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Hook
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MessageSujet: Pourparlers   Dim 11 Mai 2014 - 17:41



Tout avait été calme depuis quelque temps. L’échec cuisant de la chasse au trésor s’estompait dans les esprits. Le capitaine avait même fini par abandonner l’humeur noire qui teintait ses journées depuis lors, et revenait petit à petit à sa morosité habituelle. Les jours s’écoulaient paisiblement, trop paisiblement peut-être… La maladie se déclara tout d’abord chez deux matelots, qui se mirent à tousser jusqu’à cracher du sang. Il n’y avait d’abord pas de quoi s’inquiéter, mais malheureusement le mal semblait contagieux et mortel.

Au début, nul ne sut quoi faire, et puis petit à petit, les anciens de l’équipage, ceux qui avaient connu le vrai monde trouvèrent les symptômes familiers, et la peur se répandit parmi les matelots, car si ce mal était celui auquel ils pensaient, il n’y avait qu’un moyen de le guérir, et cela était presque impossible. Seul un corail écarlate, rouge comme le sang, et que l’on trouvait dans les eaux calmes constituait un remède efficace.

Hook réfléchit, mais bientôt, une seule solution s’imposait aux esprits : il fallait leur demander de l’aide, à elles. Ce n’était pas courant de voir les pirates envisager de discuter avec les sirènes, mais comme personne ne trouvait d’alternative, on se décida à envoyer un petit groupe négocier avec elles, sans quoi, les pertes pourraient être trop grandes.

Parmi les quelques trésors déjà amassés par les flibustiers, Hook choisit les plus belles gemmes, qu’il rassembla dans un petit coffre. Le tout mis en ensemble était fort impressionnant et il espérait qu’avec une telle monnaie d’échange, les sirènes accepteraient de considérer leur offre. Les marins qui accompagnaient l’expédition reçurent l’ordre de se tenir tranquilles et de rester le plus éloignés du rivage, quoi qu’il arrive. En outre, chacun avait sur lui de la cire au cas où les dames auraient l’idée de se mettre à chanter… L’entreprise était risquée, mais le jeu en valait la chandelle, et c’est sous le soleil de midi que les pirates se mirent en marche.

Les eaux du lagon brillaient de mille feux, et quelques créatures aquatiques se laissaient déjà apercevoir tandis qu’ils avançaient. Ne souhaitant pas paraître agressif, Hook signifia à ses hommes de marcher lentement, et de rester loin de l’eau pour l’instant. Les sirènes finiraient bien par leur demander ce qu’ils voulaient, et il valait mieux attiser leur curiosité avant qu’elles décident qu’elles avaient trop faim pour les écouter…
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Ancienne Sirène
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Dim 11 Mai 2014 - 19:58


    Il était une fois, la lagune calme et attirante, comme toujours. Si le temps avait été maussade durant quelques jours, il nous offrait un peu de répit. C'était alors le moment idéal pour aller se réchauffer au soleil. Et le seul endroit qui pouvait offrir un sentiment de bien-être et de plénitude totale, c'était bien la lagune. Et puis, nous n'étions jamais à l'abris de visite, que ce soit de Peter, des garçons perdus, où d'autres âmes égarées. Mais il fallait bien attendre que le soleil soit à son zénith pour venir profiter pleinement de la chaleur qu'il pouvait nous donner. C'était une sensation si agréable...Comme à mon habitude, j'avais erré autour du Jolly Roger. Ayant entendu les vilaines toux de ces messieurs, j'avais préférer aller ailleurs. Leurs bruits me gênaient, ils étaient désagréable au possible. Je ne les avais plus entendu chanter, rire ou gronder. Même si j'adorais les embêter, j'aimais aussi les écouter. Les pirates étaient des gens très intéressants. Ils avaient toujours des choses à dire, à se dire, des histoires à raconter. Parfois, j'en entendais qui racontait des choses sur l'autre monde. Ces genres de nouvelles me sont fascinantes. Mais aujourd'hui, c'était détente sous le soleil de la lagune. Certain aurait la méchanceté de penser que nous étions des êtres feignants, mais il n'en était rien. Pour ma part, j'avais toujours quelque chose à faire, loin de cette sensation d'ennui qui était loin de m'être familière. J'étais ne sirène pleine de vie et trop curieuse, j'avais alors toujours quelque chose à faire. Mais je commençai à avoir froid. Alors le temps d'aller se réchauffer était venu. Je m'étais installée sur un rocher déjà bien chaud de la lagune. Allongée sur le dos, ma nageoire trempant légèrement dans l'eau, j'avais la vue de la plage. Il était une fois, un curieux pèlerinage. Je savais bien que, même si je ne cessai de les embêter, les pirates ne nous portaient pas dans leur coeur. Alors, quelle fut ma surprise lorsque je les vis avancer sur le sable de la lagune, dirigés par James. Je regardai avec amusement le cortège, il y avait un coffre, un gros coffre. Connaissant les pirates, ils avaient besoin de notre aide, et leur or allait être leur moyen de paiement. Mais, ça n'allait pas être aussi simple, surtout avec la Malice dans les parages. Je ris doucement, n'approchant pas du rivage, j'étais bien au chaud, sur mon rocher.


"Mais que nous veulent-ils... ? N'en ont-ils pas assez de nous voir près de leur bâtiment...?


    Mon rire se fit doux et raisonna tout avec autant de douceur dans la lagune, mes soeurs n'allaient pas tarder à me rejoindre.

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Shadow.
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Mer 14 Mai 2014 - 15:52

When a mermaid sings...
Avec des pirates et des sirènes


Le mal rongeait l’équipage de plus bel, depuis l’échec de la Grande expédition, à laquelle je n’avais pu participer, cantonner à m’occuper justement de ceux qui étaient rongé par la maladie en faisant mon possible pour les garder en vie, mais les moyens étaient trop limités, et nous avions perdu trop de membres pour garder le moral stable. A chaque jour suffisait sa peine, et nous baissions lentement les bras pour trouver ne serait-ce qu’un remède miracle.

Et Hook en connaissait un, visiblement, mais ce n’était pas sans risques. Cette fois, je pris la décision de participer à l’expédition, afin de ne pas regarder inutilement mes camarades mourir sous mes yeux, impuissant. Cette fois, je voulais être de la partie, et peut-être que je serais sans doute plus utile…

Je connaissais les risques liés aux sirènes, même si je n’avais jamais eu réellement d’occasion de les affronter, à cause du fait que j’étais plus souvent à bord du Jolly Roger, enfermé dans ma cabine plutôt qu’autre chose. Aussi, j’obéissais sans conteste au Capitaine, suivant l’exemple de mes confrères, afin de ne pas faire échouer le plan, observateur du comportement.

Mais mon regard se tourna vers la mer, remarquant un mouvement. Et là, je l’aperçus, une de ces créatures, et j’eus un mouvement de recul, et de peur à la fois, me rappelant de quoi elles étaient capables. Je murmurais alors :

« En voilà une… Que faisons-nous, Capitaine ? »


Je ne me sentais pas à mon aise. Et si elle se mettait à chanter ? Et si d’autres arrivaient ? Nous ne pouvions même pas dire que nous étions en sécurité sur la plage, car elles ne pouvaient pas marcher sous le soleil, par contre, elles pouvaient nous attirer, avec leur chant diabolique. Dans ma poche, je faisais glisser la cire entre mes doigts, nerveusement...


Crédits de Shadow
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Ancienne Sirène
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Sam 17 Mai 2014 - 10:15


Le soleil brillait, dardait son corps et ses écailles de ses rayons chauds et doux. Agitant sa nageoire dans un geste mou et langoureux, Aigue-marine se retourna sur son rocher, celui sur lequel elle avait passé la matinée à se faire dorer. Hum, comme elle aimait ces petits moments de tranquillité, de rien. Plus de pensées, plus de désirs, juste la paresse de trainer, de s'échouer sur ce caillou au milieu de la lagune, entourée de ses compagnes et de ne rien faire.

Un petit rire, ainsi qu'une petite voix, résonna d'un coup aux oreilles et à l'esprit de la sirène, attirant son attention. Une de ses soeurs était amusée, titillée par un quelconque situation. Ouvrant un oeil paresseux, la rousse créature se redressa légèrement. Corail étant à l'origine de ce sentiment, Aigue-marine dirigea son regard dans sa direction, vers le rivage. C'est un joyeux spectacle qui accueillit ses prunelles la faisant sourire, d'un sourire tout sauf rassurant.

Des pirates, une jolie de bande de pirates et avec un gros coffre. Voilà ce qu'elle voyait. Un très jolie et très gros coffre. Oh, mais c'était trop beau pour être vrai. Etait-ce là un présent de leur père pour un occasion en particulier ? Possible, car ce n'était pas tous les jours qu'une sirène pouvait avoir un pirate et son trésor. Alors des pirates et un gros coffre, miam miam.

Se redressant un peu plus sur son rocher, Aigue-marine put distinguer son beau capitaine au milieu de ses matelots. Ronronnant de plaisir elle espérait pouvoir le faire tomber dans ses filets cette fois. Agitant sa nageoire, impatiente d'en savoir plus, la sirène se retint néanmoins de se jeter à l'eau pour rejoindre la plage. Sa dernière altercation sur un banc de sable avec des pirates ne s'était pas très bien déroulée...

Cependant, toute souriante de malice, elle entreprit de faire des grands gestes vers la rive et les hommes qui s'y trouvaient, leur souriant et en leur faisant quelques clins d'oeil plus que parlant. Puis, lascive sur son rocher, elle continua à les observer de loin, les saluant d'un petit geste de la main lorsqu'ils croisaient son regard.
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Willekens
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Mer 21 Mai 2014 - 16:21


Will était descendu jusqu'aux plages, à son tour. Accompagné d'une poignée de matelots et de son capitaine, il s'était immobilisé, là, devant les eaux turquoises et cristallines de la lagune. Il n'y avait encore que le sable et les vagues bercées par le courant qui semblaient beaux et hypnotisant, comme les demoiselles de la mer n'avaient pas encore rejoint la plage. Seul un air dur et renfrogné dessinait les traits du visage de Will, il essayait tant bien que mal de ne pas être aveuglé par la grosse boule lumineuse face à eux. Poing sur la hanche, il tenait de son autre main un pistolet qu'il n'hésiterait pas à utiliser en cas d'urgence. Seul les sirènes décideraient de leur sort, leur sort à tous et surtout, le sort de Starkey. Malade et souffrant, il n'avait pas pu suivre son ami jusqu'à la plage, c'est avec le fond assombri qu'il rendait visite aux créatures marines et fourbes de l'île.

Le cuistot avait lancé un vague regard sur la mer qui venait s'éteindre sur le sable doré et fin, jusqu'à ce que son attention soit porté sur une femme. Cette femme avait des cheveux infiniment longs et sombres. Derrière elle se trouvait une queue de poisson qui se souleva au dessus de sa tête pour faire quelques courbettes, oui, ça ne pouvait pas être autre chose qu'une sirène.

Apparemment, elles s'étaient donné le mot, une deuxième créature était remontée, celle-ci avait une chevelure flamme qui ne pouvait qu'attirer l'oeil, une position presque provocante sur ce rocher et un sourire qui disait tout. Will carra la mâchoire, elles étaient belles, mais ô combien dangereuses. Son regard doré avait glissé sur le coffre, si son ami n'était pas en danger de mort, il aurait pleinement profité du spectacle.

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Ancienne Sirène
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Sam 24 Mai 2014 - 18:35



LOOK EVERYONE THIS IS WHAT HATRED LOOKS LIKE WHAT IT DOES WHEN IT CATCHES A HOLD ON YOU IT'S EATING ME ALIVE & FEAR AND ANGER ONLY MAKE IT GROW FASTER


Tentant en vain de réchauffer mes membres engourdis par le froid, la brise marine murmure des mots deux aux oreilles de mes soeurs alors que je vois mes pauvres cellules s'égratigner sur le rocher trop rugueux pour moi. Un midi tout à fait banal, en somme. Mais, les yeux fermés et le visage cherchant le soleil, j'entends les douces paroles de La Malice qui rit des pirates approchants. Je n'ai même pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir que ce sont eux, je le sais déjà, grâce à mes soeurs languissantes.

Cependant, je suis bien obligée de les ouvrir, pour me trainer dans l'eau et remuer les nageoires, le regard vif et en quête de nourriture. Mais ce que les matelots tiennent entre les mains est encore plus appesantissant qu'un repas. Certainement des joyaux. Peut-être pour nous demander de les laisser tranquille, ou alors en échange de quelque chose, et la seconde solution est bien plus probable que la première.

M'approchant de mes sœurs, je leur communique ces informations. Mais les pirates sont trop lents, ils laissent la curiosité me ronger trop longtemps et leur air inquiet m'intrigue encore plus.

Ma voix a donc cherché à les atteindre avec une chanson de leur propre création. "Quinze marins et pas une goutte de rhum..." Une voix étrangère à leurs chants. Attirante et meurtrière, mais je ne leur ferai pas de mal avant de savoir ce qu'ils veulent. Mes sœurs, plus prudentes sont restées sur les rochers alors que je m'approche doucement, à distance acceptable pour les attirer et connaitre les raisons de ce rassemblement. Je les vois hésiter, mais je les vois aussi succomber à mon charme avant d'avoir pu se boucher les oreilles. Ils sont à l'eau quand j'arrête de chanter.

Je suis encore mieux placée pour voir leurs visages meurtris. Voilà pourquoi le bâtiment était plus calme qu'à son habitude, voilà pourquoi une ambiance morose planait autour de ces messieurs.

« Que nous vaut l'honneur de votre visite, Capitaine ? »

Pressez donc, avant de tomber entre mes griffes.


CODE (c) MEI SUR APPLE SPRING


Dernière édition par Habiss le Dim 25 Mai 2014 - 15:18, édité 1 fois
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Hook
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Dim 25 Mai 2014 - 15:03


Elles les avaient aperçus et le péril commençait. Les hommes étaient tendus, il le sentait bien. Certains semblaient déjà un peu trop fascinés par les chevelures des sirènes tandis que d’autres avaient inconsciemment ralentit l’allure. La plupart savaient à quoi s’attendre.

Certaines créatures aquatiques saluèrent les pirates de la main, tandis que d’autres émergeaient les regardaient, un sourire en coin. Et l’inévitable finit par arriver : l’une d’entre elle chanta. Même Hook ne s’y était pas attendu, il avait pensé qu’elles auraient été trop intriguées pour cela au départ, et qu’elles auraient attendu un quelconque discours de sa part, mais non.

Cette erreur aurait pu être fatale à tous, mais heureusement, la sirène cessa son chant à temps. Quelques membres du groupe s’étaient avancés dans l’eau jusqu’à la taille, même capitaine avait les pieds dans l’eau désormais. Il ravala sa rage de s’être ainsi fait avoir, et prit la parole d’un ton humble.

- Pardonnez-nous de vous déranger ainsi lors de votre repos. Nous venons solliciter votre aide dans une affaire préoccupante.

Il laissa quelques secondes sa phrase en suspens, laissant planer les échos de sa voix sur le lagon.

- Comme vous le savez, une étrange maladie s’est emparée des marins. Beaucoup sont atteints sans espoir de guérison.

Une nouvelle pause, il voulait que toutes les sirènes comprennent les conséquences de sa déclaration : moins les pirates étaient, moins elles pourraient en dévorer. Il ne formulerait pas l’argument à voix haute, mais il ne pouvait s’empêcher de penser que cela compterait. C’était une forme d’investissement que de les secourir aujourd’hui, pour mieux les tuer demain.

- Il existe un remède, et c’est pour cela que nous avons besoin de vous. Nous avons ici de quoi établir un échange équitable…

Il désigna le coffre du crochet. Il parlait avec sa main valide dans le dos et d’un léger geste que les sirènes ne pouvaient apercevoir, il tâcha de faire comprendre aux pirates qui étaient revenus derrière lui qu’ils devraient se tenir prêts à se boucher les oreilles…
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O
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≈ Doyenne Suprême ≈


✘ AVENTURES : 56
✘ SURNOM : L'Originelle.
✘ AGE DU PERSO : Ancestral.

✘ DISPO POUR RP ? : Oui.
✘ LIENS : Ocean will be

MessageSujet: Re: Pourparlers   Lun 26 Mai 2014 - 21:14


 °
°o
 O°

Les bulles remontent doucement, avec cette lenteur effervescente qui leur est propre. Deux yeux s'ouvrent, ronds comme deux billes, ronds comme deux bulles. O. Elle est là, tapie fourrée dans ce fond de roche obscure, comment enracinée. Ses cheveux ondulent à chaque mouvement, à chaque palpitation de son univers, comment autant de tentacles supplémentaires et infimes. Ses octuples bras se tordent de satisfactions et de plaisir, caressent la roche et le corail comme on cajole son amant, son enfant. Deux mains agrippées, presque obscènes d'humanité sur ce corps aquatique. Deux mains, dix doigts où le camaïeu de fond marin qui fleurit sur sa peau se gangrène de rouge. Le sang. Le sang déjà dissipé, assimilé par l'Océan, par l'eau, par O. Deux mains, qui retiennent fermement une jambe. Non pas un corps, juste une jambe. Il ne reste rien d'autre de sa proie, sauf peut-être quelques os qui rampent dans quelques coins de sa crevasse. O cache sa nourriture, avec cet instinct ancestral qui fait manger en toute discrétion, pour qu'on ne lui vole pas sa pitance. Ses dents -doit-on les appeler crocs ?- tailladent la chair alors que la sirène ondule de plaisir.

Elle est satisfaction toute entière, joie simple de l'estomac rempli. Mais alors qu'elle rongeait quelques lambeaux de chairs restantes sur ce qui fut le gros orteil, elle reprend conscience de l'Océan, de sa voix qui lui murmure le rythme de la vie comme une berceuse. Et puis, feutrés, les échos de ses cadettes percent la mélopée de leur Père à toutes. Curiosité. Railleries. Charme. S'il y a charme, cela implique des Debouts.

Eux.

Un grondement inaudible roule dans les yeux de l'Originelle. Eux. Eux qui ont tué la Morte-Née, la suffoquée sans âme ni avenir. Eux, leur sale engeance, qui s'approche encore des siennes. O n'a pas oublié ce jour maudit où elles ont toutes pleurés la perte de la plus jeune d'entre elles, éteinte avant même d'avoir pu briller. Au souvenir de cette plaie encore béante, de cette part d'elle qu'on a assassiné, ses yeux et son âme se chargent de tempête. Ils osent revenir, ils osent approcher ses soeurs. Eux. Sa peau devient d'encre, chaque parcelle de peau s'endeuille pour la jeune Perdue et la vengeance qu'elle réclame.

Essor.

Surface.

Regard.

O est là, déjà à la Lagune, déjà à tout scruter. Il ne lui a fallut presque rien, oh si peu de temps pour rallier l'endroit. Le sommet de sa tête émerge à peine de l'eau alors qu'elle s'avance discrètement vers un rocher libre. Sa soeur Insondable parle, raille. Méfiance, mes soeurs. Et un Debout répond. D'autres ont commencés à rallier les eaux à son chant à peine entonné, et un sourire féroce anime les traits de la Doyenne Suprême alors qu'elle se dresse sans un mot sur son estrade. Un échange équitable ? Une maladie ? Oh, O sourit de plus belle, dévoilant ses crocs et sa joie sauvage. Sa conscience est assemblée grâce à son repas, autant qu'elle peut l'être vu son âge. O, insidieusement, envoie une vague de souvenir à ses cadettes. le souvenir d'une vie perdue, d'une des leurs décédée avant l'heure. Et, chose inhabituelle, sa voix s'élève dans la Lagune aux sirènes.

- Une vie pour une vie. Voilà qui serait équitable, non ? Quel est ce remède, pour que vous ayez besoin de nous, chers Rampants ?

Rampants, oui. Pas même des Debouts, puisqu'ils viennent demander aide. Avec délice, O savoure le fiel de la revanche.
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Shadow.
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Mar 27 Mai 2014 - 18:28

When a mermaid sings...
Avec des pirates et des sirènes


Aussitôt que l’une d’elles ouvrit la bouche, mon corps se figea nerveusement, surtout qu’elle nous observait d’un air malicieux, masquant quelques fourberies derrière son charme envoûtant. Mais je n’eus pas le temps de mettre la cire dans mes oreilles que mon corps ne m’obéissait plus, en fait, mon cerveau avait déconnecté, enfoui dans un nuage euphorique, hypnotisé par la mélodie diabolique de la créature.

Le chant cessa, et je me retrouvais dans l’eau au niveau des genoux, au milieu d’autres pirates qui s’étaient fait avoir. La honte m’envahit, et je retrouvais mes esprits, complètement perdu. J’eus un mouvement de recul, le visage déformé par l’horreur de la réalité. J’aurais pu enfiler la cire dans mes oreilles, mais… Je voulais écouter le discours du Capitaine, cette fois, préparant la cire à hauteur des orifices pour les enfoncer au cas où avec mes deux mains. J’avais peut-être l’air con, mais c’était par prévention, surtout quand l’Originelle arriva… Je n’avais pas grande connaissance des sirènes, mais elle avait un physique bien différent des autres, un regard plus profond, une forme plus monstrueuse… Rien qui n’annonçait du bon.

Je restais en arrière du Capitaine, le laissant prendre les devants. Mais je déglutis sur la proposition, regardant les deux interlocuteurs en craignant le pire, mais j’avais peur de la réponse. Parce que si le Captain n’obtempérait pas… Elles nous attaqueraient peut-être… ? Je ne comprenais pas de quoi elle parlait, mais… Dans son regard, il y avait cette pointe de rancoeur.


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Ancien pirate
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Mer 4 Juin 2014 - 19:34

Ce lieu était magnifique. Le seul lieu de l'île que Nero se refusait à cartographier pour préserver toute sa beauté sauvage. Une eau bleue et cristalline s'étendait devant eux, presque terrifiante, devant les tentations qu'elle représentait, et les créatures qu'elle abritait. Ils n'étaient pas les bienvenus ici, mais ils n'avaient guère eu le choix que de s'y rendre. Un mal inconnu avait frappé l'équipage, emportant les plus faibles, les décimant peu à peu. Il ne comptait plus les cadavres brûlés sur la plage dans une désespérante tentative d'enrayer la maladie. Et pour leur plus grand malheur, seules les sirènes étaient en mesure de les aider.

L'équipage avait alors quitté le Jolly Roger, suivant son capitaine dans l'antre des Ondines, armés de leurs seules suppliques, et d'un coffre remplit de bibelots clinquants et autres pierreries.

Nero se tenait légèrement en retrait, observant de son œil unique les sirènes qui s'étaient présentés devant eux. Hook en tête, les négociations avaient déjà commencé, et quelque soit la façon dont elles se termineraient, ils savaient tous qu'ils perdraient bien plus que quelques pièces d'or. L'une d'entre elles, qui au vu de son apparence, semblait avoir plusieurs centaines d'années, réclamait déjà une vie contre l'aide de ses sœurs. Il savait que, parmi les sirènes les plus anciennes, certaines se montraient particulièrement hostiles envers les humains. Ils n'étaient qu'un réservoir de viande fraîche pour elles. Elles n'avaient aucune raison de les aider.

Une légère douleur le prit alors à la poitrine, et il se mit à tousser. Détournant la tête, il plaqua sa main sur sa bouche, crachant un peu de sang au creux de sa main. Il le regarda d'un œil mauvais le liquide carmin qui tâchait sa peau, avant de l'essuyer. Les premiers symptômes étaient là, et parmi l'équipage, seul Shadow était au courant. Et le glacial médecin de bord ne s'était montré guère rassurant vis-à-vis de son état. De toute façon, dès le début, Nero ne se faisait aucune illusion concernant ses chances de survie. Mais il ne voulait pas mourir. Pas maintenant. Pas de cette façon. Pas dans ce pays imaginaire. Ici, il n'était qu'un prisonnier parmi d'autres,une âme condamnée à errer dans un enfer trop petit pour lui.

Alors, comme par le passé, il était prêt à sacrifier pour protéger ses rêves, dans un égoïsme pur et froid, sans aucune once d'émotion, sans aucune once d'hésitation. Elles demanderaient du sang, juste une vie pour les sauver tous. Et s'il lui fallait tirer son épée pour cela, il le ferait sans hésiter.
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Ugly
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Mer 4 Juin 2014 - 23:01

Pourquoi. C'était peut-être la question que se posait Ugly, dans les tréfonds de sa caboche ; pourquoi mourir si bêtement ? Elle avait du mal à comprendre cette interrogation, si simple. Une maladie peut être mortelle, mais pour Ugly, s'il ne s'agit pas d'une arme, ou d'une sirène, ce n'est pas mortel. C'est tellement simple, tellement idiot que s'en est laid. L'Androgyne s'agace elle-même de cette question dont elle ne comprend pas la réponse. De même, voir ces hommes cracher du sang ne l'enchantait pas ; c'était contagieux, elle l'avait peut-être déjà attrapé. Juste à cette idée, Ugly avait chaud, elle se sentait mal ; n'était-ce qu'un effet de sa paranoïa ? Dans tous les cas, elle voulait accompagner le groupe, pour obtenir l'antidote. Pur égoïsme. Juste vérifier qu'il y en aurait assez pour tous, et s'il n'y en avait pas assez, si même ils réussissaient à l'obtenir, elle voulait être l'une des premières à se soigner, par "pure précaution". Mieux vaut prévenir que guérir, non ?

Même si l'Androgyne était femme, la nervosité transparaissait dans ses paumes jointes derrière son dos. Son doigt grattait frénétiquement son poignet, et son visage restait inflexible. Ugly était jalouse de la beauté des sirènes, Ugly n'arrivait pas à concevoir qu'elle pouvait être bernée par ces belles, comme les hommes, même si c'était moindre...Alors Ugly sert les dents, se pose derrière son supérieur Nero. Elle osait laisser son regard sur son Capitaine, sur le Docteur qui a failli se faire avoir, ou encore sur l'écume, mais jamais sur les sirènes. C'était un tabou dans sa cervelle. Et Ugly luttait pour ne pas regarder l'Originelle, car c'était ce qu'elle était, et Ugly remarquait juste une de ces tentacules sous l'eau. Mais non, jamais les regarder dans les yeux, jamais.

Nero se mit à tousser, Ugly l'examina, sans sauter pour autant sur des conclusions ; idiote au point de ne rien remarquer, si ça ne la concernait pas. Mais son regard poser sur le navigateur rejoignit bientôt le dos de son capitaine, aux paroles de l'Originelle. Un bond dans sa poitrine : une vie pour une vie. Tiens, serait-ce un souvenir ? Ou peut-être un soupir. Un soupir qui traversa les lèvres d'Ugly. Bon Dieu, ne pouvaient-elles pas se contenter de quelques bijoux contre un service ?! C'était dans leur propre intérêt, non ?! Dans tous les cas, Ugly avait peur, et Ugly était en colère. Une colère silencieuse pour contrer son angoisse. Même s'ils refilaient une vie, qui disait qu'elles allaient tenir parole ? Et si le Capitaine acceptait, quelle vie il choisirait ? Là, Ugly avait peur.

- Foutaises. Un mot à moitié craché, à moitié chuchoté, tandis que son regard devenait plus glacé. Foutaises quant aux paroles de l'Originelle, foutaises envers la situation, foutaises pour son angoisse. Et Ugly se pinça les lèvres, attendant de voir ce que dirait le Capitaine. Droite, digne, impassible, et pourtant à moitié cachée derrière la Demi-Vue.
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Ancienne Sirène
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Mer 4 Juin 2014 - 23:37


    Mes pensées et sentiments de joie et de jeu furent vite remplacer par la douleur. L'Originelle avait fait son apparition. Je me redressai sur mon rocher, digne et fière. Elle m'intimidait, il fallait l'avouer. Elle nous avait fait ressentir la douleur et la tristesse, le deuil que certaine d'entres nous n'avaient pas encore fait. Cependant, je ne pensais pas que nos pirates y étaient pour quelques choses. Lors de ma visite dans l'autre monde j'avais remarqué les nombreuses différences qu'ils y avaient entre eux et nos pirates. La pollution, elle n'existait pas sur l'île, nous ne devions pas être en colère contre nos pirates. Ma mine devint alors triste, légèrement déformée par la douleur que nous communiquait notre doyenne. James nous expliqua la situation, ils cherchaient bel et bien un service, quelque chose que seules les sirènes pouvaient posséder. Mais O avait été radicale. Une vie pour une vie. L'idée m'avait également traversée l'esprit, mais j'étais tout de même curieuse de savoir ce qu'ils cherchaient, comme remède. Qu'est-ce qui, dans notre Océan chéri, pouvait bien pouvoir les aider. Il fallait imposer des valeurs à toutes choses. Bien entendu, je ne voulais pas passer au dessus de ce qui nous était arrivé plus tôt, la perte d'une soeur était toujours douloureux, d'autant plus qu'elle était morte née. Mais, ce n'était pas la faute de ces hommes-ci, j'en étais persuadée.Je levais la tête en l'air, dans un soupir, avant d'entendre l'un des pirates tousser. Il s'agissait de Nero. Je l'avais déjà rencontré, il me paraissait être un homme bon. Mais il fallait toujours se méfier des pirates. Je plissai les yeux, bien qu'ils fussent loin, j'apercevais l'irritation dans son regard. Il semblait regarder sa main, teintée d'une étrange couleur. Je fronçai les sourcils. J'avais entendu leur médecin dire que c'était peut être contagieux. Oh que non, ils ne devaient pas partager leur mal avec mes soeurs ! J'appuyai mon corps contre mes mains posée sur ma roche encore humide et chaude.


"Dites-nous en plus sur ce remède que vous cherchez. Cependant, ne vous avisez pas de nous communiquer votre mal, notre colère en serait sans nom."


    Ils n'avaient sans doute pas compris la colère de O, et je ne voulais pas non plus l'oublier. Pourtant, j'essayais d'apaiser un peu son esprit, bien que je ne me senti pas à ma place en faisant cela. J'aurais put être considérée comme insolente en faisant cela... Mais il fallait qu'elle comprenne qu'ils étaient notre garde manger, et que sacrifier une vie pour notre perle ici n'avait pas forcément sa place. Pourtant, je ne pouvais pas m'imposer devant notre doyenne suprême. J'avais presque peur de sa réaction envers moi-même.Mais j'étais la Malice, et toujours pleine de ressources j'allais forcément trouver une solution pour que nous en soyons bénéficiaires...

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Willekens
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Dim 29 Juin 2014 - 1:49

Lorsque Will retrouva ses esprits, il sentait l'eau l'immerger jusqu'aux genoux. Il tressaillit d'un coup, attrapant vivement ses bouchons pour se les mettre sur les oreilles, dégainant sa hanche par la suite. Au toussotement, il frissonna, ce bruit de malade ne présentait rien de bon. Si quelqu'un était infecté parmi leurs hommes, les sirènes seraient d'autant plus craintives, elles sont puissantes, mais pas immunisées. Will recula en douceur, remontant sur le sable de la plage lentement.

Ces sirènes étaient belles, mais ô combien hypocrites et malsaines. Elles n'agissaient pas comme des humaines, mais plutôt comme des animaux parlants.

Nerveux, Will tâcha de rien faire paraître, fixant à tour de rôle les femmes marines qui posaient et reposaient leurs questions. Le capitaine allait-il vraiment sacrifier un homme pour... Pour l'erreur de quelqu'un d'autre ?
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Hook
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MessageSujet: Re: Pourparlers   Mar 1 Juil 2014 - 14:50


Celle que l’on ne nommait pas apparut, au grand désarroi du capitaine et des matelots. L’Originelle parla et tous se turent. De quelle vie parlait-elle ? Qu’entendait-elle par ces paroles mystérieuses ? Elle était avare en dialogue et qu’elle donne autant de précisions et de formalités étonnait déjà suffisamment Hook pour qu’il ne s’aventure à demander des détails. Quoiqu’il en soit, la Doyenne semblait les tenir responsable de quelque disparition, et il ne pouvait affirmer avec certitude qu’ils n’en étaient pas effectivement coupables.

Cela ne plairait pas à l’équipage, mais les dés étaient lancés et il fallait songer au moindre de mal. Une vie de marin sauverait les autres si les sirènes ne les trompaient pas, tandis que refuser mènerait à une attaque sanglante et meurtrière pour tous. Il balaya des yeux les hommes qui l’avaient accompagné.

Bien entendu, un véritable héros au sens dramatique tel que Pan lui-même aimait paraître parfois n’aurait pas hésité à se sacrifier lui-même afin de mieux s’en sortir par la suite et d’être acclamé par tous, mais Hook n’était pas un héros. Il était pragmatique ou du moins il tâchait de l’être et son esprit sondait les différentes possibilités. Certains étaient déjà sauvé par leur réputation et leur rôle à bord, il ne pouvait sacrifier un pirate que tout le monde aimait et risquer une mutinerie par la suite, cependant, l’Originelle n’apprécierait pas que l’on se moque d’elle…  
Le capitaine se tourna tout d’abord vers Corail.

- Nous avons besoin de petits coraux rouges, très vifs et que l’on trouve dans les eaux calmes comme celles du lagon. Vous en avez sûrement aperçu maintes fois sans songer à leur utilité.

Puis, il fixa la doyenne sans ciller et d’un geste de la tête il acquiesça lentement, sans un mot, et il prononça un nom, qui tomba telle la condamnation qu’il signifiait.

Pleasant John.

Son choix ne s’était pas arrêté au hasard, et si John faisait partie des anciens, il était petit à petit devenu acariâtre et agressif, d’où son surnom, choisi évidemment avec la plus grande ironie. Hook soupçonnait que bon nombre de tensions à bord émanait de ses remarques grinçantes. Oui, c’était décidément le moindre mal.

Comme nul ne bougeait, Hook se retourna vers le forban et d’une voix paisible il répéta son nom une seconde fois. Chacun savait que ce n’était pas une bonne chose que de faire répéter le capitaine, mais que pouvait-il bien arriver de pire à Pleasant John que le châtiment auquel il était déjà condamné ?

HRP:
 
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O
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≈ Doyenne Suprême ≈


✘ AVENTURES : 56
✘ SURNOM : L'Originelle.
✘ AGE DU PERSO : Ancestral.

✘ DISPO POUR RP ? : Oui.
✘ LIENS : Ocean will be

MessageSujet: Re: Pourparlers   Dim 6 Juil 2014 - 17:33


Le désarroi. La peur. Oh, que cette puanteur affligeante embaume dans le coeur de O. Peur. Leur peur. Oh qu'ils tremblent, ces misérables ! La Doyenne Suprême les contemple, avec toujours ce rictus fier et carnassier. Ses yeux noirs clignent à peine, observe le jeu de regard entre le capitaine et son équipage. Cèdera ? Ne cèdera pas ? Oh, elle aimerait les deux, qu'ils cèdent et se battent. Oh, qu'ils se battent pour mieux leur sauter à la gorge. Mordre. Eviscérer. Qu'un flot écarlate abreuve l'Océan, qu'ils se joignent à elles pour le plus beau des banquets.

Et puis.. Et puis un tentacule fouette l'eau, puis un autre. Ses octuples membres obscurs s'agitent alors qu'elle se tourne vers Corail de toute sa hauteur. De tout son âge. Corail Corail Corail Corail. Sors de sa tête, il ne fait pas bon d'y être. Sors ! Un long "Shhhhhhhhhhhh.." lourd de menace plombe l'air et rampe vers La Malice alors que la sirène pieuvre lui montre les crocs. Maline Malice, toujours trop maline, à le croire. O plisse les yeux, lui envoie une pichenette mentale en même temps qu'elle frappe son rocher d'une main blafarde. Soeur ignorante, soeur insolente, qui se dresse pour protéger de vulgaires Debouts. Depuis quand protège-t-on un simple tas de chair tout juste bon à être dépecé, dévoré vivant hurlant, encore palpitant d'une vie déjà obsolète ? Maline Malice, insolente Malice. Plus tard. Plus tard, O ira vers elle, contre elle. Si elle s'en rappelle.

Mais déjà, l'Originelle se retourne vers les pirates. Et la soumission du Capitaine lui redonne son sourire dentelé, tout crocs apparents. Bien.

- Qu'il s'avance, ou nous irons le chercher.

Et sans même se préoccuper du-dit pirate, sans même se soucier de son sacrifice volontaire ou non, O se tasse sur elle même. Pas pour devenir invisible, non. Plutôt comme un prédateur se tapi dans l'ombre et observe sa proie. D'une pensée largement teintée de réprimande, la Doyenne envoie Corail chercher le prix du pirate. C'est un ordre, oui. Et une claque mentale, par la même occasion, comme un jette un os à ronger à quelqu'un d'affamé.
Insolente !
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