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Capucin Farouche
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♐ Papoose des Piccaninny ♐


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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Mar 27 Juin 2017 - 12:49


Il n'y a pas de branche où se raccrocher.
La nature ne s'incarne plus que dans l'eau, puis dans l'air, aucune branche où se raccrocher.
Les bras de Capucin Farouche moulinent tandis que sa petite gueule se gorge de sel, puis tout son corps mouline alors qu'il n'y a même plus d'eau, même plus de rien, il tente de s'agripper au rien. C'est long, bien trop long. Même la nuit n'est pas si noire. Et le cri bestial, terrifié de la Bestiole résonne en écho dans ce monde qui ressemble à la mort.


Il atterrit doucement sur le pont, mais ça lui parait brutal. Son crâne est poissé d'une grosse tâche de sang et des égratignures maculent son corps tremblant de froid et d'angoisse. Il se redresse, s'accroupit, mordille sa queue tout en observant son environnement, le souffle sifflant.
Les informations sont trop nombreuses. Fumée qui pue, eau verte, ambiance funeste, et pont, pont, il est sur le pont du Jolly Roger. Comme lors de la grande bataille qui dans son esprit ressemble à un cauchemar lointain.

Lys Tigré ?

Il dit, mais si faiblement, si faiblement que personne ne peut l'entendre.
D'ailleurs, on ne l'entend pas, on ne le voit pas. Il n'est qu'une masse informe racrapautée dans un coin. Lui-même ne voit pas grand chose, infecté qu'il est encore. Il voit des silhouettes de vapeur morbides au loin, mais il ferme les yeux quand son regard les frôle.
Puis quelque chose grouille dans son estomac, ça remonte, fait enfler sa gorge, et une gerbe jaunâtre jaillit de sa bouche. Des pétards explosent dans son crâne jusque dans ses yeux. Et le noir encore, comme celui du ciel, mais partout. Il s'effondre. Personne ne le voit toujours. Noir de mort.


Il gémit, se retient au sol, qui tangue comme si le bateau allait se renverser.
Capucin ne veut pas retourner dans les airs, alors ses ongles rappent le sol de toute sa force. Il cherche quelque chose à se raccrocher. Il vomit encore. Il ne pense même pas à s'essuyer.

Un cordage.
Il le voit flou mais il le voit. Il rampe presque jusque là, poussant des petits cris d'effort qui ressemblent, c'est vrai, à des sanglots. Une branche où se raccrocher.
Il pousse, pousse, pousse sur ses muscles épuisés.
Alors qu'il passe devant une silhouette massive que ses yeux maudits ne peuvent reconnaitre, le parfum chaud de la nourriture infiltre ses narines. Son crâne échevelé se redresse et d'un geste vif il plonge sa main dans l'écuelle de ladite silhouette, pioche un morceau de viande, et décampe jusqu'aux cordages. Il n'a pas reconnu Grizzly. Les animaux blessés ne reconnaissent rien d'autre que la peur.

S'accrochant aux cordes, il enfourne la part de barbaque dans sa bouche. Il tousse, crache, se tache. Il avait faim. Tout en passant sa langue sur ses babines souillées, il se met à grimper. Une branche où se raccrocher.

Il atteint le sommet de ce faux arbre dont il se contentera.
Mais le nid est occupé par un autre, et Capucin Farouche, humide, crasseux, blème et sauvage, feule.
C'est le Visage Pâle pourtant, celui qui l'a secouru. Mais les animaux blessés ne reconnaissent rien d'autre que la peur.




résumé:
 












Capucin rugit en brown.
.......

cadeau de césar:
 


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Koala Cosmique
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♐ Papoose des Hurons ♐


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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Mar 27 Juin 2017 - 13:52


Koala entend au loin le cri de Loutre, qui ressemble plus au cri du vent qu'à celui d'une femme. Elle crie son nom. Mais Koala ne peut ouvrir la bouche. Il ne peut même ouvrir les yeux, car ce chaos-là ne se regarde pas.
Quand il sent la chute s'amorcer, il pense à son bâton. Il le recréé dans son esprit, se remémorant la sensation dure et rassurante, les nuances du bois, les gravures discrètes et ouvragées. Il s'agrippe à la pensée comme il s'agrippait à son bâton.
Avant de tomber.

Puisqu'il résiste à la tentation d'ouvrir les yeux, Koala résiste aussi à la panique. Il sent l'air qui épouse son corps avec violence et devine la chute. C'est presque comme voler.
Il laisse derrière lui son ancien monde, comme il l'a fait une vie auparavant, en prenant la main de Peter Pan. Il tente d'ouvrir son coeur et son âme au nouveau, concentrant toute son énergie à faire la paix en lui. La fumerolle intérieure se débat pourtant, tétanisée, mais la paix de Koala est comme un dôme, il la fortifie chaque seconde sous ses paupières cousues. Il n'y a pas le choix. Il faut accueillir et non combattre. Il n'y a pas le choix.

Il s'écrase à plat ventre sur le pont.
Les premiers instants, il ne bouge pas. Les paupières frémissent à peine. Une odeur macabre vient piquer ses sens. C'est cela qui finira par le ranimer. Il ouvre doucement les yeux et contemple les pas, les agitations, ce grand remue-ménage insensé qui oeuvre autour de lui.
Ses idées se rassemblent et se clarifient. Il comprend. Ainsi dans ce monde, les peaux rouges, blanches et noires se mêleront. Un éclat fébrile s'éveille au fond de son coeur.
C'est bien.


*


Lorsque le capitaine des pirates lui a adressé la parole, Koala a senti un flux glacial traverser son corps, si intensément que c'en était presque physique, matériel. Le regarder dans les yeux vous givrait les pupilles. Il ne répondit rien. Il aurait voulu rejoindre Loutre Sage ou Abeille Vigilante, toutes deux malades en plus. Mais il n'ouvrait toujours pas la bouche.

Le gros crapaud ne le voit pas encore, lorsqu'il pénètre dans l'enceinte de la cuisine. Ce décor étrange l'intrigue tant qu'il s'attarde longuement à le décortiquer du regard. Tant d'outils, tant de pagaille. Tant d'inconnu. Le gros crapaud s'affaire plus loin.
Riverside. Koala connait les légendes qui courent à son sujet. Il tente de ne pas craindre le monstre, celui-ci n'est qu'un enfant de la terre qui lui, l'a recueilli. Il n'a pas le droit de le rejeter.

Lorsque Koala Cosmique comprend le manège du Chef, toutefois... Une nausée l'assaille aussitôt et il se détourne. Sa bouche demeure close néanmoins, tant par la crainte que par la certitude qu'en cet instant, en ce lieu, il n'a rien à dire.
Pendant les jours suivants, sous le commandement du monstre, il apporte les repas à l'équipage perclus et désorienté, résistant sans cesse à la tentation d'envoyer les écuelles par-dessus bord. Son regard se fait de plus en plus amer à mesure que Riverside poursuit la préparation de ses mets. Le pire n'est pas tant l'ingrédient que le fait qu'en toute conscience, ce dernier le dissimule soigneusement.
Koala n'a pas le courage de leur dire. Qu'a-t-il de mieux à offrir ? Ils sont peu de Hurons, ici.

Le troisième jour, il ose ouvrir la bouche.

Puis-je apporter des fruits aux membres de mon peuple ? demande-t-il au Chef.

Riverside n'a que faire des fruits, par chance.
Koala retire sa tunique, en place plusieurs au creux du tissu, et se rend à l'Infirmerie.


La chevelure d'Abeille est verte. Celle de Loutre est argent. Koala Cosmique déglutit et inspire profondément avant de passer la porte.

Je vous amène des fruits. Beaucoup sont déjà pourris.

Il se demande si elles ont mangé, jusqu'ici.

Je vais trouver Hérisson Chanteur pour lui en donner.

Elles semblent à bout de force. Un désir ardent l'envahit soudain, tel qu'il en a rarement ressenti. Il comprend que c'est une envie de pleurer, et elle lui brûle la rétine.

Mangez s'il vous plait. Qui nous soignera si vous-mêmes êtes malades ?

Il roule en boule sa tunique vide. Ses yeux ne rencontrent plus ceux de ses soeurs, il n'y arrive plus.
Tournant les talons, son pas s'arrête au seuil de la porte.

J'ai perdu Serpentin. C'est un petit lémuris. Si vous le retrouvez...

Il s'éclipse alors. Il voudrait être plus fort et affronter la faiblesse de celles qui sont, en sa nouvelle famille, ses piliers. Il n'a pas le courage. Il s'en veut.


*



Koala porte deux écuelles. Il empêche ses doigts de trembler. S'approchant du Chaman Piccaninny, une aura de force brute effleure sa peau. Il lui tend l'assiette. C'est la première fois qu'il s'approche si près de Boa Nocturne.

De la part du Chef.

Sa voix est enrouée, à force de ne jamais sortir.

Il lui reste une écuelle. Son regard glisse lourdement jusqu'à la silhouette de Maman Brigitte, perchée comme une seconde proue bizarroïde à l'avant du bateau. Tandis que ses prunelles s'absorbent dans la contemplation de ce perturbant spectacle, un vent funeste glisse sur lui.
Koala devine qu'elle voit dans l'obscurité des choses que les mortels ne peuvent qu'imaginer. Elle sent.

Il pose l'écuelle sur le sol.
Il n'est pas prêt, à accueillir cela.

Il n'a toujours pas retrouvé Corneille Ardente.



résumé:
 









Koala en chair et en os ::
 


Koala Cosmique médite en sienna.
....

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Maman Brigitte
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☠ Maîtresse du Bayou ☠


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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Mer 28 Juin 2017 - 1:53

Maman ne sourit pas.
Difficile de savoir si c’est bon ou mauvais présage. Elle reste pourtant sur le trône charpenté de la proue du Jolly Roger. Dans ses yeux secs, les vapeurs de l’eau impie semble se refléter, les faire briller, et les reflets danser dans ses grandes pupilles noires. Sa tête penche, vers une des sirènes nageant non loin de là. Les oreilles proches de Maman peuvent entendre un simple soupir, les voix caverneuses qui l’accompagnent en choeur semblent se languire. Elles ne sont pas à leur place, mais quelque chose en elles se perdent dans l’atmosphère du lieu. Un mimétisme de leur foyer, mais ni réconfortant ni familier.

Elle se tourne vers Boa et se relève, ébroue vaguement sa tête comme sortant d’une rêverie ; ce n’est pourtant pas le cas, Maman est aux aguets, et s'intéresse très vite au grigri dans la paume tendue vers elle. Tête penchée à droite, à gauche, les yeux perclus de curiosité qui deviennent bien vite brillants. “Faible n’est ni mort, ni impuissant.” Elle lève le visage vers lui, mains jointes devant elle, comme  une noble dame, sourire qui lui découvre les dents aux lèvres. “C’est la meilleure excuse pour protéger ce qui doit l’être.”

Le rictus s’accentue,alors qu’elle pose deux doigts sur l’artefact tendu. Son regard change, appréciateur peut-être. Elle semble en mesurer toute la portée avec un respect infini. Elle retire sa main, et la monte légèrement devant le chaman, avant de la serrer. Ses blessures d’avant l’attaque, celles qui ont servit pour invoquer ce qui a paralysé le Kraken, sont toujours ouvertes. Il lui suffit d’un bref instant pour que ses ongles se retrouvent enfoncés dans sa chair, et rouges d'hémoglobine. Elle sourit à nouveau et tend à nouveau la main sur le présent, ses doigts font glisser l’objet, et ses ongles griffent la chair brune du puissant peau-rouge. Une légère plaie, mais ô combien puissante, est son offrande au serpent.

Immédiatement son regard glisse sur la jeune âme qui les a rejoint. Nul coup d’oeil vers l’écuelle - difficile de se souvenir la dernière fois qu’elle a mangé, mais tout ici est tellement plus intéressant que de la pauvre nourriture. Elle lui offre un sourire digne d’elle, et agite ses doigts pleins de sang devant le jeune peau rouge. “Ti entelijant” qu’elle commence. “Les plus malins savent ce qu’il faut esquiver.”

Elle détruit l’instant de flottement d’un claquement de doigt. Éclaté comme une bulle de savon, elle penche la tête vers Boa, comme on demande un conseil à un ami. Les braves. Elle n’a pas oublié : Maman se souvient de tout.
Erzulie est déjà occupée à la tâche, et Maman l’aurait laissé faire. Mais elle a senti ce regard tomber sur elle depuis quelques instants. Rien d’inhabituel au demeurant. Mais pourtant, Brigitte au grand regard sec cligne des yeux.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.

Bras levé et démarche nonchalante, faisant voler jupons sales et déchirés, Brigitte s’approche pendant que l’amour fait son office. Maman ne sourit pas, et en un clin d’oeil, elle est déjà à leurs côtés, et observe tout dans un silence curieux. sa gendre vient de poser une min sur le torse du guerrier et au même instant, la souveraine du Bayou pose sa main sur l’épaule d’Erzulie. Tendre, mais ferme. Ses bras glissent sur les épaules de la jeune femme, éternellement belle, avec langueur, et ses mains s’enroulent autour de son cou. Elle lui mord brièvement l’oreille, et glisse à son oreille, le plus doucement possible, le nez plongée dans les cheveux parfaits d’Erzulie. “Dantor, Dantor… atansyon.” La voix caverneuse résonne dans la tête de la jeune fille, c’est à se demander si les lèvres de Maman bougent même “Se pa jwe ak move lespri.”

Elle éloigne son visage, prends le menton de la jeune fille entre ses doigts où le sang coagule à peine, et la force à coller ses jolis yeux dans les iris terrifiantes de Brigitte. Elle trace des lignes parfaitement droite avec le bout de ses ongles sur la joue, et sourit de toutes ses dents. Un cadeau. Pour Dantor. "Maman sait ce qu'elle fait. Promesse.” Conclue-t-elle dans un écho vibrant.

Et enfin, son regard se pose sur Grizzly alors qu’elle relâche Erzulie de son étreinte. Sa tête penche à gauche. Penche à droite. Elle se met même accroupie devant lui, lentement, comme si elle essayait d’approcher un animal sauvage, capable de mordre et de défendre. Elle laisse le moment flotter, il peut même sembler interminable.Mais elle finit par sourit encore une fois, mais sans montrer les dents.

Il n’a pas besoin de son aide.
Pas pour ça. Pas aujourd’hui.
Il est résilient et puissant. Bien plus que beaucoup d’âmes effrayés sur ce navire. Et moins seul qu’il veut bien le faire croire. Son regard est tout de suite attiré par le jeune peau-rouge, un bout de viande dans la boue, courant se mettre à l’abris des regards, bien haut et bien loin. Maman se relève, son regard se pose soudainement sur l’équipage de fortune du Jolly Roger. Au loin, son fils est resté avec Hook, veille à sa manière sur les cadavres, les bordant d’oeillades attentives et langoureuses.

Elle semble inviter Erzulie a prendre soin du reste de l’équipage, d’un geste sur le bras. Avant qu’elle ne s’avance pour saisir d’une torche non loin de là. De son autre main, elle se saisit d’un petit sac de poudre.

“C’est dur.” Lance-t-elle à Boa Nocturne. “De trouver courage et volonté, dans un endroit où même les esprits sont sourds. Là où les chemins sont perdus.”

Son ton a quelque peu changé. Une brève impression de savoir de quoi elle parle. Elle jette d’un geste sec une poignée de poudre. La fumée est malodorante, et s’étend rapidement sur tout le bateau. Elle ajoute une odeur forte de soufre à l’ambiance oppressante dans laquelle tout le monde s'englouti. Mais rapidement, l’oppression semble teintée d’un sentiment de joie. D'une légère et bienvenue euphorie.

“Mais.” ses doigts semblent danser dans l’air. “J'aiiiiii." Pause. "Apporté du courage."

Maman recommence à chanter.


Spoiler:
 






Insert your needles elsewhere I'm broken as it is, Cannot stand, or take the fall Consider it as a bliss. Scars And Stitches Battered Heart Broke Down And This Time It Will Not Heal. We Were Crushed By Her Halo Oh What A Way To Go...
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Loutre Sage
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Jeu 29 Juin 2017 - 1:31

Le Tourbillon





Les larmes du ciel se mêlent à celles de l'Harmonie ; un cris déchire sa gorge, en parfait écho au rugissement du fils de l'Océan : elle souffre, comme mutilée mais aucune blessure ne la parcourt. C'est la douleur du Kraken qui la lacère de l'intérieur et qui la fait desserrer sa prise sur le pirate, qui la fait sombrer comme la créature sombre dans l'abysse.

"Pitié, arrêtez." souffle-t-elle, étranglée par la souffrance.

Elle n'arrive plus à penser à Koala Cosmique, sont esprit tente de se protéger de l'extérieur mais son partage avec le fils Océan la mutile de l'intérieur.
Loutre Sage bascule dans le vide sans vraiment réaliser, prostrée dans sa peine ; elle sait seulement que cela dure longtemps.


~~~


Ses yeux de jais papillonnent un instant et se posent sur le pont du Jolly Roger, grouillant de vie et alourdit de morts. La première chose qu'elle remarque est l'absence de douleur : le fils Océan s'est tu, elle est de nouveau seule avec elle même et sa maladie.
Impossible de savoir depuis quand elle a fermé les yeux, depuis quand elle est allongée sur le bois du navire : deux battements de cils ou toute une journée ?
Le jour... Il n'existe rien de tel au fond de l'abysse sur lequel ils voguent. Seulement de la brume, la pénombre et une eau verdâtre qu'elle ne peut s'empêcher de trouver fascinantes.


La huron a cherché Koala avant toute autre chose, refoulant difficilement la peur qui lui enserrait le ventre.
Elle l'a alors aperçu, il n'avait plus son bâton, elle savait à quel point il y tenait. Le papoose avait l'air perdu et perturbé et elle ne souhaitait qu'une chose : l'étreindre. Mais elle même n'était pas assez forte pour contrôler son aura et redoutait de le perturber d'avantage en entrant en contact avec lui.
Elle lui a adressé un sourire, seulement. Ça lui faisait mal.

Loutre Sage rejoint rapidement l'infirmerie aux côtés d'Abeille Vigilante et une femme du Port. Elle s'occupe des blessés et murmure une prière pour les morts qui retournent auprès de Mère Nature.
Les repas cuisinés par la créature nommée Louis contiennent de la chair morte et la jeune femme ne peut en manger, tout comme la Reine et la Flèche.
Elle se sent faner rapidement, de cette fragilité découle une sensibilité exacerbée aux choses invisibles. Lorsqu'elle en a le temps la huron médite pour tenter d'identifier et éclaircir l'impression de danger qui l'écrase depuis qu'ils progressent dans cet univers nouveau.
Lorsque son aura approche la force inconnue elle se sent étouffée par l'odeur de la mort. Elle ressort de ses transes avec la conviction que quelque chose d'une puissance infinie les attend, quelque part.



Koala Cosmique entre dans l'Infirmerie, les bras remplis de fruits plus ou moins frais qu'il offre aux deux hurons. L'Harmonie n'est pas aveugle et elle perçoit immédiatement la détresse du papoose. Elle tente de se lever pour l'étreindre mais la maladie la gagne un peu plus chaque jour, la laissant aussi faible qu'une ancienne. Il est déjà devant la porte et leur tourne le dos.

" J'ai perdu Serpentin. C'est un petit lémuris. Si vous le retrouvez... "

Loutre Sage acquiesce doucement, elle sait combien il tient à la chimère ; cette perte vient s'ajouter à celle de son bâton.
Elle ne peut que le regarder partir, fuir...
Les fruits lui font du bien et elle sent quelques forces lui revenir, assez pour se tourner vers un pirate grièvement blessé délirant sous la fièvre depuis leur descente.



Une odeur douceâtre et entêtante coule sous le nez de la princesse, entre dans son corps et le gonfle d'une volonté aussi nouvelle que surprenante.
Elle n'en connait l'origine mais reconnait l'empreinte propre à la magie.
Ses mains deviennent plus vives et sa morosité s'estompe. Elle s'adresse pour la première fois à ses deux compagnes de soin :

"Vous la sentez ? Cette chose qui nous attend ?"




Résumé:
 









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Grizzly Funeste
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✘ AVENTURES : 121
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✘ LIENS :
♐️ Sinistre Oraison
♐️ Mélopée Funèbre

♐️ Chute de scalps:
I - II - III - IV - V - VI
♐️ Peaux séchées:
0 -




MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Jeu 29 Juin 2017 - 21:52

Il y a une ombre solaire qui s’interpose, trouble son champ de vision. Le guerrier ne l’a pas vu arriver. Tout à sa concentration, c’est à peine s’il l’aura entendu. Toute bruyante qu’elle était.
Il n’a pas même le temps d’anticiper. Aurait-il de toute manière pu prévoir ce que la jeune visage-d’ombre allait oser ?
De surprise, il s’est reculé. Bloqué tout contre les rebords du Jolly Roger.

Grizzly ne se dérobait jamais.

Il reste muet. Et elle continue de balader ses mains comme le ferait les yeux, d’un paysage, explorant un peu trop loin sur des terres – une peau frissonnante au toucher par trop aventurier – où elle n’était pas bienvenue.
Elle le noie sous les flots de mots qu’il ne veut pas comprendre, ni partager.

Le brave est bien trop stupéfait. Sa première impulsion aurait été de la saisir pour la repousser violemment, mais abasourdi devant tant d’aplomb, il ne sait toujours pas comment y répondre.
On ne touchait jamais l’Ecorché sans y avoir été invité.

Il lui avait reconnu des talents de guerrière. Alliée. Se rappeler qu’ils sont pour l’heure de la même tribu. Du même côté. Quand de son ventre gronde une toute autre ébullition.
Il va pour se saisir de son poignet, pour l'obliger à reculer avant de l'être de la corriger mais l’arrivée oppressante de celle qu’il observait plus tôt, le prive de ses intentions.

Et Grizzly commence à penser que les squaws des marais sont sans doute plus dangereuses (pour lui) que le moindre de leur guerrier.

Sa mâchoire se durcit. Il n’apprécie pas son regard. Il n’aime pas ce qu’il sent. Il n’aime être acculé à un piège duquel il devine la cage sans en comprendre le fonctionnement.

Il observe l’étrangeté de leur échange, n’en saisit pas le cœur, décèle la hiérarchie, même l’attitude audacieuse de la plus jeune semble s’effondrer devant l’aura de celle qui ne cesse de se rapprocher.
« Maman » ; c’est ainsi qu’elle l’avait désignée. Maman qui semble admonester son « enfant ».
Squaw et ombre, son sourire, son regard en coin… Elle lui évoque des affres plus anciens. Des combats dont le fer nourrit encore son cœur mais que sa tête n’ose remémorer.
A la fois Monstre et au-delà.

Ses yeux sont rivés à l’entité. Il sent couler l’or noir de ses iris sur lui, s’insinuer par brulure, se défiant de toutes les armures que son cuir d’homme aura érigé.

Comme si « Maman » s’attardait sur le moindre de ses secrets, de ses fissures, ce qu’il était. Et Grizzly n’apprécie ni l’intérêt, ni la curiosité.
Mais il ne baissera pas son regard. Jamais. Pas plus qu’il n’éprouvera ou ne montrera le moindre respect.

Ce qui l’éprouvera n’ira jamais l’effrayer. Ce qui l’éprouve : il ira l’affronter.

Voilà qu’elle lui sourit et le guerrier n’est pas loin de le prendre à la manière des primates ; comme agression. Pourtant même dans la défiance, Grizzly note la différence. Elle n’est pas carnassière, elle fait même montre de plus de respect que sa protégée.
Le brave n’est pas homme de réflexion, et ces contradictions l’agacent. Il n’a pas envie de comprendre sans pouvoir tarir l’interrogation.

Les êtres du Bayou semblent le troubler plus que de raison.

La main de la jeune squaw est toujours sur son cœur qui aura rarement vrombit plus fort. Il l’a laissé faire. Contient l’impulsivité. Ne s’était-elle pas mise légèrement à trembler ?
Le brave doit sortir de la torpeur dans laquelle les deux femmes l'ont plongées. Le brave doit se montrer tel qu’il est.

« Grizzly n’a besoin de rien. » - couperet.

Que des siens.

Son regard revient à la plus écervelée.

« Si tu continues, Grizzly tranchera ta main. »

Il l’a dit sans la moindre agressivité. Comme s’il énonçait ce qui très logiquement… en découlerait. La pluie mouille. La peau du Funeste frissonne quand on la touche. Son cœur tambourine plus fort. Et sa main coupera ce qui l’aura dérouté.

« Et tu ne pourras l’empêcher. »

Il s’adresse cette fois à l’autre brune, celle qui l’horripile autant que l’impressionne. Un grondement qu’il sent tout intérieur, quand en lui semble résonner une toute autre clameur.
Mais il prévient, comme il feulerait. Dernier avertissement avant de condamner.

Grizzly avait rarement fait preuve d’autant de magnanimité.

Une ombre encore. Une main furtive qui dérobe une partie de son écuelle. Une ombre plus sale, plus frêle et plus meurtrie.

« Capucin ! »

Grizzly s’est relevé brusquement, oubliant dans l’instant les squaws des marais.
Le papoose se conduit comme une bête blessée, furtive, ne lui laisse pas le temps de réagir.
Le Funeste a lui aussi entrainé Capucin. Il sait qu’il est vain de le poursuivre, peu pourrait prétendre à la même agilité.
Il s’approche néanmoins du mât, pour beugler à l’attention de celui qui s’y cache :

« PREND GARDE AU PAPOOSE, VISAGE PALE. OU TON SCALP PENDRA A LA CEINTURE de GRIZZLY FUNESTE PARMI CEUX DE TES FRÈRES. »

Peu lui échaudait de ce que cela provoquerait auprès des autres pirates. Tant que Capucin était sauf.
Il  s’adossa au dit mât, pour attendre que l’un ou l’autre redescende. Prêt à ouvrir le refuge de ses bras dès qu’en serait fait la muette demande. Répondre à l’animal par l’animal. Il ne se laisserait plus distraire.

Son écuelle est restée là-bas.
Et la mère des peaux-noires agite une nouvelle fois, sa poussière d’obscurité, qui pique aux yeux, qui pique au nez. Et lui fait éprouver des tiraillements étranges dont il n’est pas habitué.

Synthèse – Erzulie – Maman Brigitte – Capucin – Sam Miller:
 








Il s’était éveillé. Il s’était réveillé.
Le monstre demeurait.
A ronger ses entrailles, à exiger encore sa part insatiable.
Les lunes décroissent, s’effacent...
Et le regard sombre de Grizzly fend la pluie.
Il est de retour chez lui.


Peintures de Guerre |FB | DA


Dernière édition par Grizzly Funeste le Ven 30 Juin 2017 - 12:44, édité 1 fois
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Abeille Vigilante
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Ven 30 Juin 2017 - 12:21

Abeille sent la jeune fille sursauter lorsqu’elle pose une main sur son épaule. Annabelle est craintive, semble-t-il, et la Hurone ne peut s’empêcher de la trouver attendrissante. Elle hoche la tête, à son injonction, et cherche à tâtons la boite qui contient de quoi recoudre les plaies. Les gens ici ont tendance à changer les choses de place sans faire attention. Ça l’agace.

« Tiens », lui glisse-t-elle en lui tendant l’objet.

Mais Annabelle a d’autres inquiétudes.

- Il n’y a rien à l’horizon ? Je veux dire, pas de… silhouette allongée avec pour tête un grand tentacule, par exemple ?  Ni une sorte de gros poisson bipèdes ?

Abeille affiche un air perplexe. Elle n’est pas la seule à avoir senti sur la mer une inquiétante présence, mais la spécificité de cette description l’étonne. Elle se surprend à trouver ça drôle, alors qu’elle sent qu’Annabelle est sincèrement terrifiée. C’est ce qui lui fait ignorer la petite voix qui lui souffle de dire à la jeune femme qu’elle a vu une demi douzaine de monstres poissons faire des longueurs devant la proue. Elle choisit de la rassurer.

« Il n’y avait rien de la sorte tout à l’heure. J’irai redemander aux vigies, si tu veux. »

Tout ira bien, veut-elle rajouter. Le réveil d’un des patients la dispense de s’enfoncer dans un rassurant mensonge.

- Chuis mort ?

Elle se tourne vers la source de la voix. Son sourire, malgré ses efforts, est acide. Elle peut prétendre ce qu’elle veut, elle a encore un peu de mal avec les plus pirates d’entre eux.

« Il faut croire que non. »

Ou alors ils le sont tous.
Elle contourne Annabelle pour rejoindre son chevet, ignore sa remarque sur l’odeur ; c’est vrai que ça sent mauvais. L’odeur acide pique le nez et les yeux, si bien qu’elle garde les siens fermés plus souvent que d’ordinaire.

- J'ai pioncé longtemps ?

Abeille hausse les épaules. Il n’y a ni nuit ni jour dans le monde dans lequel ils sont. Difficile de mesurer. Ca doit faire quelques jours.

« Pas tant que ça. »

Le pirate est fiévreux et sans doute affamé. Elle hésite à lui dire immédiatement ce qu’il se passe dehors, et où ils sont. Voir des peaux-rouges dans l’infirmerie du navire ne semble pas le perturber plus que ça.
Elle se tourne à l'arrivée de Koala. Il leur apporte des fruits et c’est un soulagement ; elle ne sait pas combien de temps de plus elle pourrait jeûner. L’étrange chef ici ne cuisine que de la viande, et Abeille a découvert qu’elle n’était pas prête à se laisser mourir de faim pour respecter ses principes.
C'était une pensée honteuse.

Elle accepte les fruits, le remercie chaudement. Savoir qu’il s’occupera de Hérisson la rassure également, même si elle tente de ne pas trop s’en inquiéter. Elle a un pincement au cœur, en se disant que le lémuris n’a aucune chance de lui revenir.

Elle se tourne de nouveau vers le pirate, et pousse vers lui l’écuelle de ragoût qui lui est destiné.

« Mange », dit-elle. « Après nous verrons si tu as la force de te lever. »

Elle mord elle-même dans un fruit trop mûr. Un frisson la traverse, et une étrange énergie, qui n’est pourtant pas liée au fruit. Bien étrange mélange, que celui de l’euphorie et de l’anticipation.

"Vous la sentez ? Cette chose qui nous attend ?"

Tournée vers la porte, Abeille écoute. Quelque chose vibre.
Elle ne répond pas.

hrp:
 
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Erzulie Dantor
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Erzili O! Ke ou nwe,
Ke o nwe,
Men se pa put petit kay la!


MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Ven 30 Juin 2017 - 20:17



Figée, l'Amour écarquille les yeux. Ses pupillent palissent, embrumée d'une transe passagère. Lentement, sinueuse, elle se cambre pour mieux épouser l'étreinte de la Matronne du Bayou. Sa tête ploie en arrière, pour mieux tendre l'oreille à mordiller. Gorge offerte à la sensualité comme à l'abattoir. Bon koulèv, bèl koulèv ! Elle a des allures de serpent,  envoûté par la trille d'une flûte. La caresse de sa belle-mère est lourde de menaces et d'affection. Elle aime ainsi, Brigitte. Sa bru le sait. Elle aime à faire crever.
Sillons rouge sur joues rondes comme un fruit charnu.

- Se pa jwe ak move lespri.

Erzulie se noie dans le regard de la Maitresse des Loas, les yeux pleinement révulsés, la bouche entre-ouverte, comme écrasée par l'apnée. Puis un sourire s'étire sur ses lèvres pleines et ses iris lui reviennent, billes dorées.

- Mwen te fèt tante dyab la... Petite provocation. Mutine.
- Maman sait ce qu'elle fait. Promesse.
- Maman sait toujours, fait-elle en baissant la tête, comme pour plier sous l'injonction. Ou donner cette illusion. Ki moun ki konnen? Manman an se deja yon pati.

- Grizzly n’a besoin de rien.

Erzulie regarde le Dyab dont elle doit se méfier. Et puis quoi ? N'est-elle pas déjà en noces avec un dyab plus rouj encore ?

-Si tu continues, Grizzly tranchera ta main. Et tu ne pourras l’empêcher.

Eclat de rire charmant et musicale. Entêtant.

-Le coeur du guerrier se dissimule.
Désopilant cache-cache de funambule.
Il s’est fait un trône de rotules et de vilaines carcasses.
Et vautré dans le charnier, il s'oublie dans la crasse.
Pòv lous ti kras ki moun ki panse li se yon moun.
Kè a palpit, gason osinon yon lous.
Si kè a bat, lè sa a renmen se gouvènman l '


Elle se redresse gracieusement sur cette étrange imprécation et s'éloigne à son tour en sautillant, laissant Grizzly à son trouble et son gamin. Obéissante petite mambo à sa maman.

Plantée au beau milieu du pont, des effluves puantes de potion euphorisante et de nutrition, elle se met à danser sur une musique imaginaire. Ses serpents épousent ses mouvements, sifflent et s'amusent des ébats de leur magnifique sauterelle. La simple vision de la jeune fille, dont le corps offre toute la houle que les vagues n'ont plus, appuie les effets du philtre de la Licencieuse. Elle transpire la joie et la vie, cette gosse, un morceau de soleil au coeur de la pluie.
Tout en ondoyant sa silhouette qui bruisse de milles tintements, l'Amour chante ce joli refrain en boucle :

- Madichon, Madichon,
bay moute sa yo kò malere.
pote koulè yo ou fè yo vòlè li.
Madichon, Madichon...



Résumé (Interaction Brigitte-Grizzly-Les victimes de malédictions).:
 






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Carne Salt
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✘ LIENS : I'm in the middle of the Cannibal Buffet
Now we cannibals always say grace...
And then we eat your face!

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 1 Juil 2017 - 13:30



Carne observe la demoiselle qui lui cause. Elle a une voix calme, des mots simples et le Blafard se sent étrangement tranquillisé par les réponses de l'inconnue. Il plisse le regard pour mieux la voir. Ses cheveux blond tirent sur le verdâtre. Ils sont si long. Sa peau mordorée parait un peu grise mais cela n'enlève rien à la fierté de ses seins menus qui percent le drapé capillaire et le tissus qui les recouvre. Sa tête pense "Sirène", son ventre dément. Elle hume l'iode avec une note de sucre inhabituel, mais pas le fumet ferrugineux des (Mes)Salines. Une humaine. Une indienne, surement.
Son regard absent l’interpelle. Il réalise quand elle lui tend l'écuelle, qu'elle porte sa vision au delà de lui.

Elle est aveugle.

- Mange, Après nous verrons si tu as la force de te lever.
- Merci, bredouille-t-il vaguement subjugué par la créature inclassable.

Les quelques bouchées du ragoût le revigore. Ce n'est pas aussi cru qu'il aimerait, mais il reconnait la saveur de "l'ingrédient secret". Il soupire de satisfaction et se goinfre comme un goulu. A coté de son lit, la donzelle boulote un fruit. Dans la pièce Annabelle - Il reconnait la prostituée pour l'avoir vaguement croisée au port - s'affaire au chevet d'une autre indienne malade qui délire des "Vous la sentez ? Cette chose qui nous attend ?".  Carne ne sent rien à part l'eau stagnante.  Son attention en revient à son infirmière, alors qu'il repose l'assiette vide et torche sa gueule d'un revers de mandale peu classe.

- Peau-Rouge ?
qu'il lance au débotté. Il a vaguement l'impression d'en avoir été un, lui aussi. Un jour. Il peut tout aussi bien avoir rêvé. C'quoi ton nom ? Moi c’est Carne.

Grand sourire dentu.

- Merci d'aider la Miss, Crow et l'doc.

Le Pécheur tente de se lever, un peu trop confiant. Ses jambes immobilisées depuis trop longtemps sont cotonneuses et vacillantes. Il se rattrape à l'aveugle, maladroitement.

- Nom d'un cachalot !
fait-il, empêtré dans la chevelure de l'huronne.

Résumé (interaction Abeille et infirmerie):
 







Oraciones para la carne....


Merci de ta bénédiction, Duck prêtresse de SWAG ZE GREAT GOD !!!!:
 
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L'Ombre
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 1 Juil 2017 - 18:58

Event 5


le Tourbillon





L'atmosphère se refroidit. Chacun l'a senti. L'air s'est couvert d'un manteau glacé, et lourd, et amer. Le navire lui-même crisse, grince, avant de s'arrêter. Les malelots se dévisagent. Le Capitaine s'avance, son regard myosotis scrute l'horizon noire. Sur le visage de Maman Brigitte semble fleurir un sourire. Les sirènes qui accompagnent l'esquif bondissent, s'affolent. Les instincts aiguisés, sur le pont, aussi.

L'eau remue alors, elle semble même bouillir. Dans la vigie, on crie des avertissements. Quelque chose vient, des profondeurs. Quelque chose arrive. Plus personne ne bouge.

Et soudain !
Une première tentacule surgit, une deuxième, et l'on s'apprête à voir surgir le Kraken.
Ce n'est pas le Kraken.
C'est une créature bien plus obscure, bien plus colossale, bien plus ancienne et bien plus dangereuse que le Kraken. La créature grandit devant vos yeux pétrifiés, s'élève et perce le ciel d'encre. Le cri qu'elle pousse et qui fait trembler la carcasse du Jolly Roger, est indescriptible. Il semble provenir des entrailles de la terre elle-même.

Qu'est-ce que c'est que ça ?!! s'écrie un homme.
Un démon !!! répond un deuxième.


Et si démon devait avoir forme, il aurait certes la forme de l'être qui vous surplombe. Aussi haut qu'une montagne, il ne ressemble à rien de connu, même ici, sur l'île de tous les possibles. Sa funeste figure est dévorée par une armée de tentacules gesticulantes, son corps est celui d'un homme et d'un reptile tout à la fois. Chacune de ses phallanges s'orne d'une griffe monumentale. Ses yeux sont jaunâtres, sans pupilles. Dans son dos se dressent deux ailes maigres à moitié repliées.
Non, personne ne sait ce que c'est. A l'exception peut-être, d'une fille de rien du tout qui se cache quelque part sur le navire, et qui a vu le démon naitre... Naitre sous l'impulsion créatrice de celui qui vous maudit, encore une fois. Encore et toujours. Car c'est Peter Pan qui aura fait apparaitre le monstre au sein de son île, il y a longtemps, l'enfouissant, endormi, dans les profondeurs inavouées de la mer. Et c'est la brèche salée dans le coeur de Pan, qui aura permis de le réveiller.


Les sorciers, sur le bateau, et tous ceux qui sentent la magie, savent que la créature est une créature de mort. On peut dès lors la louer en espérant toucher son divin orgueil, ou la combattre, coûte que coûte.

Le Capitaine, lui, a déjà fait son choix. Son esprit usé et amer n'en est pas moins intimement, étrangement relié à celui de sa petite nemesis volante. Il sait, il sait que Peter Pan est à l'origine de cette Horreur. Et c'est pour cela, plus que pout toute autre raison, qu'il s'en ira la pulvériser. Dussent-ils tous en périr.

Les ordres sont lâchés, relayés, hurlés, on sort les canons, les harpons.
Comme le Kraken parait chétif, à présent.






Précisions:
 



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Miss Annabelle
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 1 Juil 2017 - 22:18


Elle remercia Abeille pour son aide, et tourna les yeux en entendant l’un des convalescents refaire surface. La Reine s’en occupa, ce qui permit à la Dormeuse de poursuivre les soins.

Tout en étant rassurée par le fait que la Peau-Rouge n’ait pas vu Dagon.

Son travail accomplit, elle se retourna et hocha la tête à ce que Loutre Sage venait de demander. Mais quelque chose lui rappelait une sensation passée, la crainte mêlée à la fascination et… la joie.

Quand avait-elle déjà ressenti cela ?

Elle avait la sensation de devoir sortir d’ici, de courir sur le pont. La sensation qu’elle ne devait pas rater quelque chose. Son cœur même s’emballait légèrement.

Puis, elle se releva rapidement. Un choc, quelque chose grandissait au-dehors. D’un pas un peu hésitant, tremblant, elle s’approcha de la porte et entreprit de sortir de l’infirmerie. Ça courait dans tous les sens, elle peina à se frayer un chemin parmi les matelots. Quelque chose de grave se passait.

Enfin sur le pont, elle arrivait après que des ordres aient été donnés. Ses yeux scrutaient chaque personne, comme si elle s’attendait à voir le sujet de tant d’agitation dans leurs rangs. Mais rien, évidemment. Elle se réfugia contre un mât, essayant de ne pas gêner. Commençant à s’en vouloir d’être partie de son post aussi rapidement, mais ça l’appelait. De venir voir.

Ce ne fut que lorsqu’enfin elle leva la tête… elle le vit.

Le Dormeur.

Il avait été réveillé.

Ses jambes la laissèrent tomber sur les planches, les mains couvrant sa bouche. Peter Pan n’avait pas été capable de Le préserver.

Les coups de canons se succédaient, Annabelle se couvrit les oreilles à chaque explosion. Incapable de détourner les yeux de Lui. Figée durant des minutes qui lui semblèrent éternelles, elle finit par retrouver l’usage de ses pieds et se porter à nouveau debout. Les larmes aux yeux, elle l’avait dit… qu’elle ne savait pas si elle aiderait s’Il venait à se réveiller à nouveau. Pourquoi sauver l’Île ?

Elle dû secouer son esprit avant d’entreprendre un parcourt difficile jusqu’au bord du bateau. Trouvant appuie sur la barrière, elle dessina à nouveau le symbole avec des gouttes d’eau gisant ici.

- Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn...

Langue difficilement prononçable, tant de possibilités de prononciation, de toutes façon elle n’était pas destinée aux humains.

Elle n’avait rien de cette planète.

- Tu devais rester dans la Cité Engloutie…

Une voix cassée, celle qui l’avait été lors de la plongée dans les abysses.

La fille de joie joignit les mains, espérant qu’Il s’en aille. Ou qu’Il les détruise tous. Mieux valait anéantir des humains plutôt qu’Il soit blessé. Depuis ce qui s’était produit dans la Cité Engloutie, elle y était attachée. Peter Pan lui-même le lui avait dit, elle était un peu la maman de cette créature des imaginaires sombres des rêves d’un auteur dont jamais elle ne quitterait les ouvrages.

À ce moment, même si des amis à elle se trouvaient sur ce navire, Cthulhu était plus important.

Annabelle essayait de demander à ce qu’on arrête les tirs. À ce qu’on laisse le Dormeur, Il fallait le rendormir. Juste cela.

Mais qui diable écouterait une catin ? Elle-même ne donnait pas tant de voix, le regard bien trop absorbé par la présence de la créature surplombant l’étrange océan.

- Il ne rêve plus, et n’attend plus…

Des mots pour elle-même. Elle cherchait du regard ceux qui semblaient plus proche de peut-être comprendre qu’elle veuille qu’on laisse cet imaginaire qu’elle avait apporté au Roi de l’Île.

La Dormeuse ne voulait pas qu’on fasse du mal…

Mais elle ne voulait pas rester coincée ici, mais comment retourner sur leurs pas ? Restant proche de la barrière, elle cherchait à retrouver les chamans, ceux qui parlaient aux esprits. Cependant, ce but semblait difficile dans toute l’agitation. Tout en adressant tant bien que mal des mots au monstre dans cette langue sans aucun sens. Une langue dont les sons ne semblaient pas exister.

Spoiler:
 

edit-déco 8D "trouvez le bateau":
 






Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn




Spoiler:
 


Dernière édition par Miss Annabelle le Dim 2 Juil 2017 - 1:35, édité 1 fois
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Last Wills
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Casting du spectacle.

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 1 Juil 2017 - 22:38

- -


Des bruits. L'eau qui tremble. De l'agitation... Au début, Last croyait encore à des bagarres et autres courses puériles des divers camps qui se mélangeaient là, sur le pont, dans les cuisines ou à l'infirmerie. Bien à l'abri avec ses canons qu'il lustrait avec affection, il écoutait d'une oreille distraite et en chantonnant des comptines ces rencontres un peu plus personnelles entre les indiens et les siens. Il préférait ne pas s'en mêler, rester là et avoir la paix, le temps qu'il se repose. En plus, les canons avaient besoin d'un petit entretien après une telle chute dans l'eau et ce combat contre le Kraken...

Mais, ces bruits-là, ça n'était ni les indiens, ni les pirates.

La tranquillité était là, mais elle allait repartir. Il entendit d'abord un grondement, et cessa de lustrer la pointe de sa botte – les canons, il en avait terminé, et préférait rester avec eux comme s'ils étaient de bons compagnons. Mais le forban s'immobilisa pour mieux tendre l'oreille – plutôt les deux qu'une. D'ici, il entendait des cris et des avertissements, comme quoi le Kraken refaisait son apparition... C'est vrai. En se penchant vers l'un des canons pour regarder à l'extérieur, Last aperçut une tentacule sortir... mais son œil gauche restant et intact s'écarquilla de stupeur en constatant que non : ce n'était pas le Kraken. C'était... autre chose.

Plus gros. Plus imposant. Et avec un corps.

Dehors, les cris montèrent et fusèrent comme des balles. « CHARGEZ LES CANONS! » entendit-il crier. Mais Last se permit encore quelques secondes d'observation : la créature était semblable à ce que l'imagination d'un fou pouvait créer. Immense. Forte. Et même effrayante. Si Last était aussi choqué, il n'en était pas moins animé par une adrénaline qui reprenait naissance dans le fin fond de son cœur. Les canons, oui, les canons... lui.

Le sourire qui inspirait le combat et l'action étira les lèvres du pirate. L'action, l'action... Action ! pensa le metteur en scène enfoui au fond de sa personne.

- The show must go on !

Seul avec ses canons, il était tout de même heureux d'avoir ses petites planches pour mettre à l'oeuvre son rôle à bord. Comme on le voulait, Last chargea les canons, avec une rapidité habituelle, tant il adorait ses bébés d'armes. En même temps, il ricanait, et avait ce perpétuel sourire accroché au visage. De l'action, du mouvement, du sang et du combat ! Et si c'était Hook qui lui demandait... de la folie !

- Oui, oui ! L'acte final, le dénouement, les rideaux qui manquent de tomber ! En scène, tous ! Et faisons trembler les planches POUR NOTRE GRAND FINAL !

Il riait, parlait fort, et à ce moment-là, des camarades descendirent pour le rejoindre. Alors qu'il laissait sa folie théâtrale s'exprimer, explosant dans une adrénaline inédite, il reprit son souffle en inspirant et donna des ordres à ceux qui touchèrent aux canons :

- Vous, restez derrière ceux à Bâbord ! Et vous, à Tribord ! Je veux que notre antagoniste de l'instant ait une fin digne des plus grands auteurs que vous n'avez jamais lu : une fin À EN COUPER LE SOUFFLE !

Il dansa un instant au milieu des matelots, puis garda une place ici afin de surveiller les maniements des canons. Last était heureux de mettre à profit son poste. Il se sentait personnage, et pas seulement narrateur. Il se sentait maître de la situation, en plus d'artillerie. De sa place, il ne pouvait pas bien voir comment la créature se mouvait, où elle était, et ce qu'elle faisait. Mais le sourire carnassier de Last était comme un signal : plus il s'étendait, plus la fin de son suspense était proche. Alors, malgré les inquiétudes de ceux qui l'avaient rejoint là en-dessous, il resta parfaitement immobile, avec sa folie intérieure comme extérieure. Il aimait ça. Il adorait le jeu des acteurs. Et cette entrée surprenante, si colossale qu'en plus du public, les personnages eux-mêmes sentaient que leurs lignes de textes pouvaient être chamboulées ! C'était fabuleux, fabuleux, fabuleux !

- FEUUU !

Et ça explose.

Ça tire.

Ça chauffait comme le feu et écrasait le tympan comme un cataclysme auditif...

Les canons chantaient comme retentissaient des applaudissements imaginaires.

Résumé:
 
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Keith Jackson
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Dim 2 Juil 2017 - 1:04





Y paraît qu'trois jours s'sont écoulés, j'sais pas comment qu'ils savent : y a pas d'jour ni d'nuit et pas d'foutues horloges sur c'te foutue Île. On est toujours sur l'Île au fait ?
J'pionce pas, peu, des ptits sommes appuyé sur la barre. Quelqu'un m'a remplacé à un moment, mais j'étais tellement pas tranquille quj'ai pas fermé l’œil.
La bouffe est dégueu, j'grommelle en la mastiquant d'vant mon gouvernail. J'peux rien lâcher à cause d'ces épaves et d'ces pitons rocheux.
Comme si ça suffisait pas ça pue, ça pue tellement quj'éternue, pourtant j'suis pas à ch'val sur la bonne odeur, vous pouvez m'croire !
Ça pue tellement que... La bouffe m'a l'air moins dégueu, j'me sens moins crevé et j'ai plus mal à la gorge.
J'ai même plus envie d'gueuler sur l'mousse qui passe pas loin....
J'me sens..... Mieux, nom d'un kraken.
J'fronce les sourcils, suspicieux, mais finalement j'décide dm'en contre carrer et d'profiter d'ma nouvelle forme.

Ça tombe bien, l’œil alerte et l'oreille tendue j'capte les premiers signes inquiétants : l'Jolly Roger grince et ralentit sans qu'ce soit prévisible vu qu'y a pas d'vent dans c'foutu trou. J'peux rien faire à part r'garder l'navire s'arrêter d'vant une eau bouillonnante. J'souris en voyant les tentacules d'mon camarade l'Kraken mais ça disparaît fissa quand c'est un autre truc qui sort dl'eau.

"Oh bordel." j'lâche, les yeux en soucoupes.

C'est... C'pas racontable, c'est... Un démon ouais, un démon. L'pire d'tous.
L'Capitaine y s'laisse pas impressionner, ah ça non, jamais ! Alors on sort l'artillerie et Last s'met à déblatérer ses conneries habituelles ; on dirait presque un abordage tout c'qu'y d'plus normal.
J'me secoue et réfléchis en r'gardant c'qui m'entoure : ma plus grande inspiration pour les moments d'crise.
Plus d'épaves dans ce secteur ; on est les premiers à arriver jusqu'là. Par contre plein d'pics rocheux et ça, ça c'est bon.
J'lance mes ordres :

"Balancez la ligne d'mouillage autour d'un rocher à bâbord : on va prendre un virage serré !"

L'but c'est d'avoir un axe d'rotation brusque pour qu'le pont-batterie soit en face d'la créature démoniaque, et pas seulement les quelques canons sur l'avant d'navire.
J'lance un œil pas très amical aux sorciers mais d'mande quand même :

"On va avoir b'soin d'un gros coup d'vent !"

Et ptêtre même qu'dans la manœuvre on va pouvoir embrocher l'machin avec la figure d'proue.

"Last, les canons à tribord !" quj'lance au Maître Artilleur, qu'y sache où s'mettre avec mon plan.

code par trush



Résumé avec Last et les sorciers:
 


Dernière édition par Keith Jackson le Sam 15 Juil 2017 - 22:39, édité 1 fois
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Typhon
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Dim 2 Juil 2017 - 2:06

Quelque chose clochait, et elle le vit. Elle le sentit, ce poids titanesque dans l’océan. Quelque chose qui n’avait rien à faire ici, quelque chose dont la matière même était bien trop étrange. Typhon n’avait même pas ressenti de chaleur ou de chair. Elle restait sans voix en voyant cette ombre qui prenait pied dans les abysses pour se dresser haut dans les cieux.

Perçant la surface des eaux, elle se sentit si… ridicule… qu’elle détesta cette sensation instantanément. Le frère Kraken était gigantesque, cette chose défiait la grandeur.

La Succube s’écarta rapidement du bateau, supposant qu’elle serait bien plus en sécurité loin de la seule masse probablement visible par la montagne vivante. Elle, à son grand désarroi, n’était qu’une poussière à l’échelle de la chose sans nom ou forme définie. La Sirène observa le navire cracher du feu, tourner sec… Elle avait trouvé le combat contre le Kraken lent, difficile pour ces Hommes. Un combat contre cette… atrocité, éveillant bizarrement encore plus sa faim de chaleur et de sang, serait impossible … ? Elle imaginait des fourmis essayant d’assommer un guerrier humain.

La Succube savait qu’elle ne pourrait rien. Aucun effet. Les morsures seraient ridicules… Autant attendre que le navire se brise sur « l’avant-bras » ou la « jambe » du monstre et récolter les Hommes tombés.

Les dévorer.

Lentement.

Autant s’emplir la panse en regardant un jouet de bois se craqueler pour libérer les douceurs rougies de sang.

Elle se demandait… en quelle matière était ce démon ? Il n’était pas un frère, pas un enfant de l’océan.

Il ne se soumettait pas aux logiques connues.

Typhon n’aimait pas.

Elle risquait de perdre sa chaleur, mais se trouvait incapable de faire quoi que ce soit. Voilà de quoi… agacer.

La fille de l’océan observait… le ventre criant de la faim, pour combler cette frustration d’être plus insignifiant qu’une fourmi. Elle attendait que les autres insectes tombent de leur noix creuse, ça va arriver. Non ? Enfin, elle le voulait bien.

Pour étouffer cette frustration. Une montagne qui rendait fou de par son existence.

Spoiler:
 
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Louis M. Riverside
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Dim 2 Juil 2017 - 23:23

Troisième jour.
Quatrième ?
C'était peut-être le septième.

A vrai dire, Louis ne gardait qu'un œil très distrait sur le temps. Sa routine perturbée, il dormait quand il le voulait, et ne se réveillait que pour s'asperger généreusement de la précieuse eau potable des réserves du navire. Il suivait cette activité par une préparation minutieuse du ragoût à l'aide de sa fameuse recette agencée à son ingrédient favori. Seulement voilà, cet ingrédient favori, il n'y en avait plus beaucoup. Louis se gratta l'arrière du crâne en contemplant le sordide morceau de jambe qui restait, avant de le jeter dans la marmite déjà bouillante. Il se frotta le front. Peut-être qu'il pouvait discrètement aller se réapprovisionner du coté de l'infirmerie ? Un malade de plus ou de moins, on ne fait pas la différence. Non, non non non, il y avait constamment beaucoup trop d'yeux du coté de l'infirmerie. Hmmm...
Il vit du coin de l’œil le jeune gamin répéter son manège. Entrer les mains vides avant de repartir les mains pleines de fruits et légumes. Enfin, il n'en manquait pas, et il fallait mieux les manger tant qu'ils étaient encore bons, mais tout de même. Si le jeune garçon le surprenait à mettre la surprise dans la nourriture, Louis se verrait contraint de le jeter au fond de la marmite. Il n'aura qu'à annoncer qu'il est tombé par dessus bord. Est-ce qu'on le croirait ?

Il commençait à échafauder des plans pour couvrir son potentiel futur meurtre, lorsqu'un remous bien plus fort que les autres manqua de le faire tomber. Il jura une dizaine de fois contre l'imbécile qui se trouvait à la barre avant de se relever dignement, s'époussetant. Il saisit le bac plein d'épluchures et de déchets avant de se diriger vers la sortie, tentant de ne rien renverser sur le bois de la cuisine, son nouveau sanctuaire. Ignorant les cris de surprise et de détresse, il sifflotait tranquillement un air de trompette. Ah, comme le bayou lui manquait. La musique aussi. Surtout la musique ! Il chantonnait tout le temps en cuisinant, mais ça ne valait pas le groupe du Fish's Be--

Par tous les dieux.

Qu'est-ce que c'était que ça.

Le bac lui échappa des mains et s'écrasa sur le sol, renversant son contenu sur le pont du navire. Autour de lui, tout s'agitait. On courait, on se bousculait, on hurlait. Lui ne bougeait pas. Il n'y parvenait pas. Sa bouche, grande ouverte, ses yeux, ébahis, son visage, surpris et terrifié. Il resta une bonne minute entière à contempler le monstre qui se trouvait devant lui. Pour la première fois depuis des dizaines d'années, se sent petit, faible, et insignifiant. Il tremble. Il sent sa force le quitter, son courage s'enfuit de son corps. Il ne parvient pas à quitter du regard ces énormes yeux jaunes.
La détonation des canons le réveilla. Il baissa les yeux vers une figure plus reconnaissable. Annabelle. Elle était là devant tout le monde, sans crainte ni peur, face à l'immense créature à hurler des choses inintelligibles. Pour une raison étrange, aux yeux de Louis, le fait qu'elle soit, dans son champ de vision, la seule personne n'étant pas morte de peur ou perdue dans une adrénaline inhumaine la rendait bien plus saine et bien plus digne de confiance que le reste de l'équipage.

Il ferma les yeux, fort, puis les rouvrit en se projetant vers elle. Il n'était pas très rapide sur le sol, mais quand il devait courir, il savait courir. Il traversa le pont à toute vitesse pour se retrouver le plus rapidement possible à ses cotés. Un matelot failli le renverser, mais Louis ne laissa rien à la chance, et le poussa tellement fort que le marin fut celui dont le dos s'écrasa sur le bois. Dans cette situation, ne pas être sur ses jambes signifiait plus que probablement la mort. Louis n'avait pas peur de grand chose, sinon de la mort, et donc par extension, de l'ignoble chose qui ne faisait que grandir à chaque pas qu'il prenait en direction d'Annabelle.


-Annabelle !

Il hurla son nom, tenant à ce qu'elle l'entende. Si toute son attention semblait tournée vers la créature qu'elle regardait avec autant de tendresse, il espérait qu'elle ait la décence de le calmer en répondant à sa question.

-Qu'est-ce que c'est que ça ?

Il avait prononcé ces mots avec difficulté, la peur et le doute prenant le pas sur sa voix, qui avait grandement perdu de sa froideur grave habituelle.
Résumé:
 








Oh j'ai gagné ça il paraît:
 


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Miss Annabelle
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☠ Fille de Joie ☠


✘ AVENTURES : 128
✘ SURNOM : La Dormeuse
✘ AGE DU PERSO : 20 années

✘ LIENS : L'entrée des Contrées est par la mer, mais Il y dort... prenez garde au Dormeur qui rêve et attend

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Lun 3 Juil 2017 - 0:07

Elle dû s’accrocher lorsque le navire virait de bord. Ça continuait de s’activer de tous les côtés. Et la Fille de Joie ne parvenait pas à avoir un quelconque impact, ce qui semblait normal. Elle voulait qu’on laisse une créature monstrueuse en paix. Un être qui pouvait les faire sombrer dans la plus profonde des folies à trop la contempler. Martyrisant les esprits cherchant désespérément la logique.

Il n’obéissait à aucune loi de physique qui était connu des Hommes. Bien que celles de l’Île étaient déjà différentes de celles du monde ordinaire.

Plus les attaques se succédaient, plus elle préférait presqu’Il les détruise. Elle avec, elle restait humaine. Fidèle ou non, pourquoi faire une exception pour un grain de poussière parmi les autres ?

Alors qu’elle cherchait à se diriger vers les sorciers et chamans, comme elle le pouvait, récitant tant bien que mal des mots dans cette langue inexistante… Annabelle tourna la tête en entendant son nom. Sursautant presque, ses yeux tombèrent sur Louis. Elle devait lever la tête, mais elle commençait à avoir l’habitude ces derniers instants.

Une question, sensée, légitime parmi le chaos propre aux Hommes.

Aucun d’eux n’étaient aussi dignes que les Choses Très Anciennes. Pourquoi Cthulhu poserait les yeux sur les insectes qui piquaient son épiderme, organe d’une matière inconnue.

À cette question, la Dormeuse tripota sa montre à gousset. Bizarre attitude peut-être comparable à celle d’une gamine dont les parents venaient de découvrir le chiot caché dans sa chambre.

- C’est… Cthulhu, le Dormeur. Il… Il n’a rien de tout ce qu’on peut connaître ici ou ailleurs, Il vient d’un autre monde.


Les fins de ses phrases s’étouffaient, elle ne savait pas qui la croirait. La seule personne qui l’ait écoutée un jour, et qui l’a cru, c’était Peter Pan. Puis ses quelques amis aussi…

- Il vient des histoires dans mon livre, je l’avais décrit à Peter Pan il y a… longtemps. On avait dû aller le faire dormir, parce qu’il s’était perdu. C’est la Terre qu’il veut conquérir, pas Neverland, normalement…

Elle essayait d’expliquer, tripotant maintenant sa natte, surveillant d’un air horrifier les coups de canons.

Cthulhu n’était pas bienveillant, quoi qu’elle puisse dire. Certes, mais celui-ci, celui né de l’imaginaire était différent. C’était pour ça qu’Annabelle ne pouvait pas s’empêcher de s’y attacher.

- Pourtant… je chantonnais des berceuses vers l’océan…

Déçue d’avoir été inutile au sommeil.

Spoiler:
 






Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn




Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    

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