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Freckles
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MessageSujet: Calamities   Calamities EmptyMer 2 Mai 2018 - 0:38


« Oh non, Freckles, il se passe un truc tragique ! Justice devient ton modèle vestimentaire. »

La remarque, venant de derrière lui, le fait hausser un sourcil. Et puis il pouffe. Puis il se retourne, bras écartés, et tire la langue, bien visiblement sous son chapeau, pour faire face à la livreuse qui lui parle.

« Eh, contre-argument. Contre-argument. Ça me va mieux qu'à lui. »
« Ouais. T'as l'air débile »

Mud ricane et continue de se changer sans la moindre pudeur. C'est toujours un peu dur de savoir si elle est sérieuse ou si elle se moque, et avec le temps Freckles commence à s'en foutre. Il lui tourne le dos et continue de fouiller dans les grands coffres à l'entrée des portes du temps. Des costumes plus ou moins grotesques côtoient des trucs plus crédibles, des bottes, des vestes et des ponchos, des badges de shérif en toc, des capes et des flingues. Et bien sûr, une quantité phénoménale de chapeaux de cowboys.

Ils se changent un peu à l'arrache, juste devant la porte. Après avoir passé le reste, Freckles enfile des bottes en cuir avec des éperons. Mud porte déjà un chemisier élégant avec un ruban qu'elle a assorti à un pantalon d'homme. Elle a glissé deux revolvers dans des holsters à sa ceinture, et essaie méthodiquement d'en glisser un maximum là où elle peut, y compris dans ses chaussures. En croisant le regard dubitatif de son chef, elle fait un petit signe ok avec ses doigts, un sourire paresseux s'étalant sur son visage.
Puis elle se tourne vers la troisième personne de leur expédition.

« Sams, t'as fini ou tu veux qu'je t'aide à faire tes lacets ? » roucoule-t-elle.

Freckles sourit, puis grimace.
Samurai est pas la première personne qu'il emmènerait dans une mission de sauvetage. Ou dans n'importe quelle mission. Ou nulle part. C'est son livreur, hein, et il l'aime, mais sur l'échelle de la fiabilité, il se situe pas à un niveau où Freckles lui donnerait un flingue.
D'ailleurs il le fait pas.

(Puis il se sent injuste de penser ça. Samurai a changé, ces temps, même s'il n'a pas beaucoup été là pour le voir.)
Il jette un coup d’œil à la porte, puis se frotte nerveusement les mains.

« Avant d'y aller, chauds qu'on décide d'un plan, vite fait ? Ce serait cool qu'on arrive pas en mode, on tire direct sur tout le monde. (Aw.) Parce qu'on sait pas comment c'est là dedans. Donc je préfère si on parle aux gens et qu'on essaie d'avoir des infos en mode subtil. Voir si ils savent où sont Mirror et S'cream  ( Frigide et Quiche) Et on les récupère. Fin, sauf si elles sont mortes. (C'est à espérer.) »

Freckles lance son chapeau à la gueule de la livreuse - qui le réceptionne en rigolant - avant qu'elle dise autre chose, et puis se tourne vers la grande porte qui les sépare de leur mission. Qui pourrait durer longtemps. Qui pourrait se passer très bien - ou très mal , aucun d'entre eux n'est fait pour les subtilités.

« Prêts ? »

Mud est prête. Il parle surtout à Samurai.
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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyMer 2 Mai 2018 - 1:16

Les coffres contiennent trop de choix, de machins qui vont jusqu'à ce qu'il les enfile et que ça paraisse ridicule. Pas le temps de se la jouer maître de la mode, donc on fait avec. Samurai roule les manches de la chemise pour que ses bras soient pas totalement recouverts. A force de traîner un peu partout lors de ses aventures solitaires, il sait au moins que vaut mieux porter du clair dans les coins chauds. Et puis, c'est pas si mal, avec le foulard bleu qu'il noue autour de son cou à la va-vite.

Mud s'exprime, malheureusement, comme à son habitude. Des petites remarques un peu brutales pour certaines. Samurai s'en fiche un peu. Le sarcasme c'est pas son truc, il le remarque pas forcément, sans compter qu'il a pas besoin de s'y arrêter en premier lieu. Autant pas l'encourager, surtout qu'ils se connaissent pas si bien que ça. Pas que ça soit mieux avec S'cream et Mirror. C'est sa famille quand même, d'où son volontariat immédiat quand Freckles a demandé qui voulait l'accompagner.
C'est que ça faisait un bail qu'il n'avait pas accompagné leur chef ainsi.

« Sams, t'as fini ou tu veux qu'je t'aide à faire tes lacets ? »
« Pourquoi crois-tu que j'ai des bottes ? »

Quitte à être aussi peu doué qu'il ne l'est, autant ne pas se rajouter un niveau de difficulté. Marcher avec des chaussures est toujours spécial par contre, et il fait quelques pas avec un air concentré. Au pire, le gamin s'autorisera à les retirer plus tard.

Les deux autres sont armés, Samurai le remarque vaguement, du coin de l’œil. Pendant qu'ils ont décidé de ce qui leur ferait plaisir, lui est limite tombé dans un coffre pour enfin trouver un chapeau qui lui tombe pas devant les yeux. Pas besoin qu'il embarque un flingue, si ? La valeur d'un guerrier se mesure pas de cette façon. Pour ça qu'il a laissé son arme à son pote de l'infirmerie avant de partir. Il est pas à l'aise avec ce qui n'a pas de lame aussi.

« Avant d'y aller, chauds qu'on décide d'un plan, vite fait ? Ce serait cool qu'on arrive pas en mode, on tire direct sur tout le monde. »

L'idée de se lancer dans le tas fait battre son cœur plus rapidement, en un amour naturel de l'excitation causé par des actes bien bourrins. Le chef a dit non. Samurai laisse son chapeau retomber contre son dos sans répliquer.

« Donc je préfère si on parle aux gens et qu'on essaie d'avoir des infos en mode subtil. »
« On se séparera pour interroger tout le monde ? » Il se permet de poser la question cette fois, se rapprochant un peu du duo. Les bottes le dérangent de plus en plus, et il tape ses pieds contre le sol pour le cacher.
« Fin, sauf si elles sont mortes. »
« C'est à espérer. »
« Si elles sont ensemble, ça ira. » L'idée de ramener des cadavres l'enchante pas. Quoique moins que d'attitude de Mud. Les livreurs ne sont pas des traîtres qui abandonnent les leurs.

C'est comment ce monde où ils se rendent d'ailleurs ? Samurai connaît pas ces histoires là, celles des cowboys. Bien sûr, il s'est abstenu de le dire, habitué aux mensonges par omission. Les deux autres ont pas franchement l'air d'être des experts non plus de toute façon.
Au pire, ils auront qu'à improviser. Quitte à se manger une bonne raclée.

« Prêts ? »

Moins de paroles, plus d'action ! Freckles reste l'étoile de sa vie, mais il ira pas lui dire, pas cette fois. A la place, Samurai presse une main dans leurs dos, et il les pousse vers la porte en un mouvement un peu vif, surtout d'un côté. Façon de se venger des commentaires de Mud.

« Je te fer— Oui, allons-y ! »
Il lui fera bien mieux honneur en évitant de balancer des trucs du style à voix-haute.








Hirose Akira

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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyLun 7 Mai 2018 - 21:45

Samurai, qui jusque là est resté discret, se contentant de répondre et d'approuver, semble décider qu'il a assez attendu. Il les pousse vers la porte d'une pression dans le dos ; si Freckles a un mouvement de résistance, Mud se laisse entraîner en rigolant.
Ils ouvrent la porte.
Derrière elle les accueille une chaleur à laquelle ils ne sont plus habitués. L'air est brulant, lourd et saturé de poussière. Un espèce désertique s'est ouvert devant eux, un truc surréaliste, avec la lumière rouge d'un soleil descendant qui repeint un immense canyon. Derrière eux, ils sentent encore le froid brutal de l'humeur de Peter. C'est comme si Freckles pouvait sentir dans l'air cette limite invisible, là où le soleil caresse ses doigts lorsqu'il pousse sur le battant de la porte.

Mud émet un long sifflement.

« Allons-y », répète-t-il après Samurai.

Ils ne doivent marcher que quelques minutes avant d'arriver en ville. L'entrée est surmontée d'une arche avec un panneau de bois, une inscription qui doit être le nom de la ville et que Freckles n'arrive pas à lire. La ville en soi est rustique. Et malgré son état décrépi, un peu charmante. Il n'y a personne dehors ; à part quelques silhouettes d'enfants qui disparaissent entre les bâtiments à l'instant où ils les voient avancer. Ce sont des figures pas tout à fait proportionnées, pas tout à fait humaines.

« On commence par quoi ? »
« Saloon. », répond immédiatement Mud.

Elle pointe du doigt un bâtiment adjacent, plus grand et en meilleur état que ceux qui l'entourent, avec un porche de bois, des portes battantes, et des abreuvoirs à demi remplis d'eau devant.
C'est aussi la source de tous les bruits de la ville : des éclats de voix, du verre qui s'entrechoquent, et un air de piano.
Freckles fronce les sourcils, et claque de la langue en rythme alors qu'il réfléchit.

« Sûre ? Ça semble pas le plus discret. »
« Faut savoir. Je croyais que tu voulais interroger des gens. Y a des gens, là dedans. »
« Ouais, faudrait juste pas qu'on se fasse tirer dessus dès que t'ouvres la bouche. »

Elle explose de rire, comme si la remise en cause de ses talents diplomatiques n'était rien d'autre qu'une très bonne blague.

« Oh, Freckles, j'ten prie, on est les meilleurs détectives au monde. On a ton charme et mon intelligence. » Une pause. « Et Samurai ! »

Comme si elle avait rien trouvé d'autre.
Et sans prévenir, et trace vers l'entrée du saloon, pousse des deux mains les portes battantes, et disparaît à l'intérieur, les laissant très littéralement dans un nuage de poussière.

« J'vais la buter », murmure Freckles.

Puis il adresse une grimace à Samurai.

« Tu viens ? »
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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyMar 8 Mai 2018 - 15:12

L'air lourd qui les attend provoque quelque chose de désagréable dans son corps. Une sensation de malaise qu'il chasse en passant la porte, sans se retourner. Le froid reviendra bien assez tôt, la mission ne va pas durer une éternité. Après tout, ils n'ont qu'à tabass— discuter avec quelques personnes, êtres des héros, puis revenir. Héros n'est pas le terme approprié et ça l'embête de ne pas en trouver un mieux. Au moins, du moment qu'il se focalise sur ses pensées, la voix de Mud paraît lointaine, ce qui est pas une mauvaise chose.

« On commence par quoi ? »
« Saloon. »

Oh il y a de l'animation là-bas. Est-ce une sorte de taverne ? L'adolescent ne s'embête pas à trop s'interroger. Freckles sert forcément ce qu'il fait, il ne peut pas en être autrement, hein ? Humain, son camarade est humain. Il faut qu'il se mette ça dans le crâne.

Bon, ils vont entrer, interroger quelques personnes et c'est tout bon. On récupère les filles et on rentre.

« Oh, Freckles, j'ten prie, on est les meilleurs détectives au monde. On a ton charme et mon intelligence. » Une pause. « Et Samurai ! »

Ou pas.
L'Injuste est pas loin de lui balancer une remarque, sauf qu'elle est assez impolie pour ne pas lui en laisser l'occasion. Et la voilà à l'intérieur, les laissant seuls dans la grande rue avec le sable et la poussière qui sont déjà en train de s'infiltrer dans ses vêtements.

« J'vais la buter. »

Une remarque tout à fait pertinente et il se retrouve à hocher la tête sans faire attention. Autant affronter leur destin, surtout qu'il a l'impression d'avoir du sable dans la bouche. A deux mains, Samurai pousse les portes étranges du saloon, les tenant quelques secondes pour Freckles ensuite.

La population n'est pas exactement— des détails le dérangent, et il évite d'observer les clients du saloon outre mesure. Presque humains, quoique pas tout à fait. C'est déstabilisant, une nouvelle règle du jeu qu'il doit apprendre.

« Howdy cowboys, restez pas plantés là, » une voix grave et chaleureuse résonne vers le bar, et il redresse la tête. La serveuse les interpelle d'un geste de la main, un petit 'venez plus près on va pas vous manger voyons' alors il grimpe sur un tabouret, croisant ses bras sur le comptoir du bar. Il a l'impression d'entendre la voix de Mud un peu plus loin, sans se retourner pour faire attention.

« Vous prendrez bien une p'tite bière ? » Clin d’œil. « Ou un truc un peu plus costaud ? » Elle leur laisse pas le temps de répondre, remplissant déjà des verres. C'est un liquide sombre, qui sent fort et qui donne pas forcément envie. Samurai est pas sûr d'avoir la force d'y toucher, ce qui l'empêche pas de soulever le verre pour mieux y jeter un œil. « Cadeau d'la maison pour les nouveaux venus. »

Il y a un sous-entendu dans sa voix, une demande bien précise. Elle veut savoir ce qu'ils font là, dans son saloon. Aucune confiance envers les étrangers.

« Nous sommes de simples voyageurs, » Samurai n'offre que ça en réponse, son regard glissant vers Freckles. Il se sait pas franchement très diplomatique. Donc autant le laisser approfondir au lieu de dire une bêtise. Mieux vaut ça que d'écouter Mud déblatérer n'importe quoi.

Même l'Injuste a noté que le sourire de la femme est un peu trop grand, un peu figé aussi.
Il porte son verre à ses lèvres, goûtant uniquement une gorgée avant de le reposer.

C'est fort, bon sang.
Il doit faire un effort pour ne pas tousser.








Hirose Akira

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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyMer 9 Mai 2018 - 19:11

Samurai hoche la tête à sa remarque. Il se dit qu'il ne devrait pas lui donner d'idées, comme ça ; un jour Mud mourra dans son sommeil, un katana dans le ventre, et Freckles sera obligé de se dire que c'est de sa faute.

Ils entrent dans le saloon.
Quelques têtes se tournent vers eux. Des têtes sans visage – sans vrai visage, avec quelques fils de couture mal placés, de paille qui dépasse. Certains ont des boutons qui leur servent d'yeux. Il y a du bruit, mais l'endroit n'est pas plein. Au bar, un épouvantail nettoie une chope en sifflotant. Un autre joue un air entraînant sur un petit piano. Mud est déjà assise, entourée de trois silhouettes portant des chapeaux de cowboy ; elle a un coude appuyé sur la table recouverte de cartes et de jetons. Quand elle les voit entrer, elle leur lance ce regard que Freckles deteste, les paupières tombantes et le pire sourire en coin de la terre.
Elle a sa situation en main, visiblement.

« Howdy cowboys, restez pas plantés là ! »

C'est la fille du bar.
Sans discuter, Samurai s'approche et Freckles le suit. Ils se hissent sur un tabouret, et c'est un peu gênant. Même si la serveuse a l'air avenante, il y a quelque chose d'un peu inquiétant dans son ton. Elle leur glisse un clin d’œil en même temps que deux chopes. « Cadeau d'la maison pour les nouveaux venus », lance-t-elle.

Et Freckles sourit.

« Merci. »
« Nous sommes de simples voyageurs. »

Il regarde du coin de l’œil Samurai prendre une gorgée du liquide. A voir sa gueule, c'est pas seulement de la bière. Freckles reporte son attention sur la serveuse et son visage de tissu et de paille, et il prend sa chope dans une main, et descend son contenu d'une traite, avant de la reposer sur le comptoir.
Il emploie toutes les forces à sa disposition pour ne pas avoir l'air de complètement mourir.
(C'est fort sa race.)

La serveuse a l'air plus amusée qu'impressionnée. Mais peut-être moins méfiante, aussi. Elle s'accoude au comptoir et se penche vers eux.

« De simples voyageurs, hein ? Qu'est-ce qui vous amène dans notre belle ville ? Pas grand chose à visiter, ici. »

Freckles ouvre la bouche, réfléchit à ce qu'il va dire – Samurai a clairement établi ici qu'il ne comptait pas faire le diplomate – et décide de ne pas mentir.
Il ment très mal, de toutes façons.

« On cherche quelqu'un. » Ça semble attirer son attention. « Deux personnes, en fait. Une petite, avec des cheveux blonds, clairs, et une plus grande, avec euh, des tresses, de couleurs bizarres, du vert clair. Elles font à peu près cette taille, elles ont- »
« Oh ! Les trouveuses d'eau. »

Freckles s'interrompt immédiatement dans sa description pleine de gestes, stupéfait.

« Vous avez - vous savez de qui je. Attendez, trouveuses d'eau ? Vous les connaissez ? Ice Cream et Mirror ? »
« Du calme », dit-elle, et si son visage n'en montre rien, elle a l'air toujours amusée. « Y a deux demoiselles comme tu dis qui sont venues y a un petit bout de temps. Un mois, j'dirais. »
« Mmh. Mmmh. Un mois », répète Freckles, comme s'il savait de quoi elle parlait.
« Vous avez sans doute r'marqué, ici c'est pas l'coin le plus humide qu'on puisse trouver. Autant vous dire que quand vos copines sont arrivées en ville, avec leurs histoires, ça a retenu l'attention de tout le monde. En particulier shérif Madison et les Burton. J'crois bien qu'elles ont dormi à leur ferme plusieurs nuits – vous imaginez bien, gérer leurs plants de maïs sans eau, c'est pas bien idéal... »

Il faut à Freckles littéralement tout le self-control qu'il possède pour ne pas hurler, briser sa chope ou courir raconter tout ça à Mud. Derrière lui, il entend le rire bruyant de la livreuse, qui a sans doute aussi eu droit à un verre et semble se plaire dans son jeu de poker.

« Et après ? Après ? Elles sont parties où ? Qu'est-ce qui leur est arrivé ? »

Elle hausse les épaules, et retourne à son nettoyage de chope. Si elle avait un visage, elle aurait sans doute l'air penaude.

« Alors ça … J'ai juste arrêté de les voir à un moment. »

Elle paraît songeuse. Puis d'un coup, sa voix baisse de plusieurs octaves.

« Vous savez, fait pas bon, pour les gamins comme vous, de rester longtemps, comme un endroit comme ça.. »
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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptySam 12 Mai 2018 - 16:26

Inventer des détails sur les visages n'est pas bien complexe. Samurai parvient à ignorer la paille qui dépasse un peu à certains endroits, pour se dire que tout le monde est aussi vivant que sa propre personne. Ainsi, il pourra les traiter en égal. Et puis, sur l'île les règles sont ainsi, un peu différentes. Plus amusantes également, puisqu'on peut les contourner. Ce qui lui permet de goûter au whisky, et de se dire que ça ne lui plaît pas du tout. C'est que l'alcool, il n'en consomme pas beaucoup.

Freckles garde sa place de leader incontesté, lorsqu'il vide sa choppe d'une traite. Pour une fois, le cadet évite de l'imiter. Si aussi peu du liquide lui donne déjà presque un haut-le-cœur, autant pas pousser le destin et se retrouver à vomir sur ses bottes neuves. Quoique ça lui donnerait une excuse pour les retirer. C'est que ça le gratte déjà pas mal.

« Oh ! Les trouveuses d'eau. »

S'cream et Mirror, il les a déjà vu ensemble. Elles forment un duo habituel, au contraire de Mud qui s'incruste au lieu de se lier à eux. Enfin, pour avoir été incapable de retenir les noms de ses camarades pendant une éternité, Samurai ne peut pas trop se permettre de juger. Il retente de prendre une gorgée de sa boisson à la place. D'ici à la fin de leur aventure, sa choppe devrait être vide.

« Y a deux demoiselles comme tu dis qui sont venues y a un petit bout de temps. Un mois, j'dirais. »
« Mmh. Mmmh. Un mois. »

L'Injuste ignore si ça dit vraiment quelque chose à son chef ou s'il mime de pas être largué. Lui, en tout cas, ça lui dit strictement rien. Même si au ton de la serveuse, Relena d'après un joueur de poker éméché qui l'interpelle pour ravoir à boire, ça doit représenter un bon moment.

On leur donne vachement trop de noms d'un coup, et Samurai, sans le vouloir, met la conversation sur pause pour regarder ce qui se passe. L'homme vers eux lève sa choppe en guise de salut, poussant le gamin à retourner le geste. Il ne l'avait même pas remarqué alors qu'il était probablement assis là depuis le début.

« Et après ? Après ? Elles sont parties où ? Qu'est-ce qui leur est arrivé ? »
« Vous savez, fait pas bon, pour les gamins comme vous, de rester longtemps, comme un endroit comme ça.. »
« Elles sont de la famille. » La remarque passe ses lèvres sans avertissement, tandis qu'il reporte son attention sur la serveuse après une absence qui a sans doute duré un brin.

Une gorgée de plus, sa boisson baisse lentement mais sûrement.

« Vous devriez faire attention, comme l'dit la dame. Il pourrait vous arriver des trucs, » le vieux au comptoir les regarde même pas en s'exprimant. Il a de la barbe cousue grossièrement, on dirait du foin, et c'est assez ridicule. Au lieu d'être impressionné par ce qui est sans doute une menace, Samurai se lève pour venir se poser juste à côté de lui.

« La vérité ne nous effraie pas, » son bon vieux ton de guerrier sage et réfléchi. L'adolescent ne l'avait pas employé depuis un moment. Au moins, ça a le mérite de surprendre son interlocuteur, qui hume pour lui-même tout en buvant sa bière.

« N'va pas effrayer les gamins, » la serveuse le sermonne tout en resservant Freckles. Avec quelque chose d'un peu moins violent pour le coup. Une façon de dire qu'il a survécu à un test.
« J'dis juste qu'ils devraient s'intéresser à ce qui se passe chez les Burton, c'est tout. »

C'est qui ça ? N'ayant pas écouté la conversation, Samurai l'ignore. De toute façon, il est trop occupé à goûter la bière que le vieux vient de demander qu'on lui serve. Moins fort, pas forcément meilleur.

Hey, maintenant il va devoir finir deux boissons qu'il a pas envie de boire, c'est problématique.

« Et si vous disiez un mensonge pour qu'on disparaisse nous aussi ? » Oh, même pour lui, sentir que ses paroles n'ont pas été bien acceptées par l'homme est simple. Par contre, la serveuse paraît s'en amuser, puisqu'il l'entend pouffer.

« Elliot a pas l'habitude qu'on refuse ses conseils, hein l'vieux ? »

Samurai rit avec elle, bras croisés sur le comptoir.

« Vous pourriez donner une boisson très forte à notre compagne qui joue aux cartes ? » Il lui chuchote sur le ton de la confidence. Connaissant Mud, elle se sentira obligée de prouver qu'elle peut finir, même si c'est pas bon.








Hirose Akira

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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyDim 27 Mai 2018 - 15:45

Freckles est tellement concentré sur leur nouvelle piste qu'il capte pas tout de suite qu'une quatrième personne s'est incrustée dans la conversation. Un vieux mec de paille qui leur lance un avertissement cryptique.

« La vérité ne nous effraie pas », annonce Samurai.

C'est inattendu, un peu badass, et un peu con, mais ça a le mérite de faire taire le mec, et Freckles cache son rire derrière une main. Son verre est de nouveau rempli devant lui, et il le boit par réflexe, juste un peu plus lentement, cette fois.

« N'va pas effrayer les gamins. »
« J'dis juste qu'ils devraient s'intéresser à ce qui se passe chez les Burton, c'est tout. »
« Pourquoi ? Il se passe quoi chez les Burton ? »

On lui répond pas. Si Mud était là, elle retiendrait efficacement tous les détails importants ; mais à entendre ses rires bruyants derrière eux, elle est bien occupée par sa partie de cartes.
Les fermiers restent leur meilleur piste, pour l'instant. Et leurs suspects principaux, du coup.

« Et si vous disiez un mensonge pour qu'on disparaisse nous aussi ? » dit Samurai, qui pense peut-être à la même chose.

Mais la serveuse – Relena, se marre, et ça semble le contenter : il rit aussi. Il se penche même pour lui chuchoter à l'oreille. Faut croire qu'après deux verres, Samurai développe toutes les qualités sociales qu'on lui prétend manquantes. Ton charme et mon intelligence, tu parles oui ! Il se débrouille très bien.

Quand Mud voit arriver le verre à sa table, elle lève les yeux vers eux, perplexe, et leur adresse un grand sourire et un pouce en l'air. Les cartes oubliées sur la table, elle s'est lancée dans un bras de fer avec un des joueurs. Freckles lui fait de rapides signes de mains pour lui indiquer qu'ils ont une piste. En réponse, la livreuse secoue la tête, et épelle des mots silencieux sur ses lèvres.
Il se tourne vers Samurai.

« Mud est en train de trouver des infos. On part sans elle à la ferme. On se rejoindra après. »

Il finit son verre d'un trait, grimace, et descend du tabouret. De l'autre côté du bar, une dispute vient d'éclater, et une bouteille vole pour venir se fracasser contre le mur, sans que le pianiste ne s'arrête de jouer. Freckles voudrait remercier la serveuse, mais celle-ci s'est penchée sous le comptoir pour saisir un fusil, qu'elle commence à charger d'un geste habitué. En voyant son regard, elle sourit.

« Bonne chance les mômes. Hésitez pas à repasser si vous avez besoin d'une piaule pour ce soir. »

Freckles répond un vague merci, avant d’entraîner Samurai vers la sortie. La boisson lui a un peu donné le vertige, mais il marche encore droit, et il adresse un dernier signe de la main à Mud - qui lui fait un doigt - avant qu'ils soient de nouveau dans la grande rue.

Ils ne mettent pas longtemps à trouver la ferme ; c'est une des plus grande propriétés de la ville. Des chevaux et des vaches de paille sont enfermés dans des étables sur le côté, et derrière la maison s'étend un grand champ à la terre brûlée par le soleil. Après une hésitation, Freckles grimpe les marches du perron et frappe à la porte. On lui ouvre au bout de plusieurs minutes. Il est face aux Burton.

« Euh ... »

Les deux épouvantails sont plus grands que lui. Le mari a une fourche dans les mains. Sa femme, en salopette, a les bras croisés. Ils ont le même visage figé et cousu que les autres habitants.

« On aurait quelques questions à vous poser. »
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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyJeu 31 Mai 2018 - 17:23

Finalement, Samurai se sent plus à l'aise que prévu. L'alcool lui offre probablement quelques points en charisme, ce qui n'est pas un mal. Difficile de souhaiter terminer ses verres par contre, surtout celui qui sent trop fort à son goût. La bière passe un mieux, gorgée après gorgée. S'il en termine qu'une pour abandonner la seconde boisson, personne y fera attention, hein ? Autant compter là-dessus. On leur a filé une piste, voir plusieurs. S'il avait écouté, ça aiderait. L'Injuste n'a qu'à faire confiance à Freckles et son chef trouvera la solution de lui-même. Du moment que l'autre décide pas de les embêter.

Son sabotage, à l'aide de la boisson, se montrera peut-être efficace. Si Mud boit, elle ne sera plus en mesure de dire autant de trucs contre lui, non ? Le gamin n'en est pas convaincu, il connaît pas grand-chose à l'alcool. Les guerriers ne vont pas se saouler avant la bataille après tout. Quoique dans leur cas, c'était nécessaire pour obtenir des informations.

« Mud est en train de trouver des infos. On part sans elle à la ferme. On se rejoindra après. »

Fantastique. Difficile pour Samurai de cacher son sourire, même s'il tente quand même de le faire en pressant sa bière contre ses lèvres. Elle n'est pas totalement terminée, quoique Relena a pas l'occasion d'y prêter attention. D'autres affaires l'attendent, et c'est pareil de leur côté. Après être descendu, il se tape le torse avec une main pour aider le liquide a descendre plus rapidement. Dehors, respirer est un peu plus facile, et marcher aide probablement. Son chapeau revient sur sa tête, et il ne regrette pas d'en avoir un parce que le soleil cogne durant leur marche.

Une qui est plutôt silencieuse. Il faut dire que Samurai ne sent pas forcément hyper bien. Sans que ça ne soit dramatique non plus. A l'intérieur, on leur filera peut-être un peu d'eau. Si on digne leur ouvrir d'abord, ce qui n'est pas gagné d'avance. Finalement, l'accueil tant attendu se produit enfin, et son regard clair glisse vers la fourche, plusieurs secondes.

« On aurait quelques questions à vous poser. »

Le non paraît se dessiner sur leurs lèvres avant même que les livreurs ne puissent ajouter quoi que ce soit. C'est suspect. Quoique ça ne soit pas franchement ce qui interpelle le plus l'adolescent. Non, c'est toujours l'objet qui pourrait être utilisé comme arme qui le fascine.

« Nous sommes de la famille des trouveuses d'eau. »

A la manière dont les épouvantails se regardent, Samurai assume qu'ils sont au bon endroit. Finalement, la femme s'écarte pour les laisser rentrer, alors que l'homme continue de faire barrage de son côté, et l'Injuste n'hésite pas à la suivre. Même si c'est un piège, c'est mieux que de subir la météo insupportable qui règne à l'extérieur.

« Venez donc boire un peu de citronnade, elle est bien fraîche. »

Rien de tout ça ne répond à leurs questions, bien que la proposition soit agréable. Il adresse un sourire à son hôte, pendant que l'homme détaille Freckles du regard plus longtemps que nécessaire.

« De braves petites, travailleuses, c'est dommage qu'elles aient décidé de partir, » qu'il marmonne, tapotant le manche de sa fourche contre le sol. Son ton est plus ennuyé qu'autre chose.

A l'intérieur, dans la petite cuisine, Samurai s'assied volontiers à table pour se faire offrir un verre de ce qui semble être la meilleure citronnade au monde. Rien que les glaçons, ça lui suffirait pour le coup. Il retire son chapeau, passant une main dans ses cheveux qui lui collent au front, travailler ici doit être dur.

A peine le verre posé devant lui que l'adolescent l'a déjà terminé.

« C'est une grosse ferme, ce n'est pas trop dur de la gérer à deux ? »

Ils n'ont vu personne d'autre sur le chemin.








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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptySam 16 Juin 2018 - 18:09

« Nous sommes de la famille des trouveuses d'eau. »

L'expression revêche des deux épouvantails s'efface et visiblement Samurai a dit ce qu'il faut ; Freckles pourrait l'embrasser.
Ils se retrouvent à l'intérieur d'une cuisine avec deux verres d'une excellente citronnade.
Il peut pas s'empêcher de trouver ça foutrement bizarre, une boisson fraiche dans une ville souffrant supposément de la sécheresse. Il fait pivoter doucement son verre et regarde les glaçons qui s'entrechoquent sous la lumière.

« De braves petites, travailleuses, c'est dommage qu'elles aient décidé de partir. »
« Décidé ? » marmonne Freckles, sans doute trop doucement pour que quiconque l'entende.

Il réfléchit. Le processus le frustre, parce que ça le mène à rien. Rien dans la pièce ne laisse le moindre indice de la présence des filles, ou où elles ont bien pu passer, et Freckles regrette que Mud soit pas là parce qu'elle aurait sans doute trouvé beaucoup plus vite. En attendant, c'est Samurai qui occupe les fermiers, et il faut bien avouer qu'il gère. Il devrait le faire boire plus souvent.

« C'est une grosse ferme, ce n'est pas trop dur de la gérer à deux ? »
« On se débrouille », assène l'homme avec irritation.
« C'est ben plus difficile depuis que les enfants sont partis », renchérit sa femme.
« Vos petites copines, là, aidaient beaucoup à la ferme. Sont parties. Sans prévenir. L'ont pris leurs affaires et disparu un matin. Pas laissé d'mot. »
« On s'est dits, elles sont sans doute rentrées chez elles. »

Freckles secoue la tête pour dire que non, l'air un peu démoralisé.
Les fermiers ont pas l'air de mentir, mais en même temps, c'est des PUTAIN d'épouvantails ! Comment il est censé lire leurs tics nerveux ou quoi ?

« C'est c'qu'on se disait, enfin, mais …. » reprend Mme Burton. « Not' fils. Il a pas voulu le croire. S'est mis en tête qu'il leur était arrivé quelque chose, il voulait pas nous dire pourquoi. Il est parti à leur recherche. »
« Jamais rev'nu. »

Pas besoin de lire une quelconque expression pour se rendre compte que les deux adultes sont tristes.

« Et maintenant on est plus qu'deux à gérer toute la ferme et j'peux vous dire, on a pas le temps de partir à la recherche de cet idiot, pas alors qu'on a toute la ville à nourrir. »
« On pourrait vous aider. »

Ils le regardent d'un air incrédule.

« Vous deux ? »
« Sûr ! On vous aide aujourd'hui avec vos champs et je sais pas quoi, et en échange vous nous dites où on pourrait trouver votre fils et nos deux amies. Tout le monde gagne comme ça, non ? »

Et il leur lance son meilleur sourire.
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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyVen 29 Juin 2018 - 23:18

Si son corps était un peu plus en phase avec le reste, Samurai se dirait certainement que les multiples glaçons qui flottent dans sa boisson doivent bien venir de quelque part. Là, il se contente d'en garder un dans sa bouche une fois la citronnade bue d'un trait. Bien mieux que l'alcool précédent. L'idée de remettre son chapeau le dérange un peu, même s'il vaut mieux souffrir un peu de la chaleur que de terminer avec une brûlure sur le visage. Pareil pour les bottes.

Ses jambes s'agitent dans l'air pour chasser l'énergie qui s'accumule à l'intérieur au fur et à mesure. Ils ne trouveront personne ici. Uniquement des fantômes qui se sont déjà taillés. Samurai n'est pas certain de comprendre pourquoi elles auraient voulu aller ailleurs. Ce coin est pas si vaste, si ? Mirror va être super pénible s'ils ne la retrouvent pas, à leur en vouloir pendant un moment. Enfin, ils ne sont pas spécialement proches non plus.

« Not' fils. Il a pas voulu le croire. S'est mis en tête qu'il leur était arrivé quelque chose, il voulait pas nous dire pourquoi. Il est parti à leur recherche. »
« Jamais rev'nu. »

Est-ce que ça serait une escapade romantique ? Le courageux fermier abandonnant sa famille pour devenir le protecteur des princesses ? Samurai aime bien l'idée, tout en doutant sérieusement qu'elle soit fiable. Son corps se balance un peu sur la chaise, sauf qu'elle grince et que ce n'est pas discret. Il avale son glaçon, qui lui brûle un peu la gorge.

« Et maintenant on est plus qu'deux à gérer toute la ferme et j'peux vous dire, on a pas le temps de partir à la recherche de cet idiot, pas alors qu'on a toute la ville à nourrir. »

Un bon fils doit savoir retrouver le chemin de la maison par lui-même. S'il le désire vraiment. Samurai n'ose pas évoquer cette hypothèse, pas plus qu'il n'a envie de leur promettre qu'il va rentrer ; ça serait un coup à se les mettre à dos si ça ne se réalise pas.

« Sûr ! On vous aide aujourd'hui avec vos champs et je sais pas quoi, et en échange vous nous dites où on pourrait trouver votre fils et nos deux amies. Tout le monde gagne comme ça, non ? »
« J'ai déjà travaillé dans une ferme, je sais comment ça fonctionne. » L'adolescent ajoute, bien qu'il s'en souvienne à peine, et que ce n'était pas la même chose. C'était bien avant l'usine après tout. Il se redresse, remettant son chapeau sur sa chevelure humide à cause de la chaleur.

« Dites-nous quoi faire. On est de bons travailleurs chez les trouveurs d'eau. Les meilleurs. » Les plus motivés en tout cas.
« Les gamines disaient ça aussi... Vous avez bien compris qu'on sait pas où sont les petiots, hein ? » L'adulte leur répète, bien qu'il paraisse moins tendu. Il y a de la fatigue dans la façon dont sa prise sur la fourche s'est relâchée.
« Il y a toujours des rumeurs, ne ? On va se mettre au travail, et on reparlera après. »

Le silence qui suit de la part des adultes s'éternise jusqu'à ce que la femme soupire doucement.

« Je vais vous refaire de la citronnade pour quand vous voudrez faire une pause. »

C'est certainement une victoire, non ? Par contre, Samurai ne doute pas qu'ils vont crever de chaud dehors, et que ça va être épuisant. Au pire, Mud pourra continuer de récolter des infos de son côté et personne n'aura perdu de temps. L'Injuste retire son foulard, pour éponger son front avec.

Il a l'air plutôt excité au final, si son sourire est une bonne indication de ses sentiments.








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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyMar 3 Juil 2018 - 16:49

Ça a pris un peu de temps. Mais les fermiers sont convaincus, finalement, et ils se retrouvent dans les champs. Si les animaux – les vaches, les chevaux – sont faits de paille et de tissu, les plantations de tomates et de maïs sont belles et bien réelles. Ça rassure Freckles au moins. S'ils doivent rester un peu de temps dans la ville, au moins ils crèveront pas de faim.
Il essaie de ne pas penser aux séquelles que ça pourrait leur laisser. Rester dans ces mondes parallèles à l'Arbre n'a jamais fait de bien à quiconque.

Il a déjà de la sueur qui lui dégouline dans la nuque, il doit utiliser son foulard pour l'éponger fréquemment. Les épis sont chiants à récolter, il faut tirer vachement et faire gaffe à pas se couper sur les feuilles sèches.
Il se tourne vers Samurai, un peu plus loin.

« J'savais pas que tu travaillais dans une ferme avant », il dit.

La phrase, plus tôt, l'a interpellé, mais il a choisi de pas s'y attarder sur le moment. C'est pas dans ses habitudes de vouloir connaître les histoires de Monde Ordinaire.

« C'est marrant, que t'aies fini livreur, du coup », explique-t-il.

Il hésite. Il sait pas très bien pourquoi il dit ça.
Pour faire la conversation, peut-être ?
Mais c'est vrai que c'est bizarre. Il aurait pu être récolteur. Pas que Freckles aurait préféré qu'il le soit, non.
Il éponge encore son visage et arrache un autre épi de maïs et se demande comment il est pas déjà changé en pop-corn avec cette chaleur. Un rapide regard lui indique que c'est la fin d'après-midi. Le soleil rouge, s'il continue de briller, frôle le sommet du canyon.

« On travaille jusqu'à ce que le soleil se couche », décide-t-il. « On fait ça, et après on écoute ce qu'ils ont à nous dire, même si c'est que des rumeurs, et on retrouve Mud au saloon. Et demain, on retrouve les filles et on pourra rentrer. »

C'est de l'optimisme incroyable que de penser qu'ils auront assez d'éléments, demain. Mais Freckles est comme ça. Optimiste mais surtout très impatient.
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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptySam 7 Juil 2018 - 0:04

Le rythme est simple à prendre. Le corps prend le pas sur son esprit, repoussant les questions dans un coin pour faire de la place. Ce n'est pas une tâche reposante, de récupérer les épis un par un, pas que ça lui pose un problème. Le plus pénible, c'est la chaleur qui s'infiltre partout contre sa peau, au point qu'il ne rêve que de plonger la tête dans un seau d'eau glacée une fois que tout sera terminé.

Son chapeau glisse un peu, jusqu'à chuter en avant ou en arrière. Ses cheveux sont trempés par la sueur à force. Samurai est prompt à retirer le couvre-chef pour le poser sur le sol. Sa chemise suit le mouvement. Enroulée d'une certaine façon, l'adolescent se fabrique de quoi protéger son crâne de la lumière agressive. Bien mieux ainsi. Quoique son dos risque de manger.

C'est drôle, le fait que l'éclair qui lézarde sa colonne vertébrale soit parfaitement visible et que ça ne lui fasse absolument rien.
(Freckles sait, de toute façon.)
S'il se mettait à geindre, le travail ne se terminerait pas plus rapidement.

« J'savais pas que tu travaillais dans une ferme avant. »

C'est si lointain, un rêve aux allures de souvenir. Il ne relève pas la tête pour répondre, bien que son corps marque une pause.

« J'étais très jeune, ça n'a pas duré. J'ai surtout travaillé à l'usine, » n'est-ce pas ainsi pour tout le monde ? Les gamins qui ne jouent pas avant qu'on vienne les kidnapper dans un champ au milieu de nulle part. Samurai a toujours songé que c'était l'unique vérité acceptable, plutôt que de se dire que ce n'était pas le sort réservé aux malchanceux.

« Je préfère mon rôle actuel, » peut-être que sa voix est distance sans prévenir, que ça le dérange franchement de repenser à son enfance. Samurai a trop de combats perdus à porter sur sa chair, c'est bien assez épuisant.

Son chef lui convient. Aussi mortel que sa personne, loin d'être un dieu. Et c'est mieux que de croire le contraire, de se forcer à imaginer des mondes où ils seraient plus proches. Il approuve les paroles qui suivent, malgré qu'elles ne soient pas réalistes. Le champ lui paraît infini et ils n'auront pas terminé la récolte si rapidement. C'est presque comme si ça avait plus d'importance à ses yeux que le reste d'un coup.

Lorsque le soleil commence enfin à descendre à l'horizon Samurai est soulagé. La température ne va pas tarder à suivre. Il observe ce qu'ils ont récolté un moment, retirant sa chemise de son crâne pour la remettre. Se balader torse-nu devant des inconnus est un pas que l'Injuste se refuse à franchir.

« Allons boire de la citronnade et bavarder un peu. »
Honnêtement, son corps accuse le coup de la chaleur. Tout tangue dès que sa tête effectue un mouvement brusque.
Les fermiers ont intérêt à être plus bavards.








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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyMar 31 Juil 2018 - 16:11

« J'étais très jeune, ça n'a pas duré. J'ai surtout travaillé à l'usine. »

Vécu tragique, pense Freckles soudainement. Il voulait pas s'aventurer là dessus. Il est pas sûr de connaître l'histoire d'aucun de ses livreurs et d'ailleurs il connaît même pas la sienne ; il n'y a que Lacerate dont le monde ordinaire lui paraît tangible, parce qu'elle est la seule à lui avoir raconté, sans qu'il oublie.
Il sait pas quoi répondre d'autre que :

« Okay. »
« Je préfère mon rôle actuel.»

Ça pour le coup ça le fait sourire.
Samurai ne dit même pas ça pour faire de l'humour, c'est pas un truc dont il semble capable.
Du coup, c'est qu'il est sincère.

Ils continuent d'arracher les épis de maïs jusqu'à ce que le soleil rouge disparaisse au delà du canyon. Et la lumière change, passe du chaud au froid, sans que la lourdeur de l'air retombe tout à fait. Des vieilles lanternes s'allument partout dans la ville.

« Allons boire de la citronnade et bavarder un peu. »

Il hoche la tête.

Les fermiers restent silencieux un bon moment. Ils ont étalé leur récolte devant eux, ce sont assis à la table, en attendant les informations qu'on leur a promis. Il faut à Freckles un certain self-control pour ne pas balancer ses jambes sous la table comme un enfant de cinq ans. Il fixe sans ciller un des épouvantails, comme une espèce de bataille de regards, et espère que Samurai fait de même avec l'autre.

« On sait pas où ils sont. On vous l'a déjà dit », finit par lâcher l'homme, bourru.

Freckles attend le mais.

« Mais … Il y a toujours des gens qui parlent. Dans une petite ville, comme ça. Y en a qui disent qu'ce sont les bandits, qui les ont capturées, vos copines. Et d'autres, qui disent qu'en tout cas, la dernière personne qui les a vues, c'est le shérif. »
« Le shérif ? »
« Ouais. Qu'est-ce qu'il y a, t'es sourd ? »
«Not' fils voulait l'interroger, mais il a disparu avant d'pouvoir. »

Freckles fronce le nez.

« C'est vachement louche, nan ? »
«Qu'veux tu qu'on dise ? Si on se retrouve en taule, ou tués d'une balle dans le crâne, y a pu' personne pour nourrir la ville. Y a rien qu'on puisse faire. »

Avant de pouvoir se demander comment une balle de pistolet peut tuer un bonhomme de paille, Freckles se tourne vers Samurai, l'air urgent.
Faut qu'ils aillent retrouver Mud.
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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyJeu 16 Aoû 2018 - 0:38

Une fesse est à peine posée sur la chaise que déjà Samurai a attrapé le délicieux verre de boisson fraîche que la femme lui offre. Enfin, il n'y a pas de glaçon cette fois, pas que ça l'empêche de le descendre avec bien plus de grâce que les machins du bar. Arg, plus d'alcool si possible. Par contre ce jus divin, l'Injuste est prêt à le consommer aussi longtemps que possible. Meilleur moyen d'oublier la fatigue qui va le clouer au lit à la seconde où il lui prendra la terrible idée de s'allonger.

On cause du shérif, des dangers qui paraissent se tramer partout dans la petite ville. Est-ce qu'ils devront être les héros de la justice, détruisant les bandits et arrêtant les— c'est l'inverse, on arrête les méchants et ensuite on se dépêche de les bannir. Ils vont où les épouvantails d'ailleurs si on les vire ? Samurai présume que ce qui vit ici ne peut pas survivre à l'extérieur.

« Le shérif ? »
« Ouais. Qu'est-ce qu'il y a, t'es sourd ? »
«Not' fils voulait l'interroger, mais il a disparu avant d'pouvoir. »

Si ça se trouve, le fils est avec le reste de leur bande, en train d'échafauder un plan on ne sait où. C'est à lui de prendre son destin en main. La perspective positive est bien meilleure que les remarques piquantes de Mud. Samurai décoche un sourire à la femme. Un qui remonte assez pour tirer sur ses traits et montrer la fatigue qui habite tout son organisme. Il l'apprécie, ne serait-ce que pour les boissons qu'elle lui a offert.

« C'est vachement louche, nan ? »
«Qu'veux tu qu'on dise ? Si on se retrouve en taule, ou tués d'une balle dans le crâne, y a pu' personne pour nourrir la ville. Y a rien qu'on puisse faire. »
« Est-ce que le shérif irait condamner la ville juste pour cacher la vérité ? Il ne doit pas être très malin, » le gamin remarque. Peut-être que les fermiers ne veulent pas savoir tant que ça, que la vérité les dérange.

Verre vide sur la table, chef à ses côtés, Samurai se lève. Un peu plus lentement que d'habitude, cherchant à épargner son dos. Après tout, ignorer le problème chronique ne ferait que l'aggraver.

« Merci pour votre— hm, le mot pour remercier de l'accueil ? » Hospitalité. D'un pas décidé, il marche vers la porte, ignorant la fourche posée contre le mur.
« Attendez l'gamins, prenez ça. Pour la route. » La fermière met un panier en osier dans les mains de Freckles, avec une certaine autorité, probablement avec des vivres à l'intérieur.

Ah, est-ce que ça veut dire qu'ils devront le rapporter plus tard ? L'Injuste ne s'y attarde pas, content de se dire qu'ils vont probablement aller se reposer. Voir retrouver Mud. Un mal nécessaire.

« Est-ce qu'elle nous a donné à manger ? » Il interroge son chef une fois sur le pas de la porte, se retournant pour voir s'il a accepté l'offrande. Si c'est un message codé qui se cache dans le truc à la place d'un bon gros sandwich, il sera un peu déçu.








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MessageSujet: Re: Calamities   Calamities EmptyDim 23 Sep 2018 - 12:17

Samurai se gêne pas pour dire à haute voix ce que Freckles est en train de penser. Et aucun des fermiers ne répond : peut-être parce qu'ils pensent ça aussi. Cette histoire de shérif est super louche. Et c'est probablement leur prochaine piste, si ce n'est la seule.
Après des remerciements et des aux revoirs, ils se retrouvent dehors, un panier dans les mains, avec le soleil qui se couche pour de bon derrière le canyon.

« Est-ce qu'elle nous a donné à manger ? »

Freckles fouille dans le panier.

« Y a des pommes. Et des genres de biscuits. »

Il donne un des biscuits à Samurai et garde l'autre pour plus tard. Il a pas tellement faim en fait, peut-être qu'il le donnera à Mud.
Et puis il remarque autre chose au fond du panier, un petit bout de papier froissé. Il le touche du bout des doigts, ouvre la bouche pour le dire à Samurai mais finalement se dit que ça peut attendre (attendre quelqu'un qui sait bien lire).

« Il faut qu'on retrouve Mud. »

Il y a des lanternes dans la rue mais aucune n'est allumée, sauf celles du saloon. Ça semble être le seul endroit encore animé de la ville, résonnant de rires et de notes de piano. Quand ils passent les portes pour la deuxième fois, une petite foule s'est amassée autour de la table de Mud. La livreuse a remonté les manches de sa chemise, et sous des cris d'encouragement, défie au bras de fer un épouvantail qui fait le double de sa taille.

Elle croise le regard de Freckles, et se lève pour venir les rejoindre. Elle a les yeux brillants et les joues roses, et si seulement la moitié des chopes sur la table sont les siennes, il y a de quoi s'inquiéter.

« Je me suis faite tellement de fric. » déclare Mud, secouant une liasse de billets sous leur nez.
« Et ça va te servir à quoi ? »
« A tout Freckles. Tu te rends pas compte ce que les gens sont prêts à faire ici pour de l'argent. J'ai des tas d'infos aussi. »
« Nous aussi. »
« Vous allez me raconter tout ça là haut. J'paye la chambre. »

Elle fait un petit signe à la serveuse, qui hoche la tête. Puis elle attrape chacun des garçon par le poignet pour les entrainer vers l'escalier au fond de la salle.
Au premier étage la musique et les voix sont un peu atténuées. Le parquet craque et la chambre est petite, meublée de deux lits étroits et d'une bassine d'eau. Mud s'étale sur un des matelas comme si elle était chez elle.

« Allez, balancez, vous avez appris quoi ? »

Elle regarde Samurai d'un œil moqueur, comme si elle était sûre que ses infos à elle avaient plus de valeur.
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