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Vermeil
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MessageSujet: Re: TERMINÉ – Intrigue 2 : Le Dernier Espoir    Dim 28 Sep 2014 - 17:07

L'Esprit Nuit les avait sauvé. La fée avait le cœur si serré, l'esprit si bouleversé, qu'elle aurait pu mourir de bonheur. Mais, encore trop attachée à la vie, elle se contenta de serrer les doigts du garçon contre elle. Sa chanson, murmurée du bout des lèvres, lui avait permis de tenir jusqu'à l'instant de la libération. Elle se sentait proche de ce garçon. A jamais. Vermeil n'eut aucun regard pour les autres qu'ils soient fées, Enfants Perdus, Peaux-Rouges... Elle n'avait d'yeux que pour Whistle.

Doucement, comme si elle manipulait une braise mourante, la fée se colla au visage de Whistle. Du bout des lèvres Vermeil déposa un baiser sur la joue du garçon.

— Pour que tu ne m'oublies pas et que tu continue de croire en moi.

La fée laissa quelques grains de poussière sur les mains de l'Enfant Perdu. Vermeil s'envola sans un mot, s'éloignant des bois à jamais corrompus, à jamais noircis.
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Zombie
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♣ Armurier ♣


✘ AVENTURES : 153
✘ SURNOM : La Torpille
✘ AGE DU PERSO : 10 ans

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✘ LIENS : Soldat de Plomb

MessageSujet: Re: TERMINÉ – Intrigue 2 : Le Dernier Espoir    Sam 11 Oct 2014 - 18:50






Je me suis arrêté. Comme si le temps s'était stoppé durant ma course folle, ma course malade. J'ai voulu plaquer mes bras contre mes yeux pour me protéger de la lumière, une lumière tellement forte que j'ai cru qu'elle allait tout raser, comme une bombe. Je l'ai pas fait, et je ne sais pas pourquoi. Tout mon corps était figé. Peut-être que l'esprit m'avait immobilisé, pétrifié. Tout peut arriver ici.
Je me tenais à plusieurs mètres, peut-être vingt, du cerf blanc. Ses bois étaient immenses, on aurait dit les branches d'un arbre. Tout était blanc sur lui, on ne distinguait aucun détail, aucune tâche. Rien que du blanc. C'est à partir de là que je me suis demandé, qui du noir ou du blanc pouvait l'emporter. Chimiquement, il y avait une réponse. Mais au Pays de Jamais, tout est différent.

Lorsque le rayon m'a transcendé, je l'ai senti partout. Je l'ai senti dans mes yeux, à la racine de mes cheveux, dans ma gorge, mes poumons, le bout de mes doigts et mes talons. La lumière du cerf blanc a traversé tout mon corps et s'y est installé pendant un moment qui m'a paru très long. J'ai cru que j'allais mourir. J'ai cru que la mort ressemblait à ça : quelque chose de très intense, de blanc, qui vous possède tout entier.
J'ai eu l'impression qu'on arrachait de moi la souillure, le sang et la boue. J'avais chaud, mais d'une chaleur que je n'avais jamais connu avant. J'ai cru qu'on enlevait mes tripes, hors de moi, et je me sentais de plus en plus léger. Et puis ça s'est arrêté.

Autour de moi, des chuchotements ont commencé à se propager. L'Esprit Nuit. Mon esprit assommé, abruti, n'avait pas su reconnaître le plus grand des esprits. Lentement, parce que j'étais comme au ralenti, j'ai contemplé le paysage, et les gens. Les gens n'étaient plus salis. J'ai regardé mes mains. Plus de noir. Je n'avais plus mal. J'ai souri, furtivement, nerveusement.
Le nombre de cadavres était impressionnant. Ils formaient des sortes de tas ou se mêlaient à la terre, aux arbres, comme s'ils s'intégraient peu à peu à la forêt. Les autres avaient l'air soulagés et choqués. L'Esprit Loup était redevenu blanc et beau, ses petits aussi. Ils avaient l'air bizarre eux, comme accablés, comme revenus de l'enfer. Moi je me sentais presque drogué.

Le sol était encore noir, on aurait dit du charbon, et les arbres n'avaient pas retrouvé de feuilles vertes ou oranges, ou même bleues comme il en existait à Neverland. Tout était encore noir, juste sans danger. L'Esprit Nuit s'éloignait gracieusement, comme un rêve au réveil. Les autres, soutenant les plus affaiblis, repartaient vers leurs foyers. C'était la fin. C'est la fin.

Je les ai rejoins. Mais avant de regagner mon foyer, ma cabane plutôt, je me suis écarté du chemin et je me suis planqué derrière un arbre. Là, mon corps s'est accroupi, adossé au tronc. Mon visage s'est enfoui dans mes genoux. Mes épaules ont tressauté. Et j'ai pleuré. J'ai pleuré, pleuré, pleuré.









Zombie hurle en darkturquoise.
.....


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