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MessageSujet: Re: Long time no see, Camarade   Long time no see, Camarade - Page 2 EmptyJeu 13 Sep 2018 - 22:57

Pas d'enterrement... Une renaissance !

Apache c’était une putain de tête à claque.
Allez savoir s’il le faisait exprès, mais il était aussi très doué sur ce coup-là, puisque ce changement de ton et d’attitude était suffisamment soudain pour déstabiliser un peu le blondinet.
L’intimité était séparée, brusquement. Pretty avait l’impression qu’on lui avait ôté une sucette de la bouche. Ça laissait un arrière-goût de pas fini, de frustration.

Cela ne dura pas longtemps.

Le punk reposa finalement sa tête contre lui -tout blotti contre son cou. La gestuelle semblait appeler au réconfort et interpella La Fausseté, qui peinait un peu plus à suivre le fil. Il avait dû louper quelques épisodes nécessaires à la compréhension de cette situation : Pachou avait toujours été un peu instable, prêt à s’embraser d’un instant à l’autre. L’inverse n’avait toutefois jamais été vrai. Ça faisait bizarre un renversement des rôles aussi rapide.

Candy... Écoute moi...

À cet appel crève-cœur, Pretty s’adoucit quelque peu. Il glissa ses doigts dans les cheveux de L’Hérissé ; un geste tout autant emprunt de tendresse qu'il avait pour but d'éloigner les mèches chatouilleuses de son visage.
Il poussa un soupir à peine audible, puis écouta.

Il y a pas de je. Il y a pas de moi. J'suis personne la dedans. Il y a que nous… Ce sera à nous, tous ensemble de s'organiser. De réorganiser... Rien n'est encore fait...

Les paupières à demi-closes, La Fausseté resserra son étreinte en réponse à son ami qui se blottissait plus fort contre lui. Sa détresse était à la fois palpable et incompréhensible pour le jeune Perdu.
Il ne se souvenait pas avoir vu un jour Apache dans un état tel qu’il suppliait.

Je t'en supplie Candy...

Il ne se souvenait vraiment pas.

S'il te plait...

Frissons et tremblements se mêlèrent au tableau déchirant.
Pretty déglutit.

Et il serra la mâchoire. Une force d’opposition qui tranchait avec l’affection qu’il éprouvait et qu’il exprimait envers le révolté. Il aimait sincèrement Apache. Là n’était pas le souci. C’était, simplement, qu’il ne voulait pas être pris par les sentiments maintenant pour le regretter plus tard. Il devait faire des choix qu’il serait capable d’assumer réellement, cette fois. C'était vital, littéralement.

Donne nous le temps. Laisse nous juste le temps de nous organiser, d'en parler. C'est à nous tous de décider. C'est pas moi... C'est pas à moi de décider... J'suis personne. C'est nous. C'est nous tous. C'est toi, Candy. Tu portera ta parole, tu portera tes craintes... Et nous tous, on t'écoutera. On t'entendra. tout comme tu nous écoutera.

C’était tellement dur, de se refuser à répondre à toute cette détresse.

Fais nous confiance...

Il y eut un silence.
Puis, tendrement, doucement, sans aucune animosité ni reproche, Pretty commença à répondre. Sa parole était lente et articulée ; son regard, fixé vers le lointain. Il en avait oublié jusqu’aux douleurs physiques et aux tourments moraux.

Si je quittais la révolte... C’était plus difficile à dire que de simplement le savoir et le penser, en réalité. Vous me tueriez pour me faire taire. Ce n’est pas une relation de confiance.

Il ne s’énervait pas. Il expliquait simplement les faits. Il ne tarda d'ailleurs pas à développer :

Malgré tout, je vous fais confiance. Entièrement. À toi, à Her. Même à Justice, et à ceux que je connais pas ou moins bien, je suis prêt à faire ça. On est soudés.

Il déposa un bisou bref et bienveillant contre la tempe d’Apache -son autre main toujours emmêlée dans ses cheveux de crêteux.

Ça ne rend pas pour autant l’idée de tuer mes amis plus facile.

Il retint un soupir tandis qu’il lâchait la bombe, d’une voix pourtant extrêmement doucereuse.

J’ai pas envie qu’on touche à un seul cheveu de Freckles. Je tiens énormément à lui. Il est précieux, tu sais ? Et puis il y a Scorch, aussi. C’est un bon ami sur lequel on peut compter. Et Samurai. Un amour. J’ai aussi beaucoup de respect envers Scar et ça me ferait très plaisir qu’il soit fier de moi.

S’il ne se faisait pas trucider sur place avec des aveux pareils, ma foi, ce serait déjà une bonne chose. Pourtant, il était déterminé à lâcher tout ce qu’il avait sur le coeur. À être honnête sur son ressenti vis-à-vis de la Révolte.

Je tiens à eux parce qu’ils sont des personnes avant d’être des chefs. Ils ont été choisi pour veiller sur nous. Je pense pas qu’ils nous veuillent le moindre mal. Je n’ai pas envie de leur en faire, moi, en tout cas.

Cela, il espérait qu’Apache serait capable de l’entendre. De le comprendre.

Finalement, Pretty resserra encore un peu plus ses bras autour du punk. Il craignait sa réaction. Il craignait de perdre son amitié. Tout en sachant qu’il n’irait pas plus loin au sein de la révolte tant que ces pensées parasiteraient son esprit. En parler était inévitable.

On est tous quelqu’un derrière notre rôle. Toi aussi. T’es pas personne. T’es pas juste révolté. T’es Apache et ça, ça veut dire que t’es beaucoup de choses à la fois.
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Apache
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MessageSujet: Re: Long time no see, Camarade   Long time no see, Camarade - Page 2 EmptyMar 18 Sep 2018 - 16:15

Le blond avait passé ses mains dans les cheveux si particulier de l'iroquois, comme si d'une certaine manière il cherchait à apaiser cette colère que les crêtes si fièrement dressées, si rouges de haine semblaient exprimer.
Avec douceur, les doigts pâles de Pretty rabattaient les mèches agressives, caressant inlassablement, mais toujours...
Toujours l'Hérissé restait hérissé.

"Si je quittais la révolte..."
Et l'Apache s'était comme figé dans les bras de son camarade, retenant même jusqu'à son souffle. "Vous me tueriez pour me faire taire." Le métisse serra si fort les dents qu'il en eu mal à la mâchoire. "Ce n’est pas une relation de confiance." Pretty, lui, s'exprimait avec calme, gardant le punk dans ses bras, ne semblant pas s'inquiéter outre mesure de l'impact que pouvait avoir ses mots sur lui. Il s'agissait pourtant bien seulement d'une impression, car en réalité la Fausseté connaissait bien le garçon qu'il tenait tout contre lui.

"Malgré tout, je vous fais confiance."
La crispation du métisse sembla desserrer quelque peu sa prise à l'entente de cette suite. "Entièrement. À toi, à Her. Même à Justice, et à ceux que je connais pas ou moins bien, je suis prêt à faire ça." Lentement, les muscles de l'iroquois se faisaient moins raide, même si dans l'ensemble il restait relativement nerveux. "On est soudés."

Alors pourquoi ?
Pourquoi penser à tout arrêter ?
Par ce que c'était bien ça le sujet, pas vrai ? Quitter la révolte. Les abandonner. Les laissé tomber. Baisser les bras.

En total opposition avec ce qui se tramait dans la tête du chasseur, un bisou claqua sur sa tempe, un peu comme s'il cherchait à le rassurer.
La mission, s'il s'agissait bien de cela sembla quelque peu échouer.

"Ça ne rend pas pour autant l’idée de tuer mes amis plus facile."


La. Ca se précisait. Pretty allait enfin aborder le vrai sujet du pourquoi tout ces questionnements. Par ce que ce qu'il disait jusqu'ici, c'était juste... Juste... Pas possible.
C'était juste pas compréhensible.
Il y avait forcément un truc concret qui bloquait. Qui poussait le blond à reculer. A vouloir se cacher. A penser à finalement se soumettre.

"J’ai pas envie qu’on touche à un seul cheveu de Freckles."
Et voila. Elle était la la vraie raison. C'était ça. "Je tiens énormément à lui. Il est précieux, tu sais ? Et puis il y a Scorch, aussi." Scorch ? Ce mec la, Apache ne le connaissait pas vraiment. "C’est un bon ami sur lequel on peut compter." Mais il savait qu'il était devenu chef il y avait pas si longtemps de ca. Ou peut etre que ca datait, mais par ici, le temps faisait bien ce qu'il voulait. "Et Samurai. Un amour." Lui non plus il ne le connaissait pas très bien. Mais il semblait être l’intrus de la liste qu'avait énoncé le livreur. "J’ai aussi beaucoup de respect envers Scar et ça me ferait très plaisir qu’il soit fier de moi." Cette liste qui comportait donc une grosse majorité de chefs.

"Je tiens à eux parce qu’ils sont des personnes avant d’être des chefs."
Tout ça, ca faisait facilement écho avec certains évènements pas si lointains concernant Apache et sa propre supérieure. Lacerate. Son amie. Avec ce moment ou lui même avait douté. Ou lui même s'était posé la question, une fraction de seconde, Est ce que la Révolte valait le coup ?
Est ce que tout ça valait le coup...
Mais lorsque c'était arrivé, le punk avait cru mourir l'espace d'un instant.
Mortifié, la, devant son amie de cheffe.
Devant Lacerate.
Il avait cru mourir, ouais.
Pretty, lui, n'avait pas l'air de si mal le vivre.
"Ils ont été choisi pour veiller sur nous." Un froncement de sourcils, tout contre le blond qui tentait de lui expliquer son point de vu. "Je pense pas qu’ils nous veuillent le moindre mal. Je n’ai pas envie de leur en faire, moi, en tout cas."

Le chasseur sentit les bras de la Fausseté se resserrer un peu plus autour de lui, comme s'il avait peur de sa réaction.
Ou même comme si quelque part il avait peur... Peur qu'Apache fasse du mal a ces amis qui n'étaient pas des camarades.
A ces amis qui deviendraient potentiellement des ennemis dans un avenir plus ou moins proche.
Peut être avait-il raison d'avoir peur.

"On est tous quelqu’un derrière notre rôle. Toi aussi. T’es pas personne. T’es pas juste révolté. T’es Apache et ça, ça veut dire que t’es beaucoup de choses à la fois."

Doucement, sans aucune brusquerie, l'Anarchiste se détacha du livreur, se redressant pour de nouveau lui faire face.
Sa mine était au calme et ses yeux noirs brillaient d'une lueur plus proche d'une certaine compassion que d'autre chose.

"Je sais, Candy... Je sais ca. Et je comprends tout ça."
Le punk murmurait plus qu'il ne parlait, toujours très conscient que cette conversation ne devait en aucun cas être entendu par qui que ce soit. Alors il avait posé son front sur celui de son camarade et avait continué sur le même ton, tout bas, chuchotant face au jeune livreur, ses yeux noirs en amande braqué dans les grands bleus.
"Tu sais, moi aussi j'ai des amis parmi les chefs..."
Et il allait sur le ton de la confidence, chose plutôt surprenante au vu de ce que venait de lui balancer Pretty. Il semblait bien qu'Apache soit prêt à faire de bien grands efforts pour ce camarade la. "Moi aussi j'adore Freckles... Et puis il y a Lacerate qui..." Est venu me cherche dans la foret. Il s'interrompit, ses yeux lâchant une seconde ceux de son vis à vis, et au vu de leur proximité, l'hésitation serait immanquable. "C'est mon amie, elle aussi." Il avait reprit en assurance, son regard revenant aussi vite qu'il ne l'avait quitté.
"Alors tu sais, même si ca peut te paraitre bizarre ou.. j'sais pas... Pas possible. Moi aussi j'ai pensé à tout ça. Moi aussi ça m'a fait douter."
Mais ? "Mais réfléchis Candy !" Il s'était fait un peu plus insistant, ses mains toujours sur les épaules du livreur, les pressant doucement sans pour autant lui faire mal. "S'ils valent le coup, s'ils sont pas stupide, alors ils verront bien ! Ils s’opposeront pas à nous !" Ca, en réalité, l'Hérissé n'en était pas si certain. Vraiment pas si certain. Pas pour tous en tout cas. "Je vais parler a Lacerate." Dans les mirettes sombres, il y avait une détermination qui se lisait désormais."J'vais la convaincre de lâcher ce poste. Elle peut pas rester cheffe. C'est pas possible. Ca lui va pas. C'est pas elle !" Le débit des paroles de l'adolescent s'était un peu accéléré, dénotant de sa nervosité, des nerfs qui bien que contenus restaient bel et bien présents.
A fleur de peau.
"Pit est un chef. Un putain de chef. Et d'ailleurs l'empereur l'adore hein ?" Il y avait un certain mépris dans sa voix. "Lace à rien a voir avec cette ordure... J'lui montrerais. Je lui prouverais qu'elle à rien a foutre dans ce système merdique." Un peu galvanisé, chuchotant cependant toujours, les mains d'Apache s'étaient faite un peu plus rude, secouant même légèrement la Fausseté.

"Alors..." Il sembla soudainement se calmer, ses yeux se plissant, se faisant à la limite du rieur. "Fais pareil, Candy..." Il souriait, oui, et ce n'était pas un sourire des plus doux.
Un sourire qui piquait.
"S'ils sont si bien, ces gens. Alors convainc les. Fais en sorte qu'ils veuillent pas nous faire la peau." Par ce que fallait pas échanger les rôles hein, ce serait malhonnête.
"C'est pas nous qui voudrons leur faire du mal, oubli pas ça, Camarade !"

Il souriait par ce qu'en vrai, il savait bien que pour certain c'était peine perdu.
"C'est eux qui voudront nous crever, qui voudront nous pendre. Ils veillent pas sur nous, Candy."
Il eut un soupire un peu moqueur, même si visiblement plutôt dans la bienveillance.
"Ils nous surveillent."

Et ça c'était une sacrée nuance.







"Si tu ne trouves pas une raison pour vivre, trouve une raison pour mourir."
"I aspire to inspire before I expire"
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MessageSujet: Re: Long time no see, Camarade   Long time no see, Camarade - Page 2 EmptyMar 18 Sep 2018 - 21:30

Lentement, gentiment, Apache s’éloignait. Pretty ne put que serrer la mâchoire, fort, très fort, pour le laisser partir : c’était un peu raide, et il devait se retenir de s’accrocher au dernier moment ; mais il le laissa finalement lui échapper.
C’était de sa faute, de toute façon. Il avait dit beaucoup de choses qui il en avait conscience n’était pas agréable à entendre pour un révolté -et surtout pas pour un de cette trempe. Pourtant, paradoxalement, sa tête était droite et son regard bleuté vissé à celui plus sombre du punk. Maintenant qu’il avait finalement avoué ce qu’il avait sur le cœur, La Fausseté se sentait soulagée et prête à en parler en face à face.
Prêt à subir la colère et les reproches.

Je sais, Candy... Je sais ça. Et je comprends tout ça.
Uh.

Pretty écarquilla doucement les yeux.
Les paroles étaient bienveillantes. L’expression était compatissante.
Il ne s’était certainement pas attendu à cela.
Certainement pas attendu à un… « Je comprends ».

Quelque chose lui fit peur quand Apache réanima le contact en collant son front contre le sien. Il était incapable de dire quoi.

Tu sais, moi aussi j'ai des amis parmi les chefs… Moi aussi j'adore Freckles... Et puis il y a Lacerate qui…

Qui quoi ?
L’hésitation et le regard fuyant n’échappa pas à La Fausseté, qui le marqua dans un coin de son esprit, tandis que déjà ils passaient à autre chose.

C'est mon amie, elle aussi.

Pretty se tordait pensivement les doigts.

Alors tu sais, même si ca peut te paraitre bizarre ou.. j'sais pas... Pas possible. Moi aussi j'ai pensé à tout ça. Moi aussi ça m'a fait douter.

Alors comme ça il comprenait vraiment.

Mais réfléchis Candy !

Il comprend mais lui est inébranlable.
Le Livreur soupira face à ce regain d'énergie. Il n’avait pas cette flamme de la révolte qui brûlait tout au fond de son cœur, il le savait. Il n’était rien que du bois empilé, enjoué de pouvoir s’enflammer à proximité de ceux qu’il aimait. Était-ce suffisant pour demeurer au sein de la rébellion ?

S'ils valent le coup, s'ils sont pas stupide, alors ils verront bien ! Ils s’opposeront pas à nous !

Oh, cela, il n’en était pas certain.
Scar était imprégné de Peter. Freckles adorait Peter. Samuraï suivrait Freckles quoi qu’il en coûterait. Scorch refuserait de laisser tomber ses responsabilités et tenterait de le dissuader.
Peu importe à qui il pouvait penser, c’était peine perdu. Ils étaient aveuglés par la magie ensorcelante de Peter. Il était plus séduisant qu'une Sirène.

Je vais parler a Lacerate. J'vais la convaincre de lâcher ce poste. Elle peut pas rester cheffe. C'est pas possible. Ca lui va pas. C'est pas elle !

Le Perdu ne connaissait la dénommée Lacerate que de vue ; il ignorait totalement si Apache serait capable de cet exploit. Mais s’il y parvenait, ce ne serait jamais qu’un atout de plus dans leur manche, n’est-ce pas ?

Pit est un chef. Un putain de chef. Et d'ailleurs l'empereur l'adore hein ? Lace à rien a voir avec cette ordure... J'lui montrerais. Je lui prouverais qu'elle à rien a foutre dans ce système merdique.

À la mention de Pit, Pretty arbora une expression de dégoût particulièrement profonde -ne remarquant même pas qu’Apache le tenait avec plus de force et le secouait même un peu. Il lui était pas mal sorti de la tête dernièrement, et il avait été incapable d’en savoir plus sur les indices et les intuitions qu’il avait à son sujet ; néanmoins une chose était certaine : ce type était complètement barré et pas dans le bon sens du terme. Depuis qu’il y prêtait attention, il était parvenu à déceler l’aura malsaine qui entourait Pitouchou sous toute cette couche de sourires fous et attachants.

Alors… Fais pareil, Candy...

La Fausseté ne détourna pas les yeux.
La Fausseté ne vacilla pas.
Mais La Fausseté sentit un frisson glacé parcourir son échine.
Ce sourire-là était dérangeant.
Dérangé.

S'ils sont si bien, ces gens. Alors convainc les. Fais en sorte qu'ils veuillent pas nous faire la peau. C'est pas nous qui voudrons leur faire du mal, oubli pas ça, Camarade !

Le Livreur voyait. Il voyait que ce petit con de punk savait parfaitement ce qu’il disait. La fin du discours rentra en conséquence par une oreille et ressortit par une autre.

C'est eux qui voudront nous crever, qui voudront nous pendre. Ils veillent pas sur nous, Candy. Ils nous surveillent.
Ne me prends pas pour un idiot Apache, gronda-t-il.

Le ton de sa voix n’était pas monté ; le volume non plus. Toutefois l’énervement était audible.
Pretty était abasourdi et terriblement contrarié. Est-ce que ce crétin crêteux venait de lui proposer une solution impossible pour lui faire comprendre que c’était peine perdu, et par conséquent pour mieux le caser dans leurs rangs ? Est-ce qu’il venait d’essayer de le manipuler comme ça l’arrangeait ?

Nous savons ce qu'il en est.

Il scrutait L’Hérissé d’un œil nouveau. Inquisiteur. Chercheur. Invasif.

Ne t’avise jamais de réessayer ce coup-là avec moi.

L’atmosphère devenait palpable.
Puis, à la façon dont les nuages noires qui se dissipaient pour laisser la place à un ciel éclairci, La Fausseté soupira.

Et sans crier gare, il attrapa Apache dans ses bras.
Pour, tout aussi soudainement, appeler à la réconciliation.

Je t’aime, Apache.

Il le serrait fort. Malgré ses douleurs, malgré les crampes et malgré la position inconfortable. C'était presque désespéré.

Je t’aime beaucoup. Mais j’ai besoin de temps.

Il soupira tout contre son cou.

J’ai besoin de réfléchir.

Son étreinte semblait s’affaiblir imperceptiblement au fur et à mesure qu'il parlait -jusqu’à ce qu’il détache finalement du punk, et que ce soit à son tour de poser ses mains ses épaules.

Et quand j’aurai fait mon choix, je viendrai te le dire. Quel qu’il soit. Je te le promets.

Son expression était franche, sincère, tourmentée, déterminée, nerveuse et souriante. Tout à la fois.
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MessageSujet: Re: Long time no see, Camarade   Long time no see, Camarade - Page 2 EmptyMar 18 Sep 2018 - 22:27

"Ne me prends pas pour un idiot Apache" Visiblement Pretty n'avait pas gouté à la plaisanterie. En était ce cependant vraiment une ? Pas tout à fait. D'une certaine manière, oui, selon le punk il y avait de quoi rire. Par ce que par pitié. Scar ? Convaincre Scar de la réalité ? De ce qu'était vraiment Peter Pan ? Soit un roi tyran, un enfant fou aux pouvoirs illimités qui exerçait son règne totalitaire sur l'ensemble de l'ile et particulièrement sur les garçons perdus.
Quelle blague.
Ouais, il y avait de quoi se marrer. Par ce que le Crs était le genre de type aveugle qui courrait vers la mort et entrainait avec lui tout ses petits camarades.
Comment ça ca vous fait penser à quelqu'un d'autre ?
Bref.


"Nous savons ce qu'il en est."

L'iroquois ne répondit rien, se contentant de cligner les yeux un peu lentement, à la manière d'un chat, alors que son sourire se faisait oblique.
Ok ok... Pris la main dans l'sac.

"Ne t’avise jamais de réessayer ce coup-là avec moi."

Le livreur était sérieux.
Vraiment sérieux.
Et le petit punk se dit qu'il avait merdé sur ce coup la. Par ce que non seulement son Camarade l'avait mal pris, mais sans aucun doute que du coup son discours était tombé dans l'oreille d'un sourd.
C'était aussi ça, les risques dans les débats. Quand on cherchait à convaincre les gens, il fallait parfois, souvent même pour ne pas dire toujours, dépasser certaines limites, franchir quelques murs... Au risque de se casser la gueule et de repartir au point de départ.
Alors, bon joueur quelque part, l'Hérissé avait baissé les yeux, la mine penaude. Il n'allait pas dire que c'était un malentendu. Ce serait mentir. Il n'avait qu'a assumer et espérer que le reste de ses arguments ne passent pas complètement à la trappe.

Et puis soudain, alors que le métisse avait pris une inspiration, peut être pour formuler quelques excuses, ou quelques explications tout de même, il fut coupé dans son élan, le blond au long cheveux d'or lui rentrant littéralement dedans, le prenant dans ses bras et le serrant fort contre lui, la, comme ça, sans crier gare.

"Je t’aime, Apache."
Qu'il lui avait dit tout en le pressant tout contre son cœur.
Alors, bien évidemment, même si dans un premier temps l'Anarchiste avait eu un peu de mal a savoir comment réagir, ses mains qui étaient restées en l'air finirent par entourer son Camarade à leur tour. Le câlinant sans trop le presser, par ce qu'il était abimé, tout d'même.

"Moi aussi j't'Aime Candy..."
Et c'était sincère. Pire que sincère. Depuis leur première rencontre soldée par une bagarre de chiffonniers, de l'eau avait coulé sous les ponts pour ces deux la. Ils avaient appris à se connaitre et le chasseur ne nierait jamais; il s'était réellement attaché à celui qu'on appelait la Fausseté.

"Je t’aime beaucoup. Mais j’ai besoin de temps."
Un soupire tout chaud dans le cou, faisant frissonner la peau sombre. "J’ai besoin de réfléchir." Doucement et silencieusement, l'indien des villes avait hoché la tête à la positive tout contre le livreur, acquiesçant, et puis Pretty s'était éloigné, posant ses mains sur les épaules du révolté, un éclat étranges brillant dans ses yeux bleus.

" Et quand j’aurai fait mon choix, je viendrai te le dire. Quel qu’il soit. Je te le promets."

Une nouvelle fois, Apache acquiesça de la tête sans mots dire.
Est ce qu'il se sentait rassuré ?
Pas le moins du monde.
Cet iroquois la n'était pas connu pour sa patience. Ce qu'il aimait par dessus tout, c'était quand les conflits se réglaient le plus rapidement possible. Il était difficile pour lui d'appréhender une séparation sous l'angle du désaccord, de la réflexion... Lui qui était si entier avait bien du mal à saisir qu'on ne puisse pas être sur de sois, surtout concernant ce genre de sujet.
La révolte.
Avoir des doutes, pourquoi pas. L'espace de quelques minutes.
C'était déjà tellement trop.
Mais lui qui clamait à qui voulait l'entendre que chacun était différent et devait pouvoir être lui même sans barrière, allait devoir faire quelques efforts sur ce coup la.

"D'accord Camarade... C'est promis alors..."
Et toute la belle parure de l'Apache semblait s'être envolé, puisque le débat s’arrêtait la. Il n'était plus question d'argumenter ou de convaincre qui que ce soit maintenant. Il ne restait plus qu'à attendre... Alors le punk pouvait quitter sa pose et sa morgue. Laisser un peu plus place à ses sentiments à lui. "J'veux pas te perdre... Tu sais." Et il avait baissé la tête, fixant ses genoux, la mine un peu triste, visiblement inquiet.
On aurait dit qu'il parlait du livreur comme s'il partait à la guerre et qu'il était possible qu'il n'en revienne pas.
Qu'il meurt, en d'autres termes.
Et dans le contexte, ce n'était peut être pas tant à prendre à la légère que ça, car outre le fait que lorsque Pretty avait parlé de la possibilité qu'il se fasse éliminer s'il décidait de quitter les révoltés il était parfaitement dans le vrai, il fallait également prendre en compte que si en effet le livreur quittait le rang des rebelles, dans un futur plus ou moins proche, ils seraient forcément amenés à se recroiser, puisque ce ne serait pas pour autant qu'ils ne mettraient pas leurs plans à exécution.

Il n'était pas sur qu'être estampillé de la fameuse marque Social Traitre soit du meilleur gout en temps de révolution.






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MessageSujet: Re: Long time no see, Camarade   Long time no see, Camarade - Page 2 EmptyMar 18 Sep 2018 - 22:53

L’une des choses qui parvint également à apaiser Pretty, c’était de voir que son ami était honnête : il s’était fait prendre, et il ne tentait ni de le nier, ni de se chercher des excuses. C’était appréciable, en un sens ; du moment qu’il comprenait qu’il n’avait pas intérêt à réessayer de lui faire un coup pareil.

Par la suite, le câlin fut à la fois douloureux et apaisant. Douloureux, à cause des blessures pas tout à fait guéries, et apaisant, parce qu’il était au fond terriblement rassuré que le punk ne se soit pas énervé après lui -qu’il ne l’ait ni rejeté, ni renié. Cette éventualité demeurait, pourtant, dépendamment du choix qu’il ferait en conséquence.
Ça lui mettait du plomb au cœur.

D'accord Camarade... C'est promis alors...

Les paupières à demi-closes, Pretty laissa un sourire soulagé naître sur ses lèvres. Pachou était aussi intolérant envers les non-révoltés qu’il était compréhensif et plein de bonne volonté envers ses camarades.
Il avait été un peu bizarre durant leur échange, cela n’avait pas échappé au Livreur ; toutefois, ce dernier avait la nette impression que ça avait rapport avec la chose dont Apache n’avait pas envie de parler. De cette chose dont il devait rester ignorant, afin d’être le rayon de soleil dont ce crétin crêteux avait besoin pour se sentir l’esprit plus léger.

Il ne poserait aucune question. Il ne lui demanderait rien, peu importe son comportement.
Pretty espérait simplement que d’autres que lui sauraient s’occuper de son ami.

J'veux pas te perdre... Tu sais.

La remarque surprit un peu La Fausseté qui, d’un geste doucereux, amena ses doigts sous le menton de L’Hérissé pour conduire ses yeux sombres jusque dans les siens, bleus comme celui d'un ciel ensoleillé.
Là, il lui adressa un sourire empli d’une tendresse pure et sincère. Celui que seul un frère est en mesure d’offrir à un autre.

Je sais. Ça va aller.

Ils faisaient partie de la même famille, après tout.
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