Partagez | .
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Twice
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 194
✘ SURNOM : Le Sang Froid
✘ AGE DU PERSO : 17

✘ DISPO POUR RP ? : Oui, Finalement <3
✘ LIENS : L'homme du dessus se doit d'être Fort
pour dominer les Autres

MessageSujet: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Sam 2 Déc 2017 - 19:15

Les veines de mon front semblent comme poussant inlassablement ma peau alors fripée par cet excès de concentration, alors que chaque pas parait plus silencieux que le précèdent, j'imagine déjà la ridicule bête a ma ceinture, pendouillant par ses deux longues oreilles, trimbalée et se remuant comme une branche sous l'effet d'un violent mistral.

La distance me séparant du lièvre est maintenant limite, les genoux se plient, le centre de gravité s'abaisse, et les mains s'approchent de l'animal, laissant au dessus de lui traîner une ombre macabre.

Le plaisir de réaliser une chasse pure, sans piège ni sang, commence déjà a m'enivrer, il est vrai que de capturer sa proie sans autres stratagèmes que la discrétion et le sang froid eux mêmes est satisfaisant. Il s'agit là d'un véritable exercice de contrôle, de calme, la concentration est telle que mon esprit semble faire abstraction de tout élément extérieur, ce n'est que moi, et la cible, le condamné et son bourreau.

C'est au moment de passer a l'acte que la chasse devient une discipline ironique, contradictoire, les efforts prononcés jusqu'alors pour rester invisible s'effacent en faveur d'un acte rapide, attraper fermement, puis briser et enfin, contempler.

Toujours figé, j'attend le meilleur moment pour refermer mon emprise sur le petit être, le temps est venu, il est proche, je suis prêt, j'y vais.

Mes mains s’apprêtent a ceinturer l'animal quand un cri retentit au loin, une seconde d’inattention, et le lièvre fuit, apeuré par cette épouvante d'une source encore inconnue.

Alors que colère et frustration semblent se tuer a frapper aux portes de ma lucidité, je me concentre sur le dit-cri.

A 9 heures, je dirais a une vingtaine de mètres, si contenté a l'idée de réaliser une chasse parfaite, j'en aurait oublié de me concentrer sur les alentours ?

Tout cela me parait bien louche, je suis pourtant de nature et d'habitude beaucoup plus sensible que cela, j'aurai du l'entendre venir, a moins que ce dernier soit venu dans un but similaire au mien, chasser, me chasser.

Prenant le temps de sortir et de preparer ma lame, je me dirige lentement vers l'origine du bruit.

Le Cri semblait humain, peur, étonnement, douleur... je ne sais pas encore ce qu'il manifestait, mais cela ne présage rien de bon, du moins, pour la personne en question.

Je contemple a mon arrivée sur les lieux la présence d'un énorme trou, l'oeuvre d'un autre chasseur.
Jugeant la pratique de ce genre de piège assez simple d'esprit, et surtout la préparation trop longue, je ne me suis jamais attelé a ce genre de méthodes, je ne l'ai néanmoins pas remarqué en traînant dans la zone, sa furtivité et son.. efficacité témoignent du talent de celui ou celle l'ayant creusé.

Avant de m'avancer bêtement au bord du trou, je vérifie les alentours du regard et de l'oreille, il pourrait s'agir d'une mise en scène..

Rien en vue, allons voir qui a commis l'erreur de marcher sur la mauvaise fougère..

Je m'approche,et avant même de poser mon regard inquisiteur sur le piégé, demande :

"Qui va là ?"






UN TWICE PEUT EN CACHER UN AUTRE LOL

~MusikThema~


Dernière édition par Twice le Dim 28 Jan 2018 - 21:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brother
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 119
✘ SURNOM : L'Inconstant
✘ AGE DU PERSO : 13-14 ans

✘ DISPO POUR RP ? : A discuter
✘ LIENS : Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Dim 3 Déc 2017 - 17:11

L'enfant a fermé tout son esprit aux bruits de la jungle qui hurlent autour de lui et à tout ce qui pourrait le troubler, lui faire peur ou même l'agacer. Non il entend rien à part le sang, le sang qui frappe tranquillement contre ses tempes, les battements de son cœur, calmes et réguliers, et puis le léger souffle qui passe entre ses lèvres. Y a aussi celui de ses pieds sur le sol mais ils sont presque silencieux, habitués à poursuivre sans un bruit comme lui l'est depuis bien longtemps à se faire oublier, et il avance avance avance, traque, se fond dans la nature et trompe la proie comme il le faisait dans le Monde Ordinaire. C'est le même refrain en boucle, toujours la même chose, une simple question de.. faire semblant. Et depuis le temps il sait parfaitement comment on fait semblant Brother, comment on devient un autre juste pour survivre, et même qu'il trouve pas vraiment ça difficile.

Alors la bête, même avec son arme dans la main, elle le remarque pas. Elle se fait avoir et il avance encore, bande son arc, un pas de plus et il pourra tirer, mais ça se passe pas comme prévu, y a la terre qui se dérobe juste sous son pied et qui l'engloutit, et c'est si soudain qu'il lâche juste un cri. Il a juste le temps d'entendre l'animal détaler, car déjà il heurte le fond, tellement lourdement que son poignet se tord, que son souffle se brise, que ça arrache à ses poumons un sursaut d'agonie.

Il tousse et tousse, halète et avale d'immenses gorgées d'air. Et il jure aussi, d'une voix étranglée et douloureuse qui peine à passer avec le souffle à peine retrouvé. Ça dure plusieurs minutes ou juste quelques secondes, un temps du moins qui lui paraît long. Puis y a une voix et alors il se tait, se ramasse dans un coin d'ombre, levant à peine les yeux pour s'enquérir d'une quelconque identité. Après tout l'autre doit être un peu idiot de poser la question en sachant que ce n'est pas lui qui est bloqué dans un trou, il a juste à avancer et à regarder, alors il se presse pas ni pour lui envoyer son regard ni pour lui répondre, cherchant par dessus tout un moyen par lequel remonter.

C'est en maudissant intérieurement la personne qui a creusé ce piège qu'il s'autorise finalement à porter son regard vers le garçon du haut. Il en voit que la silhouette au début qui se découpe sur le ciel, et plisse ses yeux, sans pour autant se déplacer, quitter la noirceur qui le planque, rassurante et apaisante. "C'est toi l'abruti qu'a creusé ça ?" Il attaque, franc, direct, premier poing dans la gueule parce que la douceur ne lui ressemble pas, ou du moins qu'avec certaines personnes.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Twice
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 194
✘ SURNOM : Le Sang Froid
✘ AGE DU PERSO : 17

✘ DISPO POUR RP ? : Oui, Finalement <3
✘ LIENS : L'homme du dessus se doit d'être Fort
pour dominer les Autres

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Jeu 4 Jan 2018 - 18:23

(DISCLAIMER : ceci est la réponse du PERSONNAGE de Twice, tout ce qui est écrit ici sort tout simplement de la tête de Twix, pas de moi directement, je ne suis ni manipulateur ni raciste, et encore moin nazi, et encore une chose, MAMAN JE T AIME DESOLE DE DEVOIR DETESTER TON PERSONNAGE ;-; )

On répond a ma pourtant tres courtoise demande par une insolence sans précèdent, une insulte modulée en question viens traverser mes tympans, je baisse doucement les yeux vers le jeune criard, le resultat me décoit, je m'attendait un pirate, ou voir un perdu.. mais d'un autre groupe..

Un chasseur, qui tombe, dans un piège, de chasseur, c'est absolument ridicule.
Enfin cela ne m'étonne pas, venant de cette vermine, je doit avouer ne jamais l'avoir vraiment aimé.. enfin je n'aime personne a proprement parler, mais entend par la que ma haine pour lui est un peut plus aiguisée.. je ne sais pas, je ressens comme un air, inférieur.
J'ai quelques doutes, et aimerai les balayer, mais j'ai mie a faire, et de plus, cela a risquerait de dévoiler a cet imbéciles des informations un peu sensible sur ma personne.. que l'idée que j'ai sur ce personnage soit véritable ou non, peu m'importe, il périra, comme tout les autres, tout n'est qu'une question de temps, de patience, Si Rome ne s'est pas construite en un jour, l'ile de jamais ne se détruira point en deux.

céder a la colère ne serai que se rabaisser au niveau de ce pitoyable chasseur, de plus, j'ai une certaine image a tenir, même si j'aimerai ne pas avoir a me forcer pour entretenir mon identitée auprès de personnes sans interet telles que luin je me doit de le faire, il en va de ma reussite, de mon honneur.

Je m'abaisse alors, tends ma main en le regardant dans les yeux, et lance, adoptant un air un peu géné.

"Je n'ai pas creusé ce trou, par contre, je peut t'aider a en sortir !"

Un soupçon factice de bienveillance se lit sur mon visage, je pourrais le laisser ici, mais maintenant qu'il m'a vu, cela serait plutôt risqué.. je pourrait aussi bêtement l'abattre, mais.. je ne ressentirai aucun plaisir, les trois quarts du travail ayant déjà étés fait.

Espérons qu'il se révèle un peu plus aimable, même si la colère face a ce comportement paraîtrait normale.. j'ai bien peur que la simulation laisse place a la haine.. prendre sur soi et sourire sera bien plus aisé que de se retenir de tuer sur une si belle lancée..

Prends donc ma main, sale race.






UN TWICE PEUT EN CACHER UN AUTRE LOL

~MusikThema~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brother
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 119
✘ SURNOM : L'Inconstant
✘ AGE DU PERSO : 13-14 ans

✘ DISPO POUR RP ? : A discuter
✘ LIENS : Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Lun 8 Jan 2018 - 22:53

Brother a levé le nez vers le haut mais sans sortir toujours de son coin d'ombre. Il regarde, observe, jette ses yeux verts en pointes d'amertume vers la silhouette qui s'y trouve et sans avoir peur non, sans avoir peur que l'autre le laisse dans ce trou car il trouvera de toute façon un moyen de remonter. C'est comme ça, il se niquera les doigts et les pieds à grimper et s'accrocher, pleurera et criera et insultera le monde s'il le faut, mais il s'en sortira ouais, toujours, qu'on l'aide ou non, qu'il soit contraint d'y passer des heures ou quelques minutes.

Aussi ne prend t-il pas la peine de ravaler le venin dans son regard, ça ne servirait à rien, et il le garde braqué sur le garçon alors qu'il s'avance et reconnaît sans peine les traits de son visage, car comme lui il a pour maman une petite dame avec une langue bien pendue, comme lui il est toujours à courir la forêt, à poursuivre, chasser, traquer. Comme lui oui, comme lui, sauf que ce chasseur là il arrive pas à lui faire confiance, c'est incompréhensible, juste un appel tout au fond de lui qui frappe et frappe dans son ventre et le prévient.

Le prévient que y a quelque chose, là juste là, quelque chose qui va pas.

Il s'est souvent demandé Brother si ça avait à voir avec les cheveux trop blonds et les yeux trop bleus aussi, puis il a compris que non, c'était pas ça, après tout c'est pas une couleur qui fait qu'on se méfie de quelqu'un. Et il s'en méfie l'Inconstant de Twice, il s'en méfie comme de la peste, et si c'est pas à cause des cheveux ou des yeux c'est peut-être bien à cause de la froideur des traits tout le temps, du calcul qu'il sent derrière chaque geste et regard. Le soucis c'est qu'il a connu ça mieux que quiconque Brother, il l'a connu derrière des barbelés dans la boue et la misère, il l'a connu avec Grenouille, avec David, avec ses parents qu'ils ont emmené. Alors ouais, quand il voit Twice il peut pas s'empêcher d'y repenser, et à la main tendue il ne la prend pas.

Pas tout de suite. D'abord y a les questions dans sa tête et les certitudes aussi, celles qui disent "si tu fais ça forcément tu le regretteras", puis les insultes qui montent et qu'il retient de justesse, parce qu'à lui on la lui fait pas, il sait reconnaître quand ça pue et qu'il vaut mieux pas s'approcher. Et c'est pour ça qu'il croit pas à son sourire, que la main il la prend toujours pas. Il le regarde toujours et il continue par ses yeux de lancer le venin. "Et en échange hein, j'ai quoi ?" Il a pas fini de prononcer ses mots qu'il a la main accrochée à la sienne, poigne forte pour ne pas risquer qu'il le lâche, et il s'accroche et il grimpe. "Tire un peu j'ai pas toute la journée." Il peut pas les empêcher les mots qui agressent, les mots qui tentent d'atteindre.

Même s'il sait qu'avec ce genre d'individu, si ses soupçons sont bons, y a rien qui peut les atteindre. Ils sont pas comme tous, ils sont pas comme eux, y a rien qui touche et qui fait mal, ouais, et tout ce qu'ils sont capable de faire c'est de semer la douleur et le chaos. C'est pour ça sûrement qu'il s'accroche aussi fort, parce qu'il veut remonter et se retrouver libre de ses mouvements, pouvoir se battre en cas de besoin, en cas d'attaque du chasseur. Après tout on n'est jamais trop prévoyant.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Twice
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 194
✘ SURNOM : Le Sang Froid
✘ AGE DU PERSO : 17

✘ DISPO POUR RP ? : Oui, Finalement <3
✘ LIENS : L'homme du dessus se doit d'être Fort
pour dominer les Autres

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Mar 9 Jan 2018 - 12:35

Je dois avouer ne jamais m'être vraiment intéressé à l'individu, il me parait un peu brusque, et entêté qui plus est, je ne tirerai jamais rien de lui.

C'est donc avec un certain regret que je découvre peu a peu son caractère sanguin, sa langue de vipère crache son venin en plein sur mon ego.. mais si tu crois qu'il en faut si peu pour m'énerver mon très cher frère, tu te trompes.

La main tendue, je le remonte en un mouvement plutôt brusque et l'assiste a l'arrivée, le tenant fermement afin qu'il ne se ramasse pas a l'arrivée, avec la force de mes bras, son corps pas si lourd que çà, et bien entendu l'inertie du geste, il aurait pu s'envoler le bougre !
.. suis-je en train de prendre soin d'une misérable vermine ?
Oui, on dit que les insectes sont une partie importante de notre chaîne alimentaire, je suppose que je ne suis pas autorisé a l'écraser, pour garantir un certain "équilibre".

Face a ce rude mélange entre impolitesse et froideur, je m'essaye a prononcer quelques mots, après tout, nous sommes chasseurs tout deux, je me doit de garder nos relation un minimum potable, propre, un brin de sympathie, mais qui s'expose tout de même a certaines limites, j'ai remarqué en côtoyant les autres qu'être cohérent n'est pas aussi simple, on n'est pas sois bon sois mauvais sur l'île de jamais, ils ont tous leurs "forces" et leur faiblesses, bien que je doute de la présence de potentiel en certains d'entres eux.

Ainsi si mon esprit n'était pas habité de cette infaillible machine de calculs, je craquerai parfois et abandonnerai mon empathie "naturelle" au bras d'un brin de colère naissante..

Le ton que j'adopte est donc un peu moins  doux, un peu plus sec, je donne ici un conseil plutôt simple et bien connu, le but n'est pas de lui apprendre quoi que ce soit, mais de nous unir tout deux par la chasse, même si je le méprise, et qu'il me hais, nous occupons la même fonction, et c'est bien souvent que les gens opposés s'étonnent a se comprendre lorsqu'ils partagent une passion commune.

"Fais quand même attention la prochaine fois hein, je sais ce que c'est que de se noyer dans les effluves entraînantes de la chasse.."

Alors que je repense a tout mes masques et mes méthodes, une idée me traverse l'esprit, je dois montrer du réel a ce Garcon, je ne suis pas venu l'aider en quête de conflit, ni d'alliance, juste une bénigne relation, une connaissance lambda et sans importance.

Ce qui me paraissait être absent de mon être se révèle alors naturellement, quelle est la seule chose que je ne fausse pas ? Qu'est-ce que je pratique sans artifices ni mensonges ? La chasse mes amis, la chasse, ces moments ou je me perds, ou je me vide l'esprit, cette poursuite si simple mais pourtant passionnante, chasser c'est réaliser un objectif simple, c'est être patient, puis saisir sa chance, contempler le résultat quelques temps, puis repartir, encore et encore, c'est une sorte d'exploitation infinie de cette nature féerique qui nous entoure, chaque jour, nous prélevons quelques bêtes, l'effort est grand, la satisfaction également, mais pourtant, nous ne changeons rien a l'ordre des choses,  il y aura toujours plus d'animaux que de chasseurs..

C'est donc dans la petitesse de mon quotidien que se cache cette part de réalité, c'est logique quand j'y repense.. chasser, c'est une des rares choses que je n'ai appris que de moi même, sans conseils ni automatismes, juste moi, et les proies.

Alors que je me suis assis au bord du gouffre, laissant mes jambes se balancer dans le vide, le temps de cette réflexion bien visible, des mots me sortent de la bouche, et sonnent a mes oreilles comme le discours le plus crédible et volontaire que je n'ai jamais fait, et pourtant, je ne l'ai pas choisi, les mots sont parvenus a ma bouche en un éclair, et sont sortis de leur plein gré.

"cette goutte de sueur sur nos fronts, ce sourire a l'approche de nos proies, cette tension palpable quand nous nous fondons sur la faune"

Je me retourne lentement vers mon collègue, et prononce ces quelques mots, beaucoup trop pleins de volonté a mon gout, mais je ne me contrôle pas, c'est comme si ce n'était pas le cerveau qui ordonnait a mon corps de parler, mais bien autre chose.

"C'est en se perdant dans l'ivresse de l'instant que nos réflexions premières s'effacent, bien que dans certain cas, ne pas regarder ou l'on marche ou faire abstractions de certains sons peut être dangereux"

Je regarde de nouveau le gouffre, perdu dans mes pensées.

"C'est ça, Chasser"






UN TWICE PEUT EN CACHER UN AUTRE LOL

~MusikThema~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brother
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 119
✘ SURNOM : L'Inconstant
✘ AGE DU PERSO : 13-14 ans

✘ DISPO POUR RP ? : A discuter
✘ LIENS : Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Jeu 11 Jan 2018 - 10:30

Si y a bien une chose que Brother ne discutera pas en cet instant, c'est bel et bien la méfiance qu'il ressent à l'égard de son confrère chasseur. En effet ça n'est pas un groupe attribué par Peter qui fait des enfants ce qu'ils sont, non, et être chasseur ne veut dire en aucun cas qu'on est plus fréquentable. L'Inconstant le sait bien ça, les chasseurs en ont dans l'estomac et dans la tête, ils s'accrochent et font face à tout ce qui peut faire peur et même lui il vit ça faut pas croire, même lui il doit lutter lorsqu'il se retrouve confronté à quelque chose qui le glace et que son esprit hurle à la fuite.

Faut pas le blâmer, elle lui souvent réussie. Fuir, fuir avec David, fuir avec Grenouille, fuir sous les barbelés et à la barbe et au nez des gardes et des chiens. Fuir, zigzaguer pour éviter des balles qu'on pourrait tirer, fuir et forcer un enfant à avancer. Et se cacher, se faire oublier et s'oublier soi même, ne plus parvenir à retrouver qui on est, alors des fois faut affronter y a pas le choix. Comme quand il a voulu protéger David ou le petit Jo du block des jumeaux, comme quand il a pas voulu lâcher la main de Maman. Il était pas bien vieux, mais il savait déjà quand on doit courir ou se dresser. Quand on doit hurler ou se planquer.

Alors oui peut-être qu'il attrape la main et qu'il la laisse la tirer, et d'ailleurs il a bien vite les pieds qui touchent le sol, ça ne fait pas pour autant de Twice quelqu'un de confiance. D'ailleurs à peine est-il remonté qu'il attrape son arc échoué près du bord, le cale sur son dos, et s'éloigne de quelques pas. Il a le regard plein de méfiance, ne le quitte pas des yeux, ne songe même pas – pas encore – à le remercier non, il préfère écouter. S'imbiber des mots qui sortent des lèvres et les inscrire dans un coin de sa tête, en apprendre un peu plus sur celui qu'il a en face de lui. Et même s'il lui parle de chasse il voit tout autre chose derrière, le Monde Ordinaire encore et pour cause ! Quand on sourit de la mort d'un animal, on peut très bien le faire pour un être humain.

Aussi sa main ne quitte pas l'arc sur son épaule, et l'autre s'est saisie d'une flèche qu'il n'hésitera pas à tirer – ou à planter à défaut d'être assez loin. Car non non non il a pas confiance et il le montre par sa posture alerte, ses prunelles attentives, son visage fermé. Les mots qui sortent sans qu'il n'essaie de les retenir. "Je ne souris pas quand j'approche une proie." Ça claque d'un vent mauvais. "Il n'y a rien de réjouissant à tuer. Rien de bien. Je chasse pour nourrir l'Arbre, pas pour un quelconque plaisir malsain." L'enfant en lui sur l'instant a disparu. "La chasse c'est pas la mort, non, la seule partie plaisante c'est l'instant où il faut trouver la bête, lire les traces, écouter la nature. L'abattre c'est... décider d'une mort en plus."

Qui sont-ils pour faire ça ? Pour décider de la disparition d'un être, d'une existence ? Personne. Ils ne devraient pas, et si Brother le fait c'est uniquement parce qu'il le faut. Oh comme il aimerait lui s'arrêter avant, trouver la bête, l'observer, la laisser à sa vie. Mais alors ils pourraient plus se nourrir et ça deviendrait un problème, et la faim il l'a connue, il veut pas la subir à nouveau. "Peut-être que ça te plais de les tuer mais pas moi." Il appuie encore une fois. Pourtant c'est pas de leur faute si leurs visions ne sont pas les mêmes, chacun trouve certainement du plaisir où il le peut. Après tout ils n'ont que ça sur l'île.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Twice
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 194
✘ SURNOM : Le Sang Froid
✘ AGE DU PERSO : 17

✘ DISPO POUR RP ? : Oui, Finalement <3
✘ LIENS : L'homme du dessus se doit d'être Fort
pour dominer les Autres

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Jeu 11 Jan 2018 - 12:53

Une fois de plus, et c'était prévisible, les mots du rouquin sont froids et durs, je l'entend s'éloigner de quelques pas... ils se méfie, a un tel point qu'on pourrait en croire que le jeune garçon ressent la peur, tu n'as pas peur, non, cette fierté et cette violence dans tes propos ne peut cacher au plus profond de toi qu'un caractère indémontable qui s'assume pleinement, si tu n'étais pas là, jarretterais de contenir ce petit rire qui s'amuse a titiller mes lèvres, restes fier mon très cher frère, cela pourra t'aider auprès de beaucoup de personnes, de menaces, mais n'oublies jamais, le sang-froid, c'est moi, et je sais lire entre les lignes, voir plus loin et plus profond que ta vulgaire carcasse.

Tu n'aimes pas tuer, pas prendre la vie, certes, c'est ce que tout esprit faible s'efforce a penser, mais quand tu as besoin de survivre, quand c’est la nature qui te veut la peau.. tu comprends plus ou moins rapidement que les remords que tu peut éprouver en achevant un homme sont loin d'être les même que quand tu brise le cou d'un lièvre..

Enfin Bon, je ne m'attendais pas a une pleine réception de mes propos par cette petite vermine, si ces mois de chasse ne m'avait pas forcés a parler ainsi avec passion, nous ne en serions point là.

"Ainsi tu aimes le cheminement plus que le résultat, nous arborons tous une philosophie différente a ce sujet"

le contrôle m'est enfin revenu, ma bouche ne s'exprime plus d'elle même sans attendre mes ordres, c'est déjà une bonne nouvelle.. bon, il s'agit maintenant de rester cohérent avec les dires précédents, sans pour autant passer pour une brute sanguinaire, ce que je ne suis pas, j'adopte tout de même bien plus de finesse, soyons honnêtes.

"Ce qui me plait, c'est de me sentir utile vois tu ? C'est pour nourrir le camp, pour qu'on puisse malgré tout subsister. plus la population du grand arbre s'agrandit, plus le nombres de bête devant disparaître augmente, une simple relation de cause a effet."

Je me relève dans une certaine lenteur, étirant mes membres et faisant craquer violemment mes os, je ressens les muscles se réanimer peu a peu après ce court moment de calme, je m"était détendu, jamais mon confrère ne ce serait attarder a m'éliminer, même si je peux lire une rage aveugle entre chacun de ses mots, il en a l'envie mais pas les moyens, cette impuissance imposée par ses fonctions est un plaisir a contempler.

Me retournant de nouveau vers lui, entreprenant quelques pas, j'ajoute, animé de cette sympathie mêlée au sérieux, je dois avouer que cet air est l'un de mes préférés, facile a mettre en place, mais pourtant réaliste et plausible.. bien que j'aie peur que la facilité que j'ai a parler de certains sujets plutôt graves se révèle au yeux des trompés comme un brin de sadisme, tant pis, la vie de chasseur n'est pas facile, le sang que nous avons sur les mains peut modifier certaines notions, telles que le plaisir ou encore la mort.. traquer devient un loisir, tuer devient banal.

Afin de maintenir la conversation, je lance, dans la continuité des mes quelques mots précédents.

"Et parfois, tu dois faire face a la nature pour ta simple survie.."


Logique, tout chasseur le sait, certains se battent, d'autre fuient.

Je dois avouer avoir néanmoins une incertitude concernant le garçon; jusqu’où s'étend réellement sa méfiance, sa.. peur  ?

Je le ressens,  je le sais, Brother, malgré tes airs confiant et violents que tu t’efforces de garder, je sais qu'au plus profond de toi, ma simple présence te dérange, et il va sans dire que je me doit d'en jouer, profitons, c'est si bon de contempler l'impuissance des faibles.

"Hésiter une seule seconde, c'est se mettre en danger, potentiellement ruiner sa fuite, son échappatoire, en cela un chasseur doit être prêt a agir froidement et sans remords, car dit toi bien que les bêtes elles, en te déchirant la peau et te brisant les os.. ne ressentent rien."

Ce qui est drôle, c'est que c'est réellement ce que je ressens, c'est la domination de l'homme sur la Nature, c'est comme cela, des vies doivent êtres prises, pour nourrir, pour vivre, on brise en deux des proies pour s'alimenter, et on se débat des prédateurs pour garder la vie, c'est l'ordre des choses, c'est comme ça, les fort et malins dominent, les bêtes et faibles sont dominés.

"Je prend la route du retour... tu me suis ?"


Je continue a marcher, quelques animaux au longues oreilles pendouillant a ma ceinture, je passe devant lui, avec un rythme aussi lent que dramatique, sens donc la terre trembler a chacun de mes pas, car moi, je sent ton cœur battre un peu plus fort chaque secondes en ma compagnie.






UN TWICE PEUT EN CACHER UN AUTRE LOL

~MusikThema~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brother
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 119
✘ SURNOM : L'Inconstant
✘ AGE DU PERSO : 13-14 ans

✘ DISPO POUR RP ? : A discuter
✘ LIENS : Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Ven 12 Jan 2018 - 13:02

Cette conversation ne plaît guère à Brother et depuis qu'elle a commencé, que Twice a laissé s'échapper les mots en un flot presque continu, le perdu se tient en retrait, sur la défensive toujours et les réflexes aux aguets, le regard braqué sur son ennemi. Car le blond en est un c'est indéniable et même s'il n'y a de raison à ça que des indices distillés dans une intention de faire croire à une gentillesse, l'enfant ne baisse pas sa garde. Ça serait trop dangereux, ça le pousserait à sa perte sûrement et il a pas survécu à tant de choses dans l'ailleurs et ici pour faire un faux pas aujourd'hui. Alors sur l'arme ses doigts se ferment très fort et Brother le sait : Si l'autre tente quoique ce soit envers lui, il n'hésitera pas non pas une seule seconde.

Et ça le fait frissonner d'avoir de telles pensées noires, mais c'est bien la première fois qu'il se sent ainsi aux aguets en présence d'un autre garçon depuis son arrivée sur l'île. Peut-être qu'il se trompe bien sûr, ça arrive, mais avec tout ce qui s'est passé il a tendance à préférer la prudence à la confiance trop facilement accordée, aux erreurs trop vite arrivées.

Question de survie, toujours toujours toujours, pour Grenouille et pour lui, depuis le Vel d'Hiv jusqu'à toujours, et c'est même pas un choix.

"C'est pas ça la survie." Ferme ta gueule Brother, ça hurle dans sa tête, mais pourtant il continue. "Moi je sais ce que c'est d'avoir faim, de lutter tous les jours en priant très fort pour tenir jusqu'au demain." Tais-toi Bro, pourquoi tu sors tout ça hein ? "D'avoir les tripes en vrac parce que y a rien dedans, d'en arriver à bouffer la terre parce qu'y a plus que ça." TAIS-TOI ! "Et ce sont jamais, jamais les bêtes qui te poussent à ça." Oh ils auraient bon dos alors les animaux ! Mais Brother cette fois n'en dit pas plus, il risquerait de trop dévoiler, et il garde son visage fermé en haussant un peu les épaules. "Ok, on y va."

Alors il se met en route. Il a les pas plus tranquilles que prévu même si sa proie a filé, c'est pas grave il en trouvera une plus tard. Et il reste un pas en arrière, préfère avoir toujours Twice devant lui, toujours avec ce au cas où planté dans la tête. Mieux vaut lui qu'autre chose. "Tu chasses toujours seul ?" Est-ce qu'il essaye d'avoir un semblant de conversation ? C'est le cas puisqu'il refuse de se perdre dans sa tête et ses pensées tant qu'il n'est pas rentré, pas en sécurité.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Trois
avatar



✘ AVENTURES : 17

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Sam 13 Jan 2018 - 19:59

Si l'intervention ne vous plait pas, vous pouvez demander à l'Ombre de la supprimer.
Scaramouche


Il est passé par ici,
Il repassera par là,
Le métal vous enceindra,  
Scaramouche vous envahit.  




L'environnement se met à se métalliser

Les arbres, les animaux, et certains de vos habits se changent en métal.
— Attention, ça peut changer le comportement et la puissance de certaines bêtes —


Les deux joueurs sont libres d'accroître ou de décroître les effets du métal et de le faire durer autant qu'ils veulent..


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Twice
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 194
✘ SURNOM : Le Sang Froid
✘ AGE DU PERSO : 17

✘ DISPO POUR RP ? : Oui, Finalement <3
✘ LIENS : L'homme du dessus se doit d'être Fort
pour dominer les Autres

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Lun 15 Jan 2018 - 14:53

Je devine dans le dialogue du jeune homme comme la trace d'un lourd passé, de situations marquantes, il a vécu des choses ca se voit, ca se sent, ca s'entend.

C'est drôle,  le voilà plongé dans l'hypnose que m'a imposé mon esprit il y a à peine quelques petites dizaines de secondes, les rôles se sont inversés ?

Pas vraiment, là ou j'apprenais a notre cher ami Roux le fonctionnement pourtant simple de la chaîne alimentaire, lui s'attarde a me balancer de vieilles morales mélangées à un semblant de souvenirs tragiques.

Si tu veux qu'on te comprenne Brother, qu'on t'écoutes, ouvres toi au gens, car je ne ferais pas l'effort de fouiller dans ta minable cervelle pour saisir chacune de tes pensées, c'est une tâche que je me réserve pour d'autres personnes, celles qui en valent la peine.

L'inconstant se contient, et c'est quand il est enfin contient d'être contenu, et que le content calmement de son inconscient est constant, qu'il se contente de reprendre la conversation.
Acquiesçant ainsi ma proposition, repartir en direction du grand arbre.

Alors que les bruit de nos pas se répondent depuis un court moment, le chasseur s'anime d'un très léger intérêt a maintenir la conversation, une aubaine, je n'aurai plus su quoi lui dire, lui qui est si fermé, et surtout insignifiant.

Ainsi le jeune Roux ferait mine de s’intéresser à mes pratiques de chasse, très bien, discutons.. restons naturel, fixons le chemin a prendre des yeux, n'osons pas nous regarder, détestons nous et trompons nous mutuellement.

"Je préfère oui, un partenaire, même si cela me sortirai d'une certaine solitude imposée par mon rôle, c'est un risque supplémentaire de rater sa proie, ou de se mettre en danger, c'est triste, mais c'est comme ca, certains chasseurs sont condamnés a rester isolés et a se débrouiller seuls, il en faut."


Cela est vrai, bien que mes divers moment de réflexion, de manigances et de calculs me forcent a adopter un mode de vie assez particulier, je considère que la traque a plusieurs attire plus de problèmes qu'elle ne ramène de proies au camp, c'est donc avec une certaine honnêteté que je prononce ces quelques mots, car ils représentent, en partie, ce que je pense de la chasse.

Un autre temps mort... heureusement que la solitude et les dialogues utiles sont mon quotidien, quelqu'un d'autre aurait trouvé la situation ennuyante.

J'analyse, écoute, réfléchit, je suppose qu'il en fait de même, il doit être ne train de se torturer l'esprit, de retenir de nouveaux mots interdits qui pourraient s'échapper fourbement de sa bouche.

Faisons le parler.

"Et toi est-ce qu."

un rugissement aussi sauvage que puissant se fait entendre, d'après  mon audition, je pourrait prétendre a dire que la source du bruit, certainement une très grosse bête, est encore loin.

Mon visage ne se déconfit pas au premiers abords, je pense, analyse, devine, improvise.
"c'est en face de nous, quelques dizaines de mètres je dirait."

Le monstre colossal qui a poussé ce cri est bel est bien entre nous et le camp, la végétation nous bloque partiellement la vue, et je dois avouer ne pas parvenir malgré tout mes efforts a apercevoir la bête.

Je me stoppe, invitant mon collègue a en faire de même en plaçant mon bras devant lui.

"Tu l'entends comme moi.. ca bouge."


Ça m'inquiète, j'entend de lourds pas se diriger vers nous, la chose se rapproche, et ça va de plus en plus vite, et je suis certain que mon acolyte l'entend également.

Cette situation aussi étrange que stressante de me déloge pas de mon habituelle froideur, la peur est l'instrument des puissant pour plier les faibles, les forts eux ne la ressentent pas.

Mon esprit est doublement partagé.
Premièrement,je n'ai pas pour habitude de fuir, mais si il s'agit là d'un monstre ou d'un animal énorme, prendre mes jambes a mon cou pourrait s’avérer être une solution nécessaire..
Le réel sujet de mes plus profondes réflexions est néanmoins différent, que faire de cette vermine qui me sert de coéquipier..

Je pourrait le trahir salement et le laisser en pâture a l'animal, du moins si ce dernier est carnivore ou tout simplement violent.. nous avons étés discrets jusque là, notre nature de chasseur nous imposant inconsciemment une marche discrète, et des pas feutrés, le danger ne peut pas devenir que nous sommes deux a moins de nous voir..

Hmm..

Que faire..

C'est quand une nouvelle idée me traverse l'esprit qu'un arbre semble se pencher de façon fort peu naturelle.

Je regarde a la cime, rien

Je regarde aux racines, et c'est là, que j’aperçois une patte, poilue, muni de griffes, en train de forcer labre a se pousser comme nous humains repoussons les branches et coupons les lianes.

La patte est massive, et les griffes reflètent étrangement la lumière du soleil, c'est.. étrange.

En tout cas, c'est tout proche.






UN TWICE PEUT EN CACHER UN AUTRE LOL

~MusikThema~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brother
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 119
✘ SURNOM : L'Inconstant
✘ AGE DU PERSO : 13-14 ans

✘ DISPO POUR RP ? : A discuter
✘ LIENS : Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Lun 22 Jan 2018 - 9:40

Brother a posé la question par simple courtoisie et n'écoute pas vraiment ce que Twice décide de lui répondre parce qu'à ses yeux tout n'est qu'une mascarade de plus. Comme lui, l'autre chasseur joue le jeu aisément. Il parle, explique et raconte des choses pour lesquelles ils ont au moins le mérite d'être d'accord, fait semblant et se drape dans des mensonges de commodités le simple temps du voyage de retour. Il avance vite d'ailleurs l'Inconstant, le plus rapidement qu'il peut, le pas léger et discret par habitude. Ses oreilles sont grande ouvertes aux bruits et ses yeux papillonnent à droite et à gauche et devant lui pour repérer une éventuelle menace, quelqu'un, quelque chose, du danger encore et toujours. Il a pas peur pourtant, ni qu'on leur tombe sur le poil ni de ce qu'ils pourraient éventuellement trouver parce qu'il se battra ! Et puis de toute façon peut-être que rien ne leur arrivera, mais en tout cas ce qu'il veut pas c'est qu'on le surprenne et c'est pourquoi il surveille. Puis y a le hurlement et vu sa force tout le monde dans la jungle a dû l'entendre, heureusement, ça les prévient.

Il a pas besoin d'entendre les mots de Twice.
Pas besoin d'écouter. Il sait déjà, il sait qu'il y a autant de chance à fuir qu'à se battre.
Sauf que fuir risquerait d'attirer la créature au Grand Arbre et pour sûr il refuse de laisser quelqu'un mourir par sa faute.

Alors Brother aussitôt attrape une flèche dans le carquois accroché à son dos, bande l'arc, ne répond pas. Il a les prunelles plantées sur les feuillages devant eux, le corps raide et pourtant les bras souples, le souffle bas. L'éclat vert de ses yeux ricoche sur le tronc d'un arbre qui se ploie, sur la patte aux griffes étranges. Et toujours cependant il n'a pas peur. Y a un nouveau grognement, l'Inconstant ne sursaute même pas, son visage est fermé et il attend sans bouger. "Si tu veux t'en aller tu peux, mais moi je reste. Je ne peux pas laisser cette bête atteindre l'Arbre et les autres." Et Grenouille, et Max, et tous les Perdus, ceux qu'il aime, ceux qu'il aime pas, ceux qu'il connaît et ceux qu'il connaît pas. Il est Brother après tout, le frère de tous les autres, et c'est peut-être pour ça que Peter l'a appelé comme ça, parce qu'en cet instant il ressemble plus que jamais à un grand frère protégeant sa famille.

La bête s''avance un peu plus. Y a des griffes et y a une patte aussi et au bout une épaule large. Y a un pelage brun et épais. Et y a une gueule énorme et une tête couverte de gris. De gris. Il y plante les yeux Brother sur ce gris, sans comprendre d'abord. Puis il remarque les arbres autour qui commencent à se teinter de la même manière, fronce les sourcils puis le nez. "Qu'est-ce que..." L'ours – car il y ressemble – pose ses yeux sur eux et se tord pour passer entre les arbres et avancer vers lui. Mais le rouquin ne recule pas, sa respiration est calme et il vise l'une des pattes – d'où il est il ne pourra pas faire mieux.

"Si tu veux partir fais le maintenant." qu'il siffle entre ses dents. Car l'ours déjà fonce vers eux et la flèche part, se fiche dans la chair et le fait hurler de douleur et de fureur sans pour autant ralentir sa course. Oups. A croire que le gris le rend bien différent.

D'un geste vif il réinstalle l'arc sur son dos et attrape son couteau, se jette sur le côté pour éviter la boule de poils qui se jette déjà sur eux. Il roule au sol, se relève, gronde un peu lui aussi sans s'en rendre compte. "Faut qu'on le pousse jusqu'au trou !" Ou qu'on l'abatte, mais ça il veut pas encore y penser. Pas encore non. C'est pas sa priorité. Mais le trou il est loin quand il y pense, sauf que c'est leur seul moyen si jamais leur ennemi est trop fort pour eux, trop dangereux.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Twice
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 194
✘ SURNOM : Le Sang Froid
✘ AGE DU PERSO : 17

✘ DISPO POUR RP ? : Oui, Finalement <3
✘ LIENS : L'homme du dessus se doit d'être Fort
pour dominer les Autres

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Lun 22 Jan 2018 - 11:31

Le sens des priorités de mon acolyte imposé décide de se risquer a abattre l'ours, d'après moi c'est absolument débile et s'apparente un peu trop a un acte suicidaire, mais d'après le rouquin, il faudrait protéger l'Arbre et ses habitants.
C'est Noble, certes, mais cela n'en devient pas pour autant moin risqué.

Le chasseur décoche une flèche, qui vient se loger dans une des pattes de l'animal au pelage d'acier, je m'écarte par réflexe, puis dégaine ma dague d'un mouvement net et précis, les mois de chasse ont forgés mon corps et mon esprit, je me suis préparé a ce genre de chose.

Bien fixé sur mes appuis, j'attends, mes jambes sont prêtes a s'étendre comme des ressorts, je n'ai pas peur, et l'Inconstant non plus, au moins, ça nous fait un point commun.
Mes sourcils se froncent, ma nuque craque bruyamment, je pense avoir encore le choix, mais je ne peut pas laisser mon collègue seul face a ce mastodonte, non pas que je n'accorde quelconque valeur a sa pitoyable existence, c'est juste que, vous savez, l’héroïsme.

La bête fond sur nous, je me décale de sa trajectoire d'un bond suivi d'une roulade plus au moins maladroite, une fraction de seconde pour me remettre sur mes appuis, j’aperçois maintenant le dos de l'animal, qui semble au passage accorder bien plus d'importance a l'archer qu'à moi même.

J'entend le chasseur parler d'un potentiel plan, j'en déduis qu'il est vivant, vivant mais pas vraiment réaliste tout de même, le trou est bien trop éloigné, nous n'arriverons jamais a mener la machine de fer jusque là bas.

Je réfléchit un très court instant, c'est ma dernière chance..
Le laisser ici seul face a son destin, ou tenter de triompher a deux de cette magnifique représentation de la dangerosité animale..
Bon, très bien, je ne vais pas passer pour un faible face a cette loque aux cheveux de feu.

Un pas, puis un bond puis un autre, j'attrape fermement quelques poils argentés de ma main gauche.

Animé d'une bonne grosse dose d'adrénaline secondée d'une double ration de haine, je hurle, maintenant sur le dos de l'animal

"ON EST DES CHASSEURS, ON VA L'ABATTRE"

Je plante avec rage ma lame dans les quelques centimètres de poils bruns qui résident encore dans le dos de l'animal, il semble que l'ours ne soit pas entièrement changé en métal, bonne nouvelle, il va maintenant falloir continuer à viser ses points sensibles.

Le sang me gicle aux visage, je réitère l'opération encore et encore, le monstre de fer se remue, se lève puis s'abaisse, va de droite a gauche, je m'accroche tant bien que mal, tenant toujours de ma main droite un épi de fourrure oxydable.

Les abdominaux se contractent plus que de raisons, le bras gauche se voit orné de veines, la poigne se crispe, je ne tiendrais plus très longtemps, je ne peut rien face a l'acide lactique couplé a la colère grandissante de la créature en armure.

Ce qui devait arriver arriva, je suis éjecté, alors que j'engage un vol désordonné, le temps semble comme se ralentir, je suis a l'envers, dans les airs qui plus est, la chute va encore faire mal au dos.

Je remarque dans les derniers instants de mon escapade aérienne que quelque chose orne le dos de la créature.

Ma dague.

Scheisse.






UN TWICE PEUT EN CACHER UN AUTRE LOL

~MusikThema~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brother
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 119
✘ SURNOM : L'Inconstant
✘ AGE DU PERSO : 13-14 ans

✘ DISPO POUR RP ? : A discuter
✘ LIENS : Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Ven 26 Jan 2018 - 22:51

HRP:
 

À rouler comme il l'a fait Brother est couvert de boue et de feuilles et de saletés et risque de finir plein de bleus aussi, mais c'est un chasseur, il pleure pas pour des membres douloureux ou quelques blessures ou hématomes, non ! Il affronte, il se bat et il survit, face à des allemands, face à des chiens, face à ses peurs ou face à un ours, toujours toujours toujours il s'en tire et c'est sûrement grâce à la chance, mais aussi parce qu'il est comme ça ! Il abandonne jamais et donne tout ce qu'il a dans le ventre, dans les poings et dans la tête, jusqu'au bout, comme il l'a déjà fait dans le Monde Ordinaire pour défendre son petit frère et comme il le fait encore visiblement, puisque s'il se bat c'est pour ne pas que la bête atteigne l'Arbre. C'est ainsi, il ne craint pas le sacrifice et se sent prêt à donner sa vie en promesse d'une aube de plus pour cet enfant si cher à son cœur, et si David était à ses côtés il le traiterait très certainement d'idiot. Car à mourir il ne pourra plus le protéger comme il a promis, mais Brother sait aussi que si David était à sa place, sa décision serait vite prise. Tout comme elle l'a été là bas, derrières les barbelés. Sa vie en échange des leurs, c'est pour ça qu'il le lui a confié.

Alors oui il n'en a cure de se faire blesser ou pire, Grenouille est son souffle de vie et il donnera tout pour lui. Et c'est pas grave si en rentrant tout à l'heure le gamin lui envoie toute la haine qu'il a dans le cœur, s'il se rend pas compte, s'il voit pas que l'Inconstant s'est dressé pour le préserver devant cet ours. Ça lui fera mal mais il comprend, il sait à quel point David lui manque parce qu'il ressent presque aussi fort la même chose. Alors toujours il laisse les yeux bleus le fusiller et la bouche prononcer parfois des mots trop durs. C'est pas grave, il le mérite Brother, et c'est pas pour ça qu'il va lui en vouloir ou l'abandonner.

L'abandonner. JAMAIS.

Il se précipite sur la bête alors qu'elle éjecte le blond de son dos et ne lui laisse pas le temps de comprendre. La lame rencontre le métal au niveau du museau, pas pour blesser non, mais pour à nouveau attirer l'attention sur lui. L'obliger à le suivre quand il détale en courant vers le trou. C'est un bon plan après tout, il profite des quelques secondes de réaction, de la fureur qui fait grogner l'ours avant qu'il ne se lance à sa poursuite et en plus il court vite. Il court ouais, et c'est sa vie qui en dépend, il court et il vérifie pas si Twice suit, il court court court et son pied d'un coup se fait lourd et il tombe. C'était un bon plan. Merde ! Il roule, gronde. Un regard jeté à ses chaussures lui indique le soucis, y en a une couverte à son tour de métal. "Attention ! C'est pas juste lui !" Il sait pas pourquoi il crie ça, si c'est pour lui ou pour l'autre chasseur, mais il le fait.

Et il évite comme il peut l'ours qui se jette à vive allure sur lui, sent ses griffes transpercer son bas, creuser les chairs au niveau de sa cuisse. Il avait pas crié pour le trou mais là c'est différent, il lâche un hurlement non pas de douleur mais bel et bien de rage, et abandonne l'idée de le sauver.

Car après tout c'est eux ou bien c'est lui.
L'ours n'a pas un comportement habituel, y a pas l'air d'avoir moyen de le ramener.
Peut-être le temps ? Mais il l'ont pas. Il suffit de regarder sa jambe, de voir le sang couler dessus en larges bandes.

Rouges. Rouges comme à la canicule. Un peu plus et c'était sans doute l'artère, mais ça il le sait pas, d'ailleurs il s'en préoccupe pas et pour le moment la douleur il la sent pas. Pas alors qu'il se bat et saute à son tour sur le dos (le métal sur sa chaussure manque le faire échouer). Il devrait pas trouver la force mais elle lui vient, brûle dans ses veines comme le feu de ses cheveux et celui de la détermination. C'est seulement parce qu'il veut survivre. Parce qu'il veut VIVRE. Voir de nouvelles aubes et d'autres crépuscules, sourire encore à Max, à son Grenouille. Les aimer de cette façon si particulière, sans jamais le dire par les mots parce que ses yeux en disent déjà bien trop. Et voir des demain et des après-demain, les étoiles dans la nuit, sentir le vent sur lui, le soleil, et même les petits flocons de neige. Avoir peur, avoir mal, être malheureux ou joyeux, sentir des bras se fermer sur lui. Ouais tout ça il le veut encore alors il tiendra.

D'ailleurs c'est à peine s'il sent l'ours se débattre sous ses jambes, il s'agrippe d'une main au poil, resserre ses jambes de toutes ses forces autour de lui et continue le travail de Twice avec son poignard. Et l'animal hurle, il souffre, ça le rend dingue Brother et il sait qu'ils doivent en finir vite. Alors il lâche sa monture de la main qui la tenait, arrache aux chairs le couteau déjà enfoncé dedans et d'un coup sec les plonge en même temps le plus loin possible dans chacune des deux épaules.

C'est immonde, il le sent trembler sous lui, trébucher, s'affaisser avant de trouver la force de se remettre debout. Et lui il a sauté du dos, lance à Twice l'arme récupérée, lui laisse s'il faut le soin d'achever. Toujours sur ses gardes, ramassé sur lui même avec du sang partout, ses émeraudes plantés sur la pauvre créature devant eux qui vacille à chaque pas qu'il fait, cherche la rage dans ses entrailles pour continuer. Est-ce que ça lui semble absurde soudain d'avoir attaqué ? Est-ce qu'il a du remords, quelque chose dans le genre ?

Est-ce qu'il a peur ?

Brother a les entrailles qui se recroquevillent et la nausée qui lui monte aux lèvres. Peut-être que c'était que ça depuis le début de la peur, peut-être qu'il a eu peur pour des petits pas loin, ou qu'il s'est cru menacé. Peut-être que c'était eux, à ses yeux, les assaillants. Il en saura jamais rien mais ça le retourne un peu, et d'ailleurs il pense pas à bouger alors que l'ours lui essaye toujours d'avancer. C'est pas facile, il a son sang qui coule de partout, les muscles mis à mal par les efforts et les deux blessures qui ornent ses épaules et son propre poids d'un coup doit lui sembler bien lourd.

Pitié, pourvu que la fin survienne vite...






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Twice
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 194
✘ SURNOM : Le Sang Froid
✘ AGE DU PERSO : 17

✘ DISPO POUR RP ? : Oui, Finalement <3
✘ LIENS : L'homme du dessus se doit d'être Fort
pour dominer les Autres

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Dim 28 Jan 2018 - 21:32

Je vois la scène se dérouler comme au ralenti, et a l'envers qui plus est.
A peine j'ai pu prendre mon "envol" que le jeune roux se jette a corps perdu, assaillant la massive bête, animé de toute sa rage, je ne l'apprécie pas, mais je dois lui accorder cela, il a la hargne.

Mon dos subit le lourd tribut imposé par l'escapade aérienne, la douleur est brute, un coup de masse en plein dans la colonne, j'en ai le souffle coupé, mais pourtant, je me relève, le plus rapidement possible, ma vision est floue, mon équilibre hésitant.

Encore sonné par le choc, j'entend une voix, comme lointaine, m'annoncer que l'ours ne serait pas la seule victime de cette malédiction minérale, j'aimerai répondre un bref "merci", ou même un plus court "ok", mais je ne peut pas, mes sens sont perturbés, mes oreilles sifflent, je vois flou... et plus important, la douleur anime mon corps, une gêne ? Absolument pas, un second souffle.

Je plisse les yeux pour mieux les ouvrir par la suite, mais c'est bel et bien un cri qui me ramène a moi, Brother ?
Pas de la douleur, pas la mort, pas la peur, le cri d'un guerrier, chargé de quelques tonnes d'adrénaline et de colère.

Un léger sourire élit alors domicile sur les fins traits de mon visage trop blanc. Les sourcils se plissent au dessus des mes yeux trop bleus.
Je regarde au sol, espérant trouver au sol quelque chose pour poursuivre le combat, une pierre, une grosse branche, il me faut quelque chose.

Balayant les alentours d'un coup d’œil, je remarque un objet intéressant, celui ci a une forme de branche, plutôt droit, mais brille d'un gris métallique.
L'un des bouts est plutôt pointu, aiguisé par le choc ou le vent violent qui a du l'arracher de son arbre respectif.

Voila ce qui me fallait, ainsi, la nature se transformerait aussi, intéressant.
Alors que je m'abaisse pour la ramasser, je remarque que les quelques premiers centimètres de mon écharpe me renvoient la lumière, avec cette même lueur.

Mon esprit ne fait qu'un tour, j'enroule l'écharpe autour de ma main gauche, alors qu'elle se change peu a peu en acier.
La voilà entièrement transformée, parfait.
J'émets certes un brin d’inquiétude quant a mon écharpe, espérons qu'elle ne reste pas de fer, j'aimerai retrouver usage entier de ma main gauche. Mais la n'est pas la question, pas maintenant, il faut se battre.

La branche, s'apparentant maintenant plus a tige de fer, dans la main droite, et l'écharpe de fils d'acier servant de seconde peau a mon poing gauche, je fonce, c'est lourd, très lourd, mais je trouve en mes jambes les ressources pour, la joie du combat, la furie meurtrière de la chasse... Et plus que tout, ce cri, comme venu des abysses, qui inonde mon cerveau et brouille mes pensées, Survivre, Survivre, SURVIVRE

Je coure, contemplant les projections poupres provenant des épaules de l'animal, des vilaines blessures, profondes, accompagnées de leurs puissant grognements de souffrance.

L'inconstant, agile malgré sa chaussure de fer, se retire du dos de l'animal en un saut, laissant derrière lui comme une traînée d'hémoglobine, provenant de sa jambe, sale griffure, profonde, sanglante.

Il me renvoie au passage ma fidèle dague, que je suis forcée d'éviter, mes deux membres étant déjà occupés par de lourdes charges.

j'arrive enfin, fait face au géant.
Il se tient debout, difficilement, ses deux épaules dégoulinantes de sang.
A nous deux.

Je suis la, devant lui, faisant face, la crainte ne saurait pas m'habiter ne serait-ce que l'ombre timide d'une simple et solitaire seconde.
Un grand souffle, mes jambes sont tendues, je suis prêt a réagir, tout va se jouer en un acte, une scène, un vainqueur, et un vaincu, un mort, et un vivant.

J'affronte le mastodonte, comme l'invitant a frapper le premier.
Je t'attend.

Sa patte droite s'abat en ma direction, comme un poids mort, comme un coup de poing dans le vent, j’évite, d'une roulade plutôt hasardeuse, de nombreuses gouttelettes de sueur perlant sur mon front, c'est pas passé loin.

Je frappe de mon poing nouvellement vêtu d'acier pour déloger la patte du sol.
Le coup est propulsé de toutes mes forces, ce sont mes biceps, triceps, et dorsaux qui agissent de concert.

Je recule de quelque pas, invite l'ours une fois de plus a venir a moi.

"C'est bientôt fini, je vais essayer de faire vite, mais je ne promet rien, il est coriace."

L'animal se jette dans un dernier assaut raté, une frappe désespérée qui lui vaudra la mort.
Ses deux pattes viennent frapper une fois de plus le sol, laissant son dos a une hauteur atteignable, je suis exténué, éviter les coups avec un si lourd poids en chaque mains, c'est un véritable calvaire, mais c'est excitant, c'est se dépasser, c'est ne pas se laisser abattre.

Un pied sur une des pattes, un saut trop long, je me raccroche au dos de l'ours avec la branche, lui entaillant le dos, je n'ai même pas fait exprès, de la douleur gratuite.

l'animal commence a se relever, je frappe de nouveau avec mon poing gauche, en plein dans la nuque de l'animal, ma force ne me permet pas de la briser, mais l'animal peine un peu plus a se relever.

tant pis, plan B, désolé.

Je retourne la branche, afin de pointer vers le sol sa partie brisée,naturellement plus aiguisée.
je la plante quelque peu entre quelques poils, l'animal, qui doit ressentir des douleurs bien plus sévères, n'y prête pas vraiment attention.

C'est lorsqu'il tente a nouveau de se remettre sur deux appuis que ma main gauche s'abat sur la partie supérieure de la branche, maladroitement, faisant s'enfoncer un peu plus l'objet métalique dans la chair de l'animal

Un premier cri, plus aigu, se dégage, suivi de très près par d'autres similaire, je frappe frappe frappe, c'est atroce, ma main droite, qui maintient la branche en place baigne dans le sang, je crois que j'ai touché un point sensible.

A chaque coup l'animal s'affaisse un peu plus, et ses gémissements se font plus sourds,
Je frappe encore, et encore, et alors que j'applique la dernière offensive que mon corps me permet, je sens comme une certaine facilité, je l'aurait... traversé ?






UN TWICE PEUT EN CACHER UN AUTRE LOL

~MusikThema~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brother
avatar

♣ Chasseur ♣


✘ AVENTURES : 119
✘ SURNOM : L'Inconstant
✘ AGE DU PERSO : 13-14 ans

✘ DISPO POUR RP ? : A discuter
✘ LIENS : Il y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu'elle s'arrête.

MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   Sam 3 Fév 2018 - 9:09

Tout l'estomac de Brother se tord à nouveau à la vision de la scène qui se déroule sous ses yeux. C'est sale, y a du sang qui gicle partout, l'ours qui hurle et pleure sa douleur et à lui ça lui transperce le cœur. Il s'imagine à sa place l'Inconstant, impuissant alors qu'une arme sauvagement traverse son corps, il s'imagine oui et ça lui fait mal, tellement tellement que sa propre souffrance à la jambe il la sent toujours pas, tellement tellement qu'à un moment il a les larmes qui viennent nouer sa gorge. Et elles montent peu à peu jusque dans ses yeux, brouillent sa vue et transforment tout ce qu'il a devant lui. Elles montent et masquent l'atrocité un instant de cette lente agonie, retombent sur le dernier soupir alors que l'animal s'écroule. Nom d'un chien il a le souffle brisé Brother, mais il s'approche quand même du corps à petits pas qui peinent à cause de sa chaussure en métal et s'accroupit juste devant lui.

Si y avait pas tout ce Rouge on pourrait presque croire qu'il est endormi seulement il est partout, sur le sol et sur le poil, sur leurs armes aussi et sur leurs mains, puis même jusque sur leurs visages. Le Rouge il le rend dingue, il l'étouffe, il lui rappelle en souvenirs éclatants des morceaux de son passé qui le font vaciller très légèrement, s'appuyer contre la bête de métal de l'une de ses mains.

Joseph, il revoit Joseph avec son corps malade et trop maigre et la peau juste posée sur les os, ses yeux qui demandaient de l'aide. Joseph, il se souvient quand il l'a caché sous son lit et quand le blockführer l'en a sorti, et puis y a eu les cris, et son corps qu'on a jeté par terre. Le Rouge, le Rouge au son du pistolet il a explosé partout. Le Rouge, le Rouge, il était chaud et poisseux, il était frais et collant, il en a vu beaucoup ce jour là et ceux d'avant. Alors non le Rouge Brother il aime pas ça et surtout quand ça gicle comme ça l'a fait là, et il voudrait l'effacer avec ses doigts, frotter frotter la peau jusqu'à faire disparaître toute preuve de cette bataille soldée par un massacre sanglant, mais il peut même pas. Parce que le Rouge est vraiment partout, incrusté dans ses cheveux et dans ses ongles, jusque sur sa rétine qui lui repasse en boucle les images terrifiantes.

Brother il doit prendre une immense inspiration pour se relever. Il a pas murmuré quelques mots pour l'ours non, il a juste caressé les quelques poils bruns tout plein de sang comme un au-revoir muet, une excuse hurlée dans le silence pesant de la forêt. Car y avait des cris, y avait la rage, y avait la survie aussi au son de leurs pas, et désormais y a plus que ça le silence, comme si tout s'était tu pour porter un nouveau deuil. "Rentrons..." Il brise le vide, exécute un premier pas. Et c'est là que sa cuisse d'un coup ordonne de se faire entendre, c'est là qu'elle hurle à son tour un peu comme une démente.

Il grimace alors mais ne s'arrête pas, avance vers le blond devant lequel il passe. Dans sa tête il n'a plus qu'une destination : le Grand Arbre vite pour oublier tout ça, le sang, le Rouge et la souffrance, la détresse de l'ours dans ses derniers instants.

A mesure qu'ils marchent le métal sur sa chaussure se retire, il comprend pas comment, il comprend pas pourquoi, il sait juste que ça a changé la bête et ça il support pas. Il avance plus facilement de ce fait, ne ralentit pas la cadence malgré la douleur dans sa jambe qui s'évade en pics lancinant dans tout son corps. Mais il est comme ça, marcher ou crever, et lui il a décidé depuis bien longtemps de marcher, même quand ça fait mal, même quand il en peut plus, il continue jusqu'à s'écrouler quand il peut plus porter son propre poids. Il suffit de voir, c'est ce qui s'est passé quand il s'est retrouvé au Port. Il pouvait plus avancer parce qu'il avait tout donné, parce qu'il avait puisé jusqu'au tout au fond de lui, au plus loin dans ses entrailles. Il pouvait plus marcher et il s'en voulait, mais peu de personnes auraient pu parcourir la moitié de tout ce qu'il a fait ce jour là.

En cet instant c'est pareil. Il ralentira pas jusqu'à ce qu'il soit à bout, il se plaindra pas non ! Il serrera les dents, et que Twice essaie pas de l'aider, il refusera. Il a pas besoin, il a besoin de personne d'ailleurs, pas encore, pas maintenant, pas alors qu'il est pas au bout et qu'il a encore du cœur et de la force. "Tu t'es bien battu." Il se sent obligé à un moment, forcé de dire ça, comme pour reconnaître l'efficacité du blond, comme pour le remercier de pas l'avoir abandonné. Peut-être que sans lui il serait pas sur le retour ou peut-être que si, y a pas moyen de savoir. Mais en tout cas c'est ainsi que ça s'est produit, alors s'il n'adresse pas clairement un remerciement il fait part au moins de quelque chose qui y ressemble.

Ils arrivent au Grand Arbre finalement. Son visage est plein de sang, plein de boue et pourtant bien blanc en dessous. Il a mal Brother, suffisait que l'adrénaline retombe pour qu'il s'en rende compte. Et chaque pas est une torture, un supplice qui le fait claudiquer. Si quelque chose voulait à nouveau les tuer il serait une proie facile. "Faut que je montre ça à quelqu'un." Avant qu'il ne s'écroule.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Eine Ironische Treffen [Warning - VIOLENCE]   

Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» [Résolu] Warning à cause de mauvaise traduction
» STAATSANWALT/Ankläger (D)
» R agent
» Problème de connexion aux RR
» Appel à tous les admins de serveurs.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: La Jungle Luxuriante :: Les Profondeurs Périlleuses-