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Capucin Farouche
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MessageSujet: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Sam 7 Juin 2014 - 11:22


Dans son Clan, Capucin avait entendu parler du passage créé par les fées des eaux, au cours d'une conversation surprise entre le chaman et l'un de ses apprentis. Les peaux-rouges n'avaient pas vraiment d'affinité avec la mer, ils préféraient les rivières, et la bestiole ne faisait pas exception à la règle. L'eau l'irritait. D'ailleurs il n'aimait pas beaucoup se laver.
Ce jour-là pourtant, il avait trouvé un iguasson, un poisson iguane qui avait la particularité de pouvoir s'extraire de l'eau en formant des petites pattes à son derrière, afin de ramper sur le sol. Mais l'entreprise ne durait que quelques minutes, une heure au plus, et cet iguasson avait été trop imprudent en s'aventurant dans la jungle. Il avait sûrement été attiré par un petit vermisseau, un papillon ou autre insecte dont il voulait faire son repas. Ses pattes s'étaient mises à dangereusement raccourcir, et il n'était plus capable de marcher.
Comme souvent, Capucin se faisait une mission de secourir les animaux en détresse. Il ne le faisait pas toujours, car il connaissait les lois de la nature et ne voulait pas les altérer, mais parfois son coeur se laissait toucher et il ne résistait pas à l'envie d'agir. Surtout en cet instant, où l'iguasson frétillait sur la terre molle de la jungle, les yeux exorbités par le manque d'oxygène. Capucin le caressa puis le porta entre ses mains avant de se diriger en toute hâte en direction de l'océan.

Il suivit les consignes du chaman, cherchant méticuleusement la fameuse bulle entourée de nénuphars des mers. Puis, grimaçant d'avance, il s'y immergea entièrement, frémissant de répugnance. L'eau, c'était vraiment dégoutant !
Le goût du sel envahit sa bouche, et il dut faire preuve d'une très grande volonté pour ne pas céder à la tentation de retourner sur la terre ferme. Fort heureusement, une fois ce passage difficile effectué, il apparut dans le tunnel translucide qui longeait l'océan. Et malgré son dégoût de toute matière liquide, la Bestiole ne put s'empêcher de s'extasier. Tout, tout était beau.

Tout en marchant, ses pas s'imprégnant sur le sol bulleux, il contemplait les alentours bleus. Il regardait les bancs de poisson, les poulpes, les quelques sirènes au loin, et toutes les créatures diverses et variées qu'abritait l'Esprit Océan. Pour lui, la jungle avait toujours été l'endroit le plus sublime du monde, mais il ne pouvait pas renier la majesté d'un tel lieu.
Il en oubliait presque son petit protégé ! Celui-ci s'agitait avec hargne afin de rappeler à Capucin que la situation était toujours aussi critique. Cap' sursauta, s'excusa, et un peu hésitant, il plongea ses mains à travers la paroi du tunnel. C'était l'impression la plus bizarre qu'il ait jamais ressenti. Son corps était sec, protégé, mais ses bras se trouvaient complètement immergés dans l'eau mouvante de la mer. Il relâcha l'iguasson qui sembla reprendre vie, cabriolant dans son élément naturel tout en prenant le temps de lécher affectueusement les doigts frais de Capucin en guise de remerciement. Il s'en alla ensuite, et Capucin suivit son trajet des yeux, toujours ébahi par tant de beauté.

Il retira ses bras, les observant attentivement. Ils étaient tout froids et le bout de ses doigts avaient déjà fripé. Il ne portait que son pagne de peau et un frisson glacé parcourut son échine. Brrr !
Il resta ainsi un moment en scrutant le paysage qui l'environnait, s'attardant sur quelques éléments étonnants. Comme ces immenses hippocampes qu'il voyait là-bas. Ils étaient vraiment vraiment énormes ! Et au bout d'un instant, il lui sembla apercevoir une sorte d'ombre venir à lui. Une ombre mobile et ondoyante, à la manière d'une pieuvre. Les habitants de l'océan semblaient vouloir profiter de sa présence, ils la suivaient et voulaient s'agglutiner autour d'elle. Les fleurs marines s'ouvraient et les poissons s'excitaient. Quelle créature était-ce donc ? Capucin plissa des yeux, à la fois envoûté et terrifié par la chose. Qui, d'ailleurs, approchait.










Capucin rugit en brown.
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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Sam 7 Juin 2014 - 18:01


Beau l'océan. Eternel, l'océan.

Vaguelette et marée, coquillages et crustacés, O ressent son univers avec extase. Tapie à fleur d'eau, avec le soleil qui la chauffe à travers les vagues, O rêve. Ou ce qui peut s'en approcherle plus en tout cas. Poisson. Vie? Mouvement, fuite, dispersion ! Calme. Calme et à nouveau le banc scintillant se reforme. O rêve, elle se noit dans l'immensité d el'océan, se concentre sur chaque bulle, chaque spasme de vie, comme pour vouloir toutes les ressentir. Et parfois, parfois elle a le sentiment d'y arriver. De ne plus exister, d'être eux, tous. La conscience de l'Originelle s'en va et s'en vient, que le ressac de la marée.

Et puis un cri de vie attire son attention. Une créature non identifiée et iguasson, ça pulse de vie exsangue, ça panique et s'étouffe, ça se tortille ça !

Un instant, tout s'arrête.

Le retour à l'eau, à O, l'iguasson qui de nouveau nage et ondule dans son élément. Joie. Sécurité. Les tentacule de la sirène se tordent de joie à l'idée de cette vie préservée. La curiosité l'emporte. Drôle de bête qui aide la petite bulle de vie, qu'est-ce donc ? Poisson ? Non. Elle le percevrait, sinon.

Curiosité ?

O ondule, effleure de ses octuples membres et de ses doigts défraîchis la roche et le corail. Poisson nouveau, vie d'asphyxié de la surface, à force de bulles et de remous la Doyenne suprême arrive parresseusement vers la berge. Moins d'eau, elle n'aime pas. Mais la Bête lui donne envie de voir tout de même. Et quand elle est assez prôche pour commencer à se décider, ses yeux noirs se plissent. Un Debout. La pointe de ses tentacules se teinte d'obscurité, quand un vague écho de l'Iguasson l'arrête. Un Debout, qui sauve un Bulleux. Un Debout qui aide les Nageux. Tous les asphyxiés ne sont pas forcément mauvais. Lui, peut-être pas, peut-être moins. L'endeuillage reflue, et son corps tout entier revêt sa couleur d'Océan, riche camaïeu de vert, de bleu.

O ondule, et elle arrive vers le Debout. Sous l'eau toujours, elle observe cette silhouette de dehors à travers l'entremêlage de ses cheveux noirs. Un instant, sa peau devient le fond de l'eau, roche et turquoise. Les poissons qui lui tournent autour rajoute au naturel.

Quand O a finit de contempler, quand sa curiosité n'y tient plus, elle se dresse. Droite. Hors de l'eau protectrice, hors de son monde : son visage. Le monde d'en haut s'est déplacé ici, c'est la Grande Bulle. Celle où il y a moins d'eau que d'air. Le monde des Debouts et de tous les autres Poissons Asphyxiés. Droite. Grande. Parée de sa couleur corail et océan, O fixe l'enfant. Petit, vif et brun comme un poisson chat.

Aujourd'hui, O est prête à mettre de côté sa haine des Debout tueurs de ses soeurs. Un geste de trop, et elle le dévore. Un geste de trop, et sa haine sera plus vive encore, plus sauvage que jamais.

- Poisson ?

Un petit mot de salutation, un grand bon pour O.






Poisson ?



Merci Coquillage. ♥:
 
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Capucin Farouche
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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Mar 10 Juin 2014 - 16:51

[HRP : je passe au présent, j'espère que ça te gêne pas !]


La scène dure un moment. Capucin reste debout et figé à regarder la créature étrange qui est venue jusqu'à lui. Seule une fin membrane translucide les sépare. Cela déforme un peu les traits étonnants de la "chose". Capucin la décortique du regard. Elle ressemble vraiment à une sirène, pourtant... Pourtant ce qui s'en dégage est différent. Les sirènes sont des êtres mi humains mi aquatiques. Entre homme et animal. Comme lui, en fait. Mais O semble posséder une part animale, non bestiale mais animale, beaucoup plus affirmée. Capucin reste un long instant captivé par ses dents.

 « Pas poisson. » répond-il.

Il se tourne sur le côté et montre du doigt sa queue de singe. Il s'imprègne de son essence de plus en plus régulièrement, suivant l'exemple de Panthère Bleue, car il ne supporte pratiquement plus d'en être dépourvu. C'est comme s'il manquait d'une partie de son anatomie. De son être entier, même.

 « Je suis un singe » poursuit-il.  « Capucin »

Il n'a pas envie de révéler son humanité. Il ne sait pas réellement pourquoi mais on dirait qu'il en a honte. Il sent d'instinct que ce n'est pas une bonne idée en présence de la "sirène".

Et soudain, il devine. Il ose à peine y croire. S'approchant, il plaque ses deux paumes contre la paroi. Ils sont très proches maintenant.

 « Tu es... Est-ce que tu es O, l'Originelle ?  »

Son coeur tambourine dans sa poitrine.

 « Tu es si belle. »

Il le pense vraiment.








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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Jeu 19 Juin 2014 - 20:58


Pas poisson. Non, pas poisson. Elle le sentait, il le confirme. Les yeux noirs de la sirène fixent le Debout intensément, avec curiosité. Singe, dit-il. Ni Poisson, ni un Debout qu'elle connaisse. Homme, oui. Animal et Fée, un peu. Ce qui touche à l'eau, O elle connait, mais le reste.. Le reste elle l'a oublié depuis longtemps. Son regard se fait plus perçant à mesure qu'elle cherche. Qu'est-ce qui est "singe" ? Lui. Mais qu'est-ce qui est lui ? Lui, il est "singe". Réflexion éthérée et disparate dans sa caboche aquatique. Le Debout lui montre sa queue, et ajoute au mystère. On dirait un homme, pourtant. Mais non. "Singe". Sa queue est bizarre. Ni comme aucun poisson connu, ni comme le crocodile, ni comme aucun oiseau maritime. Pas écailleuse, pas plumeuse. Bizarre, touffue. Chevelue comme le Debout. Hirsute comme un oursin. Mais avec des poils partout. Bruns. Plein tout plein, sans voir dessous, sans peau, sans rien. Juste poilue. Juste.. "Singe".

D'accord.

La tête de l'Originelle s'incline sur le côté. O assimile l'information, qui se perdra sans doute dans les remous opaques de sa mémoire. Ou peut-être pas. Singe. Capucin. Nouveaux mots à retenir. C'est quoi, Capucin ? Un type de singe, comme le merlan est un type de poisson ? Peut-être. Bizarre. Capucin. Singe. Capusinge. Bien. C'est lié, donc.

Capusinge avance, colle ses mains à la paroi. O cligne des yeux, perplexe, et le fixe un instant. Puis, par mimétisme et recherche de communication, elle pose à son tour ses paumes contre la bulle, contre celle du Debout pas Homme. Elles sont un peu pareille, leurs mains. Et pourtant tellement différentes. Singe a de petites mains brunes, vivantes, qui pulsent la vie et la chaleur. Les mains de O sont d'un vert tendrement livide, aux longs doigts décharnés et abimés par les coraux qui l'accrochent d'amour. Les mains de O respirent l'oubli de soit pour l'amour de l'eau.

Marron, bleuté. Terre, et eau.

Et puis, révélation. Il la connait. O. O c'est elle, oui. Et pourtant, pourtant.. Ses cheveux tournoient quand elle hoche de la tête de façon incertaine. Singe la fait réfléchir. La simple empathie ne suffit pas à communiquer et se comprendre, contrairement aux poissons. Une fois encore, elle cligne des yeux, observe Capusinge.

- Je suis Doyenne Suprême Originelle O l'eau.. Océan l'O et Eau.. C'est moi c'est tout, je suis tout ça et ne suis personne. Poisson.

Le concept d'identité propre la met mal à l'aise. Son dernier effet est trop lointain pour que sa conscience ne soit assez rassemblée pour cela. Ses tentacles s'agitent, les poissons autour d'elle aussi. Qui est-elle ? Poisson. Eau. O. Originelle. Soeur, Doyenne Suprême, fille d'Océan. Fille d'O ? Fille d'elle-même ? Non, pas possible, erreur erreur. La sirène secoue sa tête, se perd toute seule dans une réflexion qui lui échappe. Pourtant, elle veut répondre. Ses mains contre celle de Capusinge, elle l'observe à nouveau. Espoir. Il a peut-être une réponse. Une solution. Lui dire, lui traduire. Expliquer exprimer faciliter cette question qui.. En a-t-elle besoin ? Savoir. Est-ce nécessaire ?

Et il parle encore. Belle. Belle. Pourquoi belle ? L'Océan est beau. La vie aquatique, les ballets sous-marins, ça c'est beau. L'élégante méduse fantomatique, la sauvage méfiance du congre, l'agressivité franche de la murène qui vous fixe, ça c'est beau. Vie de poisson, coquillages et crustacés. Elle est tout, tout ça, tous ces êtres. Elle n'est rien, puisqu'elle est eux. Peut-elle être belle, puisque c'est dans la vie simple que la beauté se trouve pour elle ? O, ce n'est pas le quotidien. O, c'est un corps en communion, un corps qui ne vaut rien sans univers pour y déambuler. Belle, beau, c'est quoi ? C'est ressenti et empathie.

O, en pleine réflexion laisse échapper de minuscules bulles de sa bouche. Sensibles à son trouble, les poissons -les vrais- se mettent à nager de façon désordonnée, sans ensemble ni prudence. Ils s'esquivent et s'effraient mutuellement, s'entremêlent et se perdent entre eux. L'un d'eux, comme totalement désorienté, passe à travers la poche d'air et atterrit au sol. Au coeur d'un Océan sec.

Air ! Terre ! Mort, asphyxie ! Peur ! PEUR !

O se prend son désespoir de plein fouet. Souffre avec lui. Comme lui. C'est insupportable, invivable, irrespirable ! Par terre, le petit corps convulse à peine que déjà, elle bondit dans la bulle pour l'attraper. Un de ses longs tentacules l'enveloppe avec délicatesse mais vivacité, le replonge en un éclair dans l'eau salvatrice.

Poisson. O. Eau !

Tout va bien. Ça n'a pas duré trois secondes, et O ressent pleinement le soulagement du poisson à nouveau dans son élément. Moins de douleur pour lui, moins de douleur pour elle. Plus de douleur, tout va bien. C'est alors qu'elle réalise. O est au sec. Seuls quatre tentacules sont resté immergés. Elle est seule.

Sur terre.

Seule.

Panique ! Panique comme le poisson, comme l'iguasson. Un instant, elle fixe Capusinge, le sol dont la poussière colle à son corps humide. Sec. Sol. Air. Danger. Quand elle relève ses yeux, Singe peut y lire toute la panique du monde, toute la peur des deux rescapés précédents. O inspire fort, beaucoup, hyper ventile sous l'angoisse et la panique. Elle pourrait respirer normalement. mais être au sec sous l'Océan, non. Pas possible. Pas normal. Les échos de l'iguasson et du poisson terrorisés la bombardent d'autant plus. Ses octuples bras convulsent avec fureur, et avec une vivacité soudaine l'Originelle se rue hors de la bulle d'air. En un instant, elle retourne à son monde sans gravité ni pesanteur, et nage nage nage. Elle nage encore et encore, pour se persuader qu'elle est de retour.

En sécurité.
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Capucin Farouche
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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Sam 28 Juin 2014 - 18:12

Le langage de O aurait de quoi déstabiliser la plupart des individus qui auraient à la rencontrer. Mais Capucin, quoique conscient de la singularité de son expression, n'en été pas semé. La façon de parler de la Doyenne Suprême est en vérité bien plus accessible à sa compréhension que la langue alambiquée, complexe et lourde des hommes...

Il sourit, encore, car il se sent proche d'O. Il pourrait se trouver prétentieux d'oser avoir une telle pensée, après tout O est quasiment un être légendaire ! Mais il ne réfléchit pas à cela et se contente, donc, de sourire.

« Je sais ce que tu es. Tu es la première fille de l'océan. Les animaux m'ont parlé de toi, beaucoup fois. »

Il continue de fixer sur elle son regard brun, laissant glisser ses yeux sur la peau verdie, les ongles griffus, les cheveux algueux, les tentacules, aussi... mais soudain, le visage d'O se crispe. Il se tord même, se déforme complètement. Capucin n'a pas compris ce qui vient de se passer. Ce n'est que lorsque la sirène plonge ses bras verdâtres à travers le passage qu'il repère le poisson au sol, suffoquant. Il n'a même pas le temps de réagir, saisi par ce spectacle. Car O ne se contente pas des bras, elle transperce la surface de tout son corps, laissant entrer quelques gorgées d'eau salée au passage.
Ils se fixent tous les deux, une tension imprévisible se créé. Capucin ne peut détacher son regard de O, alors qu'il aurait tant de choses à lui dire ! Il voudrait même s'excuser de ne pas avoir secouru le poisson, de ne même pas l'avoir vu. Mais il n'arrive pas à ouvrir la bouche. On dirait qu'elle est collée. Peut-être est-ce pour ça qu'il a l'impression de manquer de salive...

Il reste tout aussi tétanisé, si ce n'est pire, lorsque l'Originelle s'énerve. Tout en elle s'énerve d'ailleurs, de la tête aux pie... aux tentacules. Elle vibre, s'agite, et s'éclipse en un bond typique d'une créature aquatique.
Capucin fait un geste vers elle, pour la retenir, mais c'est trop tard. Il est convaincu que c'est de sa faute. Que c'est lui qui a déçu O. Peut-être qu'elle le voit comme une bouse d'humain maintenant. Capucin se sent mal, stupide et honteux.

Il fait demi-tour. Il se cachera dans une grotte et attendra d'y mourir !
...
Mais non. C'est trop bête ! Il doit montrer à O qu'il fait partie du monde, qu'il comprend, qu'il sent ! Comme elle ! Il veut lui montrer qu'il est prêt à venir à elle, s'immerger dans son pays à elle, dans son esprit. Puisque l'eau est O et O est eau.
Il plonge un doigt à travers le tunnel bulleux. C'est froid. Vachement. Un frisson pointille sa peau matte. Courage, Cap' !!
Il s'empare d'une bulle, y engouffre sa tête hirsute et, prenant son élan, saute dans l'eau à travers le tunnel. Il s'est cru plus résistant qu'il ne l'est.

Le froid lui engourdit le corps en quelques secondes. Il respire, mais s'essouffle à cause de l'effort. Heureusement, sa queue qui tournoie lui permet de tenir, mais il ne lui faut pas longtemps pour comprendre qu'il sombre doucement mais sûrement.
Il panique, hurle, se débat, mais ça ne sert à rien. Ses muscles s'épuisent, et les abysses lui tendent les bras.

Alors il pense. Il ressent. Il appelle. O. L'empathie, ça marche pour les singes ?
Il ne voit presque plus la lumière du jour.








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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Dim 6 Juil 2014 - 14:08


Elle nage, O. Nage et renage, nage encore, à toute allure, de toutes ses forces. Elle nage, O. Et elle appelle l'océan, poissons, crustacés, coraux, tout, tout, tout. nager, vivre, la sécurité de O se trouve dans l'eau. Elle panique, O. Elle panique et tout autour son monde se détraque un peu, comme un coquillage se fend. Pourquoi le sec, pourquoi du sec dans l'Océan parent patient ? Sa peau squameuse crie encore la sécheresse de l'air qui l'agressait tout à l'heure. Tout à l'heure tout de suite maintenant avant. C'est confus, dans sa tête, c'est perdu et mélangé. O a l'impression d'être comme ce gravier impuissant qui roule et tourneboule au rythme du ressac sur la plage.

Nage, O. Nage !

Ses tentacles embrassent la roche, les flots, et elle rebondit de roche en ondée, se perd volontairement dans un banc de poisson. Celui-ci s'éparpille, paniqué par l'angoisse de l'Originelle. Sans doutes le monde aquatique ressent-il sa peur. Oui, sa Peur. O, qui craint. O, devenue assez individuelle dans sa conscience d'elle-même pour ressentir une émotion forte sans que l'Océan n'y soit pour rien. O, qui se sent seule, si seule face à ses propres hantises.

Seule.

Et puis.. Et puis y a un truc, un appel. Comme uen petite sonnette qui tintabulle discrètement dans sa caboche. Mais O ne veut pas, pas entendre, pas voir, pas sentir. Laissez-la. La clochette, qui ressemble plus à un tambour qu'à quelque chose de carillonant, elle n'abandonne pas. Elle appelle, elle titille. Ça tambourine doucement dans la tête de O, tant et si bien que la sirène finit par ralentir sa fuite effrénée. Ça tambourine, et elle prend enfin le temps d'écouter, de se calmer. L'Océan, tout autour, reprend son souffle lui aussi. Les tambours. Les tambours roulent, et tonnent de plus en plus u fur et à mesure qu'elle les écoute. C'est sauvage, vivant. Mouvant. Pas poisson, non, pas Nageant. Mais pas purement Homme non plus, trop instinctif. Et O cherche, cherche ce que ça peut être. Ça ressemble à une énigme, tiens. Qu'est-ce qui tambourine dans sa conscience, l'appelle, n'est pas Debout ni Nageant ?

C'est dur, les énigmes. Les efforts de mémoires aussi, pour l'Originelle. Et puis, petit à petit, quelques sonorité remontent à la surface de sa conscience. Elle les apprivoise, les laisse venir, se laisse couler distraitement à mesure que les mots remontent. Et enfin, il sont là. Elle sait.

Capusinge.

Mais pourquoi les tambours roulent-ils dans sa tête ? Ça sonne comme une urgence, ça sonne comme Violence.

Moment de flottement. Et puis..

Elle nage, O.

Nage et renage, nage encore, à toute allure, de toutes ses forces. Elle nage, O. De toutes ses forces, de toute sa puissance de Doyenne. Elle panique, O. Elle panique et tout autour son monde se détraque un peu à nouveau. Pourquoi Singe est-il venu ? Pourquoi ne pas rester dans le Sec sous l'Océan, pourquoi pourquoi filer si profond, si glacé, si dangereusement ? Tout à l'heure tout de suite maintenant avant elle doit le sauver, le rattraper, le remonter comme l'iguasson poisson rescapés de tout à l'heure avant maintenant. C'est confus, dans sa tête, c'est perdu et mélangé. Trop de chose en même temps, et pourtant un impératif domine, un mot, un seul, mais qui s'ancre dans sa tête et prend corps : Capusinge.

Bleu, Brun. Eau, Terre.

Une main couleur maritime attrape celle du Debout pas Homme.

Ses tentacles les propulsent tous deux vers le haut, vers le chaud, vers la bulle où tout à commencé. Ils caressent la roche, les récifs, embrasse l'eau et le sol d'un même geste d'amour tandis que les bras agrippent fermement le singe pour ne pas le reperdre. C'est comme un poisson, il faut qu'il soit au bon endroit pour vivre. Elle ne réfléchit pas, O. Elle ne se penche pas sur ce qui se passe, sur l'incroyable de la chose. Elle n'écoute que son instinct. Et pourtant, pourtant, il vient de se passer un truc fondamental.

O vient de sauver un non-Nageant.
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Capucin Farouche
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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Mar 15 Juil 2014 - 11:04

Capucin a cessé de respirer. Il pourrait pourtant, car la bulle le préserve surnaturellement de la suffocation. Aucune goutte salée ne peut atteindre ses yeux, son nez, sa bouche. Alors non, ce n'est pas par manque d'oxygène que ses poumons se sont fermés à tout filet d'air. C'est par angoisse, par résignation, c'est parce qu'il se croit prêt à mourir. Il repense aux paroles de Boa, il essaye très fort de voir la mort comme un voyage, comme une suite, mais c'est très dur, car la mort n'a rien de doux en cet instant. Elle est glacée, noire, elle lui fait mal jusqu'au fond des os. Eau. O.

A travers ses yeux entrouverts, à travers son regard flou se dessine de nouveau la silhouette de la Doyenne. Des bans de poissons l'ont suivi et Capucin contemple leurs vas et viens chorégraphiques. Il ne tend pas le bras, il est trop engourdi, mais il se sent agrippé par la main puissante de O.
Alors l'eau se met à rouler sur sa peau, son corps entier est propulsé comme un missile jusqu'à gagner des récifs plus chauds, plus lumineux. Sous la puissance de l'attraction, Capucin perd son pagne qui part se déposer plus profondément dans l'océan. Tant pis. O ne le remarquera même pas. Et lui, il est bien mieux comme ça.

La bulle qui englobe son crâne hirsute s'évapore en gouttelettes fines dès lors qu'il rejoint la terre ferme. Enfin, la terre... Disons, ce qui y ressemble le plus. O a ramené Cap' au sein du tunnel bulleux. Capucin, recroquevillé sur le sol, quasiment en position lotus, grelotte frénétiquement. Ses lèvres sont violacées, sa peau grise, et le bout de ses doigts apparait comme décoloré. Quant à sa queue, ses poils épais détrempent le sol translucide tandis qu'elle frétille dans un ultime effort de se réchauffer.
La Bestiole finit pourtant par se redresser, et replie ses genoux contre lui. Il tremble tellement que des sons hoquetants s'échappent de sa bouche. Il fixe O, des gouttes tombant de ses longs cils noirs.

« Mer...ci... »

Il se demande si O l'a vraiment entendu. Si elle l'a juste trouvé par hasard ou si son cri intérieur a bien trouvé un chemin jusqu'à l'esprit fusionné de l'Originelle.

« Je... suis pas.. fait pour ça. L'océan. »

Qu'est-ce qu'elle a à foutre ? C'est un peu ce qu'il se dit, alors qu'il ferme violemment ses lèvres pour s'empêcher de dire des bêtises. O l'impressionne trop, et voilà que l'enfant le plus brut et non-superficiel de l'île ne sait plus comment se comporter. Il se sent minuscule.
Mais Cap' est aussi un battant ! Il ne baisse jamais les bras, pas tant qu'ils leur restent de la force pour le porter. Il insiste, lutte, n'en démord pas. C'est ça aussi, sa force. Il se relève et continue de faire face à O. Les tentacules de la sirènes forment un rayon ondoyant autour de son corps.

« Je voudrais tu me montres des endroits... des endroits que je connais pas... je voudrais voir les coraux de toutes les couleurs... je veux connaitre le monde des poissons. Mais... c'est si froid dedans, si si si froid. Peut-être tu peux trouver un animal pour moi je monte dessus ? »

Il a entendu parler de ça. Capucin ne comprend pas complètement que sa demande est insensée. Demander quelque chose à O, déjà, c'est insensé. On ne demande rien à O, on ne demande rien à l'Océan, on n'a pas à le faire. Il, elle, n'a pas à répondre.
Capucin rabat d'un geste brusque, comme toujours, les cheveux qui lui tombent sur le front. Il fixe O avec un regard déterminé, sans se rendre compte que ça n'aurait certainement pas d'effet sur la sirène.

« Moi aussi, je vivais parmi les animaux. Ma famille est des animaux. »








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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Lun 8 Sep 2014 - 22:16


Vite. C'est vite qu'elle fend les eaux, qu'elle tirer Capusinge. Et quand ils arrivent dans la bulle, la bulle où le singe peut respirer, elle y est aussi à moitié. Elle voulait qu'il respire. Pas poisson. Pas trop d'eau. Le pagne disparu ? Non, O ne le voit pas. Comment le pourrait-elle ? Ce n'est pas le genre de choses qu'elle remarque, après tout. C'est faible dans l'eau, un capusinge. Voilà ce qu'elle a retenu, surtout.

Quand elle le dépose dans la bulle, O est à mi-chemin entre terre et mer. Son corps tentaculaire nage, son corps humanoïde respire. Par réflexe et curiosité, O touche le jeune corps pendant qu'il se remet de ses émotions. Cheveux mouillés. Oui, comme elle. Elle connait. La peau ? Oui, elle connait. Moins pieuvresque que la sienne, mais certaines de ses soeurs en ont une similaire. Mais la queue touffue.. Ça la captive. O ne sait pas, O ne comprend pas. O découvre. La sirène a envie de toucher cette texture, de.. Curieux. Bizarre.

Et il reparle. Drôle de voix. Hachée coupée. Pourquoi ? O incline la tête, d'un côté, de l'autre. Comme un animal, ce qu'elle est en bonne part. Pas fait pour ça ? Un monde sans Océan.. Non. Inconcevable. Impossible pour elle. Pourtant, elle essaye. Comment ça peut être ? Sec. Mort. Non. Non. O cligne des yeux, essaye de savoir. Comment ? Comment ne pas vivre avec l'Océan ?

Et puis il se lève à nouveau.

Et puis il lève ses yeux vers elle.

O penche la tête sur le côté, et cligne des yeux. Montrer. Quoi ? Tout. Tout est à montrer, tout est à voir, tout est beau. O ressent. Elle ressent l'océan, ses vagues et son ressac. Elle ressent le mouvement des anémones et des algues, les flux des courants et les poissons. Mais comment partager ça ? Animal. Quel animal ? Pourquoi animal ? La question cogne sur sa conscience, mais aucun écho n'y répond. Animal. Animal ? Poisson ? Océan ? Oui, lui montrer. Montrer l'Océan.

O prend la main du bout d'homme et le tire dans l'eau. Eau, poisson, Capusinge, pas nageant, trop d'eau, pas d'air, bulle. Bulle ? Bulle ! Ses mains bleutées arrachent une bulle et la fichent sur la tête du singe. C'est rapide, c'est brusque et un peu maladroit. Mais O est contente. Bulle, pour le Capusinge. Ses tentacles frôlent gentiment le corps de l'enfant aux jambes, aux bras, au buste. Et ensuite, la course. Ils sont repartis. O attrape le non nageant contre elle et ils fendent les eaux à toute allure. Direction les grands fonds, puisqu'ils sont à côté. Animal animal.. Pourquoi animal ? Anima en tout cas. Animal animal animal. Ça fait un leitmotiv constant, en compétition avec un autre. Montrer montrer montrer. Et à force de se le répéter, de diffuser ça dans les eaux à force d'empathie, une grande raie apparaît. Elle est belle, elle est grande, elle est douce et pour Capusinge visiblement. Oui, en arrivant l'animal a compris la situation. Et O aussi, fatalement, à force de conscience partagée. C'est toujours avec cette maladroite brusquerie qu'elle pose l'enfant sur le dos de l'animal. Mais elle garde une de ses mains dans la sienne. Montrer. Elle sera guide, elle sauvera Capusinge s'il le faut à nouveau. Il a gagné le statut "Précieux, ne pas abimer". Et O rayonne de cette nouvelle décision instinctive. L'Océan doit le sentir par vague, tant cela empli O toute entière. C'est comme un messe au monde aquatique.

Capusinge ami.
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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Ven 26 Sep 2014 - 11:40

Les deux êtres, si distincts pour qui les découvrirait, se ressemblent. Leur réflexion se base sur le ressenti, leur conscience sur l'instinct. Ils sont leur environnement, ils incarnent le nid qui les couve. Capucin Farouche est l'enfant de la Nature, O la première de ses filles. Ils sont liés par cette essence qu'ils partagent sans l'avoir jamais communiqué. Par ces yeux, ce regard, la manière dont ils touchent le monde. L'unique tentacule, mince et velue, qui remue dans le dos de la Bestiole singe inconsciemment les mouvements fluides de celles, nombreuses et lisses, d'O.

Les mains d'O provoquent une sensation inédite sur sa peau. Elles sont froides et chaudes à la fois, comme si en lieu de sang, des courants divers parcouraient ses vaisseaux. L'épiderme d'O est différent de toute chose. Capucin ne trouve pas de comparaison.
Passé la brusquerie gauche, certainement due à l'inexpérience, d'O, Capucin se sent charrié par un courant marin, vent d'eau vent d'O, qui dilue son mal-être quasi instantanément. Il ne ressent plus ni appréhension ni maladresse. L'idée qui s'imposait à lui quelques instants auparavant, l'idée qu'il ne soit pas dans son élément, lui parait absurde, à présent. Il est dans son élément. Trônant sur le dos d'une Manta comme il avait l'habitude de grimper sur celui des éléphants, il contemple la vastitude de l'océan avec une quiétude pleine et intense qu'il n'a jamais éprouvé. O est si puissante !
Capucin commence à comprendre, ou ressentir plus exactement, que la mer répond au message de sa progéniture ancestrale. La mer s'ouvre à Capucin, à Capusinge, car O a appelé les algues, les requins, les rochers, les coraux, l'écume et le sel à la paix, à la tolérance. Capucin Farouche est, en cet instant, le singe le plus marin du monde.

Ils progressent longtemps dans l'eau. Capucin ne ressent plus le froid. En observant ses doigts brunis, il remarque que leur extrémité est extrêmement fripée, cela l'amuse. Ses cheveux flottent, affranchis de la gravité, dans l'énorme bulle qui enveloppe sa tête. O n'a pas lâché sa main. Certaines sirènes, curieuses, intriguées, dardent sur ce couple improbable un regard respectueux mais intense, à travers les algues frémissantes. Capucin sait qu'il ne se fera pas manger.

« Soeurs de toi. »

Il désigne les sirènes lointaines dont la queue danse derrière elles. Celles-ci sont jeunes, très différentes de l'Originelle dans leur aspect, dans ce qu'il y a dans leurs yeux.

Capucin réalise alors qu'O l'entraine de plus en plus profondément. Une crainte étouffée étreint son coeur, encore tout saisi par ce qu'il vient de subir. Le noir dévore peu à peu les immenses falaises engloutis, les éclats de soleil dispersés à la surface s'éloignent. Les doigts fripés de Capucin serrent plus fort la main d'O. La Manta, docile et enjoué, le rassure aussi.

« Montre où O dort ? »

Il n'est même pas sûr que l'Originelle subisse les contraintes du sommeil. Mais Capucin est très curieux de connaitre où O, lorsqu'elle ne parcourt pas l'océan de toutes parts, trouve un havre particulier, intime.
De drôles de poissons viennent chatouiller la plante de ses pieds. Ils sont rouges, oranges, un visage humanisé remplaçant leur yeux globuleux. A leur tête, un poisson fille ravissante dont le rire résonne partout dans la mer. Capucin éclate lui aussi en rire jovial, et sa main desserre dangereusement celle d'O.









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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Sam 4 Oct 2014 - 17:00


O est contente, et ses tentacules tournoient gentiment de satisfaction. Capusinge gentil joli, Capusinge ami. Ils voyages un moment comme ça, à fleur d'eau, à fleur d'O. La manta, heureusement, sait comment rassurer l'enfant et O réapprend. Elle réapprend à ne pas être que conscience. L'Océan n'est plus la seule logique, et c'est compliqué embrouillé. O tient la main de Capucin, et ses quelques commentaires lui offrent une autre manière de considérer les choses. Soeurs de toi. Soeurs. Pas elles, différentes. Mais unies, mais pas elle. La différenciation d'âme, d'esprit l'oblige à prendre du recule. Soeurs d'elle. Pas elle. Pas O. Donc O pas océan et ses habitants. O est O, tout simplement. Alors la Doyenne hoche de la tête sans trop savoir si oui ou non elle a compris. Signer de la tête, oui, communiquer. C'est comme ça qu'on fait, oui. Des bribes de souvenirs d'un autre temps remontent, et la sirène les feuillète comme on regarde un album souvenir dans le désordre. Les seuls souvenirs pour l'instant sont les plus récents. La lumière du soleil qui traverse les flots sur le champs de corail. Le banc de poisson qui se faufile entre colines marines et récifs. La sensation de brise marine qui chaudement réchauffe les flots pour devenir une fraîche bourrasque aquatique.

O cligne des yeux. O se souvient.

Elle se rappelle l'angoisse de sécheresse, cette terre trop ferme et tyrannique qui la cloue au sol sans concession. L'écho trop discret de son père et tout le reste. La solitude, l'atroce solitude.

Capusinge tient sa main. Ils voguent et nagent et avancent et la raie manta force O a se fixer. Manta, Capusinge, Capucin, Manta. Ici maintenant. Pas avant, pas après. Les soeurs d'elle les regardent passer, et O leur envoie une vague d'affection. Et puis Capucin pose une drôle de question. Où dort O ? Ou dort soeur de soeurs de elle ? La sirène serre un peu plus la main de Capucin, comme s'il pouvait l'aider à réfléchir. Oh ne prête pas attention au reste, toute à sa concentration. Mais elle sert la main du singe comme un talisman, parce qu'elle l'a aidé à s'ancrer dans le "elle" et pas le "tout". O cligne des yeux. O réfléchit.

- Dormir partout, partout accueillant. Capusinge un seul endroit ? O dort partout, père partout, protégée partout jamais seule. Toujours Père et soeur et poisson. Partout est beau.

Et toujours, elle tient la main chaude et fripée, toujours elle s'y agrippe. Toujours elle proclame au monde que Capusinge ami. Chaleur. Chaleur de sa main qui la réconforte. Un bref instant, O a envie de tenir le bras. Le buste. Plus de chaleur, pas humain mais chaud aussi. Mais pas humain. Pas faim, non, pas poisson. Capusinge pas humain.
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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Lun 13 Oct 2014 - 13:05

La voix de O, qui vient de partout, le beau partout, le distrait des nouvelles formes qui se sont imposées à ses yeux. Les Marinettes, car Capucin ne le sait pas mais ce sont bien elles, s'éloignent légèrement (vaguement) à cause de la voix d'O, d'eau, qui a résonné. Une petite onde traverse en horizontal l'océan et éparpille les poissons-filles. La manta frétille, comme envahie d'un frisson brusque.
Capucin est fasciné, sans toutefois être interloqué, par la conception d'O. Il n'a de cesse d'accrocher ses yeux aux siens. Il cherche à sonder, à pénétrer l'âme de l'Originelle. Son petit être, sa petite âme à lui, est bien trop impuissante et bien trop jeune pour parvenir à une telle prouesse. O est insondable car elle échappe à tout système, toute analyse humaine possible. Comme Capucin est trop irréfléchi pour comprendre la portée d'une telle impuissance, cela ne le contrarie pas vraiment. Heureusement, ce serait bête de tout gâcher pour ça. Le mystère d'O, il le tolère, l'accepte, il le chérit même. O lui échappe, comme l'eau qui glisse entre les doigts. On ne peut saisir l'eau. On s'en abreuve maladroitement, ou on la regarde s'étendre jusqu'à embrasser l'horizon. C'est ainsi qu'est l'eau, c'est ainsi qu'est O. Capucin l'a compris avant même de le comprendre. La philosophie animale, parfois plus élevée que celle de l'homme, l'a empêché d'acquérir les lacunes propres au genre humain. Il n'a pas besoin de saisir tout, pas besoin de saisir l'eau. L'eau est son amie, c'est le meilleur des cadeaux.

« Je dors aussi partout ! Arbres, terre, dos... »

Mais ce n'est pas totalement vrai. Maintenant qu'il vit au village, Capucin dort la plupart du temps au sein d'un tipi. Comme ses « frères ». C'est la tradition, le prix à payer pour être un guerrier. Mais plus Capucin s'enfonce dans les abysses, dans les yeux d'O, plus Capucin a du mal à se rappeler pourquoi il tient tant à devenir un guerrier. Un humain. Qu'y a-t-il chez Puma Sanguinaire de si plaisant ? De si... si valeureux, valorisant ? L'existence d'O, fusionnée, élémentaire, lui parle tellement plus. Si seulement il pouvait rester. Être un singe aquatique, être l'ami d'O. L'oubli, bientôt, les séparera.
Capucin se mord les lèvres pour ne pas pleurer.

« O a peur de quelque chose ? »

Les marinettes, attirés et repoussés par l'aura d'O, ondoient autour d'eux. Capucin ne se rend pas encore compte qu'O est aussi son bouclier. C'est elle, la véritable bulle qui le maintient en vie.









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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Dim 2 Nov 2014 - 10:17


Dormir partout, O connait, O le fait. Arbre, ce sont les hautes algues du sol asséché. Oh les a vu, déjà, depuis la plage. Parfois, souvent, un courant aériens les secoue doucement. O n'y fait pas tant attention, c'est un univers autre. Sec. Terrestre. Un univers en deux dimension où elle ne peut rester qu'en bas. Terre elle connaît aussi. Sol crasseux et aride, toujours trop aride pour elle. Le récif des Debouts, puisque presque tout y vit. Pauvre monde, coincé en bas sans pouvoir prendre de hauteur. Le fait qu'elle ne puisse aller au-dela des flots ne la traverse pas : elle peut déjà voler dans l'Océan, pourquoi vouloir le faire dans le ciel ?

- Dormir dos Capusinge ? Dos ? Quoi dos ?

Dos, elle ne comprend pas. Un animal, un endroit ? Mot nouveau comme Capucin, singe et Capusinge. C'est court, c'est grave, c'est rond. Deau, dO ? Un rictus souriant échappe à l'Originelle : dans dos, il y a eau. Ca sonne familier. Une bouffé de gaité l'assaille, et d'une pensée elle presse la manta d'aller plus vite. Montrer, oh, montrer tant de choses. Les récifs, les grands fonds, délicats et secrets.. C'est son monde, et O veut partager.

Et puis Capusinge repose une question. Une question sombre mais curieuse, propre à ramener les démons de la sirène. De quoi a-t-elle peur ? Comment formuler ? Une fois encore, O cherche ses mots en regardant le paysage qui change. Et c'est réfléchir qui peut amener l'ombre dans les pensées. Réfléchir, pour donner corps à l'obscurité.

- Peur de plus de Père. Plus d'eau, d'O, d'Ocean sirène. Soeur morte tuée par humain. Fourbes petits rampanst Debouts, empoisonneurs ! Tuent, tuent soeur innocente !

Ses tentacles s'endeuille à la pensée de cette morte-née. O n'oublie pas ça, non. O n'oublie pas cette douleur, ce vide omniprésent qui hurle sa présence dans son coeur. Morte-Née, la sans avenir s'attarde souvent dans ses songes éveillés. O a eu la colère, la tristesse. Reste maintenant un mélange d'amertume et de manque, saupoudré de rancoeur. Morte-Née existe, pour O. Elle n'a jamais tant vécu que dans son esprit.

Sur une impulsion, O les dirige vers le Berceau. Là où la jeune sirène aurait du naître sans en avoir eu le temps. C'est un endroit qu'elle visite souvent en pensées, mais jamais elle n'y était retournée depuis ce jour là. L'Originelle entend encore les pleurs conjugués de son Père et de ses Soeurs. C'est un concert de douleur assourdissant qui ombre son teint et son humeur.

Fort, serrer la main de Capusinge.
Fort, se souvenir de la Morte-Née.

Tant qu'on ne l'oublie pas, elle vivra.
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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Mar 20 Jan 2015 - 18:47

Il en est sûr. Il la voit, la brume obscure, lente et fatale qui infiltre l'océan, autour d'eux. On dirait un orage dans la mer.
Capucin Farouche, la chevelure ondoyante autour de son crâne comme une drôle d'auréole, a levé les yeux vers la surface. Ce n'est qu'en replongeant ses yeux bruns dans ceux, indescriptibles, d'O, qu'il comprend qu'elle est à l'origine de cette pénombre subite. Quelque chose se passe dans l'âme d'O et se déferle partout. Capucin a peur.

O le rassure de plus en plus, de mieux en mieux, mais son influence sur l'environnement marin est telle qu'il a la sensation de lui avoir confié sa vie, sa survie. C'est un peu le cas, en même temps.

Des tas de choses relient les hommes et les bêtes. Pas seulement la combinaison naturelle qu'incarnent les sirènes. Par exemple, on remarque que chez les deux espèces, la haine, la colère et la rancœur tirent leur intensité de la Peur. Et quelle intensité quand on est O, l'Originelle !
Un froid agressif circule dans la paume de la Bestiole. Il provient du contact de l'Originelle. O a changé, quelque chose a changé. Capucin garde le silence. Il a peur pour lui, mal pour elle.


La tirade sur les humains le déstabilise, le blesse et le fait frissonner. La rage d'O est inédite et il ignore comment elle peut se manifester, en dehors d'un océan foncé. C'est un silence prudent et indécis qu'il s'impose.

Sans que la sirène n'ait eu à lui dire, il sent tout de suite que l'endroit où elle l'a mené
est singulier, sacralisé, et qu'une atmosphère lourde d'émotions y règne encore. Pourtant, il semble étrangement vide, silencieux, comme déserté. Un air de sanctuaire.
Capucin Farouche regarde partout, n'osant articuler ses doigts engourdis, n'osant guère plus fixer son regard sur O qui s'est immergée dans ses propres tourments. Il se hait d'être un humain, il s'en veut, il est mortifié de honte.

« Pourquoi les humains ont empoisonné bébé sirène ? Il avait mangé un humain ? »

Il regrette immédiatement d'avoir rompu ce silence protecteur. D'autant que sa question est tendancieuse, il laisse penser que la sirène, que le statut de martyr préserve de toute atteinte, puisse être coupable.
Il lâche précipitamment la main d'O et se la plaque contre la bouche. Son regard s'affole.

O va le manger, elle va le manger !









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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Sam 16 Mai 2015 - 21:15


Capusinge fait mal. Ses questions font mal. Capusinge ramène l'ombre. Comme un humain. Mais Capusing Debout pas Humain. Capusinge autre. Ami. O en a conscience, et elle garde sa main. Talisman. Mais en même temps, O s'endeuille du vide trop violent. Morte-Née sans avenir, Morte-Née sans soupir. Les cris flétrissent son coeur et assèchent sa paume déjà trop froide. Ses tentacules la raccrochent à la manta et à Capusinge. Comme pour ne pas être seule. O ferme les yeux mais O se souvient. Le Berceau vide, il est là. Pas besoin de voir pour percevoir. Les soeurs sont là, et loin. Loin ? Près. Capusinge. Lui près, lui là.

O ouvre les yeux.

O le voit.

Capusinge triste. Capusinge malheureux. Debout ami. Triste. Triste et peur. Nouveau, ça. O fronce les sourcils, regarde Capucin, enroule un peu plus ses tentacles autour de ses chevilles. Peur ? Non. Protéger Capusinge qui protège Iguanon. Protéger ami.

Et puis question. Triste question. Mais question. Réfléchir, mais non. pas besoin, pas envie, fatiguant épuisant. O se redresse et ignor ele Berceau. Triste amer, trop. L'Océan est déjà salé, trop salé de tristesse commune. Question triste. Question de sans savoir. Mais avant même que la Doyenne ne veuille répondre, Capusinge part. Pas loin, il est là, mais ses mains ont quitté O. Les mains sont sur Bouche de Capusinge, maintenant. Et surtout, surtout, peur. Peur avec grand P.

- Innocente soeur, Morte avant de naître.

C'est triste, comme elle dit ça. O triste. O seule, un peu, O a une soeur en moins. O seule, Capusinge pas avec elle. Pas main de Capusinge. La sirène observe les mains blotties contre la bouche du Debout. O regarde, sans comprendre. Capusinge peur. Pourquoi ?

- Pas peur Capusinge. Capusinge innocent pas tueur mais sauveur Iguanon poisson.

Doux. Lent. O avance une main vers le Debout. Comme avec un Iguanon atterré, comme avec Poisson effrayé. Doux. Lent. Pas brusque. Ses tentacles frôlent d'amour le mollet du Papoose, sa cheville, son dos. Doux.

- Endroit trise. Pas rester. Mort triste seule Capusinge peur O.

Léger silence. O baisse la tête et regarde sa main tendue.

- O peur solitude. Pas père pas soeur pas Capusinge sauveur.
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MessageSujet: Re: regarde bien le monde qui t'entoure, dans l'océan parfumé.    Sam 30 Mai 2015 - 19:49

Si Capucin Farouche a pleuré, ses larmes se sont dispersées dans l’eau déjà lourde et salée de l’océan. Même O ne saura pas faire la différence. Capucin se demande si O pleure parfois. Il se le demande encore plus lorsqu’elle se transforme, sous ses yeux, en être fragile, vulnérable et affligé. La tête d’O s’est baissée. Sa position toute entière ressemble à celles des petits animaux pris au piège ou perdus. Capucin peine vraiment à croire qu’elle ressente quelque chose d’aussi délicat. Pour Capucin, pour tous les êtres de l’île, O est une force de la nature, un esprit au-delà des sentiments les plus subtils. Elle est colère ou approbation, elle est un organisme cosmique, une allégorie, un élément, mais elle n’est pas une femme-poisson. Plus. Elle a acquis un statut presque divin, sinon désincarnée, qui l’élève au-dessus des défectuosités du commun des mortels. Au-dessus des hommes. Ainsi, tous, même Capucin ont oublié son humanité.
A présent que cette humanité, faillible et exposée, presque enfantine tant elle est pure, est révélée à Capucin, les sentiments se bousculent en lui. Il a peur, il a mal, et il éprouve une infinie, infinie tendresse. O n’est pas que mère, doyenne, originelle. Elle est aussi fille. Enfant de l’Océan, comme toutes les autres. Comme lui est enfant de la Terre. Un monde les sépare, mais tous deux ne sont que des rejetons d’esprits. Capucin voudrait à la fois que tout le monde puisse assister à ce lien si spécial qui est en train de se nouer entre O et lui. Par orgueil, par allégresse. Une autre partie de lui, la meilleure, la plus noble, celle que les loups ont gravée en son cœur, veut conserver pour toujours cet instant intime. Secret.
O est sa plus belle rencontre. Il est si fier de la vision qu’elle a de lui.

Et malgré tout, Capucin Farouche ne sait pas quoi répondre. Que répondre à la solitude de O ? Quels mots pourraient apaiser sa douleur, pommader son âme ? Loutre Sage saurait sûrement le faire, mais lui n’a pas cette délicatesse. Et la singularité de O l’empêche de pouvoir s’inspirer de quelqu’un d’autre. Faut-il qu’il la réconforte comme le font les humains ? Ou comme le font les animaux ? Faut-il qu’il déchaine sa colère contre les Hommes ? Faut-il qu’il soit davantage porteur d’un message de paix, de douceur ? …

O n’a pas peur de lui, alors Capucin acquiesce et attrape vite la main de l’Originelle. Si O n’a pas peur de lui, il n’aura pas peur d’elle. Tandis qu’ils s’entrainent l’un l’autre vers le large, Capucin n’a toujours pas trouvé les mots. Il se dit que s’il ne trouve pas, c’est peut-être qu’au fond, il n’y en a pas.
Il a froid, mais quelque chose en lui est en même temps plus chaud. Sa bulle commence à s’user.

« O, Capusinge voudrait remonter surface. Pour retrouver chaud. Capusinge voudrait faire cadeau à O. »

Il adore les cadeaux.

« Capusinge et O peuvent avoir endroit secret caché dans des rochers… »

Mais là-dessus, c’est O qui s’y connait le mieux.








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