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Les Mythes
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MessageSujet: Re: Run, run, run for their lives.    Lun 30 Avr 2018 - 14:41

Si l'intervention ne vous plait pas, vous pouvez demander à l'Ombre de la supprimer.
Le Marchand de Sable



Un tas de sable apparait sous les yeux de Howl.

Le sable se transforme en un compagnon dont Howl a rêvé :
Un furet de sable.

Ce cadeau pourra être utilisé ailleurs que dans ce RP.

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Shrub
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MessageSujet: Re: Run, run, run for their lives.    Mer 2 Mai 2018 - 22:06


Tu n'as pas d'arc. Ca n'étonne pas vraiment Shrub. Quand on en possède un c'est souvent qu'on a déjà quelque rudiments. Du moins, il lui semble. Et outre cette raison un peu subjective, en tant qu'éclaireur il ne voit pas bien pourquoi tu en aurais un. Ok, Stealth possède un arc. Mais c'est comme Apache avec son épée : une exception, une arme qui n'est pas reliée à la fonction.

Heureusement tu es plus bavard en répondant à sa question. Aider, protéger ? Peut-être bien que le couteau, c'est mieux, oui. C'est pas de la stratégie pure, parer à une attaque. C'est de l'instinct. Shrub hoche de la tête en t'écoutant. Il comprend le sentiment, oui. L'î;e n'est pas tendre et elle n'aide pas à la sérénité quand on s'y promne sans savoir se défendre.

- Si tu te sers d'un couteau, d'une arme quelconque, c'est que tu acceptes les potntielles conséquences. Est-ce que tu es prêt à ça ? Est-ce que t'es prêt à tuer ? Et puis ça veut dire l'inverse, aussi. Est-ce que tu es prêt à risquer ta vie ?

On n;est jamais prêt à ça, et Shrub le sait. Mais on peut être déterminé. On peut accepter cette possibilité. Quitte à voir comment on gère une fois qu'on y est. Tout le monde risque sa vie, ici. Vivre, c'est déjà risquer quelque chose. Mais qu'il t'apprenne ! te battre pour que tu fuis ensuite face à un danger, ce serait inutile. Il aura perdu du temps, toi aussi, et tu auras en plus la culpabilité de ne pas t'être battu alors que tu t'étais entraîné.

Ta proposition lui fait te jeter un oeil, rapidement. Rien de trop appuyé, il regarde où il va, le Tout-Terrain. D'un geste habitué, il recale le corps qu'il porte. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il veut être accompagné ? Il n'en est pas certain. Quand il sait qu'il y a plusieurs blessés qui ne seront que cela. Des blessés. Oui dans ce cas, il serait plutôt d'accord. Mais partager le Silence, il n'en est pas sûr. C'est que quand il est seul il peut se barricader. Se renforcer. Avec quelqu'un à côté, c'est plus compliqué. Il ne sait pas trop pourquoi, mais c'est comme ça.

Incertain, Shrub hausse les épaules.

- Je demande rien en échange, tu sais.

C'est vrai. Il ne demande rien. Il ne demande jamais rien, de toute façon. Shrub, il s'adapte. Il fait avec ce qu'il a. Il se débrouille. C'est sans doute une de ses plus grandes forces. d'ailleurs. Mais ça veut aussi dire qu'il s'habitue à avoir moins, à force de ne jamais faire de vague, de ne jamais broncher ou réclamer. Mais ça, il ne le réalise pas. C'est comme ça, il fera avec, et c'est tout.

- Je vais bien, Howl. Faut pas t'en faire pour moi. C'est pas le premier corps que je ramène, pas le dernier. C'est comme ça. Je sais comment le gérer. Même en dedans.

C'est pas avoir l'habitude, non. On ne s'habitue pas. Mais c'est rester solide, calé sur ses jambes en pilier. Etre la solidité qu'il manque à certains. Y en a que l'émotion innonde, à l'infirmerie et ailleurs.

- Et puis y a pas de raison que toi, tu encaisses ça. J'apprécie l'intention. Mais pour toi ça ne serait pas forcément mieux, au fond.

Autant qu'il n'y en ait qu'un qui soit emuraillé. Il fait avec, Shrub, il se débrouille.
C'est ce qu'il fait de mieux, avec encaisser sans rien dire.

Pensif, ce n'est qu'avec un temps de retard qu'il perçoit du coin de l'oeil un mouvement sur le côté. Que Fluff se rue dessus lui prouve que ce n'est rien de dangereux : il ne s'inquiète donc pas. Mais il est curieux, Shrub, quand il voit que le machin bouge et s'approche de toi. Fluff, lui, ne pense visiblement qu'à jouer. Sans doute pour oublier ceux que vous portez et dont il déteste absolument le silence et la froideur.

Il a toujours été distant avec les morts.






Shrub te renifle en #9C7B68.


Dernière édition par Shrub le Mar 29 Mai 2018 - 0:25, édité 1 fois
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Howl
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MessageSujet: Re: Run, run, run for their lives.    Mar 15 Mai 2018 - 21:42

Est-ce qu'il est prêt à ça Howl ? Est-ce qu'il est prêt à tuer des créatures ou des gens pour sauver les enfants ? C'est une bonne question qu'il avait sans doute oublié de se poser, et là comme ça sans aucune hésitation il répondrait que non parce qu'il ne se sent pas le droit d'avoir une vie entre ses mains et de pouvoir y mettre fin. Le soucis c'est que si a un moment il a affaire au pirate des dents ou à n'importe qui d'autre, si y a besoin qu'il protège son groupe d'un danger, alors il sait qu'il réfléchira pas et qu'il se battra pour eux de toutes ses forces comme il s'est battu pour ses yaks même si y avait personne à tuer alors. Il est comme ça et c'est depuis toujours, et il sait que répondre non à Shrub ce serait se mentir : Howl sacrifierait sa vie et celle de l'attaquant pour sauver tous les autres. Alors il hoche la tête pour répondre à la question, y a pas besoin de mots pour ça.

Par contre des mots y en a plein après et Shrub il essaye de le convaincre de plein de choses avec lesquelles Howl n'est pas vraiment d'accord. Après tout pourquoi devrait-il rester seul pour faire ça, ramener les morts ? Ah il y a Fluff bien sûr et le Protecteur ne veut pas le remplacer, mais il aimerait bien pouvoir les accompagner encore même si c'est qu'une fois ou deux. Parce que même quand le radeau il semble plus fort que tous les autres, y a aucune raison pour qu'il finisse pas lui aussi par se briser. Puis Howl il a pas la même vision de tout ça alors il peut encaisser, le plus dur c'est bel et bien l'état des corps à ses yeux finalement.

"Chez moi, là où je être avant, on pas voir la mort comme vous ici. Alors ça être plus facile pour moi que pour toi."

La mort c'était un passage obligé de la vie. Un retour à la nature qui nous a fait. La mort fallait pas trop la pleurer, ça rend triste bien sûr quand on connaît la personne mais finalement la douleur elle s'en va vite parce que de toute façon tout le monde finira par se rendre dans les bras de la Grande Mère. Et pourtant Howl il protège, il fait que ça. Il veut prendre soin et ça peut sembler même contradictoire. Pourquoi il agit comme ça alors ? C'est bête mais ça lui vient vraiment des yaks, parce que sans yaks y avait pas à manger et si y avait pas à manger c'est tout le village qui mourait. C'est comme ça qu'il a pris l'habitude de protéger comme ça, voilà tout. Mais se retrouver face à la Mort comme c'est arrivé aujourd'hui c'est pas pour être méchant mais ça lui fait pas grand chose. C'est surtout pour Shrub en fait qu'il a mal.

"En tout cas moi être là pour toi quand même si y a le besoin."

Entêté. Il sourit à Shrub en tournant la tête vers lui et aussi à Fluff, et il les aime bien tous les deux et il se dit qu'il voudrait bien avoir un ami comme ça lui aussi. Oh il n'est pas envieux mais au moins avec lui le soigneur peut supporter un peu le Silence, et puis ils se fâcheront jamais et ça ça a l'air drôlement chouette ! De toute façon Howl a toujours aimé les bestioles qu'elles soient petites ou grosses mais il en a jamais vraiment eu une à lui. Ah ça il aimerait bien. Ce serait comme des amis pour la vie. Sourire sur le visage l'éclaireur continue de marcher. Et puis son attention est attirée par un mouvement vers lequel Fluff se précipite et Howl regarde la.. chose ? Animal ?

"Quoi être ça ?"

Howl s'accroupit, bascule le Mort au dessus de sa tête et l'adosse à un arbre, il sait pas si c'est très correct aux yeux du soigneur mais il est trop curieux de cette apparition pour s'en préoccuper. Surtout quand il voit qu'il s'avance vers lui. Howl reste accroupi et penche la tête puis tend les doigts, la bête vient renifler et puis y frotte un peu le nez.

"Oh. Bonjour."

Le sourire fait disparaître les yeux dans le visage hâlé et il sent d'un coup les pattes grimper sur son bras et courir un peu sur lui, alors ça le fait rire et il ne se méfie pas.

"Lui être ami de Fluff ?" qu'il demande a Shrub en se tournant vers lui, et pendant ce temps là la bestiole a grimpé se percher sur le haut de sa tête. "Moi emmener lui. Peut-être il être perdu ?" Peut-être. En tout cas l'animal est posé sur sa tête et Howl en profite pour reprendre le paquet qu'il a abandonné. Au moins ça a fait une pause pour la chimère du soigneur ou un truc dans le genre, par contre pour eux il peut pas vraiment dire parce que c'était vraiment court. Bah faut dire aussi que le Grand Arbre il doit plus être si loin maintenant... Et naturellement Howl se demande bien où ils vont les mettre les deux Silences. "Où toi ranger eux quand nous arriver ?" Ranger n'était peut-être pas le terme approprié ? Il n'en a aucune idée.
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MessageSujet: Re: Run, run, run for their lives.    Jeu 7 Juin 2018 - 22:13


Quand il te dit que c'est inutile de l'accompagner et que tu insistes, Shrub a envie de râaler. Pas parce que tu insistes, même si ça ne l'arrange pas, mais par l'arguement que tu avances. Là d'où tu viens c'est pas pareil ? Mais est-ce que tu sais d'où il vient, lui ? Est-ce que tu le connais assez pour pouvoir faire ce genre de comparaison ? Non. Tu ne le connaissais même pas vraiment avant cette mission. Et tu ne le connais toujours pas. Le visage toujours grave -parce que c'est comme ça qu'il est naturellement, grave- Shrub secoue la tête une fois de plus. Il se retient de te regarder en fronçant des yeux. Mais il te regarde quand même, parce que faut que tu comprennes.

- Tu peux pas dire ça. Tu me connais pas. Tu sais pas d'où je viens.

C'est pas qu'il s'estime plus fort qu'un autre, ou meilleur. C'est juste que y a pas de comparaison possible. Sans vraiment que ce soit une question d'honneur, il trouve ça présomptueux de ta part de tirer ce genre de conclusion comme ça. Ou alors c'est le barrage de la langue ? Possible aussi. A cette pensée, Shrub se calme un peu. Aucun trouble n'a vraiment été visible de l'extérieur, mais lui ressent la différence. Pas plus que tu ne peux juger comment c'était d'où il vient -de toute façon Shrub lui même ne sait plus, il se sent plus proche de l'île et de sa nature que d'aucune autre chose- il ne peut être certain que tes mots sont exactement ce que tu voulais dire avec cette portée. Alors il te laisse le bénéfice du doute.

- Mais tu as aussi tes tâches à faire, on en a tous. Je peux pas juste monopoliser comme ça de l'aide.

Surtout de l'aide dont il ne veut pas. De l'aide qui ne l'aiderait pas. Porter un mort, évidemment c'est jamais joyeux. Découvrir quelqu'un qu'il n'a pas pu sauver non plus. C'est un peu comme un rappel qu'il n'a pas été assez rapide. Qu'il faut s'améliorer encore. Mais ce qu'il trouve dur surtout, c'est le reste. Le retour, les larmes des autres. C'est là, surtout qu'il s'emmure. Parce que la peine des vivants est bien plus envahissante que le calme placide des morts.

Et c'est là que vous avez un visiteur. L'animal de sable qui s'approche vers vous se dirige droit vers Howl et joue avec lui. Shrub regarde l'étrange créature, trouve que c'est joli sans savoir exactement ce que c'est.

- Pas ami de Fluff, non. Jamais vu. Mais gentil on dirait. Je crois qu'il veut rester avec toi.

Le Tout-Terrain s'approche un peu poir observer l'animal de sable, sans le toucher pour autant. Ca ne serait pas poli. Et de toute façon, il n'a pas le temps de s'y intéresser de plus prêt parce que tu lui poses une autre question. Tu es plus bavard que lui, oui. Mais Shrub, ça ne le gêne pas de discuter. C'est juste qu'il ne sait pas faire la causette pour ne rien dire.

- Pas de place à l'infirmerie et pas très propre. Vers el cimetiere. Peter se charge de creuser le trou et de les enterrer. C'est son rôle.

Quelque part, Shrub trouve ça plein de sens. Peter Pan est pour les Perdus celui par qui tout commence, quoi de plus logique qu'il soit celui aussi par qui tout se termine ?

Et d'ailleurs, il faut se remettre en route.

- Mais peut-être que je demanderais à Soul s'il veut et peut y jeter un oeil. Pour vérifier si c'est ce que je crois.

S'il le peut oui. Peut-être. Shrub sent sourdement que l'Immuable ne l'est pas tant, et que sous ses pas le sol ets branlant.






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Howl
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MessageSujet: Re: Run, run, run for their lives.    Jeu 14 Juin 2018 - 19:46

D'où tu viens Shrub ? Tu te souviens d'avant Shrub ? Dis y avait des montagnes chez toi Shrub ?

Howl pourrait poser les questions qui lui passent dans la tête. Howl pourrait demander, interroger, se montrer un tout petit peu indiscret. Howl pourrait, oui, tenter d'apprendre ce qu'il ne sait pas de son partenaire pour ne plus commettre d'impairs, car Shrub a raison, Howl ne sait pas où il est né ni où il a vécu, Howl ne le connaît pas et n'aurais jamais du avancer qu'ils ne viennent pas du même endroit car après tout qu'est-ce qu'il en sait ? Rien et c'est pour ça qu'il s'en veut un peu au départ, et puis ça le blesse aussi car il ne voulait pas se montrer impoli, c'est juste qu'il oublie lui que le monde n'est pas tout petit, que le monde n'est pas sa montagne, que tout autour il y a des villes et des villages et plein d'autres pays, avec des petits garçons et filles qui ne sont pas exactement comme lui. Il oublie que y a pas que l'air pur et les yaks, que y a pas que la neige sur les sommets, que y a pas que les marches et le grain et le sel à transporter. Faut dire qu'il a pas appris tout ça, qu'il a pas connu l'école et les leçons avec les cartes géographiques qui montrent tous les endroits non, lui tout ce qu'il devait savoir c'était comment prendre soin des yaks en plus de connaître par cœur les routes dans la roche ou la glace, et courir et marcher, avoir assez de courage et de force pour suivre ou mener la caravane.

Alors c'est vrai qu'il a été maladroit avec Shrub mais il ne pensait pas à mal, c'est juste qu'à ses yeux il y a toujours eu ses sommets au dessus du monde et puis le reste, l'Ailleurs. Bien que la notion de celui-ci ne soit vraiment arrivée que lorsqu'il s'est retrouvé ici, au Grand Arbre, là où mille enfants sont présents et où mille autres sont absents, là où les morts sont traités avec un autre respect, là où le langage, les coutumes et les vêtements sont différents. Avant ça ce n'était qu'un mythe. Des choses qu'on lui avait raconté. Des histoires de sa mère quand il n'était que tout petit bonhomme pour éveiller son imagination. Comment après tout aurait-il pu exister des hommes d'autres couleurs de peau, d'autres cultures que la sienne ? Comment aurait-il pu exister des terres emplies d'arbres alors qu'en haut de son Népal il n'en pousait pas tant ? Howl n'y avait jamais pensé sérieusement à tout ça, puis Peter l'à emmené. Howl alors s'est retrouvé face à la réalité et ça lui a fait un choc si grand qu'il s'est muré pendant longtemps dans le silence. Ça doit bien changer maintenant, de le voir comme ça qui cause tout le temps.

Enfin bon, ce n'est plus le moment de penser à ça, Howl ravale sa culpabilité, se remet à ses questions alors qu'il sont repartis. La bestiole est installée sur sa tête et il laisse faire, Shrub a raison sur ça aussi et le Protecteur décide de ne pas essayer de s'en débarrasser, de toute façon l'animal ne pèse que trois fois rien et ne semble pas agressif. Il pourrait même essayer de lui trouver un nom, non ?

"Je être sûr que toi pas te tromper." Il a confiance lui en ce que le soigneur lui a dit. Et même si ça ne lui plaît pas trop de savoir qu'un tel énergumène traîne pas loin, il se doit d'accepter parce que ça fait partie des bizarreries de l'île. Il n'aurait pas vu ça chez lui. "Toi avoir déjà vu quand Peter met dans le trou ? Ça devoir être..." Étrange. Pas comme il faut. Mauvais retour à la nature. "Impressionnant." Oui, en un sens, impressionnant que ce petit garçon parvienne à mettre les morts au fond des trous. Impressionnant qu'il honore leur mémoire, qu'il fasse ça avec ses mains, qu'ils accompagne les derniers moments de ces écorces abandonnées par l'âme qui les habitait jusque lors. "Oui, impressionnant, très beaucoup pour moi." Intriguant aussi.

Il fronce les sourcils et puis le nez parce que Howl est curieux de tout ça, il aimerait bien voir comment ça se passe. Mais c'est peut-être privé, chez lui d'ailleurs c'était pas tout le monde qui assistait à ça, Howl se souvient vaguement avoir entendu les chants et la musique des percussions. Le cri des vautours. Encore une fois il est obligé d'envoyer ses pensées ailleurs et il en profite pour réfléchir à un nom pour sa bestiole – si jamais elle se décide à rester avec lui. Son sourire revient sur son visage encore plus fort qu'avant, et c'est ça qui est drôle avec Howl, à chaque fois qu'il sourit on dirait que c'est toujours plus tout, toujours plus brillant, toujours plus beau. Il ne sourit jamais dans la demi-mesure faut dire.

"Si lui rester avec moi, moi l'appeler Doko." La petite bête est descendue de sa tête pour se caler sur son épaule, mais trop proche du mort il se presse contre son cou. "Doko c'est le panier qu'on porte sur le dos. On mettre les pierres et aussi plein de choses dedans." C'était avant ça, mais au moins quand le temps prendra plus fortement sa mémoire il oubliera pas ça, le nom du panier. Sur le coup ça lui semble bien, ça semble important. Sa maman elle allait souvent là bas non, ramasser les cailloux l'orge dans les champs ? Il n'en montre rien mais ça l'inquiète parce qu'il a l'impression qu'il oublie un petit peu plus ces derniers temps. Il faudra qu'il regarde dans son carnet s'il arrive toujours à lire les mots.

"Toi te souvenir de beaucoup de l'avant ?"

Il est comme ça, finalement les questions qu'il aurait voulu retenir pour ne pas blesser ou se montrer indiscret elles viennent quand même passer ses lèvres et il a du mal à les en empêcher. Parce qu'il est spontané et qu'on peut lui demander beaucoup de choses à lui, il ne prend presque jamais rien mal et il est sincère au possible. Mais ah ! On verra bien si Shrub accepte de répondre, après tout ils ne se connaissent pas comme il le lui a fait remarquer et le Protecteur ne voudrait pas l'agacer.
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MessageSujet: Re: Run, run, run for their lives.    Dim 24 Juin 2018 - 18:13


Shrub hausse des épaules. Il ne sait pas s'il a raison, mais il se dit que y a des chances. Il ne sait pas non plus s'il préfère se tromper ou pas. Dans les deux cas, c'est pas réjouissant. C'est juste comme ça. Un danger de plus.

A ta question, il hoche de la tête. Oui il a vue. Il n'a pas trouvé ça impressionnant, enfin. Un peu, si. Mais il avait été attentif aux gens, surtout. Les Silencieux, une fois partis, c'est fini. Mais pas pour les vivants. Ce d'eux qu'il faut s'occuper ensuite. Shrub ne sait pas toujours quoi faire, et ça l'embête un peu.

- Un peu impressionnant. Mais je crois que y a des gens que ça aide. C'est surtout pour eux. Le Silencieux, il l'est et le restera. Pour lui ça change rien. Il revient de toute façon à la Terre.

Léger silence, et un bref regard vers toi.

- Pourquoi impressionnant ?

C'est vrai. Peut-être que pour toi y a plein de choses partout pendant une cérémonie ? Ou pas. Sans doute pas, vu que tu disais que pour toi c'est pas pareil. Shrub hausse des épaules, une fois de plus. Il ne sait pas, ne peut pas savoir, et c'est bien pour ça qu'il a demandé. Curieux, Shrub. Toujours. Il veut apprendre, même si on ne le voit pas forcément.

Il hoche de la tête, quand tu parles du furet et de son nouveau nom. Doko. C'est bien. C'est bien de nommer le furet, qu'il ne soit plus juste un furet ou une merveille, mais qu'il soit quelque chose que tu lie à toi en le nommant. Après tout, le furet est venu te chercher. C'est équitable. Doko. Enchanté. Peut-être qu'il a déjà un nom, et que quand il aura assez confiance, il te le dira. C'est comme ça, des fois. Le vrai nom est un trésor, qu'on ne confie qu'à certains en qui on a confiance. Shrub a déjà entendu parler de ça. Il aime bien l'idée, en même temps qu'elle lui échappe un peu. Ce n'est pas tout à fait assez concret pour lui.

- Me souvenir ? Hmm.

Bonne question. Il se souvient de quelque chose ? De quoi ?

- Plein de règles sur comment se coiffer, comment être. Pas autant de nature qu'ici, un sol très dur. Et il fallait des oreilles et des ongles propres. Sinon, pas manger.

C'est à peu près tout. Les reste d'une enfance mangée par le temps. Les leçons de géographie, oublié. Les coups de règles sur les doigts, oublié. Les godillots à cirer, la vie de tous les jours, la famille, oublié. Mais les inspections de propreté, ça non. Même à l'époque, il n'en comprenait pas l'intéret mais en était inquiet en même temps. Ne pas pouvoir manger en punition d'ongles mal tenu, oui il a connu. Ca l'avait marqué.

- Ma vie, c'est ici. C'est l'île. Elle vit, avec nous.

Comment traduire tout ça ? Il n'a pas les mots, ne les utilise normalement pas pour ça. Un soupire, et Shrub secoue la tête.

- Avant je chassais. Maintenant je soigne. Mais toujours, je suis avec l'île, et l'île est avec moi. Toujours. Elle n'est pas méchante, pas gentille. Elle est, c'est tout. Et je l'aime comme ça.

Il n'a pas su dire ce qu'il voulait transmettre, mais il espère que tu comprendras quand même Sinon.. Tant pis.

- Et toi ? Souvenir d'avant ?

D'où est-ce que tu viens, toi ?






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MessageSujet: Re: Run, run, run for their lives.    Dim 19 Aoû 2018 - 21:11

"Impressionnant que Peter tout petit arrive à mettre morts dans les trous."

C'est pas tout ce qu'il voudrait dire. C'est pas tout ce qu'il pourrait dire. Mais Howl déteste s'agacer à chercher les mots et c'est ce qu'il fait là, depuis tout le temps où il discute avec Shrub. Il s'applique et ça demande beaucoup d'efforts, beaucoup de force, il doit faire marcher sa tête à vive allure et même comme ça c'est pas forcément assez, même comme ça il y arrive pas comme il voudrait. Heureusement c'est pas très grave parce que Shrub ne se formalise pas des mots mal employés, et c'est pour ça qu'il enchaîne bien vite sur Doko le furet, et ces choses qui sont encore dans sa mémoire et qui viennent de l'autre vie. Sur cette question qui le taraude, et lui, lui est-ce qu'il se souvient ? Oui visiblement et de choses pas très amusantes qui lui font froncer son nez à Howl. Crisper les épaules. Difficile après tout de comprendre ces choses pour lui qui vient de si loin. Difficile de se l'imaginer, cet endroit sans nature d'où il vient le Tout-Terrain. De se dire que ça existe. Réellement. Alors que lui avait la montagne et les champs d'orge. Alors qu'ils ont aujourd'hui toute la foison de l'île, dont ils font parti, lui et Shrub et les autres, depuis que Peter les a amené.

Et pour sûr qu'il aime l'île Howl. Presque comme son compagnon sans doute car il n'a jamais considéré qu'une terre puisse être bonne ou mauvaise. Alors il hoche la tête parce qu'il veut lui montrer qu'il comprend. Que c'est pareil à ses yeux. Que sa vie elle est ici aujourd'hui même s'il a les pensées vagabondes, même s'il déteste l'idée qu'il puisse oublier ses origines. Sa montagne. Effacer de sa tête des personnes qu'il a aimées et qui l'ont aimé. Qui ont beaucoup compté.

"Oui. Moi me souvenir de beaucoup."

Pas de l'essentiel. Du soleil sur la neige et de la neige sur les montagnes. De la douceur des Yaks et de la chaleur de leurs poils. Du son des pas, des bêtes et des hommes, quand la caravane partait sur les chemins. Et de celui des osselets dans le bol. De la senteur du feu. De toutes ces choses là, au lieu du visage de ses parents, de leurs sourires ou de leurs voix. Des fois il se persuade même qu'il n'en avait pas. Plus. Juste ce grand-père pour lequel il aurait fait tellement. Et pour lequel il guidait les yaks, les relevait, même dans la tempête, même quand il n'y avait plus rien à faire. Juste pour le rendre fier.

"Chez moi beaucoup de neige beaucoup. Et la nature partout, des montagnes tout autour et de la roche aussi. Pas d'arbres. Plus bas les arbres, après beaucoup beaucoup marcher. Avec les yaks." Est-ce que Shrub demandera ce que c'est ? Ils sont plein à le faire quand il en parle, à ne pas savoir. "Les yaks, toi savoir ce quoi c'est ? Ça être des grosses bêtes avec grands poils. Et des cornes sur la tête. Moi guider eux. Pour échanges avec autres peuples, sel contre nourriture."

Les routes, les routes elles sont encore dans sa tête. Il pourrait les reprendre si on le ramenait, et pourrait les montrer. Mais à qui ? Pour quoi ? C'était pas pour visiter qu'ils marchaient comme ça, c'était pas pour s'amuser. C'était pour la vie uniquement, et chez eux y avait pas à s'inquiéter d'avoir les ongles noirs, c'était normal presque d'être sale. Puisqu'ils étaient souvent en voyage.

"Pas grave ongles sales. Pas grave oreilles pas lavées. Pas graves cheveux pas coiffés. Important, marcher beaucoup et emmener yaks."

Il a la passion dans le regard. Ça brille comme une luciole au milieu du noir. Et c'est la même que quand il accompagne les Perdus, dans ces moments où il est parfaitement à sa place. À protéger et surveiller. Parfait chien de berger. C'est qu'il a fini par bien tomber, en intégrant les Éclaireurs. Et Stealth elle a eu du nez en le collant à ce rôle, là où il court et où il groupe, s'assure que personne n'est abandonné et va récupérer si besoin est.

"Bientôt Arbre." qu'il annonce soudainement.

Parce qu'il reconnaît bien et qu'ils s'approchent tranquillement du Grand Arbre. Là où Peter mettra les morts en terre. Comme plein de secrets cachés.
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