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Rain X. Nataku
Rain X. Nataku

☠ Gérant du Bric-à-Brac du Port ☠


✘ AVENTURES : 245
✘ SURNOM : L'Impardonnable
✘ AGE DU PERSO : 19 ~ 20

✘ DISPO POUR RP ? : Non~
✘ LIENS : A hallucination is a fact, not an error; what is erroneous is a judgment based upon it.


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MessageSujet: Kill kill fall in love ★    Kill kill fall in love ★  EmptyJeu 7 Juin 2018 - 21:05

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Rain Xen Nataku


Les Trucs

Surnom : L'Impardonnable
Groupe : Pirate de terre
Age : 19-20 ans
Rôle : Gérant du bric-à-brac du Port / Actuellement aide médicale au Ranch *clin d’œil à Soul*



Les Révérences

A chaque pas, son corps pourrait basculer, aller s'échouer en contrebas. Les os se briseraient, sortant des chairs jusqu'à ne laisser qu'une créature défigurée. Et il doit se battre, continuellement, pour repousser l'idée que ça serait un soulagement, que la douleur s'en irait en retour. A quoi bon exister, si la beauté lui échappe déjà, ayant coulé de l'intérieur en laissant des marques multiples derrière elle. Debout sur le toit de sa boutique, il avance, le vent glacé bousculant son corps pas assez couvert. Pieds-nus, il se force à aller un peu plus loin. A l'horizon, tout est flou, recouvert par la nuit qui s'est abattue telle une punition. Au moins, Rain est debout, cette fois.

Mieux que d'être allongé sur le sol, recroquevillé sous une couverture, incapable de se redresser. L'addiction a des phases— à l'intérieur, il est creux. Vidé de tout ce qui pouvait lui donner un soupçon de vie. A force de vomir, il s'est brisé la voix. Et s'il sentait ses os sous sa peau autrefois, ce n'était rien en comparaison de son état actuel. C'était un choix pourtant, d'arrêter brutalement l'opium, de rejeter tout ça. Heureusement que ça se répare, s'il survit— les phases sont multiples, et il les vit toutes, en une farandole qui l'empêche de rester droit. Le soleil s'est levé, pour repartir. Il n'a pas compté combien de fois, en étant physiquement incapable. Quitter la mezzanine au début a déjà été une épreuve, et jamais il n'a autant regretté d'avoir une chambre en hauteur.

A présent, malgré un bras coloré par les bleus (se laisser chuter pour descendre plus rapidement fut une erreur), il marche— L'addiction a des phases, et il ne s'est jamais soucié de les apprendre, encore moins d'aller voir le médecin pour les connaître tout en sachant parfaitement ce qui allait se produire. Cause à effet. Debout, un pas après l'autre. Ses pieds laissent des traces sombres sur le sol. Il a rouvert ses blessures du bal. Le carmin est presque noir, dans l'obscurité. C'est beau, une teinte qui pourrait décider de totalement quitter son organisme sans que ça ne lui fasse quoi que ce soit—

L'addiction a des phases— arrête, arrête, arrête— pourquoi est-ce que la phrase joue en boucle ? Le monde devient statique, le ramenant plusieurs pas en arrière à chaque fois. Une cassette rayée, un game over permanent. Est-ce qu'il est toujours dans la chambre ? Ou véritablement sur le toit ? Rain n'en est plus certain, et son équilibre s'efface. La faible lumière s'éteint, ne laissant que le son brutal du corps qui heurte quelque chose.

Réveil.

Les étoiles (qui n'ont jamais eu l'occasion de briller) qui décoraient la mezzanine ont été arrachées à la va-vite lorsqu'il a été forcé de fuir. Quel triste sort, de terminer écrasées au fond d'un sac avec ses livres. L'espoir de Xen, réduit à néant. Il n'a pas été en mesure de protéger quoi que ce soit. Si l'on détruit le danger, plus rien ne reste, hein ? Oh, c'est un mensonge, même pas un des siens. Il n'est pas un combattant, uniquement un réfugié prisonnier d'un lieu trop lointain.

Sa chambre est vide, ou bien il s'était trop habitué au bazar ambiant chez lui. A l'intérieur de son ventre, l'univers a cessé de tourner. La douleur vient par vagues, s'écrasant contre les parois, pour repartir aussitôt. Insupportable. Le pirate se redresse quand même, épuisé. Rien n'est mieux une fois éveillé. Drame répétitif. Ses pieds saignent plus que prévu, ce qu'il note à peine tout en poussant la fenêtre pour que le froid s'infiltre un peu plus.
Le monde est gelé.

Lieu de mort, lieu de vie. Qu'est-ce qu'il préfère ? Jouer à la roulette russe avec son existence a cessé de lui plaire. Il veut Ibijau. Ou Sushi.

Sushi est morte.
Sushi est morte.
Sushi est mor—

Se relevant, il se traîne jusqu'à son lit pour s'y écrouler. il frappe, se débattant contre un ennemi invisible en hurlant avec sa voix cassée (heureusement qu'il a bloqué la porte avec une chaise pour pas qu'on l'emmerde). C'est pas vrai, c'est pas vrai ! Elle souriait, donc elle ne peut pas mourir. Si on obéit aux règles, rien n'est douloureux, on est aimés. Il l'aimait, il l'aimait. Rain est certain d'avoir respecté les lois imposées par— Sinon rien n'aurait de sens. Peut-être qu'on a oublié de lui expliquer les détails. N'est-il pas stupide, depuis toujours ? Enfant choyé, enfant aimé. Gamin incapable de comprendre les demandes des gens, encore moins leurs expressions. Une réalité cachée derrière les notes parfaites (jamais bonnes, toujours excellentes) et les doigts se refermant autour de ses poignets. Statique, tout s'arrête, même sa respiration.

Ah non, elle est simplement ralentie.
Autant refermer les yeux, presser ses genoux contre son torse, et espérer se réveiller plus tard.

Dans ses songes, il sent les doigts contre son visage, tirant un peu sur ses lèvres jusqu'à ce qu'il force une expression imparfaite. Recommence, la voix ordonne, déçue par son manque d'effort. Alors, il le fait, encore et encore. Qu'importe que les mains en profitent pour se jouer de lui, glissant là où elles ne devraient pas. Immobilité parfaite. C'est un entraînement, ça aussi. Au début, il était terrifié, maintenant ça va. C'est assez pour que les doigts qui enserrent sa gorge lorsque son sourire faiblit ne fassent pas si mal que ça.

Un masochiste est heureux de souffrir.
C'est l'attention ultime, celle qui fait battre son cœur jour après jour.

A quatorze ans, est-ce qu'on peut véritablement faire l'apologie de la souffrance ?
D—disait que oui.

L'avantage, c'est que son estomac est déjà vide, donc rien à vomir. Manger est un effort surhumain tout comme accepter que les rêves qui envahissent ses courtes sessions de repos ne sont rien de plus que des souvenirs. Des où le visage est flou, alors que les mains sont parfaitement visibles. Il reconnaît le bracelet de cuir, celui qui rappait contre sa peau. Il déteste se réveiller et encore plus se souvenir.

Un peu plus, et le nom reviendra.
L'Oubli a ravagé sa conscience, malgré ça le traumatisme a ancré le tout profondément pour ne pas perdre cette peur qui vit toujours en lui.

Insolent, Rain s'autorise à se redresser, ignorant les protestations de son organisme. Ah, on est plus un tel masochiste à présent, hm ? Dommage, parce qu'il refuse d'abandonner. Ce sevrage, il l'affrontera, avec l'intention de vaincre pour la première fois. Sushi est morte. Darkness est mort. La fille sans nom que personne n'aimait également. Blue est mort. Dreamless est mort. Green a survécu. Ibijau est toujours son meilleur ami. Il doit se rappeler, répéter ces paroles jusqu'à être certain qu'elles ne sont pas qu'une illusion.

Crime, impardonnable, noyade futile.
Crime, le sang sur ses vêtements, collant et dégoûtant, horrible.
Crime, sirène gourmande, culpabilité.
Crime, mission suicidaire, coupable ?
Crime, dommage, dommage, dommage ! Tu n'es qu'un sale monstre.
Crime, main brisée, amitié sauvée.

La vérité est une base, une que l'on peut modifier à sa guise. Hey, est-ce que ce qui s'est produit dans le monde ordinaire est vrai ? Une illusion ? Non non non ! Un crime où coupable et victime sont la même personne.

Il connaît les symptômes à présent.
Larmes, peur, vomissement, anxiété, paranoïa, maux de ventre, fatigue, insomnie.
Est-ce pour l'amour ou bien la désintoxication ?

C'est la même chose, aucune différence.
Rain va devoir se débarrasser des deux, enrayer la maladie avant qu'elle ne puisse trop lui nuire. La chaîne avec le nom de Darkness a été brisée (elle a laissé une marque sur la gorge, là où il a essayé de la presser pour s'étrangler). Au moins, il n'a pas eu assez de temps pour en récupérer d'autres. Avec des pas lents, teintés de rouge, il parvient à atteindre la fenêtre. Est-ce une illusion cette fois ?

Peut-être. Qui peut savoir ? Pas lui, et tout tourne jusqu'à ce que ses mains parviennent à hisser son poids (des os, un peu de tissu par dessus, que c'est laid) sur le toit du ranch. Assis avec les jambes dans le vide, Rain a l'impression qu'une éternité vient de s'écouler. Est-ce la même nuit, ou la suivante ?

Qu'importe. Il est toujours en vie, s'accrochant pour ce sevrage dénué de fin. L'air froid contre ses jambes n'est pas désagréable. Son kimono est sale, les traces sur le bas indiquant qu'il a dû se vomir dessus en le portant à un moment donné. Il frappe l'air, en un rythme qui s'égare avec sa concentration. Trop de membres à bouger, comment est-ce qu'on fait déjà ?

Se soigner ne fera pas grand-chose pour sa tête, n'est-ce pas ? C'est bien plus dramatique que l'état de son organisme, d'avoir le cerveau en vrac. Rain n'a pas envie d'abandonner, de se laisser mourir. Trop simple, et il n'est pas prêt à affronter ses démons qui l'attendent de l'autre côté. A la place, il énonce, ce qui est vrai, ou qui doit le devenir.

Il est Rain Xen (pas Xenophobia, juste Xen. Ku-se-i-nu.) Nataku. Il a dix-neuf ans, ou vingt. Pas plus. Pas moins.
Ses armes sont un arc et une épée courte, un wakizashi. L'autre a terminé dans l'océan. Le wakizashi se nomme Mordred, Dive lui a narré une partie des légendes Arthuriennes lors d'une visite avant le bal. Histoire qu'il avait  égaré dans sa mémoire. Mordred l'enfant destiné à la destruction, qu'il aime ce nom. Il a un arc noir, qui n'est pas celui de Sushi. L'arc n'a pas de titre, parce que ce n'est pas nécessaire. Rain n'est ni un homme ni une femme, il ne s'est jamais vu autrement et personne ne s'est jamais embêté à lui demander. Est-ce que ça a de l'importance ?

Sa couleur favorite est le bleu, il est terrifié à l'idée d'être touché, bien qu'il puisse parfaitement le masquer, et ne veut plus jamais tomber amoureux. Son avant-bras gauche a été brûlé dans son enfance parce qu'il a joué avec des allumettes, alors il a peur du feu. Les étoiles sont magnifiques, il voudrait qu'elles brillent pour l'éternité. Rain apprend la médecine avec Earl, il doit porter des lunettes parce qu'on ne peut pas vivre en refusant de voir. Il ne mange que des aliments froids, sauf quand Jack et Zyhrra lui font des soupes. Depuis que le chat a mangé le hamster de son frère, il est végétarien. Ses meilleurs amis sont Ibijau, qui est tel son petit frère dans son cœur à présent, Moriko-san et Lòng, qu'il doit cesser d'aimer.

Il hait ceux qui abusent des autres, qui arrachent et qui découpent des parties de leurs victimes pour s'en engraisser. Dégoûtant. Ces gens-là, Rain n'a pas envie qu'ils vivent.

Son nom fut Oublié, puis Bright et Xenophobia. A présent Rain, et quel sera le prochain ?

Rain se prend à rire, sans qu'aucun son ne s'échappe de sa gorge meurtrie. Pathétique. Une vague de douleur qui lui fait se pencher en avant. Mains sur le rebord, sinon c'est l'écrasement assuré ! Qu'est-ce qui se casserait en premier ? La tête ou les pieds ?

Ni l'un ni l'autre.
Hors de question de tomber encore.




L'Unique au monde

★ Le meurtre est un acte cruel, qui demande un sens moral détraqué. N'est-ce pas différent sur l'île ? Rain tuera, sans hésitation, mais uniquement un seul type d'êtres. Pas ceux qu'il aimera, non plus jamais. Les abuseurs, ceux qui ruinent l'âme pour briser votre esprit. Tel aurait dû être son but dès le début, dommage qu'il l'ait égaré. Bien sûr, hypocrite comme il est, il est probable qu'il fasse des exceptions pour ses 'amis'. Bien que torturer des enfants n'aura jamais le moindre sens à ses yeux. N'est-ce pas se voiler la face que de considérer des monstres comme ses alliés? Ah, s'il n'en était pas un lui-même…

★ Menteur pathologique, il continuera à offrir des mensonges, en nourrissant ses victimes pour les engraisser. C'est difficile, de s'en tenir à une unique histoire. Auparavant, lorsqu'on lui demandait son ancienne identité, Darkness revenait en premier. A présent c'est Sushi, plus dur à porter. Il s'en fiche, c'est une punition qu'il est en mesure d'endurer.

★ Les cicatrices sont nombreuses, d'origines différentes. Il ne s'embête plus à les cacher sous des bandages/ Le froid ambiant l'autorise à ne plus porter de mitaine à gauche, comptant uniquement sur ses manches. Qu'importe qu'elles remontent. La brûlure, qui va du coude jusqu'au dos de sa main, l'empêche de tenir un crayon correctement. Par conséquent, Rain écrit peu. La marque sur sa gorge n'est plus cachée non plus. Quand à son visage, le maquillage les recouvre généralement, quoique pas toujours. Parfois, il craint de ne plus avoir envie de vivre, s'il laisse les gens les voir.

★ Les accessoires sont toujours sa passion. Boucle d'oreille avec une étoile, ruban dans sa chevelure, ongles peints. Rien ne lui échappe. Rain a besoin de ça pour se sentir bien, privilégiant les détails pour masquer le reste. Il a des lunettes qu'il porte de plus en plus régulièrement, ce qui le rend moins prompt à avoir des maux de crâne.

★ La broche avec un papillon dans sa chevelure a le bout des ailes aiguisées. Ainsi, il peut parfaitement s'en servir pour causer des coupures s'il est désarmé. Une solution de dernier recours. Il aurait pu les couvrir de poison, comme Dreamless le faisait avec ses ongles, mais ça aurait été un peu trop brutal, n'est-ce pas ?

★ Le conteur a moins envie de narrer des histoires, se permettant un peu plus de s'égarer dans ses lectures à la place. Livre sur les genoux, il peut passer ses journées à tenter d'avancer de page en page. Sa vitesse de lecture est impressionnante, bien qu'équilibrée par un réel manque de concentration à cause de l'opium. Peut-être que ça va s'arranger à présent. C'est ainsi qu'il est le plus à l'aise, loin du monde, plongé dans ses lectures.

★ Parfaitement bilingue, il a néanmoins tendance à avoir quelques ratés au niveau de ses kanji (et de l'utilisation de la forme polie) dans sa langue maternelle. Le Japonais a beaucoup pratiqué avec lui-même, pour ne pas laisser l'île lui happer sa culture.

★ Son ancien nom, Xenophobia, est la preuve d'un rejet profond de ses semblables. Ainsi, il a l'habitude d'offrir des réductions à ceux qui ne sont pas blancs, et n'a pas l'intention de cesser de le faire. Néanmoins, Rain lui-même admet qu'il y a une violence évidente dans le fait de choisir un tel prénom. Sa haine de lui-même a toujours été intense.

★ 1m67 pour 46 kilos. Maigreur prononcée, causée autrefois par son incapacité à prendre de l'opium et à se souvenir de se sustenter à la fois. A présent, Rain a beaucoup de mal à ravoir un quelconque intérêt envers la nourriture, même si sa santé déjà fragile aimerait bien qu'il reprenne un rythme de vie plus acceptable.

★ A grandi dans une ville polluée du Japon où le soleil n'était que rarement présent. A son arrivée, mi-80, ses poumons avaient déjà abandonné la partie. Rain est incapable de courir trop longtemps et a des quintes de toux qui viennent régulièrement, l'empêchant de trop se dépenser.

★ Sur sa cheville, du côté droit, il a un cœur brisé en deux. Ce n'est pas tant un tatouage qu'un rappel qu'il a tracé de lui-même, avec un soin particulier et une lame. Masochiste~ En vérité, Rain a hésité à y noter le nom d'un de ses ex (ou tout du moins la première lettre à la place), mais qui serait assez stupide pour un tel acte ?
L'avantage du cœur c'est qu'on ne remarque pas que ce n'est pas du tout ce qu'il comptait faire à la base.

★ Capricieux, obsessionnel, prend très mal qu'on lui refuse quoi que ce soit. A tendance à être dramatique dès qu'il estime manquer d'attention, et n'a pas franchement envie de corriger ça pour l'instant. C'est qu'il y a déjà tant de travail à accomplir.

★ Malgré ses deux armes, Rain est profondément défensif dans son style de combat. Il abhorre de devoir se fatiguer, et utilise son épée pour parer au lieu d'attaquer, c'est d'ailleurs pour ça qu'il est plus à l'aise avec les armes courtes. L'arc, qu'il transporte que s'il n'a pas l'épée et vice-versa, c'est parce qu'il espère, tel un idiot, que parvenir à s'en servir suffira pour que Sushi lui pardonne. Il est encore novice avec.

★ Grâce à son obsession pour son apparence, il a de bonnes bases en couture, et est en mesure de faire des vêtements simples. Et des travaux plus complexes s'il est en mesure de cacher les finitions, ce qui n'est pas son fort. Coudre le calme plutôt bien lorsqu'il est stressé. C'est répétitif.




L'île

Comment vis-tu ta vie à Never Never Land ?  
Impossible d'avoir le moindre espoir d'un avenir. Rien de tout ça ne lui vient, comme c'est dommage. A la place, Rain se retrouve à tenter d'imaginer un monde où il souhaiterait rester en vie pour des raisons autres que de la crainte de disparaître. « L'île devait être un rêve passager. Loin d'un miracle. » Ces derniers, Rain n'a jamais été en mesure de croire en leur existence. Que tout ça s'arrête, ça le fatigue. Une main glisse dans sa chevelure, avec l'envie de tirer jusqu'à arracher autant de mèches que possible. Il se contente de les pousser derrière son oreille, pour éviter de s'égarer une fois encore. Son sourire est plus fatigué que cruel, il présume. « Je ne suis pas prêt à mourir. Par conséquent ça reste ma demeure. Je ne suis plus un étranger en quête d'un foyer. J'ai le mien, qu'importe que je ne sois pas prêt à le partager avec autrui. Je peux geindre autant que je veux. Rien ne changera si je ne fais pas un effort en retour. »


Qu'éprouves-tu pour l'Ordinaire ?
Autrefois, Rain aurait été certain de sa réponse. Plus maintenant. La notion du monde ordinaire n'est plus si lointaine, depuis que les cauchemars ont tenté de lui prouver son choix, ou alors d'en rire, il n'en sait rien. « Si j'ai ôté tant de vies, c'est bien que mon ancienne existence n'allait pas. Les enfants ne deviennent pas des meurtriers sans raison. Les miennes sont floues, bien que l'on puisse les deviner. Dissimulées derrière un baiser ou dans une poigne trop brusque. » Genou sous son menton, il tire la langue, en une provocation puérile. « Si on me laissait le choix, malgré tout, je retournerais là-bas. J'ignore pourquoi. Je n'ai rien à prouver à ma famille, outre que j'ai réussi à me maintenir en vie. J'imagine que, à leurs yeux, cela serait déjà un exploit. » La crainte fait briller ses yeux un moment. Ils le rejetteraient, encore et encore. Pour les erreurs du passé, sans la moindre chance d'obtenir une absolution.

« Si je change, quelqu'un finira bien par m'aimer, hein ? »

Ah, quelle phrase innocente. Rain enfonce ses ongles dans la marque sur sa cheville.
Stupide.

« Si j'en avais l'occasion, je tuerais ce garçon. Celui qui hante mes nuits. Un coup de lame dans sa gorge. Et un dans le cœur. » Sa main libre, tremblante, tire sur le coin de ses lèvres d'un côté pour former un sourire tordu. « Puis les jambes et le ventre.  Les mains et le dos—» Il continue, énumérant les parties du corps humain jusqu'à ce que sa voix meure d'elle-même.



Que représente Peter Pan pour toi ? Et le capitaine Hook ?
« L'amour peut changer, devenir indifférence, et seule la haine est éternelle. J'ignore de qui est cette citation, après tout ce temps. » Il montre ses paumes, l'une intacte, l'autre avec la brûlure qui a entouré son poignet. « Je n'y crois plus. Mes sentiments pour Peter Pan et Hook sont similaires. Je ne suis loyal envers ni l'un ni l'autre, n'ayant pas le moindre intérêt pour leur existence. La haine qui faisait battre mon cœur s'est éteinte, redirigée vers d'autres drames, plus importants. » Rain referme ses mains, les laissant retomber avec un soupir exagéré. « Je n'ai besoin d'aucun maître pour me contrôler. Hors de question de recommencer à exister pour ceux qui sont plus importants que moi. Je n'ai pas que ça à faire. » Que le port gèle, que Peter se perde dans un blizzard éternel ? Rien de tout ça ne lui importe.

Même si le monde s'arrête, Rain lui survivra. N'est-ce pas toujours ainsi pour la vermine après tout ?

« Je veux guérir. Je veux pouvoir me regarder dans les miroirs, j'en ai marre d'être ainsi, » il ajoute après une pause.




Développe ta chronologie en dates ou en intrigue :
Débarqué en 1985 du Japon / Est arrivé au Port avec le début de la pluie salée.
Les dates de vie/mort de ses ex sont déjà dans la chrono !




Le Bout d'aventure

Je désire le monde, et il sera à moi, un jour.
J'ai toutes les cartes en mains. Ou plutôt sur le bureau, quelque part sous les manuels qui s'accumulent. Qui va casser en premier, mon esprit ou le bois ? Les paris sont ouverts, et je suis le seul à les prendre. Il est simple d'être le meilleur, pour l'instant. Tout savoir, apprentissage minimal, pure talent. Des termes qui ne veulent pas dire grand-chose. Le temps joue contre moi. Mes adversaires travaillent sans relâche pour orchestrer ma chute. Eux progressent, moi j'ignore comment. Tout m'est toujours venu naturellement, me permettant de les écraser. Jusqu'au jour où ça cesse de fonctionner. Ah, dommage, n'est-ce pas ? Si à neuf ans, vous n'avez que trois heures de libre par semaine, le dimanche après-midi, votre esprit en souffre un brin. Je le suppose, sans comprendre que ça pourrait être différent.

La première chute est la pire, un concours où je ne suis pas victorieux. Second ça ne compte pas, c'est comme trahir l'univers, ma mère me l'a toujours dit ainsi. Qui voudrait d'un perdant, c'est une honte. Bien fait, bien fait. Quel en était le thème ? Un jeu quelconque, un qui demande une patience que je n'ai que si ça m'intéresse. Grande nouvelle, chaque seconde passée assis devant le plateau m'indiffère. Laissez-moi partir ! Larmes et cris, je ne supporte pas qu'on aille contre ce qui n'est pas du talent. De la chance tout au plus. On ne peut pas vivre en espérant que les étoiles vous aimeront pour l'éternité. Brûlants, ces astres s'éteignent et explosent, en une mort que personne ne remarque.

N'est-ce pas pareil pour moi ?

Hurlements, je pousse ma sœur, mon frère. Qui sont-ils, outre des obstacles ? Je n'ai que neuf ans et déjà plus rien n'importe. Une fois que l'on commence à tomber, on ne se redresse pas. Et avant, qu'est-ce qu'il y avait avant ? Des clubs, des activités. Sois le meilleur, sois le premier, écrase tout le monde Ame. Sinon c'est toi que l'on poussera sous la première voiture venue.

Aïe.

~

Les flammes sont un accident. Un où je songe, l'espace d'un instant, que ça serait mieux de ne pas trop lutter. Abandon par forfait, vaincu par les allumettes. Mais maman, tu ne m'as pas appris à les utiliser correctement. Photos de famille, souvenirs, tout brûle. Pas Kagami, parce que ma main parvient à attraper la sienne. A la tirer dans l'escalier malgré la fumée et la peur. Dans le fond, ça ne changera rien. Les chairs qui partent en lambeaux sur mon bras, ses poumons qui se déversent sur le sol. Rien de tout ça n'est pardonnable. Ma chère petite sœur, moi aussi je me déteste, tu ne seras jamais la présidente de ce club là.

Tout m'appartient.

~

Mes parents ont refusé de payer pour mes soins, outre ce qui n'était pas remboursé et vital. Ruinés qu'ils sont par ma faute. La cicatrice est dégoûtante, n'est-ce pas que ce tout le monde désirait ? Il faut la cacher, porter une mitaine dès que je sors. Je déteste l'école, le bruit qui se répand et qui me force à me couvrir les oreilles. Les demandes qui sont finalement des ordres de la part des adultes, rien de tout ça ne me parle. Je suis derrière tout en continuant de les dépasser. Meilleures notes, bien que plus personne n'y prête attention. Le pardon n'arrive pas si facilement après avoir brûlé l'appartement familial et tout ce qui s'y trouvait.

Ils auraient pu être là, endormis.
Je me demande s'ils y pensent parfois.
Moi oui.

J'ai quelques regrets, quoique pas les bons.

~

Daisuke m'aime. Il le jure sur ma tête, parce que c'est plus simple que sur la sienne. Un baiser possède une valeur marchande, il faut le négocier. Quitte à rédiger ses devoirs pour y avoir le droit, où à oublier de rentrer à l'heure pour être entraîné dans des lieux où nous ne devrions pas être.

Nôtre ville est le berceau de la décadence, là où les cieux ne peuvent nous éclairer. Il ne nous reste que la terre et les enfers. Ceux qui se répandent sous nos pieds, grandissant un peu plus chaque jour. Parfois, j'imagine mes paumes se fissurer, pour qu'en-dessous apparaissent les chairs à vif, répandant le mal sur chaque surface. Les mains de Daisuke font cet effet, en permanence. Le contact est doux jusqu'à devenir brutal. Il dit que je suis un masochiste.

Je ris en m'étonnant qu'il connaisse un tel terme.
Je suis un prodige, parfait et corrompu, et Daisuke n'est rien d'autre qu'une erreur, un gamin dont personne ne veut.

Le secret est mis à jour, et la farandole s'arrête brutalement. Avec assez de force pour laisser des marques sous ma chemise. Celles qui sont passées de violettes à ce jaune laid. Tu ne veux plus m'aimer, hein Daisuke ? Tu ne veux pas que les gens sachent ? Oh, il prétend que je suis Orochi et lui Susanoo, venu combattre le monstre. Quelqu'un a oublié que Susanoo n'est pas forcément un être pur non plus. Il n'y a pas de princesse restante à marier, donc à quoi bon m'assassiner ainsi ?

Je ne comprends guère les soucis de mes camarades au sujet de cette relation. Où est le crime ? Ah, qu'importe, je vais me venger. Il est si simple de prétendre que le guerrier a triché à un examen quelconque pour le bannir des enfers.

Essaye encore, Daisuke~

~

Éclairés uniquement par un lampadaire dans la rue voisine, nous jouons aux cartes. Ume est ma petite amie, nous avons presque quatorze ans. Excellente élève, vouée à de grandes choses, c'est ce que l'on chuchote. Alors, pourquoi est-elle à mes côtés, moi qui ne parvient pas à nouer le moindre lien sans le briser immédiatement ? Ume me craint, tout en étant certaine de pouvoir me contrôler. Nos jeux sont un peu extrêmes, enfin je n'en suis pas certain. Je ne sais pas ce qui est bien ou non.

Généralement, quand ils me demandent de n'en parler à personne, ce n'est pas acceptable d'un point de vue social.

Si je gagne, j'ai le droit de l'embrasser. Le front, les joues, le nez, les lèvres. Rien d'autre.
Si elle gagne, sa lame trace une punition sur ma cuisse.

Après tout, l'amour ne devrait jamais perdre. Une leçon de plus, donnée par un professeur que je suivrais au bout du monde. Jusqu'à la mort. Mon uniforme lui va bien, le sien est trop court. Mais la jupe tourne avec moi quand je me redresse, et n'est-ce pas magnifique ?

Bien sûr, cela devient trop pour elle et ses amis.
Ceux qui ne connaissent que le masque ennuyeux similaire au mien.

Sa première chute l'envoie à l'hôpital.
Elle s'en souviendra pour toujours.

~

Les devoirs sont une plaie. Une que je ne peux faire qu'à l'école, caché dans un coin de la bibliothèque. Mon frère aîné va entrer à l'université et il prend tout l'espace de notre chambre. Ma sœur est bruyante, insupportable. Elle me vole mon maquillage et ses protestations déclenchent des crises de colère chez moi. Et ils disent toujours que c'est anormal, quand je me balance d'avant en arrière ou que je mords ma mitaine. Peut-être que s'ils n'étaient pas aussi pénibles...

Un jour, je cesse de les faire. Impulsivement. Au lieu de ça j'en profite pour rentrer plus tôt, faire une sieste pendant que l'appartement est désert, et repartir dans une autre tenue avant le dîner. Quelles remarques pourrait-on me faire ? Cela fait des années que mes parents me regardent à peine, outre pour offrir un maigre commentaire au sujet de mes résultats excellents.

Les arcades sont ouvertes à n'importe qui, et personne n'a le temps de s'arrêter pour moi. Frogger et Galaga deviennent mes meilleurs amis. Sauver des grenouilles pour les ramener à la maison et détruire mes ennemis dans l'espace. Rien de plus fascinant. Loin des romans qui me passionnent, et du néon de la cuisine qui grésille toute la nuit et qui m'empêche de me reposer.

On peut mourir écrasé, noyé, dévoré, et bien d'autres dans Frogger. Je connais chaque méthode, car je suis mauvais. Incroyablement, au départ. Assez pour y passer tout mon argent, pièces de 100 yen happées par la machine. L'écran se reflète contre mes lunettes, et le monde s'efface. Encore un peu plus, jusqu'au niveau suivant. Lorsque je rentre, personne ne s'embête à se réveiller pour moi. Tant mieux, il m'est plus simple de tirer le futon sur le balcon de notre chambre, loin de celui de ma sœur. Qu'importe la pollution, mes poumons sont déjà une cause perdue.

J'espère juste parvenir à voir une étoile, un jour. N'importe laquelle.

~

Lorsqu'il me prend à fouiller dans ses affaires, billet dans la bouche, mains pleines de pièces, Yuta fronce les sourcils. Ah, la posture de l'aîné. Pourtant, il est déjà à la fac, loin de nous, outre pendant les vacances d’Été. Je ne suis plus le premier de ma classe, à peine le douzième. Je pourrais tout aussi bien être mort, ça ne ferait aucune différence.

« Ame, qu'est-ce que tu fais ? »

« J'en ai besoin pour me faire des amis, grand-frère. » Ce n'est pas totalement un mensonge, il y a d'autres adolescents égarés comme moi. Parfois, ils me donnent des cigarettes à la sortie de l'arcade où je traîne le plus.

« Tu t'écoutes parler des fois ? On n'achète pas ses amis.»

« Oh, parce que je devrais compter sur ma personnalité pour en avoir ? »

Affrontement silencieux, mon sourire est égal à sa frustration. D'une main, il tire le billet loin de mes lèvres, avec un signe que je peux garder les pièces.

Quel bel esprit de famille.

~

Le record est presque atteint, jusqu'à ce qu'une main ne couvre mes yeux. Et les traces sur mes lunettes alors ? Avant que je ne puisse protester, je sens son souffle contre mon cou, la voix qui chuchote à mon oreille un 'salut' un peu trop joyeux.

« Dai~su~ke. »

Devenu délinquant, ou bien l'ayant toujours été, il surgit de l'ombre avec un sourire. Un aussi aiguisé qu'une lame. Je lui retourne l'expression, mes doigts glissants dans sa chevelure décolorée. Oh, c'est si mal vu de faire ça. Moi, je voudrais que les miens soient bleus. Pour qu'on ne puisse jamais m'oublier.

Il n'y a pas de banalité à échanger. Je n'ai jamais été très talentueux avec ces détails futiles. Je préfère qu'il m'entraîne vers ses amis. Je n'ai pas envie de les connaître. Qu'importe, ce n'est pas à moi de décider. Une partie de moi a bien réalisé que suivre Daisuke est une erreur. Une autre s'en fiche. Et c'est le cœur qui l'emporte toujours sur l'esprit.

Game over.

~

J'ignore tout de ce qu'il est devenu, de comment il en est venu à me retrouver. L'arcade devient un terrain partagé. Un où, lorsque personne n'est présent, nos lèvres ont tout le loisir de refaire connaissance. Ce n'est plus la même innocence qu'à nos douze ans. Oh non, c'est bien plus amusant.

Dangereux également. Si je ne voulais pas l'avoir pour l'attacher sur un mur avec des milliers d'épingles, je n'oserais pas m'aventurer dans un tel drame.

« Est-ce que tu m'aimes ? »

Quatre jours depuis nos retrouvailles.

« Bien sûr~ »

~

Les larmes sont une plaie, elles refusent de s'arrêter jusqu'à ce que la main se lève. C'est la peur qui contrôle mes muscles, qui me force à me calmer. Les doigts qui tirent sur le coin de mes lèvres jusqu'à ce que je parvienne à sourire. Un peu mieux à chaque tentative. Le mensonge deviendra bientôt éternel. On ne peut rien refuser à l'amour, même lorsqu'il vous touche et qu'il casse tout ce que vous possédez.

« T'en as pas marre de tout le temps chialer ? »

Considérant que ça ruine mon maquillage, je n'apprécie définitivement pas ça. Encore moins la main qui attrape ma mâchoire avec bien trop de force.

« Tu veux être aimé non ? C'est ça l'affection. »

« Je veux être avec toi pour toujours. »

« Alors on peut continuer. »

Je n'ai pas demandé ça.
Je ne veux pas.


Désolé, votre grenouille a été dévorée.
Splash splash.
> Nouvelle partie.

~

Le téléphone vert qui trône fièrement dans un coin de la gare était incroyablement lourd, lorsque je l'ai soulevé pour composer le numéro. Je déteste les appels, je ne sais pas quoi dire, et les mots se mélangent au point que j'entends n'importe quoi à l'autre bout du fil.

Assis sur le banc, j'attends, en silence. Si j'en avais les moyens, j'aurais décidé de fuir, de grimper dans le premier train vers nulle part et d'espérer qu'il déraille. Mais on ne quitte pas les enfers si facilement. Yuta va venir, hein ?

C'est mon grand-frère. Que notre sœur me déteste pour le feu, je peux le comprendre.
Yuta, je ne crois pas qu'il m'en veuille autant ? Je n'en sais rien.

Lorsqu'il arrive finalement, il est plus de minuit, et il est la personnification de la fatigue ; cernes sous les yeux et l'air de vouloir disparaître. Son regard m'évite, ne s'attarde pas sur les bleus. On s'assied dans un parc voisin, à cause de la chaleur de Septembre.

Je lui raconte, même s'il ne le demande pas. Je lui parle de Daisuke et du fait que je l'aime plus que je tiens à ma propre famille. Au moins, l'amour de ma vie prend la peine de faire semblant de m'apprécier, et c'est déjà bien mieux que tout ce qu'ils m'ont donné.

Les actes, au final, ils ne sont pas si dramatiques. Avec du maquillage, tout peut se cacher, n'est-ce pas ?

Yuta pourrait (devrait?) me ramener chez nos parents, ou quelque chose de similaire. C'est pour ça que je l'ai appelé je crois. Ou bien j'étais terrifié. Ce qui est stupide, on ne peut craindre l'adoration. Il se lève en premier, m'entraînant à sa suite. L'étreinte ne dure que quelques secondes. Trop long, pas assez, j'hésite.

Un instant, je crois, naïvement, que c'est une réconciliation.

« Tu ne peux en parler à personne, c'est de ta faute. »

Oh.

« La réputation de notre famille est l'unique priorité. Alors, tu dois cesser de faire n'importe quoi. Je ne peux pas t'aider. »

Il glisse un billet dans ma main, comme si notre rapport se limitait à ça, pour se reculer. C'est assez pour la ligne nocturne du bus de la ville. Sans hésitation, je le déchire. Je veux qu'il me voit faire ça, en un crime de plus.

« Tu sais, grand-frère, Daisuke m'a déjà donné de l'argent pour rentrer, je pensais juste que tu voudrais faire quelque chose de bien pour une fois. » Ma langue se tire et je fais demi-tour.

C'est un mensonge, Daisuke n'aurait jamais accepté d'agir ainsi pour ma personne.
Mais j'espère que ça vient de briser un peu plus mon lien avec mon frère.

(Marcher seul dans la nuit noire n'a jamais été aussi effrayant.)

~

Le débardeur de mon ex qui n'est plus vraiment mon ex me colle au dos pendant que je joue. Nous ne sommes pas ensemble, juste une distraction mutuelle, je m'en contente, ne méritant pas mieux. Il m'apprend à reconnaître les gens comme moi, ceux que l'on peut manipuler. Comment obtenir quelques pièces pour jouer gratuitement ou obtenir un soda. Avec le bon maquillage, d'autres vêtements, je parviens à faire un peu plus vieux, ce qui ne me plaît guère. Je croyais que c'était en ayant l'air plus jeune qu'on me céderait tout.

Contact. Nouvelle partie. Game over. Recommencer. Parfois Daisuke revient avec un trésor qui dépassait des poches de quelqu'un. On va finir par se faire virer à ce rythme.

« Tu viens ce soir ? » Il tire un peu sur l'arrière de mon débardeur, tentant de me déstabiliser pour que j'envoie mon vaisseau droit dans les tirs ennemis.

« Non, j'ai l'intention d'aller lire à la bibliothèque du quartier. »

La délabrée, où je passais mon temps libre avant d'occuper mes soirées à jouer. A la fin du trimestre, mes parents vont découvrir que mes résultats ont tellement chuté que— ah non, ils s'en fichent de moi. J'avais presque oublié.

« Tu veux que j'aille voir ailleurs, c'est ça ? »

Pied écrasé, aliens abattus. Tout ce passe bien. Jusqu'à ce que la main presse contre un bleu particulièrement récent au niveau de mon épaule. Je ne me souviens même pas de comment Daisuke a frappé pour— poussé contre le frigo, je me suis mangé une poignet dans l'épaule. Tout s'explique.

« Demain. »

« On pourrait s'amuser un peu plus, non? »

C'est étrange, d'avoir envie d'être le centre de son monde tout en souhaitant vomir à la fois. J'ai perdu, une nouvelle partie qui se termine tragiquement. Peut-être que je le laisserais faire ce qu'il veut le lendemain. Peut-être que non.

La bibliothèque sera vide, et comme toujours la porte de derrière me permettra de me glisser à l'intérieur avec ma lampe-torche.

~

Peter Pan m'aura au moins sauvé de ce connard.

~

Darkness est facile, le miroir de Daisuke, tout en étant d'une autre origine. Papa a toujours dit qu'on ne pouvait pas faire confiance aux Coréens, qu'ils sont inférieurs. Mais ne disait-il pas ça de tous les étrangers ? La haine transformée en excuse, telle était son arme favorite. Je présume que j'en ai hérité, jusqu'à un certain point. On se jure un amour éternel, ce qui devient une habitude chez moi. Croix sur ma joue, croix sur son bras.

L'agacement de Slumber n'a d'égal que mon incompréhension.
J'ai choisi Slumber, sans hésitation.
Même origine que la mienne, soucis de socialisation similaires, et surtout, plus faible que moi.

L'univers des soigneurs est aux antipodes de mes désirs. Tout est si rouge, ça agresse mon regard, me dégoûtant un peu plus chaque jour. Au moins, j'ai Darkness, jusqu'à ce que réalise qu'il ne m'aime pas. Ni moi ni personne. Il ne s'accroche qu'à la colère, celle qui fait vibrer l'intérieur de son corps jusqu'à lui donner l'illusion d'être en vie.

Le sang qui gicle sur moi lorsqu'il est dévoré par une créature est dégoûtant.
C'est poisseux, et l'odeur me rend malade.

Est-ce que Daisuke me dirait que j'ai bien retenu ses conseils ?
Difficile à dire, j'ai du mal à me souvenir de lui.

(Peut-être que je crains qu'il me retrouve une fois encore.)

~

Je me perfectionne, petit à petit.

Mes rares missions se terminent en désastre, invariablement. C'est si ennuyeux d'être forcé d'aller à l'autre bout de l'île pour des aventures futiles.

Il y en a une qui reste, qui est moins pénible. Avec Slumber et Sushi. Nous trois face à la montagne, grimpant en se tenant la main pour aller récupérer je ne sais quelle plante dénuée d'importance. Jusqu'à ce qu'elle glisse et que Slumber chute par sa faute, sans faire plus que s'ouvrir le genou. Je hurle, observant les larmes dans son regard. Pauvre Sushi, elle qui est si sensible.

Mes doigts tracent un sourire sur son visage, jusqu'à ce qu'elle me montre ce que je veux voir.

« Si tu souris, tu seras aimée, » je lui chuchote, en un secret, pressant mes lèvres contre son front.
Cette fois, c'est moi qui contrôle le jeu.

C'est facile, en fait.
Cette fois, on ne pourra rien me faire.

(D'où vient ce dégoût qui ne fait que grandir depuis que j'ai commencé à tuer, dans ce cas?)

~

Jesuisdésoléjesuisdésoléjesuisdésoléjesuisdésoléjesuisdésolé— ta main était trop loin, j'ai essayé, je suis désoléjesuisdésoléjesuisdésolé— Je voulais que tu disparaisses, pas que tu meures.

~

Le problème avec certaines personnes, c'est qu'elles sont prêtes à pardonner aux pires démons. En leur indiquant comment s'en sortir une fois dans la jungle par exemple. Juste les premiers jours, avant de faire un choix. N'est-ce pas naïf ?

Le scalpel a laissé un souvenir de plus sur ma gorge, un qui restera même une fois adulte.
Ainsi, je ne risque pas d'oublier celle qui a ruiné un peu plus ma beauté.

Dans le fond, n'était-ce pas tout simplement ma faute ?
Papa, maman, vous devriez me voir.

Je suis le plus détesté, l'espace d'un instant.
De nouveau le numéro un dans un domaine.
Est-ce que vous seriez fiers ?
Pourquoi est-ce que personne ne m'a arrêté avant ? Où est-ce que vous étiez hein ?
Je vous hais.

~

Difficile de réparer toutes les erreurs, pas vrai Ibijau ? Ah, une main pour une main, n'est-ce pas là le dicton ? Quelle importance, les bleus finiront bien par disparaître. Les os n'ont pas été brisés, je peux toujours utiliser mes doigts, ce qui n'est pas ton cas. A l'abri dans mon royaume, je ne peux tomber, même lorsque je me promène sur le toit de ma boutique en pleine nuit. Une simple maladresse et tout cesserait. Heureusement que je suis plus adroit que j'en ai l'air, ou bien est-ce la chance du condamné devant attendre le jugement final ?

Ma boutique est remplie de secrets, la grande majorité confectionnés par mes soins. J'aime mentir et créer, jusqu'à l'épuisement. Narrer des légendes qui s'éteindront tout aussi rapidement qu'elles sont venues au monde.

Meilleur moyen d'avoir de l'importance.
Meilleure manière de me gorger d'opium lors de mon temps libre.

Une overdose a plusieurs symptômes, dommage qu'on ne les remarque qu'une fois qu'il est trop tard. Cerveau bousillé, plus rien ne rentre ! Où est la frontière entre une hallucination et un souvenir ? Est-ce que l'un est supposé être plus tangible que le second ? J'ai vu tant de choses, que j'ignore ce qui s'est produit et ce que mon encéphale a rajouté pour compenser le reste. Regrets, regrets ? A quoi bon ? Parfois, enrayer la maladie en se détruisant n'est pas un choix si involontaire.

Décrochage complet, la réalité s'efface. Cela ne me dérange pas. Revoir ceux que j'ai tué, devoir endurer leur présence ? Un peu moins plaisant. Ils me haïssent tous et les promesses de mort se multiplient. Amusant à quel point je refuse de me laisser convaincre. Il faudrait être stupide pour ne pas comprendre qu'il s'agit de mes propres pensées, projetées sous cette forme. Rien ne m'empêche de les aimer pour toujours, d'apprécier cette présence malsaine. Sushi est moins agressive, plus subtile. Elle s'inquiète véritablement pour moi, me protégeant des autres.

En vérité, je crois qu'elle est celle qui a le plus de raisons de vouloir que je disparaisse.

Perdre Slumber pour gagner Ibijau, ce n'est pas si mal d'ailleurs. Pour le reste, j'ai gagné l'amour en devant offrir ma santé mentale en échange. Non non, c'est l'inverse n'est-ce pas ? J'ai sacrifié l'amour pour— Ah, je n'en sais rien. Dans tous les cas, je suis perdant.

~

« Monsieur Nataku. »

Ma tête tourne de gauche à droite lentement.

« Madame Nataku ? »

Le Second a l'air tout chamboulé, c'est presque mignon.

« Nataku-san serait mieux. »

Ne me donne pas un titre d'étranger que je n'ai pas demandé, je sais qui je suis.

~

Celui qui se nomme Xenophobia ne peut espérer avoir le droit d'aimer qui que ce soit. Une protection, en un sens. Je le savais, en les voyant, que ça serait dangereux. Une habitude malsaine revenant à la surface. Dreamless a ri, un avertissement. Ne suis pas le dragon, ou il te dévorera. Est-ce que ça me dérangerait, de n'être qu'une proie ? Je peux prétendre que non.

La peur qui s'étend dès que l'on me touche, l'attente d'une conclusion brutale, tout ça est ancré dans mon corps depuis trop longtemps.
Je commence à en avoir un brin marre.

L'identité du bourreau n'a pas spécialement besoin de revenir. Les cauchemars se suffisent à eux-mêmes. Est-ce d'avoir arrêté l'opium brutalement ? Ou bien autre chose ? Les maux provoqués par le bal qui se répandent ? Si ça trouve, tout ça n'est que le simulacre d'un suicide. Adieu Xenophobia, cesse de troubler l'univers. Rain est un peu plus en colère, quoique moins envers lui-même.

Quelle est cette justice en laquelle vous croyez ?
Celle qui n'a jamais protégé personne.
Je la déteste, je n'en veux pas.
Je vais créer la mienne.

Avant même de quitter le port, mon si cher ami vient me voir, quémandant un conseil. En vérité, sa décision est prise depuis longtemps. Tu veux juste que je te donne l'autorisation de faire n'importe quoi, Ibijau. Pourquoi pas ?

Exode vers la fin du monde, tous en marche !

~

L'attente n'est pas spécialement problématique. Au contraire, elle me permet de me perdre dans une lecture, ou de réparer ce qui doit l'être. La couture est plus reposante que de songer aux nuits terribles qui s'accumulent. La pluie salée me manque, et la façon dont elle tapait contre les vitres en rythme. Le vieux docteur est en balade, s'étant absenté pour nous laisser les rênes. Quelle sympathique attention.

Outre pour le fait que dès que quelqu'un rentre dans la pièce, moi et Shark jouons à ignorer l'importun qui ose nous déranger, attendant que l'un cède.

Regards échangés, petit soupir.

« Earl à dit que c'était à ton tour de t'occuper des patients. De mon côté j'ai le droit de lire. »

Doute. Elle voit clair dans mon jeu, me forçant à sortir du fauteuil où je m'étais étalé avec paresse. On est supposés tout faire ensemble, apparemment. Pourquoi est-ce qu'on doit servir à quelque chose, hein ? Je note le sang qui se répand sur le sol, d'une blessure que le pirate a recouvert de sa main.

« Combien est-ce qu'il y a de litres de sang dans le corps humain déjà ? »

Shark hausse les épaules, me faisant signe que ce n'est pas le plus important.

Rain et elle doivent gérer ça malgré leurs connaissances limitées, pas le choix.
J'ai juré de ne pas tout ruiner, cette fois.
Qu'importe que je sois impardonnable.




L'Invisible pour les yeux

T'as un Pseudo ? Kane
Et un âge ? +20
C'est quoi ton Avatar  ? Sayo Samonji - Touken Ranbu
Comment t'as découvert l'île ? Freckles dragged me and now I'm stuck there forever
Tu la trouves comment ? Love you guys
J'ai demandé à Shark/Smee/Les persos d'Elore pour les mentionner ici btw !
Dis, tu crois bien aux fées ? Yep yep yep






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But no no no. I wanted to say, “kiss me please please, we can forget everything.” ×by lizzou.


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Dernière édition par Rain X. Nataku le Mar 12 Juin 2018 - 22:08, édité 1 fois
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Smoke
Smoke

♣ Récolteur ♣


✘ AVENTURES : 431
✘ SURNOM : Le Rieur
✘ AGE DU PERSO : 17 ans

✘ DISPO POUR RP ? : Oui
✘ LIENS : The smoke fills my lungs with the need to laugh.

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MessageSujet: Re: Kill kill fall in love ★    Kill kill fall in love ★  EmptyVen 8 Juin 2018 - 15:30

Wow.

J'avais déjà eu la chance de voir une bonne partie de cette fiche en avant-première, mais j'ai tout relu avec plaisir. C'est intense, c'est poignant, avec une espèce de violence insidieuse qui caresse au lieu de frapper. On vit tout ça avec Rain, et malgré tous ses crimes on ne peut que le comprendre. Le fond et la forme de cette fiche se font écho et se renforcent, franchement chapeau.

Rebienvenue, Rain, et bonne chance pour la route qu'il reste à faire.
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Eagle
Eagle

♣ Sentinelle ♣


✘ AVENTURES : 61
✘ SURNOM : Le Fauconnier
✘ AGE DU PERSO : 12~13 ans

✘ DISPO POUR RP ? : Pas de soucis, laissez-moi juste rattraper Häfeli
✘ LIENS : I believe I can fly...
I believe I can touch the sky...

Appelle ses rapaces et parle gentiment en olive ~
Häfeli en sandybrown


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MessageSujet: Re: Kill kill fall in love ★    Kill kill fall in love ★  EmptyVen 8 Juin 2018 - 22:08

Weeeee la V2 ! J'ai tout luuu !
Rebienvenue, donc ? Je sais jamais s'il faut le dire ou non lorsqu'il s'agit d'une V2. 030"

Sacré pavé, sacré style ! C'est sacrément cool mais ça va aussi sacrément donner du boulot aux Staffiens. (Ok j'arrête).
Xen... Hum hum, Rain, a vraiment changé maintenant qu'il a arrêté de s'embrumer l'esprit. J'avais l'impression de perdre l'équilibre en lisant la fiche... Et wow, comme tu as intégré la nouvelle intrigue, aussi. Et la mention des autres persos, c'est toujours chouette de voir ça, ça témoigne des "gros liens" avec autrui. **
Tout sur lui a été approfondi, c.était great à lire. Bon courage pour ta validation ! o/







Merci !
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Rain X. Nataku
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✘ AVENTURES : 245
✘ SURNOM : L'Impardonnable
✘ AGE DU PERSO : 19 ~ 20

✘ DISPO POUR RP ? : Non~
✘ LIENS : A hallucination is a fact, not an error; what is erroneous is a judgment based upon it.


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MessageSujet: Re: Kill kill fall in love ★    Kill kill fall in love ★  EmptyMar 12 Juin 2018 - 18:35

Merci à vous deux Kill kill fall in love ★  304983004
Je suis ravi que ce que j'ai écrit témoigne de l'évolution que je voulais rendre. Le résultat final me plaît bien~






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MadMax
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✘ AVENTURES : 1027
✘ SURNOM : L'Increvable.
✘ AGE DU PERSO : La bonne quinzaine.

✘ DISPO POUR RP ? : Globalement, ouais.
✘ LIENS : Naissance, renaissance & La Meute

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MessageSujet: Re: Kill kill fall in love ★    Kill kill fall in love ★  EmptyMer 13 Juin 2018 - 20:36

Félicitations mon enfant


Tu es condamné.





Oh, Raaaain !

Rain est touchant, avec cette narration interne qui nous laisse juste spectateur de sa dégringolade. Parce qu'il me fait vraiment penser à ça, au fond : une dégringolade lente et insidieuse, dont il essaye ensuite de se relever. Heureusement qu'il y a ça, dailleurs, c'est porteur d'espoir ! J'ai particulièrement aimé les révérences, la façon à la fois poétique et brut de décoffrage dont tu narres ton personnage et son univers, sa lutte constante et nouvelle à la fois. On s'immerge, on s'y noie avec lui. Et pourtant.. Pourtant la fin donne un nouvel air. Une sacrée évolution que voilà ! Mais oui, Rain lui va bien mieux que Xen, à présent.

Bref rebienvenue chez toi, encore et toujours !


_______________________________


Je te serre chaleureusement la main. Cours vite créer ton Dé à Coudre et demander un Compagnon de Jeu afin de vivre une aventure !  Par ailleurs, n'oublie pas de prendre connaissance de L'intrigue du moment. Tu peux aussi participer au RP d'introduction spécialement conçu pour les nouveaux arrivants et qui permet d'immerger facilement ton personnage dans l'univers : la Beuverie. A moins que tu ne choisisses de te lancer dans Mission Périlleuse ?  Si tu préfères passer du bon temps en papotant, rejoins sans tarder la Nursery. Quoiqu'il en soit, que ton séjour à Never Never Land soit fabuleux et éternel.


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Rain X. Nataku
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MessageSujet: Re: Kill kill fall in love ★    Kill kill fall in love ★  EmptyJeu 14 Juin 2018 - 13:13

Merci beaucoup pour cette validation et tes compliments Kill kill fall in love ★  3864948088






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MessageSujet: Re: Kill kill fall in love ★    Kill kill fall in love ★  EmptyVen 15 Juin 2018 - 11:28

Je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer ce perso pendant une aventure mais...!! WOAW ! Il est toujours aussi raffiné, aussi lourd de sens. Son nom lui va bien, l'amertume lui colle vraiment à la peau. Excellente V2 compagnon !
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