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Alive
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♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 170
✘ SURNOM : la Souris
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✘ DISPO POUR RP ? : EN RECHERCHES DE RPS
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Fiche


Elle cauchemarde en lightskyblue.

Avatar de Zerochan
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 15 Mar 2015 - 17:00

Les bras froids d'Arrow étaient glaçaient et réchauffaient la petite chasseuse qui se raccrochait à se semblant de sécurité. Elle tentait de vider son esprit de ses pensées pour chasser la peur. Il ne fallait plus penser à Tommy. Il ne fallait plus penser à cette odeur de pourriture. Il ne fallait plus penser à la faim.
Malgré sa détermination, elle se rendit compte qu'elle mâchouillait les doigts du garçon instinctivement, comme pour se rassurer à la manière d'un bébé et sa tétine. Cela pouvait paraître ridicule mais elle sentait le goût de la chair de son camarade, un goût infecte mais entêtant. Alive consacrait toute son énergie à retenir sa mâchoire d'arracher ces délicieuses sucreries aux mains du garçon.
Arrow remarqua-t-il son embarras ? Quoi qu'il en soit, il retira ses doigts avec douceur. La Souris ne savait pas si c'était du soulagement ou de la déception qu'elle ressentait. Peut-être un peu des deux...

" Faim, faim... "

Alive garde les yeux clos. Mais elle entend. La voix du croquemitaine, son rire, les plaintes de certains. Puis la clameur qui raisonnait autours d'eux

JE CROIS AUX FÉES !

Alive, terrifiée à l'idée d'ouvrir les yeux sur Tommy ou sur quelques autres horreurs, n'ose pas imiter ce mouvement de révolte. Plus que jamais, elle voulait rentrer chez elle. Malgré l'oublie, malgré Peter, malgré Madame-maman, malgré Tommy. Malgré Peter.

- Tommy crois aux fées.

Du français, sa langue maternelle. Alive connaissait peu de gens venant de son pays natal, encore moins capables de parler français. En revanche, cette voix ne lui était pas inconnue. La Souris ouvrit les yeux.

- Grenouille ? murmura-t-elle.

Elle le reconnut. Il plantait son regard dans le sien. Alive devina alors ce courage et cette volonté qui semblait soudainement animer la Grenouille alors que tout semblait perdu. Alive aurait voulu être aussi forte.
Mais, réalisant le sens des mots qu'il venait de prononcer, la Souris se sentit tomber. Tommy croyait-il aux fées ? Alive tentait de se souvenir...

*******

Ils étaient tous les deux assis sur le grand tapis gris, heureux, en pleine santé, parfaitement vivant. Lucie serrait entre ses bras frêles sa poupée, la cajolant comme s'il s'agissait de son enfant. De son coté, Tommy regardait avec fascination le téléviseur où un magicien vêtu de blanc faisait léviter son assistante.

- Magie! S'écria le jeune garçon en battant des mains.

Les spectacles de prestidigitation avaient toujours séduit Tommy. L'inexplicable le rendait curieux et avide de savoir. Il voulait toujours tout comprendre. Or la magie était un concept qui le fascinait car elle ne présentait aucun moyen d'en saisir le sens. On devais se contenter d'admirer ces tours de passe-passe avec cette joie puérile qu'ils suscitaient.
Tommy, se tournant vers sa sœur, il demanda d'un ton rêveur :

- Tu crois la magie ? Moi, avec la magie, je...  Je vivrai toujours ! Comme ça je pourrai toujours jouer avec Maman et toi !

La fillette dévisagea son frère, attendrie par cette idée farfelue. Cependant, elle objecta, d'un ton tragique tout en serrant plus fort sa poupée contre elle :

- Mais nous, on mourra avant toi. Ce serait nul de voir tout le monde partir, non ?

Tommy leva les yeux aux ciel, pris dans une intense réflexion. Puis son visage s'éclaira lorsqu'il trouva une solution à ce problème :

- Aucun de nous va partir ! On a qu'à tous vivre toujours ! Il suffit de croire la magie !

Lucie éclata de rire. Ce frère et ses propos étaient simples et logiques. Mais, Tommy, lui, conservait son sérieux. Il demanda d'un ton inquiet :

- Hein ? Crois la magie, sinon on sera séparés. Promesse, hein?


*******

Lorsqu'elle refit surface, Grenouille était parti. Et un autre garçon, se trouvaient là. Elle le connaissait de vue. Il s'agissait de Wise. Il s'était laissé tomber sur les genoux près d'elle et Arrow. Alive le regardait d'un air vague. Que voulait-il ?

Une silhouette féline trottinait vers elle. Une langue doré et rugueuse lécha son visage avec tendresse. Son ronronnement chaleureux raisonnait à son oreille. La Souris se laissa faire car cette douceur l'apaisait. C'était comme un rayon de soleil qui la réchauffait. Les larmes sur les joues de l'enfant semblaient s'évaporer sous ce soleil réconfortant. Wise lui adressa un sourire, Alive tenta de le lui rendre.
Une autre soleil apparaît. Un cerf de sable s'était formé auprès d'Arrow. Les deux créatures dorés semblaient être nés de l'imaginaire des deux garçons. La petite chasseuse se demanda si elle était capable d'en faire autant. Mais elle en doutait.

Elle écouta le chant d'Arrow, sans oser réagir, perdue dans ses pensées. Tommy étais toujours là, il la fixait avec dégoût.

- Sale viande. Tu gémis comme un porc qu'on égorge.

Alive tenta d'articuler avec difficulté :

- Je... Je crois aux... Je cr... Je crois aux...

Elle se dégagea lentement de bras d'Arrow pour se relever tout.

- J... Je crois... Je crois aux f... Je crois aux f...

La Souris ne parvenait pas à prononcer ces mots. Elle se redressa lentement tout en essuyant les larmes qui commençaient à rouler sur ses joues.

- Je crois aux... Je cr... Je crois aux f...

- Dis-le.

- Je crois aux fées ! S'écria Alive. Je crois aux fées ! Je crois aux fées !

Alive restait assise mais le dos droit. Elle ne tremblait plus. Son regard se posa sur une silhouette qu'elle semblait être la seule à percevoir.

- Tommy...

- T'as assez traîné comme ça.

Elle baissa la tête misérablement. Il lui semblait soudainement moins monstrueux. Tommy avait grandit d'une certain façon. Il avait perdu sa lumière et ne restait de lui que cette image froide de rancœur.

- Fais quelque chose. Imbécile.

Tommy se dissipa comme un brouillard, un sourire narquois semblait dessiné sur ses lèvres distordues. Son visage défiguré reprenait son humanité d’autrefois tout en s'effaçait peu à peu.

- Un jour, tu paieras.

Alive le regarda disparaître, puis son regard fou se posa sur Wise et Arrow. Ils n'avaient rien vu, sans doute. Mais cette apparition venait-elle de son imagination ? De la magie du Croquemitaine ? Était-ce réellement Tommy ? Peu importait à présent.

Squik Squik

Alive sursauta. Sur son épaule se tenait une petite boule doré. Avec une tête. Un museau. Deux oreilles. Une queue.
Le regard d'Alive s'éclaira. La petite souris en sable descendit de son épaule, dégringolant son bras au petit trot et se mit à grimper, se promener, circuler entre les enfants.
Alive la prit entre ses mains. Un sourire se dessina sur son visage blême.

- Je crois aux fées ! répéta la petite chasseuse.

Squik Squik

Le petit animal quitta le groupe au petit trot et commença à ronger les bandelettes qui enserraient certains enfants.
Alive sortit son couteau et le serra contre elle.

Une souris c'est petit. Mais ça a des dents.

" Tommy, crois en moi. "


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Scorch
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 15 Mar 2015 - 17:20

Son genou est à peine posé sur le sol qu'une fée s'approche timidement, et murmure avec une voix minuscule :

- Peut-être que je peux être utile. Je ne serais pas trop lourd. Il faudrait seulement trouver d'autres êtres pour se joindre à nous.

Scorch regarde la petite créature d'un air déçu ; même si elle a une apparence particulière avec sa tête en forme de fleur, elle n'est effectivement pas très grande, et il espérait qu'une créature ou qu'un humain subtilement plus impressionnant réponde à son appel. Mais avant que le Géant n'accepte à contrecœur, d'autres habitants de l'Ile s'approchent de lui : la Mère des grimpeurs, accompagnée d'un petit garçon et d'une poupée vivante fort enthousiaste, ainsi qu'une deuxième fée, une fée des feux possédant une apparence bien plus satanique que les autres. L'enfant qui accompagne Amy refuse de participer au dernier moment, mais ce n'est pas grave, ils sont suffisamment nombreux, maintenant.
Il ose un sourire ; leur silhouette ne sera peut-être pas si ridicule que ça, après tout.
Tout en conservant sa docilité de monture, Scorch penche la tête en avant, prêt à porter tout ce petit monde qui s'installe sur ses épaules avec une maladresse contrôlée. Une fois que tout l'équipage est à bord, l'Allumé reprend du mieux qu'il le peut son équilibre, et se redresse sur ses jambes, vacillant dangereusement. Il lui faut quelques secondes pour se stabiliser, et le temps que l'opération se fasse, les monstres se sont considérablement rapprochés. Il n'a pas même pas besoin de les voir pour paniquer, l'agitation de ces camarades qui gigotent le stresse considérablement.

- Regardez, on va devenir encore plus effrayants.

La voix provenait de la fée en forme de fleur, pratiquement inaudible depuis la hauteur où elle niche. Personne n'a le temps de comprendre ce qu'elle veut dire, car brusquement, une pluie de poussière blanche saupoudre la pyramide qui chancelle face à cette intempérie inattendue. La fée semble être à l'origine de tout ce cirque, mais impossible de le confirmer ; tout ce que l'adolescent sait, c'est que cette poudre a un effet plus que discutable.

Avant que quiconque ne puisse réagir, ou au moins hurler, un loup-garou leur fonce dessus, visiblement peu effrayé par leur silhouette titanesque. L'Allumé, coincé entre l'envie lâche d'éjecter tous ses compagnons pour se défendre et le réflexe de les protéger en fichant un coup de pied dans le museau de la bête, recule au hasard, et tombe à la renverse en trébuchant sur un caillou.
Le monstre en pièces détachées s'écroule comme un château de carte, réduisant leur plan de la dernière chance à un misérable échec, d'autant plus important que la base de ce château, le grand adolescent baraqué... Vient de s'assommer sur le sol.
Sonné, il ouvre les yeux péniblement, et sa vision est aussi floue que celle d'un myope. Tout tourne autour de lui, et il est incapable de comprendre que ses camarades sont en train de se battre avec le lycanthrope. Ce n'est qu'après le combat que Scorch parvient à s'asseoir et à répondre à l'inquiétude d'Amy par un bref grognement. Ce coup à la tête fait défiler le temps beaucoup trop vite, vingt secondes semblent n'en durer que deux, et en conséquence, il ressent une puissante forme d'impuissance, similaire à celle que ressent un escargot qui regarderait des jaguars se battre.
Hagard, exténué, son regard se pose sur deux pieds en face de lui, et croyant qu'il s'agit de ceux d'Amy, il souffle :

- On va retenter, on va essayer d'être plus effrayants, plus bruyants, ça va marcher...

Il se relève péniblement, et fait face à son interlocutrice, qui...

Qui le dépasse ?

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARG !

Son cri de terreur ressemble plus à un rugissement qu'autre chose, et il est tellement puissant qu'il tombe sur son arrière-train. Horrifié, les mains tremblantes, il regarde vers le haut, la bouche entr'ouverte.  

- T... Toi...

Plus grand. Hilare. Monstrueux. Maladroit. Titubant. Souriant. Difforme.
Des bras sur les tempes. Des têtes sur le torse. Des yeux sur le ventre. Des lambeaux de vêtement faiblement accrochés.
C'est lui, c'est le vrai, il est réel.
Aussi traître et vif qu'un coup de tonnerre, le mille-patte humain se jette sur le sol, riant d'avance de pouvoir écraser et de dévorer l'adolescent vivant. Ce dernier s'accroche à ses réflexes de survie et lève les deux jambes pour le repousser, mais la masse qui lui fonce dessus est tellement imposante qu'il peine à ne serait-ce que la faire reculer. Le Cauchemar tente de l'attraper avec ses multiples bras atrophiés, de lui dévorer les pieds avec ses innombrables bouches, mais il peine également ; sa cible lutte pour sa vie, et refuse de le laisser progresser davantage. Il use de tous ses moyens pour le faire craquer ; bave dégoulinante, grimaces inhumaines, petits cris et rires dérangeants... Mais Scorch est trop focalisé sur sa terreur et sur ses appels à l'aide.

- AA... AAAA... AU SEC... AU SECOURS, AID... AIDEZ M...

Il se tait brusquement.
Une momie s'est approchée de la lutte pour palper le bandage du Borgne avec sa main, et après cela, tout s'est arrêté. Le Cauchemar se relève, et s'éloigne, suivi par le monstre de bandelettes. Ils ont entendu un appel que seuls les mauvais songes ont perçu.

- Regardez le ! Regardez le, votre roi !

Même s'il est épuisé, même s'il est encore choqué par la nature de son précédent assaillant, Scorch trouve la motivation et l'énergie pour se lever, les cuisses aussi tremblantes que des flans dans un tremblement de terre. Au loin, à 100 mètres, au-dessus des têtes des monstres, des enfants, des fées et des pirates, il le voit.
Le Croquemitaine. Le Croquemitaine qui porte le cadavre de Peter Pan.

Secoué par tout ce qu'il se passe, le cerveau de l'Allumé disjoncte, et en guise de réflexe, il tente d'ouvrir la bouche. Il n'a rien dire. Peut-être qu'il ne va rien à dire, peut-être qu'il va juste hurler, appeler l'Enfant-Roi en espérant qu'il se réveille, qu'importe. Il veut juste ouvrir la bouche.
Mais encore une fois, tout ne se passe pas comme prévu.
Son bandage, son propre bandage, la mince couche de tissu qui a empêché son œil gauche de s'infecter et de pourrir pendant toutes ces années, se met à l'attaquer. Avec la rapidité d'une pieuvre qui enlace son repas, les bandes de coton se mettent à enrouler le visage, le crâne et le cou du Géant avant même qu'il ne puisse réagir d'une quelconque manière. Il essaye vainement de l'attraper, de tirer, de l'arracher, mais rien à faire, il est peu à peu emballé comme une larve de papillon, et sa respiration est de plus en plus pénible. Cette énième lutte lui pompe toute son énergie restante, et après un dernier soubresaut, une dernière tentative d'ôter cet énième danger quitte à s'arracher la peau, il tombe raide sur le sol.
Vaincu.

Spoiler:
 






Avatars:
 

Scorch met le feu en
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Keith Jackson
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 15 Mar 2015 - 17:42





La poiscaille prend finalement dl'élan et m'bondit d'ssus. Alors quj'ferme les yeux pour pas voir la mort m'prendre... Bah y a rien qu'y s'passe.
J'ouvre un œil : pas d'écailles en vue.
L'autre œil : pas d'sale gueule dans l'périmètre. 'Fin si, y en a plein, mais pas celle d'ma chienne d'môman.
J'tente d'me relever mais les spasmes électriques m'refoutent à terre. Satanée douleur, t'vas vraiment m'faire tourner dingue !
J'mets un certains temps avant d'voir tout l'bazar.
Heureusement j'étais du bon côté du champ d'bataille. Non parce qu'vous savez, l'Gars d'Cauchemar, il est vraiment grand, et il fout vraiment la pétoche, alors j'ai pas trop envie d'me retrouver trop prêt d'lui.

C'est là quj'vois le machin tout mou dans les bras squelettiques c'est l'cas d'le dire haha du Croquemitaine.
C'est l'foutu Gamin Volant ! Et il a l'air sacrément mort !
J'ai envie d'applaudir l'discours du Grand Méchant, vraiment, d'sauter de joie, d'rire.
Puis des ombres rentrent dans l'corps du gamin, on dirait qu'elles l'dévorent dl'intérieur, c'est assez écœurant j'dois avouer.
Et alors qu'le silence écrase l'Île toute entière, j'entends l'rire d'mon bon Capitaine. Ah ça, c'est vrai qu'il doit être content ! Et moi aussi, qu'est-ce que j'suis heureux !
J'ai envie d'danser, comme pour l'discours du Croquemitaine.
Mais alors, pourquoi j'le fais pas ? J'sais pas, j'y arrive pas.
J'reste aussi silencieux qu'les autres.
Pourtant j'suis heureux non ? Soulagé même !
Mais c'pas chaud, tout au fond d'moi, c'est dur et froid.
Je comprends pas très bien...
Les fées tombent autour d'moi, mortes. Là encore j'devrais sauter d'joie, mais j'y arrive pas.
Que'que chose va pas chez moi, j'me suis fait ensorceler ?
J'reste prostré comme ça, les yeux au sol plein d'sang et d'corps morts, parcouru d'spasmes électriques.

Puis un cri fracasse mon absence d'zombie.
Frapper dans ses mains ? Y a vraiment des débiles sur c'te foutue Île.
J'aurais l'air d'quoi à taper dans mes m...

Clap Clap

Oh bordel, ces mes mains qu'ont claqué comme ça ? J'leur ai pas dit d'le faire. Pourtant elles continuent.
"Je crois aux fées" ? Non mais y sont pas biens. J'crois en rien du tout d'volant et d'maléfique comme ça moi ! J'en ai tué plein des fées en disant quj'croyais pas en elles, j'vais pas commencer à dire l'contra...

"J'crois aux fées !"

J'pince les lèvres, les yeux écarquillés par c'que j'viens d'dire.
L'pire, c'est qu'ça sort encore une fois :

"J'crois aux fées !"

Et j'les vois clignoter par terre.
J'avance avec tous les autres frappant des mains et criant c'te phrase totalement absurde.
Mais qu'est ce qu'y m'arrive ?
Une sorte d'hippopotame en peluche géant apparaît à côté d'moi et marche comme un patapouf silencieux. Y ferait presque peur c'gars là. Puis d'où y vient ? Et qu'est ce qu'y...
Oh et puis merde, j'arrête d'me poser des questions.

code par trush, alias barthélemy sur Skies Kingdom



Résumé:
 
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Stealth
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 15 Mar 2015 - 18:57





Combattre la Peur
La monstrueuse...
Event




Tes liens se rompent et disparaissent dans la fange.
La pluie a cessé elle aussi.
Mais ta poitrine reste compressée, l'air entre toujours aussi difficilement.
Maintenant que l'illusion s'en est allée, tu réalises que des bandelettes de momie recouvrent ton corps et t'étouffent.
Tu tentes de te relever et aperçois le Croquemitaine, à dix mètres de toi à peine.
Tu recules vivement, en rampant à moitié et rejoins les rangs alliés.

C'est là que ton monde s'écroule, dans les bras du Cauchemar.
Dans ce petit corps agonisant qui fut ton roi, ton sauveur.
Tu retiens un cri quand il s'écrase sur le sol.
La pluie recommence à tomber.
La tête baissée, tu reçois l'horrible discours comme on reçoit la lame d'une exécution.
Alors les ombres - celles que tu pensais avoir dompté, celles qui t'avaient emporté dans le désespoir quelques minutes plus tôt - prennent d'assaut le corps du roi déchu, le déchiquettent, le brisent et le tuent.
Alors tout s'effondre en toi.
Une simple coquille vide dans laquelle résonnent les rires du Capitaine et du Cauchemar.
Des corps sans lumière et sans vie tombent tout autour de toi.
Tu les vois à peine.
Tu ne vois que le la silhouette grise qu'est devenue l'éclatant Peter Pan.
Tu ne vois que la main acérée transpercer sa poitrine et y arracher son cœur d'oisillon pour le dévorer.
Tu vomis. La pluie efface tout, même les larmes sur tes joues.

La pluie t'efface...
Tu n'entends pas l'enfant crier, tu n'entends pas les mains claquer, tu n'entends pas non plus l'hymne d'espoir.

Et puis...
La pluie cesse.
Tu clignes des yeux, reprends contact avec la réalité, avec ces habitants de l'Île Imaginaire qui scandent et frappent en cœur.
Une fée reprend doucement vie à côté de toi. Tu te penches vers elle et lui murmure :

"Je crois aux fées."

Elle clignote de plus belle, frémit et ouvre les yeux.
Tu lui souris doucement, lèves la tête vers le Croquemitaine et ses horreurs. Alors ton sourire devient farouche, tu empoignes Elinor tombée non loin et te remets sur tes jambes, le souffle court et les mouvements lents mais debout.

Un hennissement se fait entendre et tu fais volte face : Mac galope vers toi, tu lèves la main et crochètes sa crinière afin de te hisser sur sa croupe.
Tu hurles alors à plein poumons :

"Je crois aux fées !!"

Des lueurs bleutées apparaissent autour de toi, te suivent, disparaissent puis apparaissent quelques mètres plus loin.

Les cheveux au vent, l'épée sortie, le sourire aux lèvres : l'Ardente n'est pas encore éteinte et Neverland non plus.




(c) MEI SUR APPLE SPRING



Résumé:
 








♥️ Stealth's Song ♥️

Composée, écrite, chantée par Peter Pan et Stealth

Stealth's Voice
Dessins d'avatar par Carne


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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 15 Mar 2015 - 21:00

L'odeur du sang le faisait saliver, ce n'était pas son estomac qui avait faim, c'était tout son corps. Il lui fallait du sang. Il ignora le coup de couteau qui lui entailla le bras gauche, il trébucha dans les bandes d'une momie – ou était-ce un allié fraîchement emballé dans ces bandes qui serpentaient, comme douées de vie ? – mais rien n'arrêta sa course. Pas même l'hallucination qui pénétra un instant dans son champ de vision : c'était son père qui avait revêtu des vêtements de pirate, qui l'avait abandonné pour le Jolly Roger. Pas même l'apparition du Croquemitaine, qui le glaça sans pourtant stopper ses pas. Il entendait sa voix lointaine et malfaisante, il sentait le désespoir de tous ceux qui l'entouraient, ce désespoir qui avait commencé à envahir son propre cœur mais, de toute évidence, la faim était plus forte encore. Il était comme dans un rêve, à demi-conscient mais incapable de contrôler ses mouvements. Ceux qu'il voulait aider ne sentaient pas aussi bon que le festin qui l'attendait juste-là, juste derrière cette... fosse. Il ne se rendit compte du fait qu'il s'agissait d'un trou qu'au moment où il posa le pied dans le vide et dégringola jusqu'aux pieds de Paon Chamarré. Il tenta de s'appuyer sur son bâton chamanique pour se relever mais son chef fut plus prompt à l'aider, et ils se retrouvèrent nez à nez. Il était incroyable, L’Éclatant : même dans une telle situation, il ne semblait que courage et gaieté. À sa demande, Merle lui raconta ce qu'il avait vu, et ce ne fut qu'au fur et à mesure de son récit qu'il réalisa enfin la gravité de ce qu'avait dit le Croquemitaine. Peter Pan était en danger et tout mourait !

Peter Pan... Il semblait mort. Mais je ne pense pas qu'il le soit, on peut encore... On doit le sauver !

Et sa faim l'abandonna soudain, mais l'arrivée de Corneille Ardente ne permit pas au désespoir de la remplacer pour de bon. Hissant les deux membres vampirisés de son clan hors du piège, il leur fit reprendre leurs esprit. Merle eut aussitôt pleine conscience de la situation bien qu'elle soit confuse, et il n'avait d'yeux et d'oreilles que pour les deux hommes qu'il accompagnait. Ils étaient son espoir.

Aidez-moi ! Nous allons invoquer un Esprit. Nous allons demander l'aide de l'Esprit Nuit !

Merle n'avait encore jamais invoqué d'esprit si grand, pas même avec Corneille Ardente. Mais le moment était venu pour lui de faire ses preuves, il était le digne apprenti de Corneille et un serviteur de la nature et de tous les esprits qui la gouvernaient. Un serviteur de la vie.

Il se plaça auprès de son chef et de son maître, imitant les mouvements qu'effectuait Corneille Ardente avec son bâton. Celui de Corneille était bien plus décoré que le sien, chaque ajout d'objet, de plume, de corde tressée, représentant une nouvelle étape dans la maîtrise chamanique. Après ce soir, s'ils survivaient, Merle aurait un nouvel ajout à faire, le plus important de son apprentissage jusque-là. Il imitait et répétait en différé les chants scandés par Paon et Corneille, mais à ses oreilles parvenaient d'autres sons de voix. Il entendait ça et là des enfants et des créatures plus diverses affirmer leur foi en les fées, en Peter Pan et, sa concentration défaillant un instant, Merle se joignit à leurs prières moins rituelles, mais pourtant si puissantes :  

Je crois aux fées, je crois en Peter Pan, je crois en la vie ! cria-t-il du cœur du cercle enflammé où il se trouvait.

Puis, comme soulagé, comme regagné par une confiance et un espoir plus grand, il se remit à chanter et danser pour invoquer l'Esprit Nuit. Jamais il n'avait cru si fort en son propre pouvoir, il ne doutait plus, entouré de ces deux hommes puissants. Comme eux, il était prêt à tout risquer pour sauver la vie de l'île. S'il restait un esprit qui ne s'était pas laissé abattre par la nuit du Croquemitaine, c'était lui, l'Esprit Nuit. Il était la nuit véritable, les ténèbres morbides de ces créatures de cauchemar ne pouvaient l'emporter sur Lui.


Résumé :
 
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L'Ombre
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Dim 15 Mar 2015 - 22:12

Combattre la Peur : Final





A chacun ses armes contre la Peur. Certains choisissent de crier, de rire, de taper dans ses mains, d'invoquer des forces supérieures ou de foncer dans le tas. Pour la première fois depuis que la nuit s'est abattue sur le Pays, le sourire du Croquemitaine s'effrite et s'effondre. Il a lâché le corps de Pan sans même s'en rendre compte.

Sa précieuse armée, si horrifiante qu'il ne lui imaginait aucune faille, rebrousse lentement mais sûrement chemin. Ils sont confus, désorientés. Effrayés. Comment ces enfants – à ses yeux, ils sont tous des enfants plus ou moins grands – trouvaient-ils encore la force de croire, d'espérer ? Son plan avait été parfait pourtant. Les surprendre lors d'Halloween en tournant la fête en cauchemar. Les accabler par une nuit interminable et périlleuse. Les priver de leur roi soleil. Et même lorsque ses ennemis de toujours, garants de la foi enfantine, avaient voulu s'immiscer dans son entreprise, il avait trouvé le moyen de les écraser avec ses abominations... Alors, pourquoi ? Comment ?

Certains enfants semblent résolument abattus. Ceux-là même dont il a grignoté l'âme jusqu'à ne plus en laisser une miette. Des gamins souvent. Proies faciles. Mais d'autres, plus tenaces, s'acharnent à leur faire relever la tête. Le Croquemitaine a oublié le pouvoir de l'union.

Ses orbites vides fixent le feu sacré – donc dangereux – nourri par les incantations du chef des Delaware et de son chaman, aidé par un mouflet. Leur énergie chaleureuse lui déplaît fortement. Il recule d'un pas.
Il voit même des fées, qu'il croyait définitivement éteintes, se relever et charger avec plus de ferveur que jamais, accompagné de créatures aux yeux brillants. Il recule d'un autre pas.
Même ce faune à l'aura sombre, au loin, se dresse contre son cauchemar si bien rodé.
Dans l'assemblée des enfants, des formes étranges se sont animées. Jaguars, phénix ou rongeurs sableux, chevaux à bascule géants, hippopotames pelucheux, feu follets, licornes de bois – il y avait une sirène sur celui-là !! – et même un canon. Même des... des tournesols ? Non. C'est impossible. L'imaginaire est mort, il l'a tué. Un cerf éclatant, fruit de fantaisie, d'espoir de lumière, a percé la nuit, comme une aiguille planté dans un ballon. Impossible. Il a tout tué. Il a tout dévoré. Une brume de rage et de frustration monte derrière lui.

Qu'est-ce que... NON !
Une enfant s'est traînée vers Peter. Une fille en plus. Celles qui le nourrissent le plus. Il doit achever Pan. Vite.
Ses immenses jambes décharnées s'avancent vers le corps presque mort. Mais une bourrasque de sable entrave soudain sa progression : un homme se tient devant lui, entouré d'une multitudes de formes mouvantes aux nuances dorées, qui contrastent puissamment avec l'opacité encore nette de la Nuit. Le Croquemitaine fait grossir sa brume. Le doré percute le grisâtre et ils luttent, l'un pour la vie, l'autre pour la mort. D'autres silhouettes s'élancent vers lui. Leur courage est incroyable. Leurs mutations se sont retournées contre leur instigateur. Le Croquemitaine tente d'envoyer des flashs de peur à leurs esprits échauffés, mais ils sont nombreux et rapides. Certains complètement survoltés.
En prise à cette force imprévue, il distingue rapidement une forme verte – une fleur ? – s'agiter auprès de la carcasse de Peter et tâcher de le secouer. NON ! Une plante enchantée, rien n'est plus magique et atrocement fantaisiste que cela ! Ça risque de réactiver quelque chose dans l'âme tombée du petit roi. Le Croquemitaine hurle et son hurlement fait trembler la terre, la fissurant même par endroits.

Les Horreurs ont perdu. Le masque squelettique du Roi des Cauchemars est défiguré par la fureur. Les Horreurs se dissolvent, rapetissent, fuient, éclatent, tombent. D'un geste ample, il promène sa brume sur le champ de bataille et enveloppe ses enfants démoniaques, pour les protéger.

Lorsqu'il se retourne vers Peter, sa seule urgence à présent, le petit coq n'est plus seul. Autour de lui se tiennent toujours la plante, la fille, et les rares fous qui l'ont chargé. Sa fée volette au-dessus de lui. Mais d'autres silhouettent s'ajoutent à ce portrait. La fureur est remplacé par la stupeur sur le visage machiavélique du Croquemitaine.
Le corps encore inerte de Peter est porté par un homme costaud, au ventre rebondi, à la barbe blanche et au manteau écarlate. Une grande fée à la parure aviaire gravite à sa gauche, une main posée sur le front du garçon. A sa droite, un lapin immense aux pattes démesurées semble enfouir dans la bouche de Pan des morceaux de ce qui ressemble à du chocolat. Enfin, au-dessus d'eux, un nuage d'or lévite, surplombé par un petit homme d'or aussi, à l'air paisible et concentré, qui envoie jusqu'au corps de Peter des rayons dorés qui font luire la peau de celui-ci.

Les Mythes. Les fameux garants.
Le Père Noël, la Fée des Dents, le Lapin de Pâques, le Marchand de Sable. Les gardiens de la foi des enfants. Qui n'existent que grâce à elle. Ce sont eux. Ce sont eux les auteurs des messages ! Eux qui ont incité les enfants à croire pour combattre ! EUX LES RESPONSABLES !


« C'est fini, Croquemitaine. » dit le Père Noël de sa voix suave et profonde.
« Tu as perdu. » ajoute la Fée des Dents, le regard dur.
« Pars. » achève le Lapin de Pâques.
Le Marchand de Sable est resté concentré sur sa tache. Il administre à Peter Pan une perfusion de rêve. Pan reprend des couleurs, tout doucement.

Le Croquemitaine balaye l'assemblée du regard. Les quelques braves tout près de lui, dont il sent le cœur palpiter. Les autres, plus loin, si différents, si résistants. Même ceux qui sont tombés sont ramassés, parfois par des plus faibles. Il les a sous-estimé. La Peur est un pouvoir illimité. Et tout pouvoir connaît ses défenses, ses armes, ses contre-attaques. Il n'aurait pas cru. Eux oui. Ils ont cru.

Les visages de peau-rouges, de pirates, d'enfants, de sirènes, de bêtes, le dévisagent. La peur est encore palpable dans le regard. Mais pas la fuite. Ils tiendront bon. Que ce soit avec des rêves de sable, des armes en toc, des cris de foi, de la poussière d'étoile ou des actes de folie. Ils n'abdiqueront pas. Ils ont sauvé leur roi. Et leur âme.

Alors, lentement, la brume se dissipe, emportant dans son sillage les mille et une Horreurs. La nuit se dilue, comme une tâche d'encre imbibé d'eau claire. Le noir fond. Le jour émerge. Une aurore inespérée. La force des esprits se ravive et chacun la sent dans son intérieur. Le cœur de Peter Pan s'est remis à battre. Le cœur de l'île !

Le Croquemitaine pousse un dernier cri, blessé et enragé, et disparaît dans un nuage de brouillard.

Les Mythes font face aux Neverlandiens victorieux.

« Petits et Grands, clame le Père Noël. Aujourd'hui, vous avez prouvé que la Peur ne peut à elle seule envahir l'Imaginaire. Soyez fiers, car vous avez sauvé votre monde et celui des rêves. Soyez fiers car ce que vous avez affronté, peu d'hommes l'ont fait. Vous nous avez prouvé que votre foi est plus puissante que votre terreur. Voilà pourquoi, nous, gardiens de la foi, avons décidé de nous établir dans votre Pays afin d'équilibrer le pouvoir du Croquemitaine. Tant que vous croirez en nous, nous serons là. »

Peter Pan cligne des yeux. Une inspiration. Un tressaillement. Ses yeux noirs sont devenus entièrement dorés, tant il est gorgé de rêve. En fait, tout en lui scintille. La seule vie qu'il est capable de respirer est revenue en lui.
Le Père Noël va l'installer dans son traîneau, car il est encore fébrile, et s'envole en faisant éclater un grand rire joyeux. Pendant ce temps, la Fée des Dents saupoudre quelques têtes de poussière, et le Lapin de Pâques balance du chocolat à foison. Les saupoudrés voleront, les gourmands bondiront, fuseront et plongeront dans la terre. A leur bon vouloir. Le Marchand de Sable, lui, distribue ses rêves à chacun, apaisant leur tourment et les galvanisant d'une énergie nouvelle, et annihilant l'effet des malédictions.

Chacun peut rentrer chez lui. Le Pays de Jamais est sauvé. La Foi a vaincu la Peur.

Le Domaine d'Halloween demeurera pourtant. Cloisonné dans un coin reculé de l'île, prisonnier d'une nuit éternelle et abritant toujours les Horreurs. Au moins, à présent, vous savez comment les repousser.



FIN









_____________



Ainsi s'achève cet incroyable évènement. Vous êtes bien sûr libres de le conclure à votre façon. J'espère que vous vous êtes bien amusés. Et merci pour votre extraordinaire, fabuleuse, féérique participation ! Bravo à tous, vous pouvez être fiers de vous. C'est vraiment grâce à vous que le Pays vit.







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Ancienne Sirène
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Lun 16 Mar 2015 - 15:56

La lance tomba aux pieds de Tempête. Ainsi, tout était fini ? Cela semblait si facile, si simple, que la sirène ne voulait pas y croire. Elle s'était préparée à tout, et surtout au pire. Son attaque contre le Croquemitaine avait été avorté et Tempête en ressentait une saveur douce-amère. Elle s'était attendue à devoir y laisser la vie, sa lance plantée dans les chairs du Croquemitaine, son corps broyé entre ses mains osseuses. Mais rien de tout cela. Les Mythes lui avaient arraché cette victoire qu'elle aurait voulu acquérir, durement, dans le sang.

Voyons Tempête. Réjouis-toi. L'île est sauve, ton Père et tes sœurs pourront reprendre leur vie. Peter Pan est revenu d'entre les morts. Ris, Tempête, ris.

La sirène se força mais son rire sonnait faux. Son corps chuta mollement au sol. Avec le retour du soleil, son corps avait repris son aspect originel. Le rire de Tempête se fit hystérique. Elle se gaussait de sa faiblesse. Elle, créature des océans, n'était qu'une larve sur la terre ferme quand la lune ne lui octroyait pas de jambes pour courir.

Plantant ses doigts dans la terre, Tempête tira sur ses bras. Elle devait rejoindre un fleuve, une rivière, n'importe quel cours d'eau. Au sein de l'onde elle saurait retrouver son chemin jusqu'à son Père, elle pourrait panser ses blessures auprès de ses sœurs.

Sous la pulpe de ses doigts, Tempête sentit l'humidité, signe qu'elle se rapprochait de sa cible. Ignorant les vivats, ignorant les blessés qui avaient besoin d'aide, la sirène s'immergea dans l'eau. Un soupir de béatitude s'extirpa d'entre ses lèvres. Elle était l'enfant ayant retrouvé la chaleur du ventre maternel. Que les humains dansent, qu'ils allument des feux de joie, qu'ils s'enivrent de plaisir pour saluer cette nouvelle aube. Elle, Tempête, rejoignait sa famille.

Mais, dans son cœur, se logeaient les doutes éveillés par le cauchemar du Croquemitaine. L'affrontement avait ouvert une plaie béante en son âme. Une plaie que seul le temps, et la prise de conscience, pourraient refermer.

Citation :
Voici ma petite conclusion pour Tempête. Wise et Oswald, au vu des interactions entre nos personnages, je vous ai ajouté à mon dé. Qui sait, peut-être que nos personnages seront menés à se recroiser. Merci à tous pour cette aventure rocambolesque.
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Ancien Chef Delaware
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Lun 16 Mar 2015 - 16:35

La lumière du cerf illumina la nuit tel un phare. Paon Chamarré en demeura bouche bée. Ils avaient réussi ! Ils avaient invoqué l'Esprit Nuit ! Le chef des Delaware voyait, dans le cerf luminescent, une représentation de l'Esprit, une incarnation venue les seconder dans la bataille. Paon Chamarré sortit du cercle de flammes, au risque de se brûler. Les lapins en chocolats, les jouets animés et les créatures ensablées se répandirent sur le champ de bataille pour prêter assistance aux Neverlandiens. Paon Chamarré applaudit à tout rompre.

« Nous avons réussi ! La lumière va revenir sur l'île ! »

Et la prédiction de Paon Chamarré se réalisa. Les Mythes chassèrent l'obscurité, ramenant le jour sur l'île. Paon Chamarré était, tout bonnement, fasciné par ces nouveaux Esprits. Il ne connaissait rien d'eux, mais la bonté émanait d'eux, teintée de pouvoirs fabuleux. Le Delaware les observa partir, dans les nuées, emportant avec eux le roi de l'Île. Il aurait tant voulu être à leurs côtés, les questionner sur leur nature atypique, connaître leurs pouvoirs...

Chaque chose viendrait en son temps. La bataille était terminée, mais de nombreuses personnes avaient besoin d'aide. Paon Chamarré détacha son regard, à regret. Il se promettait d'invoquer ces nouveaux Esprits au plus vite, pour mieux les connaître. Revenant auprès de ses chamans, le chef posa ses mains sur les épaules des deux hommes.

« Corneille, Merle. Merci pour votre aide, mes fidèles amis. Allons aider les blessés et, quand nous rentrerons dans notre tribu, nous fêterons la victoire. »

La mutation semblait, elle aussi, avoir disparu. Paon Chamarré se sentait léger, aussi rayonnant que le soleil qui les surplombait. Sourire aux lèvres, le chef des Delaware alla auprès des blessés, les aida à se relever, allant jusqu'à administrer quelques soins avec l'aide de Corneille Ardente. Ce ne fut que lorsque tous les blessés furent soignés, les quelques morts fauchés ramenés aux leurs, que le chef s'autorisa à revenir au sein de sa tribu.

Ce jour-là, le brasier des Delaware brûla haut, ses flammes tentant de toucher le ciel. La tribu résonna des chants victorieux des guerriers. Ceux qui tombèrent sous les crocs des Horreurs furent honorés, et leurs cendres s'envolèrent, se répandant à travers l'île ressuscitée.


Citation :
Je conclus donc avec Paon Chamarré ! Je vous laisse libre de décider si votre personnage a été aidé/soigné par Paon Chamarré et/ou Corneille Ardente. N'oubliez pas de faire la fête.
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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Lun 16 Mar 2015 - 18:47


Il n'y avait plus rien.
Rien que des ombres sanglantes et ce rire.... ces notes sadiques qui résonnaient aux oreilles d'Harfang Cendrée. Un rire venu des limbes de son inconscient douloureux.

Celui du Dragon.

Les prunelles devenues dorées par la transformation en Loup-Garou, la jeune femme ne semble pourtant ne pas se trouver là. Les corps entassés par la bataille, la terre, le sang, les cris ... Non, sous ses doigts, elle semblait toucher du bois. Ce plancher où ses griffures s'étaient superposées les unes aux autres, dans un silence ponctué de souffles rauques et de souffrances.
"Allez ma jolie, souris un peu hein.... mais c'est que t'es plutôt bien roulée..."

Tétanisée, son ouïe comme décuplée, elle ne pouvait s'empêcher d'entendre ce rire. Ne pouvait lui échapper, et le grondement sourd qui montait dans sa gorge tenait plus de la peur panique, que de la fureur.
Oscillante entre hallucination et réalité, la guerrière vit Paon Chamarré disparaître dans un gouffre sombre. Le Chef Delaware n'était plus là, et la silhouette de Corneille Ardente non plus. Le Clan, les rires, le feu...
Tout est anéanti.
Pire, cela n'a jamais existé.

" Dis-moi que t'aimes ça... "       " Cris tant que tu veux,ça changera rien, c'est fini !"

Ne reste que ces ombres, ces mains qu'Harfang Cendrée tentait de chasser à coups de griffes qu'étaient devenus ses ongles. Elle traçait elle-même des sillons pourpre au travers de ses fourrures, paniquée , écœurée.
Son esprit, vacillant, ne pouvait concevoir de revivre ça.
Et toujours ce rire qui éclatait d'une note sadique dans ses oreilles, ce rire qui la poursuivrait même jusqu'au tréfonds de la folie. Cette note aigu qui se mêlait aux rires gras des autres pirates, ombres bien trop réelles.

En réponse, un long hurlement s'échappa de ses lèvres.
Bestial, animal mais d'une tristesse et d'un désespoir sans fin.

Elle se sentait de nouveau mourir, engloutie par ses sensations, ses larmes qui chassaient la terre et brouillait les peintures sur son visage. Tomba à genoux, sans cesser de chasser tout contact, griffant sans en avoir conscience la truffe de son propre frère de cœur.
L'Enfant-Loup avait comme senti ce désespoir, cette détresse qui émanait de la silhouette de l'indienne devenue étrange. Elle sentait l'humain, le loup et quelque chose de plus sauvage encore.
De sombre.

Harfang luttait contre des fantômes, ne distinguant plus ses alliés de ses ennemis, ses couteaux tranchant, son corps se révulsant à chaque frôlement, perdue entre souvenirs et réalité.

Une réalité amère, devenue acide quand la silhouette de Peter Pan s'écrasa comme une poupée de chiffon, dans la boue.
Les prunelles dorées de l'indienne d'adoption restèrent une instant fixé sur ce chenapan, qui ne bougeait plus, prostré. Un grondement sourd franchit ses canines allongées. Menace étrange, à la fois envers le Croquemitaine, et Peter.
Peter qui se targuait d'être le Roi, invincible enfant. L’éternel.

Où étaient les belles paroles hein ? N'était-ce que la bravade d'un gamin ?
Sous la tristesse qui menaçait de la submerger, la jeune femme se réfugiait vers ce qu'elle savait gérer de mieux.
La Colère.
Du moins, essayait-elle de s'y raccrocher, les lambeaux du Dragon la poursuivant encore, fugace instant de panique, où elle reculait, presque inconsciemment. Pour repartir chasser les pirates de son esprit.

Jusqu'à heurter Wild, qu'elle projeta à terre, mais ne reconnut pas tout de suite.
Elle arrêta son attaque à quelques centimètres du visage de la gamine aux loups.
C'est ce qu'elle lut sur le visage de la fillette perdue, qu'Harfang réalisait peu à peu ce qui allait se passer, ce gouffre qui s'était ouvert sous leur pied, sous les rires du Croquemitaine.
Ce sentiment d'impuissance qui lui vrillait les tempes, le cœur, enflant la rage de la Féroce.

Non !
Elle n'allait pas crever ici. Pas ici, pas après tout ça...
La guerrière enfonçait ses griffes dans la paume des ses mains, la douleur salvatrice l'empêchant de se recroqueviller et ne plus bouger. Mourir pour de bon.
La Delaware n'entendit pas tout de suite les bruits des mains qui claquaient, ni les souhaits des enfants, mais elle avait aperçut le feu. Ce Feu, qu'elle aurait pu reconnaître n'importe où. Celui de son peuple. De ses gens qui l'avaient sauvé.

On raconte qu'Harfang Cendrée suivit la procession la lance pointée, juchée sur l'Enfant-Loup, prête à en découdre après avoir aider Wild à se remettre debout , mêlant ses armes à la détermination de chacun pour sauver l'île, les fées, les Esprits... La Gardienne était toujours debout.

Mais la Féroce, elle, sait.
Que malgré la lueur d'émerveillement à la vue des esprits invoqués par Corneille, Merle et Paon Chamarré, à l'apparition des Gardiens.... Malgré son cri de victoire, presque incongrue dans sa bouche...
Elle ne l'a fait que pour se sauver elle-même.
Égoïstement.

Parce qu'elle fuit de nouveau, le visage fermé.
Parce qu'aucun mot n'est sorti de sa bouche, ou si peu depuis...
Parce que la Féroce a été ébranlée, et que la lueur de peur est réapparue, après que les effets du Marchand de Sable se soient estompé.
Parce qu'y repenser la dérange, comme une démangeaison virulente.




HRP:
 

[/quote]
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Ancienne Fée
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Mar 17 Mar 2015 - 20:01

Alors, c'est ainsi que tout s'arrangeait ? Une bouffée d'énergie secoua Obéron qui prit une grande inspiration. Il se sentit revivre, comme s'il venait d'être sauvé de la noyade.
Un fin sourire vint étirer ses lèvres, il darda un regard autour de lui, se désolant du carnage tout en se délectant de la chaleur d'un Soleil nouveau. Un Soleil revigorant, qui lui avait bien manqué. Peter était vivant, bien vivant. L'Île l'était tout autant. Il l'avait toujours su, de toute manière. NeverLand était plus puissant que les autres mondes, et il était fier d'y être résident depuis si longtemps.

Son regard se porta sur la fée des étoiles qu'il tenait toujours par la main. Il la relâcha lentement, peu habitué au contact, se sentant soudain emprunt de pudeur, et après l'avoir dévisagée un instant, il s'éloigna d'elle, sans un mot, faisant frémir ses ailes qui répandit une nuage de poussière de fée autour de lui. Cela ne se voyait pas sur son visage qui demeurait presque entièrement neutre à l’exception de ce léger sourire, mais le soulagement le tiraillait de part en part.
Des fleurs lumineuses, étincelantes et parfumées s'échappèrent du sol quand un petit éclat de rire échappa à l'Ebloui. Il s'envola.

Le carnage qui avait failli avoir raison de sa vie n'était déjà plus qu'un lointain souvenir. Cette bataille allait bientôt rejoindre l'immensité du vécu d'Obéron pour s'entremêler savamment avec ses autres mémoires.


Résumé:
 

PS:
 
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Mer 18 Mar 2015 - 0:06

J'allais enfin planter mes crocs dans le cou de cette créature de l'enfer. La tuer, me débarrasser de sa carcasse de poisson qui m'empoisonnait la vie. Plusieurs fois elle avait failli me dévorer, mais cette fois j'étais le plus fort, elle n'était pas dans son élément. Puis je la mangerais, pour lui faire vivre ce que elle avait fait vivre à d'autres depuis le temps qu'elle était là. Je ressentis soudain un coup sur mon crâne et me retournai rapidement. Pas assez pour parer les coups suivants. 

Il frappait, il frappait encore, ce cochon! Jusqu'à même m'entailler le cou. Chaque coup me rappelait un peu mieux que sous cette immense carcasse de "gros poilu", j'étais un homme. Une voix bourrue retentit en moi et reprit toute la place «Un homme? Laisse-moi rire! ». C'est vrai... Je m'écrasai de tout mon poids par terre.

Je mis  du temps à me relever. Comment ce gosse avait-il pu me faire aussi mal? Une fois debout, j'aperçus son visage de façon floue. Petit, maigre, brun. Trois renseignements, c'était suffisant. Et lorsque j'approchai ma main pour l'égorger, tuer cette petite raclure qui m'avait frappé avec... Avec quoi au juste? Un rapide coup d'oeil vers l'arme. Un bras humain. A peine avais-je effleuré l'enfant que je me pris un choc. Cela ressemblait à de la sorcellerie je n'aurais pu dire exactement de quoi il s'agissait, mais c'était maléfique. En tous cas je terminai encore une fois sur le sol.

Ivre de rage mais secoué de spasmes à cause de cette étrange étincelle produite par ce gosse. Sorcier. Magicien. Peu importe. C'était un démon.

Je perdis connaissance.

─────────

Lorsque je me relevai, des clameurs s'élevaient de partout. Je crois aux fées et clap et clap et clap. Je ne voyais plus le môme et Tempête. Ils étaient hors de mon champ de vision. Je les aurais un jour et ma vengeance serait terrible.

J'aperçus une bestiole qui voletait faiblement auprès de moi. Oui, c'est vrai, j'y croyais. Et elles ne pouvaient pas mourir toutes comme ça. Je marmonnai " je crois aux fées". Aussitôt la fée reprit de l'éclat et vola plus vigoureusement tandis que des espèces d'oeufs en chocolat avec des yeux roulaient à mes côtés. N'importe quoi. J'en croquai un morceau sans prêter attention au cri indigné de la créature.

Je me sentis soudain mieux. Je n'avais plus mal, et je me sentais fort. Plus encore.

Puis je suivis l'action du regard. Des légendes de contes vieux comme le monde. Peter Pan ouvrit les yeux, Le Croquemitaine les ferma et s'enfuit comme le sale lâche qu'il était. Je ricanai. De plaisir puis de douleur.

Ce que j'y avais gagné à cette aventure? Une cicatrice supplémentaire qui ne témoignait que d'une chose: enfant-démon je te tuerais un jour. J'avais enregistré son visage et m'en occuperais plus tard. Quant à cette femelle... on verrait.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 19 Mar 2015 - 16:13

Fin ? C'est plus quelque chose comme FAIM !

Le sable qui avait reformé ses poings s'effritait, laissant place à deux petits bourgeons trop mignons, fleurs trop mignonnes en devenir, mais la fureur du Cogneur ne s'était certainement pas calmée. D'abord parce qu'il n'avait pas cogné le Croque-Mitaine. Ensuite parce qu'il n'avait pas dévoré le Croque-Mitaine. Et surtout, parce que tous ces zombis, qu'il avait méthodiquement avalés, les uns après les autres, avaient disparu sans laisser de trace.

Et la FAIM, même sans malédiction, était revenue. L'estomac de la plante, plein de sucs, vide de viande, réclamait son dû. Alors quand un jeune Garçon Perdu un peu trop euphorique vint serrer le bras de la plante, il arriva ce qui devait arriver. Les cris de peur et de douleurs du pauvre tas de viande sortaient de la gueule de la Mauvaise Herbe qui chercha immédiatement la victime suivante qui comblerait un peu ce vide...

Et c'est là qu'il la vit. De nouveau. Sans ces monstres et ce Croque-chose stupide. Il n'était plus question de dévorer quoique ce soit d'autre. Il n'était plus que question d'elle. Qu'au moins une bonne chose soit faite en cet instant où le Soleil repointait le bout de son nez.

« GRWLGMWRGL ! » hurla Cogneur en chargeant Fuse.


Certaines choses ne changeront jamais...
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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Jeu 19 Mar 2015 - 21:53


De nombreuses personnes et créatures étaient venues s'amasser autour de deux fées. Pyxis ne savait plus où donner de la tête. Sa poussière de fée voletait autour de lui, se déposant sur les êtres qui l'entourait de manière parfaitement aléatoire. Alors qu'il voulait prendre son envol il perçu comme un changement dans l'air. Une sorte de vibration qui résonnait dans tout son être. Il leva la tête et aperçu, au dessus du corps de Peter Pan une grand vapeur aux nuances d'or pur. Que cela pouvait-il bien être ? La fée était perplexe mais aussi apaisée tandis que les cauchemars reculés, effrayés par le phénomène nouveau. Pyxis ne savait pas de quoi il s'agissait exactement mais c'était positif, il le sentait dans chaque fibre de son être. C'était positif mais c'était aussi une chose qui dépassait leur entendement, qui dépassait leur pouvoir à eux tous. Des êtres aussi puissants, et même plus puissants, que le Croque Mitaine était à l’œuvre. La fée des étoiles se posa et attendit, calmement. Son esprit recouvrait sa platitude habituelle malgré les émotions qui continuaient de fuser tout autour de lui. En son âme il savait, il comprenait, le combat était fini. Il n'était plus la peine de se battre. Ils avaient tenu tête aux Cauchemars. Ils avaient cru et leur foi avait été porté jusqu'aux étoiles.

Lorsque les trois êtres s'identifièrent Pyxis fut frappé de stupeur. Le Père Noël ? La Fée de Dents ? Le Marchand de Sable ? Était-ce vraiment eux ? La fée eut un demi sourire. Et pourquoi pas, tout était possible ici. Tous les imaginaires cohabitaient bien alors pourquoi pas eux ? Mais Pyxis attendait. Il ne voulait pas retourner immédiatement au fond de la jungle. Il voulait être sûr et certain que Peter Pan irait bien, qu'il vivrait. A quoi bon avoir vécu tant d'années ici pour voir s'éteindre l'essence même de l'Île ? Alors la fée attendait, fébrile. Le fé qui s'était tenu à ses côtés à la fin de la bataille lui lâcha la main. Pyxis frissonna, pas mécontent qu'on le laisse bien qu'il en eut oublié jusqu'à ce contact pendant qu'il regardait ce qu'il se passait. Lorsque l'Enfant Roi fut juché sur le traineau du Père Noël la fée des étoiles décidé qu'il était pour elle l'heure de se retirer. Ils avaient gagné, c'était tout ce qui importait. Il se faufila discrètement, tentant de ne pas trop attirer l'attention sur lui, priant pour que les chocolats du Lapin de Pâques soit une efficace diversion. Si Peter allait mieux le soleil reviendrait. Il fallait qu'il retourne aux souterrains et plus vite que ça.
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✘ AGE DU PERSO : 10 ans

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✘ LIENS : Soldat de Plomb

MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Ven 20 Mar 2015 - 14:37


Je tirais à la volée, frénétiquement. Le jouet était inépuisable. Ma hargne l'était-elle aussi ? Je suais tellement que mes cheveux étaient trempés. Je n'ai même pas rejeté la fée, plutôt grande pour son espèce, venue crier l'espoir à mon oreille. Moi, je ne parvenais pas à articuler mes cris. Une ombre m'a fait sursauter à côté de moi, mais ce n'était qu'une créature – je ne sais pas quoi – qui frappait le sol avec sa queue. Plus loin, le garçon pyromane du camp – Sparky, Sparkle, un truc comme ça – était complètement enflammé. Ça m'a donné envie de crier encore plus fort. Ma voix s'éraillait mais je forçais. Et là, j'ai vu Clumsy qui fonçait sur le Croquemitaine. Il fonçait sur le Croquemitaine. Je savais pas trop si je le trouvais stupide ou courageux.
C'est là que j'ai vu qu'il n'était pas le seul. D'autres chargeaient sur le maître des horreurs. Un pirate que j'avais jamais vu, un autre – celui qui arrache les pieds – et d'autres silhouettes que je n'arrivais pas trop à distinguer. En plissant des yeux, à travers les formes mouvantes des gens qui continuaient de marcher, j'ai pu voir les volutes dorés entre en collision avec les panaches fumeux du Croquemitaine. Puis, je me suis fait pousser et je suis à moitié tombé.

J'ai eu peur de me faire écraser, mais comme par miracle tout le monde s'est arrêté. Un bras m'a hissé – je n'ai pas bien vu qui – et j'ai remarqué que tout le monde avait pivoté vers l'endroit où se trouvait le Croquemitaine et ses assaillants.
Et là, j'en ai pas cru mes yeux. C'était dingue de se dire que l'île arrivait encore à me surprendre. J'aurais du me dire que oui, c'est vrai, tout ce qui est imaginaire, tout ce en quoi les enfants, nous, on croit, existe ici. Mais ça... ça !
Moi, je n'y avais jamais cru. Les soldats, quel que soit leur âge, ça ne croit pas aux fables, aux mythes. Alors j'étais plus perplexe qu'autre chose. En tous cas, j'essayais de me convaincre très fort qu'une forme d'émerveillement n'avait éclos dans mon cœur.

Le Père Noël – bon sang, le Père Noël – a fait une déclaration, et j'ai vu Peter briller, revivre, et la nuit s'est éclaircie, et des bruits de vie ont émergé de partout, et cette fois, malgré toutes mes tentatives, mes yeux m'ont tellement brûlé que des larmes ont été obligées de couler. J'ai lâché mon pistolet. Plus de hargne. Donc plus de force. Je tenais plus sur mes jambes. La faim aussi avait disparu. Je me suis écroulé en sanglotant silencieusement, trop faible pour produire un son. Un homme, je crois que c'était un sauvage, m'a redressé et m'a porté. Sa façon de me tenir n'était pas... sauvage. En d'autres circonstances, je me serais pas laissé toucher par un être de son espèce. Mais là, j'avais pas la force de lutter. Si j'avais osé me l'avouer, j'aurais même été rassuré.

J'ai serré fort mes doigts contre son bras.


Spoiler:
 








Zombie hurle en darkturquoise.
.....


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MessageSujet: Re: FIN DE L'INTRIGUE | Combattre la Peur   Sam 21 Mar 2015 - 17:15

L'immobilité et le regard absent d'Arrow firent frémir Wise dans un premier temps, tant il eut l'impression de se heurter à un vague néant. L'Instinctif pouvait certes être insondable, cependant toujours était demeurée dans ses yeux une lueur vivace... Mais aujourd'hui, cette étincelle de vie semblait presque s'être éteinte, comme vaincue par une horreur et un épuisement écrasants.

Mais le Chasseur croisa le regard de l'Aiguille, et celui-ci fut un peu rassuré en y découvrant l'élan d'émotion dans les yeux de son ami. Non, Arrow n'était pas brisé, rien qu'égratigné à l'âme et terrassé par la fatigue. Le garçon impulsif et indépendant qu'il connaissait n'avait pas disparu !... De fait, l'Instinctif finit par réagir et fit un effort pour attraper un objet contre sa hanche... Son couteau ? Interloqué, Wise pinça les lèvres avec désapprobation. Il ne comptait quand même pas reprendre le combat dans cet état ?!... Mais avant qu'il n'ait seulement pu dire un mot, une créature formée de ce sable doré si étrange jaillit du manche sculpté du poignard, prenant l'apparence d'un cerf au port altier.

Surpris et fasciné par cette nouvelle entité brillante, Wise la regarda se frotter amicalement contre le Chasseur, avant que ses bois ne se mettent à pousser jusqu'à atteindre le sol, le veinant d'une lumière porteuse d'espoir. Le garçon ne put s'empêcher de reporter son attention sur le couteau qui avait donné naissance au cervidé... Quel lien unissait donc cette lame et la magie ?...

Mais le plus surprenant restait à venir, et Wise ne comprit pas tout de suite quand Arrow lui tendit le couteau d'un air où perçait encore sa détermination. Qu'est-ce qu'il...? L'Instinctif dut s'apercevoir de l'incompréhension de l'autre Perdu, car il l'encouragea à s'emparer de l'arme, avant de refermer sa main sur le collier auquel pendaient deux pendentifs familiers contre sa poitrine : une bogue de marron et une plume de buse.

En réponse, de sa main qui tenait le couteau - son autre bras étant toujours invalide, Wise effleura la dent d'ours offerte par Arrow qui trônait à sa taille en permanence, accrochée à une large bande de cuir qui lui faisait office de ceinture ; et il sourit. Il s'était trompé, Arrow ne comptait pas se battre à nouveau... Il faisait preuve de sagesse en renonçant au combat par les armes dans son état, et de fraternité en lui prêtant l'un des objets qui comptait le plus à ses yeux. Wise connaissait assez le Chasseur pour savoir que ce couteau était bien plus qu'un simple outil pour le garçon, mais que ce dernier le considérait comme un véritable allié. Le geste d'Arrow gagnait alors d'autant plus en sens et en valeur, et l'Aiguille fut profondément touché d'une telle marque de confiance.

La gorge serrée, il se contenta de dire par le regard tout ce que ses cordes vocales brûlées ne lui permettaient pas de formuler. Qu'il prendrait soin de la lame. Qu'il se sentait honoré par ce geste. Qu'il tenterait de se battre aussi vaillamment que lui l'aurait fait - bien que Wise fût loin d'avoir l'endurance et l'agilité de son ami.

- Je... reste derrière... pour.... protéger les blessés. Pars devant. Il faut... parfois quitter... le confort de sa place.... habituelle pour avancer... Neverland... en est la preuve nan ?

Le Diplomate repensa à la dent d'ours qui pendait à son bassin, symbole de courage et de force calme... La bataille n'était pas finie, et il allait avoir besoin de cette force qui lui faisait hélas défaut. Arrow se tourna avec douceur vers la fillette à ses côtés, et Wise se remit péniblement debout.

Non loin, le Croquemitaine était sur le point de subir un ultime assaut, et tandis qu'il resserrait ses doigts crépitants autour du manche sculpté du couteau, l'Aiguille ressentit en lui une soudaine vague de férocité qui lui était jusque là inconnue - une vague presque violente, animale, primitive et indomptable.

Le jaguar de sable étant resté auprès d'Alive, Wise balaya des yeux le champ de bataille en quête d'un quelconque moyen de s'approcher au plus vite de l'affreux épouvantail qui régnait sur les Horreurs... Il n'eut guère à chercher. Un grand oiseau de sable, qui ressemblait à s'y méprendre à un albatros qui aurait doublé de volume, ne le quittait pas de son regard doré. Le garçon n'eut qu'à faire un pas dans sa direction et l' immense oiseau décolla pour le rejoindre, avant de s'abaisser pour permettre au Perdu de grimper sur son dos.

La peur lui nouant l'estomac, Wise déglutit avec peine et se cramponna de son mieux en serrant les genoux autant qu'il pouvait le faire sans craindre de faire mal à l'albatros. Par chance, les plumes de sables étaient râpeuses et lui assuraient une certaine prise...! Le Diplomate n'eut que le temps d'inspirer profondément et l'oiseau prit son envol sans difficulté, comme si le Perdu de 14 ans n'avait rien pesé. Mais contre toute attente, et contrairement aux intentions de l'Aiguille, l'albatros ne fondit pas attaquer le Croquemitaine... Non, il se contenta de se poser à ses pieds, ou plutôt juste devant la silhouette de l'Éternel Enfant recroquevillée par terre.

Wise se laissa glisser sur le sol poisseux de sang, le couteau du Chasseur toujours dans son poing serré mais incapable de détourner les yeux du petit corps de Peter Pan. Il semblait minuscule ainsi, horriblement vulnérable, comme avalé par l'ombre ambiante... D'autres habitants de l'Ile étaient là aussi, formant un simulacre de cour pour l'Enfant-Roi. Une colère terrible étregnit le cœur de l'Aiguille, mais paradoxalement cela renforça encore son espoir tenace. Peter Pan n'allait pas mourir ainsi. C'était impossible. Il allait vivre ; il devait vivre, parce qu'il était bien plus que lui-même, parce qu'il était la jeunesse, la joie, l'Enfance même !

C'est alors qu'il les vit ; ou plutôt, qu'il comprit qu'ils n'étaient plus seuls à lutter contre la Peur. Des figures si familières et pourtant inconnues, des personnages - non, des personnes - auxquels il avait cru et aimé croire, plus jeune... Mais dont il avait été persuadé, en grandissant, qu'ils n'étaient que des histoires qu'on racontait aux petits, avant d'aller dormir.

Sans en être vraiment conscient, Wise coinça le couteau dans sa ceinture, comme s'il savait au fond de lui que la partie était déjà gagnée. Son sourire émerveillé était tel que ses lèvres craquelées étaient incapables de s'étirer à la mesure de sa joie. Ainsi ils étaient bien réels, tous, et ils se battaient eux aussi pour que Never Never Land vive...!

Il y eut des phrases lancées, une perfusion de rêve, et un défi de regards.
Il y eut cette aurore si longtemps espérée, un battement de cœur dans les tréfonds de l'Ile, et un hurlement du Croquemitaine humilié.

Dans les cris de liesse, les soupirs de soulagement et les crises de larmes irrépressibles, le Croquemitaine s'évapore, vaincu, pendant que le Père Noël installe Peter Pan sur son traîneau et éclate d'un rire sonore et joyeux.

Alors ce fut un heureux fouillis, certains se goinfrant littéralement de l'excellent chocolat distribué par le Lapin de Pâques et se mettant à bondir de partout, d'autres arborant un sourire enchanté au contact des rêves du Marchands de Sable... Curieux, Wise se sentait comme un gosse le matin de Noël. Une bulle d'allégresse gonflait dans son cœur et il avait une irrationnelle envie de rire, mêlée à une légère hystérie - conséquence de l'extrême tension qui venait brutalement de s'envoler. Tout lui paraissait fou, irréel et fantastique.

Son compagnon albatros s'approcha alors de lui jusqu'à le toucher du bout de son bec, et il explosa alors en un nuage de sable doré, le même que le Marchand de Sable saupoudrait aux rêveurs... Et petit à petit, comme le sable se déposait sur tout le corps de Wise, celui-ci sentit la douleur de l'électrocution diminuer pour tout-à-fait disparaître. Mais la guérison ne s'arrêta pas là, avec un étonnement croissant, le garçon vit ses chairs calcinées devenir des plaques de cendres et tomber à terre, pendant qu'une toute nouvelle peau se constituait aussitôt. Seule l'élancement de son épaule démise demeurait, et bientôt les Soigneurs y remédieraient... Avec reconnaissance, Wise adressa un grand sourire au Marchand de Sable, lequel ne l'aperçut sans doute pas, trop absorbé par les dizaines de têtes à combler de rêves.

Ce fut à ce moment-là qu'une drôle de poussière, qui n'avait rien à voir avec du sable, se déposa sur les cheveux ébène du Diplomate. Il sentit soudain confusément qu'il perdait le contact avec la terre ferme, et réalisa qu'il volait.

Alors il éclata de rire, stupéfait et aux anges, tandis que les rayons du premier soleil depuis bien longtemps caressaient enfin son visage émerveillé.

Never Never Land vivait, et elle vivrait tant que quelques fous armés de leurs convictions d'enfants seraient prêts à affronter les Ténèbres pour elle et pour son Enfant-Roi.

Résumé :
 


Dernière édition par Wise le Dim 22 Mar 2015 - 13:04, édité 2 fois
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