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Capricorne Silencieux
Capricorne Silencieux

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MessageSujet: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyDim 10 Jan 2016 - 20:40

La canicule était encore plus pesante qu’auparavant. Et Capricorne n’avait presque plus d’eau dans sa petite clairière, il s’était alors décidé à encore abandonner sa tribu.
Il n’avait rien à faire de toute manière, il fallait s’économiser.

L’apprenti chaman était d’ailleurs à nouveau sur ses jambes, et il ne reprendrait pas son Essence avant que la situation de l’île se soit stabilisée. Du moins, revenue à la normale. Il s’inquiétait aussi de la condition des êtres marins, du monde aquatique en général. D’Encre qui devait lui donner des informations sur les capricornes, ces derniers devaient sûrement éviter les alentours de l’île d’ailleurs.
Comme certaines sirènes s’étaient décidées à fuir dans les abysses ou dans le monde Ordinaire.
L’océan se vidait de ses filles, de sa légende. Voilà qui attristait le Capricieux. Il y avait de ça, mais aussi, il se demandait ce que la sirène de la dernière fois, Solaris, avait décidé de faire. Pas les abysses, mais peut-être le monde Ordinaire.

Curiosité, mais aussi, Capricorne s’en voulait, de son caprice. En temps normal, il payait seul les conséquences. Pourtant cette fois-ci, il impliquait un être mystique, symbole vivant de sa fascination, du pourquoi il avait décidé de passer outre les mises en garde de son clan sur son Essence de capricorne.

Ils n’auraient pas dû l’arracher de l’eau qui l’avalait alors qu’il n’était que Papoose.

La plage se montrait.
Il faisait nuit, il faisait un peu plus frais, mais l’air avait toujours cette pression étouffante.

Un regard dirigé sur les étoiles, elles devaient sans doute se détecter de ses maux. Mais bref, le Capricieux tourna les yeux sur l’océan face à lui. Il se laissa tomber assis en tailleur. Pantalons en peaux tannées, fourrures accrochées çà et là à la taille du vêtement. Il lâcha aussi son arc et ses flèches à côté de lui, mais il garda une dague à sa ceinture.
Il restait un Piccaninny, ceux qui étaient armés, plus féroces.

Capricorne n’avait rien de féroce, juste, il préférait tuer d’un coup net, entre deux battements de cœurs, afin que la cible ne puisse pas crier. Ou la noyer. Se servant de son poids en tant que capricorne, ou bien en usant de la force s’il n’était que cornu –comme à ce moment-

Le Capricieux passa la main dans ses grigris, il restait fidèle à lui-même, même durant la forte chaleur qui s’abattait sur le Pays de Jamais.
Et les yeux un peu dorés, perdus dans les légères vagues de la mer qui lui faisait face, il se demandait s’il ne bousculait pas l’ordre des choses… avec son caprice. Celui d’avoir pu embrasser, plus que de raison, une fille de l’océan. Ces mêmes lèvres qui avaient sans doute déchirer les chaires de bien de malheureux.

Un fin sourire, en fait, ça avait quelque chose d’encore plus attirant.
C’était un peu comme goûter à la mort, par un être mystique, tuant de manière à ce que les guerriers ne puissent trouver le repos.
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Ancienne Sirène
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyLun 11 Jan 2016 - 16:17


Le temps n'existe pas à NeverLand.

Tu devines pourtant qu'un bon moment a passé, depuis cette rencontre. Cette rencontre totalement hasardeuse, fruit des aléas des courants de la Rivière, qui pourtant à tourné d'une bien étrange manière Une manière que tu n'aurais en tout cas, jamais imaginé. Si on t'avait dit, que tu rencontrerais un homme pareil. Un Capricorne, un infortuné, un homme qui t'a comprise, qui t'a acceptée telle que tu étais, et qui a fini par voler tes lèvres bien plus que de raison.

A dire vrai, tu y repenses souvent.

Peut-être même un peu trop, depuis ce jour. Mais sans doute est-ce ce goût de l'interdit qui te plaît autant. Qui fait que tu ressasses ce moment. Que la sensation de ses lèvres, que la caresse de sa langue, que son souffle, que ses doigts sur tes joues te reviennent en mémoire chaque fois que tes yeux se ferment. Oui, c'est simplement l'aspect prohibé. Ça ne peut être que ça... N'est-ce pas ?

La nuit est tombée.

Prise d'un élan de mélancolie, tu remontes à la surface, harpe à la main. Toute de bleue vêtue, drapée et luisante. Ce soir, ce sera la plage, pour changer de la lagune. Comme si tu sentais que c'est là que tu dois être ce soir. Une sorte de force que tu ne saurais décrire, comme un murmure de ton père Océan te glissant de t'y rendre. Sans que tu ne puisses savoir pourquoi, du moins, pour le moment.

Isolée.

Sur ton rocher solitaire. La brise marine dans tes longs cheveux blonds. Tes yeux clos. Et tu joues. Tu joues un drôle d'air, mêlant tristesse et solitude. Un air de ta composition. Un air qui se fond dans le fracas des vagues contre la berge. La mer qui s'avance sur la plage et se retire dans un bruissement dont tu descelles le moindre grain de sable.

Et puis un bruit t'intrigue.

Ou plutôt un manque de bruit. Le son du sable n'est pas audible à un certain endroit ; il doit y avoir quelqu'un sur la plage. Alors tu te retournes, pour voir de qui il s'agit. Une fille, peut-être ? Ou bien un homme ? Ou bien...

Un Capricorne.

Tu écarquilles les yeux, le reconnaissant aussitôt. Avec ses longues cornes, ses cheveux bruns en pétard, ses multiples tatouages, ses grigris et ses yeux dorés. Mais pas de queue écailleuse cette fois, simplement, deux jambes. Ignorant comment réagir face à sa vision, tu le fixes un moment. Avant de finalement tourner vivement la tête, prête à replonger dans les abîmes.

Fuite.

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Capricorne Silencieux
Capricorne Silencieux

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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyLun 11 Jan 2016 - 17:07

Le silence de l’air fut dérangé par une mélodie, le Piccaninny serra le manche de sa dague. Il devait rester méfiant. Les sirènes n’étaient peut-être pas loin, et il ne comptait pas finir dévoré par ces êtres mystiques tout de suite. Son clan avait encore besoin de lui.

Alors qu’il se relevait, la musique cessa. Il vit le faible halo bleu, le même que celui d’une sirène rencontrée il y avait déjà un temps, un peu au début de la canicule.

Ce devait sans doute être Solaris. Machinalement, il s’approcha jusqu’à avoir déjà les tibias dans l’eau salée.
Sa voix ne portait pas si fort, il avait donc l’habitude, le réflexe de s’avancer avant d’interpeler.

Ce qu’il fit de sa voix presqu’atone.

Capricorne ne laissait pas passer l’occasion de suivre une sirène après tout. Cependant, il n’avait pas sa forme aquatique, pas sa nageoire de fourrure.

- Solaris ?

Le regard toujours fixé vers la créature qui comptait s’en aller. Pourquoi avait-elle voulu partir d’ailleurs ? La dernière fois, elle l’avait abordé, mais cette fois, elle s’en allait. L’apprenti chaman eu un air interrogateur dans le regard, s’enfonçant plus dans les eaux qui étaient devenues douces même de nui, à cause de du feu qui tempérait l’île entière ces jours.
Il finit par se mettre à genoux, les vagues presqu’inexistantes lui arrivaient maintenant à la taille, noyant les fourrures et le pantalon de peaux tannées.

Le Capricieux attendait de voir si la fille de l’océan reviendrait quand même, il ne comprenait pas pourquoi elle « fuyait », si c’était bel et bien le cas.
L’avait-il froissé ? La dernière fois ? Mais, n’avait-elle pas clôturé d’un baiser leur rencontre, non ?

Capricorne Silencieux ne voyait pas de raison, cependant, il envisageait peut-être que son caprice aurait pu engendrer des maux, mais cette fois-ci sur quelqu’un d’autre que lui.
Hypothèse qu’il n’assimilait pas lui-même. Cela ne lui semblait pas vraiment possible.
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyMar 12 Jan 2016 - 0:26


Une fuite.

A dire vrai, tu ne sais même pas pourquoi tu as soudainement envie de partir. Pourquoi cette fois, tu ne parviens pas à lui faire face, alors qu’il y a quelque temps encore, tu le regardais dans les yeux. Et tu l’embrassais, sans la moindre pudeur. Peut-être as-tu honte, cette fois ? Honte de t’être laissée bernée. Honte de lui faire face après ce que vous avez fait tous les deux. Appuyée sur tes bras, tu te laisses glisser dans l’eau, prête à filer.

Il t’appelle.

Tu t’immobilises.

Tes yeux scrutent la surface de la mer secouée par les remous du soir. La plage est encore un des seuls endroits où l’eau est fraiche, malgré la canicule qui ne chôme pas depuis que Peter Pan est en furie. Tu viens ici presque tous les soirs, profiter de la fraicheur, de la brise marine. Jouer de la harpe, qui ne s’entend qu’en surface et raisonne dans les cavités rocheuses. Etrange que tu ne l’aies pas croisé avant.

Dos à lui.

D’après les sons marins que tu perçois, il semble qu’il s’avance dans la mer pour venir à ta rencontre. Tu ne bouge pas, et les questions se chevauchent dans ton esprit. Ta raison te hurle de fuir. Il est démuni de nageoire, il ne pourra pas te pourchasser. Il ne pourra pas te faire encore plus de mal. Pourtant, tu restes. Tu ne fuis pas. Il semble désireux de te voir, de te parler. Bien que tu ignores pourquoi.

Inspires.

Tu finis par oser te retourner, posant tes yeux dorés sur sa personne. Tu le détailles du regard, tachant de paraitre impassible. Camouflant cette gêne et cette douleur qui te serrent les entrailles depuis ce fameux jour, au début de la canicule.

- Bonsoir.

Un fin sourire s’esquisse sur tes lèvres. Tu baisses les yeux, les détourne, ne sachant où poser les yeux. Il y a bien longtemps que tu n’as pas ressenti l’embarras. D’ailleurs, ce sentiment qui t’animes à l’instant, tu ne l’as jamais ressenti. Jamais.

Tu serres ta harpe avec poigne, la ramenant contre ta poitrine toujours drapée de ses tissus. Une sorte de pudeur peu fréquente chez tes sœurs qui préfèrent vivre les moins couvertes possibles, libres et sauvages. Comme si ton instrument pouvait te libérer de ce malaise. Un malaise qui ne fait que s’accroitre au fil que le silence entre vous s’installe. Un silence que tu finis par rompre, descellant les lèvres pour lui murmurer d’une voix mélodieuse, mais à peine audible.

- Je suis contente de te revoir.

Cette fois, pas de charme.

Ni séduction, ni doux regards, ni baisers. Pas pour le moment. Tu veux d’abord savoir ce que camouflent ces tatouages et ces grigris. Quel cœur s’y cache.

Tu dois savoir.
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyMar 12 Jan 2016 - 21:25

Finalement, elle se retourna, un regard un peu étrange par rapport au souvenir que l’apprenti avait dans l’esprit.
Elle le salua, et il fit de même d’un aowh.

Le Piccaninny ne bougea pas d’un pouce, laissant l’étrange comportement de la sirène se montrer. S’interpréter. Elle semblait s’accrocher à son instrument comme un enfant à son doudou.
Capricorne fronça les sourcils à la voix qui porta d’autres mots à ses oreilles. Des mots disant que la Radieuse était contente de le revoir. Vraiment ? Il avait envie de répondre, simplement, par une question. « Fuit-on ce que l’on apprécie revoir ? » mais il n’en fit rien. Si le caprice d’avoir une réponse lui passait par la tête, ce ne serait que plus tard. Sans retenue. Car pour le moment, il s’efforçait de ne pas s’écouter.

Lui qui avait même perdu trois années de sa vie à errer sur l’île pour son Essence alors qu’il n’était encore que papoose. Mais il ne regrettait rien.

Un temps, l’esprit analysait encore les paroles, mais au final, Capricorne soupira. Tentant de chasser sa question odieuse qui aurait peut-être fait regretter à la sirène d’être restée.

- Je le suis aussi.

Capricorne Silencieux était toujours heureux de voir des êtres mystiques, légendaires, marins.
Mais c’était déjà bien plus rare d’avoir pu pousser sa fascination plus loin, et aussi de cette manière là. Il ne pensait pas se comporter comme ça avec l’un d’eux.

Les sirènes dévoraient les hommes.

Sans doute on lui taperait sur les doigts pour avoir été faible face à l’un de ses caprices, et peut-être même le pire de tous.

Bien, impossible de penser à autre chose que le pourquoi elle avait voulu partir.

Il fallait détourner la question, sans doute. Le Capricieux faisait le caprice de tout savoir.

- Tu devais partir ?


Un temps, il observa les alentours.
Avant de se reconcentré sur Solaris qui ne brillait pas au point de l’aveugler.

- Au fait, je ne risque pas de me faire dévorer ?

Il plaisantait sans plaisanter. Inquiet sans l’être. C’était qu’il n’avait pas sa fidèle forme de capricorne légendaire.
Il misait beaucoup sur sa forme étrange pour mettre les filles de l’océan dans le doute, le prenant peut-être pour un autre être marin.

Mais voilà, il n’était pas dans cet état.

Le Capricieux passa machinalement une main dans ses cheveux, les doigts s’écartant au contact de la base des cornes.

L’apprenti chaman finit par se relever et à approcher Solaris.

- Tu vas bien ?

Finit-il par dire de sa voix presqu’atone. Il avait même l’impression d’être fautif que de quelque chose, que son caprice avait réellement pu avoir un impact ailleurs que sur lui-même.
Doucement, releva légèrement les bras, de manière à offrir une étreinte. Lentement, comme s’il s’attendait à ce que la Radieuse proteste. Ce qu’il comprendrait, il avait cette impression de ne pas encore être assez sage pour égaler son maître… Capricorne cédait si facilement aux caprices.
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyMer 3 Fév 2016 - 12:07


Perplexe.

Sans que tu ne t'expliques pourquoi, il ne semble pas te croire lorsque tu lui annonces ton plaisir de le voir. C'est la vérité, pourtant, malgré cette crainte étrange qui te serre les entrailles. D'ailleurs, tu n'expliques pas non plus ce ressenti. Tu as envie de te jeter dans ses bras, mais en même temps, il t'effraie. Son caprice de la fois dernière t'occupe bien trop l'esprit, depuis ce soir-là. Ta curiosité a été aussi forte que son désir et la chute vous est tombé dessus du même temps. Mais voilà, il est bien plus compliqué que ce que tu pensais de lui faire face à nouveau.

Un sourire étire tes lèvres tandis qu'il t'assure son plaisir de te revoir. Bien qu'il aurait certainement ressenti le même en voyant n'importe laquelle autre de tes sœurs, n'est-ce pas ? Tu n'es rien d'autre qu'une femme de l'océan comme les autres, à ces yeux. Que ce soit toi ou une autre, peu lui importe. Alors que pour toi, il es bien plus que n'importe lequel des capricornes.

Tes sourcils se froncent.

Le voilà qui souligne ta tentative de fuite. Ton étreinte sur ton instrument se resserre, tandis qu'il te demande une nouvelle fois s'il ne risque pas d'être dévoré. Il te semblait pourtant avoir répondu à cette question la dernière fois. Peut-être vos aléas et vos caprices lui ont-il vidé l'esprit ? Tu hausses les épaules, détournant tes yeux dorés de sa personne, fuyant son regard.

- Je t'ai déjà dit  que non.

La réalité, tu préfères la cacher.

D'ailleurs, tu l'ignores toi même ; est-ce parce que tu ne manges réellement par de chair masculine, ou bien est-ce simplement que tu le veux pas le manger, lui ?

Plongée dans tes pensées, tu ne le remarques pas bouger.

Aussi, en le voyant subitement près de toi, tu frémis. Tu plisses les yeux. Tu aurais du le sentir se mouvoir et s'approcher, à défaut de le voir, tes yeux étant tant fatigués par ton éclat. Tu ouvres les lèvres, mais aucun son ne souhaite s'en échapper. Tu ne parviens même pas à répondre à sa question, qui semble la plus simple du monde, pourtant. Toujours la même question, à laquelle on répond toujours le même mensonge.

- Je vais bien, oui.

Ta voix est brisée.

Un peu trop peut-être, comparé à ce que tu voulais transmettre. Il faut dire que tu as eu du mal à prononcer ces mots. Nouveau caprice. Tu écarquilles les yeux. La chaleur de son étreinte ravive le cœur caché dans ta poitrine, le faisant tambouriner si fort dans tes tempes que tu n'entends plus rien autour. Ni le bruissement de l'eau sur le sable, ni le souffle léger des embruns de l'océan, ni le fracas des vagues contre les rochers. Tu n'entends plus que ta pompe vitale qui fait des pirouettes. Et peut-être confonds-tu ces battements avec les siens ? Impossible Tu ne peux pas li faire autant d'effet qu'il t'en transmet. Tu n'es rien à ses yeux, rien du plus qu'une sirène comme une autre.

Pourtant tes yeux se ferment.

La stupeur te fait lâcher ta harpe qui tombe dans l'eau, allant se nicher au fond de celle-ci, se longeant contre un rocher pour ne pas qu'elle reparte. Tu pourras ainsi la récupérer, bien que ce soit pour le moment, le cadet de tes soucis. Tes muscles se détendent. Tu glisses même à ton tour tes bras autour de lui, les peaux et fourrures le couvrant chatouillant ton visage. Ta joue se pose sur son épaule. Et tu t'autorises à fuir la réalité, à fuir les lois. Tu t'autorises à te laisser totalement aller dans ses bras.

- Et toi, tu vas bien ?

Même si ce n'est qu’éphémère, c'est toujours mieux que rien.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyDim 6 Mar 2016 - 13:25

La Sirène avait donc affirmé qu’elle allait bien. Mais la voix n’avait pas vraiment de quoi convaincre l’Apprenti chaman. Il n’insista pas, mais son esprit se demandait tout de même pourquoi cette voix si cassée. C’était difficile de regarder la créature marine, elle qui brillait tant. Et lui qui pouvait souffrir si souvent de migraines.

Le Capricieux n’était pas vraiment convaincu de la réponse de Solaris, et ce, même lorsqu’elle répondit à son étreinte.

En fait, l’Assistant du Chaman des Piccaninny eut un fin sourire lorsqu’elle accepta son nouveau caprice, lorsqu’il sentit les bras de l’être mystique l’entourer. Canicule ou non, le Capricieux demeurait en général le haut nu. Il passait bien trop de temps à s’occuper de ses tatouages complexes de squelette stylisés pour ne pas les exhiber. Cela faisait partie de son exubérance. Avec les grigris en grand nombre ainsi que cet entêtement à revêtir un pantalon dont le niveau de la taille était couvert de fourrures. Un entêtement qui visait avant tout à avoir, très environ, l’apparence de sa forme de capricorne. Juste pour se souvenir de ces étranges écailles de fourrure.

Capricorne Silencieux était si têtu. Si capricieux, rien que pour un élément aussi peu important que les vêtements, et il l’était tout autant concernant beaucoup d’autres choses.

Il s’en voulait, il avait compris ce qui se passait. Du moins, il l’avait cru lorsqu’il sentit presque le cœur de la Radieuse battre si fort. Il caressa les cheveux de Solaris, désolé d’engendrer encore des maux. Par ses caprices. Encore.
Il fixa l’océan et, là, il comprit que sans doute… ce caprice-là pouvait finir par le faire mourir noyé une bonne fois pour toute.

L’eau finirait ce qu’elle n’avait pu accomplir le jour où, papoose, Capricorne était presque tombé amoureux du silence aquatique. Du monde marin. Ce jour-là où être séparé de l’eau lui avait arraché la tolérance du bruit. Il le supportait, mais il ne l’aimait plus. À moins que ce ne soit calme, à moins que ça ne vienne de l’océan.

Il soupira avant de répondre et de diriger ses yeux sur la femme de l’océan, bien que la lumière l’empêcha de trop la regarder. Penchant légèrement la tête sur le côté, un geste faible mais qui engendra le chant des grigris s’entrechoquant.

- Ça va, même si la canicule devient de plus en plus difficile...

Ça l’était pour l’île entière, difficile.

- Je m’inquiétais de l’état du monde marin, et de ton état.

La voix presqu’atone ne mentait pas, Capricorne se souciait réellement de ce qu’il advenait du monde aquatique, de ce qu’il advenait des capricornes et des sirènes. De Solaris, de Encre. Il n’avait même pas pu donner beaucoup de carcasses à la Famélique, mais ce n’était pas comme si elle avait besoin de lui.
Elle lui avait juste promis de lui parler du cas des capricornes légendaires si elle en voyait.

Ce qui concernait Solaris, c’était différent.

Il n’avait pas passé de marché en particulier, il avait juste cédé à un caprice. De taille.

C’était qu’il aimait pouvoir enlacer une source de sa fascination, d’avoir même pu goûter au lèvres qui avaient sans doute déjà engendré la mort d’humains.
La mort était une chose avec laquelle les Piccaninny savaient faire, ils la connaissaient bien. Même le Capricieux avait déjà pris des vies, moins sauvagement que ses confrères, certes. Il préférait combattre et se débrouiller pour noyer l’ennemi. Pas de cri strident. Parfait.

La manière de tuer des Sirènes était belle, selon le Capricieux. L’eau dévorant les cris.

Capricorne Silencieux aimait cette manière d’être proche de la mort, il y avait quelque chose de mystique, quelque chose qui le confortait dans son envie de suivre les enseignements de Boa Nocturne.

L’Apprenti Chaman serra un peu plus fort Solaris contre lui, un peu comme l’on tiendrait un trésor précieux.

- Où est l’assurance qu’une sirène a face à un simple humain ? Est-ce à cause de moi, à cause de mes caprices ?

Ses caprices, ceux qui lui engendrent des maux. Mais il assumait et acceptait ce qui lui arrivait, cependant… ça ne devait pas être un mal pour une autre personne. La Radieuse n’était pas responsable de ces décisions qu’il prenait. Sur un coup de tête.

- Excuse-moi.

Capricorne Silencieux se voulait être sage, mais il avait encore beaucoup à apprendre. Rien qu’en résistant à ses entêtements.
L’une de ses mains, celle qui n’étaient pas noyée dans la chevelure de la créature de l’océan, caressait le dos de Solaris. Il cherchait à montrer de la bienveillance, il s’en voulait d’être aussi têtu.
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyDim 13 Mar 2016 - 16:51


Mitigée.

Tu repenses à ce jour. Ce jour qui date, ou peut-être pas, car le temps t’échappe. Ce jour où les fées des eaux, curieuses et excitées, t’avaient soufflé la présence d’un capricorne dans les eaux enchantées de la rivière. Ce jour où, désireuse, tu as cédé à la curiosité pour aller voir cette créature. Ce jour où l’eau s’est changée en caoutchouc. Ce jour où quelqu’un, pour la première fois, t’a écoutée. T’a comprise. Ce jour où tu t’es abandonnée à l’homme qui te serre contre lui, de la pire manière qui soit. Ce jour-là, tu ne sais pas ce qu’il t’a pris. Peut-être as-tu été aussi capricieuse que lui. Peut-être aurais-tu du le repousser, le dévorer, et ne plus jamais penser à cette mésaventure. C’est ce que n’importe laquelle de tes sœurs aurait fait. Car ainsi sont les lois. Ta sœur Ecume a déjà cédé à la tentation d’appartenir à un homme, à s’abandonner à son amour pour l’humain, et tu sais très bien comment les deux ont fini ; elle bannie, lui noyé et dévoré. Tu le sais, alors, qu’est-tu en train de faire, Solaris ?

La plage.

Tu l’observes un moment, le sable doré se parant d’un gris maussade avec la tombée de la nuit. Les vagues se meurent sur la berge, et tu crois un instant apercevoir, dans la fragile écume, la petite créature que tu étais avant que ce rayon de soleil ne vienne gâcher ton existence. Tu crois y voir tes sœurs, décédées et revenues à leur état initial. Et tu crois te voir toi, quand tu seras bannie pour t’être abandonnée à Capricorne Silencieux.

Un soupire.

Ses doigts dans tes crins d’or te font frémir, tandis que tu l’écoutes t’annoncer qu’il va bien malgré la canicule. Les fées parlaient d’une aventure pour sauver Peter et les Esprits, qui mettrait possiblement fin à cette chaleur atroce. Il serait temps, car le monde marin en pâtis sévèrement. Les poissons et les coraux se meurent, et le niveau de la mer baisse considérablement. Toi-même et tes sœurs sont d’ailleurs affaiblies. Tu ne veux pas l’inquiéter, mais pas non plus lui mentir.


- Disons que l’Océan s’est déjà mieux porté.


Tes épaules se haussent.

Quant à ton état, tu ne préfères pas en parler. Car toi-même ne sais pas trop ce qu’il en advient. Physiquement, tu es affaiblie et fatiguée. Moralement, tu es prête à exploser, sa présence ainsi si près de toi. Ses doigts se perdant dans ton dos t’arrachent un frémissement qui te parcourt l’échine. Il n’a pas le droit de te turlupiner à ce point. Mais c’est ta faute, n’est-ce pas ? C’est toi qui t’es laissée attraper dans ses filets comme un vulgaire et stupide poisson. Il a fait de toi sa proie et te tient complètement prisonnière. S’il n’est pas sincère avec toi, il pourra très bien faire de ton être ce qu’il entend. Car tu ignores ce qu’il peut bien avoir à l’esprit. Sans doute rien d’autre que ses caprices qu’il cherche à tout prix à satisfaire. Te voilà dans une situation complexe dont tu ne saurais t’échapper.

Question.

Tes yeux ambre se rouvrent pour se poser sur son visage méticuleusement décoré. Assurance ? Tu n’as jamais été une sirène sûre de toi, pas depuis ta première et désastreuse chasse, quand tu n’avais encore qu’une petite année. Ta confiance en toi s’est écroulée le jour où ces marins ont été défaits de ton sort par ta lumière. La confiance en soi, tu ignores ce que c’est. Tu es certes coquète et malicieuse, mais tu n’as pas la prétention d’être une sirène de talent. Du moins, pas une bonne chasseuse. En somme, une proie facile.

Sa faute ?

Oui, bien sûr que c’est de sa faute. C’est lui qui t’a embrassée. Lui qui a cédé à ses envies et qui a semé un tel doute en toi. C’est sa faute si ton cœur bat si fort, si tu te sens si faible. Si vulnérable. C’est parce que tu n’as pas su lui résister. Parce qu’il semblait t’avoir comprise. Bien entendu, que c’est à cause de lui. Mais ça, tu ne saurais le lui dire. Tu n’es pourtant pas du genre à éprouver du scrupule. Mais tu ne veux simplement pas le blesser. Pas le blesser plus qu’il ne semble l’être à sa soudaine prise de conscience de la situation. Depuis quand tu fais-tu du souci pour les humains ?


- J’imagine.


Il s’excuse.

Ne t’excuse pas, ce n’en est que plus douloureux.
Lui dire que ce n’est pas grave serait lui mentir. Car la gravité est pour toi immense. Les risques que tu encoures à te lier à lui sont considérables. Tu risques d’être bannie et il risque d’être tué. Pourtant… Tu n’as étrangement aucune envie de renoncer à cet interdit qui te fait te sentir si vivante. Alors un léger sourire se dessine sur tes lèvres. Un sourire fin, chaste, à peine esquissé. Tandis que ta voix, moins brisée, plus malicieuse, s’exprime pour toi.


- Fais-toi pardonner, dans ce cas.
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyLun 14 Mar 2016 - 22:16

La Sirène répondit, elle répondait. ET le Capricieux dû se concentrer, en fait, afin de suivre les paroles. Parce que… il pouvait tenir entre les bras l’un des plus grands symboles de son infinie fascination. L’océan.

Il avait pu embrasser une fille de l’océan, ces mêmes lèvres qui avaient dévoré des humains. Des êtres emportant dans la mort les malheureux, dans une mort n’apportant pas le repos aux guerriers qui perdent leur esprit au sein du monde aquatique, celui qui n’est pas leur. Tout comme Capricorne était un intrus, une anomalie.
Il le payait, mais ça en valait tous les maux du monde.

Puis vint encore la voix de la Radieuse, elle avait un petit sourire, très discret. Mais le Capricieux l’observa, la lumière plus douce, plus bleue le lui permettant plus aisément.

Elle formula alors les sons qui devenaient des mots, ils surprirent l’apprenti chaman.

Il devait se faire pardonner, il devait trouver comment se faire pardonner.

Capricorne Silencieux observa un temps Solaris, il ne s’y attendait pas. Du moins, pas avec un timbre de voix teinté d’une malice.

- Auh… je pourrais…

Il observa les alentours, puis la Sirène. Il ne savait pas ce qui pourrait jouer en sa faveur, ou bien donner ce que la femme de l’océan attendait.
Les iris teintées de noisettes claires se levèrent au ciel, observant les étoiles. Les maux étaient là, mais supportables.
Les étoiles, il ne pouvait pas les avoir et ne les auraient jamais. Il ne pouvait que s’inquiéter de sa peur des fées des étoiles, mais il pouvait tenir dans ses bras un être mystique.

Quel piètre apprenti il faisait, selon lui.
Mais les Piccaninny avaient en effet plus de peine que les autres tribus dans ce domaine. Ils parvenaient, cependant l’apprentissage demandait plus d’investissement. Ce que Capricorne ne rechignait jamais.

Il porta alors Solaris pour la mener vers la plage, il avait un peu l’impression qu’elle était comme l’un de ces bijoux qu’il collectionnait, les grigris.
Les pas étaient soulignés par le bruits des objets multiples, et trop nombreux, qui pendaient à Capricorne.

Doucement, il la posa par terre et s’assit à côté d’elle. Les vagues disparaissant sur le rivage n’étaient pas loin du tout. Une affaire d’un ou deux mètres. Un caprice, celui peut-être de prendre quelque chose de précieux, ou bien celui qui ne voulait simplement plus être presque déçu de ne pas porter sa nageoire démesurée, celle d’un capricorne.

- C’est un peu comme la dernière fois, sauf que j’ai mes jambes. Mais j’ai autant de fourrure sur mes pantalons que sur ma nageoire.

Un léger sourire, une forme de plaisanterie peut-être.
Il réfléchissait encore, les yeux se tournèrent à nouveau dans les étoiles avant de se reposer sur Solaris.

- Pour me faire pardonner… Je peux passer, disons, toute cette nuit avec toi. Ça te conviendrait ?

Un ton presqu’atone, comme toujours.

C’était donc simplement pour ne pas tomber malade, dans cette idée, que Capricorne avait changé de place la Sirène et lui-même.
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyMar 15 Mar 2016 - 11:49



Portée.

Une nouvelle fois, ses gestes t’avaient surprise. Tu as senti ses bras forts te soulever. Ta nageoire dorée à présent parée d’un faible indigo sortir de l’eau salée considérablement chaude depuis ces derniers temps. Par simple réflexe, uniquement pour ne pas tomber, tes bras se referment autour du cou de l’homme qui te tient à lui. Il serait lamentable et piteux qu’une sirène de bientôt deux-cents ans, s’écrase comme une pierre dans un mètre d’eau ; il y aurait là de quoi considérablement te ridiculiser. Hors de question, tu as suffisamment entendu rire de toi au cours de cette longue et pénible existence.

La nuit.

Une fois sur le sable humide, tes yeux se lèvent automatiquement vers les étoiles. C’est drôle, tu as l’impression que celles que tu vois depuis la plage ne sont pas les mêmes que celles observées depuis ton rocher solitaire, à la lagune. Ou même celles que tu observes depuis le large, enfoncée dans l’eau jusqu’au cou. Ce soir le ciel est différent ;  il resplendit. Loin des constellations vengeresses qui effraient tant le capricorne à tes côtés. D’un air émerveillé, tu scrutes ces millions de points lumineux, qui scintillent dans le simple but d’être vues avant d’expirer dans un dernier soupire. Tu admires ce vœu pur et simple. La simple volonté de montrer qu’elles existent avant de disparaitre. Qui pourrait être effrayé par ce spectacle ?

Ton regard se tourne à nouveau vers le Piccaninny à tes côtés. Lui ne semble pas rassuré face aux étoiles. Sa plaisanterie te tire un rire ; voilà bien une chose que tu ne sais pas pratiquer, l’autodérision. Peut-être est-ce parce qu’il est plus jeune que toi, ou bien qu’il est la seule cause de son sort. Alors que tu as simplement du accepter ton destin dès ta sortie de ta coquille.

- J’aime bien les deux, moi.

Ton regard se perd un instant sur ses jambes. A dire vrai, la première fois, tu n’aurais pas pensé voir autre chose que cette monstrueuse nageoire velue ; plus grande encore que celle des sirènes doyennes. C’était d’ailleurs assez impressionnant, voire même effrayant. Tu t’étais même demandé à quelle vitesse il pouvait bien nager, avec une si grande surface pour brasser les ondes. Et aujourd’hui tu revois le même homme, avec cette fois deux jambes humaines, vêtues à la manière des peaux rouges. La différence est assez spectaculaire ; cruelle métamorphose.

La nuit.

A peine quelques minutes que tu es totalement sortie de l’eau et te voilà totalement sèche. Sans humidité, et sous les rayons de la lune, ta transformation s’entame. Ta nageoire se fend en deux, s’écarte. Les extrémités prennent de l’épaisseur, les membres s’amincissent. Tes écailles disparaissent pour prendre une pâle couleur de chair. Et sous une pellicule semblable à une fine mue, deux jambes humaines ont remplacé ta nageoire dorée. Deux jambes frêles, minces, peu habituées à servir. C’est que tu n’aimes pas tellement prendre cette forme ; ni te rendre ailleurs que dans les eaux imaginaires. Pour ne pas qu’on te voit ailleurs. Cependant, tu veux bien faire l’exception ; il se montre avec ses jambes, tu peux bien lui rendre la pareille.

Quelque peu embarrassée par la faiblesse de ces membres inférieurs, tu saisis le fin tissus qui couvre ton buste, tirant dessus pour te camoufler jusqu’à mi-longueur de tes cuisses. Réellement, tu n’aimes pas ça ; et c’est lui qui t’a sortie de l’eau en pleine nuit. Par acquis de conscience, tu considères que ce n’est pas ta faute. Après tout, de toute ta vie, ça n’a jamais été ta faute.

- Ma foi, ça me convient.

L’idée de passer la nuit à ses côtés, sous cette forme, t’embarrasse assez. D’autant que sans ta nageoire, tu te sens réellement vulnérable. Tu ne peux pas fuir, car tu ne sais courir. Il te faudrait au moins une dizaine de minutes pour gravir les quelques mètres qui te séparent de l’Océan, et au moins autant une fois dans l’eau pour que ton appendice aquatique ne retrouve sa forme d’origine. Tu es totalement à sa merci.

Et pourtant, tu restes.

Une part de toi te murmure que tu n’as rien à craindre. Que tu n’es que source de fascination et qu’il ne te causerait pas de tort. Alors tu t’autorises à être sereine. Tu t’allonges dans le sable, les mains derrière la tête, pour observer de nouveau les étoiles. Les étoiles qui brillent si fort pour être simplement vues. Un soupire t’échappe ; tu te détends. Tu te détends à tel point que tes paupières se ferment, abreuvant ton être des embruns marins, de la douceur de la nuit, et de la présence à tes côtés.


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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyDim 20 Mar 2016 - 16:14

Le Capricieux ouvrit grands les yeux de surprise, le regard passant de la nageoire de la sirène à son visage. Il cherchait à voir si c’était normal, puis il comprit. Les étoiles. Il faisait nuit. Et une femme de l’océan en dehors de l’eau alors que la lune est présente, obtient ses jambes.
Capricorne n’avait pas été fichu de se souvenir de ce « détail » non négligeable pourtant.

Alors que Solaris acceptait le « dédommagement », l’apprenti chaman était en train de se dire qu’il ne pouvait simplement pas laisser la Radieuse comme ça, elle n’avait qu’un haut. Le Piccaninny se sépara alors d’une des couches décoratives de fourrure qu’il avait par dessus la taille de son pantalon.
Comme toujours, même sur deux pattes, même par une forte chaleur, il voulait être comme s’il se trouvait en état de capricorne.

Il tendit donc la matière à son interlocutrice qui semblait se prélasser, elle était jolie mais ça ne voulait pas dire qu’il était acceptable qu’elle soit sans quoi l’habiller un peu.

L’apprenti chaman était fasciné, ne serait-ce que par cette transformation, mais il savait encore se montrer respectueux.
Malgré les caprices envahissants.

- Tiens mets ça à ta taille, tu peux la garder, j’en ai bien assez comme tu peux le voir. Il faut tout de même être un peu vêtu, non ?

Un air qui se voulait sympathique, démuni de commandement.

Il se laissa ensuite tomber sur le dos, les yeux fascinés et inquiétés par le ciel étoilé.
L’Esprit Nuit les portait toutes ? Les surveillait toutes ?

À quel point ce monde-là pouvait-il être grand ?
Est-ce que les capricornes se trouvaient non pas dans l’océan, mais dans la nuit éternelle au-delà du bleu du ciel ?
Que de grandes questions.
Mais le Capricieux afficha à nouveau un fin sourire, il avait à ses côtés l’une de ses plus grandes sources de fascination. Alors le questionnement de l’immensité de l’univers et donc des possibilités de retrouver les capricornes légendaires n’étaient pas sa cogitation principale.

- Je n’ai pas grand chose pour me faire pardonner, je suis content que simplement passer du temps te convienne.

Il se saisit d’un de ses colliers, et s’amusa à enrouler l’objet à ses doigts avant de poursuivre de sa voix calme.

- J’ai conscience de ma tendance à disparaître durant un bon moment. Mais en général, ça n’affecte que ma tribu, et donc je fais en sorte de ne pas être absent bien trop longtemps…

Un léger rire.

- Mon maître est bien patient avec moi.

Capricorne Silencieux tourna ses iris sur la Sirène.
Cette fois, il ne comptait pas être faible face à ses caprices. Il passa une main dans ses cheveux jusqu’à être confronté à la base d’une de ses cornes.

- Tu disparais aussi parfois ?

Conversation, le Capricieux veut montrer de son intérêt pour la sirène. Pour Solaris. Et puis, il aimait en savoir plus sur les êtres de l’océan. Cela ne fera qu’agrandir ses connaissances.
Même aux côtés d’une créature visant à dévorer les humains.
Mais la Radieuse n’évoquait pas que ça.
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyVen 25 Mar 2016 - 17:51

Surprise.

A dire vrai, tu te trouves là quelque peu troublée. Il semble désemparé de te voir ainsi, avec deux jambes à la place de ta queue d’écailles dorées. Il te semble pourtant qu’il soit fasciné par les sirènes,  mais n’en a-t-il jamais réellement vu une sortie de l’eau, à la nuit tombée ? A la réflexion, cela reste compréhensible ; les sirènes ne sortent que très peu de l’océan, sauf pour les plus friandes d’humains, et en général n’aiment pas être vues lors de cette transformation assez disgracieuse. Personne n’aime voir une membrane humide et visqueuse comme une queue de poisson, se fendre ainsi en deux pour laisser place à deux frêles et pâles jambes recouvertes de mue. Pas même toi, qui a l’impression que tu ne pourras plus jamais reprendre ta forme originelle chaque fois que ta nageoire est remplacée par ces deux pieds.

D’autant que tu ne peux plus chanter.

Allongée sur le sable, ton tissu tendu comme un cordage pour camoufler tant bien que mal ce qui t’est de plus intime sous cette forme, tu observes silencieusement le ciel, te laissant porter par les sons. La brise, les vagues, le sable… Et le Piccaninny à tes côtés qui s’agite. Ton regard obscurci par la nuit et devenu marron se pose sur lui, tandis qu’il te tend l’une des peaux qu’il avait à la taille, te conviant à l’enfiler. Tu t’exécutes, donc, revêtant cet immense habit que tu dois nouer par deux fois autour de ta taille. Il faut dire, tu ne manges pas beaucoup, et la maigreur de ton ventre est quasiment alarmante.

- Merci.

Un sourire.

Tu le gratifies, réellement soulagée d’être bien moins dévêtue. Un simple habit te permet de te sentir, un tant soit peu, moins vulnérable. Tu t’autorises donc à te détendre une nouvelle fois, cette fois restant assise en tailleurs. Ton regard rivé sur l’Océan, la brise faisant danser tes boucles blondes. En tant normal, avec pareille atmosphère, tu aurais chanté. Pour accompagner les embruns, pour te détendre et t’évader. Mais sans tes attributs marins, simplement forcer sur ta voix pourrait t’étouffer. Alors tu restes silencieuse, calme, discrète.

Secrète.

- Je ne suis pas très exigeante.

Il t’a fallu un moment, pour répondre au Capricieux.

Il est vrai que tu l’as quelque peu pris de court, à lui proposer ainsi de se faire pardonner, et tu te satisfais déjà qu’il ait relevé le défi. Alors que, tu le sais très bien, il aurait parfaitement pu refuser et s’en aller sans plus de manière. Il est pourtant là, à tes côtés, à tenter de se racheter. Que demander d’autre ? Tu n’es pas du genre à demander plus que ce que tu n’as.

Réellement, tu n’es pas exigeante.

C’est peut-être là, ton plus grand défaut.

En silence, tu l’écoutes. L’explication de cet homme ressemble bien à des excuses. Maladroites, certes ; mais il te fait de nouveau sourire. Glissant tes bras autour de tes tibias, tu ramènes tes jambes contre ta poitrine, posant ta tempe contre tes genoux sans le quitter du regard. Une position qui peut sembler aguicheuse ; pour toi, un simple attendrissement.

- Alors où étais-tu, tout ce temps ?

En réalité, il te semble que tu connais déjà la réponse. Mais une part de toi souhaite s’assurer que certains mots ne sortiront pas. Qu’il ne te déclarera pas que tout ce temps, il cherchait simplement à te fuir. Même si, toi-même, tu étais prête à t’échapper, il n’y avait que quelques instants.

Disparition.

- Parfois, j’aimerais disparaitre.

Mélancolie.

Sur tes lèvres, un sourire empli d’une infinie tristesse, tandis qu’à nouveau, tu lui transmets tes émotions. Piégée.

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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptySam 23 Avr 2016 - 10:04

La solution, la « réparation », le dédommagement, semble convenir à la Sirène qui accepte donc la proposition.
Le Capricieux ne peut qu’en être heureux, ce serait compréhensible qu’un fou de l’océan veuille passer du temps avec une créature de ce monde d’eau, non ? Enfin, il ne devait pas non plus toujours faire passer ses caprices avant ses devoirs. Comment ferait-il si un jour, il devenait chaman ? Il pourrait sans doute aussi refuser, mais ce ne serait pas logique. Pas après toute cette peine qu’il se donnait pour être un bon élève.

Les yeux du Peau-Rouge suivaient les mouvements de la Radieuse, la lumière étant plus douce. Du moins, elle l’était devenue davantage pour l’apprenti chaman.

La solution semblait convenir, celle de rester un peu avec elle. Et la fourrure, elle l’avait aussi acceptée. La Sirène avait bien voulu, Capricorne n’avait pas trop aimé la voir ainsi s’accrocher à ce haut. Ça lui avait semblé évident, qu’il fallait lui donner un vêtement improvisé.

Tout était dans l’ordre, non ?

Avec le chant des vagues, avec l’air un brin, un minuscule brin plus frais.

Chaque différence de température était importante. Infiniment importante.

La voix de Solaris revint aux oreilles du Capricieux qui s’était perdu à observer la femme de l’océan.

Elle avait posé une question. Où avait-il été tout ce temps ?
Capricorne Silencieux fronça les sourcils, avant d’entendre encore les paroles de la Radieuse. Elle répondait à une des questions, une qu’il venait de formulé. Cependant, le ton, ou l’expression que la Sirène lui servit… il ne l’apprécia pas vraiment.

Il y avait un peu trop de lourdeur, ou de sentiment à l’image de la pluie cachant le soleil. Pas la pluie salvatrice qui serait la bienvenue durant ces temps arides, mais celle que l’on accueille en faisant la tête.

- J’étais un peu partout… je devais être en train de nager le long des rivières, ou bien je flânais dans ma petite clairière.

Le Capricieux ne savait jamais réellement où il disparaissait, il ne faisait que suivre ses envies. Ses caprices. Ces mêmes qui avaient apparemment blessé la Radieuse.

Il se rapprocha de Solaris, la prenant dans ses bras. C’était peut-être ce dont elle avait besoin ? L’apprenti chaman n’en avait aucune idée, il ne savait pas vraiment comment se tenir, comment faire pour ne pas blesser.
Il ne suivait que ses caprices. Papoose, il avait sans doute été très égoïste, au point d’en vouloir à la personne qui l’avait retiré des eaux. Ce jour où le monde marin avait failli dévoré Capricorne Silencieux.

- Si ce n’est pas disparaître en allant simplement en exploration, alors je n’aimerais pas que tu disparaisses.

Il était très capricieux. Il ne voulait pas que ce qu’il appréciait, ce qu’il aimait, disparaisse.

Solaris était quand même la sirène de laquelle il était le plus proche, une de ces créatures mystiques qui portaient la mort et dévoraient les Hommes. L’assistant du chaman aimait beaucoup cette vision des choses, bien que sombre. Avec un goût âcre sur les lèvres.
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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptyMer 27 Avr 2016 - 9:59



Réponse.


A dire vai, tu t'attendais à peine à ce qu'il réponde ; après tout, les hommes ne sont pas du genre à aimer se justifier. Tu as d'ailleurs remarqué que l'expression que tu as adoptée ne lui a pas vraiment plue. Tu te redresses aileurs, pour s'asseoir en tailleurs, de la manière la plus sobre possible. Après ce qui s'est passé entre vous la dernière fois, autant ne pas avoir l'air trop séductrice ; tu ne voudrais pas qu'il croit que tu ne ressens rien, que tu veux juste le dévorer. Loin de toi cette intention.

La réponse qu'il te fournit semble te convenir ; la seule chose que tu espérais était qu'il ne te réponde pas qu'il te fuyait. Il dit simplement qu'il flanait, ne pensant à rien, au point qu'il ne se souvient même pas exactement de ce qu'il a fait. Tu es soulagée.

Rassurée.

La chaleur du Capricieux finit par te surplonmber, ses bras forts d'homme t'ayant enlacée sans prévenir. Surprise par ce geste, tu t'immobilises, totalement stupéfaite. Caprice ? Non, ça semble être autre chose. Comme s'il voulait te réconforter. Mais cette fois, tu ne lui rends pas son étreinte ; tes yeux se closent de moitié, mais tu ne bouges pas. Tu te laisses simplement faire, sans remuer. Ne le rejettant pas mais ne le serrant pas non plus.

Son odeur.

Il sent la mer. L'eau, le sel, le sable. Une odeur assez enivrante que tu te plais à humer. Longuement. Jusqu'à ce que tu ne défailles. Peut-être es-tu égoiste, mais tu ne veux plus le laisser partir. Tu veux qu'il reste ici, avec toi, face à l'Océan, éternellement.

Ses mots.

Un léger sourire revient s'esquisser sur tes lèvres tandis que tu te sens infiniment touchée par ce qu'il te dit. Il ne veut pas te voir disparaître... Peut-être tient-il à toi, finalement ? Non, tu te fais trop d'illusions, Solaris. C'est simplement qu'il ne veut pas voir une femme de l'océan disparaître ; encore moins par sa faute, pour ne pas l'avoir sur la conscience. N'est-ce pas ? Tant pis. Comme toujours, tu profites.

-Je suis flattée.


Tu ne sais que dire d'autre, mais tu ne mens même pas. Ou peut-être à moitié. Tu n'en sais rien. Tu sais uniquement que s'il était réellement sincère avec toi, tu le serais sans doute également avec lui aussi. Tu te sens si bien dans ses bras, malgré que tu sois si vulnérable. Sans queue, sans voix ; une simple humaine frêle et sans défense à la merci d'un homme bien plus robuste, plus menaçant et surtout, en ce qui concerne les rapports ce ce genre, bien plus experimenté que toi.

Pourtant, tu restes.

La lune est déjà haut dans le ciel, alors que la nuit venait tout juste de tomber lorsqu'il est arrivé. Est-il là depuis bien plus longtemps qu'il n'y paraît ? Ou bien le temps joue-t-il encore des tours ? Non, le temps n'existe pas ici.

Et même s'il existait, tu l'aurais oublié.

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MessageSujet: Re: Bien trop proche du Soleil   Bien trop proche du Soleil EmptySam 23 Juil 2016 - 20:15

Presque étonné qu’elle soit flattée, Capricorne la regardait attentivement, cherchant peut-être le possible piège d’une sirène. Mais elle était sur terre, elle ne pouvait pas charmer en chantant, elle ne pouvait pas le tirer à l’eau pour le noyer. Et puis, elle l’aurait déjà dévoré, non ? Il serait si facile à attirer, surtout si Solaris était habituée à laisser disparaître sa nourriture à cause de sa lumière. Alors qu’une personne vienne à elle, n’était-ce pas une aubaine ?

De toute manière, le Capricieux ne suivait que ses caprices. Il avait évité de justesse de finir dévoré plus d’une fois, mais lorsqu’il était dans l’eau, il se tenait en général à l’écart des Sirènes. De loin, on devait le prendre pour une créature, ou quelque chose du genre. Sans doute. Mais pas un humain.

Capricorne était soulagé de pouvoir voir la Radieuse plus à l’aise en étant mieux couverte. Il ne savait pas trop quoi répondre à la fille de l’Océan, il se contenta de sourire, et de laisser ses doigts venir se glisser dans les cheveux de la créature mystique. L’Apprenti chaman était fasciné de pouvoir être aussi proche d’une source de mort, d’une source de tous ses caprices. Il avait beaucoup sacrifié pour ce monde aquatique.

Puis son esprit lui rappela une chose, il avait un être mystique entre les bras, un être qui lui avait accordé même d’embrasser les mêmes lèvres qui avaient donné la mort à des Hommes. Un être doté d’une pensée propre à lui. À elle-même.

Les Sirènes, elles étaient méprisantes envers celles d’entre elles qui étaient trop proches des humains. Et tuaient la source qui avait corrompu leurs sœurs.

Devait-il s’inquiéter ? L’avait-il… plongée dans un de ses plus grands caprices ?

Sans doute, peut-être bien.

- Solaris, est-ce que… je te mets en danger ? Déjà que... tu sembles maigre...

Il n'osa pas lui proposer de lui donner des carcasses d'humains... il en cherchait pour Encre, en échange d'informations sur les capricornes. Mais, il ne savait pas si des morts suffiraient à Solaris, il n'arriverait peut-être pas à trouver de la viande assez "bonne" pour elle. Et il ne tuerait pas gratuitement. À moins d'en noyer, lorsqu'il serait sous sa forme due à son essence... parce que là, il n'y avait pas de cri trop fort pour lui.

Un temps, il se détacha d’elle, pour voir son regard.

- Enfin… je veux dire, je sais que les Sirènes sont protectrices envers leurs sœurs. Dans certaines conditions...

Il avait eu vent d’une histoire, celle d’un matelot tué par les filles de l’Océan, parce que l’une d’elle en était proche.

Étaient-ils proches ?
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