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Mary
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MessageSujet: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Mar 8 Juil 2014 - 23:48

Mary était la mère des soigneuses, c'était un fait connu et admis de tous. Mais cela voulait aussi dire qu'elle aidait parfois à l'infirmerie. Dans sa grande bonté en théorie. En pratique, c'était surtout pour elle l'occasion de ne rien faire (elle était censé surveiller les plus petits) tout en pistant ceux qui faisaient des bêtises. En effet, quand un enfant revenait blessé, où bien il était allé dehors, où bien il avait fait le con.
Et puis, une fois blessé, un peu de sang de plus ou en moins... Personne ne ferait la différence. Et le marmot n'avait surtout pas à cafter.
Ainsi, en ce jour maussade, elle squattait la cabane la plus reculée en attendant ses proies. Il y avait quelques petits mais ces derniers ne faisaient pas grand chose. D'une part car il n'y avait pas un chat (personne ne sort avec un temps pareil donc personne ne se fait mal, logique). D'autre part car ils savaient très bien qu'elle guettait, à l'affut du moindre geste, du moindre son qu'elle trouverait irritant, du moindre regard qui serait jugé irrespectueux. Bref, s'il lui venait à l'esprit de s'amuser, il fallait à tout prix qu'ils soient irréprochables. C'était amusant.

La pluie tombait au dehors. Peter devait surement être contrarié. Par quoi donc ? Un petit ? Une sirène ? Un peau rouge ? Twinkle bell était partie ? Crochet faisait encore des siennes ? Ou alors était ce cette sombre histoire de malédiction qui lui pesait sur l'esprit ? Peu importe. Tout ce qui était un problème aux yeux du chef était aussi un à ses yeux.
Mais ce n'était pas pour cela qu'elle comptait sortir dehors les tuer. Oh que non. Ils étaient bien trop dangereux. Elle était courageuse mais pas téméraire, loyale mais pas au point de se faire tuer. Et puis, ce n'était pas comme s'il était seul. Si encore, il avait du braver le danger sans personne pour l'aider, là ok, elle serait aller l'assister. Mais il y avait tout un tas de gens avec lui, des chasseurs, des éclaireurs, des indiens... Sa maigre présence était donc, par définition, inutile.
Ce phénomène avait un nom... Distillation des responsabilités.

Elle ressassait ses arguments mentalement quand elle entendit des bruits de pas. Ah, enfin de quoi la distraire. La porte s'ouvrit à toute volée. C'était un marmot, pas un des siens (elle les connaissait tous à force). Mais ce fut son état qui l'alarma. Elle était incapable de dire s'il avait fait une bêtise ou s'il était sorti dehors. Ou les deux.
Oh et puis merde ! S'il y avait un tel doute, autant prendre le cas le plus grave. Punition !
Elle se leva de sa chaise et se dirigea vers lui :


-Oh bordel. Qu'est ce qui t'es arrivé pour que tu sois dans cet état ?

C'est alors qu'elle remarqua qu'elle l'avait déjà vu quelque part. Mais où ? Il y en avait tellement de garçons perdus. Elle ne pouvait pas se souvenir de tout le monde. Elle le regarda fixement, essayant vainement de se rappeler puis finit par lâcher :


-T'es qui toi au juste ?

Derrière elle, ses "fils" se tassèrent dans un coin et commencèrent à préparer les bandages. Ils ne voulaient pas que tout cela retombe sur eux.






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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Mer 9 Juil 2014 - 12:30

Loony avait encore rêvé de sirènes. Ses rêves de sirènes n'avaient jamais rien de féérique, ils étaient généralement des cauchemars ou, en tout cas, le faisaient se réveiller avec une sensation désagréable au creux de l'estomac. Il avait envie d'aller se promener sur l'île pour se changer les idées – au cœur de l'île, loin de la mer, loin du lagon surtout – mais avec le temps qu'il faisait dehors depuis quelques jours, il savait que personne ne voudrait l'accompagner. Il n'était pas sûr d'avoir envie d'être seul, pourtant. Il aurait aimé qu'on le rassure, qu'on remplisse avec un peu d'affection le vide de son estomac qui n'acceptait aucune nourriture ce matin-là.

Mais quand Peter et l'île étaient d'humeur maussade, les Garçons Perdus avaient tendance à l'être aussi. Loony ne pouvait pas leur en vouloir : lui aussi, il s'inquiétait. Il avait entendu parler d'une malédiction, du Démon qui s'était emparé de l'Esprit Loup. Loony ne comprenait pas encore tout ce que cela impliquait, mais il lui semblait que l'île toute entière était en danger. Il avait déjà été prêt au pire pour pouvoir rester sur l'île, mais le danger avait été extérieur – si l'île elle-même sombrait, qu'y pouvait-il ? Finalement, lui aussi était touché par l'humeur sombre de ses camarades.

Malgré les avertissements, il décida de braver le mauvais temps. Il avança longuement sur le sol boueux, puis les rochers glissants, et avait déjà un pied posé dans le sable détrempé lorsqu'il réalisa qu'il était arrivé sur la plage. Il ne savait pas combien de temps il avait marché, ni comment il était arrivé ici, l'endroit-même qu'il avait prévu d'éviter. La mer était déchaînée, l'Esprit Océan était sûrement inquiet lui aussi. L'Esprit Océan qui savait tout... Loony fut pris de panique et rebroussa chemin à toute allure pour mettre un maximum de distance entre lui et le courroux de l'océan. Mais Loony était maladroit et la roche ruisselante de pluie aurait aussi bien pu être du savon : il sentit son cœur rater un battement lorsqu'il glissa et ne parvint pas à rétablir son équilibre. Il dégringola sur trois mètres de rochers et cailloux pointus et, arrivé en bas, perdit connaissance.

Lorsqu'il revint à lui, il était toujours seul et il avait si mal partout qu'il n'était même pas certain d'être encore en un morceau. Ses jambes, surtout, le lançaient terriblement. En voulant dégager ses cheveux mouillés de ses yeux, il s'aperçut que sa main droite était salement écorchée, écarlate de sang. Il laissa la pluie couler dessus pour la nettoyer et fut prit de nausée en voyant la plaie profonde qui courait de son pouce à la naissance de son poignet. Il n'arrivait plus à bouger ses doigts.

Il parvint à se mettre sur ses jambes, boitillant. Il ne savait pas laquelle des deux lui faisait le plus mal, mais fut soulagé de constater qu'aucune n'était cassée. S'il devait perdre l'usage de sa main droite, il serait bien content d'avoir encore ses deux jambes.

Il mit longtemps à parvenir jusqu'au Grand Arbre. Ceux qui auraient pu le réprimander furent trop choqués par son état pour faire autre chose que l'aider. Il était évident qu'il ne travaillerait pas aujourd'hui. Son collègue raccommodeur, Brains, était interdit d'infirmerie et ne put pas l'y accompagner. Deux autres Garçons s'en chargèrent donc et le plus affolé des deux ouvrit la porte de l'infirmerie à la volée. En voyant que la mère des Soigneurs s'y trouvait, ils l'abandonnèrent rapidement à son sort et détalèrent pour retourner à leurs occupations.
Loony l'avait déjà vue ici une ou deux fois, étant donné qu'il fréquentait l'infirmerie au moins aussi souvent que Mary. Tout le monde avait peur de cette fille, et Loony lui-même était loin de se sentir rassuré par sa présence. Elle ne sembla pas le reconnaître, peut-être parce qu'elle n'avait encore jamais fait de Loony sa victime. Son regard posé sur lui était quelque peu angoissant.

«  Je... » commença-t-il, mais il n'avait pas ouvert la bouche jusque là et du sang s'en échappa, dégoulinant sur son menton.
Il cracha une dent de lait qui n'avait pas aimé le choc.

« … M'appelle Loony, » acheva-t-il, pris de tournis.
Il avait juste envie qu'on le soigne. Ou mieux, de s'endormir et de se réveiller en pleine forme. Mais les soigneurs s'activaient en silence et attendraient le bon vouloir de leur Mère avant de faire quoi que ce soit...
Loony regarda ses pieds. Ses jambes tremblaient et une petite flaque d'eau sale de terre et de sang s'étendait sous lui.

« Maman... » murmura-t-il pour lui-même.
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Mary
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Mer 9 Juil 2014 - 15:33

En tant que mère des soigneurs, Mary avait vu de nombreuses blessures. Cependant, ce gamin en face d'elle, c'était la première fois qu'elle voyait un type aussi sérieusement blessé sans que cela ne soit dû à une bataille ou une chasse. Parce que oui, il ne semblait pas être chasseur.
Il suait littéralement le sang. Quand il essaya de parler, il en cracha même, avec un truc blanc (une dent sans doute).


-Je... m'appelle Loony.

Il ne semblait pas vraiment tenir sur ses jambes, en fait, il semblait sur le point de tomber.
Mais c'était beau. Vraiment. C'était un spectacle merveilleux à regarder pour la sanglante. Tout ce liquide rouge. Elle était prête à parier que si elle le touchait, ce serait chaud.
Ooooh....

Oui, sauf qu'il était en train de clamser. Et Peter n’apprécierait pas vraiment sans doute. Elle se mit une baffe mentale puis cria sur les deux enfants :


-Vous voyez bien qu'il ne va pas bien ! Allez l'aider ! Préparez un lit, des bandages, n'importe quoi mais faites quelque chose enfin ! Bande de poulpes desséchés !

Elle le prit dans ses bras et le porta à un lit. Il semait du sang partout. Pas grave, elle aurait une bonne raison de lui crier dessus après.
D'abord le soigner. Ensuite le punir. Puis le resoigner. Et voilà, le tour serait joué !
Les deux fils s'activèrent et bandèrent le blessé. Ce n'était vraiment pas du grand art et cela ne marcherait pas longtemps surement. Donc il faudrait les nettoyer et changer régulièrement.
Oh c'était merveilleux ! Une proie qui venait d'elle même ! Et elle avait de bonnes raisons de rester auprès de lui.
Quand les soigneurs eurent finit leur tache, ils se tournèrent vers elle, attendant un ordre.

-Je m'en charge, dit elle sur un ton guilleret, comme si elle disait "Mangeeeer". Allez ailleurs. Je vous appellerai s'il y a quelqu'un mais vu le temps, il n'y en aura sans doute pas.

Ils ne se le firent pas dire deux fois et s'en allèrent en claquant la porte.
De son côté, Mary prit une chaise et s'assit à côté du blessé.


-Bon alors, commença-t-elle d'une voix douce.

Elle chercha dans ses yeux une quelconque trace de peur, de soumission ou au contraire de rébellion ou de défi. Après s'être assuré de cela, elle sortit son rasoir et continua :

-Tu as, très exactement, cinq minutes pour m'expliquer comment tu t'es mis dans cet état. Si je me rends compte que tu mens ou que cela ne me va pas, tu auras une autre entaille sur ta main, c'est clair ?

Elle agita sa lame devant ses yeux, histoire de bien faire passer le message.


-Après tout, ria-t-elle sous cape, une blessure de moins ou de plus, qui donc la remarquera ? Et ensuite il faudra que tu nettoies tout ce que tu as sali. Compris ?

Elle regretta de ne pas avoir pris sa règle. Cela aurait été si amusant avec. Mais bon, elle n'avait pas le temps de retourner la chercher.


-Mais d'abord. Comment t'es tu fait ca ?

Elle le regarda droit dans les yeux. A force de le voir, elle savait pourquoi elle avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Il venait souvent à l'infirmerie, même si elle n'avait jamais pu mettre la main sur lui.
Mais ce n'était pas grave. Elle l'avait désormais. Et elle ferait de lui son jouet.
Et puis, elle avait raison sur un point.
Son sang était vraiment chaud.






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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Mer 9 Juil 2014 - 20:02

Loony sentit que les choses allaient mal tourner dès que Mary demanda aux enfants soigneurs de la laisser s'occuper de lui seule.  Il avait cru un instant qu'il s'en sortirait, parce qu'elle lui avait parlé doucement, avait ordonné aux autres de soigner et bander ses blessures, ce qu'ils firent du mieux qu'ils le pouvaient – c'est-à-dire pas spécialement bien, mais ils avaient suffisamment nettoyé les plaies pour qu'il puisse espérer ne pas mourir d'une infection – , mais Loony réalisa vite qu'il aurait dû se douter que cela ne durerait pas. Il n'y avait pas d'autre patient à l'infirmerie et Mary n'avait pas eu assez de réprimandes à faire à ses enfants, il fallait donc que ça tombe sur lui. Il l'avait vue à l’œuvre, avec ses insultes, ses menaces, et il avait entendu parler de sa violence...
Elle sembla chercher un prétexte, un semblant de culpabilité en lui, et s'enquit de ce qui avait pu le mettre dans un tel état. Qu'espérait-elle au juste ? Il n'avait pas besoin de cinq minutes pour lui raconter ce qui lui était arrivé. Le problème, c'était que sa bouche était encombrée de sang et lui faisait mal – il s'était mordu la joue et sentait une autre dent bouger sur sa mâchoire inférieure, – si bien qu'il trouvait difficile de s'exprimer. Eh puis, avec une lame qui lui dansait juste sous les yeux, c'était encore moins évident.

Il ne put s'empêcher de baver légèrement en voulant lui répondre, de quoi la mettre encore plus en colère – si on pouvait vraiment appeler ça de la colère. Loony voyait bien qu'il s'agissait d'autre chose, qu'il n'avait rien fait qui mérite qu'on lui entaille davantage la main. Instinctivement, il voulut serrer le poing, mais ses doigts répondaient à peine et l'effort le fit souffrir. Au moins, il les sentait encore. Il se retenait difficilement de pleurer, ce qui ne lui était pas arrivé une fois depuis la mort de son frère – ou peut-être que si, au milieu de la nuit, lorsqu'il se réveillait et constatait qu'il n'était pas à ses côtés, mais personne n'était censé le savoir. Il essuya son menton sur son avant-bras.

« J'ai glissé sur des rochers, à cause de la pluie... »

Sa voix était légèrement rauque, peut-être à cause du sang qu'il avait avalé ou des larmes contre lesquelles il luttait. Des larmes d'effroi, pas de douleur. Et pourtant, il avait si mal ! Et elle qui voulait le faire nettoyer, alors qu'il tenait à peine sur ses jambes... Était-elle folle ou simplement cruelle ?  Il s'éclaircit la gorge.

« J'ai eu peur de la mer, tu sais, qu'elle déborde et qu'elle nous noie, alors j'ai couru et... J'ai glissé, » expliqua-t-il.

Il aurait voulu crier à Peter ou n'importe qui de venir l'aider, à sa vraie mère, qu'il avait oubliée... Ses pensées étaient confuses, mais il savait qu'il devait essayer de calmer cette fausse mère qui le regardait avec une inquiétante gourmandise. Mais comment faire, quand la seule chose qui semblait calmer cette fille furieuse était justement de se défouler sur un plus petit ? Et Loony s'était rarement senti si petit.
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Mary
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Jeu 10 Juil 2014 - 0:12

Le petit semblait malgré tout vraiment mal en point. En même temps, vu son état, s'il s'était mis à danser la samba, cela aurait été inquiétant.
Le plus dégoutant dans l'histoire fut quand il se mit à baver légèrement. Il était donc incapable de contrôler ses glandes à son âge ? Ou alors il ne savait pas fermer sa bouche ? Mary était vraiment dégouté. Elle ne le cacha pas en le regardant.
Ce dernier bougeait un peu mais cela ne donnait rien de concluant. Par contre, il semblait au bord des larmes. Oui, réellement, il ne savait tenir aucune glande. Pitoyable.


-J'ai glissé sur des rochers, à cause de la pluie...

Sa réponse la laissa sans voix. Elle avait envie de lui crier tout un tas d'insultes pour son imbécilité latente. Mais elle tenta tant bien que mal de se calmer. Ne pas déverser sa fureur maintenant.
Sa voix était plutôt rauque, comme celle d'un vieillard. C'était bizarre de voir un si petit marmot avec un tel ton. Ah tiens, il s'était mis à chialer. Oh mon dieu...


-J'ai eu peur de la mer, tu sais, qu'elle déborde et qu'elle nous noie, alors j'ai couru et... J'ai glissé,
-Non, je ne vois rien du tout à part que tu es vraiment -elle appuya bien sur ce mot- vraiment vraiment un crétin !

Elle inspira grandement pour bien lui montrer qu'elle était excédée.

-Quand il pleut, c'est glissant par définition. C'est pour cela qu'on ne sort pas niquedouille ! Et qu'est ce qui t'es passé par la tête ? Que la mer déborde ? Mais enfin crétin, si elle avait vraiment débordé, ca aurait été dans l'arbre creux qu'il fallait se cacher. Pas ailleurs ! Nan mais.

Elle jeta un coup d'œil à ses bandages, au sang qui coulait...

-En plus tu es répugnant.

Non, c'était faux. Il était vraiment beau et attirant, ainsi. Avec tout ce liquide rouge. Elle avait envie de lui en retirer encore plus. Plus. Plus. Bien plus.
Cependant, elle avait un rôle à jouer alors elle continua, essayant de cacher son excitation (ce dont elle arrivait plutôt bien.


-Répugnant ! Vraiment ! Il ne manquerait plus que tu te pisses dessus pour montrer à tout le monde que tu n'as aucun contrôle. Crétin, idiot. Vraiment répugnant. Si Peter voyait cela, il t'aurait mis au cachot. Tu as vraiment de la chance que cela soit moi qui t'ai trouvé. Je vais me montrer magnanime.

Elle avait uniquement une vague idée de ce que signifiait ce mot mais il sonnait bien pour les réprimandes.
Elle reprit d'une voix plus douce et plus posée :

-Pour l'instant, je vais te laisser dormir. Tu vas te reposer, tu ne quittes pas cette pièce sinon je t'ouvre le ventre et je fais croire à tout le monde que tu es mort de tes blessures. Quand je reviendrais, on passera à la sanction et ensuite tu répareras tes erreurs. D'accord ?

La dernière phrase était purement rhétorique. Il n'avait même pas intérêt à dire non.
Mais pour éviter toute sorte de fuite, elle fit revenir un petit et lui demanda de surveiller le blessé. Ce n'était pas un boulot trop grave donc cela devrait aller.
Elle comptait le laisser mijoter une heure, environ. Peut être un peu moins si elle s'ennuierait. Cependant, elle devait aller chercher sa règle chérie, qui se trouvait dans sa cabane.
Ainsi elle se dirigea vers l'endroit et chantonna :


-Ma règle, où es tu ? Viens me voir.

Bien sûr, elle était consciente qu'elle ne répondrait pas mais cela effrayait les passants. Et elle, cela l'amusait. Quand elle eut enfin mit la main dessus, elle trouva une sorte de journal. C'était un cahier qu'elle avait chipé aux pirates (ou qu'un de ses enfant avait chipé au pirates, elle ne savait plus bien).
Elle y avait recopié des passages entiers de la bible donc elle se souvenait. Automatisme d'enfance.
Elle se mit à les relire, pour faire passer le temps. L'ennui c'est que quand elle eut fini, elle n'avait aucune idée du temps qu'elle avait passé là bas.
Elle se précipita avec les deux objets à l'infirmerie. Le marmot était toujours là. Elle dit d'une voix enjouée :


-Debout ! On se réveille ! C'est l'heure de la sanction.

Oh enfin, elle pourrait punir. Elle sortir sa règle, la tapota dans sa main et dit d'une voix ferme.

-D'abord, avant tout, tu vas t'excuser. Et sincèrement. Tu le feras jusqu'à ce que je pense que cela soit bon. Et si ca ne l'est pas, tu recevras des coups de règles.

Elle garderait le rasoir pour la sanction. D'abord, il fallait qu'il se sente misérable pour que le message rentre bien.






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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Ven 11 Juil 2014 - 0:49

Loony n'avait pas la force de mieux s'expliquer, il sentait de toute façon que Mary ne voudrait rien entendre. Elle s'était apparemment mis en tête qu'il avait fait quelque chose de mal. Il ne pouvait pas le nier, il avait été stupide de s'imaginer invulnérable aux accidents – même si aller se promener sous la pluie ne lui avait pas paru être un risque inconsidéré non plus, – mais il était toujours passé au travers des mailles du filet jusqu'à aujourd'hui. Enfin, plus ou moins : il était couvert de vielles égratignures, d'ecchymoses, s'était tordu la cheville plusieurs fois, mais jamais il n'avait été si amoché ni eu aussi mal. Il était pourtant un garçon résistant, il avait toujours remarqué que la douleur ne l'atteignait pas autant que les autres, pas même son frère, qui était pourtant composé d'exactement les mêmes cellules que lui.
Même aujourd'hui, les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux n'étaient pas causées par la douleur. D'abord, c'était la peur, l'incompréhension face aux réactions si insensées, si démesurées, de celle qui assumait le rôle de « mère » et semblait pourtant plus déterminée à le faire souffrir davantage qu'à le soigner ou le réconforter. Ensuite, c'était l'humiliation, la honte : il se laissait rabaisser par cette fille à peine plus âgée que lui qui n'avait aucun droit de regard sur ses actes, sans oser riposter alors qu'il avait bien conscience de l'absurdité et de l'injustice de toute la scène. Il ne croyait pas une seconde que Peter l'aurait mis au cachot, il n'avait bravé aucune règle, au fond... Mais il était trop pétrifié pour donner son avis à Mary.

«  Pour l'instant, je vais te laisser dormir. Tu vas te reposer, tu ne quittes pas cette pièce sinon je t'ouvre le ventre et je fais croire à tout le monde que tu es mort de tes blessures. Quand je reviendrai, on passera à la sanction et ensuite tu répareras tes erreurs. D'accord ? »

Loony déglutit et hocha doucement la tête. Malgré son état, il envisagea aussitôt de s'enfuir de l'infirmerie mais, avant qu'il ait même eu le temps d'essayer de se lever, un soigneur entra dans la cabane pour le surveiller. Il s'appelait Craven et avait déjà soigné Loony. Il était pâle, blond et plutôt chétif et avait l'air aussi apeuré que lui. Il n'accepterait peut-être pas de l'aider de peur que l'évasion de Loony ne lui retombe dessus, mais serait-il du genre à le dénoncer à Mary si Loony le lui suggérait ? Il n'avait pas grand-chose à perdre, après tout... Finalement, il aurait préféré le cachot. Il se racla à nouveau la gorge – le goût du sang l’écœurait affreusement.

« Salut... Dis, on aimerait prendre l'air.
– Non, répondit Craven avec un air d'excuse, Mary me punirait...
– Mais j'ai envie de vomir. Mary serait encore plus en colère si on faisait encore du sale, non ? »

Craven n'était pas beaucoup plus âgé que lui, mais il était sur l'île depuis bien plus longtemps et, surtout, il connaissait mieux Mary que lui. Il soupira et afficha une moue déconfite, qui semblait vouloir dire : « je sais combien tu as peur, mais ne joue pas à ça avec moi ». Il s'approcha de Loony et s'assit à la place de Mary.

« Je ne peux pas t'aider, je suis désolé. Elle nous tuerait tous les deux...
– Oui, je comprends, il vaut mieux qu'elle se contente de ne tuer qu'un seul d'entre nous. »

Cette réplique aurait été ironique dans la bouche d'un garçon normal, mais Loony le pensait vraiment. Il valait mieux un mort que deux. Vu qu'il était amoché et que Mary l'avait choisi comme victime, il était tout désigné pour être celui qui mourrait, c'était une évidence. Mais Loony n'était pas prêt... Craven secoua la tête, apparemment sincèrement dépité.

« Tu sais, si tu réussissais à t'enfuir, elle finirait par remettre la main sur toi et t'en ferait payer le prix deux fois plus cher. Autant en finir maintenant, tu ne crois pas ? »

Loony se dit qu'il aimait bien Craven. Il était pragmatique. Mais...
« Je veux pas mourir, je veux rester... ensemble. »

Craven le regarda en coin, comme s'il avait peur de lui aussi. Il haussa les épaules et lui dit simplement :

« Elle n'a jamais tué personne, tu sais. Il faut que tu te reposes, Mary ne veut pas que tu te blesses... »

Loony se sentit un peu rassuré par cette information. À en croire tout ce qu'il avait entendu, il avait cru que Mary la Sanglante était déjà allée trop loin, vraiment trop loin. En revanche, son attention à son égard lui mit une drôle d'idée en tête. Elle ne voulait pas qu'il se blesse ? Alors il n'avait pas le droit de se faire mal lui-même, parce qu'elle voulait choisir quelles nouvelles blessures elle lui infligerait ? Un sentiment étrange envahit la poitrine de Loony, un sentiment qui se répandit, le réchauffa, comme de l'excitation... Elle ne voulait pas qu'il fasse ce qu'il faisait le mieux.

Il sourit à Craven et s'étendit sur le dos, presque détendu, malgré la douleur, qui semblait tout de même s'être atténuée. L'autre ne lui dit plus rien jusqu'au retour de Mary, mais Loony sentait les regards incrédules qu'il jetait sur lui.
La porte s'ouvrit, mais la peur avait fondu en Loony.

« Debout ! On se réveille ! C'est l'heure de la sanction. D'abord, avant tout, tu vas t'excuser. Et sincèrement. Tu le feras jusqu'à ce que je pense que cela soit bon. Et si ca ne l'est pas, tu recevras des coups de règles. »

Il se redressa du mieux qu'il le pouvait. Il était résolu à accepter l'injuste punition. Il aurait encore mal, oui, mais il serait aux commandes, il trouverait un moyen d'y rester. Il serra le poing droit sur son bandage lâche, malgré la douleur intense.

« Je suis vraiment désolé, déclara-t-il d'une voix faussement tremblante. Je n'aurais pas dû sortir sous la pluie, j'ai été stupide. Je vous ai donné à tous du travail pour rien. »

Ses doigts tentaient de lui résister, mais il força jusqu'à ce que le bandage soit rouge de sang sous ses doigts refermés, serrés. Il avait si mal. Tout allait si bien !
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Mary
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Ven 11 Juil 2014 - 19:56

-Je suis vraiment désolé. Je n'aurais pas dû sortir sous la pluie, j'ai été stupide. Je vous ai donné à tous du travail pour rien.
-Ouais c'est mou cela !

Il y avait quelque chose qui le gênait dans le gamin, sans qu'elle arrive à mettre la main dessus. Mais cela l'énervait.
Elle saisit sa règle et la lui remontra :

-Dis moi Loony, tu es plutôt jeune, non ? Je veux dire, tu es arrivé sur l'île il y a peu de temps. Alors sais tu ce que c'est que cela exactement ?

Elle laissa un court temps avant de répondre elle même :

-Techniquement, c'est une règle. Mais pour être plus précise, c'est un carrelet. Cela ne sert pas à mesurer ou quoi que ce soit. Ca sert à ca.

Elle lui prit sa main, la positionna correctement, tous les doigts groupés et tapa un grand coup dessus.

-Tu as compris ?

Au cas où ce ne serait pas le cas, non, en fait juste pour s'amuser, elle lui en redonna un plus fort. Puis un troisième. Ses bandages étaient réellement en sang désormais, même les extrémités et cela ne devait pas lui faire du bien à cause de ses ongles.
C'est à ce moment que cela fit tilt en elle.
Ce gamin, il n'avait plus peur d'elle. Certes, sa voix avait été pleurnicharde mais... comment expliquer ? Il agissait différemment. Il y avait quelque chose de vraiment louche.
Elle lui mit un dernier coup, plus sur les côtés et déclara :

-Bon disons que cela suffira pour les excuses.  

Oh, bien sur, c'était du flanc. Mary n'abandonnait jamais sa proie. Mais il fallait qu'il baisse sa garde, juste un peu. Pour mieux attaquer de nouveau.
Elle fit mine qu'elle allait lâcher sa main mais s'arrêta au dernier moment, feignant la surprise :

-Oh, tes blessures saignent encore. Quel dommage. La punition va devoir attendre. Même si tu es une larve pitoyable et stupide, Peter ne voudrait surement pas que tu meures...

Elle se retourna et cria sur son "fils" :

-Craven ! Bougre d'âne ! Pourquoi tu n'as pas fait plus attention à ce genre de détail ? Comment veux tu être un bon soigneur si tu as les yeux dans le cul ?
-Ben... c'est que...
-Tu as préparé les pansements au moins, comme je te l'avais demandé ?
-Oui mademoiselle Mary.

La sanglante n'aimait pas être juste appelé par son prénom. Elle trouvait que c'était un manque de respect. Et heureusement, le petit l'avait bien retenu. Il apporta tout de suite ce qu'elle avait demandé.
Pendant ce temps, elle enleva délicatement les bandages de la main.

-Si on laisse des bandages sales, où il y a du sang dedans, la blessure va s'infecter, expliqua-t-elle d'un ton nonchalant.

Elle examina la main et fit un petit bruit de la langue :

-Oh, oh. C'est pas bon ça, pas bon du tout. La plaie devrait mieux se refermer. Craven, tu as pensé à la nettoyer au moins ?
-Euh, euh. Non, je ne crois pas.
-Mais enfin, bougre d'imbécile. Il faut TOUJOURS nettoyer une plaie ! Rah la la. Laisse tomber, je vais m'en occuper moi même.

Et voilà comment Mary, par sa grande gentillesse et la grande incapacité de ses fils, sortit son rasoir pour s'occuper du blessé.


-Ne bouge pas, commenta-t-elle. Je vais la rouvrir pour faire s'échapper le mauvais sang. CRÉTIN ! Une bassine, et vite !

Une fois qu'elle eut une bassine posée sur le lit, elle utilisa la lame pour suivre le chemin. Du sang jaillit. Oh, c'était si merveilleux.
Méticuleusement, elle suivit le tracé. C'était amusant. Mais il y avait quelque chose de plus amusant encore.


-Oups, fit elle en faisant légèrement dévier la lame, créant une nouvelle entaille. J'ai glissé. Ca ne te fait pas trop mal au moins ?

Intérieurement, elle avait envie de rire. Elle avait fait exprès bien entendu.
Quand tout fut bien ouvert, elle cria :

-Pince ! Illico presto ! Et.. Oh, une aiguille. Finalement, on peux sans doute la recoudre. Elle cicatrisera plus vite ainsi.
-Tout de suite.
-Et lave les bien crétin ! Avec de l'eau propre. Pas comme la dernière fois.
-Oui.

Pendant ce temps, elle examina de nouveau. Il y avait de légères croutes, justement ce qu'elle cherchait.

-Ah, ca a fait des croutes, tu vois ?
-Dé... Désolé.
-Pas toi idiot ! Je parle au crétin de blessé. C'est pas super ca. Si on ne les enlève pas, il va y avoir du pus qui s'accumule. Et si y a du pus, ca va dévier en gangrène. Ca va devenir tout noir et on va devoir te couper la main.

Alors, dans sa grande gentillesse, elle les enleva toutes au rasoir. Puis, elle utilisa la pince, en faisant bien attention à l’écarter autant quelle le pouvait et à fouiller partout.
Néanmoins, elle pu aisément se justifier car elle retrouva deux petits cailloux dedans et un petit morceau de feuille qui s’était logé sur le bord.

-Cela aurait tellement dommage que ses bouts restent en toi. Ils auraient pu te blesser ou empêcher la blessure de se refermer. Heureusement que nous les avons trouvé, n’est ce pas ?

Oui, elle s’amusait comme une petite folle. Elle recousu la plaie du mieux qu’elle pu puis la couvrit de bandage.

-Bon, tu en avais aussi eu une à la bouche, non ? Tu crachais du sang et y a une dent qui est tombé.

Elle lui prit le menton et ordonna :

-Ouvre grand.

Il y avait pas mal de sang, notamment car il s’était blessé et à cause de la dent.

-Alcool, chiffon. Ordonna-t-elle d’un ton mécanique.

C’était quelque chose qu’une personne avait chipé aux pirates et depuis, il avait atterri ici pour soigner des blessures. Elle en mit un peu sur le chiffon et l’appliqua sur la gencive.  
Elle n’avait aucune idée de ce que cela donnerait mais elle était curieuse de voir.
Cependant, un tour sur google vous apprendra que l’alcool et les gencives font très mauvais ménage.


-Bouillie de feuille, demanda-t-elle ensuite.

Elle fit une petite boule de la patte et l’appliqua à la place de la dent manquante, appuyant bien pour qu’elle prenne place.

-Verre d’eau. Tiens, rince toi la bouche avec cela.

Une fois que l’enfant se fut rincé la bouche, elle prit son livre et dit d’une voix joyeuse :

-Bon, maintenant que c’est fait, on va pouvoir revenir à nos moutons.

Elle feuilleta le livre jusqu’à trouver la bonne page. Elle le prit ensuite par le bras et le forca à sortir du lit puis à s’agenouiller par terre, sur le carrelet.

-Maintenant que ta bouche fonctionne, sale petite merde, tu vas me réciter l’ave maria vingt fois. Dix en anglais et dix en latin. Si tu te trompes une seule fois, tu recommences. Le texte est devant toi, ajouta-t-elle en lui donnant le livre. Tu le fais tomber, tu auras curieusement une autre blessure à l’autre main, c’est clair ?

{HRP : Anglais signifie ici la langue courante, hein. Pas réellement en anglais.}






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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Sam 12 Juil 2014 - 0:30

Loony n'avait plus peur, il se sentait presque fort. Il ne se sentait plus vraiment là non plus. Son esprit était allé faire un tour ailleurs, avec sa peur, et il se sentait détaché de ce qui se passait autour de lui. Il laissa Mary faire son cinéma, sans la défier, mais sans entrer dans son jeu non plus.

Il ne cilla pas d'abord lorsqu'il la vit lui frapper les doigts avec sa règle, comme il l'avait vu faire dans des films dont l'action avait lieu un ou deux siècles plus tôt. Mary venait peut-être d'une époque où les coups de règle sur les doigts était encore régulièrement pratiqués... Si c'était le cas, il y avait longtemps qu'elle était sur l'île.  Il réalisa qu'il était censé souffrir lorsqu'elle le frappait ainsi, alors il grimaça, mais trop tard pour que cela ait l'air authentique. Mary semblait légèrement troublée par cette altération de son comportement. Il aurait dû être plus discret, mais il était rassurant de la voir hésitante, ne serait-ce qu'un peu.
Les coups suivants lui firent effectivement mal mais, de toute façon, sa main droite n'était plus qu'une petite masse ensanglantée et lancinante.
Une fois Mary de retour, Craven s'était fait tout petit. Il obéit immédiatement à ses ordres et n'accorda plus un regard à Loony. Il osait à peine regarder « Mademoiselle Mary » et se contentait de faire attention à ce qu'il faisait pour ne pas la mettre en colère.
Loony n'eut pas à feindre la douleur lorsqu'elle entreprit d'ouvrir sa plaie sous prétexte de mieux la nettoyer pour éviter l'infection.

« Ils ont nettoyé... »
commença Loony, mais les soigneurs s'était contentés de rincer sa main, ils ne l'avaient pas charcutée avec une lame de rasoir pour ensuite y plonger une pince et en retirer les éventuels résidus qui s'y étaient logés. Il hocha simplement la tête lorsqu'elle lui expliqua que cela lui avait probablement évité l'amputation. Il était intrigué par l'expression du visage de la jeune mère : une certaine excitation, comme la sienne quelques instants plus tôt, et un certain ravissement à la vue de son sang qui coulait vivement. Loony, lui, n'aimait pas particulièrement ce spectacle. Lorsqu'il se blessait, c'était pour sentir quelque chose, pas pour voir le sang couler. Il ne comprenait pas le comportement de Mary et des autres enfants cruels qui se délectaient de la souffrance des autres. Mais il avait pris sa décision. Il la laisserait assouvir ses pulsions malsaines, lui infliger plus de blessures, mais elle n'attendrait pas son mental.

Il resta passif lorsqu'elle lui accorda ses soins et laissa ses insultes glisser sur lui, il resta dans son ailleurs pour ne pas avoir trop mal. Son état second se teinta d'extase lorsqu'elle recousit son entaille. Il fut cependant ramené au présent lorsqu'un mal cuisant lui réveilla la gencive. Loony n'avait encore jamais goûté à de l'alcool et le peu qu'il eut dans la bouche lui sembla brûlant et persistent. Il sentit son visage rougir et ne se fit pas prier pour se rincer la bouche avec l'eau que lui tendait Mary.

Il ne s'en était pas encore remis lorsque la Sanglante le surprit en le forçant à s'agenouiller sur le sol de la cabane, un cahier sous les yeux. Réciter l'Ave Maria ? Loony savait plus ou moins de quoi il s'agissait. Plus ou moins. Malgré la brume qui avait déjà commencé à envahir ses souvenirs de sa vie d'avant Never Never Land, Loony était certain que sa famille n'avait jamais été religieuse. Il n'était même pas baptisé. Il ne savait déjà plus pourquoi ce fait était important, mais il sentait qu'il l'était. Et il n'avait aucune envie de réciter l'Ave Maria. Ni en Anglais, ni en Latin, ni en Irlandais.

«  Non ! » tonna-t-il. Ce fut plus fort que lui.

Il jeta des regards affolés autour de lui, à Craven, à Mary.

« Je... Je ne sais pas lire, hasarda-t-il. Et puis... Je ne peux pas le faire. Non, on n'en a vraiment pas envie du tout ! »


Il se leva d'un bond et jeta le livre dans la bassine qui avait recueilli un peu de son sang, avant de renverser ce qu'il avait à portée de main. La douleur était oubliée et, pourtant, il la sentait plus que jamais. Elle l'aveugla. Il se sentit fiévreux, nauséeux, toute couleur quitta ses joues empourprées et il perdit connaissance.
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Mary
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Mar 15 Juil 2014 - 21:30

Craven était paniqué ce qui agaçait Mary au plus haut point.

-Mais qu’est ce que qu’on va faire ? Qu’est ce que qu’on va faire ? Qu’est ce que qu’on va faire ? Si Peter revient…
-Oh mais ta gueule toi ! le coupa-t-elle violemment.

Elle sortit son carnet de la bassine et le contempla, rageante. Il était tout abimé désormais. Elle ne pourrait plus jamais s’en servir (enfin techniquement si mais aux yeux de l’enfant, non, car c’était un sacrilège).
Peter Pan était bien la seule raison qui l’empêchait de tuer l’inconscient (dans tous les sens du terme). Et pourtant, dieu sait comme elle en avait envie.

Elle prit le corps inanimé et le gifla, plusieurs fois, violemment. Mais cela ne faisait rien car l’autre n’était pas là pour les ressentir. Elle aurait pu cogner le mur, cela aurait fait la même chose.
Elle prit son rasoir et planta sa lame dans la deuxième main. Que ca le réveille un peu (ce fut raté).

-Je vais le tuer, je vais le tuer ! se mit elle à hurler.
-Mad… tenta un Craven complètement effrayé.
-TA GEULE ! Dégage ! Dégage connard !

Le soigneur ne se le fit pas dire deux fois. Il fila hors de la salle.
Ce fut à ce moment qu’elle remarqua qu’elle pleurait. Des larmes de rage (et puis un peu de tristesse) (mais on va éviter de le dire à voix haute cela).

Elle s’empara de la bassine et lui jeta le contenu dessus. C’eut pour mérite de le réveiller au moins.
Tandis qu’il était encore à terre, elle le souleva et le plaqua contre la fenêtre. Elle ne le tenait que d’une main mais c’était suffisant pour qu’elle puisse le faire tomber à tout moment. S’il tombait, il mourrait ou bien finirait blessé voir plus grave. Il le savait, elle le savait.
Mais ce n’était pas cela qu’elle voulait.
De plus, c’était aussi assez pour qu’il puisse se débattre ou s’échapper. Mais elle n’y songea pas vraiment.


-Tu sais combien il y en avait de cahier comme cela ? lui demanda d’une voix basse et pleine de colère. Un seul. Et tu me l’as détruit.

Sa rage devint soudainement encore plus violente. Elle voulut le secouer comme un poirier mais elle ne pouvait pas (encore). Alors elle lui balança une gifle puis lui hurla dessus :

-Tu me l’as détruit, enfoiré. Enfoiré ! Alors je vais te détruire aussi. Je vais t’écarteler, t’ouvrir comme un goret, donner ton cadavre à bouffer aux autres raccommodeurs…

Elle lui balançait toutes les idées qui lui sortaient par la tête. Toutes les horreurs qu’elle voudrait voir. Mais elle n’avait pas le droit ET CELA LA FRUSTRAIT AU PLUS HAUT POINT.
Alors, elle le précipita un peu plus vers l’ouverture et lui cria :


-T’as trente secondes… Nan même pas. T’as dix secondes pour me donner une bonne raison pour pas te tuer tout de suite, là, maintenant. Connard ! Enfoiré !

Elle ne comptait pas le pousser. Mais elle voulait le terrifier, lui faire du mal le plus possible.
Que plus jamais il ne lui fasse outrage de la sorte.






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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Sam 19 Juil 2014 - 2:56

Loony flotta un moment entre inconscience et éveil. Il tressaillit lorsque Mary planta sa lame dans sa main valide mais ne revint pas immédiatement à lui. Les gifles et cris de colère de la jeune mère étaient près de lui faire reprendre conscience, mais ce fut la bassine qu'il reçut au visage qui le tira enfin de sa torpeur. Quelques gouttes de son propre sang lui éclaboussèrent le visage et le haut de sa tunique avant que le récipient ne tombe avec un bruit sourd sur le sol de la cabane. Il cligna des yeux, pas encore remis de son évanouissement, et pendant un instant il lui sembla être de retour dans la cabane où il dormait généralement, après une nuit de sommeil ordinaire. Puis la douleur le lança, la nouvelle plaie dans sa main gauche se fit pleinement sentir, puis toutes les autres. Alors il se rappela ce qu'il faisait là et ce qui venait de se passer. Il écarquilla les yeux en voyant une Mary furieuse le saisir comme s'il n'avait été qu'un tout petit enfant, comme si sa rage décuplait ses forces. Il n'eut pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait : il se retrouva au bord du vide. Il se demandait si Mary oserait le pousser pour de bon à travers l'ouverture, ce qui le tuerait probablement. Si Craven disait vrai, elle n'avait jamais tué personne. Serait-il le premier ? À entendre toutes ses menaces, elle aurait été ravie de le faire, non sans le faire souffrir avant... et après.
Loony se sentait fébrile, il tremblait, ne sachant pas lui-même si c'était par peur ou parce que son corps était faible. Il ne voulait pourtant pas se laisser aller, mais il n'avait pas pensé qu'il tomberait dans les pommes, et il s'en trouvait particulièrement déstabilisé. Il était difficile de rassembler ses esprits lorsque quelqu'un lui hurlait dessus de la sorte.

Loony savait qu'il avait perdu tout contrôle et agi de façon irréfléchie avant de perdre connaissance. La scène lui semblait déjà confuse, comme si elle était arrivée des années plus tôt, mais il savait qu'elle avait voulu le forcer à réciter un texte biblique. Sa réaction avait peut-être été démesurée, mais celle de Mary l'était bien plus. Son cahier n'était pas détruit, Loony n'y vit que quelques gouttelettes rougeâtres et éparses, seul un coin avait été imbibé par son sang. Mais de nouveau Mary lui ordonna de parler, de s'expliquer, comme elle l'avait fait lorsqu'il était arrivé à l'infirmerie. Et Loony n'était toujours pas disposé à la laisser mener la danse. Il serra les deux poings, essayant de rassembler son courage comme il avait réussi à le faire plus tôt.

Il inspira profondément et compta neuf secondes avant de répondre à sa directive, s'efforçant d'afficher un sourire malicieux qu'il sentait quelque peu vacillant :

« C'est simple... murmura-t-il d'abord, avant d'élever légèrement la voix. Ça me ferait bien trop plaisir, que tu me tues. Alors tu perdrais. »

Il savait bien qu'elle ne voulait pas perdre, mais elle pourrait imaginer qu'il bluffait — il n'en était pas certain lui-même. Il profita d'un instant d'hésitation pour la repousser de toutes ses faibles forces, qui lui permirent seulement de s'éloigner de la fenêtre avant de s'écrouler pas très loin. Ses jambes ne le porteraient probablement pas hors de la cabane.
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Peter Pan
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Sam 26 Juil 2014 - 13:01



PETER INTERVIENT

Chez Mary et Loony


C'était les cris qui avaient alertés Peter. Il s'amusait avec un de ses Garçons, son élu du jour, en équilibre sur une branche épaisse qui se révélait se situer juste au-dessous de l'Infirmerie. Délaissant sa distraction volage, il fronça ses sourcils rougeâtres et releva la tête en direction de la Cabane. Il ne mettait guère les pieds au sein de l'Infirmerie, d'ordinaire. C'était la Mère en Chef qui se chargeait de soigner ses plaies éventuelles – et elles étaient rares, puisque il était bien trop malin pour se laisser toucher, voyons ! – et l'odeur forte et aseptisée des produits de fortune qui l'encombraient l'écoeurait un peu.

Sans songer à s'excuser auprès de son partenaire, il bondit de sa branche tel un écureuil et s'élança dans les airs, avant de se poser gracieusement, les poings sur les hanches, sur la plateforme qui bordait la vaste Cabane de l'Infirmerie.
Le bazar qui y régnait fronça ses sourcils encore davantage. L'infirmerie était généralement un lieu ordonné, bien que demeurant une pâle copie bien bancale d'une infirmerie ordinaire. On y trouvait des étagères, des lits faits et une série d'ustensiles et de bandages soigneusement entreposés. Peter découvrait ici un paysage chaotique, parsemé de traces de sang séché et peuplé de visages déformés. Celui de Mary était gonflé de fureur, celui du petit garçon – il se persuada qu'il se souvenait de son nom, ce qui était faux – décomposé d'angoisse. Mais surtout, le corps du garçon plaqué contre la fenêtre par les bras étonnamment puissants de la Sanglante. Elle hurlait, vociférait des menaces de mort avec une haine aussi brûlante que l'Enfer – dont, en vérité, Peter n'avait aucune conscience.

– MARY ! hurla-t-il, pointant son doigt despotique vers elle. Je peux savoir de quel droit tu te permets de menacer... lui ? Il se tourna vers le garçon. Rappelle-moi, tu t'appelles comment ?

L'enfant répondit d'une voix blanche. Loony.

– C'est bien cela, poursuivit-il en prenant un air entendu. Quel crime a-t-il commis ? A-t-il grandi ? A-t-il incité un autre à grandir ? Est-il un espion à la solde de Hook ?

Peter considéra de son allure impériale le faciès crispé de Mary. Il devina par son silence que Loony n'avait osé aucune de ces injures. Elle s'emportait, voilà tout. D'un pas leste, l'Enfant Roi se dirigea vers le cahier détrempé et en parcourut les pages molles. Il ne savait pas lire, et n'en éprouvait d'ailleurs nullement le désir. Quant à la Bible et ses préceptes, ils lui étaient tout simplement inconnus... N'était-ce pas lui, le seul Dieu de l'univers ?

– Tout cela pour un livre ! Il a l'air bigrement ennuyeux, en plus. Loony devait préférer jouer, et c'est bien normal. Tu ne peux pas obliger les autres à se complaire dans tes activités si mornes, Mary.

Il laissa tomber sans douceur le livre sur le parquet rugueux.

– Loony, je pense que tu as du manquer de respect à Mary aussi, n'est-ce pas ? Alors présente-lui des excuses. Après vous pourrez jouer ensemble, jouer aux amis par exemple. Mais je suis LE SEUL à pouvoir ordonner qu'un garçon meure !! Car je suis le seul qui sait faire régner la justice. J'espère que tu t'en souviens Mary.

Il se retint de ne pas esquisser un sourire fier et ravi, car il se sentait tout à son aise dans ce rôle de père diplomate. Il écarta doucement le corps de Mary de celui, contrit, de Loony. Il le regarda avec une tendresse condescendante, plutôt feinte, alors même qu'il le dépassait à peine. Quant à Mary, il secoua devant elle un doigt ridiculement fataliste :

– Attention Mary, n'oublie pas de ne pas dépasser les limites, sinon je devrais te punir à mon tour. Mais tu es une bonne mère, et les enfants ne se plaignent pas. Alors ça ira pour cette fois. Serrez-vous la main comme des braves et retournez à vos occupations. Loony, tu viendras dormir dans la Maison Souterraine ce soir, avec moi. Et souriez, maintenant, souriez ! Je ne supporte pas vos visages tristes ! Souriez, parce que vous êtes heureux ! Et ça, c'est grâce à moi !

Sur ce, il attendit qu'ils se forcent à sourire avant de décamper aussi prestement qu'il était débarqué. Il aperçut l'enfant sur la branche qu'il avait abandonné quelques temps plus tôt, et se hâta d'aller le retrouver. Entre temps, il avait déjà tout oublié de l'incident.





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La musique que je joue au gré du vent : Flûtes de Pan
Les dessins que je peins au gré du temps : Crayons de Pan



Je tyrannise en forestgreen.
Portraits par Kim Minji.





le merveilleux cadeau de mes enfants trouvés:
 
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Dim 27 Juil 2014 - 15:03

La réaction du gamin l’énervait au plus haut point, en partie parce que cela la frustrait. Avec ses paroles, elle avait l’impression que jamais elle ne gagnerait.
Mais jamais, au grand jamais, elle n’aurait imaginé que Peter intervienne. D’habitude, il ne venait jamais à l’infirmerie. Il avait une mère rien que pour lui après tout (d’ailleurs, elle avait changé « récemment » mais ceci était une autre histoire). Et il intervenait encore moins dans ses punitions. Il lui faisait confiance (enfin peut être. Ou alors il n’en avait rien à faire).
Aussi sursauta-t-elle violemment quand elle entendit Peter hurler derrière elle :


– MARY ! Je peux savoir de quel droit tu te permets de menacer... lui ? Rappelle-moi, tu t'appelles comment ?

Elle ouvrit de grands yeux et desserra sa prise, bien qu’il s’en soit déjà bien dégagé par lui même. Elle s’apprêta à lui expliquer la situation, à mentir, à inventer une excuse du genre qu’il avait abimé ses affaires alors qu’elle l’avait soigné (ce qui n’était pas totalement faux). Mais il ne lui en laissa pas le temps.


– C'est bien cela. Quel crime a-t-il commis ? A-t-il grandi ? A-t-il incité un autre à grandir ? Est-il un espion à la solde de Hook ?

Elle fut tentée de répondre « oui » à un point quelconque mais Peter le verrait tout de suite si elle mentait. Alors elle resta silencieuse, n’arrivant pas à articuler un mot. Pendant ce temps, il prit sa bible et la regarda d’un air curieux puis vite fatigué. Au final, il la laissa tomber sans ménagement sur le parquet.

– Tout cela pour un livre ! Il a l'air bigrement ennuyeux, en plus. Loony devait préférer jouer, et c'est bien normal. Tu ne peux pas obliger les autres à se complaire dans tes activités si mornes, Mary.
-Mais non ! protesta-t-elle. Ce n’est pas ça !

Mais il ne l’écoutait déjà plus. Ou pas. De toute manière, il semblait avoir plus de sympathie pour Loony que pour elle. Ce qui n’arrangea pas vraiment ses sentiments envers le dernier.

– Loony, je pense que tu as du manquer de respect à Mary aussi, n'est-ce pas ? Alors présente-lui des excuses.

Elle retint un soupir de soulagement. Au moins Peter comprenait cette partie là. Elle ne serait pas la seule à passer pour la méchante.

-Après vous pourrez jouer ensemble, jouer aux amis par exemple. Mais je suis LE SEUL à pouvoir ordonner qu'un garçon meure !! Car je suis le seul qui sait faire régner la justice. J'espère que tu t'en souviens Mary.
-Oui Peter.
– Attention Mary, n'oublie pas de ne pas dépasser les limites, sinon je devrais te punir à mon tour. Mais tu es une bonne mère, et les enfants ne se plaignent pas. Alors ça ira pour cette fois.
-Je ne comptais pas réellement le tuer, marmonna-t-elle à voix basse et la bouche serré pour que Loony ne l’entend pas.
-Serrez-vous la main comme des braves et retournez à vos occupations. Loony, tu viendras dormir dans la Maison Souterraine ce soir, avec moi. Et souriez, maintenant, souriez ! Je ne supporte pas vos visages tristes ! Souriez, parce que vous êtes heureux ! Et ça, c'est grâce à moi !

Si Loony avait eu une maigre chance qu’elle l’oublie/se lasse/lui foute la paix, elle venait de partir en fumée avec cette dernière phrase.
POURQUOI PETER L’INVITAIT IL LUI ET PAS ELLE ?
Elle était réellement furieuse. Sans compter qu’il l’avait ridiculisé devant Peter.
Techniquement, c’était plutôt l’inverse mais cette vision ne lui traversa pas l’esprit. L’enfant roi ne pouvait avoir tort. C’était forcement la faute de ce morveux.

Elle joua la comédie et lui serra la main avec un sourire beaucoup trop forcé pour être vrai. Elle tenta au passage de lui broyer ses métacarpes, au cas où leur chef ne leur remarquerait pas.
Mais ce dernier s’en alla dès qu’il vit qu’ils étaient « réconciliés ». Une fois assuré qu’il était loin, elle lui cracha au visage :


-Toi. Tu as de la chance qu’il ait pris ta défense. Mais je te jure que, même si je ne peux pas te tuer, je vais faire de ta vie un enfer. Et si un jour, il ordonne qu’on s’occupe de toi, je me porterai volontaire sans remord.

Elle le poussa hors de la pièce.

-En attendant, tu es interdit d’infirmerie. Je ne veux plus jamais te croiser ici. Si j’apprends qu’un de mes « fils » s’occupe de toi, il sera puni. Je veux plus JAMAIS –elle cria ce mot- te revoir.

Elle ferma la porte violemment, ce qui n’était pas forcément la meilleure idée vu la construction de la cabane. Mais elle s’en fichait.
Elle ramassa son livre. A ses yeux, il était vraiment tout abimé. Mais même Peter avait dit qu’il n’avait aucune valeur.
Seulement ca en avait aux yeux de sa mère. Sauf que c’était interdit de se rappeler du monde d’avant.
Elle ne savait plus vraiment quoi penser. Elle tenta de refouler les larmes qui lui venaient aux yeux.
Sa haine pour Loony était d’autant plus virulente qu’elle servait à masquer son angoisse.
La prochaine fois qu’elle le verrait, elle le tuerait. Elle ne savait pas encore comment ni comment le faire accepter à Peter mais elle se jura de cela.
Un pirate, une sirène, une bête sauvage, un esprit, la septicémie…
N’importe.
Elle aurait sa peau.

Elle appela Craven pour qu’il vienne nettoyer l’infirmerie. Il mit du temps à arriver. Surement qu’il était avec l’enfoiré. Mais elle ne dit rien. Elle alla juste s’asseoir sur un lit et réfléchit à comment le lui faire payer…
Dans peu de temps, elle aurait pleins d'idées


{HRP : Tu réponds :) et on cloture. Ravie d'avoir rp avec toi ^w^ et merci Peter)






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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Lun 28 Juil 2014 - 23:33

L'irruption de Peter dans la cabane fit se détendre ses intestins noués si instantanément que Loony eut l'impression de s'être lui aussi mis à flotter. Peter allait arrêter tout ça, il le savait. Peut-être le condamnerait-il à quelques heures de cachots, mais pas à la mort, sûrement pas ! Loony avait entière confiance en la justice de Peter Pan – c'est qu'il ne le connaissait pas encore si bien que ça. Comme l'Enfant Roi commença par prendre sa défense, le soulagement de Loony fit même place à une certaine joie et alluma dans ses yeux gris une lueur triomphante. Il ne put retenir un sourire satisfait lorsqu'il se moqua du cahier de Mary et de sa notion de l'amusement, mais il prit une mine honteuse lorsque Peter s'adressa à lui. Bien sûr, il ne jouerait jamais aux amis avec Mary, il ne jouerait jamais à rien du tout avec elle, mais si sa seule sentence était de lui demander pardon et de lui serrer la main, il était tout à fait disposé à le faire.

Loony se sentit si fier lorsque Peter l'invita à passer la nuit dans la maison souterraine qu'il sentit ses joues rosir de plaisir. Il hocha vivement la tête et murmura un « d'accord, merci, merci beaucoup ». Il avait bien conscience de l'honneur que lui faisait Peter et il était encore plus délectable qu'il le fasse sous le nez de sa tortionnaire. De plus, il était assuré de ne pas passer la nuit seul, ce qui était en soi une bonne nouvelle. Avec le temps aussi instable que les humeurs de Peter, il ne pouvait pas dormir au pied de l'arbre, et il ne trouvait pas de compagnon de sommeil toutes les nuits.

« Je te demande pardon, Mary, » déclara-t-il sans en penser un mot.

Mais il obéit aux conseils de Peter et serra la main de Mary, qui en profita pour tenter de broyer la sienne comme il s'y était attendu. Il serra les dents sous ses lèvres étirées en un sourire crispé, mais peut-être pas autant que celui de Mary. Il n'aurait pas été étonné qu'elle lui saute à la gorge, mais elle se retint jusqu'au départ altier de Peter. Il reçut alors sa salive au visage, pour bien compléter le masque de beauté composé de sang et de terre qu'il arborait déjà. Il s'essuya d'un revers de manche en grimaçant.

Il ne répondit rien à ses menaces, ne désirant pas la provoquer à nouveau. Ainsi elle comptait faire de sa vie un enfer et le faire condamner à mort ? Il se contenterait de l'éviter au maximum. Il réalisa cependant que cela ne serait pas si simple lorsqu'elle poursuivit :

« En attendant, tu es interdit d’infirmerie. Je ne veux plus jamais te croiser ici. Si j’apprends qu’un de mes « fils » s’occupe de toi, il sera puni. Je veux plus JAMAIS te revoir. »

Il écarquilla les yeux. Loony se blessait sans arrêt. Il était si souvent dans la lune qu'il en oubliait de regarder où il mettait les pieds, sans parler des pulsions autodestructrices qui le poussaient parfois à se faire du mal et à agir dangereusement. Il n'avait aucun contrôle sur tout ça, il ne pensait pas une seconde qu'il serait capable de changer... Il allait pourtant falloir qu'il essaie, qu'il apprenne à se montrer plus prudent, s'il voulait éviter de passer à nouveau sous le rasoir de la Sanglante.

Avant qu'il ait pu dire quoique ce soit, elle lui claqua la porte de l'infirmerie au nez si violemment qu'elle fit trembler la cabane sur les branches qui la soutenaient. Il resta un moment planté là avant de réaliser que, pour le moment, il était libre, il avait échappé au pire. Grâce à Peter Pan. Encore une fois, il l'avait sauvé. Loony en oublia la pointe de ressentiment qui se mêlait d'ordinaire à son admiration pour le garçon fée. Il était son sauveur et, pour une nuit, Loony serait son garçon perdu préféré ! Que Mary aille retrouver le Diable qui l'effrayait sans doute plus que lui, elle ne l'embêterait plus pendant un moment.

La petite Pelote brune éclata d'un rire joyeux et amorça sa descente laborieuse du Grand Arbre. Il souffrait toujours, Mary n'avait pas soigné les nouvelles plaies qu'elle avait ouvertes et, même s'il n'avait aucun os cassé, ses jambes auraient besoin de plus que de bandages avant de cesser de lui faire mal. Mais ce soir, il serait peut-être dorloté par la Mère en chef elle-même ! Nanshy le soignerait sûrement tout aussi bien que Mary. Et pendant qu'elle pleurerait sa pauvre Bible de fortune, lui rirait et jouerait avec l'authentique Peter Pan.


THE END


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L'Ombre
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✘ AVENTURES : 1498

MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   Lun 4 Aoû 2014 - 15:55

The End


Ainsi s'écourte l'entretien,
Qui a failli coûter la vie,
A un pauvre et candide bambin,
Victime de Bloody Mary,
Dans le silence Loony espère,
Ne jamais revivre telle horreur,
La Sanglante demeure amère,
Alors tremblez, Raccommodeurs.


FIN DE L'AVENTURE




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MessageSujet: Re: Tu es sûr de ne pas être maso ? {PV : Loony} | TERMINE   

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