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Papillon Celeste
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MessageSujet: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Mer 11 Fév 2015 - 22:11

Codage par Lou ♥ ( Jay ici )
Moi je crois que les fées existent !

Joueurs: Jay, Libre
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---------------

Tu avais mal et tu la voyais se donner à fond, s'inquiéter, te sourire... Cette enfant en fauteuil. Tu te levas prétextant prendre l'air. Elle eut un regard inquiet, tu lui souris. Cette fillette avait l'air d'une adolescente. Tu te demandais pourquoi Peter l'avait amenée. Tu devais avoir son âge environ même si c'était difficile à définir ici. Elle te traitait comme un ami. Non tu n'étais pas son ami... Et pourtant penser cela te faisait mal....


« Smelly attends grand-frère, il fait frais mets ta veste! »


Elle n'avait fait que murmurer ce grand interdit ici mais elle t'aimait tu le savais, de l'amour d'une sœur. Elle t'admirait... tes sourires la rendaient heureuse. Mais tu détestais ce surnom affreux.


« Ne m'appelle pas comme ça ! » lui dis-tu.

Tu l'avais comme à chaque fois surprise avant qu'elle ne balbutie :
« Mais tu t'appelles ainsi ! Grâce à Peter ! »

«  Tu ne comprends pas ! »


Tu la vis regarder autour comme pour vérifier que tous dormaient à poings fermés.


« Oui je ne comprends pas... Pourquoi en veux-tu autant à Peter ? Il nous a amenés ici et a fait de notre vie un sourire ! Tu ne comprends pas que c'est notre père ? Qu'est ce qu'il t'arrive mon frère ? »


La gifle partit claquant bien fort, tu l'avais fait sursauter et avais réveillé les yeux de ton petit frère, petit frère qui n’était pas encore remis de la dernière bataille...

Tu sentis des larmes emplir ses yeux, tu savais qu'elle allait les essuyer... Tu ne la connaissais que trop bien... Elle le fit et te demanda en souriant avec douceur :
« Tu vas mieux à présent Smelly ? »

Tu partis en laissant la veste sur le lit.

----------------------


Tu ne comprenais pas... pourquoi t'avait-il frappée ? Ce raccommodeur était si doué et c'est lui qui avait fait tes habits... Tu t'étais attachée à  sa frimousse souriante et pleine de courage, tu admirais son sourire comme on découvre l'éclosion d'une fleur, alors pourquoi ? Qu'est ce qui avait changé dans votre amitié ? Tu ne savais pas, pas plus que tu ne savais pourquoi il souriait de moins en moins.


« Jay triste ? »

Tu regardas le petit garçon ensommeillé, son petit frère...


«  Rendors toi ...Tu as encore de la fièvre... »
dis-tu avec douceur au plus petit.

« Jay triste ! Jay pleurer ! »
commençait à pleurer le plus petit.

Tu pleurais ? Ah oui...Tu ne t'en étais pas aperçue...Tu caressas la tête enfantine.


« Tu sais ce qui me rendrais le sourire ? »
dis-tu dans un sourire humide.

L'enfant remua la tête négativement. Tu te mis à le chatouiller. Vos rires se mêlèrent. Il bailla. Tu remis un tissu mouillé sur son front avant d'embrasser le tissu posé sur le front chaud dans un :
«  Repose toi à présent je reviens vite... »

Tu devais le chercher, il n'était pas rentré...Tu t'inquiétais, sa main était encore blessée et tu n'avais pas renouvelé le pansement...Tu commençais à l'appeler, te déplaçant comme tu pouvais dans les cailloux autour du Grand-Arbre. Soudain une main se posa sur ta bouche.

« Ferme là ! Tu veux que les sentinelles nous repèrent ? »


Il enleva sa main, tu le regardas, il était nerveux. Tu regardas son bandage usé, tu ne saisissais pas grand-chose à part qu'il fallait le changer. Tu lui fis un doux sourire :
«  Allez Smelly rentrons à l'infirmerie ! »

Tu le vis s’asseoir sur un rocher.

« Écoute Jay, ce soir Lovely et moi on part...Tu veux venir avec nous ? »


Tu ne saisissais pas bien partir où ? Mais tu le laissas continuer à l'écoute.


« Arrête de faire celle qui comprend pas ! »
dit-il en frappant violemment un tronc d'arbre de sa main blessée : «  Aie ! »

« Smelly ta main ! » dis-tu inquiète. Elle s'était remise à saigner...

« Un enfant naît pour grandir ! »
jura t-il.

Tu avais peur, que racontait-il ? Tu ris doucement et pris ton air le plus doux pour le réconforter, te rassurer toi-même aussi :
«  Smelly...Ne dis pas de bêtise ! Allez rentrons au Grand-Arbre ! Ou Lovely s'inquiétera ! »

« Ce monde n'est qu'illusoire et je vais le détruire et te montrer à quel point le monde réel est plus solide ! »
dit le garçon perdu en poussant ton fauteuil loin du camps.

Tu comprenais peu à peu l'horreur de la situation...Ton ami grandissait mais à ce stade tu espérais encore le sauver et qu'il change d'avis sur ce monde qui t'avait rendu la vie...

La nature du bois joli était luxuriante, tu avais peu l'habitude de quitter le Grand-Arbre demandant le plus souvent aux récolteurs de te ramener les fleurs pour soigner que tu décrivais en les dessinant sur des peaux de bêtes.

Un instant ton esprit enfantin oublia le tragique de la situation dans le chant des oiseaux nocturnes et la senteur des fleurs et de l'écorce des arbres. Tu te sentais bien dans cette nature paisible bien que plongée dans la nuit. Soudain il s'écria :


« LES FÉES N'EXISTENT PAS ! »


Tu sursautas, les bruissements s'étaient étouffés comme inquiets alors qu'il répétait cette phrase fatidique...et que de ton regard tu lui suppliais d’arrêter, de rentrer, que demain cela ira mieux, que tu devais changer son pansement.

Mais il s'entêtait à répéter cette phrase qui te faisait mal. Peter Pan ... s-il-te-plaît sauve le comme tu m'as sauvée d'un monde où il ne me reste qu'une lancinante souffrance. Tu pleurais à présent, au bruit de tes larmes il s'arrêta surpris. Tu posas doucement ta main sur sa main tremblante comme un adieu, non tu ne pourrais pas le sauver. D'avoir grandi... mais tu pouvais au moins le guérir de sa haine... Le soigner de sa souffrance qui devait le tuer...

Tu levas un regard doux et d'un sourire chaleureux tu dis :
«  Je t'ai vu sourire Smelly dans ce monde ci, dans le monde de Peter Pan et rien que pour la mémoire de ton sourire... moi mon frère... moi ! »

Tu regardais le alentours obscurs dans un silence d'une seconde ou deux puis tu fermas les yeux en criant presque :
«  Moi je crois que les fées existent ! Je crois que les fées existent ! Je crois que les fées existent ! Je crois que les fées existent ! Je crois que les fées existent ! Je crois que les fées existent ! Je crois que les fées existent ! »

Tu ne t'arrêtas que quand les oiseaux s'étaient remis à chanter. Il n'était plus là. Tu savais qu'il avait dû fuir tu ne savais où...Toi tu voulais juste rentrer...Tu regardas autour de toi, l'horizon d'arbres et murmuras  voix étranglée par les larmes :
«  Adieu Smelly... »

Bien sûr tu ne savais pas comment rentrer, faire rouler ce fauteuil à travers bois serait difficile mais tu essayas jusqu'à ce que ta roue se coince à un caillou...Tu soupiras maudissant tes jambes et continuas de pousser de tes bras en vain.

Alors que tu persévérais tu entendis un bruit.


[ HRP : A qui veut ^^]
 
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Ancienne Fée
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Jeu 12 Fév 2015 - 0:46


- Un oiseau aux couleurs flamboyantes dont les ailes seraient largement déployées, tel un drapeau claquant fièrement au vent …

En même temps, il écarta les bras pour illustrer ses propos, bombant le torse et redressant la tête. C'était la métaphore la plus appropriée à la nouvelle fleur d'Obéron. Elle ondulait gracieusement autour d'une branche de chêne et l'extrémité éclatait de couleurs. L'Ebloui avait eu du mal à la créer,  celle-ci, mais maintenant, elle était là, devant lui, et il savait que d'ici très peu de temps, elle fleurirait où bon lui semblerait.
Souriant légèrement en arrangeant quelques détails à l'aide de sa rapière, des éclats de voix lui parvinrent distinctement, au pied de l'arbre.

Il n'eut qu'à baisser la tête pour apercevoir entre les feuilles et les branches les enfants qui semblaient en pleine discussion, en plein conflit verbal. Sans s'en soucier davantage – les disputes étaient monnaie courante, ici, le fé replongea son attention sur sa fleur aux éclats d'or. Trop de fois il avait été témoin de conflit, à ce jour, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Cela ne suffit même pas à faire disparaître le sourire un brin rêveur de son visage.
Et puis, ces mots. Tranchants comme la lame de sa rapière. Froids, comme l'atmosphère qui régnait dans le Bois Joli. Cinglants, comme une gifle en plein visage. Au contraire des disputes, il n'avait entendu que très rarement cette phrase. Et lorsqu'elle lui parvenait, c'était toujours pour lui glacer les sangs et lui hérisser les poils.

Il darda malgré tout un dernier regard à sa plante avant de descendre de son perchoir, se posant bien plus bas, à quelques mètres seulement du conflit. À mesure que l'enfant répétait ses mots, l'inquiétude d'Obéron commençait à naître. Il se passa les mains sur le visage, puis tata ses bras avant de poser ses doigts sur son cœur qu'il entendit battre lentement. Non, ce n'était pas lui. La victime de l'ignorance d'un enfant. De toute manière, l'Ebloui n'était pas destiné à mourir. Pas maintenant.
Il resta calme, silencieux alors que n'importe quelle fée aurait tout tenté pour le faire taire. Son visage restait grave, son regard un tantinet intrigué et une pointe de mépris se lisait dans ses prunelles.

Finalement ne resta sous ses yeux qu'une fillette visiblement handicapée qui ne laissa pas l'attaque du garçon en suspend. Un fin sourire vint étirer les lèvres d'Obéron.
Il sauta de sa branche pour atterrir sur l'accoudoir du fauteuil de la fillette. Elle lui inspirait de la pitié, cette pauvre fille. La douleur était communicative, le fé n'en fût néanmoins que légèrement peiné.

- Qui t'aime te fait pleurer, qui te hait te fait rire, lâcha-t-il quand il remarqua ses larmes.

Il marqua une pause. Peut-être venait-elle de lui sauver la vie en affirmant l'existence des fées. Toujours était-il que la chance était toujours de son côté.

- Pourquoi t'as-t-il fait pleurer ? J'étais à côté, je n'ai pas saisi un mot de ses propos excepté son affront envers mon peuple. Un désir de faire changer les choses ? Un questionnement quand à l'histoire et l'existence de NeverLand ? Dis-moi tout, je saurai sécher tes larmes. Je tenterai, du moins.

On disait des fées qu'elles n'étaient que des boules de nerfs qui éclataient à la moindre émotion. Obéron comparait de plus en plus ses semblables aux humains qui n'étaient réellement pas mieux. Ils étaient plus complexes, plus intéressants, et le blondinet aimait à essayer de comprendre leurs ressentis.
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Papillon Celeste
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Sam 14 Fév 2015 - 0:52

Codage par Lou ♥ ( Jay ici )
Moi je crois que les fées existent !

Grand-frère...
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Les fleurs sentaient la douce odeur de la robe toute fraîche et propre que t'avait offert il y a longtemps Smelly, les oiseaux gazouillaient comme le rire de Lovely ce petit bout d'environ trois ans à présent seul, le bonheur se déformait telle une peinture sous la pluie de tes larmes. Tu avais mal Jay comme un oiseau heurté par une balle, oui une balle qui écrase le cœur, qui efface  l'espoir et aplatit le bonheur, pourquoi ? Qu'avais-tu fait de mal ? Tu aurais voulu tellement, tellement le sauver...Un hurlement au loin puis plus rien...Tu cessas d'essayer de faire avancer le fauteuil roulant. C'était fini....Tu ne ne le verrais plus te sourire, tu ne le verras plus rire, il ne te confectionnera plus de belles robes en peaux de bêtes, ton frère...Ton frère...Pourtant tu avais l'habitude, Jay, de la mort. Tu réussissais à rassurer les enfants mourant de ton sourire, de tes chants. Tu continuais à sourire Jay, toujours sincèrement. Mais Smelly...C'était ta faute...Si tu l'avais retenu au Grand-Arbre, si tu l'avais convaincu que le monde de Peter Pan était merveilleux...Il ne serait pas...

Alors que tu pleurais abattue comme un faon qui a perdu le chemin de sa maison, quelque chose tomba sur l'accoudoir de ton fauteuil. Quelque chose ou quelqu'un... Tu n'entendais d'abord que sa voix douce et sérieuse du moins c'est l'impression qu'elle eut sur toi :
«  Qui t'aime te fait pleurer, qui te hait te fait rire. »

Tu retournas ton visage plein de larmes vers l'être, une fée, ou plutôt un fé, il avait des cornes fleuries sur la tête. Tu hoquetas comme soulagée par cette vision :
«  C'est beau une fleur... »

Tu ne pouvais cependant pas arrêter tes larmes. Le petit être élégant te demanda : « Pourquoi t'as-t-il fait pleurer ? J'étais à côté, je n'ai pas saisi un mot de ses propos excepté son affront envers mon peuple. Un désir de faire changer les choses ? Un questionnement quand à l'histoire et l'existence de NeverLand ? Dis-moi tout, je saurai sécher tes larmes. Je tenterai, du moins. »

Tu essuyas ton visage mais d'autres larmes coulèrent, tu tentas de t'expliquer la voix tremblante :
«  C'était...comme un frère, je l'appelais grand-frère...grand-frère... »

Un éclair de culpabilité passa dans tes yeux bleus comme l'azur...tu l'avais fait grandir en l'appelant « Grand-frère », c'était ta faute, ta faute, ta...faute...


Une douce brise s'était levée séchant tes larmes. Tu étais, petite fille, à des années lumière de penser qu'il avait pu être amoureux de toi, tu étais une enfant, plus lui.

Tu essuyas ton visage d'une main, tu devais être forte, il fallait rentrer, expliquer à Lovely...Que dirais-tu à ce petit enfant ? La peur rongeait tes entrailles. Mais le vrai courage est d’avancer malgré la peur dit-on, tu ne réfléchissais pas à comment te comporter cependant, Lovely avait trois ans, Lovely était encore un peu fiévreux et à présent seul, il avait besoin de toi. C'est tout ce qui occupa ton esprit soudainement. Tu ne pouvais pas l'abandonner, tu ne pouvais pas les abandonner tous, tu ne pouvais simplement pas abandonner. Non tu n'étais pas que pitoyable, tu pouvais avancer et tu le faisais ! Et depuis Peter tu le Savais ! Tu donnas un gros coup sur les roues du fauteuil pour le faire avancer et tu réussis à le défaire du caillou où il était coincé. Tu regardas tes mains griffées par l'effort immense, un peu ensanglantées. Tu regardas le fé en souriant avec douceur, un sourire sincère comme un champs de fleurs offre à un enfant un arc-en-ciel d'espoir et de merveille.

Tu courbas légèrement la tête :
«  Pardonnez lui son outrage. » Ta voix se fit légèrement moins assurée : «  Il ne pensait pas à mal. » Tu regardas tous les rochers encore à franchir, sans compter les chemins parsemés de cailloux ou trous ou brindilles, cela allait être difficile ! Mais tu persévérerais !

[ HRP : A toi :) ]

 
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Ancienne Fée
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Jeu 19 Fév 2015 - 12:52

Les yeux larmoyants de la fillette se plantèrent dans ceux du fé. Elle sembla surprise de cette vision, et la petite remarque qu’elle lâcha par rapport aux fleurs le fit sourire légèrement. Il aurait aimé entendre ses mots sortir de la bouche de sa reine Mab.
Obéron l’écouta avec curiosité, caressant du plat de sa petite main le cuir du fauteuil. Cet objet était moderne, cela semblait trancher avec le paysage de NeverLand. Cela n’étonna pas le blondinet qui avait déjà vu pas mal de technologie. Pour avoir utilisé la télécommande d’une télé, il pouvait se vanter d’être à la page. Néanmoins, il préférait rester dans son époque intemporelle et ne pas user de ce genre de chose qui pouvait lui nuire.

La jeune fille fit brutalement avancer son fauteuil, manquant de faire tomber l’Ebloui qui tituba avant de s’accrocher au tissu du vêtement de l’enfant. Ses propos étaient confus, et un silence suivit ses explications floues.  

- Son outrage est tout à fait légitime, remarqua-t-il. Il est normal pour un humain de se questionner quant à la réalité de cette Île.

Il relâcha la fillette et posa la paume de sa main sur la garde de sa rapière avant de détailler le visage de son interlocutrice. Une pique de mépris fit froncer son nez.

- Je connais bien des mondes. Des mondes dont ton grand-frère ne soupçonnerait même pas l’existence. La grenouille au fond d’un puit ne sait rien de la haute mer. Ton frère devrait plus réfléchir et moins s’emporter. C’est devant de telle attitude qu’un monde disparaît. Une seule personne peut tout faire s’écrouler, il faut qu’il comprenne cela.

Obéron suivit son regard et il devina son angoisse. Seule, fragile et vulnérable, elle n’irait pas loin sans l’aide d’un être capable de faire rouler son siège. Finalement, il daigna se présenter. Peut-être connaissait-elle son nom, au moins l’avait-elle déjà entendu. L’ancien fé était assez réputé sur l’Île de par son vieil âge.

- Je suis Obéron, fé des champs. Qui était ce garçon qui devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ? Et quel est ton nom, à toi qui est plus lucide que ce que l’on peut penser ?

Ses ailes s’agitèrent, un nuage de poussière étincelante s’en échappa tandis qu’il penchait la tête sur le côté et plissait les yeux. Ses mots pouvaient sonner comme étant tranchants, pourtant ce n’était pas l’intention d’Obéron. Il avait appris à dire ce qu’il pensait de manière raffinée et tentait de comprendre les choses par tous les moyens. Cette petite fille, il ne l’avait jamais vu, et il était curieux de la connaître. Il était rare qu’il y ait de la nouveauté à NeverLand, alors quand l’opportunité se présentait, il était délectable de la saisir au vol.
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Papillon Celeste
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Ven 27 Fév 2015 - 13:24

Codage par Lou ♥ ( Jay ici )
Moi je crois que les fées existent !

Le ciel est empli de fleurs d'étoiles
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Tu ne savais plus rien des autres mondes , tu ne te questionnais pas sur la réalité de cette île, tu ne t'avais jamais posé la question. Ici était ta maison, ta vie, ton refuge, ton paradis et ton enfer. Mais un enfer qui ne t'accablait pas, un enfer qui parsemé de magie était plus acceptable, un enfer où des enfants meurent parfois mais s'émerveillent aussi d'autres fois de poussière de fée.

Le fé parla qu'il connaissait d'autres mondes. Et il expliqua qu'une seule personne pouvait tout détruire. Tu ne dis rien pour le moment, tu l'écoutais.
« Je suis Obéron, fé des champs. Qui était ce garçon qui devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ? Et quel est ton nom, à toi qui est plus lucide que ce que l’on peut penser ? » Tu pris alors la parole mais à voix basse comme apeurée de déranger le bruissement des feuilles sous le vent, le doux chant des oiseau, la danse des fleurs et de leurs couleurs : «  Obéron ... » Tu retournas un visage heureux vers lui fillette et t'exclamas : «  C'est un très beau nom ! »

Tu n'avais jamais quitté jusqu'à présent le Grand-arbre et ses alentours, tu ne connaissais que la chaleur des berceuses, l'humidité des tissus sur les fronts fiévreux, le réconfort d'une main qui soutient jusqu'au bout, la douceur au cœur quand un enfant guérissait et souriait, le bruit de ton peigne dans les bouclettes folles, la vue des étoiles si belles qui t'inspiraient mille et un contes, la senteur du lait tiède qui revigore, le parfum des fleurs et plantes ramenées par les récolteurs, et leurs noms enchanteurs, prometteurs d'avenir, le combat incessant contre la souffrance et la peur. Tu ne connaissais que ça Jay...Alors d'autres mondes...Bien sûr certains enfants parlaient d'avant mais tu pensais à des fables...d'autres mondes...
« Je ne sais pas si il existe d'autres mondes mais je sais que... »

Tu baissas la tête et ton regard se brouilla sans que tu ne puisses les empêcher des larmes coulèrent d'abord silencieux puis par sanglots. Tu avais besoin de temps Jay pour accuser le fait qu'il soit parti...pour toujours. Pourtant tu étais habituée à la mort mais jamais à une mort par ta faute. La maladie, la blessure tu les regardais droit dans les yeux mais l'avoir laissé partir...
« J'aurais...pu...j'aurais...ma faute... » Tu eus besoin de quelques minutes pour te calmer et tu dis : «  Je vais être punie en rentrant et ils auront raison...» Tu semblas réfléchir un instant et un beau sourire vint peindre le tableau de ton visage telle une touche d'espoir : «  Mais je vais faire au mieux ! Je vais y arriver ! » Tu fermas tes mains sur ta robe et murmuras : « Ici...j'aime y vivre et autrefois Grand-frère aussi, Smelly aussi...je crois qu'aimer vivre dans un lieu suffit à rendre ce monde réel. » Tu tournas un sourire paisible vers Obéron : «  Pardon de ne pas l'avoir dit avant...Je m'appelle Jay, Monsieur Obéron. »

Tu caressas le bras de ton fauteuil où n'était pas Obéron.
«  Voler » murmuras-tu. Et soudain tu t'agitas : « Une fois Peter Pan m'a emmené voler, dans le ciel ! Je pouvais tout faire même avancer sans fauteuil ! Et ici c'est merveilleux... » Tu hésitas puis tu te décidas à expliquer : «  C'est comme une fontaine sans eau elle ne sert à rien, elle fait partie du décor c'est tout elle ne fait ni rire ni pleurer, elle ne vit pas... » Tu cherchas un autre exemple : «  Un bulbe de fleur sans eau n’émerveille personne mais avec la magie de la vie la fleur éclot et fait de la douceur au cœur. » Tu souris : « Peter, son monde ici m'a donné cette eau, qui ne règle pas tout mais qui me permet d'agir alors j'aime cette île ! Car elle fait battre mon cœur de peur, de joie, de peine, de tout et que, selon moi, elle existe !» Tu avais agité tes mains en parlant mais soudain tu rougis : « Mais je ne sais pas si tout cela est intéressant pour vous...cependant...Je suis contente de vous rencontrer Monsieur Obéron ! J'aime les fleurs ! Et je pense que vous aussi. Alors vous pourrez peut-être comprendre pourquoi j'aime autant cette îles malgré mes explications confuses ! » Tu en avais presque oublié le parcours d'obstacles pour rentrer que tu allais devoir affronter.

[ HRP : A toi :) ]

 
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Jeu 19 Mar 2015 - 22:17

Il sourit poliment en réponse à son compliment sur son prénom. Et puis, elle pleura, cette jeune fille, si bien qu'Obéron fut gêné de cet élan de mélancolie. Elle bégayait, et le fé se contenta de l'écouter sans la détacher des yeux, tentant de comprendre, de donner un sens à ses mots troublés. Il restait ainsi le dos raide, imperturbable. Il devina qu'elle avait sûrement commis une erreur, erreur qui lui avait donc apporté des problèmes. À elle, et à un autre.
L'Ebloui avait beaucoup de mal à saisir ses paroles, tout semblait décousu, flou. La pauvre fille paraissait vraiment touchée de ce qu'il venait de se passer, et Obéron se sentait légèrement mal à l'aise. Il songea même un instant à partir, à la laisser plantée là, mais agir si irrespectueusement n'était pas dans son éducation.

Elle finit par se présenter, et se montra soudainement enjouée.

- Jay, répéta-t-il alors qu'elle s'emballait et vantait le beauté de l'Île.

Il toussota, main devant la bouche. Elle ne semblait même pas l'entendre.

- Si, cela est fort intéressant,
acquiesça-t-il quand elle eut fini. Tes mots sont maladroits, mais ils sont beaux, Jay. Tu me semble être un diamant brute, qui aurait besoin d'être travaillé pour en faire ressortir toute sa beauté pure.

Il sourit, ses pensées vagabondant au loin.

- Il est difficile de rattraper l'eau renversée. Prends en compte mes mots, petite blondinette. Je ne suis pas un grand conseiller, et je n'ai pas pour habitude d'apporter mon aide aux histoires de ce genre car je n'en possède simplement pas les compétences.

Se mordant la lèvre, plus pensif qu'embêté, il continua, gardant toujours son sourire un peu distrait, involontairement moqueur sur le visage :

- Ton ami t'as lâché, remarqua-t-il. Comment feras-tu pour retourner au grand Arbre ? Je ne suis malheureusement pas en mesure de te venir en aide pour cela non plus, mais il m'est aussi impossible de concevoir de te laisser seule ici. Personne ne sait que tu t'es éloignée ? Veux-tu que j'aille prévenir quelqu'un, Jay ?

Il se mit à léviter doucement autour d'elle, bras croisés.
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Dim 22 Mar 2015 - 23:54

Que vois-je ?


Un Buisson Sauteur semble très intéressé par l'attirail de Jay... Il bondit donc jusqu'à son fauteuil, se glisse dessous, et l'entraine malgré elle dans une course d'obstacle effrénée ! Attention, ces buissons sont très dissipés et peu précautionneux, ils risquent bien de foncer dans un arbre, une mare ou même dans la gueule d'une créature... Vite, Jay, sors-toi de là ou appelle à l'aide, car il ne s'arrêtera pas de si tôt !


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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Lun 30 Mar 2015 - 0:23

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L'oiseau envolé...
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Un diamant brute, c'était une jolie expression, tu rougis maladroitement autant heureuse que gênée, tu voulus balbutier quelque chose de négatif par rapport à toi-même. Mais tu ne le fis pas.

«  Il est difficile de rattraper l'eau renversée. Prends en compte mes mots, petite blondinette. Je ne suis pas un grand conseiller, et je n'ai pas pour habitude d'apporter mon aide aux histoires de ce genre car je n'en possède simplement pas les compétences. » dit le fé.

L'eau renversée...Smelly était-il cette eau que tu n'avais pas su retenir ? Tu aurais voulu l'aider, le soutenir mais tu n'avais pas su. C'était ainsi, puis les mots
* diamant brute* te revinrent à l'esprit alors que le fé te proposait d'aller chercher quelqu'un .

Renter au Grand Arbre... oui cela serait plus raisonnable pourtant...

«  Si je suis un diamant brute avec des efforts je pourrai devenir de plus en plus polie et ainsi aider de mieux en mieux ceux que j'aime. »

Tu te tus un instant, le regard baissé vers tes chaussures avant de lever la tête reconnaissante dans un doux et chaleureux sourire : «  Merci Monsieur Obéron vous êtes vraiment le prince de ce bois dans votre cœur ! »

Tu ne savais pas vraiment comment il le comprendrait cependant quand tu appelais les enfants par ce mot ils souriaient réconfortés, le fé n'avait pas besoin de réconfort mais on sentait dans tes mots une grande reconnaissance sincère. Sans lui tu n'aurais pas pu aller de l’avant.

Soudain un buisson se mit à bouger puis à bondir et se mit sous ton fauteuil t'entraînant dans sa course folle. D'abord surprise tu ne dis rien puis la peur fit pâlir ton beau visage encore enfantin. Le buisson fonça dans un arbre. Tu t'évanouis.
 

* Tu te promenais dans le bois tranquillement, il faisait beau et chaud. Tu regardais avec ardeur tout autour de toi, les buissons, les arbres éblouissant de soleil, de joie, les bruits de tes pas chantaient avec la forêt.

Entonnement tu ne t'étonnas pas de marcher ni d'avoir la taille d'une enfant de dix ans dans ton rêve, tu riais, les oiseaux et le bruit du ruisseau où tu t'amusais à sauter de pierre en pierre, soudain un rire moqueur et le paysage se transforma devenant plus sombre. Un arbre se mit à parler :

« Alors comme ça t'as un père boche? »

Tu ne comprenais pas les paroles de cet arbre, tout ce que tu savais c'est qu'il te faisait peur mais tu n'allais pas le laisser insulter ton père !

« Il n'est pas Boche il est allemand ! » affirmas-tu fermement.

Soudain le vent t'arracha ton pendentif, précieux pour toi tu ne savais plus bien pourquoi mais ça faisait mal.

«  Et les mecs regardez !  Je vais jeter le boche dans l'escalier, le pulvériser ! Regardez ! » s'exclama le Vent dans un chant amusé.

Tu avais commencé à pleurer le suppliant de te rendre ce précieux objet.  Un grand trou apparut devant toi des mains en sortirent et attrapèrent le collier ballotté par le vent.

L'arbre rit alors dans un : «  Si tu l'aimes tant que ça ce boche va le rattraper ! »

Puis un buisson il te bouscula dans un rire,  et tu tombas dans ce trou obscur.

Le paysage changea encore. Tu étais à genoux dans le bois lumineux mais du haut de tes 14 ans et demi tu ne pouvais pas te lever, soudain un homme au masque de loup s'approcha et te tendit une fleur dans un doux :

«  Jay rentrons à la maison ! »

« La maison...C'est le pendentif de tout à l'heure ou le Grand arbre ? »

« Vilaine Jay tu as quitté la maison, tu t'es envolée ! »

Tu baissas la regard : «  Alors le pendentif n'était qu'un rêve ? »

« Parfois le pays de Jamais ne peut pas guérir certaines douleurs et les souvenirs partent mais la douleur elle... »

Soudain un coup de feu, l'homme-loup se transforma en vrai loup dans un : « Jay n'oublie pas de rentrer à la maison ! » en partant en courant.

Oui tu devais rentrer au Grand Arbre, c’était là bas ta maison !*

Jay, tu ouvris les yeux, tu avais fait un malaise et avais la migraine suite au choc contre l'arbre du buisson, la bouche pâteuse tu dis espérant que le fé soit encore là : «  Maison,  maman connaît le chemin de la maison ! Il faut trouver Mary ! Elle sait le chemin de la maison !  S'il vous plaît Monsieur Obéron ! »

Tu te sentais faible sûrement fragilisée par le trop plein d'émotions et ton fauteuil renversé près de toi. Tes joues étaient humides, tu avais pleuré dans ton sommeil forcé, à cet instant tu étais une toute petite fille, tu n'étais tout de suite plus en mesure de protéger quelqu'un, tu voulais ta maman du Grand-arbre, tu voulais Mary.

[ HRP : A toi :) ]
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Ven 3 Avr 2015 - 20:32

Il la détailla, une nuance de bienveillance naquit dans ses prunelles, se mélangeant étrangement avec cette pointe de dédain propre à son regard. Jay semblait loin, loin, à dix mille lieux d’ici, comme si elle était chez elle, dans l’autre monde.
Il ouvrit la bouche pour la remercier à son tour quand le fauteuil se mit brusquement à s’agiter, le déséquilibrant. Il n’eut néanmoins pas le réflexe de s’envoler au bon moment que le siège décolla du sol et fila droit devant, éjectant Obéron hors de son perchoir pour s’écraser par terre. Il roula et s’arrêta finalement, grognant, un peu sonné, et se redressa aussitôt. Il eut juste le temps de voir le trajet de la fillette se terminer contre un arbre. Elle tomba de son fauteuil et resta ainsi.

- Et bien … lâcha-t-il en soupirant en priant pour qu'elle ne soit pas blessée ou pire.

Avant de la rejoindre il prit le temps de se stabiliser sur ses jambes et de vérifier qu’il n’ait pas été blessé, puis il prit son envol pour se poser prêt d’elle.
Une des roues de son fauteuil tournait pitoyablement dans le vide, Jay était appuyée contre un arbre autre que celui qui causa sa chute. Le buisson fautif continua sa course folle sans plus se soucier d’elle, comme s’il ne s’était même pas rendu compte du poids qu’il avait transporté pendant quelques mètres.

- Jay, allez, réveille-toi …

L’Ebloui grimpa sur son épaule et lui tapota la joue. Elle pleurait. Elle avait sûrement dû être très effrayée, ce qui pouvait se comprendre. Le fé fit une moue embêtée et raidit son dos en regardant autour de lui, un peu mal à l’aise.

- Ca suffit, tout va bien, tout va bien …

D’un geste qu’il espérait rassurant, il dégagea une mèche blonde collée à sa joue trempée de larmes. Son désir de fuir était grand, pourtant il resta près d’elle. Bien que la vie des humains soit bien futile à ses yeux, laisser une fillette seule était contre ses principes. Encore plus quand il s’agissait d’une handicapée peu encline à se débrouiller seule.
Finalement, elle se calma et ouvrit les yeux. Obéron soupira, soulagé, et quand Jay lui demanda d’aller chercher une certaine Mary, il se mordit la lèvre, hésita un instant avant de hocher la tête. Il n’était pas dans ses habitudes de se montrer aux enfants perdues, mais il s’avérait qu’il s’agissait d’un cas particulier. Alors il s’envola de nouveau et se dirigea vers le Grand Arbre.

-------------

- Bonjour, pouvez-vous m’indiquez où se trouve Mary, je vous prie ?

Le garçon arrêta de ranger pansements et bandages et détailla Obéron, probablement surpris de voir débarquer une fée de nulle part.

- Euuuh, là-bas, dit-il en pointant son doigt vers une jeune brunette.
- Merci bien.

En un clin d’œil, il se retrouva devant elle. Calmement, il expliqua la situation :

- Vous m’en voyez fortement embêté, je ne suis pas en mesure de venir à Jay, tombée de son fauteuil. A sa demande, me voilà ici et vous prie de bien vouloir accomplir votre rôle de mère. Je n’apprécie que très peu l’idée de la laisser seule dans les bois. Alors si vous voulez bien me suivre, je vous mènerai à elle.

Sans plus de manière, il ouvrit la route et emmena la Mère à la rencontre de sa protégée.
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Mary
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Sam 4 Avr 2015 - 21:25

C’était une soirée, non, plutôt une nuit, assez calme. Mary était de garde, comme souvent. Soul œuvrait dans sa partie. Green et Craven étaient les soigneurs pour cette nuit. En somme, il y avait du personnel compétent.
Sauf qu’il n’y avait pas tant de patient que cela : personne ne s’aventurait dehors à cette heure ci et tout le monde dormait. Donc les seuls occupants de cette cabane isolée étaient ceux qui avaient dû rester alités pour la nuit.
Ses « enfants » étaient couchés depuis longtemps. Elle avait fait un tour rapide, laissé son apprentie s’occuper du reste et avait rejoint directement l’infirmerie.

Elle somnolait à moitié, d’ennui plus que de fatigue. Il ne se passerait surement rien avant le levé du jour mais elle devait rester ici encore un peu. Enfin cela, c'est ce qu'elle croyait. Car très vite, quelque chose vint troubler la monotonie du lieu.
Une fée entra dans l'arbre et alla s'adresser à Craven. La sanglante n'y fit pas tout de suite attention mais elle sursauta en entendant son nom. Cet être était là pour elle ? Le fait qu'il se rapproche et s'adresse à elle ne fit que confirmer sa supposition.
C'était un mâle (comme en témoignait ses ailes) qu'elle n'avait jamais vu. Cependant, elle voyait rarement des fées et les connaissait peu, à l'exception de Twinker bell (qui était un cas à part, tout de même) et la saleté qui rodait souvent par ici. Elle ne comprenait donc pas vraiment ce que cet être magique lui voulait. Mais ce dernier s'expliqua bien vite :


- Vous m’en voyez fortement embêté, je ne suis pas en mesure de venir à Jay, tombée de son fauteuil. A sa demande, me voilà ici et vous prie de bien vouloir accomplir votre rôle de mère. Je n’apprécie que très peu l’idée de la laisser seule dans les bois. Alors si vous voulez bien me suivre, je vous mènerai à elle.


Plusieurs pensées lui vinrent en même temps :
1) L’incompréhension : que faisait Jay loin de l’arbre ? Pourquoi était elle en compagnie d’une fée ?
2) L’inquiétude : est ce qu’elle allait bien ?
3) La colère et l’envie de meurtre : elle allait la tuer sur le champ pour lui avoir désobéi. Le geai n'était pas sensé quitter l'arbre, et surement pas au beau milieu de la nuit.


-J'arrive de suite, répondit elle de la voix la plus neutre possible. Laissez moi quelques secondes.

Elle attrapa son "manteau" (ou ce qui lui servait de) et le posa sur ses épaules. Elle se tourna vers Green pour lui faire comprendre qu'elle partait et qu'elle n'en aurait pas pour longtemps. Même si elle préférait s'arracher la langue que de l'avouer, elle avait confiance dans les capacités de soigneuse de la verte. Et Soul aussi, vu qu'il l'avait formé. D'ailleurs, ce dernier était là donc elle pouvait bien s'absenter. Elle hésita un instant à lui signaler mais n'osa pas.
Elle partit donc dans la nuit noire en compagnie du lumineux. Plus elle avançait, plus sa peur et son inquiétude augmentait. Jusqu'à où comptait il l'emmener ? Pourquoi était elle allée si loin ? Pourquoi là bas ?

Ils finirent finalement par arriver au lieu dit. Jay gisait contre un arbre, son fauteuil s’étant effectivement renversé.
Mary se précipita à ses côtés. Elle s'assit dans la terre humide et la regarda. Elle mourrait d'envie de lui demander si tout allait bien, si elle n'était pas blessée. Mais la seule chose qu'elle fit fut de lui mettre une violente gifle.


-IDIOTE ! lui cria-t-elle dessus. Pourquoi es tu allé ici ? Tu m'as désobéie. Et pire, tu t'es mis en danger. Tu sais très bien que tu n'as pas le droit de sortir. Qu'est ce qui se serait passé si tu étais tombé sur un pirate ou une bête sauvage ? S'il s'était mis à faire très froid ? Ou si personne ne t'avait trouvé ?

Ce fut à ce moment qu'elle se rappela de la présence de la fée. Elle ne devait pas être trop méchante devant lui (même si elle doutait qu'il rapporterait ses actes à Peter Pan et que techniquement, elle n'était pas en tort). Elle avait envie de dire à Jay qu'elle la laisserait ici, de la frapper de nouveau ou juste de lui faire peur pour qu'elle ne refasse plus jamais cela. Mais la présence de l'être magique la mettait trop mal à l'aise pour le faire. Aussi se contenta-t-elle de la prendre dans ses bras et de la serrer fort.


-J'ai eu si peur pour toi, souffla-t-elle.

Elle s'attela ensuite à la mettre sur son fauteuil. Puis, elle se tourna vers la fée.

-Je vous remercie d'avoir pris soin de ma fille et de m'avoir cherché. Je suis votre obligée. Si je puis faire quoi que ce soit pour vous...

Elle avait encore des restes de bonnes manières (le genre de chose qu'il fallait user avec certaines mères ou personnes ou juste les diplomates). De plus, faire bonne impression à une fée ne pouvait pas lui causer de tort (au mieux elle en récolterait de la poussière).
Ce fut à ce moment qu'elle remarqua qu'elle ne savait pas qui il était. Aussi ajouta-t-elle :

-Pardon, je ne crois pas avoir retenu votre nom.

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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Dim 5 Avr 2015 - 0:19

Codage par Lou ♥ ( Jay ici )
Moi je crois que les fées existent !

Nous serons bien...
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Mary, Mary était là, cela te soulageait tellement ! Tu t'en voulais beaucoup mais tu savais que rien ne t'empêcherait de voler si tu le croyais juste, peu importe ta joue qui faisait mal, peu importe la peine de Mary, tu volerais...et ce à jamais. Tu n'avais pas peur. Ce n'était pas pour demain que tu ferais ce dernier vol. Ni pour après-demain, tu voletterais encore probablement, maladroitement, car on ne peut garder aucun oiseau même le plus doux en cage. Et pour tout ça tu t'en voulais, tu t'en voulais tellement.

Mary te mit sur ton fauteuil. Tu serras les poings devant ton impuissance à te déplacer seule à tout instant. Tu avais tant de peine pour Mary. Mary qui se mit à parler avec le fé. Tu le laissas répondre avant que des larmes n'embrouillent ta vue et coulent sur ta joue très rouge.

Tu ne lui en voulais pas, malgré tes jambes qui te clouaient au sol tu avais le courage de voleter avec difficulté comme un petit oiseau tombé du nid un peu trop tôt.

Quand le fé eut fini de parler si il parla tu pris la parole hoquetant entre tes larmes :
«  Je t'aime maman... »

Tu devais lui faire comprendre alors tu dis doucement en laissant tes larmes silencieuses piquer ta joue :
«  Je suis tellement tellement contente que tu sois venue... »

Un silence avant que tu n'ajoutes : «  Monsieur Obéron est comme toi tu sais, il a un cœur immense qui déborde de passion et d'énergie, il a un cœur de fleur. »

Faiblement tu tournas le regard vers le fé puis lui souris en inclinant légèrement la tête : «  Je vous remercie pour tout Monsieur Obéron ! »

Tu affrontas alors le regard de Mary en tournant la tête, elle ne te faisait pas peur, tu l'aimais ta maman, tu lui souris avec la douceur de rosée de ton regard et dis chaleureusement :
« Mary...Je suis désolée...je suis une mauvaise fille...Un peu comme un fardeau, un peu comme un oiseau malade, je volette...Mais je t'aime fort, tu es ma maman. Même si un jour je volerai et plus personne ne me verra... »

Tu essuyas tes larmes dans un grand sourire chaleureux :
«  C'est comme ça après la vie ! »

Tu ne savais pas bien si elle avait compris et elle n'eut pas le temps de se fâcher puisque  un grognement se fit entendre. Une bête ? Oui mais laquelle ? Un ours ? Non cela ne grognait pas aussi fort...Alors quoi ?

L'animal fonça sur votre petite équipe griffes sorties, puis pendant quelques secondes tout devint noir. Tu te réveillas, Mary sous ton fauteuil indemne. Le fé non loin, du moins le pensais-tu, tout était flou dans ta tête, tu voyais flou et un liquide visqueux sortait de ta main, tu la regardas n'ayant pas la force de bouger autre chose que les yeux et vit qu'une belle entaille ornait ta paume sanguinolente. En sommes tu t'en sortais bien, et tu avais permis à Mary de ne pas subir les conséquences de ton imprudence. Les minutes passèrent comateuses puis enfin tu repris pieds et souris heureuse :
«  Je suis contente Maman tu vas bien ! »

Tu enlevas un ruban de tes cheveux et bandas la plaie en ayant pris le soin d'y mettre une herbe cicatrisante qui traînait dans tes poches de robe. Ainsi pas besoin d'amputer et pas d'infection. Bien sûr ça brûlait beaucoup mais tu en avais vu d'autres. Soudain un nouveau grognement. La bête revenait... Mary s'était dégagée de ton fauteuil mais tu ne ferais que la retarder...Tu réfléchissais à cent à l'heure avant de dire apeurée incapable de marcher ou de te relever seule :
« Maman, Monsieur Obéron, fuyez ! »

Pour les rassurer tu souris avec bravoure et réconfort :
«  Je vous rejoins vite et on mangera du pain au miel et du lait chaud comme tu aimes maman ! Il fait si froid ici, on aura plus chaud ! Tu verras ce sera super ! »

Mais tu étais consciente que si ils partaient tu ne les rejoindrais pas mais tu pensais rarement à toi Jay. Tu es un oiseau et un oiseau est fait pour offrir la merveille au ciel et l'apporter sur terre.

La bête blessée et affolée ne vous en voulait pas particulièrement, elle partait et revenait désorientée mais ça Jay tu ne pouvais pas le savoir.


[ HRP : A vous :) ]
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Mer 8 Avr 2015 - 13:38

Le bruit cinglant de la gifle raisonna dans les bois, et la violence dont fit preuve Mary déboussola Obéron. Comment était-ce possible de faire preuve de tant d'agressivité ? Même en ayant eu peur, en s'était beaucoup inquiété, cela paraissait démesuré. Les humains n'avaient donc pas fini de surprendre l'Ebloui qui pourtant pensait avoir fait le tour de leur comportement.
Il se contenta de rester en l'air, sur place, à observer d'un oeil curieux la mère changer du tout au tout de comportement. Quand elle s'adressa à lui, il fit mine de ne pas avoir été interpellé par son attitude et s'exclama:

- Quel malpoli je fais ! Je me nomme Obéron et je ne vous demande rien d'autre de plus que de ne plus laisser Jay seule.

Jay qui ne sembla même pas blessée d'avoir été si violemment giflée et qui fit preuve d'une joie innocente sans borne à l'égard du fé. Elle était mignonne, cette petite, il fallait l'admettre. Le fé aimait bien sa façon de parler, bien que parfois difficile à suivre, elle employait de jolies métaphores qui plaisaient énormément à l'Ebloui.

Alors qu'il pensait partir et les laisser rentrer toutes les deux - tout est bien qui finit bien, une brusque agitation perturba leur touchante retrouvaille. Un ours déboula d'entre les arbres, blessé aux flancs, et, rugissant de douleur et de panique, se précipita à gauche, puis à droite sans savoir où aller. Il ne semblait même pas s'être rendu compte de leurs présences.

Une fois, il passa, et Obéron eut juste le temps de l'éviter. L'animal passa prêt de Jay, juste assez pour pouvoir la griffer inconsciemment. Il disparu entre d'épais buissons, juste assez longtemps pour permettre à la fillette blonde de les inciter à fuir et de la laisser seule. Ce qu'Obéron n'était pas prêt d'accepter. Du fait de sa petite taille, il lui était impossible de maîtriser l'ours blessé, et il devrait user de beaucoup trop de poussière de fée pour le faire s'envoler. En revanche, pour les deux filles ...

Obéron se posa sur l'épaule de Mary et murmura au creux de son oreille:

- Je te conseille de penser à des choses heureuses ...

Il claqua ses mains l'une contre l'autre et un nuage étincelant s'en échappa. Il fit de même avec jay:

- Ce n'est pas dans mes habitudes de faire cela, mais nous dirons que c'est pour la bonne cause.

Nuage de poussière de fée.

- Profitez-en, cela doit vous arriver trop peu souvent. N'oubliez pas de retourner au Grand Arbre, surtout. Dites à vos amis qu'un ours traîne dans les environs. Soyez prêts, on ne sait jamais.

Le fé des champs prit de l'altitude alors que la bête imposante refaisait son apparition, bave aux lèvres et yeux exorbités. Obéron connaissait une Sirène qui aurait été bien heureuse de pouvoir croquer la chaire robuste de l'animal ...
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Jeu 16 Avr 2015 - 0:32

- Quel malpoli je fais ! Je me nomme Obéron et je ne vous demande rien d'autre de plus que de ne plus laisser Jay seule.

Le fé semblait très poli, enfin non… courtois serait le terme le plus approprié. Mary, qui n’avait jamais cotoyé d’autres fées que Twinker bell -qui était… ce qu’elle était- en fut assez étonnée. Elle ne s’attendait pas à ce que tant de noblesse se dégage d’un si petit être.
Mais les pleurs de sa fille (qui était bien plus âgée qu’elle mais au diable la logique de l’île) la ramenèrent sur terre.


-Je t'aime maman... Je suis tellement tellement contente que tu sois venue...

Pour un peu, la sanglante s’en serait voulue de l’avoir giflé, de s’être laissé emporter de la sorte alors que le geai était… tellement innocent et complètement à côté de la plaque.
Elle la laissa donc parler. Il n’y avait pas que le cœur d’Obéron qui était plein de fleur, il y avait aussi les paroles de Jay, qui débordait de métaphores, de larmes (qu’elle essayait de ne pas faire couler) et de douceur. C’est ce qui l’avait marqué autrefois, conduit à choisir l’handicapée comme sa préféré et ce qui l’empêchait de réellement la détester.

-Même si un jour je volerai et plus personne ne me verra... C'est comme ça après la vie !

… Peut être que lui insérer la bible plusieurs fois dans le crâne et la maladies des doigts écartés permettrait à cette niquedouille d’apprendre la discipline et l’obéissance.

Mais elle n’avait pas le temps de réfléchir à tout cela car une bête sauvage leur fonça dessus. L’impact fut important, Mary valsa et tomba plus loin, bientôt suivi par le fauteuil qui lui tomba dessus, la faisant crier. Elle sentait qu’elle avait un gros bleu au bras, ses genoux étaient surement éraflés. Elle tenta de ses relever, grimaça sous l’effet de la douleur, et parvint tant bien que mal à rester debout.
Passant une main dans ses cheveux, elle sentit quelque chose de liquide et chaud. Elle avait bien une idée de ce que c’était et la peur lui tordit le ventre.
La seule chose qui lui venait à l’esprit était son instinct de survie. Mais la bête ne revint pas tout de suite. Ainsi, elle pu voir que Jay allait bien. Apparemment déboussolée, toujours un peu dans son monde (même si ce monde avait des herbes médicinales mais ceci était une autre histoire). Même le fé semblait indemne.
Elle s’apprêtait à baisser sa garde quand un nouveau grognement se fit entendre. L’animal revenait. La peur la cloua sur place, alors que sa fille lui criait de partir. Mais malgré cela, ses jambes refusaient d’avancer.
Au même moment, le fé des champs se posa sur son épaule et lui murmura :

-Je te conseille de penser à des choses heureuses ...

Des choses heureuses ? La première chose qui lui vint à l’esprit fut le cadavre ensanglanté de Loony et elle en rit elle même, de manière nerveuse. Mais cela dû l’aider car un claquement de mains plus tard et elle était… dans le ciel.
Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas vu de poussière de fée qu’elle en fut surprise. Elle se demanda même un instant ce que c’était avant de réaliser.

- Profitez-en, cela doit vous arriver trop peu souvent. N'oubliez pas de retourner au Grand Arbre, surtout. Dites à vos amis qu'un ours traîne dans les environs. Soyez prêts, on ne sait jamais.

Elle ne se le fit pas dire deux fois et s’envola le plus vite qu’elle pu… C’est à dire pas très vite. Quand bien même elle était terrorisée, elle galérait à « nager » dans le vide (elle ne voyait réellement pas d’autre manière de décrire cela). Mais elle était un peu rassurée de n’être pas la seule.
Elles se posèrent plus loin, dans les alentours de l’arbre, là où elles se savaient en sécurité.
Une fois hors de danger, Mary se demanda ce qui arriverait à le fé et s’il arriverait à se sauver. Elle espérait que oui. De toute manière, ce n’était plus ses affaires. Pour l’instant, il fallait châtier la désobéissance. Elle se tourna donc vers elle et tilta quelque chose.
Tout à l’heure, le fauteuil lui était tombé dessus. Elle l’avait donc fait valser pour pouvoir se relever. Ensuite Jay avait soigné ses blessures. Puis la bête était arrivé de nouveau.
Et donc…


-Tu n’as plus ton fauteuil… souffla-t-elle. Comment vas tu faire pour te déplacer ?

Quelque part, elle était ravie car le geai ne pourrait plus se déplacer et donc fuir. Néanmoins, cela supposait qu’elle devrait la porter jusqu’à l’arbre et que demain serait compliqué.
Mais avec l’animal dans les bois, il était hors de question d’y retourner. Elle eut donc un petit rire gêné mais surtout crispé.

-Bah… On… On demandera à quelqu’un d’aller le chercher demain. Là il est trop tard.

Mais même dans sa bouche, il y avait un malaise. Pour une fois, la mère était incapable de savoir quoi faire. Et cela la frustrait au plus haut point.

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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Ven 1 Mai 2015 - 21:05

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Quand la poussière de fée t'entoura tu fermas les yeux et te laissas porter, tu aimais cette sensation de liberté et de débrouillardise. Tu volais Jay, tu volais, tu n'avais plus cette souffrance qui te clouait au sol. Tu n'étais plus un fardeau, tu dansais dans l'azur. Alors quand Monsieur Obéron dit d'en profiter, tu délectais ce présent du simple : bonheur de pouvoir se déplacer. Tu en oubliais ta douleur, tu en oubliais ta bêtise. Tu étais l'oiseau dans le vent et tu souriais doucement à la vie. C'était bien mieux que tes romans, bien mieux que l'évasion musicale, tu te sentais vivre Jay. Tu finis, par on ne sait quel miracle le vent allait dans la direction du grand arbre, par te poser au sol.

« Tu n’as plus ton fauteuil… Comment vas tu faire pour te déplacer ? » avait soufflé Mary ta maman. Tu baissas la tête, tu avais besoin de ce fauteuil pour aller vers les petits patients à consoler et à soigner. Tu essayas de te relever mais t'écrasas sur le sol, tu recommenças encore et encore, t'écorchant les genoux.

«  Bah… On… On demandera à quelqu'un d’aller le chercher demain. Là il est trop tard. » dit ta maman dans un rire embarrassé.

Mais tu n'écoutas pas, et tu persévéras à tenter de faire marcher ces jambes sans ardeur. La vivacité de tes sentiments contrastant avec la paralysie de tes jambes. Après avoir eu nombres de bleus et de griffures tu t'écroulas au sol épuisée dans un larmoyant :
«  Je recommence...vite...je dois...reprendre...mon...souffle ». Il te vint à l'esprit que Mary ne comprenait peut-être pas ton entêtement. Tu expliquas donc d'une voix tremblante prête à pleurer de douleurs mais surtout de culpabilité : «  Si je ne le retrouve pas..Je ne pourrais plus soigner personne ni aider qui que ce soit...bien au contraire...Je serai un fardeau...Je n'aurais pas dû me laisser emporter...Je vais ramener mon fauteuil. »

Tu essuyas tes larmes avec courage et dis avec un chaleureux sourire et des yeux plein de douceurs envers ta maman :
«  Et puis...Ce serait dangereux si un petit devait affronter l'ours ! Je vais réussir ! » Mais même avec tous les efforts du monde tu tombais encore et encore.

Soudain un chasseur apparut, un des plus jeunes d'entre-eux d’ailleurs, il n'avait que quinze ans et pourtant il ramenait de nombreuses proies, sa petite taille le rendait plus discret et sa minceur ne faisait pas de lui un gringalet, bien au contraire le jeune homme était musclé bien que cela se voit peu sous sa peau de bête, de plus il était rapide et endurant à la course. Mais Jay tu ne le vis pas de suite et continuais ton étrange manège. En revanche Mary l'avait peut-être vu mais les rumeurs allant de bon train, elle devait sûrement savoir qu'il était bien plus fort qu'elle.


« Jay ! » finit par crier le garçon après de multiples soupirs que tu n'avais pas entendu. Tu sursautas et t'écroulas misérablement – pour la centième fois- sur le sol.

«  Pardon... »


Tu éclatas en sanglots à ton excuse, tu te sentais tellement tellement pesante, tellement inutile soudain, comme dans cet autrefois que tu avais oublié... Le garçon remit ses armes dans un sac en peau à son épaule et s'accroupit près de toi dans une voix douce :
« On va le retrouver ensemble ce fauteuil ! Après tout tu as réussi à sauver ma petite sœur de son infection tu peux tout faire Jay ! » Sans demander quoi que ce soit d'autre, il te prit comme on transporte un sac de plumes sur son dos avant de se retourner vers ta Mère : «  Et toi tu viens aussi ? » Un sourire moqueur se dessina sur le visage de Milk puisque c'était son surnom ( ce garçon était depuis son arrivée le plus grand fan de lait de tout le pays de jamais ). Milk, donc toisa Mary et lui dit : «  A moins que tu aies peur? »


|HRP : A vous et à Obéron si il a décidé de rester en forêt :) ]


 
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L'Ombre
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MessageSujet: Re: Moi je crois que les fées existent ! [ LIBRE ]   Mer 16 Déc 2015 - 15:26

The End


Cette péripétie nous a donné la preuve,
Que tant qu'ils y croient, tous les êtres peuvent,
Accomplir de grandes choses et s'emplir de courage,
Un corps abîmé ne gâchera jamais la bravoure d'un visage.


FIN DE L'AVENTURE




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