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Noiraud
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☽ Artifice ☾


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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 26 Fév 2015 - 19:42




Combattre la peurDu combat, seuls les lâches s'écartent.



Trop de bruits, trop de monde et paradoxalement, bien trop de lumières. La pauvre Comète, couchée ventre à terre, ne pouvait détacher son regard de ces boules de feu qui explosaient entre les monstres et les hommes, de ces poudrées qui virevoltent et se font écraser. Beaucoup de corps tombent, que ce soit du côté des enfants, des adultes, ou bien des bêtes ; même les poissons sont au rendez-vous ! C'est à n'y rien comprendre, ils sont fous ! Oh, pourquoi avait-il décidé de suivre ces sales petites furies ? Sans ça, il aurait pu dévaster leurs cabanes à la recherche de nourritures, sans que personne ne vienne le déranger. Qu'il avait été stupide.. Que quelqu'un lui vienne en aide ! L'espace d'un instant, l'Incapable semble retrouver espoir, en voyant une silhouette blanche et massive se frayer un passage parmi les monstres. Mais ce n'est pas Fuse, c'est l'un des enfants de l'Esprit Loup.

S'il avait été un enfant, Noiraud aurait sans doute eut le visage couvert de larmes et de morve ; mais là, son faciès si expressif suffisait à partager son effroi. Puis, alors que le reptile pensait que sa fin était proche, trois esprits aussi purs que blanc l'entourèrent. Des fumerolles ! Comment ? Surprit, la bête parvint à relever un peu la tête, et à croiser le regard de son sauveur.

« Viens avec moi, on va te sortir de là ! » lança le jeune Peau-Rouge.

Merle Oisif ! Presque rassuré de tomber nez-à-nez avec un allié, la Comète se redresse sur ses pattes en tremblant. Tandis que des fumerolles noires commencèrent à s'en prendre à leurs ennemis - mais aussi à une garçonne perdue - il se mit en marche avec crainte, toisant tout autour de lui l'étendue des dégâts. L'odeur de la mort était omniprésente, celle du sang également. Puis, une nouvelle détonation retentit et manqua de faire louper des battements aux cœurs de la créature. Sens plus qu'en alerte, yeux écarquillés, le monde entier semble s'arrêter. Mais ce fut pire lorsque l'Incapable vit un spectre s'approcher de son sauveur.

L'avait-il vu ? Noiraud n'en savait rien et, dans un élan presque affectif, se lança d'un coup vers le monstre ; gueule grande ouverte, prête à mordre.

« Attention ! » l'avertit-il de sa voix rauque.

Mais ses crocs ne firent que happer le vent ; ou plutôt, l'enveloppe vaporeuse du fantôme. Celui-ci n'était plus présent, enfin.. pas aux yeux de tous. Souffle court, toujours aussi terrifié, le reptile reporta son attention vers le jeune garçon, tandis que ses babines s'étiraient en un fin sourire ; avant que celui-ci ne se brise. Prit de spasmes, l'animal commença à voir trouble, à sentir son champ de vision diminuer. Sa mimique devient rapidement haine, tandis que son corps disparait au fur et à mesure, le rendant presque transparent. Ne restait plus devant lui que le jeune Merle Oisif, que le possédé n'attendit pas pour charger et surplomber de tout son poids. Tandis que ses pupilles fines se plantèrent dans le regard de sa victime, un grognement sourd s'échappa de sa gorge. Un bon coup de crocs, et tout ça serait sans doute terminé.

Puis, il y eut un rire.

Tout en relevant la tête et en laissant ses pupilles retrouver leur grosseur habituelle, Noiraud aperçoit des ombres traverser le ciel ; des fantômes de la nuit fendre les airs comme.. des comètes. Il les vit, là, cracher leurs flammes et fondre sur les hommes de la plaine, avant de venir s'en prendre à lui. Terrifié, l'Incapable se mit à reculer, avant de buter dans quelque chose. D'un coup, il se retourna tout en laissant sa queue balayer tout le monde sur son passage.

« Non.. Non.. » murmura-t-il avec peine, lorsque son regard se perdit dans celui de l'un de ses frères.

Ils l'avaient vu, sa famille l'avait finalement retrouvé ; et ce n'était pas pour lui venir en aide. La plus forts mangent les plus faibles, même au sein d'une même fratrie. Le pauvre reptile qui était incapable de voler allait en payer les frais.. tout du moins, il en eut l'impression. Quand l'un de ses frères le chargea, Noiraud ne put que reculer, avant de montrer les crocs. Frappé de plein fouet, la pauvre créature tomba à la renverse, malgré son corps transparent. Il sentit la morsure et les griffe de son frère, grogna à s'en briser la gorge, frappa des alliés pour se défendre de cet ennemi invisible.

La honte et la peur auraient-elles raison de lui ?


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Résumé:
 






Better be brave O braver than me
Look all around you and see: deep in the forest the dragons will be.
Look all around you and you will find me.



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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 26 Fév 2015 - 20:17

Le souffle d'une explosion l'éjecta hors de son haut perchoir alors qu'il visait un énième ennemi. Il ne put rien faire d'autre que de fermer fortement les yeux et de plaquer ses bras contre son visage pour se protéger d'une chute douloureuse. Celle-ci lui coupa le souffle immédiatement et le laissa un instant sur le dos, incapable de bouger. Son arc était tombé plus loin tandis que ses flèches étaient dispersées autour de lui, certaines brisées en deux, d'autres commençant lentement à prendre feu.
Ours se força à reprendre ses esprits, un sentiment d'urgence le faisant trembler des pieds à la tête. Il était à la merci de quiconque le trouverait là. Il était vulnérable, et ne pouvait même pas courir. Bon sang, pourquoi diable avait-il insisté pour participer à cette bataille ?! Pourquoi n'était-il pas resté tranquillement emmitouflé dans son tipi, à attendre que les autres fassent toute la sale besogne à sa place ? Il avait pourtant l'habitude d'agir ainsi, alors cela ne lui aurait pas demandé énormément d'effort.

Une momie s'avança vers lui, les bras tendus en avant et geignant d'une voix rauque. L'homme retint sa respiration, persuadé de voir sa mort arriver. Mais la créature à bandelettes passa à côté de lui sans lui manifester la moindre attention, le laissant seul avec sa frayeur. Il ne valait pas le coup ? Il n'était pas assez intéressant pour elle ? S'en était limite vexant pour Ours Elancé, qui décida de ne plus bouger de sa place jusqu'à la fin de la bataille.

Un grognement animal lui redonna finalement l'énergie nécessaire pour se redresser. L'indien toussa, puis grimaça quand il constata que ses côtes le faisaient affreusement souffrir, avant de croiser le regard de l'un de ses Cauchemars.
La bête hurla et avança lentement vers le Piccanniny qui ne pouvait faire autre chose que de ramper.  Il essaya de se mettre sur ses jambes, mais retomba immédiatement, recommençant à se traîner, en appuie sur les coudes, se salissant de gadoue à mesure qu'il prenait de la distance.
Ses yeux clairs brillaient d'effroi. Il n'avait aucune chance de s'en sortir. Le loup-garou n'était plus qu'à quelques mètres de lui, et l'Ego était bloqué par sa tomahawk qui s'était prise entre deux cailloux et qui l'empêchait de reculer davantage.
Un léger cri lui échappa. Son dernier espoir de survie reposait sur sa petite hache. Il eut à peine le temps de la prendre en main que la bestiole se jeta sur lui. La surprise lui fit faire un rapide mouvement de recul, malheureusement pas assez pour ne pas sentir des griffes acérées lui labourer le torse. Une exclamation de douleur lui échappa, et une vive montée de panique lui fit brandir son arme qu'il ficha directement dans la mâchoire de la bête, qui couina avant de lui tomber mollement dessus. Sa plainte se mua en sorte de gargouillement immonde.

- Vas-t-en, vas-t-en, vas-t-en ! Laisse-moi, lâche-moi ! Vaaaas te faaaire !
Cria-il en se dépêtrant pour repousser l'animal mort.

Dans un ultime regroupant de force, il finit par se libérer. À son soupir de soulagement s'enchaîna un grognement de douleur. Le sang poisseux glissait sur sa peau mâte, s'échappant de quatre superbes marques de griffures. C'était bien sa veine. C'était lui normalement qui griffait les autres, pas l'inverse.

Alors qu'il essayait de se mettre debout avec l'aide d'un tronc, un bruit qu'il ne connaissait que trop bien lui glaça les sangs. Le bruit des vagues se brisant contre les rochers. Un bruit distinct, si proche qu'il eut l'impression que cela l'enveloppait. Si proche qu'il eut l'impression que cela le touchait, que
cela l'étouffait. Était-ce au-dessus de lui ? Ou en-dessous ? Peut-être les deux à la fois ? Le brouhaha de la bataille avait totalement disparu. Le bruit des vagues laissa vite place à un silence irréel, ou même sa propre voix ne pouvait percer.
Sans même regarder autour de lui, l'Ego plaqua ses mains sur son visage et tomba à genoux, tremblant des pieds à la tête. Il avait la sensation que l'eau s'engouffrait dans sa bouche, dans ses narines et ses oreilles, et chaque respiration lui arrachait une quinte de toux qui n'arrangeait en rien
sa situation délicate. Nager ne servait à rien, puisqu'il n'y avait rien. Il ne comprenait pas. Il ne savait rien. Tout ce qu'il souhaitait, c'était que cela cesse.

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Oswald Avery
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 26 Fév 2015 - 23:08

Je me battais encore contre ces raclures de loups-garous. Quelques pirates m'étaient venus en aide, à leur façon, tels que Starkey, l'Artificier qui, au lieu de se moquer de moi avait jeté quelques pétards plutôt mortels, et deux sales bêtes étaient mortes comme ça. Du coup j'avais repris un minimum d'avantage, et ils ne m'avaient pas submergé. Je me concentrais sur mes cibles, et ne regardais pas aux alentours. Soudain je pris conscience qu'il ne restait plus qu'un seul humanoïde. J'eus un léger sourire, et chargeai sur lui le plus vite que possible.

Pas si vite que ça. Je hurlai de douleur, de dépit et de rage sous la griffe du canidé. Un coup, un seul, et le monde tourna autour de moi comme une hélice dans le vent. J'avais beau cligner des yeux, encore, et encore, je ne pouvais pas lutter contre l'aveuglement. Putain, ce que ça faisait mal! Un coup de griffe dans le cou, et le monde s'écroulait. Bon d'accord, ce n'était pas qu'un coup de griffe. C'était plusieurs, vu que le monstre ne s'était pas limité à une lacération. Comme je titubais, il en profita pour m'en donner quatre autres. Deux sur le flanc droit, un sur la joue, et le dernier sur une cuisse. Je ne titubais plus, je tremblais, je vacillais même.

Comme je m'étais étalé sur le sol, il finit par partir, sûrement qu'il croyait que j'étais mort. Je clignai à nouveau des yeux. Je pris conscience enfin de ce qui m'entourait, et fus pris d'un haut le... Non, oubliez ça. Je n'avais pas du tout la nausée. C'était dégoûtant ouais, mais je suis un homme, un vrai, il en faut plus pour que je m'évanouisse. D'ailleurs, je ne m'évanouis jamais. C'est un truc de donzelle de s'évanouir! Tcheu. Enfin bref. Des cadavres partout, du sang, des os, des zombies, des enfants qui agonisent, des fées qui s'éteignent, cette odeur de putréfaction... La nausée, le feu. Puis le rire glacial qui retentit au loin.

Ahhhhh mais pourquoi est ce que je voyais moins bien? Pourquoi je voyais en noir et blanc? Je soufflai fort en tentant de me relever. Le point positif c'est que je me relevai vite, très vite, et que je pétais la forme. Toutes mes blessures me faisaient moins mal. L'autre truc c'est que je ne soufflais pas, en fait. C'était une espèce de râle rauque, comme si j'avais la gorge prise, bordel! Ah mais merde, qu'est ce que j'avais? Une odeur vint à mes trous de nez. Une odeur de femelle en chaleur. Je passai ma langue râpeuse sur ma bouche, de la bave en coula sur mon menton, je m'en foutais. Cette odeur, cette odeur. Je devais la prendre. Je me mis à courir du plus vite que mes quatre pattes le pouvaient, vers la femelle. Ah la femelle.... Mon instrument se dressait en moi. Et je courais je courais je courais.

Tout à coup l'obscurité. Femelle??? Je te sens. Où te caches tu, je te trouverais, je te trouverais à tout prix, je te dominerais comme les femelles doivent êtres dominées. Tu assureras ma progéniture... Mais pour l'instant le noir complet m'avait englobé. Et si mon odorat traquait l'objet de ma convoitise, mes yeux se dilataient au possible. J'entendais les voix, les sons, les bruits de chair qu'on tranche et qu'on. Hmmm... L'odeur du sang, du sang, du sang. Mes propres plaies suintaient, je les léchai avec gourmandise. Ah le sang! Le sang! Mais le noir rattrapait mon appétit vorace. J'avais faim. Mais j'avais peur.

Je glapis tant j'étais bouffé par la terreur. J'allais me faire écraser par cette masse opaque et sombre, ce voile épais couleur ébène, cet mer de noir, de noir, de noir.... DE NOIR!

Je me tapis sur le sol et me mis à hurler. La frayeur ne pouvait pas être plus énorme en moi. Ça allait m'écrabouiller, me réduire en miettes, en poussière, en atomes. Il ne resterait plus rien de moi. Mon coeur cognait plus que d'ordinaire dans ma poitrine. C'est qu'il résonnait tellement plus que d'habitude! Et si vite! Et si fort! Et si puissamment! Je restai couché dans la pénombre. Une proie arriverait sûrement, comme le disaient tous mes sens, et sans doute je l'aurais. Je n'avais qu'à attendre. Mes ongles sortirent plus que d'ordinaire de mes doigts, mais pas de problème. Je me mis à grogner ce que je ne fais jamais d'habitude. BOarf. Pas de problème. Boarf. Grmbl. GROoooooooar! Qu'est ce que je flippais!

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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 26 Fév 2015 - 23:27

Moony était fatigué... l'arrivée de Melody, la cheffe des artisans, lui avait redonné un peu de baume au cœur et, un instant, il avait été fier de voir son groupe aussi bien représenté. Tout ça lui avait redonné quelques forces et il s'était battu de plus belle, lançant tout ce qu'il avait dans son sac, usant de tous ses subterfuges les plus sophistiqués. Durant la bataille il s'arrangeait toujours pour garder un œil discret sur Grenouille. Il n'aimait pas voir le petit dans ce bordel, en un sens ça l'angoissait. Il s'était attaché à peu de gens depuis son arrivée ici et l'idée de voir mourir l'un d'eux n'était pas vraiment pour lui plaire.

Trop occupé à veiller sur Grenouille, qu'il était pourtant en train de perdre de vue, Moony ne sentit pas la présence de la momie juste à coté de lui. Quand il la repéra c'était déjà trop tard, le mort-vivant était plus rapide que prévu et il était déjà en train d'entourer le Fabricant. Le grand garçon voulait crier, mais il ne cria pas. Il se jeta au sol, essayant de s'éloigner le plus possible, fuyant cette horreur qui venait de l'emprisonner. Au début il eut l'impression d'être plus fort, il sentait moins les coups, les cailloux sur le sol ne lui meurtrissait pas la peau et il parvenait à ramper pour s'écarter le plus loin possible, fuir cette boucherie. Il y eut une explosion à gauche. Il roula, esquiva, rampa de plus belle, motivée par un instinct de survie qu'il ne se connaissait pas. Mais plus il s'éloignait plus il sentait ses mouvements se réduire. Les bandelettes semblaient avoir leurs vies propres et elles se resserraient, cherchaient à l'étouffer. une nouvelle fois il eut envie de crier, de pleurer même.
Il ne cria pas.
Il ne pleura pas.

Son cerveau venait de se vider, complètement paralysé par une panique monstrueuse dont il ne connaissait pas l'origine. Il y avait une odeur et un bruit, une couleur aussi, devant ses yeux, et de l'obscurité sombre et épaisse, l'air qui tremblait et se gondolait de la même manière que l'air se déforme au dessus d'un endroit trop chaud. Ce n'était pas grand chose, une forme qui n'aurait peut-être fait peur à personne d'autre, mais couplé à l'odeur et à l'impression d'étouffer cette chose devenait terrifiante. Il avait l'impression d'être retourné là bas, dans cet endroit dont sa tête ne se souvenait pas.
Il avait encore et toujours envie de pleurer.
Il ne pleurait pas.

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Ancien Enfant Perdu
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 0:05

Wise n’était pas taillé pour la bataille. Son domaine, c’était l’abstrait, les idées, les mots et les pensées… Néanmoins, comme de nombreux Garçons Perdus et autres habitants de l’Ile toutes races confondues, il avait répondu présent à la convocation du message, bien décidé à lutter bec et ongles pour sauver l’Enfant-Roi, sauver leur Ile et sauver leurs vies. Leurs motivations n’étaient certes peut-être pas les mêmes, mais ce soir, pour cette étrange nuit éternelle, ils étaient des alliés.

Il avait terriblement peur sans en être vraiment conscient ; en réalité, il crevait de trouille, à tel point qu’il avait un goût amer de bile en bouche. Les mains moites et glacées, impassible, il avait imaginé quels seraient ses compagnons : des fées ; des Pirates ; des Peaux-Rouges de toutes les tribus, parés de leurs peintures de guerre ; de mystérieuses créatures et des enfants. Quelle armée dépareillée et improbable… Comment pouvaient-ils avoir la moindre chance face à des créatures engendrées par les ténèbres et les songes les plus noirs de l’Humanité ?  

Ce n’est que bien après la plupart des combattants que Wise se lança à son tour dans la mêlée ; les jointures de ses doigts étaient blanches tant il se cramponnait désespérément à la garde du sabre qu’il avait emporté, pourtant bien conscient que l’arme lui serait de peu d’utilité au vu de son inexpérience.

Mais le garçon n’avait pas perdu son temps pendant que ses pairs risquaient leurs vies. Lui, il était un stratège, pas un guerrier… Aussi avait-il agit en stratège.

Il avait couru de toutes ses forces demander l’aide des Garçons qui étaient restés aux Cabanes, ceux trop jeunes, trop épuisés, et parfois complétement terrorisés à l’idée de se battre, et il leur avait exposé son petit plan. Avec efficacité et concision. Calmement, précisément. Son étrange charisme avait fini par convaincre les gosses d’unir leurs forces aux siennes, d’autant plus que Wise leur avait assuré qu’ils ne seraient pas confrontés directement à leurs ennemis – mais la possibilité de lutter à leur manière avait eu raison de leurs dernières hésitations.

Ils avaient longé l’enceinte du Village d’Halloween aussi rapidement et discrètement que possible, chargés de matériel, contournant ce qui était désormais un immense champ de bataille ensanglanté puant la mort. L’idée de mettre les enfants les plus vulnérables en danger aurait rendu Wise malade en temps normal, mais rien n’était normal à cet instant-là. Son visage inexpressif ne laissait paraître qu’une froide détermination, et il était à présent blindé contre toute émotion, protégé par une cuirasse d’indifférence qui n’avait rien de naturel.

Puis chacun s’était mis à sa tâche dans un silence pesant inhabituel qui laissait deviner la gravité de la situation ; ils avaient tendu des cordes aussi résistantes que possible à divers endroits ; mis en place des pivots reliés à des objets d'argent en tous genres, allant de la petite cuillère à l'épée émoussée ; ils avaient creusé des fosses aussi profondes et larges que possible, puis dissimulé leurs travaux à la hâte, avant que Wise ne les renvoie se mettre à l'abri au campement. Quelques-uns insistèrent finalement pour se battre, et pour toute réponse le garçon haussa les épaules. Qu'ils agissent comme bon leur semble, l'heure n'était pas aux sermons.

Face à ceux-ci, l'Aiguille empoigna son sabre et leur lança un regard indéchiffrable. Les Garçons savaient ce qu'il allait faire, et après un instant la plupart se préparèrent à l'imiter, le visage crispé par l'appréhension, mais le regard volontaire.

Alors Wise s'entailla légérement les bras, les jambes, à plusieurs reprises. Pas profondément, non, ils ne devaient pas s'affaiblir ; mais juste assez pour que le sang affleure à la surface de leurs peaux. Ils allaient avoir besoin d'autant d'hémoglobine que possible... Une vieille expression lui revint subitement en mémoire :
"On n'attrape pas des mouches avec du vinaigre." Le garçon ne savait plus ce qu'était le vinaigre, mais il se souvenait sans peine du sens de la phrase.

Puis, comme ses compagnons, Wise se mit à frotter ses plaies rougeoyantes contre les arbres et les rochers tout autour du piège, sans se soucier de la douleur cuisante. Quand ils eurent terminé, le lieu était poisseux de liquide rouge sombre... et surtout, il empestait le sang à des mètres à la ronde. Le sang frais, pur, délicat et enivrant d'enfants à l'aube de leurs vies.

Quand aux vampires qui, irrésistiblement ensorcelés par l'envoûtant parfum, s'aventureraient en ces lieux... Ils connaîtraient l'enfer.


C'est en parvenant enfin sur le champ de bataille que l'Aiguille constata l'étendue des dégâts. Une écoeurante puanteur métallique, âcre, odeur de charogne et de putréfaction, flottait dans l'air et soulevait le coeur ; des blessés gémissaient et se tordaient de douleur, d'autres avaient tout juste rendu l'âme et se faisaient déjà dévorer des goules ; mais partout le fer sifflait, tranchait dans les chairs, chantait sa funeste plainte.

Wise fut très vite encombré par le sabre trop lourd pour ses bras novices et un instinct de survie presqu'animal lui hurlait de sauver sa peau, de se terrer dans une cachette très loin de ce chaos barbare. Mais le garçon refusa d'abandonner la partie. Avec une certaine perplexité, il découvrait qu'il n'en avait pas fini avec la vie, qu'il avait en lui une rage de se battre contre l'Horreur ; et surtout, il refusait de mourir de cette manière, éventré par quelqu'infâme monstruosité !

La vue d'une fillette à terre, égorgée alors qu'elle avait déjà commencé à se métamorphoser en Loup-Garou, eut l'effet d'une décharge électrique sur l'Aiguille, qui réagit juste à temps pour éviter d'être chargé par un zombie en décomposition. Galvanisé par l'adrénaline, il assèna un grand coup de sabre qui eut pour effet de décapiter la créature, mais lui-même ne dut son salut qu'à une Peau-Rouge qui le poussa in extremis hors des griffes d'une mante religieuse géante.

Wise la remercia d'un petit coup de tête, ahuri et reconnaissant, mais à moitié assommé par le choc contre le sol. Une douleur fulgurante lui apprit qu'il s'était probablement démis l'épaule en tombant, et ses yeux clairs se remplirent de larmes malgré lui. Rendu furieux par la souffrance, le Diplomate se jeta sans réfléchir sur le pied d'une momie qui pourchassait quelqu'un juste à côté de lui ; le pied de la momie lui glissa des mains, en revanche y resta un bout de bandelette sur laquelle le garçon se mit à tirer avec rage de son bras valide, tout en s'élançant dans la direction opposée. La momie s'étala presqu'aussitôt par terre, à demi-dénudée, laissant apparaître un corps squelettique à la peau désséchée et jaunie. L'Aiguille afficha une grimace satisfaite, et... Un Frankenstein l'électrocuta du bout du doigt, en même temps qu'une étrange brume noire comme la suie l'enveloppait presqu'affectueusement.

Douleur.

Fulgurante, immédiate, entière, indescriptible. Il ne comprit pas immédiatement ce qui lui arrivait, son corps était comme en combustion, il brûlait de l'intérieur, se consumait sans pouvoir fuir ce supplice, sa peau grésillait et de petites flammèches léchaient ses doigts de temps à autres. Sous l'étrange effet de l'électricité, les globes oculaires de Wise s'étaient eux-mêmes mis à crépiter, et il se serait volontiers arraché les yeux si le moindre contact n'avait pas été pas si atroce. Il ne savait pas comment, ni pourquoi, et pour la première fois de sa vie il n'en avait que faire. Il voulait seulement que la souffrance cesse, ou il y laisserait la raison.

Et il hurlait, hurlait à s'en casser les cordes vocales.

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Dernière édition par Wise le Ven 27 Fév 2015 - 22:23, édité 14 fois
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Wilhelm DogFish
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 0:16

DogFish continuait de courir entre les monstres et les autres, les machettes a la main quand soudain, le rire du Croquemitaine transperça la nuit, comme un vent morbide et glacial, traversant les cœurs et les corps de part et d'autre.
Le pirate se figea, levant la tête vers le ciel qui s'assombrissait encore et encore.
Son cœur se serra et il fit un pas en arrière, la terreur gagnant brusquement du terrain, oubliant un bref instant la bataille qui faisait rage autour de lui.
Il fut cependant rapidement remit au cœur de la guérilla lorsqu'une momie se jeta sur lui, l'emberlificotant de ses bandelettes.
Wilhelm tenta de se débattre mais déjà il sentait les liens se resserrer autour de ses chevilles, de sa taille, de ses poignets, scellant définitivement ses mains a ses armes.

Tout devint noir autour de lui, il ne savait plus si c’était a cause de cette brume épaisse qui s’était déversé sur le pays imaginaire ou si c’était les bandelettes qui lui couvraient les yeux.
Et puis soudain, il vit.

Le capitaine Hook, juste devant lui, qui le regardait de haut. Ses cheveux sombres semblaient danser a la façon de flammes toute droit sorties de l'enfer autour de son visage sévère.
DogFish ne savait pas vraiment pourquoi, mais une boule se forma au fond de sa gorge.
D'habitude, Wilhelm adorait croiser son capitaine, mais la, quelque chose n'allait pas.
Peut être était ce par ce que tout semblait ralentie autour d'eux. Les autres continuaient de se battre dans le noir, il pouvait encore percevoir leurs mouvements, leurs assauts, et parfois un crie très éloigné alors qu'il avait été proféré a quelques pas seulement de lui.
Il était comme dans une bulle étrange et angoissante.

Le capitaine le fixait, et a ses cotés apparu Smee, son fidèle second.
Tout deux le regardaient sans dire un mot, silencieusement.
Leurs yeux cependant, semblaient en dire long.
Dans le reflet de ces orbes trop brillantes, trop étranges, on ne pouvait lire que mépris et dégout.
Ce constat prit DogFish a la gorge et déjà, le pirate sentait ses yeux lui piquer.
Qu'avait-il donc fait pour mériter un tel regard?

"Le Jolly Roger n'a plus besoin de toi"

Cette phrase scia littéralement le cœur du Pied beau en deux, déchirant son âme comme on déchirait un vulgaire morceau de papier.

Quoi...?
Pourquoi?
Ils l'abandonnaient?

Wilhelm s’étrangla dans un sanglot, sa respiration devenant de plus en plus difficile.
Pourquoi? Pourquoi?
Il aurait voulu parler, mais quelque chose l'en empêchait. Les bandelettes sans doute, et puis, il étouffait.
Sa respiration se faisait de plus en plus sifflante et il tenta de s'approcher de cette image de son capitaine et du second qui déjà, se retournaient, lui jetant un dernier regard lourd de mépris avant de lui faire dos.
Pourquoi?!
Il ne parvenait pas a les rejoindre, quelque chose enserrait son cou et le faisait haleter. Prit de panique, il leva ses mains armées jusqu’à son encolure, tentant de tirer sur ce qui l’étranglait.
C’était comme.. comme un large collier qu'on aurait attaché au bout d'une corde tendue.
Et plus il tirait pour rejoindre Smee et Hook, plus il étouffait, plus il s’étranglait avec le lien.

"Tu nous a déçu. Nous n'avons plus besoin de toi. Tu es libre."

Les mots retentirent comme des coups de fouet, lui lacérant l'esprit comme sa peau avait par le passé été déchiré. La brulure se fit vive et les larmes coulaient sur ses joues, réchauffant sa peau glacée.

"Quelle déception, quelle déception..." Il y avait comme un écho dans la brume noire dans laquelle tout le monde avait été plongé.

DogFish tomba a genoux dans la poussière, en larme, tandis que l'image de ses supérieurs disparaissait dans les ténèbres. Il était dévasté, le visage inondé de larmes, lentement il se recroquevilla sur lui même, tremblant, secoué par les sanglots et le froid.
Alors qu'il était la, sur le sol, agité par ses états d’âme, une paire de chaussure de présenta a lui, juste sous son nez.
Il se figea.
Des chaussures noires a la boucle d'argent, des bas blanc, le tout recouvert de crasse.
C’était comme s'il les connaissait déjà, ces chaussures.

"Alors mon petit, fais donc ton travail"

Devant ses yeux terrifiés, il vit alors ses propres mains, mais elles étaient comme rapetissées, comme des mains d'enfant... Dans l'une d'elle, une brosse en vieux bois, dans l'autre un chiffon sale et rêche, raidit par l'usure.
Sans même le vouloir, DogFish se mit a frotter les chausses inconnues, retirant la terre et la boue qui les recouvraient. C’était comme un réflexe, comme s'il avait fait ca toute sa vie, nettoyer des chaussures.
Il renifla, ses larmes continuant de dévaler sur ses joues, tombant sur le cuire noir qu'il frottait, rendant son travail plus efficace.
Ses mains tremblaient quand soudain, la voix retentit de nouveau.
"Montre moi donc ta jolie frimousse mon garçon"

Obéissant, DogFish releva lentement la tête vers l'homme devant lequel il était a genoux et fut pétrifié par l'horreur lorsqu'il vit le visage de celui qui lui faisait face. Ou plutôt, la chose...
Il s'agissait d'une sorte de monstre dont la tète était composé d'une étrange fumée noire. Deux petites lumières rouges provenant des profondeurs de cette sombre volute composaient ses yeux et un immense sourire diabolique semblait flotter juste en dessous.

"Quel beaux yeux tu as la..." Le monstre lui attrapa le bras, le relevant, toujours dans son corps d'enfant, petit et frêle. "Viens avec moi maintenant" DogFish se débattait comme un dingue, il ne voulait pas le suivre! Non, il ne fallait pas! Surtout pas! Non Non NON!
Capitaine! Capitaine!!! Mr smee! A l'aide!!


Le pirate tira pour se libérer de la poigne de l'homme monstrueux qu'il connaissait si bien sans savoir qui il était, sans se souvenir de lui.

Il tira, encore et encore! La poigne se fit lien, enserrant sa main redevenue adulte.
Des bandelettes!
La momie!!!
Wilhelm se roula par terre, suffoquant dans les liens serrés de la créature, en proie aux hallucinations envoyées par le Croquemitaine.
Dans un dernier effort, il parvint a passer la pointe de l'une de ses machettes sous l'un des bandages au niveau de son torse et remonta jusqu’à son menton, déchirant les bandelettes et sa peau au passage.
Il reprit brutalement sa respiration comme lorsque l'on remontait des profondeurs des océans et tomba a la renverse, encore sous le choc, le visage ruisselant de larmes, la respiration sifflante.

Capitaine... Capitaine... Mr Smee...

Résumé:
 






"Cause you love, love, love
When you know I can't love / You love, love, love
When you know I can't love you"





Dernière édition par Wilhelm DogFish le Ven 27 Fév 2015 - 14:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 1:34

hrp:
 

Cogneur ne le sentait pas mais... Il fanait à vue d'œil. Ses poings enflammés commençaient, en plus de se consumer, à pourrir sur place. Mais surtout, la faim. La faim avait fini par empirer, plus que tout. Et il y avait toute cette viande, autour, qui gesticulait... Non, il fallait garder de la place pour gober le Voleur de Soleil. Mais s'il n'en gobait qu'un... Rien qu'un seul...

Quand la brume noire apparut, une soudaine pensée perça la coque dure de la stupidité de la plante. Plus de Soleil. Plus jamais. De toute façon, tout ça ne servait à rien. Jamais l'aube ne poindra, et lui, le Cogneur, la Mauvaise Herbe, mourra, flétrissant sur place, sans cette lumière dont il avait tant besoin.

La nuit avait déjà duré bien trop longtemps. La plante ne passerait pas la bataille.

Cogneur allait mourir. Quelque chose en lui le disait. Et vous savez quoi ?

Et bien...

L'idée seule l'énerva ! Mourir ? LUI ? MOURIR ? HA ! PLUTÔT CREVER QUE DE TRÉPASSER ! Et bien puisque son destin était de disparaître, puisqu'il ne goberait pas le Croquemitaine ( qui dans sa grande lâcheté n'était pas descendu affronter le Cogneur, ce TROUILLARD ! ), et bien il mourra, certes, mais le ventre plein !

GNAP !

Les jambes d'un zombie malchanceux dépassaient de la bouche de la Mauvaise Herbe, s'agitant stupidement avant de disparaître dans le gosier de la plante d'un mouvement brusque de la bouche. Et la voilà en train de regarder les autres avec envie... La faim n'était toujours pas calmée, et Cogneur se demanda combien il pourrait mettre de ces choses putréfiés dans son estomac végétal...

Résumé:
 
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Jay
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 14:10

Codage par Lou ♥ ( Jay ici )
Event : Combattre la Peur  

Et les fleurs s'épanouirent dans la sombre nuit...
Head




Tu ne savais pas pourquoi tu étais encore vivante. Probablement grâce à des enfants qui t'avaient protégés, ton esprit était brouillé. Il ne demandait qu'une chose...sauver tout le monde et rentrer au grand arbre...Tu sentais ton corps entier trembler de peur, ta main était douloureuse écorchée par les pierres que tu avais lancés. Tu regardais la scène terrifiée, incapable de te mouvoir, incapable de parler. Pleurer ? Non tu ne pleurais pas, tu étais comme paralysée, les sensations euthanasiées devant l'horreur présente en ce lieu. Et soudain un spectre te traversa, t’envoûta. Tu essayas de lutter, mais tu ne contrôlais plus tes bras qui lançaient des pierres non contre tes ennemis mais contre tes alliés à présent. Tu étais quasi invisible et tu sentais peu a peu ton corps se glacer et ton esprit t'échapper. Le cœur étreint d'angoisse tu étais trop fatiguée pour résister. Une de tes pierre toucha un allié, des pleurs...des pleurs qui te firent réagir. Tu devais les calmer, réconforter, rassurer, demander pardon. L'esprit en toi faisait de son mieux pour reprendre le contrôle mais quelque chose d'autre arriva. Une brume sombre plongea la lune dans un bain de nuit sans étoile et...

* «  Peter ! »
 
Il était là assis sur la fenêtre, les geais se posaient sur lui et il souriait avec douceur.

« Peter où étais tu ? Il faut vite retourner au pays imaginaire ! Tout le monde a peur ! »

Mais la silhouette ne bougea pas elle se contenta d'un rire.

« Peter je ne plaisante pas ! Je t'en prie suis moi, je crois en toi Peter ! Tu m'as donnée la vie tel on libère un papillon de sa serre, j'étouffais Peter, j'étais morte, de tous les gens de Neverland je crois profondément en toi ! Peter ! J'aime cette île ! J'aime vivre au pays de jamais ! Peter ! Partons ! Allez les autres enfants ...Tout le monde...a peur et a mal ! »

Peu à peu tu sentis tes larmes couler sur tes joues enfantines. Un nouveau rire mais plus rauque, un rire qui n'avait rien d'enfantin.

« Tu es une étrange enfant Jay...qui aurait pu croire que perdre cette île était ta plus grande peur ? Qui aurait pu croire que tu te sentes vivante pour et par cet endroit ? Qui aurait-cru que tes peurs et souffrances d'avant soient si futiles face à la peur de perdre Peter Pan et son pays ? »

Tu essuyas tes larmes et souris avec tendresse et espoir : «  Peter, je porte ce pays dans mon cœur alors il existe ! Je l'ai dit à Obéron autrefois ...Un fé très gentil ! Si tu aimes quelque chose suffisamment fort alors il ne peut pas ne pas exister ! »

Le rire enfantin était revenu et il se tourna vers toi. Les yeux de l'enfant-roi de ton délire n'exprimaient que mépris et il s'exclama durement : « Un être humain qui a peur a d'habitude peur pour lui ...pour sa vie, ses aptitudes telle que marcher, son honneur, sa socialisation, ses possessions...mais toi Jay tu te moques bien de mourir, tu veux juste que ce monde existe c'est ça ? C'est rare un humain telle que toi... »

Les yeux d'enfants se fixèrent sur Jay et la fillette tressaillit à sa sévérité : «  Et c'est pour ça que tu es un monstre... »

« Peter ...Écoute au pire va sauver les enfants va sauver ton monde ! Peter ! »

Tu sentis de nouvelles larmes perler en tendant la main prête à abandonner un monde qui te donnait la vie : «  J'ai été heureuse de te rencontrer Peter Pan ! Prends soin de toi ! »

Mais la main glissa et Peter s'écrasa au sol dans une mare de sang. Pourquoi ne s'était-il pas envolé ?

Soudain tout devint sombre puis la lumière revint, dans ton fauteuil tu étais près d'un corps d'enfant sans vie....Peter Pan ne pouvait pas être mort ! Tu te souvins des paroles du fé autrefois, un seul être peut détruire tout un monde. Mais alors le contraire devait être vrai...

Chanter, tu pris le corps sans vie de Peter Pan contre toi et le berças comme si tu avais le plus précieux des mondes dans tes bras. Tu te mis à chanter.*


Tu avais arrêté de pleurer, tous étaient perdus ?

Toi remuant tes bras vides tel on berce un enfant qui nous enchante la vie tu prononçais ces paroles, cette mélodie de ta jolie voix, douce et agréable, musique qui résonnait , tel un oisillon qui déploie ses ailes et vole, pour la première fois :


« La source magique sera la fleur d'un sourire qui éclora en un monde,
Ne pleure pas ne pleure pas,
Petit enfant face au trépas,
Le phœnix a versé une larme qui fait renaître ton âme,
Sang, douleur, mort se sont éclairés,
D'une lumière de vie,
Et au loin un brin de soleil sourit,

Peter Pan je crois en toi,
J'aime ce monde qui nourrit ma vie,
Peter Pan tu es mon roi,

Ton enfance ? La flamme du feu réconfort de ton pays,
S'appellerait-il espoir ?
Quand dorment tard le soir les enfants perdus dans le noir,
S’appellerait t'il lueur ?
Celui qui fait pousser les fleurs ?
Ou est-ce simplement la tendresse ?
Qui nous appelle malgré son absence.
L'aventure de la vie ici n'est pas fini,

Peter Pan je crois en toi,
J'aime ce monde qui nourrit ma vie,
Peter Pan tu es mon roi,

Envolons nous parmi les sirènes,
Allons lancer des fleurs aux arcs-en-ciel,
De nos cœurs la vue est si belle,
Un conte chasse les bobos,
Un sourire fait se sentir héros,
Ici dans ce monde ci,
Où j'aime la vie,

Peter Pan je crois en toi,
J'aime ce monde qui nourrit ma vie,
Peter Pan tu es mon roi, »


Tu étais en plein délire Jay, Peter Pan dans ta tête n'avait été qu'hallucination et même le discours rauque venait de ta perte de raison, mais ta tendresse et fidélité à Peter et son monde était bien là et le spectre les combattaient alors qu'à voix haute et belle tu chantais dans le chaos du monde.


Résumée :
Spoiler:
 

 


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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 14:13

Le regard de Tempête avait croisé brièvement celui de Vitaliy, le temps d'un échange de paroles, d'un échange presque trop poli. Mais, au vu des circonstances, il fallait savoir enterrer la hache de guerre entre les races. La sirène remercia d'un hochement de tête le pirate. Elle lui laissait volontiers le cadavre du vampire qui gisait, désormais, à ses pieds. Sa chair était bien trop dure, et son sang... Une infection.

La créature reprit son massacre, ses crocs déchirant la chair qui se présentait à elle, ses griffes blessant les Horreurs qui se mettaient au travers de sa route. Tempête avait beau étendre son esprit, celui-ci n'effleurait que du vide, ne touchait que le néant. Aucune de ses sœurs ne semblait être présente. Une constatation qui arracha une grimace d'amertume à la fille de l'Océan. Ses semblables se sentaient-elles si peu concernées par la mort prochaine de l'Enfant-roi ? Ou ne craignaient-elles que, si victoire il y avait, les peuples ne se retournent contre elles ? Une bien curieuse énigme que Tempête n'eut pas le temps d'élucider.

Une goule se jeta à sa gorge, la plaquant au sol. La sirène dut tenter de s'extraire des bras glacés qui l'enserraient, tout en évitant d'être écrasée vivante par les autres combattants. D'un coup de hanche la sirène se retrouva au-dessus de son assaillant. Ongles en avant, la sirène stria le corps, creva les yeux semblables à ceux d'un poisson mourant. Elle ne ferait pas l'honneur, à cette engeance du Croquemitaine, de planter ses crocs dans sa chair faisandée.

Mais la goule avait déjà laissé sa marque sur la sirène. Alors que celle-ci se relevait, le corps couvert de liquides nauséabonds (restes des combats menés jusqu'à alors, mêlés à son propre sang qui suintait de ses plaies), la sirène sentit une envie indécente lui saisir les entrailles. Elle avait faim. Faim de cadavres.

Tempête plaqua sa main sur sa bouche, s’écœurant elle-même. Comment pouvait-elle préférer une charogne, dévorée par les asticots, à un corps où pulsait encore le sang ? Mue par cette faim, son corps se mit à agir contre son gré, l'amenant auprès d'un cadavre. Enfant Perdu, Peau-Rouge, Pirate ? Tempête n'en savait rien. Déjà ses crocs déchiraient la chair qui commençait à peine à tiédir, ses doigts jouaient avec les entrailles. Un rire frénétique la prit. Raison et envie menaient un duel dans son esprit. Sa bouche mâchait la chair froide mécaniquement alors que son corps tout entier protestait.

La sirène se releva, enjambant le cadavre, cherchant une proie meilleure. Plus froide. Plus... cadavérique.

Son corps percuta alors celui d'une créature, ou plutôt d'un homme. Les prunelles de Tempête s'écarquillèrent à la vue du pirate qui lui faisait face. Elle avait déjà rencontré le cuisinier du Jolly Roger, mais c'était dans un autre lieu, un autre temps. Et il n'avait pas, à cette époque, ce regard qui rappelait à Tempête celui d'un loup. Plus particulièrement celui des lycans, enfants du Croquemitaine.

Elle n'aimait pas ce regard. Tempête retroussa les lèvres, montrant les crocs.

« Que me veux-tu ? Retournes donc attaquer les Horreurs. Je ne suis pas ton ennemie, pas ce soir. »

Le corps de la sirène se tendit, prêt à riposter. Mais la sirène se figea. Ses sœurs se tenaient derrière le pirate et la regardaient avec... haine et dégoût. Des sentiments que Tempête n'aurait jamais cru provoquer à l'encontre de ses sœurs. Elles chuchotaient entre elles, secouant la tête, le nez plissé.

« Nous le savions. Tu es devenue comme celles que tu méprises. »
« Qui aurait cru, que notre doyenne, était une déviante ? »


Tempête trembla de la tête aux pieds. Elle voulut parler, sauver son âme du jugement sans appel de ses sœurs. Mais sa gorge était sèche, les mots mourraient dans sa gorge.

« Tu t'es mise à dévorer les charognes tel un sinistre vautour. »
« Tu t'es acoquinée des humains, tu fais commerce de ton corps avec eux. »


Non, non, non. Tempête avait envie de marteler ce mot, mais elle n'était plus qu'une petite ondine qui baissait la tête face aux adultes. Elle vit ses sœurs lui tourner le dos, la repousser de leur cercle.

« Sois à jamais bannie, Tempête. »

Bras tendus devant elle, la sirène hurla. Son cri effaça la bataille de sa mémoire, raya le Croquemitaine et ses enfants de sa vision. Ne restait que ce bannissement qui striait son cœur, et Oswald qui lui faisait face. C'était la faute du pirate. Ce maudit pirate. Non pas Oswald, mais l'autre. Le Sadique. C'était à cause de lui qu'elle avait été rejetée de ses sœurs, c'était à cause de lui qu'on croyait qu'elle avait commercé avec les humains.

Mais il n'était pas là. Il n'était pas présent pour qu'elle puisse passer sa rage sur lui, le détruire, le tuer. Il n'y avait qu'Oswald.

Un pirate en vaut bien un autre.

« C'est de ta faute », asséna-t-elle, plantant son regard dans celui d'Oswald.

La sirène se jeta à la gorge du cuisinier, dents en avant, prête à tuer.

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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 14:24

Si le destin avait vraiment voulu être ironique, j'aurais été mordu par un zombie. Zombie qui devient zombie. Mais je n'ai pas été mordu par un zombie.

Autour de moi, c'était un massacre. Les corps des Horreurs se relevaient même avec une lame dans le bide, alors que les vivants, eux, ne se relevaient pas. J'ai vu des enfants en prise avec des monstres tellement ignobles qu'on avait l'impression de se brûler les yeux à les regarder trop longtemps. J'ai vu des corps tellement en charpie qu'on devinait pas de quelle race il était. Ces enfoirés de juifs et de tziganes, ils auraient été bien contents, se fondre dans la masse. J'ai souri méchamment à cette pensée, mais je sais pas pourquoi j'ai aussi pleuré.

J'étais couvert, COUVERT de sang. J'avais reçu un choc à la tête et un hématome gros comme une crêpe s'étalait sur mon flanc. Ma force s'essoufflait et ne trouvait secours que dans ma rage, qui s'essoufflait aussi. La peur est tenace.

Alors là, deux grandes mains décharnées, toute grises, ont brusquement saisi mon visage et m'on fait pivoté. Une créature encapuchonnée dont je discernais – heureusement – mal les traits me tenaillait. Elle s'est approchée avant même que je puisse me débattre et a ouvert grand sa... ben, je suppose que c'était sa bouche. J'ai essayé de hurler mais j'ai pas pu. J'ai senti un truc venir sur moi, puis dans moi. Un truc noir, froid, dégueu. Elle m'a lâché. J'ai cru que j'allais vomir, mais pareil, j'ai pas pu.

Et tout a changé. Les formes, les couleurs. Plus de forme et de couleur, plus vraiment. J'ai regardé les corps raides ou difformes étendus partout. Je les ai approché, comme si j'étais attiré. Malgré moi. J'ai senti leur odeur. Au fond de moi, je savais que ça m'écoeurait, que ça m'horrifiait. Mais c'était tellement au fond de moi que ça m'atteignait plus. J'ai voulu arracher des chairs pour... pour... pour les manger. Pour les manger ! Et là je pleurais, je pleurais comme une foutue cascade, pendant que mes mains sales fouillaient dans les tripes de cadavres. Je pleurais.

Après, la brume est venu. J'ai pas compris ce que c'était, parce que c'était pas clair, et que je me sentais embrouillé par ce désir répugnant, contre-nature. Mes repères avaient sauté, j'étais plus un soldat, et encore moins de l'acier. Plus rien qu'un charognard immonde. La brume m'a encerclé, et les autres aussi, je les ai vu se battre contre des démons que moi, je ne voyais pas. La brume a pris forme. Elle est devenu la lèpre, la peste, la tuberculose, la maladie. Elle m'a pénétré et je me suis senti faible. FAIBLE. MOI. J'étais faible, malingre, ridicule, sans force. Rien. La brume a pris la forme de grandes silhouettes en blouse, sans visage, et je savais qu'ils étaient là pour me désinfecter. En gros, pour me tuer. Parce que je ne valais plus rien. Je ne servais à rien.

Je pleurais, pleurais, pleurais, et je grignotais ce qui avait été un enfant, et je savais que j'allais mourir. Et je pleurais.



résumé:
 










Zombie hurle en darkturquoise.
.....


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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 16:27

Paon Chamarré ne s'était pas départi de son sourire et ce malgré les abominations qu'il pouvait voir. Ce sourire n'était autre qu'un masque. Le chef des Delaware ne montrait jamais ses failles à sa tribu. Il n'avait pas la sagesse de Phasme Suprême, ni n'était un roc immuable à l'image de Puma Sanguinaire. Il était le chef empli d'une douce folie, toujours souriant, jamais faiblissant. Tant qu'il continuait à sourire il pourrait ramener l'espoir dans les cœurs flétris des combattants.

Le chef salua, à grands gestes, les fumerolles qui se mouvaient parmi les combattants. Aussi faibles que soient ces créatures, leur apparition était d'une aide appréciable. Paon leur indiqua même où se trouvaient les plus proches blessés. Tomahawk dans la main, le chef retourna au sein de la foule des guerriers, entonnant un chant guerrier pour se donner du cœur à l'ouvrage.

Une explosion fit chanceler le Delaware qui roula à terre, sous les cris estomaqués de Fumette. L'esprit vola jusqu'à son maître qui avait fini sa chute en contrebas de la pente. L'homme se releva, grimaçant. L'explosion avait partiellement brûlé son flanc et, autant le Delaware aimait le feu et encore plus l'esprit qui était lié, qu'il aurait aimé se passer de la douleur qui irradiait de son flanc. Paon se força à sourire, un sourire vacillant.

« Je ne suis pas mort Fumette. Le voyage vers le Grand Brasier ne sera pas pour cette nuit. »

Le chef des Delaware renifla. Une odeur de brûlé flottait dans l'air, et semblait être proche. Pris d'un doute, le Peau-Rouge se saisit de sa coiffe. Des flammèches grignotaient les plumes, les transformant en cendres. Hululant à grands cris, le chef frappa sa coiffe au sol, tapant du pied dessus pour étouffer les flammes au risque de se brûler la plante des pieds. Quand la dernière braise s'éteignit, Paon se recoiffa comme si de rien n'était.

« Quelle disgrâce si un chef n'a plus de coiffe digne de ce nom... »

Paon Chamarré eut un regard intrigué. Fumette voletait devant lui, et était particulièrement agitée. Suivant le regard de la fumerolle, Paon se retourna... et se retrouva plaqué au sol par une Horreur. Un vampire, pour être précis. La créature planta ses crocs dans la gorge du Peau-Rouge, lui arrachant un hurlement. Resserrant ses doigts sur le manche de son tomahawk, Paon Chamarré frappa la créature, mettant toute sa force dans ce geste, poussant la pierre à broyer os et chair.

Le corps du vampire s'amollit, ses crocs se retirèrent de la chair du Peau-Rouge. Ce dernier repoussa vigoureusement la créature, laissant le cadavre au sol. Tremblant sur ses jambes, le chef se remit debout et reprit sa marche essayant de retourner auprès des combattants, d'aider ceux qui avaient besoin de secours. Retirant ses doigts posés sur la plaie de son cou, le Delaware les lécha, inconsciemment, et se surprit à trouver le goût de son propre sang... délicieux.

Passant sa langue sur ses dents, le chef put constater que ses canines s'étaient allongées. Son cœur battit le chamade, emporté par la panique. Ce noir enfant du Croquemitaine l'avait-il condamné à devenir un des siens ?

« Il faudra alors me passer sur le corps ! » hurla Paon Chamarré, aussi bien pour se rassurer lui-même que pour se vanter auprès des enfants du Croquemitaine.

Des enfants qui avaient entendus son appel. Des vampires se mirent à le poursuivre l'obligeant à fuir sans regarder où il allait. Son odorat le poussait à se rendre vers un endroit d'où exhalait une douce fragrance, métallique. Du sang !

Paon Chamarré se rua tout droit dans le piège tendu par Wise et ses acolytes. Le Delaware poussa un cri alors que le sol s'enfonçait sous ses pieds, le faisant chuter tout droit dans une fosse. Plusieurs vampires le suivirent, poussant des cris interloqués. A cette vue le chef déglutit. Ce piège sonnait-il sa fin ?

Fumette poussa un long cri strident, appelant quelqu'un au secours. Elle était bien trop faible pour prêter assistance à son chef.

Aux alentours, les pièges se déclenchaient, emportant d'autres vampires dans les fosses, faisant chuter sur eux des objets en argent qui leur brûlaient la peau. Tout n'était plus que danse macabre et cacophonie.

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Clumsy
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 19:17




Combattre la peurLe courage croît en osant et la peur en hésitant.



L'Intrépide continuait de se battre, malgré les coups qui le faisaient tomber par terre, l'odeur acre du sang qui empreignait l'air et les corps de ses compagnons qui jonchaient le sol. Incapable de regarder ces visages - terrifié à l'idée de reconnaitre l'un de ses garçons ou ami - il ne baissa pas une fois le regard vers ces corps, mettant tout son attention sur leurs adversaires. Lorsqu'un vampire à peine plus haut que lui se rua en sa direction pour boire son sang, Clumsy eut juste le temps de lui donner un coup de griffe au niveau de la gorge. Son sang jaillit et lui coula sur le visage, piquant ses yeux au passage. A cause de lui, la peau d'ours du récolteur dégoulinait de sang et lui collait à la peau, lui donnant l'air d'une véritable bête sauvage qui venait d'achever l'une de ses proies.

Déglutissant à cause de cette odeur qui lui prenait désormais le nez, le polonais regarda ensuite autour de lui, à la recherche de ses compagnons. C'est à cet instant précis qu'il vit Grenouille en proie avec l'un de ses pires cauchemars : un loup-garou. Terrifié, il ne retrouva pas l'usage de ses membres dans l'immédiat, même après que la lance de l'éclaireur ait transpercé la bête ; et que Freckles se soit lancé à ses côtés. Lorsque le récolteur cligna des yeux, une autre de ces bêtes se tenait face à lui. Tout le terrifiait en lui : son regard luisant et bestial, ses crocs dégoulinant de sang et de bave, ses pattes puissantes capables de lui arracher la peau ; tout, tout l'être de ces canidés terrifiaient Clumsy au plus au haut point. Alors, lorsque le monstre le chargea avant de le plaquer au sol, il se vit même incapable de réagir ; tout juste bon à lever les bras devant son visage.

Il ne sut dire combien de coups de crocs et de griffes le jeune juif dut se prendre avant de se décider à riposter ; sans doute de nombreux, car désormais ses bras comme son torse étaient en sang, et pas celui du vampire. Dans geste précis et inespéré, l'Intrépide parvint à se saisir de son poignard, avant de le planter sous la tête du monstre. La gueule béante et suintant du sang, la bête se redressa tout en poussant un râle, avant de s'écrouler sur le sol, inerte.

Le corps tout entier tremblant comme jamais, le chef des récolteurs peina à se relever ; et une fois là, droit comme un piquet, il fut une nouvelle fois incapable de bouger. Pourtant, tout autour de lui était en action, les monstres, comme leurs alliés. Des corps tombaient et pourtant, il ne réagissait pas. Alors, c'était ça ce qu'avait ressenti cet enfant, celui qu'il avait honteusement abandonné à son sort ? Ces crocs qui se plantent dans la chair, ce sang qui s'échappe de vos veines, la mort qui vient à vos portes. Malheureusement, ce petit bonhomme, il y a des décennies de ça, n'eut aucun couteau pour se sauver des bêtes. Que Dieu l'ait bien accueilli.

A nouveau, le corps du polonais se retrouva à terre lorsqu'une goule le bouscula dans sa fuite ; lui faisant par la même occasion retrouver ses esprits. Clignant des yeux, son regard légèrement troublé par la fatigue se posa alors sur l'un de ses compagnons. Tout du moins.. c'était un grand mot. Zombie - qui portait son nom mieux que jamais - était penché sur des cadavres, non loin de lui, trop occupé à les dévorer plutôt qu'à se battre. Cette pensée révulsa l'Intrépide, qui se releva bien plus rapidement qu'il n'aurait pu l'espérer. Les dents serrées, il ne remarqua même pas que ses dents s'étaient aiguisées pour se changer en crocs, ni même que son regard n'était plus aussi doux et jovial que d'habitude. Il n'était que haine et bestialité.

Dans son court chemin pour s'approcher de la Torpille, l'enfant-ours - ou loup ! - ne fit même pas attention à la brume qui envahissait le village et s'arma d'un bâton ; ou s'en saisit, comme vous préférez. Sans même hésiter un instant, le récolteur abattit son arme dans le dos du petit blond, avant de le pousser de son pied.

" Bouge-toi et retourne te battre ! Arrête de chialer ! " lui balance-t-il d'un ton sec et brutal qui n'est en rien dans ses habitudes.

Mais alors qu'il lançait ces paroles assassines qu'il n'aurait jamais pu lancer en temps normal, la brume se mit à l'entourer, le faisant revenir sur terre. Des bruits d'aboiements percutèrent ses oreilles, des cris dans une langue qu'il reconnaitrait entre mille le firent reculer dans l'instant. Sans même voir ses assaillants, l'Intrépide sait qu'ils sont là. Ils sont là. Le jeune juif avait déjà sentit leur présence lors de la soirée d'Halloween, il en était désormais convaincu : ils avaient fini par le retrouver. Ces foutus allemands, ces nazis qui avaient laissé sa mère et tant des siens crever sur la route, qui avaient fait tant de choses que le pauvre gamin ne pouvait même pas imaginer. Eux, ils étaient là, parmi les monstres, là à le chercher. Clumsy entendait la respiration haletante et les grognements dans son dos, tout comme les cris ; pourtant, s'il se retournait, il n'y avait rien, et le bruit continuait de se rapprocher.

Lorsqu'il voulu prendre la fuite, un enfant lui fit face, une bouille méconnaissable, dévorée par endroit, pourrissante et difforme ; le petit garçon qu'il avait laissé en proie aux chiens. C'est le coup de grâce pour le récolteur, qui tombe à genoux, incapable de soutenir le regard de cette petite âme.

" Twoja wina. " répète l'Autre en boucle.

C'est de sa faute ; le polonais reconnu ces mots, même après avoir oublié sa langue maternelle. Le môme n'arrêta pas un instant de le toiser d'un air coupable, de redire sans-cesse ces mots, tandis que les bruits des chiens et des allemands se rapprochaient dans son dos. S'en est trop pour le jeune enfant-bête, qui se recroquevilla sur lui-même comme un animal battu et apeuré. Cette fois-ci, ce fut à son tour de se noyer dans ses larmes ; des gouttes d'eau salées alimentées par le goût métallique du sang.

Face à ce qu'il avait fait, Clumsy s'en remettait à Dieu, après l'avoir oublié depuis tout ce temps. Il était presque prêt à se laisser dévorer à son tour, car tel était le seul châtiment qu'il méritait ; de toute manière, il n'avait plus la force de se battre. Przepraszam.



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Adventure is out there


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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 19:47

COMBATTRE LA PEUR

   

   


   



Tu cours, tu cours à en perdre haleine sur ce champ de bataille puant le sang et la mort. Il est derrière toi, tu le sais, tu le sens, son souffle putride dans ton cou et son regard sans yeux qui te fixe. Cours, cours toujours plus vite, sous la lune rieuse qui t'épie de ses yeux d'ombres. Derrière, le monstre te suit toujours, tu es la proie et lui le chasseur. Tes jambes s'animent d'elle-même sous l'effet de la peur, il te traque, et tu sais que tu ne tiendras plus bien longtemps.
Soudain, le sol se dérobe sous tes pieds, tu trébuches et pousse un cri d'effroi en sentant la main glacée t'agripper le cou.

Bon Dieu, comment en étais-tu arrivée là ?

Comme tout le monde, tu avais reçu la missive. Jeune peuple d'innocence et de foi. Un étrange sentiment t'avais alors submergé, mélange subtil de peur, de haine de dégoût. Tu n'aurais été qu'un poids mort, après tout, un boulet que les autres auraient à traîner ou à délaisser. Oui. Tu n'avais pas voulu y aller. Pas par lâcheté, mais plutôt par principe. Pas comme Pan, pas comme ce petit roi qui s'était bassement enfermé dans son repaire en attendant que ses hommes de main rétablissent eux-mêmes la situation. Il se disait courageux ? Alors pourquoi n'était-il pas là, avec eux ?
C'est en pensant ça que tu rétablis ton jugement... Tu n'étais pas courageuse, certes. Tu ne te disais pas courageuse, certes. Mais tu savais que tu ne pouvais pas faire comme ton roi à rester à l'abri pendant que les autres se démenaient au combat. Tu t'en serais voulu toute ta vie, et les autres aussi. Tu le savais, ça.
Tu avais donc rejoint les rangs de l'armée qui ferait face aux Ombres, avec l'étrange sentiment d'être au cœur de l'histoire, d'écrire l'histoire oubliée de Neverland. Tout les peuples de l'île était là, ensemble. Même les pirates. Alliés d'un temps, avant de redevenir ennemis jurés. Dans un autre contexte, ça aurait été beau à voir. Mais le temps n'était pas aux divagations. Il fallait agir. Même toi, petite raccommodeuse. Tu le devais. Entrainée dans la frénésie du combat, tu avais levé ton tomahawk au-dessus du crâne de nombreuses goules, vampires et autres momies. Néanmoins, ton inexpérience faisait que ton arme atteignait rarement sa cible, et tu t'enfuyais alors à toutes jambes, poursuivie par le monstre que tu voulais, peu de temps avant, trancher en deux.

Généralement, la créature s'épuisait avant toi et tu repartais dans la bataille avec toujours plus de rage. Mais cette fois-ci, tu avais eu affaire à un loup-garou beaucoup, beaucoup plus coriace que les autres.

Nous en sommes là.

Tu aurais pu te débattre, petite. Mais tu savais bien que c'était inutile. La bête faisait au moins deux fois ta taille, et même le plus valeureux des pirates aurait eu du mal dans un combat avec cette horreur-là. Tétanisée par la peur, incapable de te relever, tu vis le loup-garou qui te dominait de toute sa hauteur. Tu te mis à trembler, imperceptiblement, soudain hermétique à tout autre sentiment que la crainte et l'angoisse. Il leva sa patte griffue au-dessus de toi, et tu fermas les yeux pour ne pas avoir à regarder ta mort en face.

Tchac.

Ton cri déchira l'air, mais fut évidemment couvert par tout les autres. C'est donc en silence que tu avais cru mourir, mais en te sentant toujours aussi faible, toujours aussi terrifiée, tu te dis que le Paradis n'avait certainement pas le parfum de la mort.

Tu te relevas, craintive. Ton bras te lançait, et le sang qui dégoulinait de la plaie qu'avait laissé le loup-garou allait sans doute attirer les vampires... Ainsi que les mordus. Un immense frisson te parcourût le dos et tu te remis en marche, tenant ton membre blessé, à la recherche de ton tomahawk que tu avais sans doute laissé tomber dans ta fuite.

Tu ne te doutais pas que tu n'en aurais plus besoin.

  - Hé, toi là !

Tu relevas la tête. Ce n'était sans doute pas toi que l'on appelait, mais par précaution, tu voulais au moins voir de qui il s'agissait. Tes prunelles bleues quittèrent le sol pour rencontrer...

Le noir. Le noir le plus total.

  - ... Hein... ?

A l'image du nouveau paysage, ton esprit commençait à s'embrumer, tes idées partaient dans tout les sens et plus rien n'était clair.

Cette voix... C'était pas...

  - Ho, je te parle !

Une silhouette se détacha des ténèbres, lentement. Dans l'incompréhension la plus totale, tu la détaillas tandis que ton inquiétude grandissait.

Le spectre, lévitant à quelques centimètres du sol, c'était bien lui.

  - Gr... Grand frère... ! murmuras-tu, de grosses larmes dégoulinant déjà sur tes joues.

Tu étais partagée entre un gigantesque sentiment d'euphorie et un WHAT THE FUCK le plus total. Ton frère... Enfin, le fantôme de ton frère. Il était là. Devant toi. L'idée que ce soit une illusion ne t'effleura même pas l'esprit. Tu étais contente, juste contente. Mais l'infime part de raison qu'il te restait continuait à faire débat sur l'arrivée inopinée de son spectre en plein milieu de la bataille...

Et surtout, pourquoi cet air si colérique sur son visage.

  - Y a plus de grand frère ! Ton grand frère, tu l'as laissé mourir. Petite idiote... Tu croyais sincèrement que tes câlins suffirait à me guérir ?! J'y crois pas, comment t'as pété un plomb en plus... T'étais ridicule. Tout ça pour me laisser crever. T'es vraiment pitoyable.

Désespoir.

Tes larmes de peine suivaient le sillon de leurs sœurs, plus joyeuses, avaient tracées sur tes joues.

Remords.

Avait-il raison ? Peut-être. Sûrement. Sans aucun doute.
Il avait raison. Tu avais été lamentable, tu n'avais servi à rien.

  - Et... Et j'ai refusé l'aide de tout le monde...
 
  - Exactement !

Réflexion.

Mais... Mais qui était-il pour lui dire ça ? Un mort. Il était un mort, rien de plus. Et un mort, au Pays de Jamais, ça s'oublie. Ca doit s'oublier.

Un mort, ça reste sous terre.

  - D-... Dis-...

Mutation.

La colère prend le pas sur la tristesse, la rage sur la douleur, la folie sur la raison. Tu trembles, mais tu n'as pas froid, tu n'as pas peur.
Ta gestuelle devient plus brutale. Plus animale.

Plus... Bestiale.

  - Dispa...

Frénésie.

  - DISPARAIS !!

Ton regard injecté de sang fixe celui ton défunt frère. Lui continue de sourire. Moqueur. Cela ne fait qu'accentuer ta colère et, soudain éprise d'une immense sensation de force, tu te jettes sur lui.

Ton corps est désormais à mi-chemin entre l'homme et l'animal, mais ton esprit aussi. Tu n'arrives plus à exprimer des idées claires, à part le besoin vital de réduire en charpie tout ce qui peut être à portée de griffes. Pauvre de toi.
Tu passes évidemment à travers le corps du fantôme. L'illusion se dissipe, la brume s'évapore, et tu te réceptionnes sur le sol avec grande agilité.

Le spectre a disparu, mais ta soif de haine n'est pas étanchée pour autant. Tu veux voir le sang couler, les corps déformés, les membres arrachés. Dans ce nouveau corps, tu te sens plus puissante que jamais. Tu domines tout le monde de tes deux mètres de haut. Tu peux affronter n'importe qui.

  - ... Tuer... Sang... Proie...
Frisson de la chasse... Faim... Grr... Cœur qui bat... Mains qui tremblent... Feu dans les veines !


Une rage aveugle guide tes pas, et tu te jettes sur le premier venu.

- La chasse est ouverte !

   
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Dernière édition par Fallen le Dim 1 Mar 2015 - 14:52, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 20:43

La brume sombre avait fondu sur le champ de bataille jonché de cadavres dépecés, d'agonisants, d'horreurs et de créatures hybrides, déposant son voile hallucinatoire sur les pensées malmenées des alliés de l'Enfant-Roi.

Avec une suavité trompeuse, elle ferma délicatement les paupières du garçon électrocuté qui était secoué de spasmes au sol, et elle adoucit brièvement l'indicible souffrance de son corps brûlé pour mieux torturer son esprit abasourdi.

Wise avala en sursaut une grande goulée d'air, comme un noyé qui remonte à la surface alors qu'il avait déjà perdu tout espoir. La douleur... il la sentait toujours, rôdant dans ses muscles, prédatrice latente parcourant ses veines et fumante sur sa peau, mais elle était si lointaine, si amoindrie, telle en sourdine... L'épuisement et le soulagement provoquèrent de brusques sanglots sans larmes qu'il fut incapable de réfréner. Il n'en pouvait plus, et cette trêve inespérée de la douleur, étrangement, semblait l'avoir achevé.

Mais un cliquetis inquiétant se fit discrètement entendre, en même temps que l'Aiguille sentait un picotement léger, si léger, parcourir rapidement l'une de ses jambes... Un picotement qui se multiplia, et bientôt ce fut jusqu'à la taille que le garçon perçut la progression de la chose qui grimpait sur lui... Encore à demi-hébété, Wise se força à se redresser sur son bras valide, grimaçant sous l'effort, pour regarder ce qui...

Des araignées. Des milliers de toutes, toutes petites araignées noires, des millions peut-être, minuscules et grouillantes, lui montaient sur tout le corps en direction de son visage. Tout autour de lui n'était qu'obscurité, et cette masse infinie d'arachnées naissait des ténèbres-mêmes pour se ruer presque sereinement sur lui, sûre de sa victoire et du festin à venir, en faisant résonner son insupportable cliquetis de crochets...

Incapable de se lever tant le poids de la masse grouillante le clouait déjà au sol, il ne put que fixer avec terreur les araignées progresser jusqu'à son cou, escalader son menton, puis s'introduire sournoisement entre ses lèvres - qu'il serrait vainement autant qu'il le pouvait -, se glisser dans ses narines et sa gorge, et il étouffait, il suffoquait et était submergé par la panique tout en sentant leurs milliers de petites pattes tomber une à une dans ses poumons...

Mais soudain, tout disparu, et Wise sentit un froid glacial s'emparer de tout son être.

- Bravo, petit génie... Quel talent, quelle inventivité...

La voix, susurrante, semblait ne provenir de nulle part... L'Aiguille avait beau plisser les yeux, il n'y voyait pas à deux pas et ne pouvait s'empêcher de grelotter - tant de froid que d'appréhension. Rien de tout cela n'était possible, c'était forcément faux... Un réflexe bizarre de son cerveau s'était déclenché comme un automatisme, et le garçon se rendit compte qu'il marmonnait des paroles sans queue ni tête depuis déjà quelques instants, dans une inconsciente tentative de se rassurer par les mots. Sa raison le désertait progressivement, engloutie par sa peur vorace. La voix poursuivit, avec une pointe de mielleuse admiration :

- Je suis si fier de toi, petit génie... Contemple l'œuvre de ton esprit !

A ces mots, une lumière crue doucha l'espace et révéla une myriade de machines, toutes plus surprenantes les unes que les autres... Des machines dont Wise ne mit que quelques secondes à comprendre la vocation.

Des instruments de torture.

- C'est bien cela, oui... Vois comme tu as révolutionné l'art de faire souffrir ! Observe le degré de cruel raffinement que tu as offert au monde !

- Mais... Jamais je n'ai... ne put que balbutier misérablement l'Aiguille, écœuré et choqué. Jamais il n'avait été si pathétique, bien loin du subtil Diplomate à l'intelligence affutée qu'il était d'ordinaire.

Au même moment, une conviction cauchemardesque s'infiltra en lui, lui soufflant que cela n'était que la stricte vérité... Wise s'effondra au sol, tandis que la voix gloussait un rire hystérique et diabolique, puis s'éteignait en répétant "petit génie, petit génie..." comme une rengaine entêtante.

Et la douleur revint d'un coup, intense, puissante et traîtresse, en même temps que la brume noire et ses illusions délaissaient les paupières du Diplomates.

Sans savoir ce qu'il faisait, n'ayant même plus la force de crier, le garçon se traina dans un vain effort pour soulager sa souffrance et s'agrippa désespérément à la première chose qu'il heurta.

Chose qui vivait, et qui hurla quand la peau crépitante de Wise l'électrocuta involontairement.

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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 27 Fév 2015 - 21:01

Léopard frappait tout autour d'elle, enfonçant le fer dans des monstres aux formes variées. Une goule tenta de lui sauter dessus, qu'elle décapita de justesse avant qu'elle ne la touche, envoyant le cadavre valser au loin. L'odeur du sang commençait déjà à lui faire tourner la tête mais elle blessait et tuait toujours, gardant pour le moment tous ses esprits. Mais pour combien de temps encore? Surtout quand la guerrière vit la grande masse noire envahir le lieu de bataille. Ce nouveau phénomène ne lui disait vraiment rien de bon et elle eut raison de ne pas baisser sa garde car d'autres erreurs cauchemardesques faisaient leur entrée.

Léopard Abyssal sentit le désespoir l'envahir, à cause de la brume. Et de la situation, mais elle ne l'avouera jamais. Elle ne dira jamais que son esprit était en totale panique, malgré son visage furibond et son regard impassible quand elle tuait. Mais ses propres cauchemars la rattrapèrent, elle était revenue des années en arrière, revivant en boucle les coups d'un pirate et les violences des autres, sur son petit corps d'enfant. Léopard revit la face tant détestée du Sadique, le "monstre" Ludwig et poussa un cri déchirant, persque aussi perçant que ceux des Sirènes.

Dans son illusion, la Prédatrice avait arrêté tout combat. Qu'elle soit encore vivante était un miracle. qui ne dura pas longtemps, puisque la chair de son cou fut mordue par un vampire. Ses propres canines s'allongèrent et une envie de sang malsaine, omniprésente, prit palce dans son esprit. Dégoûtée, elle put néanmoins s'arracher quelque peu à sa vision d'horreur. Pour mieux se faire piéger, puisqu'un des combattants avaiet eu l'idée de mettre en place un appât à vampires et mordus. Incapable de se contenir, la Piccaninny y fonça tête baissée. Et ses jambes furent transperçées par l'argent. Un autre hurlement franchit ses lèvres. Comme elle n'était qu'une contaminée, elle ne mourrut pas, mais la douleur était insoutenable. Ayant eu le réflexe de se retenir par les bras, elle arracha les pieux de sa chair et se hissa sur le bord, incapable de se déplacer. Même son sang l'attirait, attitude qui lui donnait la nausée. Léopard regarda le liquide sur ses mains et, ne pouvant résister, lécha sa paume, recueillant le sang.

Le léopard de la guerrière, la sachant en danger par une sorte de lien tissé, la prit par les vêtements et la traîna à l'écart des combats.

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