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Grizzly Funeste
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♐ Membre des Piccaninny ♐


✘ AVENTURES : 117
✘ SURNOM : L'écorché
✘ AGE DU PERSO : Entre 35 et 40 Hivers

✘ DISPO POUR RP ? : 4/2
✘ LIENS :
♐ Sinistre Oraison
♐ Mélopée Funèbre

♐ Chute de scalps:
0 - I - II - III - IV




MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Sam 29 Juil 2017 - 18:54

Il n’a pas réfléchi. Il agissait souvent avant de se rendre compte. Des conséquences. Des tourments. De la culpabilité parfois. Grizzly était comme ça. Il fonçait tout droit. Au danger à la gueule béante, que ce soit pour attaquer, sauver, défendre. C’était aussi probablement une part ce qu’il avait transmis à ceux qui l’avait suivi. A celui qui gisait sur le pont, celui qu’il n’avait que croisé. Celui qu’il n’avait pas vraiment osé reconnaitre. Celui qui importait, mais dont l’existence était devenue… secret.

Le guerrier n’avait pas le droit d’écouter sa peur. Il n’y avait que la chamade de son cœur qui tambourinait à folle allure, assourdissant sous l’effort à ne pas sentir l’eau qui rongeait, plus poisseuse, plus difficile à franchir. Elle s’accrochait.

Grizzly s’était mis à haïr la moindre goutte qui l’effleurait. Comme une déchirure qui lentement glissait pour s’éterniser.

Mais il y avait Capucin, Capucin dont il avait attrapé l’extrémité ; la queue que son essence laissait jaillir. Et l’Ecorché l’avait ramené au plus proche de lui, sans écouter la panique furieuse de son jeune protégé qui lui faisait s’enliser d’avantage.
Et entre deux ébats, croiser le regard d’un visage-pâle tout à l’heure suspendu des eaux, qui remontait désormais.
Et ce qui tournoyait. Ce qui se rapprochait. Cette impression bizarre, piquante, qui remontait toute son échine comme des millions d’aiguillons glacées. Cette sensation qu’il connaissait trop bien. Il la reconnaissait.

Le guerrier maintient Capucin hors du marasme nauséabond comme il le peut, mais il sent bien que quelque chose lui échappe. Quelque chose… Ou… quelqu’un ?
Pourquoi tout autour, l’eau s’est teinte de rouge ?
Ce n’est pas sa plaie qui s’est mise à saigner. Ni celles de son protégé. Il y a autre chose. Autre chose que le banquet des Squaws des eaux.
Autre chose.
Il… reconnait.

Il y a le grondement, et cette faim terrible, cette colère inextinguible, et parmi tout ce rouge, dans l’eau s’agitent des formes… qui prennent vie. Se personnifient.

Grizzly a presque manqué de lâcher Capucin en reconnaissant :

«  NASHASHUK ! »

Et à ses côtés. Sahale. Oryx Intrépide. Et le cri de Grizzly qui s’enfuit, coupé, étouffé par un autre bruit.
Le grondement plus terrible, et l’ombre qui l’entoure, le couvre. Le noie. Le transforme.

Et ses enfants qui le fuient. Et sa femme qui l’affronte, terrifiée.

Et Grizzly, lui, qui ne peut cesser de hurler, la douleur indicible de celui à qui on avait tout arraché. Qui ne cesserait jamais d’être… tourmenté.

Il veut attraper, de sa main restée libre, il veut attraper la chevelure d’Oryx. Pourquoi fuit-elle ? Pourquoi ce regard là ? Pourquoi ? POURQUOI ?

Mais c’est quelque chose de plus dur, de plus épais et étrangement spongieux qu’il retient, un peu hagard… Une corde ?

A peine quelques secondes pour relever la tête, là, perdu dans son manteau d’obscurité. Il reconnaît le blanc, celui qui volait presque précédemment. Et sans plus réfléchir (il ne le faisait que rarement, s’accroche de toute ses forces, et se sent propulser loin.

Loin de sa femme.
Loin de ses enfants.
Loin de ceux qui le fuyait.
Loin.

Loin…

Et même si Capucin a continué de se débattre, animé par son bel instinct, Grizzly lui, s’est recroquevillé sur lui. Le bois mort des pirates retrouvés. Grizzly n’a pas la force de prétendre, Grizzly ne l’a… que de pleurer.

Les gouttes carmines l’éveillent un peu, vagues pulsations, appétence qu’il sait nécessité mais dont il ne veut pas toucher. La bestiole lui a montré la forme indistincte plus loin d’un être plus mal au point, encerclée des âmes sombres des marais et de son chamane qui s’y est joint.

Hagard Grizzly sent que le grand canoë s’est libéré de toutes entraves. Il se sent lourd, plus qu’il ne l’a jamais été. Un vent frais, jamais goûté, souffle sur sa peau. Gomme les dernières larmes, les derniers regrets.


Oraison:
 








Il s’était éveillé. Il s’était réveillé.
Le monstre demeurait.
A ronger ses entrailles, à exiger encore sa part insatiable.
Les lunes décroissent, s’effacent...
Et le regard sombre de Grizzly fend la pluie.
Il est de retour chez lui.


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Zeb Skelton
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✘ AVENTURES : 15
✘ SURNOM : La Rouille
✘ AGE DU PERSO : Cinquantaine

✘ DISPO POUR RP ? : Volontiers, si vous n'êtes *vraiment* pas pressé
✘ LIENS : Le Charpentier et ses Outils

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Lun 31 Juil 2017 - 1:41

C'était trop juste.

Le Jolly Roger volait, scintillant de poussière de fée. Ils fuyaient, vers le haut, vers le ciel, voiles gonflées d'un souffle magique, loin des flots toxiques, loin du démon qui voulait leur damnation. Tous les survivants étaient à bord, pirates, Peaux Rouges, sirènes - la Rouille avait même eu le temps d'entrevoir l'enfant singe et le guerrier qui l'avait sauvé, tous deux prostrés sur le pont, et de s'en sentir brièvement satisfait. Lentement les cauchemars se délitaient, la lumière revenait. Même Carne, du peu qu'il en voyait, paraissait toujours en vie, et pas tout à fait prêt à rejoindre le dernier des horizons. Tout semblait indiquer que, contre toute attente, ils allaient s'en sortir.

Pourtant, c'était trop juste.

Zeb s'en rendit compte alors qu'il se trouvait dans le gréement du mât d'artimon, au plus près de la poupe; haletant, en sueur, perclus de douleur de la nuque jusqu'aux reins, il était en train d'assurer le hunier. Il lui suffit d'un regard, un unique regard vers l'arrière, dans ces atroces yeux qui brûlaient de mille flammes glauques. Et il comprit.


La créature des abysses ne comptait pas les laisser s'enfuir. Elle s'élevait, passant de grande à énorme, de énorme à immense, de immense à colossale, et elle continuait de grandir, enflée de fureur. Ses tentacules claquaient dans l'air comme autant de monstrueux fouets, et malgré les boulets de Last et les sortilèges de la Dame du Bayou, certains parvenaient encore à heurter la coque, à creuser des trous dans le bastingage... et à viser, encore et toujours, ces voiles qui étaient le seul salut du Roger et de tous ses passagers.

Il voulait les annihiler. Il allait les annihiler.

Cramponné à un hauban grâce à sa seule main valide, Zeb se pencha pour tenter de repérer le capitaine ou son second - s'ils étaient à la proue, peut-être qu'ils ne voyaient pas, qu'ils ne se rendaient pas compte...

Le seul regard que la Rouille rencontra, dans le gréement juste en contrebas, ce fut, à nouveau, la terrible absence auquel se résumait le seul œil restant de Kit.

Zeb tressaillit et se détourna, glacé et furieux; pourquoi cette image ne disparaissait-elle pas? Elle ne paraissait pourtant pas des plus virulentes. D'autres, pirates comme Peaux Rouges, avaient été poussés par leurs démons à s'auto-mutiler, à se faire mal dans la réalité pour ne plus avoir à subir le cauchemar. Zeb en avait vu certains hurler, d'autres pleurer, d'autre encore partir dans des rires sans joie d'hommes devenus fous. Le charpentier, lui, était loin d'en être là; sa tourmente n'était ni vive, ni constante. Simplement, parfois, quand il tournait la tête, Kit ou Silas étaient là.

Jamais, cependant, ils ne disparaissaient totalement.

Et peut-être que si Zeb n'avait pas été si occupé à fuir le visage accusateur de son enfant disparu, il aurait vu le tentacule qui fusait vers le mât d'artimon.

Le craquement fut presque doux. Juste un son sourd, long, unique, qui parcourut tout l'édifice de haut en bas - le charpentier sentit le bois du mât trembler sous sa main à moitié paralysée, et à en croire les cris des gabiers, il ne fut pas le seul. Il leva les yeux et vit cette chair impossible, mélange de reptile et de limace, s'enrouler autour du sommet du mât - là-haut, tout là-haut, loin des loas et du sang du bayou.

L'espace de trois secondes surréalistes, la Rouille eut le temps de se dire que l'étreinte de ce tentacule était d'une délicatesse et d'une précision absurdes.

Suspension. Apnée.

Puis, d'un coup, la créature tira.

Le craquement devint un hurlement jonché d'échardes, une explosion qui ébranla non seulement le mât, mais également tout le navire. Le Roger se cabra, brusquement freiné dans son élan. La moitié de l'équipage présent dans le gréement perdit l'équilibre, et ceux qui n'eurent pas la chance d'attraper une prise assez vite chutèrent et heurtèrent le pont dans un horrible concert de cris cassés et de bruits sourds. Zeb lui-même glissa de la vergue sur laquelle il se tenait et ne dut son salut qu'à l'échelle de haubans qui passait tout près. Partout autour de lui, il entendait l'équipage hurler.

Sur la dernière vergue, juste sous le tentacule, Kit le fixait. Il s'appuyait négligemment contre le mât, qui n'était plus que lézardes et fissures, mais qui tenait.

Oh hélas, il tenait. Alors que le tentacule continuait à tirer.

Il va nous entraîner par le fond.

L'idée, fulgurante, s'était imposée au maître charpentier comme une évidence: un mât endommagé qui s'effondre tout en restant attaché au navire, c'était le naufrage assuré. Toujours. Était-ce si différent, qu'ils fussent en train de voguer dans les airs et non sur les mers?

La solution était la même.

Coupe-le. COUPE-LE.

"COUPEZ LE MAT! POUR L'AMOUR DU CIEL COUPEZ LE MAT!

Il n'avait pas fini de crier que sa propre hache se plantait dans le bois, avec une force décuplée par l'adrénaline. Un coup, deux coups. Puis une autre hache, et encore une autre, et encore une autre, toujours plus d'appels et de râles et de pleurs, alors que l'oeil était là, l'oeil était sur eux.

Un coup parmi les autres fut le dernier nécessaire. Le mât explosa plus qu'il ne se fendit, envoyant une volée de fragments aiguisés vers les hommes qui venaient de l'abattre - la Rouille en sentit certains se planter dans le brassard de cuir de son avant-bras maladroitement levé devant son visage.

La moitié supérieure du mât s'arracha, disparaissant à toute allure vers la poupe tandis que le Roger faisait une embardée. Haubans et écoutes cédèrent, les voiles s'effondrèrent. Zeb sentit son appui disparaitre sous lui. Et, avec tous les autres pirates qui l'avait aidé, il tomba au milieu des débris, des cordages rompus et des voiles en lambeaux.

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L'Ombre
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✘ AVENTURES : 1506

MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Lun 31 Juil 2017 - 21:11

Event 5


le Tourbillon





Le Jolly Roger continue sa traversée céleste, tel la main d'un noyé qui use de ses dernières forces pour atteindre la surface. Une autre force le retient pourtant, et alors qu'on se croyait hors de portée, les tentacules démoniaques emportent de nouveaux hommes dans la mort. A moins que ce soit un destin bien pire qui leur soit réservé...

On croirait le navire prêt à s'effondrer sur lui-même tant son bois craque et se désagrège à chaque pied franchi, mais il tient bon, grinçant et jurant, tandis que le trou de ciel se rapproche. Tous les yeux, ou presque, sont fixés sur cette tache d'azur, unique espoir de survie. Autour, des croûtes et des filets de noir continuent de s'effondrer. Les hurlements de la Créature secouent l'univers tout entier.
Un autre cri se chevauche à celui-ci, et il semblerait que ce soit celui du Capitaine au crochet d'argent. Peut-être est-ce la rage phénoménale de ce cri-là qui donne au Jolly Roger la force de se hisser jusqu'à son salut.



*



Enfin, le ciel, bleu, et l'océan, bleu, et l'air, pur, qui regonfle vos poumons fatigués. Ça fait presque mal, tant c'est puissant et vivifiant. Vous vous rendez compte, alors, comme vos esprits sont usés, vos corps épuisés. Vous avez la mine basse et le teint verdâtre. Combien de temps avez-vous passé dans le ventre sombre de la Terre ? Les couleurs du monde vous agressent la rétine, à vous en faire pleurer. Elles sont si vives. Quant à cet odeur, de terre, de mer, de vie, elle vous enivre jusqu'au malaise.

Les cauchemars se dissipent comme des nuages de fumée, laissant les âmes assomées. Les morts, écrasés ou fracassés, sont déjà jetés à la mer. Les blessés sont pris en charge par les plus prompts à reprendre leurs esprits. Le Jolly Roger, lui, est salement amoché. Mais il est en vie, ballotté par les flots qui embrassent sa coque avec empressement, comme s'ils retrouvaient là un amant qu'ils craignaient de ne jamais revoir, mais cela ne dure pas longtemps : l'esquif continue de perdre des morceaux de corps, et c'est presque de lui-même qu'il se met à léviter au-dessus des vagues pour poursuivre une course aérienne qui, décidément, lui sied. Il regagne la plage ainsi, uniquement porté par le vent et la poussière de fée, déchargé de ses morts, de ses vivres, et d'une partie de son mât. Il faut se hâter, car la crevasse du typhon n'est pas refermée. Et au sein de la bouche infernale, c'est un être plus terrifiant que le Démon qui a faim, toujours, de vous.

Le Capitaine ne perd pas de temps et distribue ses ordres d'une voix forte et séche, malgré les cernes qui encerclent ses yeux pâles. Après le choc et le soulagement, il faut s'activer. Le vrai repos ne viendra que quand les tentacules seront hors de vue, loin dans la cage scellée des souvenirs enfouis. Pour l'instant, elles semblent s'élever du vide pour tenter de vous attraper à tâton...



Soudain, les éclats de voix s'interrompent. Une autre créature vient de surgir du néant. Celui du ciel, cette fois. C'est une créature faite de rêve, de malice et d'enfance. Elle est bien moins colossale que celle qui vous a affronté. C'est Peter Pan.
La peau argentée, l'habit blanc et bleu, il ne ressemble plus guère à l'enfant gorgé de vie et de joie que chacun connait. Il lévite, épinglé au ciel comme un papillon mort. Il est à votre hauteur à présent, puisque vous volez. Et comme cela doit le consterner, l'Enfant Roi, de voir que ses ennemis jurés, les adultes damnés, les pirates, volent. Nulle rage, nulle haine, nul dégoût, nulle peine, nul ébahissement. Rien de tout cela ne se lit sur le visage de Peter Pan. Rien d'autre qu'une expression lisse et absente. Vide.

Son regard se fixe sur celui du Capitaine, alors que le navire poursuit sa lente traversée. L'Enfant ne se tient qu'à quelques mètres, face à vous, on pourrait sentir son odeur. Sentir le froid sur sa peau. Personne n'ose vraiment bouger, ou parler, ou respirer. La scène est surréaliste, encore plus que se retrouver aux côtés d'un monstre millénaire aussi gigantesque qu'une montagne.

Puis, Peter Pan se tourne lentement vers le typhon béant déjà agité de bouts de tentacules.
Il ferme les yeux.

Dormons... semble-t-il murmurer, mais comment en être sûr ?

Un rugissement rauque, lointain, irréel, lui répond, agitant la mer, mais se tait bientôt. Le trou se referme, tandis qu'une larme s'écoule sur la joue lisse et grise de Peter Pan. Les tentacules disparaissent bientôt dans l'obscurité, et sur cette obscurité se referme doucement. Un cercle d'écume demeure toutefois, qui tournoie au gré d'une impulsion mystérieuse.

Le Jolly Roger glisse sur le vent, s'éloignant bientôt de Peter Pan.
Au loin, un autre vaisseau volant éventre les nuages et franchit la frontière de l'île d'Imaginaire. Il est d'un genre tout différent. C'est un ballon. Et à son bord, un équipage d'enfants.


Le Pays de Jamais ne sera plus jamais comme avant.






Précisions:
 



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Louis M. Riverside
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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    Ven 11 Aoû 2017 - 3:07

Le Jolly Roger finit enfin par se poser lentement et doucement sur les flots, non loin de la plage. Cela fait désormais des dizaines de minutes que Louis n'a pas bougé. Pas d'un seul cil. A moitié aveuglé par le soleil tapant contre sa peau, il ne sait plus quoi penser. Lui qui se pensait l'être le plus fort, le plus beau et le plus puissant, il a côtoyé la mort de près, de très près. Il est arrivé tant de choses étranges, tant de choses abominables qu'il se demande alors si quoique ce soit serait comme avant.

Non, décidément, plus rien ne sera comme avant.

Il n'est pas le plus fort, il n'est pas le plus beau et il n'est clairement pas le plus puissant. Et il n'est pas non plus immortel. Voir la mort en face, ça fait réfléchir. Et réfléchir, il le fait énormément depuis que le navire a quitté le gouffre. Il est grand temps de revoir sa philosophie et son comportement. Il ne sera plus vraiment jamais le même. Il le sait désormais, sa mort arrive. Et par tous les dieux, elle pourrait se présenter à lui à n'importe quel moment.

Le petit hoquet que le Jolly Roger ressent en contact avec l'eau agit comme un déclic. Louis se réveille, regarde autour de lui d'un air peu rassuré, et se projette contre le bastingage. L'eau. La Mer. L'Océan. Et plus loin, l'Île. Ni une ni deux, il passe par dessus la rambarde. Il se précipite tellement qu'il manque de se faire mal. Il tombe comme un rocher dans l'eau, et se met à nager à toute vitesse, tant bien que mal, vers sa maison, le bayou. Si ça n'était pas complètement ridicule, ça aurait pu être attachant.

A peine a-t-il atteint la terre ferme qu'il se met à 'courir' vers le bayou. Il se coupe, se griffe, mais s'en moque. Il est parti sans dire au revoir, mais peu importe, ils savent bien où le trouver. Son épave à lui, il va devoir la reconstruire. Elle était belle l'idée d'aller combattre la pluie. Elle était belle l'idée de rejoindre un équipage de tordu dans un combat impossible. Elle était belle l'idée de sortir de chez soi, de son marais confortable. Les ignorants sont les plus heureux, et Louis ne l'était plus du tout. Il avait vu l'extérieur du Bayou pour la première fois, il avait brisé son souhait de ne jamais en sortir sur un simple coup de tête.

Le crapaud, honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.


hrp:
 








Oh j'ai gagné ça il paraît:
 


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MessageSujet: Re: EVENT 5 – Affronter le Tourbillon    

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