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Ancienne Fée
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 21:38

De toute son existence, Obéron n'avait jamais fait preuve d'autant de violence. Autour de lui, les monstres continuaient d'affluer, alors que les autres, non. N'y aura-t-il aucune autre issue que la plus funeste de toute ? Etaient-ils tous condamnés ?
L'Ebloui faiblissait. Il n'avait pas l'habitude d'user ainsi de ses pouvoirs. Il s'octroya une pause, et ce fut comme si la Nature se figeait aussitôt. Les ronces ne remuaient et ne poussaient plus. Elles avaient pris une place impressionnante sur le champs de bataille.
Le fé resta un instant ainsi, en suspend en l'air, avant de faire demi-tour, alerté par un cri qu'il reconnut. Les Lapins Crétins étaient de sortie. Dans un autre contexte, Obéron aurait ris de voir un pirate chevauchant l'une de ces bêtes blanches et stupides. Mais il n'eut même pas le temps de se faire la réflexion que le pirate le percuta de pleins fouet. L'Ebloui s'agrippa aux cheveux sales de l'homme afin d'éviter de tomber, et s'autorisa même une petite boutade:

- Quel délicate monture ! Charmante journée, n'est-ce pas ?

Puis, après lui avoir tapoté la joue, il s'envola pour se poser à un endroit sûr.
Endroit qu'il pensait sûr. A l'instant où ses pieds frôlèrent la terre humide qu'une silhouette blanche s'échappa du sol avec rapidité, surprenant Obéron qui fit quelques pas de côté.

Un frisson glacial le traversa des pieds à la tête, si bien qu'il eut l'impression de geler sur place. Il serra ses bras contre son buste et se recroquevilla en grelottant, cherchant à faire remonter sa température corporelle. Son cerveau semblait se déconnecter de son corps, et quand il releva la tête, ce fut pour remarquer la présence d'une fée dont il n'arrivait pas à discerner le visage. Un intense sentiment de rage le prit aux tripes sans qu'il ne comprenne pourquoi. Il devait en finir avec elle. Elle ne méritait pas de vivre, pas de poser ses sales pattes sur son Île.

Ce fut avec une vitesse phénoménale qu'il se retrouva devant elle, et sans réfléchir, sans prévenir, Obéron planta dans son abdomen l'épine tranchante d'une rose. La fée hoqueta et tomba en arrière, amortissant sa chute de ses mains.
Le visage de l'Ebloui se décomposa à cet instant. Son corps entier se crispa, avant de se liquéfier sur place. Ses lèvres s'entrouvrirent et il lâcha son arme qui atterrit sans bruit à ses pieds.

- Mab ... lâcha-t-il dans un souffle.

Ses jambes se dérobèrent sous lui. Le plus délicatement au monde, il saisit la nuque de sa bien-aimée pour la redresser. Ses cheveux blancs encadraient harmonieusement son visage. Pourquoi était-elle là ? Pourquoi n'était-elle pas restée en sécurité ? Mais qu'avait-il fait ...

- Non, non, non, Mab, je ... je suis désolé. Je ne savais pas ...

Les paupières de l’Étincelante papillonnèrent avant de demeurer ouvertes. Elle darda sur le fé un regard indéfinissable. Un regard sombre, si sombre que le blond eut un léger mouvement de recul, trop choqué pour oser parler, trop secoué pour pouvoir agir.
Sa belle toussa, et du sang s'échappa de sa bouche. Dans un dernier effort, elle articula:

- Je ne t'ai jamais aimé, Obéron. Je ...

Son regard se durcit encore pour lui donner un air dédaigneux, dégoûté :

- Je n'ai jamais aimé qui tu étais, ni ce que tu faisais.

Son dernier souffle arriva vite, laissa l'Ebloui dans un silence et dans un mal être tel qu'il ne bougea pas d'un cil. Ses muscles s'étaient raidis et ses yeux demeuraient figés sur un point invisible, prêt de l'épaule de la Reine des Fées. Il était vidé. Il ne savait pas ce qu'il ressentait.

C'était un cauchemar.

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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 22:50

Pitoyable...

La Delaware rouvrit brusquement les yeux, tirée de sa léthargie par la voix atone qui résonnait quelque par dans son inconscient. Elle tourna la tête, cherchant un point de repère, quelque chose à quoi s’accrocher. Elle ne trouva rien. Noir, noir, et encore noir. Noir, comme la brume paranormale qui s’était abattue sur le champ de combat. La brume des cauchemars. Celles dont se nourrissait le Croquemitaine en personne.

Elle se savait dans un recoin de sa pensée. Un lieu où le temps a encore moins de sens qu’au Pays de Jamais. Une seconde peut s’écouler dans la mêlée des habitants de l’Île contre les Cauchemars, ici, il n’en sera rien. L’univers est allongé, à l’infini. Et ce lieu n’en demeure pas pour autant rassurant. Loin de là.

Le combat contre les Cauchemars auraient été bien plus rassurants que ce dont Aigle a le plus peur. De quoi ? Elle même ne le sait pas. Mais une parcelle de son esprit, elle, le sait. La Peau-Rouge dirigea ses yeux clairs vers la silhouette fantomatique, lointaine et pourtant si proche, qui semblait à proximité de L’Aérienne. Elle n’aurait su dire s’il s’agissait d’un homme, ou d’une femme. Là n’était pas la question. Le sourire carnassier de cet « individu » était la seule chose qui retenait son attention.

Dans l’univers, tout autour d’elle, s’allumèrent de petits points rouges. Un par un. Yeux rouges, qui oppressèrent la Guerrière qui n’en était plus vraiment une.

Te voilà dans une situation bien pitoyable. Quand cesseras-tu de te cacher sous tes songes et tes rêves ?

Stupéfaction. Les yeux de l’Indienne s’écarquillèrent. Cette voix ne lui semblait-elle pas familière ?

Et le sourire de vautour s’agrandit.

Parce que tu ne te l’es toujours pas avoué ? Ma chère ‘‘ Aigle ’’, et si tu cessais de croire à ce qu’il y a autour de toi ?

Encore.
Et encore.
Sourire inhumain. Sourire de cauchemar.

Tu n’es même pas ce que tu prétends être. Ton peuple ne t’aime pas. Tu n’aimes pas ton peuple. Tu crois aimer des choses qui ne sont pas. Tu n’es qu’une égoïste au fond, et tu le sais. Bien sûr que tu le sais. Hein, tu le sais ? Avoue-le.

Elle tremblait.

Tu n’es même pas ce que tu prétends être. Ton peuple ne t’aime pas. Tu n’aimes pas ton peuple. Tu crois aimer des choses qui ne sont pas. Tu n’es qu’une égoïste au fond, et tu le sais. Bien sûr que tu le sais. Hein, tu le sais ? Avoue-le.

Tu es hantée, que dis-je, contrôlée par un spectre. Et tu vas sans doute tuer un de tes prétendus frères. Et tout sera de ta faute. Bien évidemment. De ta faute à toi.

Pourquoi fais-tu cette tête ? As-tu du mal à accepter la vérité ? Allons, j’ai raison. J’ai toujours raison. Et toi, tu as tort. Tu as toujours tort. Avoue-le. Même tes rêves te prouvent que tu ne sais pas qui tu es. Celui qui ne sait pas ce qu’il est ne peut prétendre à aimer quoi que ce soit. A défendre quoi que ce soit. A protéger quoi que ce soit. HAHAHA !


La Peau-Rouge aurait évidemment pu répliquer. Mais l’on ne réplique pas contre ses cauchemars. Elle se contenta de rester figée sur place, terrassée par une crainte invisible. Comme un petit enfant.

Bientôt, la silhouette prit une forme identifiable. Une silhouette de femme, à l’aspect éthéré. La femme qui hantait les rêves de la Peau-Rouge, chaque nuit.

Petite crétine. Tu m’as oublié. Tu m’as sacrifié pour ta propre survie. Mais ça, tu ne t’en souviens pas. C’était ailleurs, dans un autre temps. Egoïste, égoïste...

Et la voix ne cessa de répéter ce mot. En boucle, en boucle, en boucle... Aigle ferma les yeux, portant ses mains à sa tête. La serrant comme un étau, de plus en plus fort.

Dans un autre temps,
dans une autre vie,
Ailleurs ? Peut-être.
Il y avait deux êtres féminins. Une petite, une grande. Et la grande mourut, sans rien demander. Par la faute de la petite. La petite fit semblant de ne rien savoir. La Peau-Rouge un peu trop rêveuse. Celle qui n’est pas ce qu’elle est sous les apparences. Tu sais que je ne mens pas. Hein, je ne mens pas ? Tu penses que c’est une déformation de ton esprit, mais ce n’est pas le cas. Mais non, allons. Hihi...


La silhouette éthérée se déforma.
La silhouette devint pourriture, couverte de sang, apportant avec elle une odeur de mort, de cadavre en décomposition. Mais elle continua à sourire. Un grand sourire bien trop grand pour la silhouette. Ce n’était même pas un sourire.

Un trou béant s’ouvrit aux pieds de la Delaware. Elle tomba. Les yeux rouges du décor se détachèrent des environs. Yeux couleur sang, appartenant à d’étranges aigles de couleur noire, qui transpercèrent le corps chimérique de l’Indienne. Et autour d’elle, un décor se monta. Son peuple, qui lui tournait le dos. Qui la rejetait. Et tout s’embrouilla, dans un tourbillon illogique.

Jusqu’à ce que la Delaware en ai assez, et finisse par hurler.


Et tout s’arrêta.
Le couteau de la Peau-Rouge était brandit en direction d’un de ses propres frères. Translucide, presque invisible, Aigle ne voulait pas cela, bien évidemment. Elle tenta de lutter contre le spectre qui répandit en elle un froid glacial. Elle aurait presque pu l’entendre rire.

La Guerrière n’en était plus vraiment une. Elle finit par hurler. Un hurlement effroyable, de rage, à la fois contre le spectre qui s’amuse d’elle, contre la douleur physique et mentale, contre les cauchemars. Finalement, ce fut une bombe de nulle part qui sauva son frère.

S’il lui sauva la vie, ça, il était bien évidemment impossible de le savoir.

Les oreilles de L’Aérienne sifflaient de douleur. Et son corps avec. Hématomes, contusions et plaies sanguinolentes couvraient son être tout entier. Le souffle de la bombe qui avait été projetée à ses pieds l’envoya voler plusieurs mètres plus loin. Comme une poupée désarticulée. Malgré tout, dans le peu de logique qui restait à la Guerrière, cela lui fut bénéfique. Ce n'était qu'un cauchemar. Une manipulation. Ce n'était rien. Elle oublierait cela. Elle continuerait à se battre, même si elle se transformait en monstre. Elle n'avait pas peur de la mort. Elle pouvait désormais n'avoir peur de rien. Elle n'avait pas tué son frère Delaware.

Du moins, pour l'instant.

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Dernière édition par Aigle Rêveur le Sam 28 Fév 2015 - 0:28, édité 2 fois
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 28 Fév 2015 - 0:08

L'odeur de femelle s'accentua en moi, tant je tremblais de désir. Je devais la posséder, la posséder, à tous prix. Je le voulais, c'était une force suffisamment acceptable pour justifier mes pulsions, non? Enfin, c'est le rôle de la femelle, que de se reproduire avec le mâle. Et le mâle c'était moi. Moi et moi seul, j'avais la puissance, et elles étaient faibles, extrêmement faibles, comme les louveteaux à peine sortis de leur ventre. Bonnes qu'à ça.

L'obscurité qui était partout jusque là se retira très vite, va savoir pourquoi, en fait je m'en fous, c'est pas important. On était plus dans le noir et dans un râle je me relevai. Le sol était si bas, si bas. C'est possible de grandir d'un coup, et énormément, en quelques minutes, quand on a à peu près trente ans? Sûrement, de toute façon, de ça aussi je m'en fous. Comme si réfléchir servait à quelque chose. Plus on a un gros cerveau, plus on a la tête lourde moins on va vite. Donc la réflexion à la poubelle. Tout se qui comptait c'était la chair fraîche, le sang, la chasse. Qu'est ce que j'avais faim!

Le jour était revenu, tant mieux. On se trouvait dans une cuisine. Une cuisine. Ma cuisine. J'étais assis sur une chaise, et je regardais un énorme homme-loup qui fouillait, saccageait, pillait, dévorait tout ce qu'elle contenait. Et moi je ne bougeais pas. Je ne pouvais pas bouger. Parce qu'en fait, je n'étais pas assis sur une chaise. Je n'étais pas derrière le plan de travail, non plus. Non. Non, non, non. J'étais la bête. Cette bête qui détruisait tout c'était moi. J'étais un monstre. Mon pire cauchemar se déroulait et j'étais impuissant, tétanisé. J'étais à la fois dedans et en dehors du loup... DU loup garou. Et il... je.... continuais à tout détruire.

Je me mis à hurler comme un dingue, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Pas m'empêcher d'être si faible, si inutile. Et ce corps atroce qui me...

GROOOOOOOOAR!!!!!!!!

BOIRE MANGER DÉTRUIRE TUER SAIGNER ! Ce cri de guerre résonnait dans ma tête. Alors quand cette sirène, la même que la dernière fois, apparut devant moi, et commença à me menacer, je la toisai. Je n'étais plus un homme maintenant. Je regardai mes mains qui effectivement étaient recouvertes de fourrure et pourvues d'immenses griffes. Des pattes, plus que des mains. Je rugis sauvagement et passai ma langue sur mes dents, non, mes crocs. Elle était moins haute en couleur que d'habitude, moins nette, ça m'arrangeait. Tous mes désirs allaient être contentés.

Je levai la patte et commençai à lui donner des coups. Le premier pour parer son attaque. Puis...Un deux trois quatre cinq six, plus ou moins..Alors, Pris pas une impulsion soudaine, je lui bondis à la gorge, en plantant mes griffes dans ses omoplates, je lui arrachai des cheveux avec les dents, puis pris un élan de tête pour les planter dans son cou, afin de mettre fin à ses jours, comme on le fait si bien avec une biche ou un cerf.  


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Friedrich-W. von Juntz
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 28 Fév 2015 - 2:26

hrp:
 

De long en large, dans cette antre noire qu'il connaît par cœur, erre et rumine le Braumeister. La situation est fort délicate. L'île se meurt et l'Enfant-Roi avec. Ce dernier étant bien trop loin pour tenter de récolter ce précieux ingrédient in extremis, aux yeux et à la barbe de ses derniers protecteurs... En plus, la panique les transformerait en monstres, et, comme le dit toujours l'Alchimiste...

« Ich bin kein Jäger. Ich bin kein Soldat ! ( Je ne suis pas un chasseur. Je ne suis pas un soldat ! ) »

De l'autre côté, il y avait cette armée monstrueuse, qu'il ne pouvait pas combattre, pour la même raison ! Il est capable de maîtriser une goule, coincée dans une cuve, mais affronter une horde d'Horreurs en pleine forme, impossible. Même ( et surtout ) en présence d'autres personnes peu organisées. Non, il devait trouver autre chose à faire.

Et la seule chose qu'il savait faire, c'étaient les breuvages. De l'alcool. Des potions aux effets plutôt néfastes pour ceux qui les buvaient. Des drogues au moins aussi hallucinantes que les herbes des Delawares. Et son petit secret, son énergisant aux frelons macérés. Et encore fallait-il que dans un instant de lucidité, il en eut noté les recettes.

Rien qui ne puisse servir à affronter l'essence même de la p... Attendez ! Une bataille est perdue d'avance quand le moral est réduit à néant, n'est-ce pas ? Et plus encore quand on a peur ! La racine de leur défaite résidait dans la perte de moral... L'alcool les remotiverait, non ?

Non, non. Non. Non non non. L'alcool n'était pas assez bon pour tenir toute une bataille, qui durerait jusqu'à l'aube ( n'est-ce pas ? ), si tant est qu'elle venait. En plus, il lui en faudrait une telle quantité qu'il lui serait impossible de la transporter jusqu'au champs de bataille. Et faire sans arrêt des aller-retours entre le Jolly Roger et la Ville d'Halloween... Même avec une version très concentrée de son breuvage sec...

Attendez... Attendez, attendez... Une version concentrée de son breuvage ? Au point que quelques gouttes suffisent à réveiller un mort ? Cela pourrait bien être un début de solution ! Au moins pour rendre de l'énergie... Suffisamment au moins pour qu'il puisse retourner en refaire et revenir plus tard avec une assez grande quantité pour ravitailler de nouveau le champs de bataille, non ?

Tant pis pour les futures expériences, il refera ce breuvage plus tard. Vidant la totalité de la cuve 1 dans l'alambic, il distilla une fois, deux fois, trois fois, concentrant le concentré de vitalité le plus efficace que jamais l'île de Jamais n'eut connu et ne connaîtra. Du moins l'espérait-il. Ce qui resta tint dans un tonnelet qu'il put glisser dans son sac. Mais avant de partir... Tester.

« VILLY-DOG ? »

Non. Le Pied-Beau était parti à la chasse au monstre, comme tant d'autres. Il n'y avait qu'un seule personne pour tester le produit miracle. Haussant les épaules, l'Alchimiste prit un verre à shot, le remplit de produit...

« Prost ! » dit-il avant de boire cul-sec.

Le résultat ne se fit pas attendre... Le produit était absolument INFECTE ! Mais par contre, pour réveiller.. Il réveillait ! Braumeister se sentait en pleine forme, trop même. Sa pupille devint plus fine qu'un chas d'aiguille. Il se sentait obligé de bouger, de faire quelque chose...

« Mein Gott ! Ça a marché ! »

Il répétait cela sans cesse, mais se doutait qu'il manquait quelque chose... Déjà diluer le produit, mais avec quoi ? Tenir éveiller les troupes - de préférence sans les tuer - c'était bien, mais il fallait qu'elles reprennent espoir ! Il leur fallait quelque chose comme... Un euphorisant. Une drogue. Quelque chose qui les rendrait heureux. Et le Braumeister n'avait qu'un breuvage qui permettait cela, mais il était encore à l'essai, et provoquait de temps en temps des crises de rêve éveillé qui laissaient le buveur dans une transe béate...

Oh, et puis flûte ! Au pire, ils mourraient heureux. L'Alchimiste compléta le tonnelet avec la potion jaune, prit plusieurs verres à shots, son fidèle marteau, et, son sac sur le dos, il partit à la guerre. Sa guerre. La guerre contre la baisse de moral. Arrivé aux alentours du champs de bataille, tout ce qu'il vit fut un immense banc de brume noire d'où sortaient des cris et des explosions. N'importe qui de normal aurait hésité.

« Scheisse. » dit simplement Braumeister en haussant les épaules avant de disparaître dans la brume.

À l'intérieur, c'était l'enfer des gens pleuraient. Des gens hurlaient. Et pas que des enfants. Il y avait des cadavres des deux camps jonchant le sol. Cherchant son premier client, Braumeister vit un loup-garou se débattre en vain alors qu'une nuée d'araignée s'échinait à le mordre. Même les plus humbles membres de la faune avaient décidé de se battre. Et là, il découvrit le début de son travail. Ici, un Enfant recroquevillé, affolé... Que lui était-il arrivé ? Aucune idée, toujours était-il qu'il était son premier client.

Sans prendre de gants, il pinça le nez du garçon et lui enfourna cul-sec un shot de son étrange mélange.

« Bois ça, c'est un ordre ! » dit-il avant de s'éclipser pour trouver un autre humain dans le besoin.

Quand il arriva devant un être tout emmailloté de bandelettes, tendant le shot pour le faire boire, Braumeister se rendit compte... que le verre flottait dans le vide. Sa main venait de disparaître, et des volutes noires s'échappaient de son poignet qui petit à petit se mêlait à la brume...

Braumeister se sentait disparaître !

Il ne pouvait pas. Pas maintenant. Pas ici. Il avait encore tant d'expériences à faire, tant de recettes à créer, tant d'ingrédients à trouver ! Il ne pouvait pas disparaître ici, et maintenant ! Il lui fallait encore sauver tant de monde, pour sauver le cœur de Peter ! L'hyperactivité forcée lui fit prendre simplement la fuite. Cognant deux ou trois monstres, avant de rentrer dans un enfant... électrique.

La décharge fut brève, mais assez intense pour le réveiller. L'enfant continuait de le tenir en hurlant... Ça va, ça va, il était réveillé, maintenant !

« GEH WEG ! Espèce de pile sur pattes ! » lui hurla-t-il à la face en le cognant avec son marteau.

Il plaqua le gamin à terre avec son pied, malgré la douleur, et versa dans la bouche hurlante de l'enfant son étrange mélange. Si ça n'améliorait pas son étrange état de grésillement, ça ne lui ferait pas de mal. Ou si peut-être. Mais de toute façon, l'Alchimiste n'était là que pour ça. Distribuer son breuvage.

Et passer au suivant. Et vite. Les hallucinations le reprenait sa peau devenait verdâtre par endroits...

RÉSUMONS !:
 






Braumeister joue avec ses potions:
 
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 28 Fév 2015 - 13:42

Cric...crac...cric...CLING cling cling...crrr...cling

Oh ce son, ce son insupportable, cette mélodie fracassante de verre brisée, d’où pouvait-elle bien provenir ?
              Les doigts noirs de sang de la poupée continuaient de s’accrocher férocement au visage du zombie putréfié qui cherchait à refermer ses dents sur ses bras, les yeux vides de toutes abnégations et les membres levés vers le ciel sombre dans une danse désarticulée. L’immondice arpentait le champ de bataille dévasté, cherchant toujours à attraper l’un ou l’autre habitant de jamais. Lorsque l’enchantée le vit refermer ses doigts sur les ailes d’une fée couleur de suie, elle recroquevilla ses mains comme des crochets et les enfonça dans les orbites de la créature en poussant un hurlement de rage.

« NE TOUCHE PAS AUX FEES ! NE TOUCHE PAS AUX ENFANTS ! NI AUX SIRENES ! NI AUX PEAUX-ROUGES ! NI…NI A PERSONNE !! »

Elle retira brutalement ses mains du corps pourrie qui recula brutalement dans un vagissement glauque…

Crr…cling cling.cric crac…

      Par Peter et tous les esprits, d’où venait ces insupportables craquements sinistres ? La poupée s’apprêtait à lâcher prise lorsqu’elle sentit une douleur atroce lui déchirer le bras avant qu’elle ne chute à terre, suivit par le corps inerte du zombie qui « rendait l’âme ». Tétanisée, elle tourna les yeux vers la source de la douleur.
Cling…crac…cric…

Son bras…SON BRAS !!

       Fissuré, criblé de trous, partant en morceau ! Plus de pouce et d’index, partit partit partit ! Elle baissa les yeux vers son flanc, hagarde où s’étalaient d’étranges tâches moussus et grisâtre…C’était impossible ! Les jouets ne sont pas fait de chaire, ils ne tombent pas ainsi en décrépitude, non ! Mordue mordue mordue…
Le cœur de l’enchantée crut exploser de terreur, tandis que les hurlements d’effroi restaient bloqués dans sa gorge sur une note silencieuse qu’elle hurlait à pleins poumons. Les craquements reprenaient, là tout autour…Tout le monde se fissuraient, suffoquaient, se brisait…Tout était de verre et de faïence, tout était si fragile et si aisément cassable…
Il faisait terriblement faim.

         Désarticulée par la douleur de son membre presque perdu, Astyh se redressa, le regard embrumé par une folie et une terreur qui la terrorisait elle-même. Elle crut reconnaitre des visages, des odeurs…Non !
Illusion illusions ! Tout se brisait en mille morceaux. Il n’y avait que du sang, des cauchemars et de la peur.

« Pardon…pardon…Je ne veux pas faire ça…Je ne veux pas… »

Une forme se dessina soudain plus nettement que les autres en prenant forme devant elle, avec une précision surréaliste jusqu’à prendre une apparence qu’elle connaissait par cœur. La sienne. Face à cette illusion, ce miroir au regard vide, la poupée grogna de fureur jusqu’à ce qu’ils recommencent…

Cric…crac…cling cling…
- Regarde-toi pitoyable petite chose ! Tu es trop fragile ! Trop inutile ! Quel enfant s’amuserait d’une aussi ridicule chose que toi ? Regarde comme il est simple de te briser ! Vois comme tes membres sont frêles et vois comme tu es une créature sans cervelle. Inutile inutile, aucun sang ne coule dans tes veines, tu n’es qu’une carcasse, une caaarrcaaaassssee…


Sur ces paroles d’outre-tombe, le reflet de la poupée commença à se fissurer de toute part et comme il se brisait, l’enchantée sentait sur tout son corps la douleur courir comme un démon.  Elle se brisait, elle tombait en morceau...

« Ce n’est pas moi…dis, regarde, ce n’est pas vraiment moi…J’ai tellement…j’ai tellement faim… Je ne peux me briser…»

Une goule s’apprêtait à la piétiner lorsque dans un sursaut, elle se redressa et enfonça ses dents dans la chaire marasme de la créature qui émit un rugissement. Faim. Pas les habitants. Les monstres. Eux. Une peau rouge aux cheveux d’ébènes était toute proche… Astyh bondit sur le dos de cette dernière pour prendre son élan et bondit droit au visage d’une momie à qui elle arracha frénétiquement les bandelettes avant de chuter près d’un fé qui semblait perdu dans un songe hagard. L’enchantée bondit une nouvelle fois pour mordre brutalement le poignet de l'homme féérique, les lèvres écumantes d’une faim terrible. Pas les habitants. Pas manger.

« REVEILLE ….réveilles-vous…bougez…défendez le roi ! DEFENDEZ LE ! »

Son bras tombait en morceau, elle se fissurait, son genou ne la portait plus.
Juste encore un peu…Elle se retourna et clopina en direction d’une chauve-souris qui s’attaquaient aux jambes des plus petits pour les jeter à terre et planter ses crocs dans leurs gorges.

« Viens mourir ici, tu ne pourras me dévorer. J’ai faim…Je pourrie…approche…c’est moi qui planterait mes dents dans ta gorge… »

CRIC…crac…
Cling cling

Cling


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Ancien Enfant Perdu
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 28 Fév 2015 - 19:22

En réponse à son geste désespéré, le Diplomate reçut un magistral coup de marteau qui fut accompagné d'une virulente exclamation à l'accent germanique.

Wise ne comprit pas le sens de la phrase dans sa demi-conscience obscurcie par la douleur, mais le marteau avait été suffisamment explicite et il lâcha aussitôt sa victime ; il se sentit alors fermement plaqué au sol et on lui introduisit de force un liquide répugnant dans la bouche. Le garçon l'avala sans même s'en rendre compte, et instantanément, quelque chose de très bizarre survint...

Il se sentit parfaitement bien. Un magnifique bien-être coulait dans ses veines, supprimant toute trace de souffrance - même son épaule et sa tête martelée ne l'élançaient plus ! Il était bien plus en forme qu'il ne l'avait jamais été ; à vrai dire, Wise DÉBORDAIT d'énergie, et ce n'était pas seulement du à la surcharge électrique qui parcourait toujours son corps. Les pupilles aussi fines que celles d'un félin, le gosse à haut voltage bondit sur ses pieds, prêt à mettre une mémorable raclée à qui toucherait à un cheveu de ses copains...!

D'un pas conquérant et rapide, avec un grand sourire un peu niais sur le visage, Wise ramassa le premier truc qui lui tomba sous la main et se lança au secours d'une sirène qu'un pirate étrangement canin semblait vouloir mettre en charpie. S'en prendre à une dame, même poissonneuse, quel impardonnable manque de savoir-vivre.

- TOI, LE GROS POILU, BAS LES PATTES !

Outre son dynamisme éclatant, la potion l'avait gonflé d'une certaine insouciance du danger, de combattivité et de bonne humeur. Wise se comportait comme un enfant plongé dans un jeu grandeur nature, avec une légèreté et une rage d'en découdre inédite chez lui - à tel point que même son vocabulaire s'en ressentait. Ça allait SAIGNER !

Bon, il avait certes le vague sentiment que son Q.I. avait régressé de manière notable, mais après tout il était en pleine bataille ; et quand on se bat, il faut être vif et fort, pas se tordre de douleur comme un vermisseau - même un vermisseau surdoué, pardieu ! Alors au diable les neurones, ET GLOIRE AUX GROS MUSCLES  !

Toujours grésillant d'électricité, le garçon frappa un grand coup sur la tête du matelot-garou pour le faire lâcher prise avec l'arme ramassée en route, laquelle arme se révéla être un bras en décomposition déjà avancée... Mais, avec un haussement d'épaules, Wise considéra que ce serait bien suffisant - après tout, le radius et le cubitus étaient aussi solides que n'importe quels autres os, non ?

Et, avec une nonchalance pourtant non dénuée de rigueur scientifique, il tenta d'éborgner le gros poilu avec son arme dont pendaient des lambeaux de chair en putréfaction, histoire de s'assurer de leur résistance.

Résumé:
 


Dernière édition par Wise le Sam 28 Fév 2015 - 23:41, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 28 Fév 2015 - 23:12





Combattre la Peur
La monstrueuse...
Event




Tu évites une armée de lapins crétins montée par un aussi gros crétin de pirate, tues trois vampires, une goule, deux zombies, transperces un frankenstein et tentes d'aider des Enfants Perdus.
Tu survis à tout ça, toute cette horreur, avec seulement des ecchymoses et une estafilade sur la joue. Tu serais sur le point de sourire, victorieuse.
Mais le sourire du Croquemitaine annihile le tiens.
Un nuage de ténèbres vous écrase ; et ces ténèbres là, même l'Ardente ne peut les dompter...
Une pluie grise se met à tomber sur ton visage. Alors que tu allais hurler ta haine au Croquemitaine tous tes muscles lâchent et tu t'effondres par terre, sans pouvoir bouger la moindre parcelle de ton corps, seul tes yeux restent ouverts pour ne voir que cette pluie morne.
Une pression tout autour de ton corps se fait sentir, comme extérieure à ce qu'il t'arrive. Et pourtant elle est là, se resserrant petit à petit, autant ton souffle.
Tu ne bouges plus...
Tu ne fais plus rien...

L'inaction t'enserre, tu te noie dans le vide, tu te noies dans les ténèbres.
Elles n'attendaient que ça, que le feu s'arrête et s'éteigne, alors elles pourraient te prendre et t'emmener avec elle.

Elles t'emmènent loin dans le désespoir...




(c) MEI SUR APPLE SPRING



Résumé:
 








♥️ Stealth's Song ♥️

Composée, écrite, chantée par Peter Pan et Stealth

Stealth's Voice
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Joy
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 1 Mar 2015 - 0:14

Joy riait a gorge déployée, elle riait de terreur et de joie, de bonheur et de désespoir. Le jeu continuait, elle le savourait pleinement, un sourire planté sur son visage blême. Comme si son corps hésitait entre croire ses divagations ou refléter l'horreur qui l'entourait. Elle courait d'un pas léger, prenant son temps comme si elle avait conscience qu'il ne lui en restait peut-être plus. L'adolescente jetait parfois de légers coup d’œils derrière elle, espérant croiser le regard d'une connaissance, d'un camarade. Mais le chaos était tel, qu'il lui était impossible de discerner les visages. En fait, elle arrivait à peine à identifier l'ennemi.

Mais, ce détail ne l'inquiétait pas tant son esprit était engourdi. Cela n'avait tout simplement aucune importance. Il fallait couper, découper, c'est tout. C'EST TOUT.

Joy se pencha agilement en avant pour éviter deux gros bras qui voulaient la saisir. Légèrement déséquilibrée, elle tituba mollement pour se stabiliser. L'immense ourson en peluche profita de cet instant pour se jeter sur elle mais il s'empala sur le sabre que tenait fermement la Stone. Cette dernière se retrouva alors étendue, sur le dos, écrasée par son adversaire. Cependant, cette posture, bien que désavantageuse, ne l'inquiéta pas, bien au contraire. Elle dégagea avec difficulté ses bras et enlaça, l'énorme et lourde tête de l'ourson qui pendait mollement sur son épaule. Il était doux. Joy poussa petit babillement joyeux et enfantin.

- Nounours ! s'écria-t-elle.

Elle aurait pu rester longtemps ainsi, voir tout pendant tout la guerre. Mais Nounours la lassa bien vite. Il ne bougeait plus, inerte, inintéressant. Pire, il était froid, glacé, comme une pierre. Un frisson parcourait l'échine de Joy qui regardait d'un air vague les autres enfants s'amuser. Elle décida de les rejoindre. Non sans efforts, elle parvint à retourner l'ourson. Joy se releva, haletante mais ravie de retrouver cette liberté de mouvement. Nounours était bien gentil mais il était un peu étouffant.

Elle allait poursuivre sa course folle quand un sentiment nostalgique l'envahi. Elle s'était attaché à ce compagnon. L'adolescente se baissa et posa un regard peiné sur l'ourson en peluche, étendu face contre terre. Elle voulut tourna son visage vers elle pour le contempler. Mais, elle n'y parvint pas, quelque chose semblait bloquer le mécanisme du jouet. Elle du donc user de ses deux mains pour parvenir.


CRAC

Joy effleura le visage de Nounours, le regard attendri. Elle voulait se souvenir de ce visage, de ce doux pelage, de ce museau humide et de ce grand sourire. Nounours bavait un peu dans son sommeil, c'était adorable. Il était vraiment mignon cet ourson. Ses grands yeux boutons brillaient à la lune bourdonnante comme des joyaux. Joy eut presque envie de les prendre en souvenir de son ami. Mais alors qu'elle approchait sa main pour le toucher, un léger picotement la fit sursauter.

Une marque rouge, rouge comme un baiser s'étalait sur son épaule nue. Le sourire de Joy s'élargit. Nounours lui avait un petit cadeau.

- Nounours, tu vas me manquer. murmura-elle comme s'il s'agissait d'un secret.

La Stone arracha son arme qui était restée plantée dans l'abdomen de l'ourson. Elle éclata de rire lorsqu'elle vit des serpentins s'échapper alors de l'ouverture. Un petit volcan coloré, vomissant des confettis par milliers.


Joy était pâle comme la mort mais son sourire était resplendissant. Elle fixait ses pensées pour ignorer le reste. Couper, découper, mordre, dévorer, hurler. C'est tout. C'est tout.



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Hihihi

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Ancienne Perdue
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Lun 2 Mar 2015 - 16:03

Non non non!

Elle connaît ce quartier, mais elle ne devrait pas y être! Le décor qui s'est superposé à la scène de combat lui fait cligner frénétiquement des yeux.
Ce n'est pas possible. C'est forcément un cauchemar.
Derrière cette ruelle, là juste en face, il y a le taudis qu'elle occupait avec Ân. Avant.
Elle ne peut pas être revenue...

Un frémissement froid lui remonte l'échine alors que l'ensemble de ce qu'elle paraît voir et entendre s'embrouille dans un flou confus.
Où sont ses amis? Elle les cherche des yeux, hagardes, n'entrevoyant plus que des silhouettes incertaines, brumeuses.
Les ennemis eux-même lui paraissent plus difficile à distinguer, comme un rêve qui s'estomperait au réveil lorsqu'on entrevoit le décor de sa chambre, sans tout à fait reprendre pleinement ses sens.
Sauf que cet état ne donne pas l'impression de s'effacer, laissant la fillette dans un confus sentiment de terreur.

Le Pays Imaginaire était-il en train de la rejeter? Qu'allaient devenir Peter et tous les autres?
Et elle...?

Une main s'abat sur son épaule, la faisant tressaillir. Et le visage qu'elle aperçoit bien que familier est le dernier qu'elle souhaiterait revoir...

- Te revoilà espèce de bonne-à-rien! Maintenant ça suffit, tu m'as coûtée assez cher! Il est temps de te mettre au travail!


A travers le regard froid de sa mère, la fillette comprit tout à fait l'intention et la portée de cette déclaration. Avec une vigueur née du désespoir, elle se débattit, tirant violemment sur son bras pour se dégager de la poigne de fer d'une Ân qui l'embarquait d'un pas décidé...

Au comble de l'affolement, la gamine ne trouva rien de mieux que de planter ses incisives dans la main qui la retenait prisonnière et de serrer sa prise de toutes ses forces. Un coup violent à la tempe lui répondit et l'envoya au sol.

- Sale petite ingrate, c'est comme ça que tu me remercie? J'aurais vraiment dû me débarrasser de toi bien plus tôt!

Sonnée par sa chute, Palissandre vit le bras de sa mère s'élever pour frapper de nouveau et se protégea de son mieux en se recroquevillant... Le coup ne vint pas, à sa place, une sensation de froid l'envahit soudain. Un froid de mort qui l'engourdit jusqu'à l'âme.

Tout autour lui semblait confus, mais Ân avait disparu. Progressivement, le théâtre de la grande bataille se redessina devant ses yeux et Palissandre s'arma d'une nouvelle pierre.
Pourtant, son élan de passion avait disparu sous le gel d'un vide progressif d'émotions. Elle voulait frapper. Peu importait qui... Peu importait... Peu...

Elle se ressaisit de justesse avant de viser un autre Enfant Perdu.
Bon sang, qu'est-ce qu'elle était en train de faire...?

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Grenouille
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Mar 3 Mar 2015 - 19:38

Une énorme masse noire, écailleuse, le frôla.
Il restait figé.
Grenouille. Cette voix venait d'où ? De sa tête, de son intérieur.
Grenouille. Non, elle était trop loin. Trop humaine, trop fragile.
Grenouille !

Grenouille tourna la tête brusquement, alors même que tout autour de lui paraissait ralenti. Les sons, les mouvements, les éclaboussures. Même ses clignements de paupières étaient lents, lourds, décélérés. Freckles. Pour la première fois, son sourire ne fut pas rassurant. Peut-être parce que tout autour du sourire, il y avait du sang. Ça faisait aussi peur que le loup-garou empalé, qui frémissait encore. Il chercha Moony, mais pas de Moony, ou invisible Moony.

La voix du chef des Delaware, que Grenouille aimait bien, parvint à se frayer un chemin jusqu'à son oreille. Sa conscience. Riez. Pendant un instant, Grenouille ne trouva plus le sens de ce mot. Ce fut très court, mais ravageur. Il essaya de rire, s'inspirant de la force solaire du peau-rouge. Raté. Il n'était pas solaire, lui. Et un soleil dans la nuit, de toutes façons, ça ne change presque rien, ça ne se voit presque pas. D'ailleurs, quelque chose fit taire le rire de Paon Chamarré.
Après celle de Paon, il y eut la force de Palissandre, qui s'incarna sous la forme de cailloux et de mots puissants.
Après celle de Palissandre, il y eut celle de Harmony, qui se déployait toujours avec une retenue, une grâce étrange, mais non moins redoutable.
Après celle de Harmony, il y eut celle de Wild, galvanisée par ses loups et son masque de non-peur.
Après celle de Wild, il y eut celle de la petite poupée, celle qui était toute pâle, toute petite, mais dont la voix portait aussi loin qu'un vent.

Même la poupée était plus hardie que lui.

Même les fées minuscules, même le canifeu dont le pelage blanc était à présent souillé de sang, même la Brute malade, même le pirate qui marche de travers, même cette foutue plante déchaînée était plus hardie que lui ! Comment faisaient-ils ? Où puisaient-ils leur courage, leur hargne ? Lui ne sentait même plus ses doigts, ses pieds, ni même les larmes qui coulaient.

Un visage surgit. Blanc, long, magnifique et horrible. Un vampire. Grenouille hurla et se mit à courir, aussi vite que ses jambes le pouvaient, zigzagant à travers les silhouettes qui s'agitaient dans la violence. A cet instant, il pensa à l'expression « la peur donne des ailes ». Et il se dit que Peter Pan devait avoir très très très peur, en vérité.
Le vampire le prit en chasse. Grenouille trébucha contre un cadavre. Et s'étala dans la boue noire. C'était la fin. Pourtant, le vampire renifla l'air, comme intrigué, comme alléché, et il lévita brutalement ailleurs. Grenouille le suivit des yeux et aperçut des traces de sang étalées sur des rochers, avec Wise à côté. Il ne comprit pas. Il voulut crier lorsqu'un grand truc approcha l'Aiguille, mais il n'y parvint pas. Des éclairs l'éblouirent et il se dit que Wise était sûrement mort. Un pilier de plus en moins. Un pilier de moins en plus.

Il vit sa cheffe en proie à une momie qui s'acharnait à la chrysalider. Grenouille fonça sur l'Horreur, repoussant la paralysie en usant d'une force mentale colossale. Il percuta la momie de tout son poids et s'effondra sur elle, sonné. La momie était plus forte, plus adroite, et avant même qu'il n'ait le temps de comprendre, des rouleaux de bandelettes jaunâtres enserraient son corps meurtri.

— A L'AIDE ! MAMAN !

Une bandelette recouvrit sa bouche. Silence.

Avant que ses yeux ne fussent couverts, Grenouille eut le temps de voir une brume sombre s'élever. Le visage de sa mère, loin. Mort. Noé. Mort. D'autres, morts. La brume se formait par flashs, comme des photos de brume. Des adultes mauvais, vicieux, meurtriers. Des lieux froids et douloureux. Des formes floues, et pourtant si nettes.

Les yeux furent recouverts. Noir.
Le silence et le noir. Aucune horreur ne peut faire plus peur que ça.



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Grenouille côasse en steelblue.  
.....

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Ancienne Sirène
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 6 Mar 2015 - 18:54

Tempête grognait sourdement. Plaquée ventre à terre, la sirène cherchait un moyen de reprendre le dessus. De retourner la situation à son avantage. Le Croquemitaine, les Horreurs, l'avenir de l'île. Tout ceci importait peu en cet instant présent. Tempête ne souhaitait qu'une chose : rabaisser son caquet à ce pirate-lycan qui avait osé poser ses pattes poilues sur elle.

Le prenait-il pour une demoiselle facile ? Jamais de coucheries le premier soir, voyons ! Ah, attendez, on m'annonce en régie que les individus se sont déjà rencontrés auparavant. Cet argument n'est donc plus d'actualité.

Mais tout de même un peu de galanterie, que diable ! Il aurait pu l'inviter à partager un cadavre faisandé, en toute amitié. Mh, certes, elle lui avait sauté, un peu trop vivement, au cou. Mais que voulez-vous, une sirène ne connait guère grand chose aux rites prénuptiaux des humains.

Ongles plantées dans la terre, la sirène poussait sur ses bras, essayant tant bien que mal de se relever. Une silhouette d'Enfant Perdu se précipita à sa rencontre et, contre toute attente, se mit à frapper le pirate avec une arme que la sirène n'arrivait pas à distinguer. Probablement parce que la moitié de son visage reposait dans une flaque de boue. La créature marine profita de l'intervention pour se rejeter brutalement en arrière. Son crâne heurta le visage d'Oswald. Un craquement sinistre se fit entendre : probablement les os du nez du pirate qui n'avaient pas apprécié d'heurter la tête de la sirène.

Tempête se recula vivement tout en se relevant, faisant face au lycan qui continuait à subir les coups de butoir de l'Enfant. La sirène rit à la vue de l'arme : un bras de cadavre. Sa faim de goule fit gronder son estomac : un bras restait un bout de viande appréciable. Mais la sirène s'infligea une claque sur la joue. Satisfaire sa faim attendrait, surtout une faim aussi... déplacée. Elle se rapprocha de l'Enfant Perdu, un sourire sincère éclairant son visage.

« Preux chevalier, je dois te remercier. Mais tu devrais trouver une bien meilleure épée. »

Les doigts de Tempête se posèrent sur l'épaule de l'Enfant Perdu. Un puissant courant électrique déferla en elle, dressant les cheveux sur sa tête. La sirène siffla de rage, tel un chat venant de tomber dans une eau glacée. La créature bondit en arrière, son corps parcouru de convulsions. Les dents de la sirène s'entrechoquaient, menaçant de sauter hors de ses gencives. Agité de spasmes, le corps de la sirène rebondissait sur le sol avec la grâce d'un poisson mourant hors de l'eau. La créature tentait de parler mais la gigue rendait ses propos confus.

« Qu-Que m'as... tu-tu fait sa-sale pe-petit... »

Tempête se remit debout, non sans mal. Des courants électriques continuaient à parcourir son corps, l'agitant de terribles tics.


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Ancienne Mère
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 7 Mar 2015 - 9:13




Combattre la peurCombattre pour la paix, il paraît que c'est de bonne guerre.



Les voilà beaux ! Un colosse surmonté d’une brindille , d’une poupée et de deux lucioles ! Sans doute étaient-ils à mourir de rire, mais n’auraient fait peur à personne ; surtout pas à ces créatures de la nuit. Pourtant, les enfants et les deux fées avaient eu l’espoir de pouvoir faire fuir leurs assaillants, au même titre que ceux qui se battaient avec des lance-pierres ou des sabres. Mais au lieu de ça, au lieu de gagner, l’ile leur joua de nouveaux tours. Les monstres se mirent à attaquer avec plus d’ardeur, de fougue, et le leur s’écroula après une brusque charge d’un loup-garou. Si les deux êtres magiques étaient capables de voler dans les airs, ce ne fut pas le cas des adolescents et de la petite chose. Clignant des yeux, Amy mit quelques instants à retrouver ses esprits avant de voir la gueule béante de la bête à quelques centimètres de son visage. Ce ne fut avec panique qu’elle attrapa le poignard qui trainait dans son sac – s’entaillant un peu les doigts avec au passage – avant de le brandir en direction de l’animal. Celui-ci fit un pas en arrière, laissant alors le temps à la jeune mère de se relever pour se mettre en garde. Le souffle court, elle aurait bien tenté de souffler quelque chose à ses compagnons de misère, mais en fut bien incapable ; son disque s’était une fois de plus enrayé.

Tout se passa alors très vite : le lycanthrope chargea une seconde fois, sentit la lame du poignard s’enfoncer dans son bras, puis recula avec celui-ci toujours planté dedans. La vagabonde avait perdu l’une de ses armes et n’eut qu’un instant pour se saisir de ses allumettes, et d’en lancer une enflammée sur le pelage de l’animal. Si Vinyle avait dit un jour qu’elles étaient efficaces contre les momies, elles l’étaient également pour d’autres créatures. Au fond, le Tourne-Disque ne put qu’avoir une pensée gratifiante vis-à-vis de son ami disparu. Peut-être que sans ses conseils, elle aurait fini dévoré par un loup-garou.

Toujours était-il que la bête enflammée et jappant de douleur venait de s’enfuir en courant parmi les autres combattants ; emportant ainsi le poignard de la jeune fille. Mais pour le moment, il y avait plus « important ».

« Ah mince ! Je ne crois pas qu'on ait réussi à les effrayer.. Ils ont même l'air plus en colère encore ! »

Ah ben oui, merci la petite poupée, c’était une information capitale qu’il fallait partager avec tout le monde. Mais quelle cruche celle-ci.  Enfin, au moins elle ne s’était pas cassée en tombant de haut. Un soupir nerveux s’échappa des lèvres de la mère des grimpeurs, tandis que son regard se posait sur ses compagnons de misère.

« T-T-Tout le.. … m.. monde va b-b-b-bien ? » fit-elle d’une petite voix, encore perturbée par l’attaque.

Dire qu’elle ne connaissait aucun de leurs noms ; même si celui du colosse lui traînait sur le bout de la langue. Mais l’heure n’était pas aux présentations et encore moins au relâchement : l’horreur les rattrapait déjà.

Les monstres semblèrent plus nombreux, quand bien même tout le monde se donnait cœur et âme dans la bataille. En regardant attentivement, Amélie fut presque certaine de voir la silhouette de Wild se détacher l’espace d’un instant, avant de disparaitre à nouveau. Après tout, les grimpeurs n’avaient pas non plus échappé à la bataille ; même si les plus jeunes et faibles étaient restés aux cabanes. Là, devant ses yeux, ne restait plus que le chaos. Et elle, dans tout ça ? Que pouvait-elle donc faire ? Le Tourne-Disque n’en avait pas la moindre idée, ne savait pas quoi faire ni même penser. Elle n’allait tout de même pas se jeter dans la bataille avec des allumettes ! Cela ne marcherait pas éternellement.

« Bon, alors ! On fait quoi maintenant ? » siffla la petite voix aiguë de la poupée mouvante.

C’était une bonne question, ça. Après avoir lamentablement échoué, que pouvaient-ils faire ? Malgré son instinct de mère, Amy savait que se jeter dans la bataille serait synonyme de mort imminente. Peut-être qu’en combinant leurs forces à nouveau.. ?

C’était sans compter sur la brume noire qui avait déjà commencé à gagner le village.

« Amélie ! Amélie ! Oh héééé ! »

Surprise, la jeune fille décolle son regard des autres, avant de se figer. Là, parmi les combattants se détache une petite silhouette. Ce n’était qu’une fillette, une minuscule petite fille de même pas cinq ans, habillée de la même manière que les garçons perdus ; et dont la grande sœur se souvint immédiatement.

« C-C-Célia.. » se souvint-elle alors.

Sans dire un mot de plus, Amy se dirigea vers ce fantôme du passé, avant de l’attraper dans ses bras. Voilà si longtemps qu’elle les cherchait ! Et l’un d’entre eux avait finalement refait son apparition. Là, l’un des membres de sa fratrie avait enfin refait apparition. Au final, Peter Pan n’était peut-être pas un si grand baratineur que ça. Le cœur lourd et les larmes aux yeux, la jeune fille garda longtemps cette brume dans ses bras, tandis que l’autre lui rendait son étreinte ; sans qu’aucune des deux ne dise un mot. Pourquoi parler face à tant d’émotion ?

« Amélie ! Qu'est-ce que tu fais ! »

Cette voix sortit la jeune fille de sa torpeur, tandis qu’une puissante décharge traversait tout son corps. Tandis qu’elle était trop occupée à revivre son passé perdu, un monstre de Frankenstein l’avait électrocutée, là, au beau milieu de ce combat dans lequel Amy s’était jetée sans réfléchir. Sa voix s’enrailla en un cri, tandis que tout son corps semblait griller de l’intérieur. Mais ça, toutes ces souffrances insupportables, ça, ce ne fut rien face à la vision qui traversa son esprit perturbé.

Étalé sur le sol, le corps de la « fillette » n’avait pas supporté le choc encaissé, et ses yeux révulsés et sans vie témoignaient que sa petite âme avait rejoint celle de Vinyle. Non, impossible.. Ce n’était pas possible. Tremblante et grésillante, Amélie attrapa difficilement la main inerte de sa sœur, avant de voir son corps s’animer en un soubresaut électrique ; immédiatement, elle l’avait lâchée alors. Les lèvres entrouvertes, la foraine tenta de parler, de dire quelque chose tandis que ses larmes pétillantes d’électricité s’écrasaient sur le sol. Elle ne faisait même plus attention à la douleur qui pourtant dévorait son corps tout entier, tout comme son esprit ; mais là, face à la vision de cet être retrouvé et déjà reperdu, c’est son cœur qui fut affecté.

« C-C-C-C-C... ... »  fut-elle incapable de dire, tant à cause de son électrocution qu’à cause du choc émotionnel.

A genoux par terre, la jeune fille ne bougeait plus. Ensuite, tout alla beaucoup plus vite. D’autres enfants qu’elle connaissait si bien – même après des mois sans les avoir vu – tombèrent au combat dans d’autres horribles conditions. Six enfants tombèrent ; et ce fut la fin.

Même lorsqu’une nouvelle bête la percuta et la frappa, elle ne se défendit pas. Pourquoi aurait-elle eut à le faire de toute manière ? La créature fut électrocutée et préféra s’en prendre à un garçon perdu, plus facile à démembrer. Même lorsque la tête de la jeune mère tomba de côté et que son regard se posa sur le chaos qui se jouait devant ses yeux, elle ne se releva pas.

« Bon sang Amélie ! Reprend-toi ! » hurla une voix à son oreille.

Mais elle n’écoutait même plus la voix de sa plus ancienne complice, quand bien même elle était désormais le seul morceau de réalité qui lui permettait de tenir. Amélie avait perdu les êtres les plus chers à son cœur à cause de cette foutue île ; à quoi bon continuer à se battre ?


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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 7 Mar 2015 - 17:08

Il avait toujours autant la dalle le Fib, et les coups acharnés qu'il distribuait à gauche et à droite augmentait son besoin pressant de nourriture. Trop occupé à se battre, et à éviter d'handicapantes blessures, il n'avait pas remarqué la morsure à peine sensible que lui avait infligé une goule. La marque était bien là, un peu rouge sur sa chair blanche, au niveau du bras, juste au dessus du pansement qui maintenait en place sa main blessée. La transformation s'était faite petit à petit. La faim avait grandi, au point de devenir incontrôlable. Il se sentait léger, comme s'il flottait.

S'il avait été plus attentif il n'aurait pas manqué de remarquer que, en effet, il lévitait tranquillement à quelques centimètres du sol. Ses pieds avaient quitté la terre ferme depuis un bon moment mais son habitude de la mer et des bateaux avait probablement caché la position inhabituelle dans laquelle il se trouvait.

Il se sentit fatigué, vidé, ou même carrément claqué. Il manquait d'énergie, était persuadé que la nourriture suffirait à faire repartir la machine. Sans plus se poser de question il repéra un cadavre au sol et laissa son esprit l’accommoder en ragoût. Vu la taille du petit être il s'agissait sans doute d'un garçon perdu. Quelle aromate pourrait convenir le mieux à un garçon perdu ? Ça devait être tendre la chair d'un garçon... encore si jeune et si savoureux.

D'un geste brusque il abaissa le masque peint qui lui donnait son allure si particulière. Ses dents blanches se révélèrent, flirtèrent avec les lèvres, les mordillant, pressées, affamées.
A table.

A aucun moment il ne chercha à retenir ses pulsions. La morale et la normalité n'appartenaient pas aux valeurs principales de Fib, ou alors elles étaient placé bien loin derrières ses deux impératifs : sommeil et nourriture.

Les dents entamèrent la chair morte, déchiquetèrent la peau, libérèrent les os. Hey c'était pas si dégueu ! Il se laissa aller, oubliant le combat, oubliant les autres autour. Fib n'avait plus besoin de son masque pour faire peur, et il n'en avait rien à foutre. Il se nourrissait simplement, le regard fou, les dents actives, cherchant une autre victime dés qu'il avait fini de consommer la première. Bon ok il ne quitta jamais sa première victime... on va être honnête hein, les dents humaines n'ont jamais été faites pour dépecer un cadavre entier, il galérait un peu tout de même. Il n'avait d'animal que l'âme et jamais son corps n'avait été créé dans le but de déchiqueter à bel dent des corps humains.

Il entendit un rire au dessus, le rire du croquemitaine. Le son le fit marrer. Il redressa la tête, le visage couvert de sang coagulé, essayant désespérément d'ouvrir une boite crânienne pour récupérer ce qu'elle contenait. Il voyait les autres s'agiter, ils semblaient en proie à une terreur intenable, envahis par cette étrange brume noirâtre.
Fib ne connaissait pas la peur. Habituellement il ne craignait rien d'autre que la douleur et, aujourd'hui, il était simplement terrifié à l'idée de mourir de faim. Il devait manger, manger encore et encore pour être sûr de survivre, dévorer, avaler, aspirer, ne plus rien laisser. Et tant pis s'il devait vampiriser la vie des autres pour pouvoir conserver la sienne. Il ne voulait pas disparaître.

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♦️ Dé à coudre
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 7 Mar 2015 - 18:45


Bogeyman's Speech

(à écouter fort avec un casque pour une meilleur immersion 8'D)

Durational Lords,
your time is drawn,
now bleed the sting of fear again.
Construct with veil to persist.
Tradition insists a fleeting prevail.
Meet me by nature,
then fall by the same.
Death will know your name.
I am the obligation of creation,
as such undistinguished.
All creatures must bare witness to cause,
my undefined pretense imposed to effect.
Trust the way of things enough to know.
That this must be.



—oOo--

L'assaut contre les horreurs avait été fidèle à l'esprit de Neverland : désordonnée, sauvage et impulsif, guidé par la nécessité de sauver le petit Dieu de l'Île.
De toutes parts, de tous clans, ça avait pourfendu, été pourfendu, giclé, gueulé, chialé, crevé. Crevé encore et encore à tel point que le village d'Halloween était devenu cimetière puant sous les Charognes.


—oOo--

Dans la foule et l'obscurité, Arrow n'avait pas pu prendre son arc, alors, entre les goules, les vampires, les loups-garous et les zombies, il taillait son passage à coups de lame, s'épuisait contre les ennemis jamais décroissant, évitant avec une chance insolente les coups de ses pairs sans déroger pour autant aux heurts des Horreurs.
S'il avait fait jour, chacun aurait pu voir que sa tunique bleu était devenue noir au contact du sang s'échappant des blessures. Car le perdu, griffures après griffures, en pâtissait plus qu'il ne le laissait paraître et même pour ses compétences de guerriers, c'était le pire des combats physiques auquel il avait jamais participé.
Malheureusement, cette bataille de corps contre corps n'était que le commencement, une mise-en-bouche pour le Croquemitaine.

D'un élan théâtrale, la Diva de l’épouvante abattit sur l'assistance sa  brume noire des cauchemars et Arrow aux yeux déjà défaillants, se retrouva dans l'obscurité la plus totale.
Déstabilisé, il s'immobilisa, créa une faille dans sa défense.
Des vilaines dents s'abattirent sur son bras gauche et l'Archer, de surprise, gueula. Par réflexe défensif, il enfonça  son couteau dans le tas de chair, poignarda au hasard jusqu'à ce que le monstre s'effondre.
Un de moins.
999 restants.


Il souffla lourdement, davantage vigilant cette fois et essaya de retrouver des repères sensitifs.
Mécaniquement, son ouïe et son odorat se mirent en exergue pour compenser la perte de la vue.
L'acte, pourtant évident dans son bon sens, fut sa plus lourde erreur.

Le champs de bataille se révéla à lui sous une vision qu'il aurait préféré  ne pas connaître. Il se mua en cris, en pleurs, en râle de douleur , s'imprégna de l'odeur de la pourriture et du sang ; de l'agonie. Dans le noir, tout devint terrain de l'imagination morbide et de l'empathie débridée.
Ce fut un effet Less is more qui, comme une déferlante, submergeant Arrow pour le noyer.

Il essaya d'avancer, buta contre un cadavre, tomba, se releva, fit un pas sur le côté, chuta de nouveau.  
En une vitesse effrayante, ses sens aiguisés se brouillèrent, saturés de reliefs invisibles, d'odeurs, de bruits. Dans cette obscurité, Arrow quand à lui, n'était plus qu'une éponge qui absorbait toutes informations, toutes émotions l'entourant sans néanmoins pouvoir s'en détacher ou en comprendre le fondement.

Il n'avait pas peur mais ressentait toutes les peurs dans chaque battement raté de son cœur, chaque goutte de sueur froide sur son échine, chaque poil dressé sur ses bras. Il était victime d'une des angoisses les plus primaires, celle profonde et absurde qui n'était qu'émotion sans sujet ni forme, et qui attaquait le cœur sans passer par l'esprit et sa rationalité. S'en était infernale.

Son ressenti des auras et ses sens exacerbés, au contact du Croquemitaine, étaient devenus son véritable cauchemar. Sa plus grand arme, celle sur laquelle il se reposait le plus, s'était retournée contre lui.
Son esprit, de part en part, en fut ébranlé, déclenchant dans ses yeux encore secs, des larmes de détresse et de douleur.

Toujours à terre, le Chasseur se recroquevilla contre un corps inerte, boucha ses oreilles, enfouit son nez dans son bras valide et essaya de penser à autre chose. Seulement, la défocalisation revenait toujours à sa souffrance et instinctivement, pour fuir l'angoisse en la remplaçant par la haine, Arrow s'était mis à chercher coupable accessible à ses maux, maudissant les âmes de Neverland, qui combattant leur propres démons, ne s'en rendaient pas compte, qu' inconsciemment, ils le torturaient, l'écrasaient du poids de leur présence et de leurs angoisses.
Les êtres vivants, enfermés dans leur bulle, étaient égocentriques à le rendre fou.

La pensée en entraîna d'autres, plus sombres, radicales et désespérées.
Tous autant qu'ils étaient, ils feraient mieux de disparaître. Ils n'étaient pas nécessaire avec leurs faiblesse. Lui avait juste besoin de la liberté et de l'Île.[…] De plus, théoriquement, si les habitants de l'île mourraient, les horreurs et la Peur disparaîtraient avec eux […]Cependant, techniquement,  un génocide n'était pas possible.[…] Mais peut-être qu'achever les grands blessés pouvait diminuer la quantité de peur pour enfin réussir à la maîtriser.

Sur cette idée, il s'agenouilla, prit le pouls du corps inerte à côté, sentit qu'il respirait et, les sourcils froncés, trancha. Le corps se contracta légèrement et retomba mollement.
Rien ne changea..

Arrow éclata en sanglots de désespoir.
Il n'y avait donc aucun moyen de se sauver de la peur ? Croquemitaine avait-il gagné depuis le début ?

Un bruit sourd retentit à une dizaine de mètres de lui et une vague de peur le fouetta en pleine poitrine. Il  manqua de s'étouffer, éructa plusieurs fois et vomit ses tripes.
Mais putain, quel genre d'immondices  les gens avaient-ils dans le cœur et dans la tête pour faire déferler autant de crainte. Qu'avaient-ils tous vécus pour créer de telles émanations ?  

Pour fuir les réponses glauques de son imagination, l'Instinctif, livide, se mit à avancer à quatre pattes.
Il devait fuir le champs de bataille où son palpitant exploserait. Si personne ne voulait l'aider, il jouerait la carte du pleutre égoïste et décamperait. Marre d'être le grand frère et le guerrier parfait.

Se campant sur ses pensées, et il continua son évasion.
D'ailleurs Arrow ne se serrait surement pas arrêté avant l'entrée du village si quelque chose n'avait pas attrapé ses vêtements sans la moindre agressivité.

Il se retourna, attrapa ce qui l'avait attrapé et sous ses doigts, sentit une main.
Une main qui s'était tendue pour avoir de l'aide.

Sa culpabilité lui revint en pleine face avec son rôle d’aîné et, comme une évidence, l'image de la veilleuse s'alluma dans son esprit.
Dans l’énervement, il avait oublié l'essentiel : lorsque les Petits Perdus venaient le voir après un cauchemar, ce n'était pas un fusil, une bombe ou  un couteau qu'ils voulaient. Ce qu'ils recherchaient dans ces moments, c'était  juste une présence bienveillante pour les sécuriser. Celle, simple, de quelques mots de réconfort, d'une caresse, d'une berceuse, d'une veilleuse.


Arrow, suivit le chemin de la main vers le bras, du bras vers le corps et d'un caresse dans le dos,  tenta de rassurer le petit Tas qui pleurnichait.

« -ça... ça.. va ? »

Un gémissement lui revint. La personne puait le sang, elle devait être blessée
Un peu comme tout le monde ici en fait...
Il s'approcha un peu plus, hésita à poser sa deuxième main  à l'odeur de putréfaction que le gant par-dessus masquait à peine et finit par enlacer le corps recroquevillé qui ne réagit que par un léger frison.
C'était triste à avouer mais ils ressemblaient tous à des bêtes apeurées.

« ça va... aller.  Pet...er va se li...berer. Il y arrive... touj...ours... car... c'est le Roi... ici...Moi...jpen...se qu'il... est... en train... de... de... mater... le... Croq... avec...ses.. .ca...pr...ices...de...go...sse. »

Notes d'humour qui, comme les larmes, faisait flop. L'Archer était peu convaincant  avec ses propres sanglots dans la voix mais au moins, entre lui et le Tas il y avait établi le lien. C'était le principal.

Un cri perçant d'enfant retentit à quelques dizaines mètres. Le myocarde de l'Instinctif rata une pulsation et une slave d'angoisse le transperça. Il baissa la tête et, vomit derechef,  de la bile cette fois.

Il se redressa vers le Tas, et essayant d'oublier les peurs qui l'habitait se mit à caresser les cheveux de l'humain avec sa main encore saine et, spasmodiquement, commença à  chanter de sa voix cassée à force de trop crier. Leaning On The Everlasting Arms(*), la seule réminiscence de son passé qui avait traversé la barrière de l'Oubli.


What... a fellow...ship, what... a joy... divine,
Lea...ning... on... the... ever...last...ing arms;
What... a blesse....dness, what... a pea ...ce is mi...ne,
Lea...ning on... the ev...er...lasting... arms.

Lea...ning, lea...ning,
Safe and secu....re from all alar...ms

Il s’arrêta un instant, hoqueta, plaqua sa main gauche contre sa bouche. Il puait la pourriture.  La faim  et l'envie de se nourrir de la chair fraîche de son camarade lui tailladait le ventre. Il serra les dents et, se concentrant de nouveau sur les paroles de l'air, rouvrit la bouche pour continuer sa berceuse.

Lea...ning, lea...ning,
Lea...ning on the ever...las...ting arms.

Le Chasseur se stoppa net et d'un coup imprévisible et  nerveux, referma ses mâchoires sur son bras gauche. Il grimaça ; pas de douleur mais sous le goût putride qu'avait sa propre chair qui, déjà froide et rigide, ne prenait même plus la peine de saigner.
S'il ne ressentait quasiment rien, il savait que doucement, organes après organes, son corps pourrissait. Dans quelques minutes, il allait crever et la seule idée qui lui venait était qu'il était étrange que de se sentir déposséder de sa carcasse  devenue grabataire et de ne pas en souffrir.
Arrow, en la vivant lui-même, devait le reconnaître : l'Abominable Agonie était bien moins horrible qu'il ne l'avait imaginé.
Croquemitaine, en voulant le faire cauchemarder lui avait offert une presque quiétude.
Leçon de vie paradoxale

--oOo--

Si sa lippe continuait à se secouer sous de légers spasmes, les larmes du Chasseur s'étaient taries, et la berceuse tournait en boucle dans sa tête en grigri apaisant. Dire qu'il était bien et qu'il n'avait plus peur serait mentir mais il était évident que, dans son grand mal, il se sentait mieux.
Un peu de peur était partie.

Il resserra davantage ses dents autour de ses chairs pour contenir la faim, caressa plus doucement les cheveux de la personne tremblotante, la protégeant un peu plus de son corps insensible aux coups qui s'acharnaient dans son dos.

Quelque part dans ce village des horreurs, Peter, comme un petit enfant, devait  aussi mourir de peur.


(*) Paroles

[Je laisse le libre choix à la personne qu'Arrow prend dans ses bras. Perdus, Forbans, Peaux-rouges, enfants, adultes, femme, homme, trans profitez-en, ça ne se reproduira plus 8'D]


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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 8 Mar 2015 - 13:45




Une chose immonde tinte à côté d'mon oreille.
Une large grimace d'dégoût déforme mon visage quand j'vois un démon ailé vol'ter à côté d'mon visage et m'causer.
J'ai tellement envie dl'écraser avec ma botte quj'regarde même plus où j'vais ni c'que j'fais.
Ma monture s'écrase, j'voltige quelques mètres plus loin et jm'écrase de tout mon long, m'cassant au passage le poignée gauche.
En m'relevant j'crache une dent. Satanée fée, j'ai perdu ma dent en or à cause d'elle !
Un satané cabot sauvage s'approche d'moi en grognant, j'veux sortir mon sabre mais... Il est plus là !
Alors j'cours en hurlant, parce qu'y a qu'ça à faire.
Mais l'clébard a quatre pattes, le bâtard.
Y m'saute dessus, l'air quitte mes respirateurs et jm'écrase de nouveau.
A c'moment là, un satané sauvage cannibale s'traîne vers nous et bouffe l'cabot.
C'lui là couine comme une donzelle et s'jette sur l'crétin d'sauvage.

"Haha ! J'vous en foutrais du "Barré", l'Chanceux ça m'allait bien mieux" que j'crie en m'relevant.

Mais j'ai toujours pas de sabre quand un machin électrique me touche.
Ah là, à partir de c'moment, j'sais plus trop si ça se passe dans ma tête ou si j'crie pour de vrai. J'sais même pas si j'suis encore debout ou en train d'me traîner dans la boue.
Est-ce que j'suis vraiment en train d'chialer comme une donzelle ?

Ça s'pourrait bien vu qu'ma chère môman s'agenouille à côté d'moi pour m'réconforter.

"Tu sais Keith, tu ne rentreras jamais à la maison."

Dis pas ça môman, on va rentrer, l'Capitaine va tuer l'gamin et on va rentrer...

"Keithounet, tu vas rester sur cette Île jusqu'à la fin de ta vie qui n'arrivera Jamais."

Tu dis d'la merde môman ! Et puis qu'est cqu'y m'dit que t'es ma môman ?!

Elle sourit c'te satanée femelle, mais c'pas un sourire de môman, c'est un sourire de... Poiscaille !
Une queue remplace ses jambes, son visage s'couvre d'écailles, ses dents s'allongent : elle devient immonde.
J'crie d'plus belle et elle se rue vers moi pour m'bouffer.
Alors j'cours, ou j'rampe, j'sais pas trop. Mais plus j'avance plus j'ai l'impression d'tourner en rond, et d'pas pouvoir sortir dc'rond...

J'partirais jamais d'ici.

code par trush, alias barthélemy sur Skies Kingdom



Résumé:
 
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