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Peter Pan
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MessageSujet: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyLun 19 Sep 2016 - 23:00



smoke on the water

PAN & MAX




Il s'est posé à l'entrée de la Lande des Songes Morts. Son ombre n'est pas là. Elle est sûrement à l'intérieur, au milieu de ses comparses.
Il s'est posé sur une pierre. Elle lui rappelle celles de Kensington Gardens. Comme des petites pierres tombales.
Il s'est posé dans le silence et la solitude.


Peter Pan observe le brouillard qui remue faiblement à quelques pas de lui. Il résiste à l'envie bizarre qui ne cesse de venir le lécher, avant de repartir, puis de revenir, et ainsi de suite. Cette envie de s'y perdre. Plonger dans la brume et disparaître. Mais sa peur, sa si grande peur, le retient toujours. Quelle terreur de ne plus exister.

Peter sait que la joie détruit la peur. Il ignorait pourtant que le chagrin aussi peut la tuer. Puisque on n'a rien à perdre, puisque rien n'a de goût, même pas la peur, quand on est si triste.
Peter est blanchi. Sa peau s'est argentée, ses cheveux givrés, son habit a bleui. On ne l'a jamais vu comme ça. La plupart du temps, il ne reconnait pas son reflet.
Le regard de Peter est morne et vide. Du brouillard s'y engouffre et remplit ses iris.

Il les ferme. Il sort sa flûte et joue un air qui ressemble à la tristesse. Le vent souffle une complainte pour l'accompagner. Il a froid.
Au bout d'un temps, la chanson s'évanouit. Il entend, ou peut-être sent, des pas qui approchent. Il a baissé sa flûte. Elle est venue.

Je suis là, dit-il sans quitter sa pierre, sans ouvrir les yeux.

Quelque chose s'apaise en lui, mais il sait que ça ne durera pas.

Je savais que tu viendrais. Tu as peur de la Lande ?


Max.





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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyMer 21 Sep 2016 - 10:29

Elle avait eu un pressentiment. Un drôle de truc qui tirait et trifouillait dans ses tripes, comme un appel. Max s'était levée, avait chopé un vieux t-shirt et un bermuda trop grand pour elle. Pas grave, la cordelette à sa taille est là pour rattraper le coup. L'oeil de Max est vide, quand elle l'ouvre. Pas le mort, l'autre. C'est tout comme au fond. Quelle importance ? Le ciel est gris, qu'il fasse jour ou que ce soit la nuit. Sa peau blafarde n'est marquée que de ses habituelles cicatrices et de cernes violine pour toutes couleurs. Elle fait front, pour ses gamins. Mais Max est morte il y a quelques temps. Quand Bambi n'était pas encore là, ou peut-être après, quand il avait fallu la protéger de Fang. Ou bien encore après, quand Fang avait disparu. Ou bien.. Ou bien quand ? Il y a tant d'occasions de s'affadir, ici. L'île n'est que l'excuse ultime à l'oubli de soi, l'Oubli avec un grand O.

Une caresse sur le flanc de Yag qui est bien sûr réveillé. Non, il n'a pas bougé. Par délicatesse pour elle, au cas où elle veuille être seule avec ses ombres, pour qu'elle puisse se draper dans sa dignité si l'envie lui prend. Max sait. Elle sait qu'il veille à tout heure, comme peut-être personne ne l'a jamais fait pour elle. C'est gentil, mais quelque part la Trois-Pattes se dit qu'il est trop tard.

- Je sors. Dors.


Même plus l'énergie de lutter contre le Morne Langue des adultes. Y a plus à lutter, de toute façon. Ce soir, elle baisse les bras. Sans public, au fond, ça n'a plus assez d'importance. Même pour soi.

- Je T'Accompagne.

- Non.
- Je Te Dépose.
- ..
- Si. C'Est La Nuit.

Ah bon ? Un regard éteint pars la fenêtre, Max constate que oui, il fait un peu sombre. Mais avec les nuages qui s'encrassent de gris dans le ciel depuis un moment, il lui arrive de ne plus faire la différence.

Poupée de son, poupée de chiffon. Yag la porte alors qu'elle se laisse faire mollement, se frotte les yeux asséchés par trop de sel nocturne.

- Par là. La Lande.


C'est tout ce qu'elle dit doucement, mais ça suffit. Sa main a vaguement désigné une direction avant de s'enfouir à nouveau dans le pelage de son ami. La mère a froid, mais quelque part elle s'en fiche. Quelque part, c'est bien. C'est comme une preuve qu'elle vit encore. A moins que ça ne soit l'inverse ?

Non, vivre. il faut. Pour ses enfants, il faut.
Bambi en mère, ce serait une catastrophe.

Un soupir, un sanglot étouffé. Max est fatiguée, Max se fracasse contre le garrot velu de sa monture. A force de faire la forte et de tenir devant les autres, la borgne s'effondre doucement mais sûrement. Mad Max, sad Max. Et le temps fait semblant de s'effilocher au rythme des pas lourds et réguliers du bisours. Max oublie tout, même qu'elle voyage. Max oublie tout, tout sauf ce qu'elle voudrait mettre de côté. Son œil, la bouteille de rhum. La mamassassine, les cris. Les paluches qui la froissent comme un vulgaire chiffon, et cette haleine de vieux tabac aviné qui hante encore ses poumons. Ses souvenirs lui donnent mal aux reins, la plaie de son œil saigne encore symboliquement. C'est l'inondation, à l'intérieur.

Quand ils arrivent, Max a oublié de revenir. Elle est encore plus blafarde si c'est possible, et sa rétine morte pourrait presque en être jalouse. De ses poings fermés, la voilà qui se frotte les yeux. Rien à faire, elle n'est pas plus réveillée pour autant. La barbe est encore là, à lui raper le cou. A moins que ça ne soit la fourrure de Yagharek ? Soupir. Quand les souvenirs deviennent plus réels que la réalité elle-même, comment faire ? Devant eux, la Lande. Doucement, la fière descend de sa monture. Tendrement, elle l'enserre pour une dernière étreinte.

- Là, c'est que pour moi. S'il-te-plaît.

- ... D'Accord.

Que dire d'autre ? La chimère rend l'étreinte avec la peur aux tripes de ne plus la revoir. Ce sont les landes, après tout. Plus loin, une mélodie. Une flûte qui se lamente, et dont la tristesse n'a rien à envier à celle de Max.

- J't'Amoure, Grosse Bête.


C'est là dessus qu'elle se retourne, et si Yagharek savait pleurer, sans doute qu'il l'aurait fait. Mais ses yeux restent secs et son cœur gros, en voyant l'éclopée agripper sa béquille et disparaître dans le brouillard. En silence, Yagharek maudit la flûte, les souvenirs, les blessures d'âme.

Dans la Brume, Maxence n'écoute pas ce qui l'entoure. Ou plutôt, elle n'en fait plus cas. Les cris, les rires gras, tout ça elle l'entend déjà depuis bien longtemps. Entre deux rêves, ça rôde encore. C'est là, toujours. Il suffit de détourner le regard, de faire comme si. Avec un peu de chance, ça ne viendra pas trop près. Quand elle te voit, Max a mal. Tu es pâle, Peter. Tu es pâle et beau. Son Roi, son Eternel.

- J'ai peur, oui. En tout cas j'essaye.

Silence. Maxence t'observe. Hésite à attraper ta main, autant pour la réconforter que pour te montrer que même ici, elle est là pour toi, ta loyale et fidèle soldate. Le monde s'écroulerait, qu'elle tuerait pour toi. Qu'elle mourrait, pour toi.

- J'ai peur un peu, qu'elle me mange et que je ne puisse plus être avec toi.

Oublié, le langage de Max. Oubliées, la dignité ou la fierté. Oubliée, l'âme combattive pour laquelle la Trois-Pattes est pourtant réputée. Maxence est vaincue, et revient là où tout a commencé : vers toi.

- J'ai surtout peur de moi, et des saloperies que je me trimballe depuis là-bas. Je suis pourrie en dedans, tu sais ?

C'est même pas triste, ce qu'elle dit. Paradoxalement, c'est peut-être ça le pire. Maxence n'a plus l'énergie de s'indigner, c'est tout juste si elle peut constater.

Face à toi, franche et ouverte comme jamais.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptySam 24 Sep 2016 - 15:49



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PAN & MAX




Il la regarde. Pas tout, juste le visage.
Pourquoi il a mal quand il la regarde.
Pourquoi il a mal tout le temps.

J'ai peur, oui. En tout cas j'essaye.

Il comprend pas.
Non, ça lui échappe, ça.

J'ai surtout peur de moi, et des saloperies que je me trimballe depuis là-bas. Je suis pourrie en dedans, tu sais ?

Il se lève de sa pierre, lentement. Ses mouvements sont comme les mots de Max, dépouillés de leur éternel panache.

Cette fois, il la regarde longtemps. Les cheveux, les yeux, le menton, les épaules, les mains, les jambes, les pieds. Il cherche les saloperies. Puis il se rappelle ce qu'elle a dit. En dedans.
Ca le frappe, le serre soudain.
Peut-être parce que c'est un peu comme lui.

Non, tu...

Mais pas la force.
Et il ne sait pas. Au fond, il ne sait pas. Il ne peut pas savoir. Quelle terreur.

Il la regarde encore, juste les yeux maintenant.
L'impuissance le happe, lui coupe le souffle. Ses mains tremblent un petit peu. L'impuissance de ne pas pouvoir voir dans le corps de Max, si vraiment elle est pourrie. De ne pas voir son propre intérieur, s'il est vraiment pourri. Ça fait peur. Il imagine vraiment la pourriture qui grouille en elle, en eux. Ça donne un peu envie de vomir.
Il déglutit, la gorge est crispée.

J'ai fait un rêve. il finit par dire, la voix étranglée encore.

Il la regarde.

Dans le rêve, tu te noyais.

Il s'encombrera pas des "Je ne dors jamais !" avec Max. Lui aussi abandonne un peu son habit. Pas la force.
Ils se ressemblent tellement là. Dans la brume, on ne les distinguera plus.

C'est à cause de toute cette eau ? Parce que, le rêve, il avait l'air si vrai. Tu t'es noyée. N'est-ce pas ? Quelque part... Quelque part d'invisible, tu t'es noyée.

Il la regarde.

L'eau fait pourrir. Harmony m'avait expliqué. Pour le bois. Mais peut-être que les dedans aussi.

La brume s'avance un peu, elle les touche presque.
Elle les appelle, ça se voit.

Il regarde la brume.
Il la regarde.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyLun 3 Oct 2016 - 0:04

Tu es là, face à elle, et Max se demande depuis combien de temps elle ne t'a pas vu. Pas vu pour de vrai, pas vu comme avant parfois. Entre amis. Mais ici, ce serait plutôt les retrouvailles de moribonds qu'il faudrait dire. Quand la mère te dit qu'elle est pourries en dedans, elle te voit te lever. L'examiner. Si elle avait eu un peu de fierté encore, la jeune fille se serait redressée. Mais sa fierté elle est morte, elle aussi. Finie finie finie.

Tu commences une phrase, mais jamais celle-ci ne se finira. Va savoir ce que tu allais dire. Ça sonne tellement vain. Tu fais mal, Peter. Tu fais mal à voir comme ça, si piteux et éteint. Comme elle, au fond. Est-ce que vos âme sont si liées qu'elles pleurent au même tempo ? Sa bouche se plisse, un bref regard vers ta main. Mais tu sembles si loin. Ta voix résonne à nouveau, mais même elle est mourante. Ce constat serre un peu plus le cœur abimé de la Trois-Patte. Et le récit de se rêve, c'est bête, mais ça lui noue le ventre.

Oui Peter. Oui je me noie.

Si faible.

Si pathétique.

Et ça coule de nouveau, sans bruit ni fracas. D'où vient toute cette eau, bon sang ? De la noyade, sans doute.

- Je crois que tu as raison. J'ai coulé. Mais je ne sais pas si c'est l'eau. C'est pas sûr.

Reniflement. Mais la mère ne prend même pas la peine d'essuyer ses larmes. A quoi bon ? D'autres viennent déjà les remplacer.

- Je crois que c'est de la pourriture de là-bas, du mon ordinaire. Ça me coule. Et puis d'autres trucs, tu vois. Comme Fang, les tensions et sa disparition. Et Bambi, elle me fatigue, aussi, parce que je dois la protéger. Mais j'peux pas crever, tu sais ? J'peux pas. J'peux pas lui laisser mes gamins, c'est trop tôt. Sauf que j'perds pied et..

Max plisse les lèvres, baisse les yeux. Ça sert à rien. Ça sert à rien de ruminer, de balancer tout ça. C'est pas la solution, c'est pas de cette façon qu'elle s'en sortira.

Max attrape ta main, ses yeux dans les tiens.

- Je sais que je t'avais demandé mon nom, quand j'étais devenue mère. Reprends le, s'il te plaît, reprends mon ombre, reprends tout ça. J'en veux pas. Y a rien de bon à en tirer.

Sa paluche cabossée serre la tienne comme pour ne pas se perdre dans les fond.

- Mais je viens avec toi. Toujours.

Jusqu'en enfer s'il le faut.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyJeu 15 Déc 2016 - 17:42



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PAN & MAX




Les doigts de Peter frémissent sous le froid de la brume qui est venu lécher ses ongles. On dirait vraiment une main, à présent, une main qui leur attrape le poignet pour les entrainer. Ce serait tellement facile de s'y plonger. De s'y perdre.

Et Peter n'a jamais été bon pour écouter les poids des coeurs, pour supporter les conversations sérieuses. Pourtant là il écoute, des yeux et des oreilles, il y a toute la place pour Maxence. C'est ce que sa joie morte lui aura donné, ou infligé, qui sait. L'ouverture pour la tristesse de l'autre, qui a ses yeux ne sera jamais aussi béante que la sienne, puisque c'est celle qui le brûle, mais quand même, celle de l'autre trouve un chemin jusqu'à lui, un peu trop vite, un peu trop fort, et ça lui fait perdre l'équilibre.

Peter serre les dents. Il le sait que l'Ordinaire est pourri. Il l'a vu. C'est le premier enfant volant, alors il l'a forcément vu, bien vu. Il se rassure quand elle dit qu'elle peut pas, pas crever comme ça. Il pense à lui, puisque lui, il veut pas. Et il veut y croire encore, à cette suprême autorité. Celle qui fait qu'il décide, LUI, qui va crever.

Il regarde sa main qui est venue lécher la sienne aussi, comme la Brume, presque aussi froide que la Brume.

Je sais que je t'avais demandé mon nom, quand j'étais devenue mère. Reprends le, s'il te plaît, reprends mon ombre, reprends tout ça. J'en veux pas. Y a rien de bon à en tirer.

Un frisson le parcourt, violemment mais secrètement.
Son dernier mot le rassure, mais quand même.

Mais quand même, Max se donne complètement. Elle ne gardera rien. Il deviendra son tyran, il deviendra son maitre. Il détiendra son âme dans sa main, sa main froide aussi aujourd'hui. Ça lui ferait presque mal, ou peur, il ne sait pas Peter, mais ça parait si gros d'un coup. Pourtant il l'a fait des milliers de fois. Qu'est-ce qui se passe, Peter Pan ? C'est à cause du bleu ou c'est parce que c'est Max ? Peut-être un peu des deux.

Tu es sûre ? il murmure, en même temps que la Brume.

Il fixe l'oeil de Max, et même les deux, et il se tourne vers la Lande. C'est épais, le brouillard, tout de même. Il se rendait pas compte.
Il retient sous souffle. Il agrippe bien la main de la Trois-Pattes, faut surtout pas qu'ils se lâchent. Pas seulement pour elle, même si elle risque la mort. Lui non plus il veut pas être tout seul. Il se lance, les yeux fermés, plissés, comme on plonge dans l'eau, sauf que c'est droit devant lui.


*


Les doigts écrasent les autres doigts, blanchissent, tremblent. Ils sont vivants, le coeur pulse à l'intérieur.

Quand tu n'auras plus ton ombre, tu ne la trouveras plus jamais. Elle sera prisonnière de la Lande. Sauf si tu veux rentrer, un jour.

Il ressent le besoin d'être honnête, de la préparer, d'être SÛR qu'elle sait ce qu'elle fait. C'est bien trop de précaution, il se sent tout faible, tout plat. Mais il le doit, c'est plus fort que lui.

Quand tu n'auras plus ton nom, tu vas perdre presque tous tes souvenirs. Seuls ceux qui t'ont griffé en dedans te resteront. Comme à moi.

Il murmure toujours et son murmure résonne, comme si la Lande était son écho.
Il ne la regarde pas, Max, il marche et regarde droit devant lui. Il s'enfonce sans pouvoir s'arrêter, plus loin, encore plus loin.







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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyMar 3 Jan 2017 - 23:55

Tu es grave Peter. Et une fois de plus, ton murmure pince le cœur de la jeune mère. Tu n'es plus que l'Ombre de toi-même. Où est son Roi, son Ami, celui qui rayonne pour mille et plus encore ? Le Roi est perdu, vive le Roi. Le Roi doute, advienne que pourra. Ses lèvres se plissent un peu plus à ta question, et de nouvelles larmes coulent en silence. Sûre ? Ça veut dire quoi, être sûre ? Non Max n'est pas sûre, Max ne croit plus en rien. Sauf peut-être en toi, par la force de l'habitude parce que son désespoir la fait s'accrocher à une des rares personnes qui vraiment l'ai sauvé. Il y en a trois, au fond. Wolf, Yag, et toi. Toi qu'elle ne veut pas abandonner, jamais. Quitte à disparaître, à s'évanouir en ton nom.

- Sûre, je ne sais pas. Sauf que je veux rester avec toi.

C'est ça ou mourir, Peter. Mais mourir, elle ne peut pas.

- Je ne veux pas mourir, Peter. Sauf si c'est pour toi.

C'est dit dans un souffle, mais avec une assurance qui l'étonne elle-même. C'est dit dans un souffle comme une évidence, et quelque part ça la rassure. Il y a encore quelques cendres qu'on peut aviver, donc. Sa main serre la tienne un peu plus, et de l'autre elle agrippe sa béquille avec presque de la fermeté. T'es là, ça lui suffit. Yag aurait sans doute peur de voir ça, cette façon qu'elle a de se jeter à corps perdu dans le vide pour toi. Peur, et mal de ne pas lui suffire, peut-être. Peter le sauveur, Peter le tueur. Les deux riment, au fond. Quelle ironie.

Vous marchez, et le temps s'essouffle autour de vous. Impossible de savoir si vous allez loin ou pas, la Brume engloutit tout. Tant mieux, qu'elle y aille ! Qu'elle ronge tout ça, n'en laisse pas une miette. Max est fatiguée.

- Je me souviendrai de mes enfants ? Je les aime, eux. Je veux les garder, ces trésors là.

Trésors oui. Comme toutes les choses bien qui lui sont arrivées, sur cette île ou non. Trésor, parce qu'une perle est précieuse, qu'elle soit unique ou au milieu d'autres. Max serre un peu plus ta main, et sourit presque. Un sourire sans vie, un sourire mécanique. La Trois-Patte n'est même pas sûre de pourquoi elle a ce réflexe là.

- Dis, je pensais à un truc. Je crois que je fatigue de juste faire le ménage et la tambouille, et de pas me défouler.

Léger reniflement coupable.

- 'Fin, j'vais au champ de bataille, un peu, de plus en plus, mais c'est pas assez.

Silence. Une, deux, trois secondes. Max a un peu peur de demander, ou bien peut-être que ça aussi c'est un réflexe.

- Tu crois que je pourrais aller à l'Arène avec mes enfants ? Pas pour les entraîner ou me battre comme en duel. Mais juste me défouler, et passer un moment avec eux.


Être une mère, mais plus guerrière. Une Mère Garçonne, une Mère Chasseure. Parce que Mère tout court, ça ne lui a rien apporté de bon. Des souvenirs ne plus, de la faiblesse à contenir, des larmes trop souvent coulées. Mère, oui, mais le poing fermé et avec la détermination pour étendard. Mère Combattive, pour mieux lutter contre la Mamassassine. Le regard fier et l'arme au poing.

- Je vais devenir folle, sinon. Et j'veux pas. J'veux rester avec toi.


C'est un leitmotiv, un truc qui la fait tenir. Le dernier. Parce que si elle n'a plus ça, le dernier barrage cède, et alors il n'y a plus rien. Juste le vide, la douleur, l'envie de disparaître.

Poussière, tu redeviendras poussière.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyVen 6 Jan 2017 - 19:59



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PAN & MAX




L'allégeance absolue de Max le gonfle et l'écrase tout à la fois. C'est comme un poids qui l'accable mais le rend vivant aussi, physique, important. Il faut être fort pour porter ça, quand même.

Je ne te ferai pas mourir. il dit d'une voix très basse, très sourde, sans la regarder dans les yeux.

Ils marchent toujours.
La mort devient la chose grave et profonde qu'elle est censée être, même pour ses yeux à lui. Il imagine une Max morte, un monde sans Max, et il n'aime pas, quelque chose manque. Il le voit très nettement puisqu'il sait si bien imaginer. Alors il la serre un peu plus. Si Max promet de ne pas partir, Peter ne la fera pas partir. Il n'avait pas besoin qu'elle lui donne tout. Il avait l'essentiel. Mais c'est elle qui veut.

Je me souviendrai de mes enfants ? Je les aime, eux. Je veux les garder, ces trésors là.

Il met un peu de temps à répondre.

Oui, tu te souviendras. Peut-être pas des morts.

Il y a peut-être une part de lui qui l'envie. Il y a peut-être une part de lui qui aimerait bien s'abandonner à quelqu'un comme ça. S'abandonner à l'oubli, au brouillard, au néant, à une force supérieure qui nous délesterait du pire pour nous redonner une existence neuve et dépouillée. Peut-être. Heureusement, s'il fait l'effort, il y arrive quand même. Il a son ombre. Il a son esprit.

C'est lui qui marche le plus vite, il est légèrement devant.
Il ne comprend pas où Max veut en venir, quand elle parle de tambouille et marre et champs de bataille. C'est un peu complexe pour lui, les sous-entendus.

Tu crois que je pourrais aller à l'Arène avec mes enfants ? Pas pour les entraîner ou me battre comme en duel. Mais juste me défouler, et passer un moment avec eux.

Il s'arrête alors. La brume les enveloppe tout à fait.
Il se tourne vers elle, ils sont presque face à face. Ça souffle dans ses oreilles, comme un vent-chant. Il ne sait pas quoi répondre. Max est une mère, et Max est Max.
Il est embêté, frustré, un peu perdu. Peut-être qu'un peu de brume est rentrée par les oreilles.

Je vais devenir folle, sinon. Et j'veux pas. J'veux rester avec toi.

Il y a un peu de peine dans les yeux de Peter Pan, maintenant. Ils ne quittent pas celui de Max, parfois ils s'attardent même sur l'oeil cicatrice. Leurs mains sont toujours engluées l'une à l'autre.

Tu es une drôle de mère, toi.

Tu es pas comme Love ou Aurora. Tu es pas comme Mirka. Comme Wendy.
Tu es violente, tu es brute, tu es même toute amochée. Mais pas moche, tu sais.

Tu sais, je vais pas te laisser faire n'importe quoi. Tu n'auras pas le droit de te blesser trop fort. Si tu as mal, tu as ordre de partir. Si quelqu'un te fait saigner, je le punirai. Tu ne peux pas être abîmée. Pas trop. Tu peux pas perdre un autre oeil. Tu dois les voir, tes enfants. Et moi. Alors... Jamais tu ne te battras en duel. Jamais tu ne te battras par défi ou par vengeance. Jamais. Tu essayeras de te battre... comme une maman.

Lui-même ne sait pas trop ce que ça veut dire.
Tu seras la première à essayer.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptySam 14 Jan 2017 - 22:40

Tu ne la feras pas mourir non. Mais ce qui t'échappe peut-être, c'est qu'elle meurt à petit feu, déjà. C'est qu'elle s'essouffle, Maxence, qu'elle n'en peut plus. Elle ne se résignerait pas, sinon. Vouloir abandonner son nom, c'est déjà perdre face à autrefois. C'est déjà abandonner face à soi. Mais elle sert ta main un peu plus quand tu dis que tu ne la feras pas mourir. C'est rassurant, en un sens. Parce que si tu décides qu'elle doit vivre, alors ce sera le cas. Qu'importe comment, mais elle vivra.

Maxence hoche doucement de la tête à tes explications. Oublier les morts. C'est triste, c'est les faire mourir pour de bon. Mais il faut penser aux vivants. Qui se serait souvenu de sa mort à elle ? Pas forcément grand monde. L'Oubli avale tout, après tout. Yag, sans doute. toi, peut-être. Mieux vaut ne pas penser à ça, puisqu'elle vivra. C'est toi qui l'as dit, alors ça sera.

Elle se raccroche à ça, Max. A ta décision, et à ta main.

Tu marches vite, Peter, tu mènes la danse. Max suit ton rythme, et sa béquille fait un bruit mat à chaque pas. C'est un peu comme si quelqu'un la suivait, vous traçait. De toute façon, il y a assez de fantôme par ici pour que ça soit le cas.

Quand tu t'arrête d'un coup, la Mère trébuche presque. Tu la surprends, à soudain tout stopper. Et tu lui fais un peu peur, aussi. C'est que cette question, elle ne l'assume qu'à moitié. Max sait que c'est une drôle de demande. Et ton premier commentaire lui arrache une moue, décompose son visage un peu plus. Une drôle de mère, oui. Une fille bizarre, une éclopée de l'âme dont les mouvements de l'âme sont à l'image de sa démarche : bancales et reconnaissable. Une drôle de mère. Max ne sait pas comment le prendre, si c'est un constat ou un jugement. Ça lui fait un peu peur, alors elle se renfrogne, fuit ton regard. Une drôle de mère.

Est-ce que sa position reste légitime, après cette demande ?

Max se racrapote, Max rétrécit comme pour mieux disparaître dans la Brume. Une drôle de mère. Une mauvaise mère ? Non, ce n'est pas ce que tu as dit non plus. Mais cette phrase a quand même un goût amer, tant elle a perdu de sa superbe. En d'autres temps, elle t'aurait fait un ricanement fier et montré son plus beau sourire de teigne fière. Pas aujourd'hui. Plus maintenant.

Et puis au fur et à mesure de tes explications, Max attrape des bribres qui l'interpellent. Pas de duel ? Elle n'en a déjà plus le droit depuis longtemps, depuis qu'elle a accepté ses enfants. Les mères ne se battent pas, après tout. Jamais. Et pourtant.. Tu parles de ne pas se blesser, de ne pas se faire mal. Qu'elle, elle ne se fasse pas mal. Alors, tout doucement, ses épaules arrêtent de s'effondrer, et se redressent presque. Timide, son regard bancal se redresse vers toi. Timide d'espoir, d'amour, d'incrédulité.

Se battre comme une maman. Ca veut dire quoi, ça ? Bonne question.

Mais ça marche. Tu la sauves encore, Peter, puisque tu lui montres que tu l'acceptes une fois de plus. Malgré ses bizarreries, ses cabossages, ses fragilités, ses caprices. Sans qu'elle ne s'en rende compte, Max fait à nouveau pleuvoir ses yeux. Ce n'est qu'en sentant une larme lui chatouiller le visage en roulant le long de sa joue que la Trois-Patte réalise. Une main à son visage, la libre. C'est étrange. Depuis le temps, elle ne pensait pas avoir encore assez d'eau pour ça. Sa lèvre tremble, son nez coule : à partir du moment où elle réalise, c'est la déchéance de la bienséance.

Elle se rue sur toi, petit Roi, elle t'enroule de ses bras, ou s'agrippe à toi. C'est un peu des deux, c'est un peu de trop et de tout qui la submerge.

- Je t'aime, Peter.

Merci. Merci de dire oui, Merci de veiller sur elle, Merci de lui donner la force, Merci de l'accepter, Merci Merci Merci avec un grand M.

Si tu ne la chasses pas, elle reste encore un peu là. Ou longtemps, va savoir comment le temps s'écoule, par ici. Mais quand elle s'écarte et se contente à nouveau de ta seule main comme amarre, il y a quelque chose de nouveau dans son regard.

Une infime touche d'espoir.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyJeu 19 Jan 2017 - 21:38



smoke on the water

PAN & MAX




Il y a peut-être une ou deux secondes où il ne fait rien, il reste figé, ni vraiment accueillant, ni vraiment réticent, il laisse Maxence le bombarder doucement de cet amour bien trop grand, trop grand pour lui, si petit. Puis, ça fuse, ça crie, trouant le vent qui berce la brume.

ARRÊTE MAX !

Il se dégage sans la repousser, sans agressivité, cale ses paumes contre ses bras et ses yeux dans son oeil. Il est presque aussi choqué qu'elle de la violence de son cri. Max peut voir l'effroi et la douleur, sans raison ni sens, ou cachés peut-être, qui s'étalent sur la rétine comme une tache d'encre. D'ailleurs il se frotte les yeux maintenant, avec une brusquerie fébrile, ses paupières sont rougies.
Il semble s'excuser du regard, un peu, mais il lui en veut, un peu aussi. Il ne peut pas être encore plus fragile, tu comprends.

Il regarde autour de lui.

Il faut y aller, Max, il y a...

Il se retourne brusquement, comme s'il avait entendu quelque chose. Sa respiraiton est toute saccadée.

C'est l'heure.

Il essaye d'avaler sa salive mais n'y parvient pas. Peut-être qu'il a avalé un morceau de brouillard, ça lui arrive quand il vole, après il tousse pendant des jours.

Tu vas oublier quand tu étais Maxence. Tu oublieras ton nom. Et les autres enfants aussi l'oublieront. Tu oublieras la douleur de l'ancien monde. Et le plus important... Tu oublieras ta mère.

Cette fois, son regard est dur, chargé, extrêmement grave. Il faut qu'elle soit prête. Plus de retour en arrière. Les barreaux de fer sont mis pour la vie.


Alors, comme pour la tester, une silhouette se détache de la brume. Pourtant, elle semble bien faite de brume elle-même. Elle avance, glisse lentement vers eux. C'est une silhouette de femme. Elle tient quelque chose à la main. Comme une bouteille. Une voix se répercute dans le silence, rebondissant sur les bouts de brouillard. Ça résonne. Ça dit :

Maxence. Maxence. Maxence.





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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyMar 28 Fév 2017 - 1:24

Tu lui fais peur, à hurler comme ça, tout d'un coup ! Tu te fais peur tout seul aussi, on dirait. Maxence reste interdite et l’œil rond quand tu hurles et t'échappe. Mais sans la repousser, non, c'est autre chose. Elle te regarde, petite fille, petite mère. Tu lui fais peur, tu donnes corps au danger autour de vous. En temps normal, elle ferait la forte, la fière, la brave. Aujourd'hui, elle jette un regard par dessus son épaule nerveusement, pince ses lèvres pour s'empêcher de dire des mots en trop. Des fois que ça attire des ombres que toi seul peux voir. Des fois que ça attire l'âme de la Brume et sa gloutonnerie d'enfant.

Toi aussi, tu es enfant. Elle le voit, soudain. Et un peu de sa force lui revient, quand elle se jure une fois de plus de rester à tes côtés. Pour te soutenir, te suivre jusqu'au bout du monde, te protéger.

C'est l'heure. Et quand tu dis ça, cette phrase si simple, Max sent sa jambe lui dérober. Il ne la fera pas mourir, il l'a dit. Alors ça ira. Mais pourtant, un frisson glacé, une poitrine trop petite et pas assez d'air à portée. Maxence a peur, Maxence recule d'un pas.

Non.

Non il ne faut pas, non elle doit reste avec Peter, elle doit rester ici et perdre son nom pour revivre. Elle doit aller jusqu'au bout, sous risque de mourir à petit feu, comme une photo dont les couleurs s'étiolent. Se rendre, aujourd'hui, est le seul refuge à sa combattivité. C'est qu'il faut du courage pour passer ce pas de son plein gré. Mais ça, personne ne le saura. Si ce n'est toi, peut-être.

Son œil bleu devient un peu plus brillant alors que tu parles et expliques. Il te fixe sans ciller, pourtant, mais ne peut retenir une larme quand tu parles de sa mamassassine. C'est un mot tellement doux amer, comme la saveur douçâtre d'un poison pourtant meurtrier. Y a rien de plus fort et terrible qu'une maman de l'ombre, qu'une fée qui a mal viré. C'est l'adieu au refuge, au réconfort. C'est la porte fermée aux rêves et à l'innocence. Et c'est pour se battre contre ça qu'elle est devenue mère elle-même, Max.

Pour aimer, protéger, permettre de rêver encore un peu à sa manière.

Une voix derrière, et ses yeux se ferment si violemment que ses paupières lui font mal. Elle est là.

Peter aussi.

Un battement de cœur qui foire, un peu de ses presque couleurs qui disparaissent pour de bon, et Maxence se retourne pour faire face. Elle s'interpose entre toi et Elle, l'âme en pleurs et le regard froid. Poings serrés, avec toujours trop peu d'air à sa portée. C'est son dernier combat, la Trois-Patte ne le fuira pas.
   
- Faut que tu me prennes ce foutu nom, Peter. S'il-te-plaît.


C'est pas dit qu'elle tienne longtemps. C'est pas dit qu'elle puisse obéir à son Roi et vivre. C'est pas dit, rien ne l'est, et le Silence disparu la glace un peu plus.

Ne reste que son prénom, encore et encore, comme une pulsation. Un cœur qui bat.

C'est Elle qui s'avance, et un peu de Maxence qui se flétrit davantage à chacun de Ses pas.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyDim 19 Mar 2017 - 18:44



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PAN & MAX




Pourquoi elle s'interpose comme ça ? Peter fixe ses cheveux un peu blancs qui se fondent facilement dans la brume. La silhouette mange de l'espace et le remplit peu à peu. Maxence ne bouge pas, droite sur sa jambe. Lui non plus, il ne bouge pas. Il essaye de comprendre.

C'est ta mère ?

Sa voix a l'air très loin de lui, comme si la brume l'emportait avant qu'elle ne sorte de sa bouche, comme s'il n'était plus tout à fait dans lui.

C'est ta mère, Maxence, n'est-ce pas ?

Il devine sa laideur dans le brouillard. Il devine son odeur malgré l'absence de chair.
Il s'avance, contourne Max, et s'interpose à son tour, car il sait que le danger n'est pas pour lui. Il sort son poignard, quand même. L'autre main est calée contre sa flûte.

Peter Pan est le seul à savoir voir tous les cauchemars de tous les enfants de tous les temps. Il peut sentir leurs mauvais rêves, les renifler à pleins poumons, les entendre dans sa tête. Il peut les voir mais jamais il ne saura les combattre comme il le voudrait. Jamais il ne pourra les tuer.
Et en cet instant, Peter Pan ne peut rien faire face à la prorgression de cette mère revenue du monde des morts, revenue hanter Maxence, Peter Pan est impuissant.

Je ne pourrais pas l'atteindre, moi. siffle Peter entre ses dents, toujours posté devant la Trois-Pattes, dos à elle. C'est le combat que la Lande t'impose, et on ne peut pas l'éviter. C'est ton esprit qui créé et ton esprit qui doit lutter. C'est...

La silhouette s'est mise à courir, tout à coup, et elle brandit son arme-bouteille vers lui, vers eux.

Peter Pan pousse un cri, bondit dans les airs, et son pied nu vient s'écraser contre le visage mou et flou de la silhouette. De la mère de Maxence.
Celle-ci recule de quelques pas, sans produire un seul son, mais se remet à marcher d'un pas étrangement lourd pour une forme si vaporeuse. Une ombre de plomb.

ELLE VEUT TE REPRENDRE ! il hurle, alors que l'attraction du sol tente de le tracter jusqu'à elle.

Il tombe finalement, sur le côté, tandis que son poignard rebondit à quelques mètres. La brume l'avale aussitôt. Peter se relève et cherche des yeux la silhouette blanche, la silhouette noire. Il n'en voit aucune.
Il respire si fort.

MAAAAX !

Il comprend alors. Que le danger est celui de Max autant que le sien. Leur dernier combat. Le combat de leur lien, éternel, à l'issue duquel Max deviendra sienne à jamais, ou sera perdue pour toujours. Mais n'est-ce pas, finalement, la même chose ?





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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyVen 14 Avr 2017 - 15:20

Elle.

Elle, elle, elle, elle, elle, elle. Elle.

C'est tout ce que Max arrive à penser. Le poing serré et le regard vide braqué sur l'ombre qui s'approche, elle n'entend qu'à peine ta question pourtant répétée. Une seconde auparavant, la Trois-Pattes​ s'était décidée à se battre. Mais c'est comme si la Brume avait avalé son âme, et sa détermination avec. Comme si l'illusion l'avait hypnotisé. Peut-être est-ce le cas, au fond, puisqu'il faut que tu t'interposes pour rompre le sortilège.

- Pourquoi tu t'interposes ?


C'est soufflé d'une petite voix, sans que son cerveau ne semble vouloir se mettre en marche. Pourquoi ? Après tout, c'est son combat tu le dis toi même. Mais une autre voix lui souffle qu'une fois de plus tu l'as sauvé. Sans doute qu'elle se serait fait engloutir. Gobée toute crue, sans même résister. Pathétique.

Et toi, tu voles. Beau comme toujours, avec une grâce qu'elle n'aura jamais. Ce n'est pas son rayon, tout ça. Délicatesse, subtilité, douceur.. Maxence, elle a le charme amer de la plaie béante qui fascine et dégoûte à la fois. Depuis longtemps, elle s'est fait une raison.

Peter, pourquoi combattre si ce n'est pas ton combat ? La mère t'a regardé tomber plus loin, puis disparaître alors qu'elle cligne des yeux.

Maxence.
Maxence.
MAXENCE.

Elle. Une main à sa poitrine où son cœur cogne trop fort, Maxence entend l'appel. Maxence pleure un peu.

Elle est seule.

Et ça bruine dans ses yeux, alors qu'Elle s'approche toujours plus sans plus courir. À présent, Elle a tout son temps. Sa démarche est laide, lente, presque rampante. Au bout de son bras, Maxence voit une bouteille brisée dont le rhum goutte encore.

MAXENCE.
MAXENCE.
MAXENCE.


- Catin.

C'est craché entre les crocs alors que la petite mère s'essuie les yeux d'un poing rageur. Ça suffit de se prendre pour Bambi. Peter n'est plus là, il n'y a plus besoin de le veiller ni même d'y songer. Peter n'est plus là, Maxence n'est donc plus mère.

- T'es qu'une trainée, une truie sans âme qu'est bonne qu'à avaler.

Elle a le regard fauve, Max, et se redresse pour cracher en direction de l'Autre qui s'approche toujours. Peter lui a permis de sortir de l'hypnose, il est temps de régler ça. Ensuite, il faudra le chercher, le retrouver. Mais elle reprend du poil de la bête, presque. Après tout, si elle n'est plus mère, la Trois-Pattes n'a plus à être sage, protectrice, ni même à essayer. Ce qui veut dire qu'elle peut redevenir, pour la dernière fois sans doute, tout le reste qu'elle refoule si souvent.

La louve.
La teigne.
Celle qui a cette adrénaline de la vie, la vraie.
Celle qui veut péter les os, déchirer les membres.
Celle qui peut se battre, enfin, encore, et cracher toute sa hargne.
Celle qui peut exterminer.

Max a le regard fou et le rictus aux lèvres quand elle s'avance vers son adversaire.
Max a le regard fou et le rictus aux lèvres quand elle se sert d'une de ses béquilles pour parer le verre si tranchant qui enfin passe à l'attaque.
Et Max rit, rit, rit en fixant l'ombre de sa Haine.

- Tu ne peux pas m'avoir. T'es plus ma mère, et je n'ai plus d'enfants. J'ai plus rien à perdre.

Le bois ripe et le verre la blesse, mais Maxence n'en a cure. Elle ne sent plus le froid, l'humidité ni même son propre corps. Il n'y a plus qu'Elle, Elle qu'il faut faire disparaître.

Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. DETRUIRE

Max hurle sa rage et se jette sur Elle, lui mord le cou au sang et vise la carotide comme une bête sauvage. L'élan lui permet tout juste de la faire vaciller, et Max use de sa béquille restante pour tenter de crocheter l'Autre et la faire tomber. Faute d'y parvenir, elle frappe, frappe, frappe. Partout, sans s'arrêter, elle frappe et cogne. Au visage, aux jambes, elle mord, griffe, cherche à attraper la bouteille non pas pour se protéger mais bien pour labourer la face de son ennemi avec. Tout est confus, et la mère ne sent plus rien, tout est flou, Max ne comprend plus. Il n'y a qu'Elle, Elle qu'il faut Tuer. Anéantir. Éradiquer.

Finalement, les deux tombent sans que Max ne sache qui entraîne qui. Elle n'est que Haine et n'a même plus conscience de son adversaire si ce n'est qu'il bouge. Il faut donc frapper encore.
BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM sans s'arrêter, sans ralentir, sans réfléchir, Tuer tuer tuer tuer tuer tuer détruire briser lui crever les yeux lui bouffer la gueule Tuer Tuer Tuer Tuer toujours !

Et elle hurle, la Trois-Pattes. De toute ses forces, elle hurle à en perdre la voix. Les coups pleuvent des deux côtés, et quand elle récupère enfin la bouteille, Max n'a même pas conscience que ce n'est pas que le rhum qui fait coller ses habits à sa peau. Elle frappe, frappe, frappe sans s'arrêter ni même avoir conscience de quoi que ce soit.

Ce n'est que bien plus tard que la mère reprend vie. Sa main la brûle, la bouteille brisée alors qu'elle la tient encore. Ce n'est que sa poigne qui permet à quelques tessons de tenir encore ensemble. Assise à genoux, elle remarque avec un temps de retard qu'elle n'est plus à califourchon sur son adversaire, et que ce n'est plus une épave de visage qu'elle laboure, mais bien la terre humide. Et pourtant, Max ne peut douter de sa victoire.

C'est que sur l'ivoire de sa peau, du noir d'ombre se mêle à ses plaies vermeilles.

C'est que sur le sol, il y a presque une silhouette humide qui se dessine sur le sol.

C'est que dans la Lande, elle est seule.

- Peter ?


Sa main s'ouvre doucement, et pour la première fois la douleur l'assaille à la paume, au visage, au flanc. L'espace d'un instant, elle doute même de son combat, de l'illusion, de Neverland. Et si elle s'était fait ça elle-même ? Avec un bruit mat, la Trois-Pattes se laisse tomber sur le sol humide à l'odeur âcre et pourrie.

- Peter viens me chercher. Je t'attends.

Couchée sur l'humus humide, recroquevillée, Maxence écoute la Lande silencieuse et respire, enfin.

Elle attend Peter pour rentrer à la maison.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyMar 25 Avr 2017 - 14:58



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PAN & MAX




L'oreille pointue de Peter se dresse. Sa tête pivote de tous les côtés, son regard s'affole dans l'opacité de la brume.

OUI !

Il a l'impression que la brume avale aussi ses mots, comme tout le reste. Il sait que le cri était fort car sa gorge est brûlée. Mais il semble s'être éteint aussitôt, étouffé, emmuré.

Max !

Ses yeux sont embués de larmes. Il marche, trottine, secoue ses bras bleutés dans le brouillard. Il s'épuise et s'éparpille. Max ! MAX !

Sa peur a grossi, s'est étendue à toute la Lande qui s'en nourrit, ravie de goûter au met le plus riche de l'île toute entière. Peter oublie de la combattre.
Il a peur pour Max, craignant même caresser l'angoisse qui germe, qui pousse : peut-être qu'il ne la reverra plus. Comme il hait sa mère, comme il hait toutes les mères.

Peter...

Il se retourne d'un coup.
La voix est lointaine, hachée, faible.
Il a peur pour Max, et il a peur pour lui.

Max ?

Peeeeter... Peter... PETER... Peteeeer... P... er...

La sueur coule sur ses tempes, son coeur bat si fort que le sol de l'île vibre sous ses pieds. Ses yeux s'écarquillent dans le néant, il semble qu'on écartèle sa rétine.

Alors une main, une main du néant, une main de néant, lui attrape le poignet. Le brouillard se densifie, l'embrasse, l'agrippe. Il s'incarne en une multitudes de bras vaporeux qui se tendent vers lui. Les bras s'accompagnent à présent de visages dégoulinants aux yeux troués, qui s'évanouissent et se reforment aussitôt en un ballet infernal.
Peter pousse des petits cris qui s'étouffent eux-mêmes, se débat, s'arrache à cette étreinte spectrale avec brusquerie, mais elle revient toujours. Il n'arrive plus à décoller.

Peteeeer... Nous laissssse paas... Peeeeterrr... Ressste... Prends nous Peteeer... Tu nous a abandonnéééé... PETEEEERRR...

Il trébuche, s'écroule à plat ventre, son menton vient frapper le sol. Il se relève aussitôt, sonné, la mâchoire en sang. Les voix le poursuivent, les bras le tractent, il court !!
Il n'arrive plus à crier.


Peter viens me chercher. Je t'attends.

Quoi ?
Il n'y a aucune voix. D'où vient l'appel. Peter, concentre toi.
Il court encore, puis trottine, puis court, plaquant sa main contre sa hanche délestée de son poignard. Il n'a rien pour se défendre. Alors il s'accroche à cet appel, qui résonne dans son coeur bien plus que dans ses oreilles.

En se retournant, il voit les fantômes qui se trainent dans son sillage. Il s'élanc, plus vite, malgré ses membres brûlants.
Et BAM.

De nouveau étalé par terre, assommé par la violence de la chute, Peter se redresse avec fébrilité, prêt à combattre alors qu'il tremble de tout son corps. Mais ce ne sont pas les bras. C'est...

Max.

A quatre pattes, il s'approche du corps replié. Comment se fait-il que Max a rapetissé ?
Alerte, il observe précipitemment les alentours. De petites veines pulsent sur ses tempes.
Le brouillard a repris sa forme originelle, purée de poids blanchâtre, sournoise, lourde, comme une incarnation physique de la torpeur elle-même. Il s'approche au plus près de son visage.

Tu l'as tué. Tu l'as tué, n'est-ce pas ?

Une larme de soulagement s'écoule de son oeil encore affolé.
Il lui prend la main.

Alors. C'est bon. Sa voix est grave soudain. On va donner ton nom à la Lande.

Il se redresse.

Est-ce qu'il y a quelque chose que tu voudrais dire à l'ancienne Max ? A celle du Monde Ordinaire. Pour faire tes adieux.

Il lui tend la main.
Il ressemble bien à un roi, comme ça, malgré le bleu, malgré les larmes, malgré les visages morts qui cavalent encore dans sa tête.






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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyLun 1 Mai 2017 - 23:21

Elle ne sait pas trop combien de temps elle t'a attendue, la Trois-Pattes. C'est un peu comme si elle avait dormi, sans pourtant ne jamais sombrer vraiment. Ses yeux sont clos, pourtant. Du moins, c'est ce qu'il lui semble, mais même de ça la mère n'est pas certaine. C'est qu'elle ne voit que de la brume dans tous les cas, qu'une sorte de nuage poisseux à la pâleur malade. Un frisson parcourt son corps tout entier. Il fait froid.

Mais c'est pas grave, elle sait que tu viendra. Elle y croit, elle croit en toi. Le temps qu'il faudra, elle restera là.

Tu sais, elle allait peut-être s'endormir pour de bon quand tu lui tombes dessus, au sens littéral. Pourtant, tu avais fait vite, ou peut-être pas. Il n'y a pas de temps, ici, au fond. Quand tu t'écroules, Max laisse échapper un juron surpris et se redresse à moitié pour se défendre contre ce qui l'attaque, quoi que ce soit. Mais c'est toi, juste toi, alors elle reste sans bouger, un peu surprise et incertaine.

- Peter ?

C'est comme si la fille avait oublié qu'elle t'attendait. D'un coup, un grand sourire fend son visage amoché et ça la rendrait presque mignonne s'il n'y avait pas cet œil mort, l'autre qui bleuit déjà, et des coupures ça et là qui parsèment sa gueule déjà pas bien gâtée. Dans une autre vie, dans un autre monde, peut-être que Max aurait pu l'être, jolie. Un peu au moins, sans toutes ces blessures qui pullulent sur sa peau d'ivoire.

- Elle est morte ouais. Je crois. En tout cas, elle n'est plus là.


Son sourire devient mauvais, comme un vieux relent de la furie sans honneur ni limite qu'elle avait été il y a si peu de temps. Max frotte un peu la main que tu n'as pas saisis et la nettoie sur son t-shirt, puis essuie la larme qui roule sur ta joue. C'est doux, bizarrement. Presque maternel. A ce que tu lui dis, donner son nom à la Lande, elle hoche doucement la tête. Oui elle est prête, même si son estomac s'est noué sous la tension. Mais elle te serre un peu plus entre ses doigts, et se dit que ça ira. Après tout, tu es là.

- Juste que. Faut pas qu'elle l'oublie, il sera là pour elle. Toujours.

Il, c'est Wolf, c'est Abby. L'ami de toujours, qu'elle a hâte de retrouver avec des larmes en moins dans le cœur. Quand elle attrape ton autre main, celle que tu lui tends, son œil a de nouveau cette détermination qui lui collait à la peau auparavant. Sa marque de fabrique, le truc par laquelle on l'a si souvent défini. Mais y a  pas que ça, y a encore un peu de cette soif de combat qui l'avait animé contre Elle. Un œil un peu fou en vérité, mélange bancale de certitude et d'instabilité.

- Je suis prête.


Mais elle réalise en disant ça qu'elle ne sait pas comment ça va se passer. Pourtant, c'est quelque chose qu'elle a déjà vécu il y a si longtemps.

C'est le moment de redécouvrir tout ça.






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Peter Pan
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MessageSujet: Re: Smoke on the water   Smoke on the water EmptyMer 24 Mai 2017 - 12:44



smoke on the water

PAN & MAX






Juste que. Faut pas qu'elle l'oublie, il sera là pour elle. Toujours.

Max ne s'inquiète pas du silence de Peter qui suit ces mots. Peter ne peut pas promettre ça. Même lui, même lui ne sait pas jusqu'à quel point l'Oubli est vorace. Impitoyable. Son silence est gêne aussi, puisque lui voudrait bien, qu'elle oublie.
Qu'il n'y ait plus que lui.

Je suis prête.

La voix est sûre mais le regard fragile. Peter lui ressemble, à cet instant. Il est trop jeune pour le comprendre pleinement.


Il la sonde, longtemps. A mesure que les secondes, les heures peut-être, passent, son regard se fait de plus en plus intense ; fiévreux, brûlant. Alors que ses traits se tendent, au-delà de la fixité concentrée du visage. Une vibration quasi invisible court sur sa peau. On pourrait croire qu'il a mal, qu'il est déchiré dans son intérieur, mais le silence dure et l'incertitude s'étoffe.

Ses yeux, déjà un peu bleus, se ferment alors, mais on les sent s'agiter sous les paupières. Il expire, sans ouvrir la bouche. La bouche est close, scellée, crispée.
Lorsqu'il rouvre les yeux, ses épaules s'affaissent doucement. Et l'Ombre est là.

Peter ne la regarde pas, le regard ne lâche pas Max. Il ne la laissera pas seule. Il ne permettra pas à la Peur de la blesser trop profondément. Il ne laissera pas la Peur la faire fuir. Elle a dit, elle a dit qu'elle était prête.

L'Ombre frôle la main de Peter d'une caresse, c'est un peu bizarre, ça refroidit l'atmosphère, tout doucement toujours.
L'Ombre s'approche de Maxence, glissant comme un spectre à travers la brume qui durcit l'obscurité de sa silhouette, tout doucement toujours.
L'Ombre s'immobilise, elle parait scruter chaque morceau de corps, de visage, de la Trois-Pattes. Peter est juste derrière, mais il parait si loin déjà.
Le silence, encore, il pèse lourd dans l'air.

ALLEZ !!!

L'Enfant Roi a crié, d'une voix éraillée, aussi intense et brûlante que le regard. Il a crié comme lorsqu'on veut en finir.

L'Ombre ouvre une bouche invisible et ses mains de fumée se plaquent contre les tempes moites de Max. Il ne semble pas la toucher pourtant, mais elle sent forcément son contact. Il est froid et ardent, doux et insupportable.
Il est paralysant. Car une fois que l'Ombre touche, on ne peut plus bouger. On ne peut plus revenir en arrière. Les barreaux de fer sont mis pour la vie.

Un filament d'énergie blanchâtre s'évade des lèvres de Max. C'est violent, comme vomir, mais c'est pratiquement immobile, pourtant. Dans ses iris défilent à vitesse folle des images éparpillées ; des milliers de souvenirs remués, terrifiés par le typhon sur le point de les avaler. Un à un, les souvenirs se font aspirer, les yeux de Max se vident.
Le corps convulse, de choc, de douleur sûrement. Le corps sait qu'on lui arrache quelque chose, aussi essentiel qu'un organe, qu'un cœur. Le processus n'est peut-être pas si long, mais dans l'intérieur de celui qui le subit, c'est une vie entière.
Le sol tremble, la fumée s'ébroue, l'univers intégral parait sur le point d'exploser.


...

Enfin, l'Ombre relâche la pression muette, le vomi de souvenirs a été englouti. Entièrement englouti. Est-ce que l'Ombre est plus noire ou n'est-ce qu'un mirage ?
Le corps évidé s'effondre.

L'Ombre darde un moment son regard pâle sur ledit corps, le corps dont il vient d'absorber le nom. L'ombre, aussi. Puis il glisse sur le sol, s'enroule un moment autour des pieds de son maître, avant de se perdre dans l'opacité de la Lande.


...

Peter tente de calmer les sursauts qui l'assiègent. A chaque inspiration, il ingère un peu de brume. Il ne la recrache pas toujours. Les larmes ont déjà séchées sur ses joues.
Sans oser s'approcher, il contemple la coquille dépouillée de force et d'âme de Maxence. Il ne sait pas ce qu'il ressent, c'est pur, c'est vif. Ça fait mal.
Pourquoi ?? ...


Tu n'as plus de nom.

Sa voix est aussi forte que tremblante. Il est dur, péremptoire, comme pour se prouver qu'il a raison. Il a eu raison de capturer le nom de Max. Il est le Roi. Il a TOUJOURS raison !!!

C'est ce que tu voulais.

Il rappelle. Quand même.






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