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Wilhelm DogFish
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☠ Matelot du Jolly Roger ☠


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MessageSujet: Re: Pale Sailors   Dim 21 Oct 2018 - 18:04

La Rouille avait bafouillé quelque peu, visiblement déstabilisé par les mots, les attaques, même si Wilhelm aurait sans aucun doute nié cet aspect violent des ses dires d'un peu plus tôt.
Ca faisait un peu bizarre de le voir comme ca, Zeb Skelton. Mais il y avait aussi un petit coté très satisfaisant que ressentait l'Orbleu, ou plutôt ce qui restait des traits caractériels adolescents de ce qui était pourtant sensé être un adulte. Un pirate.
Tellement immature parfois. Souvent. Et c'était pour ne pas dire toujours.

Ce bref instant durant lequel le charpentier sembla perdre pied, façon de parler, et ses mots en passant ne dura cependant pas, l'homme de sa trempe revenant vite au galop et réassurant le respect qui lui été du tout en se redressant de toute sa carrure.

"Je t’interdis de me dire ça Wilhelm, tu entends ?!"
Le blondinet aux joues bleuies par le froid en sursauta presque, ravalant sa salive et baissant la tête, comme prit en faute. "Je te l’interdis !" Une faute grave, en l'occurence, la mine toujours baissée bien que ses yeux pales ne quittaient pas son interlocuteur, DogFish se mordait la lèvre inférieure avec nervosité. Peut être bien qu'il regrettait déjà un peu ce qu'il avait osé dire à La Rouille. "Je n’en ai rien à foutre de Steiner et tu le sais mieux que personne ! " Pas de réels remords, il ne fallait pas trop en espérer, plutôt ceux d'un gamin qui venait de se faire attraper à chaparder un sachet de bonbon tout entier et qui redoutait bien plus la punition que la raison de la sanction. Un gosse qui craignait plus le jugement d'un adulte que la douleur d'une carie, et son sourire infernal pouvait en témoigner.

"Tu veux savoir de qui je m'occupe?"
Wilhelm s'écrasa quelque peu sur lui même, lâchant le rouquin des yeux, peinant visiblement à assumer le retour de flamme. "Je suis avec Braumeister et Jim, qui passent leur temps à chercher un remède rien que pour toi." Le Pied Beau fronça les sourcils, faisant une moue qui reflétait quelque peu ses regrets. Rien que pour lui ? Mais un remède à quoi ... "Je suis avec Tijl, et Earl, et Keith. Je suis avec le seul fils qui me reste, merde!" L'insulte qui ponctua la fin de phrase du plus vieux fit sursauter le blond pour de bon cette fois.
Wilhelm savait que Zeb pouvait employer ces mots la, mais ca l’impressionnait toujours quand il s’énervait et que ca sortait, pire encore quand ça lui été destiné.
Le lourd et doux poids de l'autorité.
Celui qui enchainait mais surtout rassurait. Protégeait. Guidait.

"Et on ne t'a pas abandonné. Je ne t’ai pas abandonné."

La voix de la Rouille s'était faite plus basse, le ton changeant sensiblement même s'il restait ferme alors que le traqueur relevait les yeux vers lui.

"Qu’est-ce que je fais là, à ton avis ? Je cherche une solution. Et je la trouverai. Si elle existe, je la trouverai, et je reviendrai te chercher, tu m’entends Wilhelm ? Je reviendrai te chercher."
Il avait la rage, Zeb Skelton, et ca s'entendait. De cette colère contenue et maitrisée, celle qu'exprimaient les hommes, les vrais, du moins ce qui correspondait à la définition de Wilhelm en donnait.

"Tu sais que je tiens mes promesses."

Le Pied Beau hocha doucement la tête à la positive, un peu comme s'il lui donnait raison, un peu comme s'il partageait les convictions du Charpentier.
Comme s'il était d'accord.

Comme si, oui.

Par ce qu'en vrai, si c'était réellement le cas, les choses deviendraient bien plus simple, n'est ce pas ?
Mais étaient-elles véritablement si compliquées ? Wilhelm DogFish peinait un peu à se rendre compte de la gravité de la situation.
Ou bien plutôt c'était un peu comme s'il savait sans savoir. Comme si un autre lui glacé devinait, s'en amusait, tout au fond, pendant que l'autre pataugeait dans l'incompréhension.

"Alors ramenez moi avec vous."

Le blondinet se rendait-il compte de ce qu'il proposait ? De tout ce que cela impliquait ? De ce qu'il se passerait s'il entrait ne serait ce qu'en contacte avec un non infecté ?
Non. Pas une seule seconde.
Mais l'Orbleu, lui, savait très bien ce qu'il faisait.
Le Givre qui avait prit le cœur du pirate et maintenait fermement la barre de son âme naviguait sans crainte.
C'était l’instinct du mort vivant qui parlait. L’instinct qui le poussait à faire grossir les rangs de son espèce.

"Vous ne voulez pas parler au Capitaine, mais moi je voudrais leur parler."
A ceux qui avait osé trahir Hook. "A nos frères hésitants."
Il y avait eut cette drôle de façon de les nommer, reprenant les termes qu'avait utilisé Skelton un peu plus tôt, et surtout comme un gout amère dans ces mots, comme une ironie étrange.
C'était la voix du froid qui s'était exprimé.
"Ils me manquent..." Et pourtant celle de Wilhelm était toujours la, emprunte de sincérité, comme en écho en arrière fond. "Vous me manquez."






Sourire de l'Enfer



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Zeb Skelton
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MessageSujet: Re: Pale Sailors   Mar 30 Oct 2018 - 2:52

"Alors ramenez moi avec vous."

Juste quelques mots, une simple demande, presque une proposition. Une réponse calme, humble, qui contrastait avec la colère de Zeb, avec la hargne qui transparaissait dans ses explications et ses promesses. Une réponse qui n’en paraissait que plus raisonnable.

C’en était même doucement cruel, comme intervention, parce que c'était vraiment quelque chose que DogFish aurait pu dire. Il avait cet art de réagir aux remontrances en baissant les yeux, en affichant un air penaud et en parlant d'un coup beaucoup plus lentement, d’une voix bien plus basse, qui s’appliquait à paraitre aussi tendre qu’inoffensive. Exactement comme un jeune chien qui vient se coller à votre jambe en gémissant doucement, la queue sous le ventre et en vous faisant les yeux doux, pour bien vous montrer qu’il est désolé, même s’il n’a pas très bien compris pourquoi il devait l’être. Un peu simple, mais tellement sincère que c’en était touchant et donc, le plus souvent, efficace.

Sauf que ce cabot aux yeux de glace ne brillait pas vraiment par sa sincérité, n’est-ce pas ?

"Vous ne voulez pas parler au Capitaine, mais moi je voudrais leur parler. A nos frères hésitants."

Oh, ce n’était pas grand-chose. Le visage gris de l’Orbleu n’avait rien laissé transparaitre, son regard était resté doux et attentif, sa bouche n’avait pas esquissé la moindre grimace. Mais Zeb connaissait trop bien DogFish pour être dupe.

La Rouille souffla trop longtemps, expira un long filet de vapeur d’eau comme il aurait aimé se défaire de la rage et de la souffrance qui vrillaient encore sa poitrine, cet étau glacé que le ton du traqueur venait de serrer d’un cran supplémentaire.

Nos frères hésitants.

Ce n’était guère qu’une pointe d’ironie, mais ce fut assez. DogFish ne parlait pas ainsi ; il avait toujours lutté avec le second degré, et bien que parfois le Pied-Beau parvînt à dire quelque chose qu’il ne pensait pas vraiment, il le faisait toujours maladroitement, sans aucun naturel, comme s’il appliquait un protocole soigneusement appris. Il pouvait exprimer son mécontentement vis-à-vis du reste de l’équipage, il parvenait à être cynique, mais pas comme ça, pas aussi subtilement.

Et surtout pas en tentant de dissimuler son dégoût.

Ce ton-là, Zeb le reconnaissait comme celui de la Chose Froide qui les avait chassés du Roger, et sa mémoire d’homme meurtri s’empressait déjà de lui rappeler ce qu’il avait ressenti ce soir-là sur le quai, ce qu’il ressentait à nouveau tandis que l’Orbleu qui lui faisait face utilisait une voix qu’il n’aurait jamais dû posséder :

"Ils me manquent..."

"Wilhelm…"

"Vous me manquez."

Zeb voulut déglutir, mais sa bouche asséchée par le stress et le froid ne daignait plus produire la moindre salive ; il avait à nouveau cette envie de pleurer et hurler en même temps, ce mélange informe et primitif de fureur, de haine et d’indignation qui carbonisait ses pensées et lui donnait envie de dégainer son sabre, là, maintenant, aussi ridicule et inutile que ce fût - n'importe quoi pour faire taire la chose qui avait pris Wilhelm, n'importe quoi pour faire cesser cette conversation ignoble.

Comme lorsqu’il avait empêché Lòng de prolonger son « jeu » avec une gamine, au risque de se faire tuer ou au minimum de voir ses dangereux scrupules dénoncés au Capitaine.

Comme la fois où il avait frappé Big Jack de toutes ses forces pour une insulte hideuse envers Kit, tout en sachant très bien que c’était un combat qu’il ne pouvait pas gagner.

Zeb l’avait déjà fait. Il aurait pu le refaire.

Mais ce n’était ni Lòng, ni Big Jack, n’est-ce pas ? C’était DogFish. Ils en avaient traversé des tempêtes, tous les deux, ils s’étaient mutuellement sauvé la vie trop de fois pour que le maître charpentier en gardât le compte. Alors même si le Froid changeait la manière d’être du Pied-Beau, même s’il lui faisait dire ces choses horribles, même s’il utilisait l’amitié des deux pirates contre eux de manière lâche et odieuse, il allait en falloir plus pour que Zeb Skelton décidât sciemment d’attaquer celui qui était, encore, malgré tout, Wilhelm DogFish.

"Tu me manques aussi mon grand."

Et la Rouille osait croire que l’homme englouti par la glace sentirait à quel point il était sincère.

"Mais je ne peux pas non plus t’emmener jusqu’aux autres. Si tu veux, je peux leur répéter ce que tu as à dire. Tu as ma parole que je le ferai."

Un instant, Zeb hésita. Il aurait dû s’en tenir là, il le sentait ; c’était trop austère, trop distant, mais c’était tout ce que la prudence autorisait. Donner des explications, c’était trop s’avancer. C’était provoquer le Givre.

Mais encore une fois, cet Orbleu, c’était DogFish. Et la Rouille avait le sentiment aussi irraisonné que fort que le vrai Wilhelm était encore là, pas très loin sous le gel. Il l’avait déjà atteint, il l’avait fait douter ; il ne pouvait pas résister à la perspective de lui donner un peu d’espoir.

"Ce n’est pas contre toi Wilhelm. Mais je te l’ai dit, le Givre que tu portes en toi n’a pas l’air d’attendre que les gens soient d’accord pour les envahir. Tant qu’on ne comprend pas comment ça fonctionne, personne ne s’approchera de toi. Et tu ne t’approcheras pas d’eux."

C’était dit comme un constat, mais au fond, cela ressemblait quand même un peu à un ordre. Ce fut sans doute pour cela que Zeb se sentit obligé d’ajouter :

"Je suis vraiment, vraiment désolé. J’aimerais te ramener avec moi, j’aimerais vraiment, et beaucoup d’autres seraient ravis de te revoir. Mais pas maintenant. Pas tout de suite."

Une inspiration, juste un peu trop forcée.

"Aujourd'hui, Wilhelm, je dois rentrer tout seul."
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Wilhelm DogFish
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MessageSujet: Re: Pale Sailors   Mar 20 Nov 2018 - 21:19


"Tu me manques aussi mon grand."

Et dans le froid, dans la glace pourtant si solide qu'était devenu le cœur de DogFish, il y eut comme une touche de chaleur.
Une goutte.
Toute petite goutte d'humanité réchauffée.
Était ce lié a ce qu'exprimait Zeb à son sujet ? Il lui manquait. Ou bien à cette façon qu'il avait eu de l'appeler. Mon grand. Paternelle. Protectrice. Plus qu'un simple collègue de travail, une famille.
Sa famille lui manquait.
Sa famille...

"Mais je ne peux pas non plus t’emmener jusqu’aux autres."
Et soudain, le vent de glace se remit à siffler et souffler de plus belle en Wilhelm, ses hurlements inhumains recouvrant la chaleur des mots de l'instant d'avant. la neige et la glace, coupante et glaçante étouffants ce minuscule débris de feu humain. "Si tu veux, je peux leur répéter ce que tu as à dire. Tu as ma parole que je le ferai." Et pourtant, sur le visage gris aux joues et lèvres bleuies par le froid, il n'y avait plus rien de lisible.
L'orbleu s'était refermé aussi vite que son cœur avait cessé de battre.
Une pulsation.
Rien qu'une.
Et tout s'était de nouveau arrêté.
Engloutis par la mort froide.

"Ce n’est pas contre toi Wilhelm. Mais je te l’ai dit, le Givre que tu portes en toi n’a pas l’air d’attendre que les gens soient d’accord pour les envahir. Tant qu’on ne comprend pas comment ça fonctionne, personne ne s’approchera de toi. Et tu ne t’approcheras pas d’eux."

Lentement, le blond gelé avait penché la tête sur le coté dans cette mimique qui le caractérisait tant. Pourtant, ici, elle n'exprimait en rien un questionnement naïf ou une curiosité digne d'un enfant.
Cela se voyait.
Zeb aurait pu aisément le remarquer.
Par ce que le regard que lui lançait présentement Wilhelm n'avait rien d'innocent.
Il s'y reflétait plutôt comme un éclat malsain, angoissant peut être, pas réellement de la colère, mais un quelque chose qui s'en rapprochait d'une certaine manière.

Personne ne s’approchera de toi. Et tu ne t’approcheras pas d’eux.
Ca sonnait comme un ordre. Et quelque chose en lui, une entité malfaisante, grondait sourdement, faisant vibrer ses veines et rendait son regard plus mauvais.

Sa famille...

Peut être que c'était par ce qu'il avait remarqué ce changement d'attitude chez le Pied Beau que Zeb Skelton ajouta, dans une volonté certaine d'adoucir les angles :

"Je suis vraiment, vraiment désolé. J’aimerais te ramener avec moi, j’aimerais vraiment, et beaucoup d’autres seraient ravis de te revoir. Mais pas maintenant. Pas tout de suite."


Sans succès aucun.

Sa famille...


Le blondinet ne bougea pas, son expression figée dans une poker face étrange.
Calme olympien qui lui allait si mal.
Serein.
Il n'y avait que ses yeux pales et bleus qui brillaient de cette lueur méchante, menaçante, et qui ne lâchaient plus l'autre pirate, comme s'il était capable de lire dans son esprit.

"Aujourd'hui, Wilhelm, je dois rentrer tout seul."

- Vraiment ?
Et le masque de glace s'était envolé, la mine de Wilhelm se mouvant dans une expression ironique qui encore une fois collait si mal avec ce qu'il était.

Sa Famille... C'était les Orbleus.
Il n'était plus lui.
Il n'était plus Wilhelm DogFish.
Il était Orbleu.
Il était eux.

Et il fit un pas dans la direction de la Rouille.
"Rentrer ? Déjà ?"
Sous ses pieds, alors qu'il avait exécuté un pas de plus vers le charpentier, la neige se durcissait, craquant méchamment.

Il n'avait aucun ordre à recevoir de Zeb Skelton.
Il lui manquait.
Il était Orbleu.
Unité.
Ils ne faisaient qu'un.
Et le Givre hurlait en lui dans une tempête assourdissante alors que doucement, avec une douceur glaçante, des flocons de neige s'étaient mis à tomber autour des deux pirates.
L'atmosphère changeait.

"Je veux bien que vous leur passiez un message de ma part, monsieur Skelton."
Un sourire doux qui contrastait avec ce regard qui brillait comme l'Enfer.

"Dites leur que j'arrive."










Sourire de l'Enfer



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