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Erzulie Dantor
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MessageSujet: Dife ak flanm dife [ Baron Dimanche]   Mar 31 Oct 2017 - 21:19



Dans, Erzili, dans.
Mari ou ap tann sou rivaj la.
Dans, Dimanch, dans.
Madanm ou, ap mache sou vag yo pou li retounen nan ou.







La Nuit les enveloppe tous.
Corps et cœurs frêles sur l'esquif.
Trois âmes du Bayou.

La plus jeune tremble de froid, à la proue. Les lumières du marigot se distinguent au delà du rivage. Les feux et les lampions accueillent les champions de la Noire Magie. Les Morts ont sauvé les vivants, les enlisant un peu plus dans leurs dettes. L'île, leur nouveau foyer, est sauf pour ce soir et de nombreux autres à venir. Le peuple vaudou accueille en liesse la Mère de tout, son fils le plus illustre et sa bru. La plus petite des Erzulies, la plus jeune, a gagné un nom dans l'âpre bataille. Les Loas font vibrer l'air de ce titre obtenu dans l'ire et la juste douleur.

Dantor, Dantor, Dantor !
Dantor, Dantor, Dantor !
Dantor au Coeur Noir.
Dantor aux Flammes Vengeresses !

Le peuple chantent  les louanges de la Licencieuse, du Fétide, oubliant l'Amour sur son banc de sable. On porte les héros au cœur des marais, au cœur des festivités où le bourbon et le rhum empoissent les gorges de rires. Les corps se remplissent de nourritures et de tumultes. La Vie se mêle à la Mort, sur le rythme ébouriffant des djembés. Les peaux se frottent, s'échauffent et s'endiablent. On crève mille fois pour mieux se gonfler d'une sève nouvelle. Les conteurs reprennent déjà les récits épiques de bouches en bouches. Les différentes lignées mêlent leur sang et leurs esprits. Le Bayou s'embourbe dans la glaise et la joie. Ce soir, de nombreux bébés naîtrons. Demain, nombre de leurs parents mourront.

Se konsa, se pou li !

A la lisière des réjouissances, la silhouette fragile et esseulée d'Erzulie Dantor observe les siens s'ébattre. Les bras enroulés autours de sa jeune poitrine, elle grelotte. Elle se sent parcourue par un grand vent désertique, une lande rocailleuse, hantée par ses actes qui lui reviennent par gorgées liquoreuses. Traîtres. Elle se sent vieillie, loin de l'ingénue qui dansait hier avec le Fantôme-Farine. Ses baisers d'enfants lui semblent lointains, dépourvus de substance et de chaleur.

Elle a froid.
Tout à l'intérieur.







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MessageSujet: Re: Dife ak flanm dife [ Baron Dimanche]   Dim 4 Fév 2018 - 16:29

Le Bayou célébrait, ce soir. Le Bayou était en fête. Brigitte était revenue de l’Océan victorieuse, et avec elle le terrible Fétide que tous respectaient et craignaient. Pour lui, point de festivités : on respecterait son amour de la solitude et du calme des morts.

Le Second Fils attendait avec les autres dans la gueule béante de la mangrove sur l’océan : tous étaient là, exposant leurs corps sombres sur le sable argenté de la plage, ou immobiles dans l’ombre des palétuviers. Les flambeaux et les lampions rougeoyaient doucement, car les gens du Bayou aimaient ces lumières amenuisées, qui soulignaient l’éclat des yeux et des sourires mais sans révéler tout à fait les visages. Aux côtés du Baron Dimanche, deux de ses serviteurs calcinés: ils portaient son roulèr, son précieux instrument, ainsi qu’une grande bouteille de rhum.

Oh ce soir, même l’Esprit Nuit danserait un kabar avec eux.

Quand ils débarquèrent tous trois, les héros, Dimanche se tenait prêt : à cheval sur son grand tambour sorcier, ses bras à nu, il aspergea le cuir de son roulèr d’une large rasade et le caressa dans un mouvement circulaire, lent et racé, avant d’en tirer d’un premier son, sec et sonore.

Manman Brigitte allée !
Guingue, Gongue !

Son appel rituel fut repris en écho par la sombre assemblée et les Loas tapis dans leurs ombres : Brigitte s’en était allée, Brigitte était revenue. Les cloches tintèrent et l’instant d’après, un concert de djembés et de percussions s’élevait dans l’air apaisé du soir, l’échauffant et excitant les cœurs du peuple nocturne. Dimanche porta à sa bouche le goulot de la bouteille et en but une large gorgée, avant de la tendre à ses frères. Il se mit à jouer à son tour, et à chanter avec un accent de joie et de fierté dans sa voix. Car sa mère était victorieuse, et tous les gens de cette île ingrate l’avait vue triompher, et son frère avait aidé à sauver cette même île, ce qui était chose inédite. Il était fier, si fier d’eux.

Et il y avait Erzulie. Erzulie Dantor, car tel était le nom que les Loas avaient inscrit dans sa chair et son âme pour couronner son cœur brave et enragé. Il avait entendu leur chant par-delà la mer et la tempête.

Dimanche l’aperçut de loin, et il sembla qu’un instant leurs regards se croisèrent. Au même instant, la procession se mit en marche, guidant Maman et Kaplata vers le cœur du Bayou. Diab embrassa tendrement sa mère et baisa son front trois fois, puis profita d’un moment d’inattention de son frère aîné pour  se jeter sur lui et le soulever de terre dans une embrassade joyeuse et taquine. Lorsqu’il libéra le pauvre Kaplata de son éteinte trop chaude, il fit un signe à ses serviteurs de porter son instrument au Bayou. Il laissa le peuple défiler à ses côtés, mais resta immobile, le regard rivé sur la silhouette de sa mère et de ses frères qui s’éloignaient, portés par la foule adoratrice et exaltée de leurs sujets.

Il tourna le regard vers la plage pour jeter un dernier coup d’œil à l’océan, qu’il adorait autant qu’il évitait. Et il la vit encore. Erzulie n’avait pas bougé, et elle semblait bien petite et bien seule cette petite tâche sombre sur la plage baignée de clair de lune.  A la lisière du bois, tout juste englobé d’ombre, Dimanche l’observa attentivement. Lui-même luisait de son propre éclat redevenu rouge, mais il n’avait échappé à personne (et surtout pas à Maman) qu’il était plus terne que d’ordinaire.

De fait, et même s’il avait insisté pour accueillir les héros du Bayou en grande pompe, le Baron La Croix était à bout de forces. En tant que second de la lignée, c’était lui qui avait veillé sur leur domaine en l’absence de son frère et de sa Mère. Et les tâches ne manquaient pas: l’océan avait cherché à gober et avaler leurs terres déjà gorgées d’eau, et les monstres s’y étaient multipliés. Alors le Calciné avait dansé et chanté, tout le long de la bataille du Jolly Roger qui se jouait sur les flots et dans les airs. Son corps crevassé, blessé maintes fois par sa propre humanité mais brûlant d’un feu éternel était parvenu à préserver une partie des habitations de la destruction, et il avait enjôlé les zams pour porter secours à ceux de son peuple qui erraient dans les terres de l’Île. Il espérait que Maman serait fière de lui.

Mais pour l’heure, il y avait Erzulie.

Dimanche émergea à pas lents de la pénombre fraîche du marigot en liesse, et s’avança vers sa fiancée. Elle ne semblait pas l’avoir vu. Elle semblait à peine elle-même, en vérité. Il remarqua alors qu’elle frissonnait, et son pas ralentit encore. Il s’arrêta à quelques mètres de distance, et l’interpella sans brusquerie de sa voix chantante :

« E’zili. »






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MessageSujet: Re: Dife ak flanm dife [ Baron Dimanche]   Mer 7 Mar 2018 - 22:21

- E’zili.

L'appelle est lointain. Il zèbre son silence, sa galaxie intime. Elle émerge des eaux de ses souvenirs les plus noirs. Ses grands yeux d'or chutent, trébuchent et se redressent à genoux devant le fils de Brigitte, celui auquel on l'a épinglée pour l'éternité à venir.

- Dimanch...

Son fiancé a l'air braises modestes, plus qu'incendie. Il fume avec plus d'aplomb que d'ordinaire tel un feu de camp humide. Loin des lanternes, des feu-follets et des torches, il semble moins incandescent. Presque froid. L'espace qu'il impose entre eux ne fait qu’accroître cette sensation frigorifique.

-Ou gade tèlman fatige.


Un pas, puis deux, la voilà sur lui. La distance fond comme la cire d'une chandelle, l'intervalle devient négative. Deux solitudes qui se dévisagent. Paumes sur ses joues creuses, pupilles qui fusillent, Dantor se réchauffe au brasero du Calciné. C’est la première fois qu'elle le touche de manière aussi franche, aussi tendre. Avant, elle rêvait d'une colombe déplumée. Les rêves sont pour les enfants.

Elle a un nom, désormais.

Pourquoi l’attend-il ? Ils ne sont que des étrangers l'un pour l'autre. Des êtres qu'on a associé en dépit du bon sens et pourtant qui se font écho avec singularité.

- Mwen se mouye,
dit-elle d'une voix douce et pourtant légèrement atone.

Ses phalanges explorent, comme des araignées, les failles sismiques de ce cou fendillé. Ses poignets dansent, gracieusement, à fleur de peau ; caressent à flanc de couteaux. Que cherche-t-elle ?

- L'océan et le sel... Le Tourbillon...murmures... Li nan lapli sou mwen, andedan.

Ses bras tombent mollement le long de son corps. Ses épaules s'affaissent. Sa délicate silhouette tremble non plus de froid mais de détresse. Il pleut, en effet, dans le cœur de la jeune femme. L'organe s’essore pour retrouver son état de caillou. Et l'intempérie dévale ses pommettes, secoue ses boucles, ses perles et ses grigris. Elle a le chagrin au bord des lèvres.
Qu'importe qu'il la moque. Qu'importe qu'il la voit comme une enfant pitoyable et malheureuse. C'est ce qu'elle est. Du moins, c’est à cette Erzulie là qu'elle dit au-revoir...

- Sèche-moi, Diab...
implore-t-elle.











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MessageSujet: Re: Dife ak flanm dife [ Baron Dimanche]   Mer 21 Mar 2018 - 17:36

Erzulie le regardait avec ses yeux assez clairs pour être de l’or. Elle s’approchait, et à mesure qu’elle avançait Dimanche la distinguait mieux à la lumière de son propre sang : des reflets orangés glissèrent sur les rebonds de son visage, sa joue d’enfant, son front et ses lèvres pleines. Ses cheveux noirs, alourdis d’eau salée, tombaient tristement et collaient à sa peau sombre. Elle avait l’air épuisée, et il ignorait encore les détails de son combat sur le Jolly Roger – car si les zams lui avaient soufflé son nom, ils n’avaient rien révélé d’autre. Et pourtant, toute vidée qu’elle parût, ses premiers mots furent pour lui. « Tu as l’air tellement fatigué ». Le Guédé secoua lentement la tête, moins pour contester sa remarque que pour manifester une sorte de tranquille stupeur.

« A ou mèm. » rétorqua-t-il enfin avec un coin de sourire.

Curieuse petite. Petite curieuse. Elle lui touchait le visage et jouait avec le feu de sa gorge, sans paraître craindre les brûlures. Maman était pareille – ses frères aussi. Il la laissa faire et inclina légèrement la tête pour mieux l’observer. Il la vit peu à peu se déliter, se faner et perdre ce qui lui restait de forces. Son regard chavira et ses épaules sombrèrent – sans y penser, le Baron éleva les mains et les posa avec prudence contre ses bras, la touchant à peine mais veillant à ce qu’elle ne puisse pas tomber. Il la sentait trembler comme une feuille sous ses phalanges trop chaudes. La mambo aux serpents avait beau être une sorcière prodige, elle était encore une âme jeune, bien jeune pour ce vieux Bayou et ses antiques Guédés. Le Calciné la considérait d’un air vide, sans compassion ni jugement, attendant avec toute la patience du monde qu’elle se ressaisisse par elle-même, ou coule entre ses doigts comme de la cire fondue.

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle l’implore. A ce qu’elle dise...

Diab.

Malgré lui, le Baron se figea et quelque chose de paradoxalement froid s’empara alors de son regard. Quelque chose de sourd et de vil, de jaloux et d’amer qui interrogeait tout bas : « De quel droit ? ». Mais cela ne dura pas longtemps. Le temps d’un séisme trop profond pour être perçu, le temps d’une vague sur la plage. Et puis le visage du Guédé redevint lisse et tranquille tandis qu’il lui répondait :

« Kor bon’hèr, Dantor. »

Il est trop tôt. Pour quoi ? Le sorcier saisit sans brusquerie son poignet, et l’invita tacitement à le suivre. Contre toute attente, il ne se dirigea pas vers le sentier secret qui menait au cœur du Bayou, mais longea avec elle la plage jusqu’aux endroits où l’eau de mer se faufilait jusqu’aux palétuviers au gré des vaguelettes du lagon. Là, le sable était tendre et mou, et les bancs qui affleuraient parmi les flaques d’eau formaient des dessins pleins de rondeur et de charme sous le clair de lune. Le Guédé s’arrêta. Les vagues mousseuses venaient embrasser les chevilles d’Erzulie dans un pétillement serein, mais sifflaient et fumaient au contact de la peau du Calciné. Elles semblaient déjà loin, la tempête et la furie qui avaient tourmenté le Jolly Roger des heures durant. Tout n’était plus que calme et repos. Mais il était trop tôt encore pour sécher les larmes d’Erzulie Dantor.
Se tournant vers elle, il éleva une main pour repousser des boucles qui lui collaient au front. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas fait de service sur un banc de sable – une ancienne tradition, qui se pratiquait la nuit tombée pour protéger les âmes de ceux qui ont trop combattu seuls. Il prit une profonde inspiration et dit à sa jeune fiancée, reprenant ses mots :

« La pli i farine andedan ou. Sa lé pa mové, E’zili. Laisse a li couler.»






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MessageSujet: Re: Dife ak flanm dife [ Baron Dimanche]   Hier à 16:09

Inutile de lever les yeux. Elle le sent, elle le sait. Elle a franchi une ligne qui ne lui était pas autorisée. Pour autant, lorsque Erzulie lève le regard vers son fiancé, il y a toute cette fureur en fusion, toute cette rage de femme en colère qui rugit. Elle n'a pas le droit ? Elle le prend. Elle l’attrape à pleine main et le brandit. Ce sera comme cela , désormais, et pour toujours.
Regarde.
Assimile.
Rends compte.

- Kor bon’hèr, Dantor.

Elle bat des cils, encore tout mouillés de sel, et se laisse surprendre par cette tranquille affirmation. Elle n'emet pas de rebuffades ou d'interrogations lorsque il lui attrape le poignet pour la conduire, elle ne sait où.

Pas à la maison, pas au Bayou, juste un monde entre deux tragédies.

Ses pieds s'enfoncent dans la silice engorgée quand ceux de Dimanche effleurent à peine le sable. L'écume embrasse leur chevilles avec la même constance, pourtant, la même indolence. Il n'est pas complètement mort, elle n’est plus tout à fait vivante. Croisement. Il sont les démons d'un carrefour qui ne regarde que leur voyage. Dantor déglutit. L'horizon chargé de paix et de flaques de lune lui semble le parfait tableau de l'injustice. Tous ces sacrifices pour cette belle ignorance...
Des doigts tièdes et placides s'invitent dans ses cheveux, repoussent les boucles qui protège l'univers de son regard de feu. La mambo pince les lèvres, sert les dents, se fait prison en dedans.

- La pli i farine andedan ou. Sa lé pa mové, E’zili. Laisse a li couler.


Ouvre la porte.
Libère le trop plein.
Ses phalanges se tressent à celles de son futur époux. Une amarre. Juste une amarre. Les larmes débordent de ses yeux, roulent sur ses joues. Pour autant, elle ne s’effondre pas.

Elle crie.

Elle crie à s'en casser en deux, à s'en étouffer, à en vomir coeurs et poumons.
Elle hurle à la lune, à la gueule de l'astre nocturne, à l'horreur de cette vie.
Elle vocifère et gronde, trille et s'égosille, jusqu'à cracher la moindre parcelle d'elle-même.
Jusqu’au rien.
Elle est là, tordue, décrochée de ses fils, ployée au milieux des eaux qui n'ont fait qu’engloutir paisiblement son propos. A la poigne de Dimanche, ses doigts sont tremblants et entortillés, mais elle n'a pas rompu. L'amarre a tenu.

Elle tousse et grelotte, les épaules affaissés et la tête basse. Sa prise s'affirme sur la main du calciné. Son museau se lève pour le toiser de toute sa hauteur malgré sa petitesse.

- Mwen se vid ak mouye. Ki jan ou fè ap ranpli m 'konsa?


Sa langue claque sur son palais et de nouveau, l'injection franchit ses lèvres, sans les couleurs de la supplique, cette fois. Abolissant la frontière sans crainte :

- Sèche-moi, Diab...

Et remplis cette carcasse vide qui dérive.








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