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Ancienne Perdue
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 19 Fév 2015 - 19:14



Combattre la peur...


Lullaby ne savait pas exactement pourquoi ses pas l'avaient amenés ici. Elle savait juste que maintenant qu'elle y était, il fallait qu'elle se batte. Elle n'était pas le genre d'enfant qui aimait les jeux de guerre et le fait de devoir jouer pour de vrai ne lui convenait pas du tout. Mais elle savait ce qui était aujourd'hui en jeu et elle n'avait pas peur.

Oh non, Lullaby n'avait pas peur. Elle en voulait à la nuit d'être toujours là, au Croquemitaine et de ses monstres d'hanter ses rares heures de sommeil. Ces derniers temps étaient un enfer et elle en était arrivée à la conclusion que le visage de Peter Pan était la seule chose qu'elle souhaitait voir, maintenant. La haine et la rage étaient deux émotions qui ne l'habitaient que rarement mais aujourd'hui, ils étaient ses meilleurs alliés. C'est même chaussée de vieilles chaussettes qu'elle se tenait là, debout entre tous et toutes, sa petite épée à la main.

Elle ne connaissait rien à l'art du combat, mais elle avait le vague souvenir d'une Russie aux nuits mouvementées mais trop flou pour qu'elle ne mette des noms sur les images. Ce qui jouait en sa faveur, c'était sa vitesse et sa taille. Elle esquivait rapidement et taper avec toutes ses forces. Elle ne savait pas à quoi elle s'attaquait, mais elle se retenait de vomir, tellement l'odeur lui prenait à la gorge. L'Horreur articulait des bras immondes qui fendaient l'air avec précision et Lullaby essayait de jouer de la force des coups que l'Horreur lui portait pour contre balancer son poids.

Mais cette Horreur lui en faisait bavé. A côté d'elle, pirates, enfants perdus, sirènes et créatures se débattaient dans cris et des hurlements de rage, de douleur ou de victoire. Chacun s'occupait de son adversaire avec force et détermination qui redonnaient confiance à Lullaby. L'Envoûteuse portait ses coups et se réjouissait à chaque fois qu'ils touchaient l'Horreur. Celle-ci s'énervait de plus en plus quand l'Envoûteuse réussissait à l'atteindre. Elle réussit à blesser cette dernière en lui écorchant la peau dénudée de son avant-bras. Lullaby ne se découragea pas et malgré la douleur qui commençait à se faire sentir, elle renvoya le coup et en profita pour planter sa petite épée dans l’œil globuleux de l'Horreur. Le cri de celle-ci fut déchirant et Lullaby ne perdit pas une seconde et la frappa au visage pour récupérer son arme restée planter. Elle immobilisa tant bien que mal l'Horreur et leva son arme et hurla.

- Pour Peter !

Et le planta avec toute la violence dont elle pouvait être capable et elle sentie le corps du sbire du Croquemitaine s'affaisser sous elle. Elle se laissa le temps de pousser un soupire de soulagement avant de se relever et de regarder autour d'elle. Elle observait le visage de ses compagnons, vaillants, tous ces anciens ennemis devenus alliés le temps d'une bataille, et elle sentit une puissante émotion la saisir.

Serrant les dents, elle leva son arme et se jeta sur le groupe de loups-garou qui se battaient contre  ses compagnons, oubliant sa blessure. L'ancienne Junkie se laissa aller à pousser la chansonnette en portant ses coups, en hurlant les paroles.


- Ah vous qui pensiez avoir tous les droits !
Ici prend fin le règne de cette nuit éternelle !
Car nous vous annonçons le retour de notre roi !
Qui se lèvera avec nous, stupide donzelles !
Et que ce sang signe la fin du règne d'un fourbe tyran !
Que nous ferrons pleurer à genoux devant Peter Pan !


Elle poussa un rire sinistre et reprit la chansonnette.

Cette guerre promettait d'être amusante.


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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 19 Fév 2015 - 21:30

Les pas de L’Aérienne s’enfonçaient dans cette terre tantôt desséchée, tantôt boueuse.
Chaque bourrasque de vent glaçait ses membres. Mais chacune propulsait en elle une adrénaline nouvelle, une force qui poussait chacun de ses pas. Chaque bruit surnaturel, d’ailleurs, portait une peur indicible en elle. Mais chacun la forçait à ne pas tourner le dos. Silencieuse comme jamais, l’expression de la Peau - Rouge était grave, concentrée. Son regard clair était rivé devant elle. A l’affût, à la traque du moindre bruit. L’Indienne était allée jusqu’à troquer sa tenue habituelle, bleue, grise et bien trop voyantes dans de telles circonstances, par une tenue sombre. Brun foncé. Jusqu’aux plumes qu’elle avait l’habitude de porter. Capuchon relevé sur la tête, seul son regard se distinguait de cette silhouette sombre qu’elle avait volontairement caché. Ses peintures avaient également subit une métamorphose. Des peintures de guerre. Plus sombres, plus noires, plus rouges. Plus marquantes. Plus révélatrices.

Beaucoup auront pensé que Aigle n’avait pas sa place, au sein de ce combat. Trop frêle, trop chétive, trop rêveuse. Mais Aigle savait être terre-à-terre lorsqu’elle le devait. Et son visage avait affiché une expression grave, dès lors que son peuple avait reçu ce message. Il était temps de prendre les armes, de défendre ses terres. De se battre pour son peuple et ses frères. Ses ennemis devenaient ses alliés. Alliés par un ennemi commun. Un ennemi qui menaçait leur mort à tous. L’Indienne n’avait pas peur de mourir. Pas plus que ses autres frères.

Le ricanement du Croquemitaine perça le silence glacial qui régnait sur les Terres du Village d’Halloween. Ne faisant qu’insuffler un nouveau souffle d’effroi dans chaque individu présent dans la foule.
Un souffle d’effroi qui augmenta d’un cran l’adrénaline, le courage, l’esprit battant qui sommeillait dans chaque être vivant. Aigle fronça les sourcils, avant de se baisser légèrement.

Position défensive.
Vider son esprit.
Ne penses plus qu’à ta cible.
Sois brève. Ne reste pas plus de cinq secondes sur un même ennemi. Ou tu te feras encercler.
Et surtout, observe.


Et Aigle s’élança. Vivace et rapide, comme un aigle.
Un premier ennemi apparut dans son champ de vision. Une goule qui ne ferait pas long feu. De sa ceinture, Aigle y dégaina un couteau ouvragé. Une arme typique.

Un.
La goule tenta une attaque.
Deux. Trois.
Aigle esquiva à temps. Se positionnant derrière la goule, afin de tromper sa vigilance. Et de pouvoir observer les environs.
Quatre...
L’Aérienne se tourna, abattant ainsi sa lame dans le crâne de la Goule.
Cinq.

Et la danse continua.
Aigle glissait, agile et précise, entre ses alliés. Comme un aigle. Elle courrait de plus en plus vite, dirigée par l’adrénaline qui affluait dans son sang, qui guidait chacun de ses mouvements, guidée par son ouïe, sa vue, voir même son odorat. Pour l’instant, sa petite valse marchait. A voir si cela allait durer. Mais elle n’avait pas peur, loin de là.

- Vous aurez beau posséder notre corps, la seule chose que vous ne nous prendrez jamais, c’est notre courage. Et le peu de liberté que nous pouvons posséder, murmura t-elle pour elle-même. Comme pour s’en persuader.

Et Aigle courut en direction de l’arbre le plus proche qu’elle pouvait apercevoir. Pour prendre de la hauteur. Être prête à bondir. Et à prendre par surprise.
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Noiraud
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 19 Fév 2015 - 21:38




Combattre la peurDu combat, seuls les lâches s'écartent.



Une dent, on lui avait volé une dent ! Quelle horreur ! En plus de ne pas pouvoir voler, la Comète avait désormais un dent en moins ! Certes, ce n'est pas comme s'il n'en avait eut que sept - en quel cas il y aurait vraiment eu un soucis pour manger convenablement - mais tout de même, il y avait d'autres moyens de faire passer des messages. Bon, il fallait se l'avouer, ces particules lumineuses avaient captivé l'attention du reptile durant de longues secondes ; mais ce n'était rien comparé au fait de perdre une dent, bon sang ! D'autant plus qu'il n'avait aucune idée de si ces dernières étaient de lait ou non. Allait-elle repousser ? Allez savoir ! Dans tous les cas, c'était un brin embêtant. Mais bien moins que le sombre message que cet accident avait transporté.

Le Roi s'éteignait et se mourrait ? Comment cette petite furie de Peter Pan pouvait bien dépérir ? Pour la créature qui avait vu le jour sur cette île, c'était comme apprendre que le soleil n'était plus ; et, au fond, tout prit alors son sens. S'ils ne faisaient rien, l'île allait mourir, tout comme son souverain.

Rester tapi dans les ténèbres lui convenait bien en règle générale, mais au fond, les rayons chauds et revigorants du soleil commençaient à lui manquer terriblement. Pour lui, comme pour ses écailles aussi froides que la pierre. Que fallait-il faire ? Se rendre sur les terres des monstres et les affronter directement ? L'Incapable n'en était pas certain ; n'avait pas suffisamment de courage pour ça. Puis, d'un coup, son sang ne fit qu'un tour : qu'était-ce que cet étrange bruit ? Se fondant encore plus dans les ténèbres pour ne pas être aperçu, la Comète aperçu rapidement une troupe de petites furies se diriger dans la même direction. On aurait dit tout une multitude de fourmi, bien organisées et presque en rang ; mais la peur baignait l'air. Tendant l'oreille pour écouter les murmures discrets, Noiraud ne mit pas longtemps à comprendre ce qui les poussait à quitter les Cabanes en si grand nombre : le Croquemitaine. Alors comme ça, eux aussi avaient reçu un mot ? C'était étrange.

Piqué par la curiosité, l'animal ne put s'empêcher de les suivre en silence dans les bois, tout en gardant une grande distance de sécurité ; mieux valait éviter que les garçons perdus ne le prennent pour un assaillant caché. Durant de longues minutes, Noiraud les avait suivi en silence, avant que tout ce beau monde n'arrive à l'orée du village d'Halloween - un mot que le reptile était incapable de dire tant il était abstrait pour lui. Ils n'étaient pas seuls ; oh non ! Très vite, de grands hommes - des rouges et des mers - se joignirent aux gosses, ainsi que des femmes poissons, puis même d'autres créatures, et des poudrées. En silence et à l'abri dans ses buissons sombres, la Comète les observa, et les admira. Ils avaient beaucoup de courage pour se dresser face à ces monstres, ainsi qu'à la lune déchirée par la silhouette du Croquemitaine. Terrifié, il eut même un frisson qui sembla lui dresser chacune de ses écailles. Oh, qu'ils se battent, tous, lui était bien mieux en retrait.

Tout du moins, c'est ce qu'il crut.

Tandis que le combat faisait déjà rage dans le village, l'oreille de l'Incapable se dressa subitement. Des grognements sordides provenaient de son dos. L'espace d'un instant, le pauvre s'en vit tétanisé, tandis que ses loupiotes se dirigeaient vers l'origine du bruit. Ah, les chiens ! Des loups sur leur pattes arrières se tenaient derrière le reptile, faisant luire leurs crocs au reflet de la lune. Terrifié, une large grimace traversa la gueule de la Comète tandis qu'ils chargeaient. Prenant ses pattes à son coup - à défaut de pouvoir voler - Noiraud s'échappa à toute hâte, fonçant droit devant lui en direction du combat.. pour en éviter un autre.

Si la panique ne l'avait pas prit de court, jamais il n'aurait foncé tête baissée droit devant lui ; mais dans un combat, on ne faisait pas ce qu'on voulait. Très vite, l'animal apeuré se trouva au beau milieu de sabres, de monstres et d'hommes prêts à tout pour survivre ; avoir en avoir bousculé et écrasé certains au passage. Se redressant sur ses pattes arrières, Noiraud regarda tout autour de lui, les pupilles dilatées ; tandis qu'il faisait tout pour chercher une sortie. Puis, des détonations se firent entendre, puissantes, violentes, et l'entrainant dans un hoquet enflammé. Un vampire qui se tenait devant lui se mit à flamber, tandis que d'autres combattants avaient également pu être touchés par cette déflagration.

Désormais presque ventre-à-terre, la pauvre Comète ne bougeait plus, regardant toujours autour de lui à la recherche d'une échappatoire. Bordel, mais quel incapable !


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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 20 Fév 2015 - 13:57

Putain mais c'était quoi ce bordel ? Bien à l'écart de la bataille Fib fixait l'amas de monstres et de... choses de toutes sortes qui s'affrontaient en beuglant. Il était arrivé à la bourre, traîné ici de force par un camarade à qui il n'avait pas vraiment porté attention. Ah bah tout bien réfléchi c'était peut-être le second en fait... ah bah oui... à grands coups de pied au cul. Enfin il l'avait chassé du Jolly Roger et confié à quelqu'un d'autre. Il devait encore être en pétard après la mission du désert. Vrai qu'ils avaient été un peu charlots quand même... Puis juuste après y'avait eu la rencontre avec Oursonne fringante. Qui lui avait bousillé la main droite. Et il se battait comment lui avec une seule main gauche de dispo ? Le médecin avait bien tenté de faire quelque chose mais ça mettrait du temps à guérir...

Un corps démembré vint s'étaler juste à ses pieds et Fib baissa les yeux, blasé. Vu l'âge ce devait être un garçon perdu. Un bout d’œil roula juste à coté de sa main, essayant sans doute de rejoindre son proprio. Dommage petit œil, il est crevé ton proprio, il risque pas d'avoir besoin de toi à nouveau...

Une odeur de chair brulée parvint aux douces narines du tétrodon. Ca lui donnait la dalle tout ça, il aurait payé cher pour un peu de bouffe. Oswald était jamais là quand il fallait. Ah mais sii, juste là. Coucou Oswi, essaye de survivre un peu quand même hein. Fais attention à toi, y'a une momie qui a décidé de te bouffer le cul. Alalala ce Oswald, toujours le premier à s'amuser. Oh mais il y avait l'artificier aussi, qui faisait mumuse avec ses bombes. Plutôt efficace, il faut bien le dire : il y avait des petits bouts de monstre un peu partout. Fib vit même un morceau de loup-garou finir son trajet sur la tête d'un petit garçon perdu qui éclata en sanglots. Allez pleure petit tu pisseras moins ce soir comme on dit.

Une flèche indienne vint transpercer la poitrine d'un vampire. Bien visé. Fib leva les yeux pour trouver le tireur, finit par le dénicher et sentit une bonne vieille vague de haine pure lui tordre les boyaux. Va crever en enfer foutu indien, fais-toi bouffer par une goule. Voilà... c'était malin... il l'avait foutu de mauvais poil.

Fib saisit son coutelas de sa main valide et se dit que, tant qu'à être là, autant faire sortir le trop plein de violence. Les ennemis étaient lent, il n'avait pas peur d'eux. Fib n'avait jamais peur de rien, sauf de la douleur. Ce n'était pas cette bande de pourriture sur patte qui risquait de lui faire grand mal. Il s’élança dans la cohue, donnant des coups à droite et à gauche, rapide, silencieux. Aaaah sentir le couteau s'enfoncer dans la chair, l'odeur dégueulasse d'ennemis à moitié pourris, sentir leur sang parfois séché lui éclabousser le visage... il n'y avait rien de plus grisant, rien de plus libérateur. Il donna un nouveau coup, libérant au grand air les tripes à moitié séchées d'un zombie qui continua à avancer, se prit les pieds dedans et termina sa course sur un indien qui passait par là. Ah bah débrouille toi avec ça mon gars.

Il continua son chemin. La, la, la ♪ une vraie petite promenade de santé. Il devrait se la ramener plus souvent le croquemitaine, ça occupait. Et puis après comme ça on dormait mieux le soir. Croquemitaine dans son lit, bonne sieste à vie ! Quoi ? C'était pas ça l'expression ?
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Freckles
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 20 Fév 2015 - 14:56

C'était presque comme la guerre.
C'est ce qu'il se surprit à penser lorsque la momie tentait avec ses dernières forces de lui bouffer le bras. Il y avait des cris et des pleurs, des grognements, des rugissements, des bruits d'explosion. Mais surtout, surtout des cris. Des cris de monstres, sourds et immondes, des cris de douleur, des cris de guerre et des cris d'enfants. C'est eux qui le ramenèrent à la réalité. Avant qu'un coup venu de nulle part l'envoie rouler sur le sol avec son adversaire enrubanné.
Bam bam bam, son cœur battait fort, fort dans son crane. Il se retourna trop vite pour voir son agresseur, et il ne vit que des étoiles blanches, lumineuses, douloureuses. Quoi ? Le Croquemitaine avait des plantes carnivores aussi ? C'était trop pas juste ! Il essaya de se décoller du sol, étourdi, mais l'horreur se rappela à lui en tentant de l'étrangler avec ses bandelettes. Il étendit vainement le bras pour tenter de récupérer sa lame qu'il avait planté dans le front de la bestiole, ce qui ne semblait pas lui faire grand chose. Quelque chose explosa tout près d'eux. D'autres hurlements vinrent lui vriller les tympans, puis les crépitements d'un feu qui prenait au milieu des corps tombés. Une idée. Il poussa de tout son poids sur la momie et la fit basculer au milieu des flammes, et lui avec, avant de rouler de l'autre coté à nouveau. Les bandelettes, ça brûle bien, il constata avec satisfaction alors que la bestiole poussait des cris d'agonie.

Il se releva difficilement et porta une main à l'arrière de sa tête et la retira pleine d'un truc rouge et poisseux. Du sang ? Non. C'était sucré. Comme de la confiture. Il avait la gorge en feu et le souffle court, et ne voyait rien au milieu de la fumée. Un garçon perdu tomba devant ses yeux avec un cri déchirant. Il cherchait des visages connus, frénétiquement. Un chef protège les siens. Il trébucha au hasard au milieu des combats, désarmé et toujours étourdi par une douleur qui lui vrillait le crane.
Des Peaux-Rouges, des pirates, des garçons perdus, un fauteuil roulant qui volait au milieu de tout ça, il se demanda si il n'était pas en train d'halluciner. Et est-ce que - est-ce que ce truc était un dragon ? Ahuri, il faillit bien se faire décapiter par un coup de lame perdue.

Il repéra un Grenouille tremblant et terrifié, un loup-garou embroché sur sa lance. Freckles s'illumina comme si c'était le plus beau jour de sa vie. Zigzagua vers lui et tenta de lui ébouriffer les cheveux, manquant de l'éborgner au passage. Il ne voyait pas très net.

« Grenouille ! » Sa propre voix lui paraissait lointaine, comme à travers l'écho d'un tunnel. « Tu l'as eu ! Je suis trop fier de toi. Tu tiens le coup ? »

Visiblement non, mais ça lui passait largement au dessus de la tête. Tête qui n'était pas dans le meilleur de ses états d'ailleurs. Il continuait de sourire d'un air crétin. Se tournant vers le cadavre du loup-garou, il commenta « dégueu », ramassa une épée abandonnée par terre avant de s'éloigner en vacillant. Le liquide rouge qui lui coulait sur le front n'était définitivement pas de la confiture.

hrp:
 
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 20 Fév 2015 - 21:30




La nuit, tous les chats sont gris. La nuit les a envahis et ils se dressent enfin contre elle, ensemble. Cette nuit, ils sont tous du même côté. La vie contre la mort. Vitaliy contre les morts. Des monstres contre d'autres monstres.
Il a été fort intrigué lorsqu'il a reçu le message de sable d'or. D'où venait-il ? Il se pourrait qu'il s'agisse d'un piège, mais parfois mieux vaut s'y jeter qu'attendre de se faire dévorer... Si le message dit vrai, Peter Pan et son île sont en danger, donc sa vie à lui est en danger. Vitaliy est surpris de voir ses compagnons de bord répondre à ce message en prenant les armes, eux qui passent pourtant tant de temps à traquer l'Enfant roi et à espérer le voir mort. Au fond, ils doivent savoir que ce serait leur perte, sinon pourquoi ne pas en profiter pour simplement lever l'ancre ? Comme ces hommes sont inconstants.

Vitaliy les suit jusqu'au village sinistre qui doit être leur champ de bataille. Il adresse un sourire à la lune et elle le lui renvoie. Le Croquemitaine éclaire la nuit avec sa face blafarde et ce sourire qui semble presque familier à Vitaliy. Il n'a pas peur. La scène a quelque chose de touchant. Au milieu de ce paysage lugubre aux pierres tombales décrépies, les monstres d'horreur dont Vitaliy ignore les noms leur font face. Non, il en reconnaît quelques uns : les vampires, il connaît bien, on lui a déjà dit qu'il en était un. Il décide donc de s'attaquer à ceux-là en priorité. Le signal est donné par les mots si bien choisis du Croquemitaine, auxquels le cuistot du Jolly Roger répond dans la même veine :

À table !

Vitaliy sourit de plus belle et montre ses crocs aux vampires. Il doit bien l'admettre, les leur sont plus impressionnants. Mais il n'hésite pas à se jeter sur eux, dégainant son sabre, son couperet de boucher à la ceinture. Les cris, les pleurs et les rires nerveux se mêlent aux grognements des Horreurs et aux bruits des coups de toutes sortes : mains nues, lames, griffes, fauteuils volants, poings... végétaux. Vitaliy s'apprête à frapper un vampire quand une sirène lui vole sa proie avec plus d'appétit qu'il aurait cru possible pour cette chair déjà morte.

Après vous ! lui crie-il avec toute la galanterie que peut contenir un cri.

Une explosion retentit, Starkey n'est pas loin. Vitaliy profite du couvert de la fumée pour dépasser les gamins qui étaient en première ligne – certains sont au sol, il ne sait dans quel état –, et frapper du sabre à tout va. Tout ce qui tombe sous ses coups est un ennemi, normalement. Et si non, il est au moins certain qu'il ne s'agit pas de Peter Pan. C'est lorsqu'il décrit un arc de cercle pour décapiter un zombie d'un coup de sabre qu'il remarque Fib, son petit préféré du moment. Vitaliy est presque agacé de le voir ici, il ne voudrait pas qu'il lui arrive malheur, il n'en a encore rien tiré. Mais la bataille fait rage et le Glouton ne lui accorde pas davantage de pensées pour le moment. Il dégaine enfin son couperet : ça va être une vraie boucherie.


Dernière édition par Vitaliy le Sam 21 Fév 2015 - 16:59, édité 6 fois
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Ancien Chef Delaware
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 20 Fév 2015 - 21:36

Paon Chamarré avait appelé solennellement chaque membre de la tribu à assister au curieux miracle qui s'était produit. Un énorme œuf en chocolat trônait devant le feu sacré. Un bien curieux objet qu'aucun Delaware n'avait encore jamais vu. Un présent d'un Esprit, probablement.

L'oeuf s'était ouvert, dans la stupeur générale, délivrant son message.

Les Delaware n'étaient pas de puissants guerriers comme les Piccaninny. Ils n'étaient pas connectés à la Nature comme les Hurons. Mais ils demeuraient un peuple fier, prêts à donner leur vie pour le bien de l'île et de ses habitants.

Le camp tout entier s'agita sous les chants guerriers. Paon lui-même participa à cette liesse, bien différente des fêtes habituelles. Le chef choisit soigneusement chaque couleur, chaque symbole, peignant son corps. Ces marques étaient son armure, un langage plein de sens, des prières adressées aux Esprits pour armer son bras, veiller sur son âme.

Une longue procession s'engagea jusqu'au village. Harfang Cendré ouvrait la marche, juché sur l'un des enfants de l'Esprit-Loup. Paon lui emboitait le pas, la tête haute sous l'imposante coiffe de plumes, le visage grave. Sa main tenait fermement un tomahawk, unique arme dont il savait user. Le Delaware n'avait jamais été un véritable guerrier, et encore moins un chasseur émérite. Mais son courage et sa ténacité sauraient, probablement, faire la différence.

Sans compter les herbes qu'il avait longuement mâché. Des herbes destinés à chasser la peur qui pourrait étreindre son cœur, au moment fatidique.

La bataille ne tarda guère à se lancer. A croire que c'était le Croquemitaine lui-même qui avait envoyé les missives, usant de ce piège pour mieux appuyer sa victoire, pour nourrir ses enfants affamés.

Levant haut les bras, Paon Chamarré opéra une gigue endiablée. Ses multiples bracelets et colifichets se mirent à produire un vacarme de tous les diables. Le chef se mit à hurler un chant endiablé, courant à la rencontre des Horreurs qui se présentait sur sa route. Mais les Enfants Perdus et autres guerriers déchainaient déjà leur hargne, évincant les cibles qui se présentaient à sa portée. Une jeune fille riait convulsivement, un rire communicatif que Paon reprit.

« Riez, Visage Pâle, riez ! Le rire chasse la terreur, il repousse les ombres ! Rions tous ! Le rire réveillera l'Enfant-Roi, lui qui aime tant s'esclaffer ! »

Le Delaware rejeta la tête en arrière, se gaussant à grands bruits. La chaleur d'une défalgration le stoppa dans son fou rire. Juste l'espace de quelques secondes. Juste le temps qu'il vienne auprès du responsable et ne se mette à lui donner une rude bourrade dans l'épaule.

« Ah écumeur de l'océan, quel beau spectacle ! J'aime le feu moi aussi. Continue ton action ! L'Esprit-Feu sera peut-être charmé par tes explosifs et viendra alors nous prêter secours. »

Paon Chamarré n'était que sourire, un sourire éclatant qui semblait prêt à lui déchirer le visage en deux. Les herbes en lui chassaient la peur, chassaient le doute. Il ne voyait que des âmes emplies de vie, désireuses de ramener la lumière sur l'île. Il ne pouvait que saluer tant de courage, applaudir face au massacre, saluer ces guerriers d'un jour.

Un squelette vint à sa rencontre, ses os s'entrechoquant dans un tintement infernal. Paon Chamarré ouvrit grand les bras, comme s'il accueillait là un vieil ami de longue date. Dès que l'Horreur fut à sa portée, Paon tendit son bras armé et frappa d'un grand coup. La pierre du tomahwak frappa net, et précis, brisant le crâne du squelette. Non sans se coincer dans l'os. Le Delaware dut poser son pied sur le crâne, et tirer de toutes ses forces pour arriver à extraire son arme.

« Voilà ce qui s'appelle avoir la tête dure. Pas vrai, Fumette ? »

La fumerolle au corps d'oiseau, perchée sur l'épaule du Delaware, acquiesçant en gazouillant.

Résumé a écrit:
Paon a suivi Harfang Cendré qui ouvrait la marche des Delaware. Il encourage Joy à rire (mon amie toxico !), applaudit Starkey (l'art est explosion !) Il a réussi à mettre un squelette à terre.
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Scorch
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 21 Fév 2015 - 0:52


C'était une nuit d'automne, une nuit froide et humide, habituelle dans le quartier de Whitechapel. La nuit était tombée tôt, et les nuages laissaient tout juste passer une vague silhouette ronde et blanche : celle de la lune. Elle éclairait peu, et les rares brins de lumière qui parvenaient à se réfléchir sur les murs de brique mouillés et les flaques d'eau ne faisaient que rendre la rue plus glauque.
C'est durant cette nuit là que Scorch a rencontré son premier Cauchemar.
L'adolescent venait de sortir de l'usine, et il se dirigeait vers son domicile, tout en songeant à faire un petit détour pour rendre visite à ses amis, quelques gamins des rues qui passaient leur temps à se raconter des histoires pour se faire peur. Il était encore loin de sa maison lorsqu'il le vit.
Le Cauchemar.
Il a surgi de l'entrée d'une petite cour. Il n'avait pas vu le Borgne, qui était caché par l'ombre portée par une palissade, mais il allait tout de même dans sa direction. Il semblait informe et répugnant ; sa laideur n'était dissimulée que par le fait qu'il restait dans le pénombre, ce qui ne permettait de voir que sa silhouette. Il titubait, boitait, faisait parfois des petits sauts sur le côté, accélérait brutalement sa marche avant de la ralentir, comme s'il cherchait son équilibre pour compenser sa taille impressionnante, clairement inhumaine. Il était plus grand que Scorch.
Ses jambes étaient courtes, ses deux paires de bras se situaient au niveau de son cou et de ses tempes et il semblait recouvert par des bouts de tissus sales ; il avait l'allure d'un monstre avec la forme d'un mille-pattes qui tente de se tenir debout, avec des attributs humains placés au hasard sur son corps.
Mais le pire n'était pas son apparence.
Le pire, c'est qu'il riait.
À sa maladresse apparente s'ajoutait plusieurs éclats de rire enfantins portés par le vent pour former un murmure dérangeant. Dès qu'il perdait l'équilibre, dès que son abdomen se penchait en avant, dès que son énorme masse s'appuyait contre un lampadaire pour ne pas chuter, des voix étouffées et hilares semblaient venir d'une multitude de gorges. Une telle joie venant d'une telle chose était épouvantable ; elle avait l'air de sortir des enfers, et de s'amuser des tortures qu'elle avait aperçu.
C'est donc cette étrange silhouette qui avançait vers Scorch cette nuit-là, avec des pas lourds, hésitants et qui zigzaguaient en marchant dans les flaques. Cette nuit-là, Scorch a eu le pire frisson de sa vie, un frisson qui l'a paralysé entièrement, du plus petit orteil jusqu'au plus fin de ses cheveux. Mais alors que la créature progressait et qu'il ne lui restait plus que quelques foulées avant d'atteindre l'adolescent, ce dernier poussa une exclamation, s'étranglant presque de surprise :

- Raton ! P'tit Louis ! C'est vous... Vous m'avez fait sacrément peur, bande de bouffons !

Le Cauchemar n'était qu'une pyramide humaine, formée par trois de ses amis. Raton, le plus âgé, portait P'tit Louis, et P'tit Louis portait un dernier enfant d’à peu près 4 ans, et dont le Borgne ignorait le nom comme l'existence. Tout cet assemblage de marmots qui riaient de leur propre bêtise et du risque de se rompre le cou avaient réussi, grâce à une simple pitrerie, à éveiller de l'effroi chez un adolescent de 16 ans. L’œil amusé de l'orphelin placé au plus haut de ce numéro de cirque confirmait que le but de leur jeu n'était pas de faire peur aux passants... Mais de s'amuser. Preuve qu'une simple atmosphère peut transformer 3 simples mômes en une bête démoniaque sortie du plus horrible des mauvais rêves.

C'est cette nuit qui est revenue dans la mémoire de Scorch lorsqu'il a appris que la casi-totalité des habitants de l’Île devaient se rendre au village d'Halloween pour combattre les Cauchemars du Croquemitaine. C'est également cette nuit à laquelle il a songé pendant le trajet, lorsqu'on lui a mis un poignard dans la main droite et qu'on l'a poussé en première ligne en pensant qu'il allait ouvrir la marche et tuer la première horreur.
Et maintenant, alors que son éternelle appréhension de la violence l'a repoussé tout à l'arrière de la foule de combattants, la bête composée de trois pauvres gamins hante toujours son esprit. Il se dit que, si il avait juste aperçu ce monstre au détour d'un croisement et n'avait jamais appris sa véritable nature, il hanterait encore ses songes à l'heure qu'il est, et il serait probablement présent dans les rangs des enfants du Croquemitaine.

- Bon appétit !

Scorch ne remarque même pas que la Lune venait d'annoncer le début de l'hécatombe en empruntant le visage du Croquemitaine, trop focalisé sur sa propre terreur et ses mains qui caressent fébrilement son précieux briquet magique, inestimable cadeau d'Iceberg, son doudou, qui est resté au Grand Arbre. Mais les premiers hurlements des combattants situés à l'avant sortent l'Allumé de sa torpeur, et allument une étincelle dans son crâne, qui se mue subitement en une idée diabolique. En temps normal, il n'y aurait jamais pensé, mais ses rares souvenirs mêlés à son imagination et à son instinct de survie lui offrent une illumination qui pourrait bien changer le cours de la bataille. Il fait volte-face et toise les habitants de l’Île qui, comme lui, se trouvent à l'arrière du champ de bataille et attendent que le groupe entier avance pour se jeter dans la mêlée. Parmi eux, des fées, des peaux-rouges, des garçons perdus, et même des pirates, qui sont loin d'être la priorité du Titan. Tous entendent l'appel sinistre de l'adolescent :

- Pour combattre des Cauchemars, il faut devenir un Cauchemar...

Sa voix est déformée par la peur et l'adrénaline grandissante, mais également par sa volonté à devenir effrayant, à entrer dans le rôle du monstre sanguinaire auquel on l'a parfois associé dans certaines rumeurs, pour imiter cette fameuse rencontre faite durant une nuit d'automne, à Londres, dans une rue froide et humide.

- Lesquels d'entre vous veulent former la silhouette du plus grand monstre que Never Never Land n'ait jamais connu ?

Joignant le geste à la parole, l'Allumé pose le genou à terre, et espère de tout son cœur et de tout son courage qui lui reste que ses compagnons comprendront le plus rapidement possible ce qu'il compte faire, car les mauvais rêves ne sont plus très loin...

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Scorch met le feu en
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Ancienne Fée
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 21 Fév 2015 - 1:38


Pyxis volait plus vite qu'yel ne l'avait jamais fait. Plus vite qu'yel ne le referait certainement pas de sitôt. Lui qui prenait toujours moult précautions pour se rendre d'un point A à un point B le message que lui avait délivré la dent était bien plus inquiétant que tout ce qui pouvait se trouver dans la jungle. Yel devait se rendre au village d'Halloween et plus vite que ça. La teneur du message avait même réussi à faire craquer la gangue de neutralité dont yel était normalment entouré. Tout le monde pouvait voir que L'Insondable ressentait, qu'yel était capable de ressentir la peur. Yel n'avait pas de souvenir particulier d'Halloween. Yel n'avait pas de souvenirs du tout à vrai dire alors bon... La seule chose pour laquelle yel était un peu déçu était que, s'ils parvenaient à triompher du mal, un cycle normal reprendrait. Ce serait la fin de la nuit perpétuelle et yel ne pourrait de nouveau plus s'aventurer hors des galeries comme cela lui chantait. Mais peu importait. La vie de Peter, du si joyeux Peter qui lui apportait tant de bons sentiments, était en danger et yel ne pouvait laisser sans réponse son appel au secours.

Lorsqu'yel parvint enfin sur les lieux il y avait déjà de nombreux êtres présents. Des enfants, des pirates, des non-humains. Yel ne savait que faire. Yel se sentait perdu. Trop de gens. Trop d'émotions différentes. La fée des étoiles n'était pas habituée à tout cela et avait un peu de mal à s'en remettre. Yel finit par se concentrer sur un jeune garçon. Pourquoi lui et pas un autre ? On ne savait pas et ce n'était pas Pyxis qui risquerait de vous aider. Jamais yel ne contrôlait tout ce qu'yel faisait. Yel fonctionnait à l'instinct la plupart du temps.

|i]- Lesquels d'entre vous veulent former la silhouette du plus grand monstre que Never Never Land n'ait jamais connu ?[/i]

Pyxis s'approcha doucement, légèrement incertain. Yel ne savait pas s'il pouvait vraiment prétendre aider à former un terrible monstre. Yel savait qu'il n'était pas si terrifiant. Ceci dit... Ses yeux rubis pourrait certainement faire l'affaire et s'il se mettait en haut de la pyramide. Et puis, si yel parvenait à s'approprier les émotions de leurs adversaires il parviendrait certainement à être au moins aussi hargneux qu'eux.

- Peut-être que je peux être utile. Je ne serais pas trop lourd. Il faudrait seulement trouver d'autres êtres pour se joindre à nous.

Yel ne savait même pas si l'enfant serait d'accord pour le prendre avec lui mais yel pensa que dans les circonstances actuelles il ne ferait pas le difficile. On ne choisissait pas ses compagnons de misère, il fallait les accepter tant qu'ils pouvaient encore nous aider. La fée tourna la tête en tous sens, attendant qu'une autre belle âme leur vienne en aide.
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 21 Fév 2015 - 4:16

Qu'importait la provenance du message qui les avait poussés à prendre les armes, les Delaware ne resteraient pas en retrait. Les guerriers étaient en tête de file, ainsi que le chef, Paon Chamarré lui-même. Son bâton de chaman dans une main, une torche dans l'autre, Merle suivait les membres de son clan aux côtés de Corneille Ardente, à l'arrière de la file. Il ne savait pas se battre. Il n'approuvait pas la violence et n'avait encore jamais eu à livrer de combat. Mais il s'agissait à présent de défendre l'île, sa mère, et de restaurer l'ordre naturel qui avait été bouleversé depuis trop longtemps. Il avait son rôle à jouer. Il était couvert de peintures rituelles qu'il n'avait pas rechigné à s'appliquer sur tout le corps en cette occasion si grave. Derrière lui, quelques Delaware portaient de quoi construire un feu.

Lorsqu'ils parvinrent à l'endroit si étrange où les camps ennemis se faisaient face, Merle fut parcouru d'un frisson. Il n'avait jamais vu cette partie de l'île et il ne reconnaissait rien, ni ce chemin bordé d'arbres morts, ni l'architecture de la terrifiante bâtisse qui surplombait la plaine, ni les créatures partiellement humaines qui s'étaient rassemblées pour affronter les habitants originels de l'île. Cela n'évoquait rien à Merle qui n'avait jamais connu que l'île, et cet inconnu ajouté à l'imminence de la bataille fit naître la peur en lui, malgré tout sa préparation. Il leva les yeux vers le ciel pour tenter de se calmer, mais l'horreur ne fit qu'empirer lorsqu'il vit qu'un visage squelettique avait pris la place de la lune. Il sentit alors un pression de Corneille Ardente sur son bras. Ils devaient s'y mettre.

Restant à l'écart du champ de bataille, le chaman, son disciple et d'autres membres de la tribu mirent rapidement en place le plus grand feu qu'ils puissent construire en un temps si restreint. Il semblait ridicule comparé au grand Feu Sacré qui brûlait au village, mais la flamme que portait Merle en provenait directement et contenait de son pouvoir béni par l'Esprit Feu. Il abaissa sa torche sur les branches sèches qui flambèrent aussitôt, puis se mit en place avec Corneille, tenant fermement son bâton et le faisant claquer au sol en rythme avec son maître. La bataille faisait rage pendant que Corneille et Merle commençaient à entonner des prières à l'adresse des esprits de l'île, les grands comme les plus insignifiants. Merle avait des difficultés à refouler son angoisse, particulièrement quant à l'Esprit Lune, car si la lune n'éclairait plus la nuit, l'esprit qui lui était lié était peut-être mal en point. Mais cela n'était qu'une raison supplémentaire d'y mettre toute sa force.

Il finit par atteindre son état de concentration maximal, il n'entendait plus les bruits de la bataille et la peur avait quitté ses entrailles. Il communiquait avec l'île, avec ses petits esprits. Il sut que de nombreuses fumerolles étaient devenues noires, folles de rage et d'humeur destructrice. Il était plus difficile de maintenir le lien avec elles lorsqu'elles étaient dans un tel état, mais Merle n'avait pas le loisir de douter de lui dans une situation pareille. Il devrait les guider dans la bonne direction, les contenir. Il était un chaman, après tout.

Il rouvrit brusquement les yeux sur le feu et fit claquer son bâton avec force. Le vacarme de la bataille devint assourdissant, mais il maintint sa concentration. Il avait réussi à invoquer une quinzaine de fumerolles, la plupart encore blanches, bien que la violence et la confusion qui régnaient risquaient de les altérer si Merle n'y prenait garde. Repérant des alliés tombés, il guida ses fumerolles à leur rencontre pour les aider à s'éloigner du champ de bataille s'ils étaient blessés. Il remarqua alors la petite silhouette noire et tremblante d'une comète qu'il avait déjà rencontrée et sentit son cœur se serrer. Il n'aurait pas pensé voir Noiraud s'engager dans un tel combat, la petite créature n'avait de toute évidence pas sa place ici. Merle saisit sa torche et, précédé de trois fumerolles qui vinrent entourer Noiraud pour le protéger, s'élança au beau milieu de la bataille pour lui porter secours. Avant de parvenir à lui, il disloqua le bras d'un squelette d'un coup de son bâton chamanique et enflamma un vampire trop téméraire. Il n'était pas plus armé que cela, un bâton, une torche, et un courage qu'il ne se connaissait pas. Il évita de justesse un coup de sabre d'un pirate qui ne fit que lui entailler superficiellement le bras, puis enfin arriva au côté de Noiraud et de ses fumerolles.

Viens avec moi, on va te sortir de là !

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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 21 Fév 2015 - 13:04

The walking in the shadow
Rencontre avec la peur  


Une dent. C'est par cette petite chose que la vie de Bourdon bascula une nouvelle fois. Depuis la tombée de la nuit noire, plus que d'ordinaire vint une nouvelle journée. Du moins, en théorie. L'horloge biologique de Bourdon sonnait comme Big Ben et l'heure du petit matin avait sonnée ! Péniblement, il s'étira de tout son long  et quitta son lit. « Tintements »

En face de son miroir (un de ses nombreux trésor rapporté de l'île), il s'étira le visage et fit une grimace. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu' il remarqua qu'une fois de plus, on l'avait amputé de quelque chose... Bourdon s'effondra. Les larmes coulèrent le long de ses joues et s'écrasèrent sur le sol. « Plic...Ploc... »... Cette absence l'affectait. Peut être qu'il en faisait trop... mais... une fois de plus, il lui manquait quelque chose ! Après son aile, peut être devrait-il se « greffer » une dent ? Comment allait-on l'appeler désormais ?!

« Non, non et non ! Assez de moqueries ! » pensa Bourdon.

La tristesse s'évada lorsqu'une boule de lumière apparut devant lui. Elle se fendit en deux. Libérant de la poussière dorée qui se répandit dans le ciel en formant dans son sillage un message à délivrer.

« Petit peuple de magie, le roi s'éteint et la terre se meurt. Il vous faut maintenant prendre les armes pour chasser les Horreurs de notre pays, au risque de prolonger éternellement la nuit. Intensifiez votre poussière, votre force et votre courage, afin de combattre le noir avec rage. Marchez sur le territoire du Croquemitaine et rendez à ce pays sa lumière souveraine. »

« Le...le roi ? » Balbutia Bourdon.

Peter, le roi volant était en train de mourrir ? La mort ? Encore... Après la disparition de Rose et des épreuves lors de l'incendie de la forêt en compagnie de Vermeil (qu'il n'avait plus aperçu depuis), Bourdon détestait l'idée de perdre quelqu'un de plus ! Aussi, il enfila sa tunique, enfonça sur son crane son bonnet vert et emporta avec lui une relique qu'il emmitoufla dans une toile de soie gardée précieusement par sa sacoche en bandoulière. Bourdon quitta son arbre et emprunta les sombres chemins conduisant à Halloween Town. Lentement, la peur s'insinua en lui.

Elle continuait de s'infiltrer dans tous son être comme un poison. Bourdon ne s'en rendit pas vraiment compte. Il n'avait pas encore vraiment été confronté à ce sentiment, ça non. L'obscurité bien que déjà présente semblait s'alourdir au fur et à mesure qu'il avançait. Là, le poison de la peur devint palpable et ses mains commencèrent à frémir. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il vit les deux armées se rencontrer. Son corps refusait de bouger, ses pieds plantés dans le sol, enracinés. Et là... il vit ce à quoi ressemblait la peur... Masse noire, longs bras griffus enlacés autour de bourdon. Une douce étreinte qui réveillait l'effroi en lui.

« Héros...Héros...Héros... » marmonna Bourdon.

Inconsciemment, pour se donner du courage, il déballa de sa toile, la relique qu'il avait emportée. Elle luisait légèrement... cette épée fabriquée par le petit être. De taille féerique, elle avait été composée à l'aide d'un éclat de sabre trouvé dans la rivière. Sa garde, son pommeau et le manche était en bois torsadé, gravé d'une rose en son centre. Cette relique, Bourdon la croyait capable de trancher la nuit elle même. Bien sur, elle ne restait qu'un outil tranchant, mais tout les héros possèdent une bonne arme ! Ça, Bourdon l'avait lu dans les livres de « Contes & Héros » (ou plutôt, vu, grâce aux nombreuses images que les ouvrages contenaient). D'ailleurs, beaucoup possédaient également un bouclier ! Lui, son bouclier était fait de rouages et de mécanique. Greffé dans son dos, il accompagnait la fée partout. Son aile mécanique bourdonnait. D'un vrombissement, Bourdon se libéra des bras de la peur et endossa la cape du courage ! Vrombissant petit Héros que voilà, chevalier de fer qui pourfend les ténèbres de ton épée de lumière !

Rose...


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Ancienne Perdue
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 21 Fév 2015 - 20:47

- Bon appétit avait lancé l'être monstrueux qui les dominaient.

Elle était terrifiée.
C'était normal: ils jouaient tout en cet instant précis: la vie ou la mort. La fin de l'ombre, ou leur fin à eux...
Palissandre n'était pas faite pour se battre. De tous les enfants, elle était de ceux qui n'avaient jamais pu perdre cette étincelle d'innocence pourtant si fragile...
Mais elle avait une dette envers Peter, son sauveur, son roi... Elle avait des amis à protéger.
Elle était une soigneuse, son rôle c'était de veiller sur les autres.

Elle était la fille-fée, et même si fée elle ne serait jamais, elle devait mettre en œuvre tout ce qu'elle avait, tout ce qui lui restait pour cet ultime combat. Pour Soul. Pour tous ses amis qui défendaient chèrement leurs vies et ce qu'il restait de leur avenir en cet instant précis.

- Je crois aux fées!


Un premier caillou vola en direction d'une goule qui approchait dangereusement.

- Je crois en Peter Pan!

Une seconde pierre traversa l'air en sifflant, toujours en direction de la même cible.

- Je crois au Pays de Jamais!

Une quatrième pierre.

- Je crois au Pataton!

Une cinquième. Puis une sixième.

A côté d'elle, les enfants s'armaient, criaient comme elle, pour s'encourager, pour évacuer la peur. Palissandre se plaça près de Jay, bien décidée à la protéger, ramassant de nouvelles pierres en toute hâte. Elle frapperait jusqu'au bout de ses forces, que ses mains en saignent!
Pour les tout-petits, pour les Delaware, pour eux tout. Elle ferait de son mieux! Le plus longtemps possible.

Le son d'un chant appela son attention alors qu'elle brandissait une lourde pierre qu'elle s'apprêtait à jeter sur la goule qu'elle arrosait copieusement de sa colère.

- Ah vous qui pensiez avoir tous les droits !
Ici prend fin le règne de cette nuit éternelle !
Car nous vous annonçons le retour de notre roi !
Qui se lèvera avec nous, stupide donzelles !
Et que ce sang signe la fin du règne d'un fourbe tyran !
Que nous ferrons pleurer à genoux devant Peter Pan !


Et maladroitement, la petite fille reprit les deux derniers couplets tout en jetant le projectile de toute ses forces en direction de sa cible.

- Et que ce sang signe la fin du règne d'un fourbe tyran !
Que nous ferrons pleurer à genoux devant Peter Pan !


Elle tremblait. De peur, de colère. Et pourtant, une énergie nouvelle, née de l'adrénaline lui donnait des ailes.
Elle ne laisserait pas détruire son nouveau foyer.
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 22 Fév 2015 - 0:21




Combattre la peurCombattre pour la paix, il paraît que c'est de bonne guerre.



Du papier coloré, des mots terrifiants, et un terrible sentiment de vide ; voilà le court résumé du début de cette aventure. Qu'allaient-ils bien pouvoir faire pour sauver Peter Pan de sa chute ? Combattre les créatures du Croquemitaine ? Quelle folie. Ils étaient déjà incapable de sauver les leurs face à des humains, alors face à des monstres.. Aujourd'hui, l'île verrait la mort et de nombreuses tombes seraient creusées ; aujourd'hui encore, la jeune fille verrait son cœur se serrer. Elle n'avait pas oublié - pas encore ! - la disparition tragique de Vinyle ; et à côté de ça, leur escapade dans le désert était encore un tendre souvenir. Le Tourne-Disque avait refusé d'y croire et pourtant, jamais plus il ne traverserait les cabanes ; jamais plus il ne viendrait à la sortir de ses songes. Adieu, petit diplomate.

C'était le cœur gros que la mère des grimpeurs avait décidé de se joindre à l'escapade. Sac confectionné et approvisionné par Moony sur l'épaule, Amy se sentait presque prête à affronter ces cauchemars. Presque.

Même si elle avait l'apparence d'un garçon perdu, elle demeurait plus un soutien moral que physique pour les jeunes enfants ; et ne prendrait les armes qu'en dernier recours. Un poignard et désormais des allumettes ne quittaient plus son sac ; face à une momie, elle savait désormais comment réagir. Enfin, dans les faits. Parce qu'il fallait réussir à en craquer une et à la balance à la tête d'une de ces créatures. Ce n'était pas donné à tout le monde ! Trêve de plaisanteries : ils avaient déjà mis les pieds en territoire ennemi. Des monstres, il y en avait à ne plus savoir quoi en faire ; et, pas seulement des momies. Nerveuse, la foraine ne put retenir un hoquet lorsque le maître des lieux fit son apparition dans le ciel. Bon appétit ? Ah, si elle s'était attendue à un tel accueil.

En retrait, le Tourne-Disque observa de nombreux garçons perdus foncer tête baissée dans le combat, tandis que d'autres s'essayaient à des démarches plus subtiles. Main glissée dans son sac, Amy crut sentir son cœur louper un battement lorsqu'un bruit attira son attention. Mais ce n'était qu'un petit garçon - bien trop jeune - qui n'avait pas osé se lancer dans le combat. Elle ne connaissait pas son nom, mais se vit immédiatement rassurante ; posant une main dans ses cheveux en bataille.

« Shh.. J-J-Je r.. rr-este av.. vec toi. ... D-D'accord ? »
souffla-t-elle à la petite âme tremblotante.

Ceci dit, elle lui prit la main avant de se diriger vers d'autres perdus qui n'avaient pas engagé le combat ; ce malgré les cris, les hurlements, les flammes et les coups de feux. La panique était totale et pourtant, certains étaient encore capables de songer à des plans.

« Pour combattre des Cauchemars, il faut devenir un Cauchemar... » fit alors un Géant ; qui n'était en réalité qu'un garçon perdu.

Cette étrange silhouette de garçon bien trop grand pour être encore un enfant, Amélie l'avait déjà croisé ; et si taille de géant était restée dans son esprit, elle ne le connaissait au fond que très peu. Et pourtant, elle ne put s'empêcher de trouver son idée intéressante. Mais, comment effrayer des créatures de la sorte ? A moins qu'il n'ait une horreur dissimulée derrière son œil bandé, la jeune fille ne savait pas comment il pourrait bien faire.

« Lesquels d'entre vous veulent former la silhouette du plus grand monstre que Never Never Land n'ait jamais connu ? »

Ceci dit, le perdu posa genou à terre, sous le regard interloqué de la mère des grimpeurs. Attendait-il à ce qu'on lui grimpe sur le dos ? Sans doute. Le tintement caractéristique d'une fée se détacha rapidement du bruit de fond environnant, tandis que celle-ci faisait entendre le son de sa.. voix :

« Peut-être que je peux être utile. Je ne serais pas trop lourd. Il faudrait seulement trouver d'autres êtres pour se joindre à nous. »

Toujours en silence, la jeune fille baissa la tête en direction de son petit protégé pour lui offrir un sourire grimaçant ; peut-être que ça l'intéressait, lui, de grimper ? Après tout, ça pouvait lui changer les idées.

« Moi ! Moi je peux te porter ! J'aimerai beaucoup, groar ! » siffla une voix au ras du sol. « Je fais bien le monstre, hein ? »

Sortie de ses pensées, le Tourne-Disque sembla dérailler lorsque son regard se posa sur la petite chose qui avait déboulé de nulle part ; comme apparaissant au milieu des pieds des garçons perdus.

« Qu-qu-qu'est-ce.. .. qu'tu'fiches'ici. »

Ces mots, la jeune mère les avait soufflé d'une seule traite, comme s'ils n'en étaient qu'un seul. Kestufichi ? Bonne question, que faisait sa poupée animée dans le coin ? Elle lui avait pourtant dit de rester aux cabanes avec les plus jeunes ! Qui s'occupaient d'eux désormais ? Espérons qu'ils se soient réfugiés auprès des mères qui étaient restées là-bas.

« Ils faisaient que brailler là-bas, ouin ouin et bla bla bla ! Ici, je peux me rendre utile ! Alors, on le fait ce monstre ? Les vrais vont pas nous attendre ! »

C'est que cette petite saloperie n'avait pas tort. Un soupir s'échappa alors des lèvres de la mère, qui ne put s'empêcher de reporter son attention vers l'enfant pleurnichard. Un simple non de la part de ce dernier suffit à lui faire comprendre qu'il n'avait aucune envie de monter sur le dos du géant. Soit, Amy n'avait donc plus vraiment le choix. L'ancienne vagabonde grimpa alors sur le dos de cet étrange garçon, avant de tendre la main en direction de sa poupée pour la prendre sur son épaule. Il n'en fallut pas plus à cette dernière pour grimper sur sa tête, avant d'inviter la Fée à s'inviter sur la sienne.

Peut-être que les monstres allaient mourir de rire ?


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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 22 Fév 2015 - 1:51

Les armées se faisaient face. Alive contemplait cette vague de mort se fracasser contre la volonté des vivants. Ces derniers mettaient leurs différents de cotés pour vaincre cet ennemi commun qui les menaçaient tous. Cette vision ne gonfla pas le coeur de la chasseuse d'espoir. Bien au contraire.

Elle était pétrifiée de terreur. La Souris aurait fait n'importe quoi pour pouvoir se terrer dans un petit coin et attendre que les choses se fassent. Son corps se révoltait, se défilait tandis que sa raison lui martelait, lui répétait qu'il fallait avancer. Au moins un pas. Avancer. Un pas.

Mais rien à faire. C'était au dessus de ses forces. Et lorsque le premier combattant chargea, son sang se glaça dans ses veines.

Avancer. Un pas. Allez !

Rien, elle tremblait comme un feuille et regardait impuissante les premiers corps tomber. On la dépassait, la bousculait pour se précipiter vers cette enfer. Et elle ne réagissait pas. Se laissait ballotter comme une poupée de chiffon.

- Non... Non... Je...

Elle se mordit les lèvres comme pour se réveiller, se reprendre. Alive était un chasseuse et savait, par conséquent, se battre. Et pourtant, elle n'en avait pas la volonté. La peur la paralysait. Ses jambes ne la portaient plus. Elle se laissa tomber sur les genoux, et plaqua ses deux mains tremblantes sur sa bouche pour réprimer un vomissement.

- Maman... appela-t-elle

Ses larmes brouillaient sa vision. Et quelque part, cela la rassura de ne pas pouvoir parfaitement distinguer les corps étendus au loin.


Dernière édition par Alive le Sam 7 Nov 2015 - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 22 Fév 2015 - 13:05

On ne sait jamais vraiment ou regarder, lors de guerres pareilles. Lorsque le sang, les membres, les cris, les hurlements, les rires fusent de toute part, quelque chose se déconnecte en nous. Harmony se tenait près de ses Artisans, sans bouger. Ses pupilles étaient dilatées. Son regard paraissait vide. Et pourtant. Une étrange lueur y vibrait. Une lueur d’un autre temps.

C’était une impression de déjà vu, qui faisait vibrer tout son être. Cette odeur de mort lui était elle aussi familière. Harmony posa sa main sur son visage, camouflant son nez et sa bouche. Les odeurs de poudre et de mort se mélangeaient. Une odeur à la fois insupportable et étouffante.
Son ouïe et sa vision étaient accaparées. Elle ne voyait plus très clair. Dans sa tête, résonnait les échos des balles et des hurlements. Des échos démultipliés. Au fond, la Mélodie était terrifiée. La guerre la terrifiait au plus profond d’elle. Il y avait aussi eu la guerre, dans l’Autre Monde. Cet endroit n’était pas si différent de ce qui se passait Là-Bas. Au fond, où était la différence ?

Aucun monde n’était parfait.
La jeune fille fit glisser son sac sur son bras. Geste mécanique, morne. Son regard était morne, vide. Sans expression. Neutre ? Elle se devait de montrer l’exemple. D’être forte, elle-aussi. Harmony prit un étrange objet de forme sphérique entre ses mains, relié à trois autres sphères et ressemblant trait pour trait au mécanisme crée par Moony. Le contact était glacé. Chaque sphère étaient liées entre elles par une cordelette à l'apparence peu solide. Ce n’était pas sa seule arme de défense. Elle portait également un arc et des flèches, dans son dos. Des objets de sa fabrication. Inspirés des armes des Peaux - Rouges.

L’Artisante en Chef tourna la tête en direction de Moony, qui se tenait à côté d’elle. Elle ferma à son tour les yeux, lorsque le Fabricant lança un étrange objet en métal, en direction d’un groupe de Cauchemar. Malgré ses paupières closes, la lumière émise par la fabrication de l’Artisan la força à poser une main de plus sur ses yeux. Harmony posa sa main sur l’épaule de Moony, lui adressant un sourire qui se voulait rassurant. Il était en l’occurrence difficile de faire mieux, dans de telles circonstances. Elle manipula l’objet en fer qu’elle tenait dans sa main droite, avant d’apercevoir une petite cordelette, semblable aux mèches qu’il était possible de trouver sur les bombes. Harmony sortit de sa poche un briquet, une création de Sparkle. La jeune fille fit flamber la mèche, avant d’appuyer sur un petit bouton, qui dévoila une ouverture. Un étrange sifflement se fit entendre, ajouté aux crépitements de la mèche.

- Je me suis permise de modifier ton mécanisme, souffla la jeune fille à l’attention de Moony.

Le sifflement du mécanisme se fit de plus en plus crissant, insupportable. Un décompte mental filait dans la tête de l’Artisante.

Plus que trois secondes.
Harmony lança le mécanisme en direction du sol. L’objet roula au sol, à proximité de Créatures de Cauchemar, avant de se cogner contre le cadavre de ce qui semblait être un Cauchemar. Ou un humain.
Plus que deux.
Harmony cria à ses alliés environnants de s’écarter rapidement, et de se boucher les oreilles. Qu’ils soient Pirates, Sirènes, Peaux - Rouges, tous se serraient les coudes. Un tel rassemblement aurait été bien plus symbolique, dans d’autres circonstances.

Malgré cela, tant pis pour ceux qui n’écouteraient pas la jeune Artisante.

- Un...

Boum.

Un étrange sourire apparut sur le visage de la Chef. Ses craintes étaient, heureusement, infondées. Ses modifications marchaient. L’objet en fer explosa, dans un sifflement suraigu, qui aurait arraché n’importe quel tympan. Une gerbe de flammes s’échappa du mécanisme, immolant les Enfants du Croquemitaine qui se tenaient dans la portée de l’explosion. En espérant que les alliés qui s’y tenaient également se soient suffisamment éloignés. Dans le cas contraire, tant pis.  

Harmony tendit quelques mécanismes identiques, ainsi qu’une boîte d’allumettes aux autres Perdus qui se tenaient près d’elle. Elle ne saurait dire combien elle en avait donné. Ce combat lui faisait perdre la notion des choses.  

- Lorsque vous aurez allumé la mèche, appuyez immédiatement sur ce petit bouton. Ne tenez pas le mécanisme plus de trois secondes dans vos mains, après ça. A moins que vous n’ayez envie de mourir immolé.

C’était un ton de Chef. Tranchant, dur. Aucun tremblement ne se faisait entendre dans la voix de la Mélodie.

- Nous combattons pour notre liberté à tous, déclara t-elle aux Artisans qui se tenaient près d’elle, gardant ce ton décidé, et contrôlé. Je sais que vous n’avez pas tous l’âme de combattants, et moi non plus. Mais nous n’avons pas le choix. Vous êtes des Artisans, usez de votre ruse et de votre imagination. C’est là votre plus grande force.

Harmony brandit l’arc qu’elle tenait auparavant dans son dos, ainsi qu’une flèche. Une flèche ou était accroché des tissus, imbibés d’un étrange produit. Une cordelette pendait au bout de chaque tissu. Des cordelettes que la jeune fille alluma à l’aide de son briquet, avant de bander son arc. Elle ne prit pas la peine de viser, se contentant de laisser partir la flèche, tout en hurlant aux Pirates et Peaux-Rouges environnants de s’écarter. La flèche, pareille à une lance embrasée, trancha la foule, puis les ténèbres.

Une autre flèche partit à son tour.

Hors RP:
 


Dernière édition par Harmony le Dim 22 Fév 2015 - 15:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   

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