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Keith Jackson
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☠ Timonier du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 136
✘ SURNOM : L'Barré
✘ AGE DU PERSO : L'trentaine bien passée

✘ DISPO POUR RP ? : Sacrebleu, c'est qu'ça m'dirait bien !
✘ LIENS : Yoho, l'âme des pirates jamais ne mourra !


MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 15 Juil 2017 - 23:06


On s'enjaille les gars !






Zeb, Zeb... C'est l'seul gars ici bas qui a encore toute mon affection d'pirate, et même un peu d'ma compassion. Jl'aimais bien son ptit Kit. Un vieil ami, un vieux loup d'mer comme on en a plus.
Et quelle équipe on forme ! Lui c'est la voix d'la raison qui fait qu'mes plans complètement barrés fonctionnent. Alors j'acquiesce à son intervention et j'le r'garde sauter par d'ssus bord. Sacré loup d'mer.

"ACCROCHEZ VOUS !" que j'beugle en l'faisant moi même.

Les bras entortillés autour du gouvernail j'serre les dents quand l'Jolly Roger vire de bord. Last était prêt, jl'entends rire et les canons crachent leurs boulets sur l'démon.
On se stabilise et j'lâche prise en lançant mon poings dans l'air :

"Prends ça satané démon !" que j'beugle au-dit démon.

Y m'répond par un cri, un bruit, un foutu machin démoniaque qui m'vrille la cervelle. Il a pas l'air content et moi ça m'rend l'sourire.
Un cul blanc traverse l'pont en un éclair et bondit comme un diable par dessus bord, un harpon en main : Carne !
Et c'est moi qu'on traite de barré après, j'le vois s'écraser contre l'démon visqueux et s'mettre à... Fondre ? Brûler ? J'sais pas mais c'est du sale, j'fais même la grimace d'la compassion.
L'corps flingué du Pêcheur est réexpédié sur le pont où il s'écrase dans un bruit dégueulasse et l'démon approche sa sale gueule du pont. Pire de prêt que d'loin c'lui là bordel !
J'descends, j'sais pas pourquoi foutre dieu, mais j'rejoins ce chien galeux d'harponeur.
Un reflet d'la vie d'avant, avant qu'tout parte en vrille, j'veux pas qu'il disparaisse lui aussi...

"Eh, Carne, l'ami, t'es mort ?" que j'lui demande sans trop savoir si j'peux l'toucher sans m'faire ravager la gueule comme lui.

J'me jette sur un baril d'eau douce et m'fige net. Shifty m'fait face, les orbites vides et.... Un trou dans la poitrine, un trou tout noir, où y avait son cœur, où... Elle s'avance, m'caresse l'visage, colle son corps gelé contre moi et m'embrasse comme jamais on m'a embrassé. J'suis aussi horrifié qu'sous l'charme. J'la veux, j'la veux bordel.
Tout contre ses lèvres j'dis :

"Non... Non... C'pas vrai c'est... Shifty... Pardon... J'te vengerais, j'te jure j'te..."
"MR JACKSON, à la barre ! Tenez-vous prêt."

La vision disparaît comme un foutu brouillard, enfoiré d'démon ! Tu vas payer pour ça et pour c'que t'as fait à Carne !
J'fais rouler l'baril jusqu'au Pêcheur, là j'lui arrache le couvercle et laisse l'eau l'nettoyer.

"Aller mon gars, crève pas." que j'grogne.

Et j'me tourne vers l'Capitaine : oh, ça c'est sa tête de quand il a un plan. J'bondis en criant :

"A vos ordres Capitaine !" les habitudes ont la dent dure...

En courant j'vois encore la silhouette d'Shifty, qu'apparaît comme un foutu cauchemar et à chaque fois j'lui gueule :

"J'te vengerais !"

J'atteins enfin la barre et j'attends. Quoi ? J'en sais foutrement rien mais j'sais qu'ça va pas tarder et quj'ai pas intérêt à l'manquer ! C'est pas ces foutus brouillards qui m'feront dévier, au contraire ils m'aident à m'concenter : si j'crève ici j'pourrais jamais venger Shifty.

"Nom d'un kraken." j'laisse échapper.

L'Jolly Roger vole. IL VOLE !
J'prie pour qu'Zeb ait pas bousillé la barre mais j'ai trop confiance en lui pour prier plus d'une seconde. L'gouvernail tourne à babord, et l'navire finit son demi tour pour montrer son troufion au foutu démon ; et moi avec. J'me claque l'postérieur en lançant :

"Tu l'avais pas vu v'nir celle là hein ? HA !"

Timonier d'un bateau immobile... Timonier d'un foutu bateau volant, hahahahahaha...

"HAHAHAHAHAHAHA !"

Y a plus qu'à lui couper les paluches à c'démon pour qu'il lâche notre bon vieux Jolly Roger.

code par trush



Résumé:
 


Dernière édition par Keith Jackson le Ven 21 Juil 2017 - 15:13, édité 4 fois
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Last
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☠ Maitre-Artillerie du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 84
✘ SURNOM : Le Mélodrame.
✘ AGE DU PERSO : Techniquement plus de 25 ans.

✘ DISPO POUR RP ? : 5/3 (c'est qu'un chiffre. L'été, je suis open comme un bar)
✘ LIENS : Loge du comédien.
Casting du spectacle.

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 15 Juil 2017 - 23:38

Si le navire ne bougeait pas autant, Last danserait au rythme des explosions de canons. Sauf que le Jolly entama un autre mouvement beaucoup plus brusque, violent, et qui manqua de le déséquilibrer.

Enfin, Cthulhu s'était réveillé. Lui qui pensait que la bête s'était effondré aussi vite qu'elle n'avait émergé.

Mais non, elle répondait seulement à toute cette violence. Last ignorait que sur le pont, il y avait quelques âmes qui tentaient la repentance. Pour lui, c'était évident : le monstre était trop monstre pour se montrer clément. Et puis, avec le bruit assourdissant des canons, l'adrénaline combative ne faisait que monter encore plus vite et devenir plus abondante dans son petit cerveau. Sans compter l'ordre de Hook, qui raviva le forban fou qui était en lui.

- Plus fort ! Plus fort ! cria-t-il à l'attention des canonniers qui s’exécutèrent.

Il voulait que ça tonne, que ça rougisse par le feu et le sang, que ça explose les tympans, et même ceux de la grande créature ! Perdu dans son délire, il était intouchable, tant enfermé dans sa petite bulle d'action. Pourtant, elle allait être percée ; par le monstre, les ordres et les avertissements. Il entendit Hook crier d'autres choses, mais comme précédemment, suivit également les conseils de Keith en s'accrochant une fois de plus quelque part. Le changement de direction fut plus brusque et il manqua finalement de lâcher.

Oh non, la fin, si abrupte et frustrante ? Mais quelle scène finale était-ce donc là ?!

Mais l'action se poursuivait : il prit à Loutre Sage un des sachets qu'elle distribuait, et en ouvrant ce dernier, des souvenirs lui revinrent en mémoire.

De la poudre de fée. Il n'en avait jamais vu en si grande quantité dans le creux de sa main, et pourtant, il se souvient d'une image de la dite poudre flotter dans l'air comme si c'était hier. Oui... sa poudre à lui aussi, elle était littéralement dans le creux de la même main. Photon, était la seule poudre qu'il avait pu toucher par le passé – mais jamais assez pour voler. Il se savait parfois nostalgique et mélancolique, mais comment le souvenir pouvait-il redevenir aussi vif rien qu'en regardant cette poudre au fond du petit sac... ?

Maintenant, il avait l'impression d'entendre sa voix.

Les hallucinations de Cthulhu étaient efficaces, sur lui.

Durant un éclair de lucidité, Last obéit néanmoins aux ordres – comme toujours – et jeta la poudre autour de lui. Là, l'illusion lui semblait plus convaincante. Il voyait la fée aristocrate voler autour de sa personne, mais comme le veut ses craintes enfouies et inavouées, s'enfuir en lui jetant des adieux aussi cinglants que cruels.

Last n'aura jamais Photon.

Et il ne le verra plus jamais de sa vie.


La personnalité de Last était trop gonflée d'imagination pour pouvoir réaliser que ce qu'il voyait en ce moment-même n'était que du faux. Alors, sans savoir si c'était ses lèvres ou sa main gantée qui tremblait, il leva cette dernière vers son œil vide – toujours nu sans cache-oeil – et se mit à marmonner avec effroi :

- Où est-il... où est-il...

L'oeil en verre à l'iris bleu semblable à celui de Photon était définitivement perdu, volé et remporté par Cilla. Les secousses lui firent perdre l'équilibre, mais il n'ôta pas sa main.

Il ne remarqua même pas le navire décoller de l'eau.


Résumé:
 
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Loutre Sage
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♐ Princesse des Hurons ♐


✘ AVENTURES : 193
✘ SURNOM : L'Harmonie
✘ AGE DU PERSO : La vingtaine

✘ DISPO POUR RP ? : L'inspiration murmure à ses oreilles
✘ LIENS : Peindre en mille couleurs... L'air du Vent.

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Dim 16 Juil 2017 - 0:03

Le Tourbillon





Loutre Sage est trop affaiblie, son âme elle même est devenue fragile. Alors quand le cri - si c'était bien un cri - du Dieu retentit dans son esprit autant qu'à ses oreilles, l'Harmonie se sent éjectée de l'état de transe avec une violence inouïe. Gémissante, étendue sur le sol, elle est incapable de seulement relever la tête. Le sang continue de couler depuis son arcade sourcilière et de son nez à présent. La huron est incapable de retourner en transe pour le moment et pour longtemps...
L'odeur de pourriture se fait plus forte, les cris lui vrillent les tympans mais elle trouve une certaine paix à sa coupure d'avec le monde spirituel : elle ne ressent pas la douleur et la peur des Êtres autour ; les siennes lui suffisent.
Impossible de savoir combien de temps la jeune femme reste prostrée sur le pont du navire. Son esprit est assailli par des cauchemars où se mêlent les corps mutilés de Koala Cosmique et Louve Tumultueuse, sa mère.
L'arrivée du Capitaine la sort de ces visions terrifiantes mais son corps et son âme crient grâce.
D'une main tremblante elle saisit le sachet et une douce chaleur se répand immédiatement en elle, lui donnant la force de se redresser un peu. Elle ouvre la bourse délicatement et reconnait immédiatement la poussière d'or qui s'y trouve : de la poussière de fées !
Loutre Sage inspire une grande goulée d'air putride mais nimbée de féerie et sans son corps se gonfler de force grâce à la magie.
Elle se relève tant bien que mal et le pirate qu'elle a sauvé de la noyade - il y a une vie de cela - vient lui prendre de la poussière pour en répandre de son côté.
Elle accomplit sa tâche à la proue du navire. Son pas est mal assuré et elle doit se tenir à la balustrade mais son nez a arrêté de saigner. La poussière de fée entre ses mains la protège des cauchemars, du moins assez pour qu'elle puisse faire ce qui doit être fait. Parfois elle s'arrête, ferme les yeux et reprend contact avec la réalité afin de chasser les ombres lugubres qui l'assaillent.
Lorsque le Jolly Roger s'arrache aux eaux fumantes la Princesse se retient de toutes ses maigres forces aux bastingages pour ne pas tomber dans le vide.
La fuite est la décision la plus sage.



Résumé:
 











Dernière édition par Loutre Sage le Jeu 20 Juil 2017 - 0:38, édité 1 fois
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Koala Cosmique
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♐ Papoose des Hurons ♐


✘ AVENTURES : 80
✘ SURNOM : la Flèche
✘ AGE DU PERSO : 12 ans

✘ DISPO POUR RP ? : 1/2
✘ LIENS : Je suis.
(Je fus.)
Nous sommes.

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Dim 16 Juil 2017 - 16:01


Ses yeux cherchent Hérisson Chanteur dans le chaos. Il aperçoit une silhouette excitée près du bastingage, mais c'est l'enfant sauvage.

Là ! Il pointe du doigt une autre silhouette, plus pâle et plus tranquille, et ça ne peut qu'être Hérisson. Ils ne sont pas tant d'enfants. Encore moins de survivants. Comme Abeille ne pourra pas aller à lui, Koala appelle le Narrateur dans un cri un peu brisé.

Il ne doute pas qu'Abeille l'aime et se soucie de lui. Mais Hérisson est son fils et il sait, sans avoir jamais eu de mère, l'urgence qui pulse dans le cœur de la Reine.

Je vais trouver Loutre.

Mais alors qu'il s'arrache à l'étreinte douce d'Abeille Vigilante, une aura de glace arrête son pas. Il se retourne hâtivement et ses yeux rencontrent, une fois encore, le regard givré du Capitaine Hook. Figé, il met du temps à recevoir les mots du pirate, et à y répondre. Ses mains se tendent roidement vers les sacs. Le capitaine repart déjà, emportant son nuage froid dans son sillage.

Koala ouvre le sac, se détournant des retrouvailles d'Abeille et Hérisson. De la poussière de fée. Le plan du capitaine se tisse dans son esprit. Vraiment ? L'idée le rassure et l'angoisse tout à la fois, ce qui l'empêche de bouger pendant une minute. Ils ne tenteront plus de tuer la Créature. Ils ne se précipiteront plus dans les bras de la mort. Mais voler. Pour aller où ? Le ciel leur tombe sur la tête. Le cosmos se déchire d'une plaie béante. Doivent-ils vraiment s'y engouffrer ? Koala lève la tête vers les cieux.

Plutôt le ciel que le monstre.

Sans cesser de contempler la voûte effilochée, il trouve les cordages et s'y perd. L'une des mains étreint la corde, l'autre le paquet. La peur a disparue, ou du moins quasiment. Elle revient. Elle revient lorsqu'il vomit la fumerolle qui s'incarne, grosse et opaque, devant ses yeux trop fatigués pour s'agrandir.
Sous ses pieds, des cris d'épouvantes et des formes abominables, il devine à demi que c'est là l’œuvre de la Créature. Ses fumerolles à elle. Leurs horreurs à eux.
Il fixe longuement la fumerolle à tête de loup et ailes d'oiseau. C'est étrange de la voir là, si près, si réelle, dans son propre monde. Son cœur bat d'un rythme effréné. Des babines retroussées de la fumerolle s'écoulent des filets de bave sombres. Ses yeux ne sont que fureur rubescente. Koala ne la quitte pas des yeux. Tu es moi et je suis toi. Nous ne pouvons nous blesser. Il sait que c'est faux, ou du moins pas forcément vrai, mais c'est la seule vérité qu'il s'autorise à rejeter.

Et tandis que le regard le poursuit, embrasant sa peau et ses habits, il continue son ascension et disperse la poudre de fée d'un geste qu'il veut sûr et ample. Le processus met du temps à s'amorcer, mais bientôt le navire échappe à l'emprise de la Créature déroutée, de celle de la mer elle-même, et gagne le ciel déchiqueté.

La Fumerolle gagne ses hauteurs et lui mord l'épaule. La douleur est réelle et fausse en même temps. Koala ne bouge pas, une larme tombe mais seulement une. Il redescend doucement, la fumerolle harnachée à son omoplate.
Il repère Loutre sans même la chercher. Les cauchemars lancés par la Créature ne semblent pas l'atteindre. Ça n'étonne pas Koala.
Il se glisse à son côté sans bruit, et pendant longtemps il ne dit rien. Leur immobilité paraît absurde dans le chaos ambiant. La Fumerolle a englouti son bras.

C'est étrange de voler. parvient-il seulement à souffler.

C'est presque aussi effrayant que tomber.



résumé - interaction Abeille / Loutre:
 






Koala en chair et en os ::
 


Koala Cosmique médite en sienna.


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Maman Brigitte
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☠ Maîtresse du Bayou ☠


✘ AVENTURES : 17
✘ SURNOM : La Licencieuse
✘ AGE DU PERSO : Personne n'ose le demander

✘ DISPO POUR RP ? : Oui !
✘ LIENS : ✢ Fiche
✢ On dit qu'elle vient d'Angleterre.

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Mar 18 Juil 2017 - 20:11

Il arrive.

Les hurlements de Maman ont tout pris d'elle. Le visage toujours face au ciel, le liquide poisseux qui s'extirpait d'elle arrosant le dieu d'orgueil. Mais elle est toujours debout, Brigitte. Face à la montagne qui menace de la réduire à néant. Elle n'est que loas et yeux blancs. Alors qu'il s'approche, elle baisse finalement la tête, tenant à peine, comme une vulgaire poupée de chiffon. Mais elle sourit. Avec ses dents noirs et ses vapeurs de loas qui l'effleurent comme des amants joueurs.

Elle sent l'haleine de Cthulhu, prête à reconnaître une défaite, bouffie de fierté d'avoir fait pleurer un dieu. De lui avoir arraché des cris de souffrance. De lui avoir fait mal. Les bras écartés, elle entends au loin Samedi l'appeler, mais si quelqu'un contrôle encore les mouvements de Brigitte, se n'est plus elle.

Son souhait, désormais, c'est de le brûler de l'intérieur, de lui bloquer la gorge et de l'étouffer. « VieeeEEeeeEEEens » Qu'elle sussure lentement alors qu'il s'approche, son haleine manquant de la balayer, après avoir réduit le pirate à néant. Mais il stop. Laisse à Brigitte le temps de le regarder fixement dans les yeux un instant. Il écoute quelqu'un d'autre, il n'accordera pas à la maîtresse du bayou son dernier souhait. Il recule, il attaquera d'une autre manière.

Maman, de ses prunelles laiteuses, clignent des yeux. Plusieurs fois. Ses mains se lèvent sur ses oreilles, s’enfouissent dans les dreadlocks poussiéreuses. Maman marmonne et bave du noir. Dans une langue oubliée, une que mêmes ses enfants ne parlent pas. Ses traits se déforment dans une colère sourde, et son menton en tremble. Elle sait d'où ça vient, et elle lui parle, à Cthulhu qui n'entends pas, ne prends pas la peine d'écouter autre chose que ses louanges.

Pour qui se prenaient-ils? À lui faire résonner des souvenirs d'une époque révolue, sur laquelle elle avait craché, pissé, moqué? Des bribes oubliées, des fondations d'un esprit malade, tout ce qui a fait d'elle une porte vers un monde que personne s'osait imaginer. Une époque que les plus vieux esprits voulaient oublié, des visages que même le temps n'a pas su effacé. Ni les visages. Ni les cris. Ni les joies. Ni la douleur. Ni les cicatrices.

Maman se souvient de tout, et cet affront, l'affront de l'enfant, elle le gardera en tête pendant longtemps.

Très longtemps.

Ses dents dégoulinent encore quand la voix d'Hook résonne.
Maman lui sourit. Peut-être. Maman a plus de raison de sourire au capitaine que tout ce qui peut l'habiter en cet instant. Elle le fixe toujours du regard quand elle enfonce ses dents sales dans la peau de son bras, arrache la chair, laisse goutter en abondance le sang sur le pont. Les rainures du bois absorbent l'hémoglobine, lui font parcourir le pont, ce sang chargé en magie. Ce sang bénit.

La chair pend tristement, Maman ne semble même pas s'en émouvoir. « SaAAAmeEDIIII, DaAAaaannTOOOORRRR. » Qu'elle siffle à peine : elle sait qu'elle est entendu.

Elle leur désigne le corps meurtri du pirate, un amas de chair brûlé pathétique.

« VéNÉRer lA MOrt. » Elle s'approche de lui, jette à peine un regard sur le cadavre, mais arrache un nouveau lambeau de chair, et le jette sur le cadavre. La peau noire se mêle à la chair blanche meurtrie, qui l'absorbe.
Le labeur sera lent et douloureux. Maman, elle, laisse le sang goutter sur le pont.

« SALir LA vie. »

Elle marche, marche, marche. Les laisse terminer son office, alors que ses yeux se remplissent à nouveau d'encre, et que les esprits quitte ses offices et volettent à nouveau autour d'elle. Alors que la coque s'envole. La fuite est donc choisie.

Mort.
Vie.
Aucun des deux frères ne triomphe, à l'Île de Jamais.
Spoiler:
 






Insert your needles elsewhere I'm broken as it is, Cannot stand, or take the fall Consider it as a bliss. Scars And Stitches Battered Heart Broke Down And This Time It Will Not Heal. We Were Crushed By Her Halo Oh What A Way To Go...
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Miss Annabelle
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☠ Fille de Joie ☠


✘ AVENTURES : 128
✘ SURNOM : La Dormeuse
✘ AGE DU PERSO : 20 années

✘ LIENS : L'entrée des Contrées est par la mer, mais Il y dort... prenez garde au Dormeur qui rêve et attend

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Jeu 20 Juil 2017 - 14:35

La scène était ignoble, était comme sortie des nouvelles qui nourrissaient ses lectures. Le pirate infecté était un spectacle difficile que la fille de joie ne pouvait pas regarder. La vision se trouvait déjà troublée par des larmes. Il n'en fut que peu qui avaient vu que des attaques, il n'y avait que les humains en action. Elle était un peu soulagée en voyant que l'Harmonie voulu méditer, puis inquiète lorsque le cri brisa ce calme possible.

La Dormeuse essaya de ne pas se retourner, de ne pas regarder les dégâts, de ne pas voir la magie cauchemardesque des gens du Bayou. Elle fuyait les visions, elle fuyait les créatures immondes qui apparaissaient çà et là sur le pont. Des profonds, des enfants de Cthulhu déformés par les cris hilares de moquerie envers les humains. Il y avaient des choses, des Hybrides nés des accouplements d'humaines et de Grands Anciens. Ceux qui avaient été anéantis par le déluge. Ceux-là même qui avaient essayés de prendre le pouvoir.

L'angoisse, la peur, prenait les entrailles de la fille de joie. L'angoisse de s'arracher le visage par folie d'avoir contempler un Ancien. Les lois physiques n'étaient pas les mêmes. Peu à peu, ses cauchemars la forcèrent à plonger son faciès entier dans les mains. Annabelle continuait malgré tout de parler à Cthulhu, de lui demander pardon. Qu'ici aussi, les humains restaient des humains. Que seule la morale les tenaient encore éloignés de la perte. Enfin, selon ce qui avait été dit dans les récits. Dans ce petit monde qu'elle avait emporté avec elle en venant sur ces terres imaginaires.

Elle essayait de calmer, de ne penser qu'aux mots pour le Dormeur. Elle lui parlait de Barbelzoa, encore, de lui rendre ce statut de prêtre, de lui dire de se soucier de cette déesse. Que cette dernière devait retrouver sa place auprès de son père. Que ce ne serait pas les gens de ce monde qui risquaient de la blesser, puisqu'un jour, elle retrouvera cette matière spectrale qui la sortira de son sommeil.

Annabelle parlait encore de cette déesse. Elle essayait, toujours et encore, entre quelques sanglots de peur des choses qui erraient autour d'elle. Des horreurs de son petit monde.

Puis, elle prit son courage pour regarder se qui se passait. Les ordres de Hook la rassurèrent, enfin, elle ne le fut qu'une fois que le navire décolla. Ils allaient voler. Ils allaient donc laisser Cthulhu en paix. La fille de joie se penchait encore au bord du navire pour voir l'Ancien. Larmes aux yeux, toujours. Peur et inquiétude mêlées.

- Retourne à R'lyeh, celle où tu es arrivé, je continuerai mes berceuses. Rêve et attends, Barbelzoa dort encore.

Du moins, elle le supposait. Sinon, sans doute, le monde serait bien différent.

Dans son Appel, les marais vénéraient cette créature. Cette différence soulageait Annabelle, parce que les choses n'étaient pas exactement comme dans son livre. C'était la preuve qu'elle pouvait ne pas craindre infiniment. Peut-être que ces choses qu'elle pensait réelles, qu'elle pensait sentir derrière elle, l'écouteraient. Puisque tout n'était pas comme dans ces histoires. Elle pourrait ne pas être qu'une vulgaire fourmis.

Peut-être pouvait-elle espérer être aussi importante qu'Eleanor à Kadath ?

De sa voix cassée, sans séparer ses yeux de Cthulhu, elle marmonna une berceuse. Peter Pan lui avait dit, elle serait un peu comme sa maman. La Dormeuse devait alors consoler.

- N'est pas mort ce qui à jamais dort.

Les Anciens étaient éternels, au-delà du temps. Au-delà de la vie et de la mort même. Du moins, ce fut ainsi qu'elle l'avait montré au Roi de ce pays.

Malgré l'odeur ferreuse, la magie inquiétante des gens du Bayou, elle chantonnait pour oublier les horreurs et pour montrer toute sa tendresse au Dormeur.

- Parle par les rêves... laisse-nous partir, s'il-te-plaît. Écoute ceux qui te vénèrent dans l'autre monde... Parle-leurs dans les rêves et leurs cérémonies.

Plus le sol s'éloignait, plus elle sentait son coeur se serrer un peu. Elle avait sauvé Neverland avec Peter Pan, il y a bien longtemps. Mais le Tyran de l'Île n'en avait pas pris compte lorsqu'il l'avait bannie, elle aurait dû laisser Cthulhu s'élever. À l'époque.

Là, elle se retourna. Scrutant le pont, elle chercha du regard ceux auxquels elle tenait et ceux qui l'avaient aidée. Eux, si elle parvenait à emmener pire que le Dormeur, elle essayerait de les sauver. Elle sécha ses larmes et défit sa natte. Plus pour s'occuper, pour détourner le regard du sang, que par réel besoin.

Spoiler:
 






Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn




Spoiler:
 
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Typhon
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≈ Sirène Simple ≈


✘ AVENTURES : 31
✘ SURNOM : La Succube
✘ AGE DU PERSO : inconnu

✘ LIENS : Red Sky

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Jeu 20 Juil 2017 - 14:54

La Succube observait, le sourire aux lèvres. Finalement, elle s'était approchée. Prenant soin de ne pas se faire blesser, elle observa et écouta les paroles de sa soeur. Typhon ne voyait justement pas de point commun entre la beauté ensorcelante de ses soeurs et elle avec cette créature dont l'existence ne correspondait en rien avec les lois physiques. Il n'avait rien d'un frère.

Mais soit, elle ne trouvait pas non plus d'intérêt à attaquer une chose encore plus vieille qu'elle. Que son Père même.

Elle observait, elle souriait en voyant sa Nacre se régaler de chair humaine. Là, elle voyait des choses qui la mettait déjà bien plus à l'aise. Venez. Tombez.

Typhon attendait mais se demandait aussi si elle voulait manger ou non. Elle ne pourrait pas savourer dans ces conditions, elle ne pourrait rien faire comme elle l'adorait. Voilà un problème bien compliqué... Et sa chaleur perdue, était-elle sur le navire ? Elle n'en savait rien. La présence pesante, les coups de canons et la folie humaine ne l'aidaient pas à se concentrer. Elle choisit alors de se prélasser, de faire la planche, se régalant des cris des deux partis.

Enfin, elle vit un filet lui tomber dessus. Quelques coups de protestation, puis... en effet, elle se souvint qu'elle devrait retourner vers sa grotte sous-marine, et de finir l'encas qu'elle avait commencé. Elle devait donc repartir avec le Jolly Roger. Qu'elle le veuille ou non.

La Succube glissait ses doigts entre les mailles. Elle vit la situation, les gens, le sang. Elle se lécha les babines en écartant quelques mèches lourdes d'eau de sa vue.

Elle se balança et envoya dans les airs un baiser à l'un des matelots qui l'avait remontée avant de laisser un rire s'entendre. Typhon ne mangerait pas, promis. Elle voulait retrouver les eaux de son Père, elle voulait redevenir plus terrifiante que la créature bizarre.

Elle murmura quelques sons, une musique presque inaudible. Pour s'amuser à rythmer la scène devant ses yeux. Le sang, il dessinerait si bien sur des peaux ou dans les eaux.

Glissant une main au travers du filet, elle dessina avec une goutte rouge sur le bois. La sirène aimait les tatouages et les dessins. Elle-même était décorée de cet art coincé sous l'épiderme, ses yeux trouvèrent distraction à observer les humains portant en parures des encres immortalisées.

Spoiler:
 
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Zeb Skelton
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✘ AVENTURES : 12
✘ SURNOM : La Rouille
✘ AGE DU PERSO : Cinquantaine

✘ DISPO POUR RP ? : Volontiers, si vous n'êtes *vraiment* pas pressé
✘ LIENS : Le Charpentier et ses Outils

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Ven 21 Juil 2017 - 2:21

Quand le Roger avait brutalement viré de bord, Zeb avait été emporté par la force centrifuge du bateau et il s'était retrouvé à distance de la coque, à faire le pendule au bout de son amarre; dans l'impossibilité de remonter à la force de son seul bras valide, il n'avait pu qu'attendre que le mouvement de balancier le ramène progressivement jusqu'à la poupe du navire. Attendre, quand le reste de l'équipage et les passagers étaient une ruche en pleine effervescence. Attendre, tandis qu'un effroyable cataclysme s'abattait sur ce bateau tant aimé et sur les hommes qui constituaient sa seule famille (à présent).

Attendre, et regarder.

Oh, la Rouille avait bien trop regardé.

Il avait vu le jeune matelot qui l'assurait depuis le pont, un ancien Perdu que tout le monde appelait Kettle, à cause de son visage rond et avenant, et de sa manie de siffler quand il travaillait - ce matelot, qui se tenait là, précisément là, à côté du bastingage, parce que le maître charpentier lui avait demandé de l'aide. Il n'avait fallu que cela, qu'il se fut trouvé là quand la Rouille avait eu besoin de quelqu'un. Puis la sirène translucide avait heurté le bateau. Kettle était passé par-dessus bord. Et son existence s'était dissoute dans un hurlement et une flaque de sang.

Zeb avait vu le monstre, la bête, l'énorme, vaciller au-dessus du navire comme la plus ignoble et repoussante des vagues scélérates. La Rouille se sentait nauséeux rien qu'à le contempler, conscient que cet amas reptilien de tentacules était une insulte au monde de par sa simple existence. Pourtant le pirate ne pouvait pas le quitter des yeux. Il sentait sa puissance dans ses mouvements lents et inexorables, sa fureur dans ses crissements qui traversaient le tympan en droite ligne jusqu'à l'âme.

Zeb avait vu la silhouette sèche de l'enfant singe, lorsque lui aussi avait culbuté dans les eaux verdâtres. L'un des guerriers Peaux Rouges l'avait suivi, immédiatement, sans hésiter, plongeant avec un sang froid suicidaire du haut du pont, au mépris des sirènes anthropophages et du Mal qui, terrifiant, hurlait sa douleur et sa rage au point d'arracher encore quelques pièces au malheureux Jolly Roger.

Puis, enfin, Zeb avait vu Carne. Il l'avait vu s'envoler depuis la proue en une voltige meurtrière, magnifique, sauvage. Et il avait vu l'odieux massacre calciné dans lequel son élan s'était achevé.

"Putains des sept mers..."

Sans trop savoir s'il jurait plus par colère, désespoir ou terreur, luttant contre le mouvement de balancier de la corde qui commençait enfin à apaiser sa danse folle, la Rouille entreprit de remonter le plus vite possible - ce qui restait hélas terriblement lent: sans l'aide du pauvre Kettle, son avant-bras droit pouvait lui permettre de verrouiller l'amarre et l'empêchait de chuter plus bas, mais seul son bras gauche pouvait le hisser, et la Rouille était très loin d'avoir la condition physique nécessaire à une telle épreuve. Pourtant il s'éleva, petit à petit, en murmurant des injures à ce corps qui le trahissait.

Quand il fut au niveau de la dunette, il put appuyer ses pieds sur le bateau, et avoir la double satisfaction d'avancer plus vite et de décharger un peu ses lombaires incandescentes. Petit bonus, l'étrange créature qu'il avait remarquée à la descente profita de sa présence pour jaillir de son précaire perchoir, pendre appui sur l'une de ses bottes et filer le long de la corde, vers un gréement qu'il devait estimer plus accueillant que cette poupe un peu trop près de l'Horreur.

De plus en plus près d'ailleurs, non? Est-ce que le bateau continuait de tourner, à cause de son gouvernail bloqué? Zeb fronça les sourcils: non, c'était plus pernicieux. Il avait la désagréable impression que Keith avait lâché la barre. Dans ces circonstances, ce ne pouvait être que très très mauvais signe.

La Rouille baissa les yeux, et le sillage courbe du Roger confirma son impression: ils allaient se retrouver dos à l'ennemi... et lui-même était entre le marteau et l'enclume. Tout comme, d'ailleurs, le guerrier Peau Rouge dont Zeb distinguait la longue tignasse noire parmi les bouillons marécageux, loin en contrebas, et de plus en plus à l'arrière du navire - il avait l'air conscient, mais avait-il récupéré le garçon?...

Zeb eut à peine le temps de se demander s'il pouvait faire quelque chose. Puis la créature hurla.

Elle avait une voix d'impossible, une clameur de tempête et d'affreux naufrage qui hérissa la Rouille des pieds à la tête. Il vit le monstre se pencher, ses tentacules approcher le Roger; électrisé, le charpentier se hissa jusqu'au bastingage dans un ultime effort, qui le laissa haletant et en sueur, avec un dos qui ne semblait plus composé que de muscles tétanisés et de nerfs en fusion. Du coin de l'œil, il entrevit un homme qui se tenait juste à quelques mètres, les bras ballants.

"Eh! EH, LA BERNICLE! Viens m'aider au lieu de..."

Claquage. Aussi violent que celui d'une amarre qui rompt et balaie un pont, brisant les os et les vies.

Cet homme qui se tenait tranquillement sur le gaillard arrière. C'était Kit.

Kit sans son sourire, sans son violon, sans son bandeau et sans son œil. Vivant et pourtant mort, vaporeux comme s'il n'était fait que de brume et de cauchemars. L'unique iris qui lui restait était éteint, couvert d'un voile glauque que la Rouille ne lui avait jamais connu.

Il sut tout de suite que cette chose n'était pas son fils. Cela ne changea rien à la déchirure qui traversa sa poitrine.

Puis une main vint se poser sur son bras valide, qui était toujours noué au bastingage. Une belle main, large, forte de muscles et de cals apportés par un travail rude, mais froide, glacée; elle aurait dû être d'une jolie couleur caramel, si elle n'avait pas été couverte d'hémoglobine.

Cette fois la Rouille ne leva pas la tête.

De très loin, il entendit le grand mat craquer, des hommes hurler, une femme rire avec férocité. À la périphérie de sa conscience, il y avait aussi cette tignasse noire, dans l'écume sale, et la petite silhouette décharnée qu'elle avait poursuivie.

Ne pas réfléchir. Ne pas ressentir. Ne pas les regarder. Plus tard. Tout cela, plus tard.

La Rouille écarta sa main d'un geste raide. Le fantôme ne chercha pas à la poursuivre. Sans le regarder, Zeb se hissa par-dessus la rambarde du gaillard arrière, et se retourna aussitôt pour défaire son harnais de fortune et enrouler la corde. Il sentait des regards fixés sur lui, sans savoir si c'était des vivants, des défunts ou des absents. Il eut envie de les insulter. Mais ce qui passa ses lèvres ne fut qu'un murmure, qui le surprit lui-même:

"Je suis tellement désolé. Tellement désolé."

La Rouille se sentait nauséeux. La réalité disparaissait dans un chaos aux relents de cadavre. La créature avait agrippé le Jolly Roger avec l'insanité qui lui servait de visage, tentacules et scories noires rampaient sur le pont. Encore un craquement, dans le gréement cette fois.

Kit. Silas. Et leur jugement muet.

Ils ne me pardonneront jamais. Jamais.

Et soudain, une voix. Connue, connue par cœur, si ancrée dans la mémoire et l'inconscient de Zeb que pour lui elle trancha dans la cacophonie avec l'aisance d'une lame:

"Où est Monsieur Skelton?"

D'un coup, tout fit sens à nouveau. Les gémissements du bois martyrisé, le pont luisant de morceaux d'au-delà, les vergues qui hurlaient, les haubans qui claquaient, les voiles lacérées. Keith, réapparu à la barre, présentant glorieusement son postérieur au monstre qui tentait de les exterminer. Et une fragrance incongrue, anormale même alors que les ordres de Hook traversaient le navire: l'étrange parfum doré de la poussière de fée.

Bénis soient les dieux des océans: la Rouille sentait qu'on ne le regardait plus.

D'un geste rapide, il arma son bras gauche et lança la corde avec la précision qu'apporte des décennies d'entraînement; le bout de l'amarre alla se perdre dans les vagues putréfiées, loin, très loin de la coque - trop loin pour que l'on vît que quelqu'un surnageait là, à moins de savoir qu'il s'y trouvait. La Rouille sentit la corde se tendre dans ses paumes, presque violemment, et un sourire fugace anima son visage creusé. Il appela rapidement quelques marins à l'aide, coupant leurs scrupules d'un rédhibitoire:

"Deux hommes à la mer."

Ensuite seulement il se précipita vers le gréement, entraînant deux pirates dans son sillage. Il était temps: le grand mat penchait sur son axe rafistolé, la vergue d'artimon était à moitié arrachée, au moins trois voiles se déchiraient. Zeb arracha ses bottes plus qu'il ne les ôta avant d'entamer son escalade, pieds nus, comme il l'avait fait tout au long de sa vie. En quelques minutes, une dizaines de coups de haches et autant d'ordres savamment relayés, le bois qui craquait fut coupé, on amena les voiles trop fragilisées tout en déployant toutes les autres, d'autres haubans et étais furent tendus et attachés.

"Et charcutez-moi ces saloperies de tentacules avant qu'ils ne brûlent encore un mât!"

Le Jolly Roger était indéniablement mal en point, mais la Rouille savait qu'il pouvait en supporter encore plus. Hook avait raison: avec ce qu'il fallait d'efforts et de talent, le bateau tiendrait.

Après tout, n'était-il pas en train de s'envoler?

Résumé:
 
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Carne
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Now we cannibals always say grace...
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Ven 21 Juil 2017 - 8:52



Carne était mort plusieurs fois dans sa vie.

Tout d'abord, lorsque sa Faim l'avait poussé à dévorer sa chère et tendre Sangre. Avec elle, il avait festoyé de sa propre innocence, ne laissant derrière lui que le squelette de l'enfant qu'il était.
Et puis Grizzli était parti, le clan Piccaninny avait trahit sa confiance et Nadie, la panthère, l'avait écharpé. Il était mort avec l'embrasement du Jolly Roger et le reste de famille indienne qu'il avait eu.
Il s'était fait bouffé par Saline, tabassé par Tsunami, poignardé par un Perdu, brûlé vif par un Wilhelm aux abois.
Et Stealth lui avait arraché le coeur à trois reprises. Trois.

Et pour chaque trépas, la Grande Mère avait remis son fils debout, nourrissant sa témérité.
Ou sa précipitation à en terminer.

Oraciones para la carne...
Aujourd'hui, la Faucheuse lui ouvre les bras. Son habit est de brume et de sel, tissé avec le fil soyeux de la plus haute désespérance. Son manteau opaque s'ouvre sur la plus belle des souffrances. Son corps brûle, fond, à l'image d'un amour interdit qui le consume depuis l'éternité. Sa carcasse imprime enfin ce qu'il est : un être pathétique et calciné.
Oraciones para la carne...


- Stealth... murmure-t-il à l'agonie.

Il prie pour que la jeune fille abrège la vilenie de ses tourments. Qu'elle le laisse enfin partir. Mais sa chevelure rousse lui balaie le visage et ses bras constellés de son le retiennent. Elle est nue, magnifique et désirable. Et ses baisers sont autant de morsures pour son âme en charpie. Elle plante ses dents dans sa chair, en arrache chaque morceau avec la plus haute délectation. Son visage respire l'amour et la satisfaction à chaque bouchée consciencieuse, à chaque mouvement de houle de son bassin. Intense mastication, plaisir de la dégustation. Le sang et l'encre turquoise dégoulinent sur sa peau de lait et maculent ses seins comme son ventre. Elle le mange avec les deux et ses gémissements d'extase ne font qu'attiser le feu qui le bouffe.
Il jouit.  
Petite Mort pour Grand festin.
Il crève.
Grand Départ pour Pauvre Crétin.

L'eau le ramène à ses sens, à sa douleur véritable. A défaut de laver ses plaies, Keith lui a nettoyé l'esprit. Trois visages noirs comme la plus profonde des nuits se penchent alors. Les démons du Bayou lui sourient.
Et leur oeuvre commence.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhh !!!!

Les hurlements désincarnés du Pécheur accompagne l'envole du navire.

Résumé:
 







Oraciones para la carne....


Merci de ta bénédiction, Duck prêtresse de SWAG ZE GREAT GOD !!!!:
 
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Erzulie
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Erzili O!Ke ou nwe,
Erzili O! Ke ou nwe,
Ke o nwe,
Men se pa put petit kay la!


MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Ven 21 Juil 2017 - 11:17



Tohu-bohu !
Kanaval nan Foli !
Le Monde Figé n'est qu'un rêve et le dormeur s’est éveillé.
Kochma ! Kochma ! Kochma !
Il ne veut plus se recoucher. Il dévore les loas en porridge, gobe les morts avec son café. Copieux et vaste petit-déjeuner.
Le Monde est figé et Erzulie avec.

Sur le pont, pâle et diaphane, marche une silhouette spectrale. Un Fantôme Farine. Son regard est vide, ses bras ballant. Il avance avec le pas lent des zombies.

- Ghost... couine l'Amour, inquiète et passionnée comme au premier jour.
"Danse avec moi...."
Sa main est froide et son regard n'a plus de couleurs. La réalité rampe dans l'estomac de l'adolescente comme une mauvaise couleuvre.
"Danse avec moi, de quoi as-tu peur ?"
- Danse, danse, et danse toujours... Demain ne viendra peut-être jamais, tu sais. Alors danse sans t'arrêter ! Ils valsent, le coeur bondissant, l'âme à l'unisson. Gais, innocents, un coeur battant pour deux. Bo mwen. Et son baiser est doux, léger, un picorement d'oiseau.
"Adieu, Erzulie. Tu n'auras plus de rubans à accrocher aux branches de Mathousála."
- Nan, nan...Mwen renmen ou pa kite m '!
Mais il est trop tard. Les pluies délavent ses joues et diluent l'être aimé. Il ne reste plus que sa poitrine évidée, la frustration,... La colère.... Elle s'arrache les cheveux par poignées en glapissant, enlevant par là le gri-gri emplumé de son amant.

-...DaAAaaannTOOOORRRR.

Murmure à peine audible pour le commun des mortels.
Voix de stentor dans la caboche de la Bru des Marais.
Erzulie se retourne, coule vers le cadavre blafard et tatoué, et fixe sans battre des cils Maman Brigitte de ses prunelles mordorées.

- VéNÉRer lA MOrt.
- VéNÉRer lA MOrt,
répète-t-elle avec le même timbre désincarné.
- SALir LA vie.
- SALir LA vie !

Samedi et Dantor se penchent sur le pirate agonisant. La chair de Brigitte s'écrase sur la peau en fusion, les sirènes d'encre dévorent l'offrande et font leur cette noirceur opportune. Samedi, étale le sang maternel, consciencieusement sur toute la surface à vif du matelot qui s'époumone de douleur. Les salines turquoises se gorgent et se rengorgent de cette boisson revigorante et inespérée. Dans le dos de Carne, là où sa peau a brûlé entre ses deux omoplates, des tentacules noires se recroquevillent dans la crevasse comme pour échapper au rituel vaudou et observer.
Dantor a un râle terrible et inquiétant. Les lèvres de Carne bougent toute seules, et c’est distinctement qu'on l'entend formuler :

- Erzulie Dantor!
Manman an!
Lamarye Dimanch, lamarye a kalsine!
Dantor manman an, pwoteksyon mwen, vin ede m ', mwen bezwen ou!
Vini non isit la, mwen sipliye, epi pou manje m '!
Dantor Erzulie, manman, ou wè sa manje?
ou wè ke kè?
Èske ou ka wè m 'm' konsa?
Tanpri, ban m 'pwoteksyon, kè kontan, renmen, konfyans, sante, sante ak chans.
Dantor Erzulie, manman, ou wè sa manje?
ou wè ke kè? Èske ou ka wè m 'm' konsa?
Mwen sipliye ou, ban m 'fòs la yo ka resevwa yo.

- Mwen tande ou, ti gason ...

Elle plonge ses mains profond dans la poitrine désassemblée du mort-vivant, écarte les côtes, extirpe le coeur noué de veine et encore pulsant. Il est brûlant de vie, il s'accroche à celle-ci et bat faiblement. Le beau-frère observe la belle-soeur avec un sourire  terrible. Il lui tend une aiguille à coudre sortie de nulle part. L'Amour attrape une de ses boucles arrachées sur le sol, glisse les cheveux dans le chas et fait encore ce qu'il sait faire de mieux.

Il repart le cœur abîmé.

Elle brode au point de croix sont vévé sur les valves.
Une fois son oeuvre de couture achevé, elle replonge l'organe bouillonnant dans son écrin. Les os referment les barreaux de la cage thoracique, le plexus maintient la serrure, les muscles se recomposent et la peau se restaure comme au jour premier.

Carne sera l'éternel obligé du Bayou.


Résumé:
 







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Capucin Farouche
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Ven 21 Juil 2017 - 15:00


C'est un cri de bête, qu'il pousse, quand la main se referme brutalement sur sa queue de singe.
Ça tire, ça brûle, on dirait qu'on veut lui arracher. Ses ongles noirs grattent contre la peau du bateau.
La force de la main est telle qu'elle le tracte en arrière, elle l'emporte vers le nid des coups de feu et Capucin Farouche expulse un autre cri de bête. Il se débat avec une frénésie épuisée dans les bras accrochés à la main, mais il ne peut plus, même plus pousser de cri, et il finit par pendouiller en gémissant, en grognant, on ne sait plus très bien. Les cheveux accrochés aux bras accrochés à la main ondulent sur sa peau crasseuse.

Et puis, la fumée. C'est une fumée de fumerolle, pas la fumée du Feu Sacrée des Delaware ou de la bouche des canons. Elle fait des cabrioles, sous ses yeux couleur de miel qui peinent à rester ouverts.
On dirait qu'elle hésite, la fumée. Elle semble vouloir devenir serpent, puis flammes, puis meute de loups à l'agonie, puis... puis finalement, elle s'approche de lui, et le corps tout cassé de Capucin Farouche se crispe.
Elle s'approche, s'approche, se dresse, se précise, à présent la fumée est barreaux, solides et implacables barreaux, qui le font tomber au sol et l'emprisonnent. Pas de porte, pas de trou, pas de branche. Rien que des barreaux en fumée opaque. Il tend les bras, Capucin, et cogne son crâne contre les barreaux, mord les barreaux, tord les barreaux. Il hurle. Ça ne sert à rien. Tout le monde sait que les cages imaginaires sont les pires.


*



Il y a du sang noir qui serpente sur le pont. Capucin, recroquevillé dans la cage, le voit glisser vers lui. Il a l'air si vivant que Capucin se demande si ce n'est pas un animal, finalement.
En suivant sa course des yeux, il voit le corps du Visage Très Pâle. Il a l'air comme recraché. Les Peaux Brunes se sont penchés sur son corps qui meurt.

AH !

Capucin ne sait plus dire les mots. Mais son bras s'est tendu en direction du corps qui meurt. Peut-être que Grizzly l'a entendu. A part si Grizzly est dans une cage aussi, avec des barreaux opaques aussi. Capucin croit entendre son cri. Un cri de bête aussi.

Le sang qui serpente est venu jusque dans la cage et lèche les pieds de Capucin. Capucin le renifle, pose sa joue contre lui, le caresse du bout des doigts. Son poignet cassé ne lui fait plus si mal.
Sa langue vient toucher le sang qui serpente, qui rentre jusque dans son ventre.

Il lui semble que la cage se met à fondre, puisqu'en se retournant sur le dos, il voit la couleur du ciel.


résumé:
 










Capucin rugit en brown.
.......

cadeau de césar:
 


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Abeille Vigilante
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 22 Juil 2017 - 1:31


Là !

Elle lève la tête vers l'endroit qu'il désigne, même si elle ne peut pas voir. Elle doit avoir l'air désespérée. En tout cas c'est comme ça qu'elle se sent. Autour d'eux le bruit des canons déchire l'air, tout le monde hurle toujours, le bois vibre sous leurs pas. Les grondements du monstre. Et un rire, un rire qui paraît ici si incongru.
Derrière tout ça elle cherche frénétiquement à entendre sa voix.

Je vais trouver Loutre.

Son cœur tangue comme le pont du navire. Elle se rend seulement compte à quelle point elle a paru détachée. Et elle n'aurait pas dû. Elle ne doit pas le laisser seul. Elle ne veut plus desserrer son étreinte.

« Attend », dit-elle.

Mais Koala s'est doucement dégagé, et quelques secondes plus tard, Hérisson les a rejoints. Abeille pourrait pleurer de soulagement, mais elle n'en fait rien ; elle le serre dans ses bras à son tour, plus fort encore. Elle presse son visage dans les cheveux de son fils, et lui glisse quelques mots rassurants que lui seul pourra entendre.
Finalement elle le lâche, et se retourne, en entendant les pas du Capitaine. Épaules redressées, menton levé, elle écoute ; à demi placée devant les enfants, elle se veut leur rempart.

- Mesdames. Et toi mon garçon. J'ai besoin de vous pour une mission de la plus haute importance. Rien de mortel, rien de noir. C'est pourquoi il me faut votre main. Abeille tend les siennes, paumes ouvertes. Le Capitaine y dépose de petits sachets. Ne laissez pas leur contenu s'échapper n'importe où. Dispersez-en partout sur le navire, il faut faire vite ! Distribuez les au autres, notre survie à tous en dépend.

Abeille ne tient pas les pirates en son cœur, mais Hook est encore autre chose. Elle hoche simplement la tête, et part accomplir la mission qu'on leur a confié. Les petits sachets sont chauds au creux de sa main. Elle en distribue quelques uns, et sème le contenu du reste sur le pont. Hérisson a le bon goût de ne plus s'éloigner ; il la guide par sa présence et l'affaire est vite pliée.

« Ne t'arrête pas », lui dit-elle.

Tous les sachets vidés, elle lui tient la main. Elle ne sait pas, s'il entend la même chose qu'elle. S'il entend aussi ces hurlements de douleur d'une voix qui ressemble atrocement à la sienne. Faute de pouvoir se boucher les oreilles, elle chante entre ses dents. Le navire s'envole. Aux craquements des mats, Abeille devine que le monstre les retient. Pour s'enfuir, elle ne voit pas d'autre moyen que celui auquel ils pensent tous.
Elle se demande si les choses auraient pu se passer différemment.
S'ils avaient écouté Annabelle, qui se lamente toujours au milieu du pont.


Résumé:
 
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Nacre
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≈ Sirène Simple ≈


✘ AVENTURES : 45
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 22 Juil 2017 - 17:11

C'est irréel. Du sang du pirate que Nacre a dévoré naît une autre Nacre. C'est elle mais son visage n'est pas d'une blancheur angélique. Son faciès est déformé de tous les plis de la colère, de la prédation et de la faim.

« Qui- qui es-tu ? »

Le double de Nacre ne répond pas. Elle lui sourit. Non pas de ses lèvres fines et charmeuses. Mais de ce rictus garni de petits crocs prêt à déchiqueter la peau et les tendons. A croquer et détruire les os pour en sucer la moelle.

« Tu- tu ne peux pas être moi ! Je ne suis pas cette créature hideuse ! »

La sirène abyssale ne fait plus attention à Cthulhu qui souffre.

Elle ne fait pas attention non plus aux déplacements du Capitaine qui ordonne à ce qu'on pêche les sirènes.

Nacre est hypnotisée par la sirène. Elle n'a plus de mots et s'avance vers son Cauchemars. Sa peau blanche rosit sous l'effet de l'hémoglobine du macchabée dont elle s'est régalée.

Elle tend la main vers son double, vers cette facette d'elle-même qui n'existe que dans les abysses, là où elle emmène son repas noyé.

Puis les filets se referment sur elle et elle ne réagit pas. Elle ne se débat pas.

Nacre est en état de choc.

Le Jolly Roger s'envole.

Nacre lève la tête vers le ciel sombre. Et elle se dit qu'elle est la première sirène à visiter les grandes ténèbres aériennes.

Alors elle sourit. Béatement.

Elle vole et c'est une sensation euphorisante...
Résumé:
 
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Boa Nocturne
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♐ Chaman des Piccaninny ♐


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✘ SURNOM : L'Impassible.
✘ AGE DU PERSO : La quarantaine.

✘ DISPO POUR RP ? : 1/1
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L'inconnu d'hier est l'ennemi d'aujourd'hui sera le compagnon de demain dans l'au-delà.

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Dim 23 Juil 2017 - 22:47


Comment en était-ton arrivé là ? Tout était allé vite, et à force de mesure et de neutralité Boa s'était perdu. Pourtant il était prêt au combat, oui. Mais pas celui-là.

Boa avait prié les esprits et le grand Manitou quand la forme colossale de leur ennemi était apparue.
Boa avait senti le doute dans son coeur, quand une voix -une jeune fille, sans qu'il ne la connaisse- avait prié la créature.
Boa avait repensé au Temple Maudit, ce temple d'est autres dieux donc l'atmosphère viciée avait quelque chose de familier avec la créature face à eux.

Et Boa avait douté.

Et puis.. Et puis le reste était arrivé, et il avait senti son coeur rater un battement en se voyant lui-même, planté devant. Lui, oui. Avec un visage impassible et indifférent. Lui, dont le maquillage était si bien fait qu'il se demandait s'il ne s'agissait pas de ses os véritablement. Dans la cage thoracique, un coeur de roche froide. L'autre Boa contemple la catastrophe sans broncher jamais. Dans sa main gauche, des objets rituels. Dans l'autre, une peau de panthère noire qui pend, flasque et vide. Nadie n'est plus, Nadie n'a jamais existé. Elle n'est plus, et son autre lui s'en moque, n'est pas touché par la nouvelle. Boa suffoque de rage, de douleur. Un crissement à ses oreilles, comme un serpent qui s'enroule sur lui-même, prêt à attaquer. Et l'autre est là, indifférent. Mais dans ce cas, à quoi bon vivre ?

Boa sort son coutelas et le plante dans son ennemi. Ca ne change rien, vraiment. Il lui semble voir du sang couler, mais réalise ensuite que l'autre est déjà mort. Mort en dedans. Alors avec un grondement de rage, Boa s'entaille la main. DOULEUR. Se souvenir de son emprise, s'interdire de l'oublier. D'oublier la vie, les sensations. De sa main empourpré, et comme dans une suite logique des leçon de Nadie, Boa colore son visage blafard. Quelque part, il lui semble que ça le réveille. L'autre est là mais moins puissant, et soudain il perçoit la pression du navire qui remonte à toute vitesse.

Alors Boa prie ses esprits pour qu'ils l'entendent malgré cet Etre qui habite l'univers à lui tout entier. Se rappelant de la jeune fille, il se retourne et observe le pont en se demandant où elle peut bien être maintenant. Plus loin, Ska gît mais est entouré de squaws qui s'occupent de lui. Une voix en peine lui revient, lui demande où est passé son frère. Avec un soupir, le chaman secoue doucement la tête et s'approche du grand pâle. S'asseyant à ses côté, il salue de la tête les deux femmes qui avaient prononcés ces étranges paroles et touché au coeur de l'homme, et passe son grigri protecteur au cou du blessé. Celui que le sang puissant de Brigitte a marqué, celui que lui-même a consacré de si nombreuses fois dans sa vie.

- Pas l'heure de mourir. D'autres t'attendent encore. La Grande Plaine n'est pas pour aujourd'hui.

D'un bond, il s'est déjà redressé et regarde autour de lui s'il peut trouver d'autres de son clan. En marchant, il prononce les prières avec une force nouvelle. Ses dieux ne sont pas ici, mais bientôt, bientôt oui. Ils volent vers eux.

Il lui faut retrouver son clan. Capucin, Grizzly. Lys, bien sûr. Boa ne laissera plus personne derrière.



En bref:
 
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L'Ombre
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Lun 24 Juil 2017 - 0:03

Event 5


le Tourbillon


Le navire s'envole, oui. Sa coque, et ses mats, et ses voilages, tout est scintillant de poussière de fée. Sous la force de l'impulsion féérique, et de celle des magiciens qui arpentent le pont de votre bâtiment, les cauchemars perdent en vigueur. Certains sont plus résistants. Ils n'encombrent pas le bateau qui poursuit sa course aérienne, la proue en avant, comme prête à perforer les cieux encore si loin, si rares. On lâche du leste, on se débarrasse de tout, même des morts, même des vivres, même des meubles.

Le Démon a levé son énorme tête en votre direction. Vous n'êtes rien d'autre qu'une grosse luciole abîmée, à ses yeux. Son acharnement à vous broyer est d'autant plus perturbant. Car c'est tout son corps qu'il lève à présent, et vous comprenez qu'il ne s'était pas encore tout à fait redressé, qu'il est encore plus haut qu'une montagne, finalement. Les bras de Jackson se tendent contre la barre, les canons de Last crachent leurs derniers boulets, les sortilèges de Maman Brigitte éloignent les tentacules honnies, les yeux de Hook fixent le ciel dont les nuances sont si semblables à celle de ses iris.
Si vous ne vous en sortez pas, vous savez déjà qu'une éternité d'Enfer s'offre à vous.
Si vous vous en sortez, ce sera de justesse.
Vraiment, de justesse.



Précisions:
 


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