Et Chiendent est mauvais pour se repérer, même en flairant très bien les parfums de la sylve.

Longtemps il marche, peut-être dix ans.

Ses bottes traînent dans la boue, ça lui éclabousse les mollets. Même que le sang chaud des coyotes coule un peu sur ses omoplates, goutte à goutte, jusqu'à sécher et devenir bruni. C'est vrai qu'il a une sacrée bouille d'enfant des poubelles, Dusty. Il est tout sale, plus que d'habitude. Et ça lui gratte le crâne, vraiment fort.

Heureusement il fait frais, c'est ce qu'il a remarqué quand un zéphyr est venu alléger le poids de la mort sur ses épaules. Maintenant il rase la crête de la forêt, très près du littoral. Trop peut-être, parce qu'il entend le bruissement des frondaisons au moment où on dirait que quelqu'un chantonne ou bien parle ou bien s’esclaffe ou bien ou bien ou bien...

... Quelqu'un.

Vite ! Enfant-chiendent se cache, plie ses genoux et, accroupis, observe entre deux feuillages d'où percent ses yeux rouges. C'est si vif qu'il oublie même que ça lui démange le cuir chevelu, que ses proies pèsent trop lourd et qu'il y a plein de peinture rouge sur son dos.

C'est quoi ? C'est une fille.

Elle marmonne, se trémousse derrière des voiles de satin et des tissus bariolés. C'est joli, on dirait une danseuse. Qu'est-ce qu'elle fait ? Dusty sait pas, il comprend pas bien ce que ça fait là. Il se dit que c'est une Garçonne Perdue qui a oublié le chemin de la maison aussi, mais c'est pas une Chasseuse c'est sûr. Oui c'est sûr.

Pendant quelques éternités seulement, Dusty la regarde, sans bouger, sans parler et sans renâcler. Maintenant il en est certain, c'est vraiment une fille. Mais qu'est-ce qu'elle fait toute nue ? Elle a l'air d'essayer plein d'habits qu'elle tire aléatoirement d'une grande boîte.


Il y a quelqu'un ?


Oh oui oui, il y a quelqu'un ! Il y a Dusty. Mais quand la question est posée, même lui il semble pas réagir à l'interrogation, comme si ça pouvait pas être lui le quelqu'un. Alors du coup il répond pas, laisse les feuilles touffues caresser ses joues et le vent salin titiller son museau. La mer, il aime pas la mer. Il aime pas non plus ce qu'il en sort. Mais une fille qui porte des jambes, c'est une Garçonne Perdue non ?

Lentement il laisse les animaux glisser de ses épaules, leurs yeux clos et la gueule à demi ouverte. Deux coyotes, Papa et Maman, le fils encore dans le ventre, sûrement.

Voilà il abandonne son butin, à l'abri.

... Mais à la dernière minute, il se rétracte et récupère Papa dans ses bras. Et puis il sort des fourrées pour approcher timidement la calanque, ses pas qui s'enfoncent dans le tapis tout mou. C'est chouette comme sensation, il tangue un peu, ses sourcils se haussent et son cœur qui bat sursaute. En plus il a Papa avec lui, sur l'épaule, c'est moins facile de progresser.

Pas une seule seconde Dusty s'imagine qu'il pourrait faire peur avec sa proie morte, le regard de sauvage et son teint d'amarante séchée. En plus, il sent mauvais. En plus, il est sale. En plus, c'est Dusty.

Et pourtant, à quelques mètres à peine de la danseuse, il s'arrête, le dos droit. Il fixe la Garçonne mais jamais vraiment dans les yeux directement, parce que c'est pas poli de faire ça, il sait.

Finalement il y a un gros moment de flottement gênant.

Dusty a pas trop conscience de ça, pour lui c'est très important, ce premier contact où ça se jauge des pupilles et des auras. Et pour de bon il laisse Papa échouer dans le sable, entre lui et la danseuse, comme un signe d’amitié, comme les Peaux-Rouges font. Il fait tout ça Dusty, pendant que ses couteaux dorment près de ses hanches, silencieux comme la mort.

Jusqu'à ce que son timbre de voix rocailleux et crasseux comme lui s'élève.

- Tu fais quoi ? Ça a l'air bien.







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Marée
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Sam 21 Juil 2018 - 22:33

J’attends. J’attends, patiente et immobile. Quelque chose a bougé dans les fourrées, j’en suis sure. Un reflet jaune… Une créature ? Un curieux ? Une fée ? Aucune idée, mais il y a quelqu’un. Ma nudité ne me gène pas. Bien au contraire, c’est un atout et une distraction contre bien des attaquant et pour bien des hommes. Du coup j’attends calme et sereine, mais intérieurement je suis sur mes gardes. Un bruissement attire finalement mon attention. Je ne suis pas douée pour chasser sur terre, je ne sais ni prévoir ce qui ne bouge ni quel sera son prochain mouvement. Et pourtant je ne bouge pas. C’est quand une tête blonde sort finalement de là, que je penche la tête, un sourire amusé aux lèvres. Un garçon perdu. Chaque peuple qui vit sur l’île ou dans ses alentour à ses signes distinctifs : vêtements, démarche, manière de parler, endroits fréquentés. Vu l’état des vêtements et la nature de ces derniers cela ne pouvait être qu’un garçon perdu. De plus il avait l’air encore jeune et ne semblait pas avoir atteint une certaine maturité.


Je n’ai plus faim ce soir, je ne compte donc pas le manger, mais je suis curieuse et amusée. Aucun soin dans son apparence, aucune élégance dans ses pas. Du coup je me demande ce qu’il veut. J’ai un sourire amusé en le voyant tanguer un peu mais ne rigole pas ouvertement. Les garçons perdus, surtout les chasseurs, ne sont pas à rendre à la légère. A chaque pas qu’il fait je le détaille un peu plus, découvrant petit à petit le personnage qui approche. Ses vêtements ne sont pas que sales, ils ont l’air d’être fait de la terre elle-même, la carcasse qu’il balade sur son épaule n’arrange rien à la chose et ses yeux rouges tranchent avec la couleur de sa peau. D’ailleurs il ne baisse pas le regard sans pour autant me regarder droit dans les yeux. Moi je ne me gêne pas et le détaille de la tête aux pieds en fixant son regard à la fin, avec un petit sourire amusé sur les lèvres. Je n’ai pas spécialement peur, je sais me défendre. Mais je suis intriguée : sa démarche, son attitude… Il dégage quelque chose que je trouvais amusant à regarder. J’attend qu’il dise quelque chose ou qu’il bouge, mais rien ne vient. Alors je le détail, essayant de comprendre le garçon que j’ai face à moi. Une odeur désagréable vient me chatouiller les narines lorsque le vent tourne et souffle dans ma direction. Je fronce le nez en comprenant que c’est son odeur à lui. N’ont-ils pas des mères pour s’occuper d’eux et les nettoyer ?


Finalement il bouge et laisse tomber la carcasse au sol. J’y prête attention un court instant, le temps de reconnaitre un coyote mort, avant de relever mon regard vers le sien, haussant un sourcil en attendant la suite. Un cadeau pour moi ? Il me semble que les peaux-rouges font quelque chose dans ce genre, enfin je crois. Mais là, il s’agit d’un garçon perdu il me semble. Peut-être me confond-t-il ? Qui sait. Je plonge mes yeux dans les siens, le vert rencontrant le rouge. Il parle. Le timbre de sa voix me sidère. Nous les sirènes nous chantons, nous endormons, nous attirons de nos voix. C’est une arme, un atout mais avant tout c’est la beauté de cette voix, le timbre doux et mélodieux qui compte. Ce qui me sidère est donc qu’une voix puisse être rocailleuse et rêche comme la sienne. D’un autre côté elle correspond à ce que j’ai face à moi. Je rigole doucement à sa question, toute l’innocence et la franchise enfantine y transperçant. Pas de remarque sur ma nudité, pas de tentative d’approche, de regard baladeur ou insistant. Juste une pure curiosité enfantine. Souriant grandement je réponds enjouée :


« Je m’amuse. Et toi ? »


J’ai un doute qu’il comprenne ce qui me motive à collecter des tissus, à imiter les nageoires de mes sœurs plus âgées. Surtout pour le garçon perdu qu’il était, grandir et même plus : vouloir grandir, est un concept inconnu voir contre nature. A quoi bon lui expliquer. Et puis je ne m’entais pas, c’était amusant de fouiller des vêtements et de faire des découvertes sur cette plage. Je m’approche d’un pas de lui, fronçant à nouveau le nez face à l’odeur qu’il dégage et lance avant qu’il n’ait le temps de répondre :


« Tu viens prendre un bain ? »

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Dusty
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Dim 22 Juil 2018 - 11:52

Elle s'amuse.

Dusty a la tête qui pèse un peu sur le côté quand il entend ça. Lui il s'est jamais amusé pareil, tout nu tout dépareillé sur le bord de mer en pleine nuit. Peut-être parce qu'il chasse, que ses couteaux ont un son plus important que le clapotis de l'eau.

Oui, oui c'est sûrement ça. L'eau est mauvaise.

- Je chasse.

Qu'il dit le plus simplement du monde, son timbre de voix connaissant bien peu de variations par rapport aux sourires éternels de la danseuse. Des sourires qui changent de forme et de couleur, un peu comme les parures qu'elle agitait entre ses doigts avant qu'il arrive pour tout faire arrêter.

Et puis une énorme chair de poule mord toute la nuque à Dusty quand elle l'invite à rejoindre le bac sans fond, la grosse marmite aqueuse, la mort sûre et les pieds grignotés par les titans de l'écume. L'océan.

- NON ! JAMAIS !

Son nez se fronce subitement, il remue du visage comme le chat à qui on veut adresser des caresses entre les deux oreilles. C'est vraiment horrible, comme proposition.

- Tu es folle. L'eau te dévorera, elle t'attrapera et plus jamais tu sors. Non !

Chiendent recule, comme alerté par l'horreur liquide qui rampe sur le tapis de sable. Ses pieds s'entremêlent à des jouets perdus sur le rivage, des cymbales, des poupées à l’œil cassé, un jeu de l'oie et plein de boutons de couture.

Il ne regarde plus du tout la fille, craquant seulement des genoux pour s'accroupir encore, près de Papa. Puis il dégaine une lame de son fourreau pour trancher sec dans l'abdomen de l'animal. C'est si brutal et sanglant, pourtant l'expression du Garçon est soignée, ça n'a rien à voir avec l'état de ses cheveux ou son odeur repoussante.

- Moi je suis Dusty.

Dans sa paume il tend le foie de coyote, tout droit vers la fille aux cheveux dans le vent.

- Et toi tu t'appelles comment ?







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Marée
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Lun 23 Juil 2018 - 18:19

Je hoche la tête doucement, mon regard se pose un instant sur le coyote par terre. C’est une réponse évidente au fond. J’espère juste ne pas finir sur sa liste de proies, je ne suis pas sûr de digérer autant de crasses d’un coup. D’ailleurs je lui demande s’il vient prendre un bain quand je sens son odeur. Un petit bain ne lui ferait pas de mal. Mais sa réaction m’étonne. Elle est virulente au point ou je recule d’un demi pas et lève une main devant moi au cas où… Je le gauge du regard alors qu’il reprend. J’éclate alors de rire, abandonnant la posture défensive que j’avais prise. Mon père à en effet un appétit féroce mais il ne dévore pas. Pas de la sorte. Cependant la fin de sa phrase peut paraitre véridique d’un certain point de vue. Une fois que mon père dévoile en effet la beauté de son royaume, je vois mal pourquoi des gens remonteraient à la surface… Donc oui d’un certain côté jamais on en sort. Mais allez expliquer cela à un enfant qui ne doit pas grandir. Et qui en a peur surtout. Je souris malicieuse alors qu’il a reculé, car oui il a peur. C’était toujours drôle de voir des gens avoir peur de l’eau alors qu’au fond : on ne trébuche pas, on ne s’égratigne pas, on ne tombe pas, on ne se tord pas la cheville. Tellement de bonnes raisons d’aller flâner tranquillement, et élégamment, dans le royaume de l’Océan.

Je n’ai pas le temps de me remettre de mon rire qu’il s’accroupis. Je penche la tête et l’observe, curieuse de voir ce qu’il allait faire. L avait quelques attitudes d’apaches quand même, mais ça dégaine ne faisait aucun doute : il était un garçon perdu. Peut-être que plus tard, au lieu de devenir pirate il deviendra Peaux-Rouges ? Qui sait. Il écorche. Le geste est brusque et brutal, mais nette et précis. Il sait ce qu’il fait. Voila pourquoi il ne faut jamais sous-estimer un garçon perdu. Ce ne sont que des enfants… Des enfants armés jusqu’aux dents pour certains et plus tôt habilles. Je me demande s’il sait que je suis une sirène. Joueuse je m’approche alors de lui, m’accroupis à mon tour pour prendre le foie de sa main et, en contre partie lui poser un baiser sur la joue.

« Moi je suis Marée ! »

Je me recule et soupèse le foie dans ma main, une moue sceptique sur le visage. Je mange des humains souvent. Est-ce que ça aurait le même goût de manger un coyote ? Ma curiosité est piquée. Bien sur je me suis déjà posée cette question avant, mais je n’ai jamais chassé un animal pour me nourrir. Je boudais l’île mais je respectais la faune et jamais je n’aurais commis un tel acte juste pour me nourrir alors que l’Océan me nourrissait avec suffisance avec tous ces matelots échoués. Mais ici j’avais l’occasion de goûter un animal sans pour autant l’avoir chassé ce qui était une bonne chose. J’ouvris alors ma bouche, laissais mes dents s’agrandir avant de mordre avec élan dans le foie. J’arrachais un bout de chair que je mastiquais un instant avant d’avaler.

« Hm… Les humains on meilleur goût. Et donc, tu n’aimes pas l’eau ? »

Comme si de rien n’était, je reprenais la conversation, ma bouche tachée de sang, tout en lui rendant le reste du foie du coyote. Non sérieusement la chair humaine avait un goût de plus frais… Peut-être parce que mes proies étaient souvent en vie quand j’entamais mon repas ? Qui sait.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Lun 23 Juil 2018 - 22:47

Marée, elle s'appelle Marée.
Marée comme quoi ? Marée comme le bleu ? Marée comme l'eau ?

- Marée comme les Mères.

Parce que Dusty il pense qu'une Mère aurait pu s'appeler comme ça.
Oui c'est sûr maintenant, il en est persuadé.

- Tu étais Garçonne ? Au Grand Arbre. La maison.

Il demande de sa voix blanche rouillée, de ses yeux grenat qui se lèvent et targuent l'horizon. Et puis Marée debout, Marée qui accepte l'offrande et assène un coup de dents.
Est-ce que c'est bon ? Est-ce que c'est juteux ? Dusty.

Ses chausses s'enfoncent dans le sable qui se meut sous lui, qui l'engonce et lui grignote les malléoles. C'est piquant un peu, ça râpe la peau mais c'est surtout très doux. Peut-être mieux que les feuillages au moment de chasser.

Dusty, on le voit pas à sa figure parce que ses expressions suivent pas toujours ses pensées. Mais, mais il pense qu'il aime toujours bien voir comment les gens qu'il connait pas, réagissent. Foie de coyote ? Cœur de bœuf ? Cervelle d'agneau ? Peu importe, c'est voir les traits qui se dessinent, les traits qui se tordent et grimacent ou bien se taisent en sourire.
Est-ce que c'est bon ? Est-ce que c'est juteux ? Dusty.

- J'ai jamais mangé... les humains.

Son corps tombe lentement au sol, en tailleur, et ses griffes raclent le sable. Il fait le sablier avec ses doigts, ça coule tout entre et ça s'échoue sur ses genoux, ses cuisses, au milieu même. Il aime bien, c'est un peu chaud et ça pique moins.

Et puis il récupère la fin, la fin que Marée a laissé. Maintenant Dusty il fait pareil, il donne un coup de crocs dans la carne toute tendre, mâche doucement et sa pomme d'Adam bondit. Dusty il mange tout, ça pose pas de problème, c'est normal. Juste après sa bouche se coud de silence. Le bout de la langue nettoie les traînées écarlates sur ses commissures, c'est mieux.

-  C'était le Père.

Papa Coyote ouvert en deux. Mais c'est propre, si soigné, on ne peut pas en vouloir au Chiendent.

Il regarde vers les frondaisons, elles ont l'air noir depuis le littoral. Un vent frais se lève, ébouriffe sa crinière blonde pleine d'insectes et puis fait trembler ses épaules.

- J'aime pas l'eau. Non. Elle fait peur. Elle avale, elle étouffe. Elle recommence.

Ses doigts s'enlisent dans le sable, c'est silencieux. Et puis c'est sa voix qui s'abandonne, qui se suspend dans la rêverie. On dirait pas que c'est de l'océan qu'il parle Dusty. Il sait même pas qu'un Roi y habite.

- Dis. Pourquoi tu reviens pas ?

C'est vrai ça, Pourquoi. T'es Maman, alors pourquoi tu reviens pas ?
Il cligne des yeux par deux fois. Pourquoi Pourquoi Pourquoi ?







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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Lun 23 Juil 2018 - 23:51

Je fronce les sourcils, comme les mères ? J’ai bien l’impression qu’il me confond. Ou se méprend. Dans les deux cas il est dans le faux. Mais je n’ai pas le temps de le corriger qu’il enchaine. Je secoue la tête négativement et l’observe. Pourquoi croit-il que je sois une mère ? Je suis une sirène et j’ai mangé plus de garçons perdus qu’il n’en a de doigts. Mais l’le foie qu’il me tend me distrait. Et je mange sans lui expliquer avant de lui rendre le bout de viande. Je souris alors qu’il me répond qu’il n’a jamais mangé d’humains. Je rigole doucement.

« Ce n’est pas étonnant ! Et je te conseille vivement de ne pas commencer ! »

Même si j’avais commencé sur un ton amusé, j’avais fini sur une note grave, le mettant en garde d’un regard vert perçant. Outre le fait que favoriser le cannibalisme ne soit pas vraiment moralement correcte, les humains étaient aussi chasse gardée pour les sirènes et les autres créatures. Si en plus d’autres humains venaient s’en mêler les rations se retrouveraient encore amoindries ! Je ne suis cependant pas fâchée et m’installe volontiers face à lui alors qu’il mange. Petite être sale et amusant. J’ai une jambe replie, l’autre passe par-dessus, verticale, mes mains posées sur le genou, mon menton par-dessus. Quand on est sirène on apprend à charmer avec nos atouts, mais on apprend aussi à les cacher. Quel intérêt de m’exposer de la sorte face à un enfant ? Aucun. Alors je ne le fais pas. Je ne sais quoi dire quand il me dit que c’est le père, mais je m’amuse de sa voix, se sa manière de s’exprimer si différente de la mienne.

Mon attention est décuplée cependant quand il se remet à parler de l’eau. Ah le voilà le sujet sensible. Je souris doucement et l’imite, jouant au sablier avec une main, regardant le sable s’écouler doucement.

« Je ne suis pas d’accord ! L’eau berce, elle protège, elle rassure… l’eau est douce, elle est constante… l’océan est mon père et il veille sur moi. »

Je relève alors le regard vers lui et m’inspire de la franchise enfantine pour répondre :

« Je ne suis jamais allée à votre arbre ou chez toi. J’appartient à l’eau depuis toujours et je n’aime pas la terre. Elle est méchante je trouve… Fourbe ! »

Je fronce le nez. Oui je boudais vraiment cette île. Sauf bien sur les plages de sables, ces parties-là étaient encore tolérables ! Je me reconcentre sur lui, un sourire mesquin sur les lèvres :

« Tu aurais peur de moi si je te disais que j’étais une sirène ? »

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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Mar 24 Juil 2018 - 11:19

L’eau berce

Il fronce des sourcils.

Elle protège

Encore.

Elle rassure…

Encore plus.

L’eau est douce, elle est constante…

Ses poings agrippent férocement le sable.

L’océan est mon père et il veille sur moi.

Ça suffit !!

- Nous on a pas de Pères.

Même Enfant Coyote dans le ventre de Maman en avait un. Il suffit de regarder la dépouille à leurs pieds, d'où les entrailles gisent et coulent. Dusty, il faut finir vite avant que tout ne pourrisse. Parce que c'est si rapide sur l'île, la Mort.

Pas de Père.
Est-ce que Dusty aimerait en avoir un ? Il faudrait lui demander.

- J'ai peur de l'eau. Elle me... Elle me rappelle Quelqu'un.

Chiendent n'a que peu de mots à mettre sur ses pensées. Pour lui rien ne compte plus que les gestes, que le baiser de Marée qu'il a frotté du bout de ses doigts couverts de sable. Et puis il les a regardés, comme si on pouvait y voir apparaître les traces de l'acte.

- Pourquoi la terre est fourbe ? C'est de là que vient la nourriture.

Le dos du Chasseur se redresse, il s'approche un peu de la fille, la danseuse, la Mère (la mer), n'importe qui elle prétend être. Et avec ses mêmes yeux rouges, il plante son regard en plein celui de la Marée. On a l'impression qu'il va se jeter sur elle pour l'enlacer, ou pour l'étrangler.

- Moi si je vivais sous l'eau depuis tout ce temps. Je voudrais en sortir.

Renâcle Chiendent, renâcle. Surtout quand elle dit être Sirène, créature des abysses profonds et personnalité de la sororité marine. Chiendent se fige instantanément à l'évocation du peuple de l'eau. Comme si Marée avait fait quelque chose de très interdit.

Mais... il plisse des yeux, dodeline de la tête, animal qui comprend pas, qui n'est pas sûr, qui doute et qui rejette. Qui va mordre peut-être, ses paumes caressant les logeuses de couteaux.

- Est-ce que tu mens ?

Son ton se raffermit, sec comme par terre.
Pas une Garçonne, pas une Mère, certainement pas une Pirate (c'est impossible les femmes Pirates oui OUI !) et pas du tout une Peau-Rouge. Mais alors quoi ? Elle dit la vérité ?

- Si tu dis vrai, je te tuerai.

Le son cristallin d'une lame qu'on dégaine hors de son fourreau fend l'air en deux. La pointe levée vers Marée, vers son corps dépareillé, Chiendent se recule, dos courbé et genoux pliés.

On voit encore la peinture rouge de Papa sur le tranchant.

- Les Sirènes ont des...

Une, deux fois ses yeux jonglent de Marée jusqu'aux tissus dans lesquels elle se pavanait. Tout est couché près de l'eau, faisant des allers-retours éternels contre la crête du rivage.

- ... Elles ont des trucs de Sirène. Mais tu as des jambes.







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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Mar 24 Juil 2018 - 23:24

Je hausse un sourcil sans répliquer et sans me fâcher. C’est vrai que les garçons perdus n’avaient pas de pères : ils n’avaient que des mères aimantes et douce. Nous nous n’avions qu’un père : capricieux, protecteur, colérique, mais généreux aussi, aimant, prenant en compte chaque sirène individuellement et collectivement. Je parle de mon ressentit sur la terre. En effet c’est de la que vient la nourriture pour lui, comme pour moi au fond. Mais la terre est fourbe. On se tord les pieds, on se casse un bras, on n’est pas aussi libre ni aussi gracieux que sous l’eau. On s’y fait mal aussi…

Je le laisse s’approcher, petit être de terre et de poussière qui ne veut pas grandir. Je souris mais je suis sur mes gardes. J’ai l’avantage de paraitre plus fragile que je ne le suis. Mais j’attend de voir ce qu’il va faire. Je rigole à sa remarque ne haussant les épaules. J’y suis bien dans l’eau, en sécurité. Pourquoi voudrais-je en sortir ? Oh bien sur de temps en temps une petite escapade, mais au fond… je pourrais rester dans l’eau tout le temps si des humains tombaient un peu plus dans le royaume de mon père. Je réponds à ses questions finalement, lui dévoilant ma nature. Et j’attends sa réaction. Je me doute, aux vues de ses remarques précédentes, qu’il ne va pas sauter de joie. Mais je me demande quand même comment il va réagir. C’est un choc pour certain, la peur pour d’autres. Quand je chasse des hommes ordinaires beaucoup n’y croient pas s’ils me rencontrent une première fois dans ma forme ordinaire.

Un sourire malicieux et mesquin prend place sur mes lèvres. Est-ce que je men ? Bonne question. Je le regarde droit dans les yeux, le vert rencontre encore une fois le rouge exceptionnel de ses pupilles. Exceptionnel pour un garçon perdu, moins pour une sirène : nous avions l’habitude d’aborder, et surtout de voir no sœurs, aborder des couleurs vives et originales. Mon sourire s’élargit à sa menace. J’aimerais bien qu’il essaye pour voir. Mais je ne suis pas d’humeur à me battre, ce n’était pas mon but premier en venant ici, alors je ne serais pas la première à démarrer les hostilités. Je ne recule pas alors qu’il tire sa lame. Il est un garçon perdu, pas un pirate ni un peaux-rouges, une autre approche est donc préférable. Je lève le menton le jaugeant du regard. Lui tourner le dos pour courir vers l’eau ne serait pas une bonne idée, loin de là. Cependant la ruse peut m’aider à atteindre l’eau. Une distraction, oui ! Il m’en offre la possibilité d’ailleurs, commentant mes jambes. Je fais un geste large de mon bar, montrant la lune qui plane au-dessus de nous.

« Ta mère ne t’a pas raconté que mes sœurs et mois pouvions prendre forme humaine au clair de lune pour explorer la terre ferme et pouvoir se nourrir ? C’est pourtant une belle histoire à raconter à un enfant avant qu’il n’aille dormir, lune veillant sur vos beaux rêves ! »


Je n’essaye pas directement de l’intimider, le but premier est de montrer que je n’ai pas peur. Ma voix douce quant à elle est là pour l’apaiser lui. Je baisse mon bras prenant un sourire plus calme et indifférent et rajoutais :

« Si j’avais voulu te manger, je m’y serais prise bien avant. Si j’avais voulu te noyer, j’aurais pu t’attirer plus près de l’eau et te piéger. »

Je lui fais un clin d’œil avant d’attraper la robe au sol, prenant le temps de l’épousseter, avant de la replier par-dessus mon bras. Redevenant taquine, curieuse de savoir comment il réagirait face à ma nageoire je proposais alors :

« Et si tu restais là et que je retourne à l’eau ? Tu pourrais voir par toi-même ma nageoire. Tu la verras même d’ici, la nuit est si claire en ce moment ! »

Il n’aura pas à bouger d’ici, pas à s’approcher du rivage. J’espère qu’il l’a compris et me laissera partir. Cette serra beaucoup moins agréable s’il me retenait ici toute la nuit et que je me transforme au premier rayon du soleil sur une plage. Et puis je n’aurais plus qu’à ramper disgracieusement jusqu’à l’eau… Qu’elle idée et image disgracieuse !


Dernière édition par Marée le Jeu 26 Juil 2018 - 12:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Mer 25 Juil 2018 - 15:34

Il semble que le bras de Dusty s'abaisse un peu au moment où la fille se plie pour amasser ses parures dans le sable.

Un clin d’œil. Elle lui fait un clin d'œil.

C'est si curieux que Dusty tente de reproduire la mimique avec son visage tout de marbre rougi. Il essaye et, fatalement, ce sont ses deux yeux qui se ferment en même temps.

- Nos Mères parlent d'exploits. Elles racontent la défaite des Pirates contre Nous. Elles disent qu'au Sommet Enneigé on trouve les plus rutilants des trésors, que personne a réussi à les ramener parce qu'ils sont trop gros.

Et la lame s'aligne à nouveau, tout droit pointée vers les yeux verts.

Pourtant Dusty aime les histoires. Profondément. Jamais c'est arrivé qu'on parle des Sirènes en tant que bipèdes capables de toucher le sol avec deux pieds. Ou bien il était pas là, ou bien il écoutait pas, ou bien il chassait... Mais cette solution le traverse pas.

Horrible, parce qu'elle insiste la fille. Horrible, disant qu'elle compte rejoindre le grand large, que la lune l'aide à prendre cette apparence trompeuse sans rien pour cacher ses attributs féminins ou même ce qu'il y a entre ses jambes. Car Dusty voit tout. Il comprend mieux maintenant, tout ça c'est fait pour l'embobiner, pour l'appâter vers le récif.

Oui, alors c'était donc ça l'appel de tout à l'heure ?
"Il y a quelqu'un ?"
C'est ça leur Chant des Sirènes ? Pour les attirer et les dévorer tous ?

- T'es de l'eau... JE SAVAIS !!

Colère ! Rejet ! Yeux rouges ! Animal ! Muscles tendus ! Son ton se fait plus pointu. Il attrape d'une main virulente le tissu dans les bras à Marée, qu'il enroule tout autour de sa poigne. Pour la bloquer, pour la forcer à faire demi-tour loin de l'eau. Loin de son élément de prédilection. Dusty sait : S'il la coince sur le bout de terre, la Sirène aura aucun échappatoire.

Elles doivent être si lentes sur le sable, loin de l'aisance maritime.

- Toi et tes Tous. Vous dévorez mes frères.

Chiendent tire encore et amène l'infamie de l'eau vers lui, pour que jamais elle s'en aille. Plus jamais jamais. C'est trop tard, elle a dit ce qu'elle était. Maintenant plus possible de faire machine arrière. Chasseur apportera la peau des Sirènes sur son dos.

Le bout de sa lame, placé sous la gorge, va couper.







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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Jeu 26 Juil 2018 - 12:11

Je fais une petite moue. Pas d’histoire de sirènes ? j’était déçue. Nous qui étions si jolies et qui nous amusions quand même si souvent avec Peter. Enfin il y a plus important, comme me sortir de cette situation qui commence à escalader, l’autre ayant sortit son couteau. J’avais déjà une cicatrice je n’en voulais pas une seconde. Un rictus déforme mon visage et je réponds calmement à son cri :

« Non tu ne savais pas ! »

J’essaye de reculer d’un pas lorsqu’il fait un geste vers moi, mais ce n’est que pour agripper le tissu que j’avais soigneusement plié sur mon bras. Immédiatement je m’immobilise, un regard assassin ver l’enfant, le tissu tendu entre nous.

« Lâches ça ! »

Ma voix à perdu toute note d’espièglerie, de chaleur ou d’amusement. Froide, tranchante mais calme, mon ordre est lancé. Je me doute qu’il n’en fera rien, mais c’est une mise en garde : je ne joue plus. Il tire. J’aurais pu lâcher, mais je voulais ce bout de tissus qui avait la même couleur que mes écailles. Je le voulais et l’aurais ! Alors j’avance pour répondre à sa traction. Sa lame se dirige vers ma gorge mais j’empoigne son bras, me servant à mon tour du tissu pour bloquer l’autre. Je me colle à lui, yeux dans les yeux pour susurrer :

« Nous mangeons ce que nous trouvons. Comme toi avec tes coyotes. Ce n’est pas pour autant qu’ils vont te déclarer la guerre ! »

Je le regarde encore un instant dans les yeux, resserrant ma poigne sur son bras : la lame est entre nous, proche de ma peau, mais je n’ai pas encore peur. Je calcule, mon esprit aiguisé dû à l’adrénaline qui y coule. Trouver une sortie, une manière de rejoindre l’eau ou de le mettre à terre. Lui prendre son couteau ? Une option. A la place j’enfonce violement mon pied sur le sien, donnant un coup d’épaule par la même occasion. Lui faire lâcher pris est ma priorité. Je me recule alors vivement, tirant sur le bout de tissus par la même occasion. J’aurais ce tissu et il n’aura pas ma peau ! Je me retiens de sortir mes dents et les lui montrer, ça ne ferais qu’alimenter son image de monstre. Je le regarde cependant avec colère :

« Si tes frères sont assez idiots pour se promener le long d’un rivage et se faire attraper, ce n’est pas notre faute. Nous avons faim, tout comme toi ! Et nous chassons, tout comme toi ! »

Qu’il n’oublie pas que c’était l’ordre des choses sur l’île : on se nourrissait les uns des autres, formant ainsi un rythme de vie propre à l’île.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Jeu 26 Juil 2018 - 21:06

Dusty n'écoute plus, plus beaucoup.

- Menteuse, menteuse menteuse !

Vous êtes toutes pareilles ! Vous faites SEMBLANT, semblant d'être vulnérables ET ! comme ça vous refermez vos crocs affreux sur la peau des Perdus.

Il tire encore plus fort.
Peut-être que le drap délicat s'effiloche et menace de se craquer d'un coup.

- Pourquoi vous mangez pas sur VOTRE territoire ! Dans l'EAU !

Les Chasseurs chassent sur terre, parce qu'ils lui appartiennent.
Alors pourquoi les Sirènes elles chasseraient pas dans l'eau ?

Mais elle lui écrase soudain la patte, y mettant tout son poids de fille dénuée.
Non ça fait pas mal à Dusty, mais ça surprend assez pour qu'il daigne laisser échapper la toile entre ses doigts. Un peu.

- HÉ !

Un sifflement aigu tranche à côté de Marée.
C'est le couteau qui a faim, faim de colère.

Il sait pas comment le dire, Dusty. Que les Sirènes elles ont le choix de faire ou pas leur Chant magnifique pour attirer les autres Enfants. Que si elles se contentaient des fonds marins y aurait jamais ces dépouilles de Garçons et Garçonnes le long des plages.

Et Dusty il sait encore moins comment on dit, avoir si peur de l'eau qu'on craint la moindre parcelle de sel qui en sort. La moindre écaille, la moindre nageoire, la moindre fille aux cheveux bruns.

Alors comme ça, puisque ça refuse de cesser, Chiendent va faire autre chose. Son poing refermé autour du voile bariolé, il entraîne la soie vers lui.

Et c'est là-dedans qu'il éventre.







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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Ven 27 Juil 2018 - 9:32

J’avais un enfant face à moi. Effacé le calme de tantôt, effacé aussi le soin de son tranchant, effacé l’approche respectueuse et adulte quasi. Sa réaction suinte le coup de colère spontané dont seuls les gamins en ont le secret. La colère me prend aussi à ses mots. Je crie alors à mon tour, refusant de lâcher le drap.

« Et pourquoi les hommes ne peuvent pas vivre dans l’eau pour qu’on se nourrisse là-bas ? »

Je ne suis pas une fervente dénonciatrice du fait de ne pas manger les humains, en sois je suis plus tôt indifférente à la question. Mais oui, ce serait chouette qu’ils vivent dans l’eau pour qu’on n’ait pas à chasser sur terre. Mais aller expliquer ça à un tas de terre colérique. Je finis finalement par lui faire lâcher le tissu et me recule, évitant sa lame tranchant déjà l’air. Je l’observe et je calcule. Le voilà qui reprend de plus belle, anéantissant à nouveau la distance entre nous pour s’accrocher à ma robe. Cette fois ci je la lui jette à la figure, la lui laissant. A lui et à sa lame. Je me retourne et je cours. Il n’y a que quelques pas qui m’éloigne de l’eau et cette dernière, bien fraiche et rassurant me lèche bientôt les pieds. Je suis sur le point de sauter et de disparaitre à jamais dans les flots quand quelque chose me retient. Je m’immobilise et fait volteface doucement. L’adrénaline courte encore dans mes veines. Les marins et les hommes que nous chassons sont souvent animé par les mêmes émotions : fureur, envie, désir, vanité, orgueil. Leur colère et leur attitude sont prévisibles. Mais un enfant… Un enfant peut passer d’une chose à l’autre d’un coup. Un enfant peut être calme un instant et turbulent l’autre. Un enfant était comme l’eau : imprévisible. On ne savait jamais qu’elle taille aurait la vague suivante ni qu’elle force. Je repris mon souffle, le fixant toujours. L’eau m’arrivait aux genoux seulement, mais si j’avais vu juste il ne me suivrait pas. Pas ici. Une folle envie de l’attirer me prend le ventre. Ce serait tellement tentant de jouer à le noyer !

Mais quelque chose me retient. Une tristesse face à cette peur et cette haine vis-à-vis de mon père. Pourquoi le craignait-on tant ?
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Ven 27 Juil 2018 - 17:58

Elle prend si vite la fuite en lui laissant son voile !

"C'était pas quelque chose de précieux pour toi ?"

Mais maintenant elle est trop loin, elle peut plus répondre.

Dusty reste là, retirant le tissu qui colle à sa figure comme une toile d'araignée. Une brise marine fait trembler ses crins blonds, et il se souvient que ça lui gratte.

Tout seul, tout seul, son expression s'évanouie et on ne voit plus la colère. On ne voit rien, on voit seulement Dusty comme quand il est arrivé à Neverland, et sans doute comme quand il en repartira (mais ça, ça arrivera jamais, JAMAIS !).

Sa non expression cache quelque chose de bien plus grand.
Elle s'en va.
Ses deux yeux vermeils sont targués vers l'horizon où glissent les vagues. Là où Marée va sans doute récupérer sa forme originelle, avec ses parures de l'eau et ses couleurs d'arc-en-ciel. Puisqu'elle est une Sirène, et qu'elle a pas menti là-dessus, pour sûr.

Pourtant Chiendent, il bouge pas. Pas du tout.
Il reste planté là, le bout des pieds trop proche du rideau de mer qui avance et recule, grignote les empreintes furieuses qui marquaient la fuite de la princesse brune.
Il reste planté là, et il regarde. Toujours, il regarde. Même qu'il plisse des yeux comme s'il y avait un soleil pour l'empêcher de voir. Et sa caboche tangue d'un côté.

On dirait un chien qui a perdu son compagnon de jeu, Dusty.

Silence.
Inspire...
C'est tranquille.

Maintenant le drap de soie retombe. Mollement, sans un bruit. Mais Dusty ramasse la toile avec ses pattes d'animal tout sale, et il contemple. Il voit les ondulations de l'eau à travers, c'est opaque et léger, si fin qu'on dirait un morceau de nuage. Il comprend que Sirène aime.

Avec le manteau de la nuit, (ça lui rappelle la course éternelle du loup noir qui poursuit le loup blanc pour dévorer le soleil et faire naître les astres) Dusty sait plus bien dire où est la fille. Elle est partie pour de bon ? Il se demande.

Il se plie en deux, plante son couteau quelque part et ses ongles griffent le sable pour creuser. Creuser longtemps, profondément. Comme les animaux, il gratte la terre entre ses jambes tendues, envoie plein d'éclaboussures de grains mouillés vers l'arrière. Creuser longtemps, profondément, jusqu'à faire un trou où y jeter quelque chose à cacher absolument.

Ses yeux cherchent, un moment, la boîte magique avec tous les tissus bariolés dedans. Il trouve, et il rassemble. Il rassemble tout en tas, recouvre tout ça par le textile qui avait fait l'objet des désirs à Marée, et il pousse dans le creux qu'il a formé. Le corps de Papa Coyote part rejoindre le trésor, la dépouille fond et s'égoutte sur les parures et la soie fine.

On le voit, on le voit à ses yeux que Dusty a le sentiment de faire quelque chose de formidable, que ça compte. Que c'est important, primordial même ! comme un ordre de Pan. Poussé par une énergie inconnue et nouvelle, il se charge de recouvrir le tout, poussant parfois d'étranges grognements. Un peu de la façon des canidés qui enterrent leur plus bel os.







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MessageSujet: Re: [Flashback] Une histoire de chiens et de chats! [Dusty] - TERMINE   Lun 30 Juil 2018 - 22:06

Me mettre en sécurité était ma priorité. Le garçon perdu, Dusty, ne semblait pas du genre à hésitez avec sa lame. J’entend à peine ses mots, mes pieds rencontrant le froid de l’eau rassurante. Je ne plonge pas cependant. Bien sur que la robe était importante pour moi, mais ma vie encore plus. J’avais déjà une cicatrice à ma nageoir, inutile d’en rajouter d’autres ! Je me retourne alors, observant les ombres de la plage éclairée au clair de lune. Je vis le garçon, plus grand que moi mais tellement plus jeune. Il se tint debout un instant sans bouger, tout comme moi. Je pourrais retrouver ma forme marine, mais d’un autre côté … quelque chose me retient. Son regard : la terreur que j’y voyais quand il parlait de l’eau, le calme alors qu’il me tendait le foie de la bête. Et cette couleur rouge. Mon regard est attiré par un mouvement : ma robe qui tombe. Je soupire doucement. Il était si beau ce tissu, si parfait ! un autre mouvement me sort de ma rêverie et me fait reculer d’un pas. Il bouge. Je penche la tête sur le côté et regarde la silhouette s’abaisser et… creuser ?

Je m’avance doucement, la mer étant mon amie je sais comment ne pas me faire remarquer, avançant à courant montant et m’arrêtant quand l’eau reviens. Je me fraye un chemin doucement et m’approche pour l’observer. Je me dis que tant que je touche l’eau il ne m’attaquera pas ! Le temps que j’arrive je le vois tirer quelque chose dans le trou qu’il a creusé. Le coffre ! Je m’élance alors et hurle.

« ARRÊTES ! »

Je me jette d’abord sur son couteau et envoie siffler la lame de toute mes forces vers ma terre ferme dans l’espoir de le distraire. Je saute ensuite sur le coffre dans l’intention de récupérer mon bien. J’aurais pu attendre qu’il parte pour le déterré : mais il fait nuit et j’aurais certainement du mal à retrouver l’emplacement. De plus la terre est traitresse ! Elle avalera ma robe pour ne jamais me la rendre. Il n’a pas le droit d’enterrer mon trésor. J’ouvre le couvercle d’un geste brusque mais m’immobilise en découvrant ma robe … recouverte du coyote. Je prends le tissu, laissant l’animal mort dans le coffre, et me tourne vers lui pour déplier le voile vert. La couleur se mêle au rouge sang. Rouge qui devient brun en mélangeant les couleurs. J’inspire une première fois, mes yeux rivés sur le tissu. Une deuxième inspiration et je le rapproche contre moi, observant Dusty méfiante. Une troisième et je la passe par-dessus ma tête pour m’en vêtir, acceptant les nouvelles taches. Une cinquième et je referme le couvercle. Une dernière inspiration et je lèvre mon regard vers le garçon perdu.

« Tu n’es plus armé et je ne suis plus dans l’eau. Tu veux qu’on enterre ce trésor à deux ? »


Une question. Je ne suis pas rancunière. En fait je suis triste qu’il déteste le royaume de mon père de la sorte. Mais non je ne suis pas rancunière. Le sang partira peut-être à force d’être immergé. Et au pire, je garderais les taches de sang comme souvenir de ses yeux rouges. J’avais envie de le noyer, mais il m’avait attaqué. A lui de voir s’il comptait encore se jeter sur moi pour se battre ou essayer d’enterrer la hache de guerre. Ou dans ce cas précis : une malle remplie de vêtements.
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