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Ancienne du Bayou
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MessageSujet: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Mer 29 Juin 2016 - 13:05

La pluie tombait en gouttes denses et tièdes sur les arbres aux branches nues. L'ombre du jour était partie se cachée depuis déjà longtemps. Comme toujours, il faisait sombre, dans le Bayou. Un vent mauvais secouait les terres avec une rage féroce. Tout avait l'air profondément triste et dénué de couleurs. Le calme était pesant, seulement rompu par les hurlements du vent et les bruissements de l'ombre. En réalité, il s'agissait d'une journée normale dans le Bayou. Le temps et les habitants semblaient s'accorder en une parfaite osmose qui les rendaient dépendant les uns des autres.

Mais dans cette nature morte, sinistre et inquiétante, il y avait un élément qui détonnait avec tout le reste. Au milieu de la palette de gris et de sombre, une petite flamme rougeoyante se déplaçait à vive allure. Elle rompait avec ardeur la monotonie et le calme de l'endroit, comme si elle n'était pas à sa place. Il semblait que cet être plein de vie n'avait rien à faire, là, dans ce paysage mourant. Et c'était sûrement le cas.

La vérité était qu'Ember se fichait bien de savoir si elle était à sa place ou non. Elle n'était pas censée être là où elle était. Déjà, parce que c'était l'heure de sa leçon, et que sa préceptrice devait la chercher activement. Ensuite, parce que le coin était réputé comme dangereux, et qu'il l'était encore plus pour une enfant en bas âge. Mais Ember ne se souciait pas de tout ça. Ca n'avait pas la moindre importance à ses yeux. Elle, tout ce qu'elle voyait, c'était le papillon aux reflets violets qui voletaient devant elle depuis un bon moment, et qu'elle essayait d'attraper - toujours en vain.

Tout avait commencé un peu plus tôt dans la journée. Ember devait travailler dur pour être à la hauteur de ses congénères. On lui en demandait beaucoup parce qu'elle avait tout à apprendre. Mais l'obsession de la petite fille était bien ailleurs. Alors que sa préceptrice avait détourné le regard une seconde, les yeux de la fillette avait capté quelque chose. D'un air émerveillé, presque sous le charme, elle s'était éclipsée pour suivre le petit animal volant. De là, elle avait commencé à s'enfoncer dans les méandres des marécages, sans se soucier un instant d'où elle mettait les pieds, seulement obnubiler par le papillon.

Elle l'avait suivi pendant longtemps, tendant ses petits bras devant elle et courant aussi vite qu'elle le pouvait. Parfois, elle l'effleurait du bout des doigts, avant qu'il ne lui échappe à nouveau. Lorsqu'il était trop haut, la petite sautait, imaginant sans doute que si elle l'attrapait, elle pourrait l'apprivoiser. Elle lui avait même déjà trouvé un nom. Parfois, quand il s'éloignait un peu trop, elle criait "Eh, attends moi Georges !", mais seul le silence lui répondait. Alors elle riait, et essayait d'accélérer un peu plus, manquant de tomber à de nombreuses reprises.

Elle avait la tête levée vers les cieux, sans jamais quitter des yeux le papillon qui virevoltait juste au-dessus d'elle. Il décrivait des boucles, comme pour éviter d'aller trop vite, et attendre Ember. La petite fille avait l'impression qu'il dansait pour elle. Un sourire immense éclairait son visage poupon, et ses yeux brillaient de mille feux. Puis soudain, ce fut la chute. Son petit corps rencontra un obstacle qu'elle n'avait pas vu, trop occupée à regarder dans le ciel, et elle tomba sur les fesses. Un air surpris s'empara de son visage, elle tendit la main comme pour retenir Georges qui continuait sa course, et un instant, elle fut triste qu'il ne l'attende pas.

- Au revoir George, voyage bien ! Oublie pas de reviendire me voir !

Et puis après une seconde de silence, elle s'intéressa enfin à ce qui l'avait faite tomber. Elle ne vit d'abord pas très bien de quoi il s'agissait. C'était un arbre bien curieux. Elle n'en avait jamais vu des semblables. Alors qu'elle fronçait les sourcils intriguée, elle compris qu'il ne s'agissait peut-être pas d'un arbre ordinaire... Une expression de surprise sur le visage, elle devina une jambe, puis un ventre, un torse, et un visage. A mesure que ses yeux remontait vers le haut de l'arbre-humain, ils s'écarquillaient, jusqu'à devenir deux billes sombres.

- Wooow !

Alors qu'elle était parterre, l'arbre-humain lui semblait vraiment grand. En tout cas, elle était vraiment petite par rapport à lui. Elle se releva doucement, sans le quitter des yeux, tandis qu'un sourire éclairait son visage, émerveillée par cette nouvelle rencontre. Avec tout le naturel du monde, elle décida d'engager la conversation avec l'arbre étrange qui l'avait fait tomber. Elle avait déjà oublier Georges.

- Bonjour monsieur le géant arbre-humain. C'est quoi ton gros nom ? Moi c'est Ember !

Elle avait déjà entendu des adultes lui demander son "petit nom". Avec la plus imparable des logiques, elle avait supposé qu'il s'agissait d'un diminutif que les autres lui attribuaient à cause de sa taille. Il était donc parfaitement légitime qu'elle demande au géant son "gros nom", vu sa taille titanesque.

- Dis monsieur, tu joues avec moi ?
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Abel Fawkes
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Dim 3 Juil 2016 - 19:10


Uuun jouuuur ta deeeent viendraaaaa,
Uuun jouuuur elle toooomberaaaaa..


Abel est de bonne humeur. Abel chante, il improvise des paroles. Parfois, quand il voit un arbre qui lui plaît, le pirate danse autour presque tendrement. On vous l'a dit. Abel est de bonne humeur. Il a pu trouver des dents, oh oui ! Il a pu les cacher dans son coin à trésor, il presque cru que Wilh en perdrait une. Tombera, tombera pas ? Hinhin, c'est à qui verra. Pas aujourd'hui en tout cas. Pourtant, une claque, et elles s'envoleraient. Elles iraient le voir, lui, Abel. Il en prendrait soin, elles seraient bien avec lui. Pas de mâchoires pourries, non. Juste l'éclat de leur émail noirci. Un frisson le saisi, frisson délicieux d'anticipation. Un jour, oui. Un jour, elles viendront à lui.

Mais là il marche, il joue, il saute par dessus des bosquets morts-nés dans ce marécage anémié. C'est rare qu'il vienne par ici. Tout est détrempé, dégueupoisseux. Y a moins de chance de trouver une carcasse, ou même des gens. Mais il y a des plantes, oui. C'est ce qui l'amène, à vrai dire. Des plantes gentilles, des plantes bénéfiques. Des plantes doucereuses pour prendre soins des chicots.

FLOP !

Son chewing gum éclate mollement alors qu'il soufflait une bulle rose pâle, et il ricane de la sentir se coller à ses lèvres avant de le remâchouiller. Bon, voyons. Et maintenant ? Posté au milieu de nul part, le blond se demande où aller. Où trouver ces petites feuilles délicates pour lesquelles il s'embête tant. Bourbier de droite, bourbier de gauche, bourbier droit devant ? Hm, dur choix !

- Tehe !

Un bref ricanement, et le voilà qui tourne sur lui-même follement. Un, deux, trois, quatre tours, cinq, siiix, seeept, ouh ça tourne ! Hu-huiiiit, neeEEEeeeeuuuuf..... Wouuuuh !! Avec un ricanement ravi, Abel chancelle droit devant lui, manquant de s'étaler dans la boue plus d'une fois. Et puis finalement il retrouve son équilibre, finalement la tête ne lui tourne plus, finalement il avance droit.

Finalement, il te voit.

Toi, t'es droit devant. Tu cours mais ne regardes pas devant toi. Juste ce petit machin qui vole trop haut pour toi.

- Tehehehehe !

Abel s'arrête, ne bouge plus. Il te regarde avancer en courant, un grand sourire aux lèvres. Esquivera, n'esquivera pas ? T'es toute concentrée sur le papillon, tu cries, tu ris. Et tu as de belles quenottes, blanches, un peu irrégulières mais ça fait son charme. Il aime tes incisives, blanches, plus pures que des diamants. Il aimes tes canines tendres, et par réflexe le voilà qui se lèche les siennes. Non, ce ne sont pas tout à fait les mêmes. Les tiennes sont de lait, encore. Tendres, comme tout toi.

BEUM ! POUF !

Tu rebondis contre lui, qui chancelle un peu et te regarde tomber au sol. Surprise, adieu papillon, bonjour monsieur. Babillage et baratinage, mais ça lui va. Il peut les entrapercevoir, les charmantes dames. Plus pures que la vie, plus pures qu'une enfant. Tes dents. Tu parles, tu parles. Un nom ? Il ne partagera pas, pas tout de suite. Pas envie. Ou si ? Il te sourit, dents masquées, et te fixe. Tu parles trop pour prêter attention à ses réponses éventuelles, il te laissera donc causer, voir jusqu'où tu vas, voir si tu réalises. Mais non. Pirate ou pas, tu t'en fous. Et puis, enfin. Enfin une question qu'il aime. Une question à laquelle il veut répondre. Jouer ?

- Ooooooooh, oui. Jouons !

Grand sourire qui lui mange les joues et dévoile ses crocs. Ses yeux pétillent, oh oui, jeu !

- On joue à loup ? Si tu veux, je te laisse un peu d'avance. Je compte jusqu'à dix.

Jeu ! Jeu ! Jeu !

- Au fait. T'as de jolies dents, ma louloute. Allez, on joue ! Je compte, ok ?

Jeu.

- 1.. 2.. 3..








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Ancienne du Bayou
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Lun 11 Juil 2016 - 19:27

La fascination prend Ember à la gorge, comme une vile maladie dont on ne se défait qu'aux portes de la Mort. L'homme-arbre, comme elle l'a surnommé au creux de son âme, l'intrigue. Il lui semble voir quelques rayons volés au soleil, au sommet de son crâne. C'est peut-être à cause de lui qu'il ne fait que pleuvoir ! Quoi qu'il en soit, la petite fille au coeur rieur découvre les prémices d'une belle après-midi de jeu. Elle ne doute pas un instant que ce géant aux cheveux-soleil jouera avec elle.

- Ooooooooh, oui. Jouons ! On joue à loup ? Si tu veux, je te laisse un peu d'avance. Je compte jusqu'à dix.

Et sa proposition de jeu embaume l'esprit de la fillette d'un doux parfum d'ambre et de framboise. Un rire s'échappe de ses lèvres largement ouvertes, dévoilant ses petites dents d'enfant. Les ombres s'égosillent sur les murs invisibles de l'âme innocente. Mais il n'y a personne pour les entendre. Il n'y a jamais eu personne. Tout ce que l'enfant voit, ce sont les couleurs qui éclatent par milliers.  

- Au fait. T'as de jolies dents, ma louloute. Allez, on joue ! Je compte, ok ? 1... 2... 3...

Les avertissements se perdent dans la nuit, là où le vent erre en silence. L'homme-arbre commence tout juste à compter quand la petite fille répond aux appels de son coeur. Aussi vive qu'une petite flamme, elle se met à courir à travers la forêt, qu'elle connait déjà comme sa poche. Ember est rapide. Et elle le sait.

Elle sème son rire derrière elle comme une traînée de cailloux blancs. La fillette se sent poussée des ailes, pressée par le bruissement des feuillages qui résonne comme un encouragement à ses petites oreilles. Alors, audacieuse, elle se tourne un instant pour voir le géant, et lui crie aussi fort qu'elle le peut :

- Tu m'attraperas pas, monsieur !

Et son rire fait écho à ses paroles. Alors elle jette des regards fréquents derrière son épaule, vive comme l'air, silencieuse comme les ombres. Elle sautille, grimpe, roule, court, toujours plus vite, toujours plus loin. Mais malgré sa large connaissance du Bayou, c'est un endroit réputé pour sa dangerosité. Sans qu'elle ne s'y attende, et peut-être aidée par sa malchance déjà presque légendaire, la petite fille se retrouve au milieu d'une boue qui semble vouloir l'aspirer toute entière.

Pendant un instant, Ember arrête de rire. Ses petits sourcils de froncent sous le joug d'une frustration qu'elle ne supporte pas. Elle qui déteste se faire enchaînée, elle est servie ! Elle essaie en vain de dégager ses chevilles, et croise les bras avec une mine boudeuse lorsqu'elle commence à s'enfoncer encore plus.

- C'est même pas du jeu ! Tu triches la boue, c'est tout méchant !

Sa chevelure rouge est mollement secouée par le zéphyr. Ce n'est pas la première fois qu'Ember se met dans une telle situation. Mais curieusement, dans ses malheurs, elle a toujours de la chance. Enfin, du moins, c'est ce que raconte la légende.
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Abel Fawkes
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Jeu 21 Juil 2016 - 22:09


Cette gosse de feu, c'est comme un petit rayon de soleil. C'est comme ça que les autres te verraient probablement en tout cas. Abel, lui, voit un corps qui vit et est propice à la pousse de dent. Des dents de laits, des dents définitives. Au fond, quelle importance ? Il voit l'émail, il voit l'érosion délicate qui en a limé les arêtes par endroit. Il voit ton sourire, auquel en réponse le sien s'agrandit un peu plus. T'as de belles dents ma louloute.

1.. 2.. 3..

A peine a-t-il les yeux fermés, à peine compte-il que déjà il t'entend s'envoler au loin. Brave gosse. Le jeu en aurait été bien moins divertissant si tu en avais fait autrement.

4.. 5.. 6..

Les buissons se sont tus, mais qu'importe. Il a entendu la direction. A défaut de connaître la destination, il saura d'où partir. C'est aussi ça, jouer au loup : c'est la traque. La course. Son sourire s'élargit un peu plus en t'imaginant t'essouffler au loin, en anticipant le challenge de la chasse.

7.. 8.. 9..

Au loin, ta voix qui appelle. Qui provoque.
Jeu. Jeu ! Jeu !

10 !

- Tehe. J'arrive, ma louloute.

C'est dit un ton en dessous, avec une satisfaction des plus évidentes. Ses yeux s'ouvrent d'un coup, brillants d'excitation. Son visage se redresse, et tout sourire il hume l'air. Impossible de te sentir évidemment, mais sa mémoire comble ce petit détail. D'une foulée souple et ce foutu sourire toujours scotché à la face, Abel se met en chasse. Il court, se fait discret au possible. C'est pas parfait, malheureusement, et des brindilles le trahissent et les buissons murmurent sur son passage. Qu'importe, il s'améliorera. Il s'améliore déjà, à chaque souffle. Il le veut.

Où es-tuuu ?

Finalement c'est ta voix qui l'amène à bon port. C'est que tu cours vite, il doit bien l'admettre. Surtout pour une morveuse de cette taille. Mais quand il te voit, c'est un nouveau ricanement qui lui échappe. La traque est moins palpitante, mais le tableau fort divertissant.

- Un problème, ma louloute ?

Accroupi sur un banc de mousse poisseux d'humidité, Abel se délecte du tableau. Sa tête s'incline sur le côté, tout sourire, il te regarde dans ta disgrâce salissante. Blop. Était-ce une bulle, as-tu encore perdu un peu contre le sol ?

- Je peux t'aider. Mais ça veut dire que je te touche. Donc que j'ai gagné.

Est-ce que ça en vaut la peine ? Ou bien mieux vaut-il te laisser couler, bloup bloup bloup comme ça ? Mangé par de la boue, c'est moche quand même. Le ridicule cruel de la situation le fait rire un peu, et bon joueur face à la partie écourtée, il se cale un peu plus confortablement.

- Tu fais quoi dans ces cas là ? Je crois que pas mal de gens ont peur, en général. Ils crient, ils s'agitent. Ils font de drôles de têtes. Tu vas le faire aussi ?

Crier, tu peux. T'agiter aussi, mais même Abel sait que ce n'est pas conseillé pour ne pas trop couler. Bah, à voir : aujourd'hui, c'est séance de théâtre au Bayou. Une pièce inédite pour cette représentation unique ! Oyez oyez mes braves gens, venez donc admirer ce spectacle j'ai nommé La Terre qui mangeait les enfants !

Si le spectacle est bien, peut-être qu'il t'aidera. Qu'il te tirera.
T'as de belles dents après tout.

Ce serait du gâchis que la terre les mange aussi.







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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Sam 23 Juil 2016 - 23:11

Ember écoute l'arbre-humain d'une oreille distraite. Il semble beaucoup s'amuser du spectacle, mais elle, ça ne l'amuse pas du tout. Ce jeu est même d'un non-amusement qui devrait être puni par... Elle ne sait pas exactement par qui, mais ce n'était pas juste. Elle avait toutes les clés en elle pour gagner ce jeu. Et elle l'aurait gagné, si la boue n'avait pas triché.

Et elle savait bien que ce n'était pas fiable. C'était vicieux comme créature, la boue, elle le savait. Et ça l'était encore davantage quand ça avait une dent contre vous. Ember se souvenait parfaitement de la bataille de boue qui avait fait rage quelques temps plus tôt. La stupide terre devait détester être balancer de la sorte. La fillette était presque sûre que c'était pour cela qu'elle l'avait emprisonnée.

L'homme-arbre aux grandes dents avait l'air de bien s'amuser, lui. Ca en faisait au moins un. Il regardait la fillette comme on regarde un beau poulet déjà doré, en train de griller sur une broche. L'eau nous monte à la bouche, et l'odeur ne nous donne qu'une seule envie : celle de se jeter dessus pour le dévorer tout entier. C'était un peu la sensation que donnait cette scène. Ember était le poulet, et l'homme était le grand méchant dévoreur.

Mais malgré les paroles du blond, Ember n'avait pas peur. Elle le regardait dans les yeux, sans s'agiter, sans paniquer, comme si il n'y avait rien de plus important à l'heure actuelle que l'injustice que la boue lui faisait subir. Les bras croisés sur son petit torse, et les sourcils froncés, Ember se tenait droite et forte. Et la façon dont elle se tenait donnait l'étrange conviction que rien ne pourrait jamais la faire ployer. Il y avait plus de force en cette gamine qu'en beaucoup d'adultes.

- Tu peux pas gagner, c'est la triche !

Sur le coup de la colère, la petite fille pris une poignée de boue et l'envoya en direction de l'homme. Ember était profondément contrariée. Pas parce qu'elle était aux portes de la mort, non. Plutôt parce qu'elle n'avait pas perdu une partie de loup depuis... En réalité, aussi loin qu'elle se souvienne, elle n'avait jamais perdu. Elle était vive, agile et rapide, et sa petite taille lui permettait sans difficulté de se faufiler là où les grands ne pouvaient pas l'attraper. La dernière fois qu'elle avait joué contre un adulte, elle s'était cachée à un endroit jusqu'à ce que l'autre capitule et lui concède la victoire.

La petite fille fixa l'arbre-humain pendant un moment, comme si elle réfléchissait intensément à quelque chose. Elle se pencha légèrement en avant, comme si elle était sur le point de dire un secret très très secret. La boue avait maintenant recouvert ses genoux et bien entamé ses cuisses, mais la petite avait réellement l'air de s'en inquiéter autant que de sa première poupée vaudou.

- Je veux encore jouer monsieur l'arbre, tu gagnes pas toi !

La fillette lève alors son pouce vers le haut sans arrêter de fixer l'homme.

- On fait pouce ! Et après on joue encore quand mes jambes peut encore courir. C'est la méchante boue toute moche qui veut pas me laisser courir des jambes.

Alors qu'elle expose fièrement son pouce levé, elle tend son autre main, comme elle voit parfois les adultes le faire pour sceller un accord important. Elle a toujours son petit air boudeur, mais une lueur de malice est réapparue dans son regard de braise.
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Lun 25 Juil 2016 - 23:00


Tu es têtue, hein ? Ça te donne presque du charme, s'il ne trouvait pas ça inquiétant. Pas que tu t'enfonces et que ça le traumatise, hein. Mais à te voir courir dans tous les sens il se dit que t'es du genre à te gameler et foncer dans les murs. Un coup à se casser des dents, ça, si on n'y fait pas gaffe. Toi, tu t'en fous par contre. Et hop on croise les bras, et hop on prend l'air pas content. Arrête de faire la grimace, offre lui plutôt un sourire. Les perles d'émail sont si jolies. Il ricane un peu plus à ta bouille et t'offre un rictus carnassier en échange.

- C'est pas de la triche ma louloute. Le Jeu c'est le Jeu.

Il t'observe, tranquille depuis son perchoir. Et ce secret que tu lui souffles, ça ne fait que lui donner de rire, encore plus ! Un éclat sonore, un Tehehehihihihi ! qui résonne, et le voilà qui te souffle un baiser.

- T'es trop belle comme ça. Je m'en fiche de gagner, ou de perdre. J'aime juste jouer. Mais j'aime bien jouer selon les règles, tu vois ?

Ses règles. Des règles qui, au fond, varient un peu parfois. Mais lui trouvera comment les justifier, bah. Avec la mauvaise foi et un grand sourire, on peut aller n'importe où ! Là, toi, il te regarde t'enfoncer et se dit que non, il peut perdre ce jeu. Ce n'est pas grave. Les deux alternatives sont aussi drôles l'une que l'autre.

- Ah non pas de pouce. J'aime pas les pouces. C'est de la triche, ça. Je suis sûr que dès que tu seras sortie, tu vas hurler "PLUS POUCE!" et te remettre à courir sans prévenir. Non, pas de pouce. Parce que tu sais quoi ?

Grand sourire, il se penche un peu en avant sans pour autant bouger son cul de l'arbre.

- Les animaux, ils ne font pas pouce.


Tehe ! Grand sourire commercial. Et, un peu, du "je t'ai bien eu !".

- Tu sais, là,tu gagnes. T'es bien partie pour. Si tu coules, sans que je ne puisse t'attraper ma Louloute, tu auras gagné. Mais si tu bouges pour te libérer plus, tu vas couler. Donc tu gagneras aussi. Tu vois que je suis un bon perdant, ma louloute. Allez. Fais pas la bouille. Un p'tit sourire ?

Lui t'en fais un grand, avec un coucou de la main et un air très couillon mesquin.
Coucou !







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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Ven 5 Aoû 2016 - 22:23

Ember n'aurait pas su dire ce qu'elle éprouvait pour l'homme-arbre-géant. Non pas qu'elle doutait de l'amour qu'elle lui portait. Il n'y avait personne qu'elle n'aimait pas. Et quand quelqu'un se proposait de jouer avec elle, il y avait encore moins de chance pour qu'elle n'éprouve une quelconque animosité à son égard. En réalité, c'était toujours plus complexe que ça. C'était comme un mélange particulier d'amusement, de curiosité, et d'ombres dessinées au creux d'une paume offerte au ciel. Si elle devait associer des couleurs à ce qu'elle ressentait, elle esquisserait sans nul doute le plus beau des arc-en-ciels.

Alors qu'elle s'enfonçait toujours plus profondément dans la mélasse, ni la panique, ni la peur ne semblaient vouloir s'inviter. Elle n'était pourtant pas stupide. Inconsciente, oui, certainement. Mais pas stupide. Tout ce qu'elle désirait, c'était s'amuser. Être une enfant, comme tous les autres sur l'île. Elle avait entendu dire que les autres ne grandissaient pas. Alors elle ne comprenait pas pourquoi c'était différent pour elle. On le lui avait expliqué pourtant. A de nombreuses reprises. Mais Ember avait la fâcheuse - ou l'heureuse ? - habitude de ne rien écouter.

Malgré tout, il y en avait des choses qu'elle comprenait. Elle était toujours la première à saisir les règles d'un jeu - quoi que les meilleurs jeux étaient ceux qui avaient le moins de règles, selon elle. Elle comprenait aussi qu'elle était en train d'expérimenter une toute autre sorte de jeu avec le monsieur aux cheveux blonds. Si elle avait été davantage capable de s'approprier les sentiments humains tels que la peur ou la méfiance, elle aurait sans doute déceler l'étrange lueur qui brûlait dans le regard de son partenaire de jeu. Mais peut-être que le fait qu'elle l'ignore était tout aussi bien.

Lorsqu'elle comprit que l'homme déclarait forfait, et avait décidé de la laisser gagner, un immense sourire remplaça sa mine boudeuse. Il ne fallait pas plus à l'enflammée pour s'embraser. Un rire d'une pureté presque glaçante franchit la barrière de ses lèvres désormais ouvertes. Elle se fichait bien qu'il l'ait comparé à un animal - après tout, les animaux étaient libres de jouer quand ils le voulaient, eux, alors pourquoi pas ?

Et puis elle n'avait aucune notion du bien ou du mal, du danger ou de la prudence. Ember était bien aussi aveugle qu'un nouveau né. Après tout, elle n'était pas si loin que ça de la naissance. Cela faisait à peine un an qu'elle foulait la terre de Neverland. Cela faisait à peine un an qu'elle existait. Et elle était là, plus proche de la mort qu'elle ne pourrait jamais l'imaginer, avec le jeu pour seule et unique préoccupation. Mais brusquement un pli soucieux terni son sourire si doux.

- Eh mais... Je ne veux pas couler moi.

Elle hésita une seconde. Il était vrai qu'elle s'était mise dans une situation désagréable, de laquelle elle voulait sortir au plus vite. Elle n'aimait pas se sentir prisonnière, et elle ne voyait personne d'autre que le grand monsieur pour l'aider à se libérer. Elle réfléchit quelques secondes, puis comme si elle était résignée, elle hocha la tête. Un nouveau sourire éclaira son visage doux. Elle aimait quand les jeux prenaient des tournures inattendue.

- Si je coule, je pourrais plus sourire, et on pourra même plus jouer, c'est tout nul. Si tu m'aides à gagner contre la méchante boue, on peut être à égalité toi et moi si tu veux ! Comme ça on gagne tous les deux, et on peut jouer encore pour toujours !

Sa mine se renfrogna un peu et une lueur nouvelle éclaira son regard. Une lueur plus... Fourbe. Ember avait beau être une enfant très jeune, elle possédait déjà des qualités certaines pour accéder à un futur brillant. Elle lâcha un rire léger alors que son sourire semblait illuminer le Bayou. Elle pouffa, comme si l'idée la plus amusante du monde venait de naître dans son esprit.

- Tu imagines si Maman apprend que tu m'as laissée couler... Elle voudra jouer avec toi après, c'est sûr !
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Sam 13 Aoû 2016 - 19:31


Un rire lui échappe. Oh, que tu es mignonne ! Tu ne veux pas couler ? Mais qui donc veut couler, bichette ? C'est beau cette innocence, cette stupidité égocentrique. Crois-tu vraiment que le monde t'a attendu pour avancer ? Penses-tu vraiment que le simple fait que tu ne veuille pas quelque chose l'empêchera d'arriver ? Adorable petite sotte. Tu n'as vraiment aucun cerveau, n'est-ce pas ? Abel éclate de rire devant tant de candeur. Et tu fais la bouille, pauvre louloute, et tu fais la moue. Et tes quenottes, où sont-elles donc ?

OH ! Un sourire, oh ! Jolies perles, venez voir papa ! L'attention du pirate se recentre sur toi dès l'instant où tu souris à nouveau, dans l'espoir d'apercevoir ton émail. C'est qu'elles sont belles, tout de même. Très jolies, tout à fait charmantes. Le Dentiste incline la tête à ta proposition, comme s'il pesait le pour et le contre. Ouaiiiiis, oui. Il pourrait faire ça. A vrai dire, gagner ou perdre le blond s'en moque un peu. Il l'a d'ailleurs dit lui-même, c'est quelque chose dont il se moque. Mais te tirer pour jouer encore, voilà qui est intéressant, oui. Jouer jouer. Oh, oui. Jeu. Il réfléchit, le pirate, et ton babillage l'indiffère. Quoi ta mère ? Mais qu'est-ce qu'il s'en moque, de ça. Quel intérêt d'être un pirate si c'est pour vivre dans la crainte de quelque chose ou de quelqu'un ? Tss. Détail, tout ça.

Mais de toute façon, il a déjà décidé de t'aider. Pour tes dents, tes jolies quenottes.

- Je m'en fiche, de ta mère. Jouer c'est toujours un plaisir, de toute façon. Alors elle ou quelqu'un d'autre.. Je ne suis pas compliqué, moi, tu sais ? J'veux bien jouer avec le monde entier !

Grand sourire commercial, et le voilà qui s'avance sur son tronc, assure ses prises et son équilibre. Puis, une main, qu'il tend vers toi. L'autre fermement agrippée sur l'écorce, de toutes ses griffes.

- Allez ma louloute. Attrape mon bras, que je puisse te tirer.

Nouveau sourire flamboyant, et des yeux pétillants. Il te tend le bras, oui. Mais il ne te sauvera que quand il le voudra, comme il le voudra.

Votre jeu. Ses règles.

Alors ta petite main se tend vers lui, et sa paluche griffue se ferme comme un étau. Ça doit piquer, quand ses ongles aiguisés s'ancrent dans ta chair sans remord. Ça doit saigner, aussi, ça doit surprendre. Mais rassure toi : ça ne dure pas bien longtemps.

Fidèle à sa promesse, Abel te tire d'un coup sec vers lui. Fidèle à sa promesse, il arrache tes chevilles au marécage, et vous vous percutez, et ses crocs rencontrent ta chair. Gorge claire, cinabre éphémère. Le vermillon de ta vie éclabousse Abel qui en rit, crachant dans les sables mouvants une bouchée de ton cou délicat. Heh, quoi ? Fallait-il t'empêcher de couler pour en plus te laisser vivre ? Non non non. Tes perles délicates d'émail, il les veut maintenant. Les laisser grandir, oui, il y a pensé. Mais quel joli bracelet cela ferait ! Quelque chose de sensible et beau, un appel à la vie !

Tu cries, tu hurles, il rit. Quel beau concert vous faites, quand ensemble vous jouez cette mélodie de l'île. L'un meurt, l'autre vit. Et quand enfin tu cesses de chanter, ton corps tendre de ses crocs marqué, Abel s'assoit contre un arbre avec ta tête sur ses genoux. Avec des gestes doux et aimants. Il est temps de cueillir ces diamants pâles et tant convoités.

Ne te l'avait-il pas dit ? Votre jeu. Ses règles.







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Louis M. Riverside
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Jeu 8 Déc 2016 - 15:39

Louis s'étira doucement au bord de l'eau. Il avait sacrément bien dormi et rien ne l'avait dérangé pendant son sommeil réparateur. Le soleil n'était pas très lumineux aujourd'hui, et les arbres conféraient énormément d'ombre sur le chemin. C'était bon signe. Il vérifia qu'il avait bien tout son attirail pour partir nager, et chasser. Il se tourna vers le Fish's Belly qu'il admira avec contentement. Puis, en prenant une grande inspiration, il plia ses petites jambes et se prépara à partir à toute vitesse au travers des eaux salées du bayou. Il s'expulsa hors du sol en sautant en arrière, plaçant ses mains devant afin de limiter l'éclaboussement du liquide chaud au contact de sa peau.
Quand il nageait, il se sentait toujours calme et reposé. Etant dans son élément, il sentait que rien ne pouvait l'arrêter, rien ne pouvait l'abattre. Les bailles étaient sa demeure, et le bayou, son domaine. Il se sentait roi, il se sentait dieu. Dans l'eau, il oubliait tout. Ses soucis, ses déboires, ses revers. Soudain, il s'immobilisa. Il avait ressenti quelque chose de familier. Des remous dans l'eau, proche. Mais ça ne venait pas de l'eau, quelque chose était posé sur la nappe. Ce n'était pas un poisson. C'était quelque chose d'autre. Quelque chose n'appartenant pas à son habitat. Il identifia la direction, puis fonça à toute vitesse vers cette imprudence. En à peine quelques secondes, il surgit de l'eau et saisit la chose avec sa langue, puis l'enfonça dans son immense gueule. Au goût, c'était probablement un héron. Pas mal. Mais ça ne suffirait pas. Il lui fallait quelque chose d'autre. Quelque chose en plus. Quelque chose de meilleur. Il se remit en chasse. Avec un peu de chance, peut-être croisera-t-il quelque chose de plus... humain.

Quelques minutes plus tard, il décida de faire une petite pause dans sa chasse. Il se stoppa dans sa nage, et se posa au fond de l'eau trouble. Il ferma les yeux quelques instants afin de profiter du ressenti du liquide l'entourant. Quand il était comme ça, il pouvait tout ressentir venant de l'eau. Tout identifier. Les poissons, les reptiles... A la manière d'une chauve souris, lorsqu'il était immobile dans le marigot, il pouvait identifier les êtres l'entourant. Avec le temps, il avait mémorisé l'effet des remous que faisait un alligator, une tortue...
Et c'est bien ça qui lui posait problème. Depuis un moment, un remous faisait écho, un remous qu'il ne connaissait pas. On aurait dit que quelque chose était coincée dans... dans la bourbe ? Quelque chose coincé dans la boue, c'était une proie facile... quelque chose, ou quelqu'un. A cette succulente idée, Louis vit ses lèvres s'écarter, et un rictus abominable se dessiner sur son visage marin, laissant les couteaux qu'il avait en guise de dents reluire dans les eaux troubles du bayou. Il se reprit, puis se remit à nager, d'abord doucement, en direction des remous, puis de plus en plus vite. Il voulait être sûr de sa proie, il voulait faire durer le plaisir. Mais l'excitation et la hâte l'en empêchait. Il ne pouvait s'empêcher d'augmenter graduellement sa vitesse en direction de son prochain repas. Et au fur et à mesure qu'il avançait, son sourire s'agrandissait. Il ne pouvait plus se reprendre, ses yeux s'écartaient, sa bouche s'ouvrait, sa langue s'agitait. Il était toujours comme ça quand il savait qu'il allait pouvoir déguster un superbe petit enfant. Il espérait que sa cible était un pauvre enfant perdu, ou un minuscule indien perdu loin de sa tribu. A ces idées, son cœur s'accéléra, il était proche, il le sentait ! Et puis il...
Il se stoppa. Étrange. Un grand remous, et puis... plus rien. Comme si sa proie venait de s'extraire de... un cri. De plus en plus singulier. Il remonta doucement à la surface, permettant à ses yeux de mieux voir ce qui se passait sur la terre ferme. Il fut un peu attaqué par la lumière, puis parvint à discerner la scène. Une enfant était au sol, la gorge ensanglantée, et un homme, en train de lui triturer la bouche.

Le sang de Louis ne fit qu'un tour. Qu'est-ce que c'était que ça ? Un homme, un humain, osait lui voler une proie ? Une cible facile ? Un enfant qui plus est ? Louis prit une petite seconde pour considérer l'individu. Il ne l'avait jamais vu auparavant. Des réponses étaient de premier ordre. Il frappa du pied sur le sol boueux, près de l'inconnu. Ses yeux jaunes reluisant, fronçant de colère, il était réellement terrifiant. Il prit l'une des voix les plus sombre et imposantes qu'il pouvait prendre.


-Puis-je savoir ce que tu fais, HUMAIN ?

Lorsqu'il parlait avec une telle voix, il faisait résonner l'intérieur de son corps, donnant un son creux et incroyablement profond. Le genre de voix qui pouvaient faire trembler les meubles.

De quoi attirer son attention, en somme.








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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Mar 13 Déc 2016 - 23:17


Uuun jouuuur ta deeeent viendraaaaa,
Uuun jouuuur elle toooomberaaaaa..


La chansonnette est de retour alors que le pirate s'affaire pour délicatement récolter les dents. Abel ? Il est tout sourire. C'est qu'elles sont belles, bon sang ! Belles, et blanches, et parfaites. Il vient d'en déloger une, d'ailleurs, et prend le temps de l'admirer à la lumière. Ooooh, y a encore un petit bout de gencive qui la rosit, c'est trop mignon ! Faudra les nettoyer, hein. C'est joli sur le coup, ces touches rosées, mais l'expérience lui a montré qu'ensuite la chair flétrit et s'abime. Aucun intérêt de la garder, malheureusement. Avec amour, le Dentiste la dépose dans une de ses poches à trésor et entreprend de récolter la suivante. Une canine, cette fois. Mignonne, mignonne canine. Elles ont toujours été ses favorites, avec les pré-molaires. Son couteau a presque réussi à la déloger quand soudain une vois tonne et manque de faire riper la lame sur l'émail si fragile.

Comme un ressort, la tête d'Abel se redresse et tombe nez-à-nez avec un.. Un.. Un quoi ? C'est gros, gras, jaune. Ça a des habits, mais ne ressemble en aucun cas à un humain. De un, parce que la morphologie ne colle pas et qu'il ne connait pas vraiment d'humain qui pourrait prendre plaisir à se laisser pousser des moustaches tentaculaires sur le visage. De deux, parce qu'à part lui, aucun humain n'a à sa connaissance de si belles dent. Abel bug un peu dessus, d'ailleurs, la bouche entrouverte et les yeux fixé sur ces crocs splendides comme d'autres admirent les femmes aux courbes tentatrices.

- Wooooow. Hey, vos dents sont superbes. Wooooooow.

Il en frissonne d'aise, le Abel, et les admire encore un peu avant de se souvenir qu'on lui a posé une question. Alors il se réveille un peu, se redresse d'un coup, grand sourire commercial. Mais le regard louche encore sur la dentition de l'inconnu avec des airs d'amoureux en devenir. Parce que, honnêtement. Elles sont foutrement belles. Décadentes de charisme, même !

- Oh, moi, rien. J'cueille des dents. La gamine et moi, on jouait. Je sais plus trop son nom. Enfin, je ne sais même plus si la louloute me l'avait dit. Pourquoi, v'la connaissez ? Une brave petite un peu bavarde. Mais des dents charmantes, très charmante.

Il te dit ça tout sourire, sans trop donner l'impression d'avoir des remords, ou même conscience de la situation. Bah quoi ? Il voulait les dents, c'pas un mal, si ? Y en a bien qui ont le droit de découper des pieds. Tiens, d'ailleurs ! Il a une canine à choper. Toujours avec son sourire d'enfer, Abel revient à son occupation première.

- Et sinon, passez souvent dans le coin ? J'vous ai jamais croisé.

Grand sourire, et plop ! La précieuse perle tombe, bien vite attrapée amoureusement par la main griffue et rangée avec sa soeurette.

- J'vous ai dit que vos dents étaient superbes ? Joli sourire, vraiment. Continuez à bien en prendre soin, c'est important.

S'il le faut, il t'aidera. Suffit de lui demander.







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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Lun 19 Déc 2016 - 21:05

Hehehehe, avec ça, ce foutu humain doit sûrement faire dans son froc.

C'est plus ou moins ce qui se tramait dans la tête de Louis. Le grand poisson verdâtre esquissait un petit rictus de future satisfaction, en imaginant la peur implacable en train de frapper l'homme se trouvant devant lui. Après le temps d'intimidation, il suffisait de--

-Wooooow. Hey, vos dents sont superbes. Wooooooow.

A cette soudaine réponse, le batracien écarquilla ses petits yeux jaunes encore trempés. Avec un mélange de surprise et de stupeur, son sourire fut doucement remplacé par une expression d'incompréhension la plus totale. Bouche-bé, ses oreilles parvenaient à peine à comprendre le sont qui parvenait jusqu'à elles. Qu'est-ce qui était en train de se passer ?

-Oh, moi, rien. J'cueille des dents.

Mais... Mais qu'est-ce que c'est que... Cet humain se moquait de lui, ça n'était pas possible. Non c'était impossible, normalement les humains tombaient à genoux et suppliaient, pleuraient... à la limite ils essayaient de se battre, et finissaient encore plus vite dans le fond de son estomac, Louis aimait bien jouer avec la nourriture après tout mais, là... Là il souriait, riait et... et l'ignorait ? Peu à peu l'incompréhension se transformait en colère.

-Et sinon vous passez souvent dans le coin ? J'vous y ai jamais croisé.

Et cette colère s'apprêtait à se muer en rage folle. Cet imbécile venait casser un vase qu'il serait difficile de réparer. Louis se sentit bouillir. Sa langue se ressera, ses dents aussi. Il ravala sa salive. Il sentit son corps se crisper et son poing se serrer. Tous ses muscles semblaient soudainement se contracter. Il dévisageait l'inconnu avec véhémence, avec haine. Bien évidemment qu'il passait souvent dans le coin. Bien évidemment ! Et ce profanateur n'avait lui rien à y faire. Il se comportait comme s'il était à sa place, tel un petit oiseau dans son nid ! Mais le chat perdait patience.

-J'vous ai dit que vos dents étaient superbes ? Joli sourire, vraiment. Continuez à bien en prendre soin, c'est important.

Louis refrappa le sol, encore plus fort cette fois. Tellement fort que le corps de la petite vibra sur le sol. Usant habilement de sa langue, il attrapa la cheville du blondin, et d'un coup sec, presque violent, tenta de l'envoyer voltiger quelques mètres plus loin. Le mammifère rappela sa langue à l'intérieur de son énorme bouche. Il se retenait de ne pas hurler, mais sa voix était colérique, haineuse, implacable.

-Alors ça... Alors ça c'est du jamais vu ! Toi. Toi, tu viens dans MON domaine, dans MA demeure. Et tu me vole MA proie ? Une enfant par dessus le marché ?

Il eut un petit rire gras, pour souligner son incrédulité.

-Tu ne sais pas où tu as mis les pieds, petit. Tu ne sais même pas dans quoi viens fouiner. Tu voles ce qui est mien et puis tu m'insultes ? Tu m'insulte chez MOI ?

Louis se stoppa un instant, puis se reprit. Il ferma les yeux et se mordilla la lèvre inférieure. Il tenta de se calmer par tous les moyens. Un monologue intérieur s'en suivit.

Calme toi Louis. Pourquoi il a fait ça. Voilà, c'est ça, demande lui pourquoi il a fait ça, demande à ce petit imbécile, ce sale petit morveux d'humain pourquoi il a osé faire un truc pareil, et après tu pourras le manger, et la petite aussi, même morte, ce n'est pas grave, elle est fraîche, elle aura gardé son bon goût. Voilà. Doucement. Reprends-toi.

Il se caressa la ''moustache'', et jeta un coup d’œil à la bouche ensanglantée de la petite fille. Il la pointa du bout du doigt.

-Et ça ? Qu'est-ce que c'est ? reprit-il doucement.

Il fronça les sourcils.

-Très bien étranger. Tu m'as surpris dans un de mes bons jours. Je te laisse quelques secondes pour me dire ce qui t'es passé par la tête... avant que je ne te dévore tout cru.

Il s'était calmé, mais sous la couche de bonne volonté de curiosité, la colère n'avait pas complètement disparue.








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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Jeu 12 Jan 2017 - 15:28


Il a pas compris, Abel. Tout allait bien, et toi mister Canines Seksy t'avais fait une entrée du tonnerre. Et lui, il cueillait des dents, enfin, voilà quoi. Tranquille, la vie. Et puis d'un coup, t'avais gueulé et le Dentiste n'avait pas compris. D'un coup, tu l'as chopé avec ta langue -elle est bluffante, oh!- et le pirate avait du planter les griffes dans le sol en agrippant la petite pour pas voler trop loin. Ca avait laissé de grosses traces dans le sol meuble, et le blond avait fait la moue en voyant ses mains sales. Bon, il allait devoir les nettoyer avant de continuer la cueillette. Ce qu'il fait, en t'écoutant. Et euh. WTF, vraiment. T'insulter, quand ça ? Ton domaine, ah bon ? C'est marqué où ?

Il s'est redressé avec des yeux ronds, le Abel. Mais une part de lui est ravi parce que quand tu cries, c'est comme lui faire du charme : tu exhibes ta dentition parfaite, ça lui donne presque des frissons. Fixant toujours tes crocs et s'humectant les lèvres d'un geste habitué pour ne pas se faire mal lui même, Abel réfléchit. Et il a beau se repasser le dialogue, il ne comprend pas quand est-ce qu'il t'as insulté. Voyons voyons voyons.. En temps normal ce n'est pas quelque chose qui le travaillerait, mais t'as ce petit truc qui lui plaît, et Abel a envie de te faire plaisir. Ces petits trucs, même, qui perlent d'émail à chacune de tes prises de parole. Pensif, le pirate se passe la main dans les cheveux une fois qu'elles sont propres et te regarde avec un sourire mi-navré, mi-charmeur.

- J'suis désolé, je ne sais pas trop où j'vous ai insulté. Faut pas trop m'en vouloir, je suis un peu tête en l'air.

Si l'autre se calme assez, peut-être qu'il le laissera regarder ses dents de près ? Oh trop belles trop belles. Ça lui donne un petit charme exotique.

- La petite, c'est parce que j'ai besoin de ses dents. C'est pour faire un cadeau, vous comprenez ? Et puis c'est beau, les dents, c'est seksy. Pas toutes, hein. Mais y en a oui. Les vôtres, elles sont vraiment du tonnerre.

Sa main se pose délicatement sur la mâchoire de l'enfant. C'est tendre, protecteur. Comme un grand frère, comme un amant. le pirate regarde les alentours alors que ses doigts jouent avec la dentition délicate de la jeune fille.

- C'est joli par chez vous, mais d'solé, je ne savais pas que c'était privé. J'ai pas vu de pancarte, comprenez. Y a un droit de passage à payer, du coup ? J'peux faire quoi, pour me faire pardonner ?

Puis il se retourne vers toi, grand sourire. Une fois de plus, on voit ses crocs blancs et parfaitement limés. Mais qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour avoir les tiens au naturel.

- Au fait, moi c'est Abel. J'suis ravi, vraiment, de vous rencontrer. Z'avez une sacrée prestance, au fait. Et de belles dents.

Love me, ooooh Loooooooove me.......







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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Sam 29 Avr 2017 - 22:05

Louis écarquilla les yeux de surprise. Quel homme étrange. Des marginaux, des gens contre-natures et des monstres, il avait l'habitude d'en croiser, mais jamais auparavant n'avait-il rencontré une personne fasciné ainsi par les... par les dents ? Il jeta un nouveau coup d’œil au cadavre de la petite. Charcutée, son visage était encore reconnaissable, mais sa bouche, elle, était dans un état déplorable. Il eut comme un sursaut. Ses dents à lui ? Du tonnerre ? C'était bien la première qu'on le complimentait ainsi sur quelque chose d'autre que sa cuisine ou sa musique. Il se toucha machinalement le coin de la gueule, comme pour sentir ses dents, alors que l'autre fait de même avec celles de l'enfant.

-C'est joli par chez vous, mais d'solé, je ne savais pas que c'était privé. J'ai pas vu de pancarte, comprenez. Y a un droit de passage à payer, du coup ? J'peux faire quoi, pour me faire pardonner ?

Et soudain, ça résonne et ça raisonne dans la tête du poisson. Il n'avait jusqu'ici jamais pensé au fait que certains pouvaient pénétrer son marais par grande et simple erreur. Il ne faut pas lui en vouloir, quand toutes les créatures de la forêt fuient à votre vue, vous avez tendance à oublier que tout le monde ne connaisse pas forcément votre place, et la leur. Il regarda autour de lui. Des pancartes. L'idée n'était pas idiote mais...

-Au fait, moi c'est Abel. J'suis ravi, vraiment, de vous rencontrer. Z'avez une sacrée prestance, au fait. Et de belles dents. 

Riverside se réveille tout d'un coup, c'est vrai qu'il est en pleine conversation. Il répète le nom de l'homme dans sa tête. Abel. Non, il n'avait pas la moindre idée de qui était cette personne qui se présentait devant lui. Alors, il usa de toute la prestance citée plus haut, et, en attrapant délicatement le bout de son chapeau, fit une petit courbette, prononçant ces quelques mots en souriant d'un rictus carnassier pendant qu'il faisait voltiger son couvre-chef de ses doigts habiles.

-Mon nom, étranger, est Louis Marais Riverside, seul et grand maître de ce paradis qu'est le bayou de NeverLand. Tu te trouve actuellement dans mon domaine, et par conséquent, sous ma propre juridiction.

Il se releva et replaça le galurin sur sa tête. Maintenant, il fallait décider quoi faire avec ce jeune homme. Le vieux tavernier joua doucement avec sa moustache.

-C'est ton jour de chance, gamin. Tu m'as l'air de venir du port ? Bien, je vais te laisser finir ton affaire le temps que je décide quoi faire avec toi. Si tu es sage, je te laisserai peut-être courir auprès de tes petits amis pour leur dire que Louis Marais Riverside est du genre clément avec ceux qui respectent son territoire. Mais avant... tu vas me dire tout ce que tu sais sur le capitaine que l'on nomme James Hook.

Ces derniers mots faisaient reluire ses yeux jaunes, et ses dents, plus visibles que jamais, auraient fait mourir de peur n'importe qui n'ayant pas un amour inconditionné pour l'ivoire buccal.








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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Lun 1 Mai 2017 - 18:28




T'as l'air tout concentré, beau sir, alors Abel reprend sa cueillette de dents en attendant que tu reprennes la parole. D'instinct, il a envie de te plaire, de te faire plaisir, tu le charmes un peu faut dire. Alors Abel te jette des coups d’œil réguliers, avec un sourire en coin charmeur qu'il ne retient pas vraiment. Sa récolte augmente rapidement, il suffit d'avoir le coup de main. Et depuis le temps, pensez bien qu'il commence à l'avoir. En connaisseur, le Dentiste attrape une canine et la soulève devant ses yeux pour l'admirer avec un air ravi. Oh qu'elle est charmante ! Un peu rouge, bien sûre, mais ça ne la rend que plus admirable encore. Comme lorsqu'un mineur découvre de l'or encore brut, niché entre deux éclats de rocs. Il faut savoir aimer ces choses là à tout moment, travaillé ou à l'état brut.

Shlouck ! Abel a mis la dent dans sa bouche avec un air ravi et la suçote maintenant goulûment quelques secondes, puis la recrache pour mieux l'admirer rincée. En tant normal, il attend de toutes les laver en même temps et à l'eau clair. Mais celle-là, non, celle-là il voulait l'admirer d'un peu plus prêt. C'est qu'elle a cette légère anomalie, ce petit bout de caractère qui l'a rendu plus courbe que sa jumelle déjà attrapée. Belle belle, cette coquine pleine de caractère.

Toi ça y est, tu reprends la parole et immédiatement Abel redresse la tête vers toi. Jolies, hein, quand même. Tes dents. Le pirate a cet air attentif et aux aguets, prêt à réagir vite. Fuir, combattre ? Naaah, du tout. Savoir ce qui tu es, ce que tu aimes bien, essayer de rentrer dans tes bonnes grâces pour pouvoir peut-être admirer de plus près ton ivoire. Tu lui en donnerait, dit ? Le blond en doute, mais on peut rêver. En tout cas il ouvre grands les oreilles, et répète ton nom avec un air gourmand et respectueux à la fois. Louimarè Riverside. Le côté de la rivière, c'est joli comme nom !

-'chanté ! C'est bien joli comme nom et comme endroit !

Des courbettes, Abel n'aime pas ça, ces trucs de politesses, de fausse gentillesse encombrante. Mais il a envie de te faire plaisir. Sans délaisser sa récolte. Hmm. Du coup, il opte pour un signe de tête qu'il incline sans te lâcher des yeux. Et si tu l'observes aussi, tu dois voir qu'il tire une drôle de tronche quand tu l'appelles gamin. Gamin ? GAMIN ? Ah ? Hey, pourquoi ? Il n'a plus ses crocs de laits depuis longtemps ! Et puis du genre clément, ouais, bon, non. Il va pas raconter ça, ne te leurre pas. Dans 5 minutes, il aura déjà oublié que tu t'étais fâché. C'est pas comme si ça l'avait impressionné, donc c'est un peu peine perdue.

Prenant quelques secondes pour réfléchir à sa réponse -et quoi dire sur Hook- le Dentiste reprend sa cueillette. Les coins de sa bouche et son nez sont pris de rapides tics pensifs, comme si froisser le museau allait l'aider à réfléchir.

- Bah j'sais pas bien quoi dire, hein. Vous savez, il parle pas des masses et sourit encore moins en général, alors j'peux pas bien les voir.

Hein ? Les voir ?

- Mais à mon avis, hein, un gars aussi soigné, ça doit être impressionnant ! J'veux dire, il a du style, même si perso j'aime pas trop. Trop de froufrous. Mais ça veut quand même dire qu'il fait gaffe à lui et aux détails, hein ? Quelqu'un de minutieux, quoi. J'suis sûr qu'il en prend soin et qu'il fait gaffe à rien coincer entre.

Entre ? Entre quoi ? De quoi il parle ?

- J'aimerai bien les voir un jour, quand même. Puis il est loin d'être con, alors forcément qu'il en prend soin. En tout cas, j'ai jamais eu besoin de le soigner, pas comme Wilhelm. Mais lui c'est un autre genre. Quoique, ça lui donne une sorte de charme, tous ces chicots noirs de nuits. Ca pue, carrément même ! Mais c'est à un stade tellement poussé que c'en est devenu un truc rare, m'voyez ?

Cette dernière question, il la pose en te regardant directement. Pour voir si justement, tu comprends. C'est que c'est important, quand même. Les dents noircies, elles ne sont pas courantes, tout de même.








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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   Dim 11 Juin 2017 - 20:41

Louis se frappa le front de la paume de sa main. Après quelques instants d'incompréhension, il finit par dénicher où était le problème. Inutile. Cet homme était parfaitement inutile. Complètement obnubilé par la dentition des gens, ça n'était probablement pas utile de lui poser la moindre question n'ayant pas un rapport proche avec les dents. Peu importe. Pour lui, bien évidemment, car des informations sur le Capitaine, Louis pouvait toujours en trouver autre part. Une seconde chance à la survie par contre...

L'homme semblait en avoir fini avec le cadavre. Peu importe. Il aurait pu avoir la main au fond de sa gorge, Louis n'aurait pas réagit différemment. Ce que l'autre ne savait pas, c'est que Louis avait faim. Il sortit sa langue et l'étira, l'étira et l'étira encore.

Il saisit la jambe de la petite, puis la tire d'un coup sec vers sa personne. Il agrippe de ses mains et la contemple. Son visage est déformé, ensanglanté, et relativement méconnaissable. Peu importe. Il renifla un bon coup, comme on aurait fait devant un plat chaud. Un long, bruyant reniflement. Puis il jette un regard à la fois mesquin et moqueur à son interlocuteur. Un regard de mépris, de sentiment supérieur. Le genre de regard que lance un être se pensant en tout point supérieur à son voisin. Et d'un coup à la fois sec et aisé, il la disloque, la rompt en deux. Le sang gicle au sol et sur ses jambes, alors qu'il ne quitte pas l'homme des yeux. Les enfants et leurs corps si frêles...
Il prend une partie et la fourre dans sa gueule, l'avant immédiatement alors que ses papilles frétillent d'excitation. La deuxième partie, il en profite un peu plus. Le haut du corps avait toujours le plus de goût. Il la mâche, la remue dans sa bouche avec sa langue, afin que toutes les paroies de son gouffre puisse apprécier le petit goût sucré de la jeune fille. Et quand il se décide enfin à l'avaler, il ressent un frisson l'envahir, non plus que ça, une extase même. Il se sent vriller, alors que ses yeux remontent d'eux même, et qu'un sourire de plaisir intense envahit son visage. Cela faisait bien trop longtemps.

Il resta quelques secondes ainsi sans se mouvoir, à simplement apprécier l'instant. Il revint enfin à lui après un instant, et tourna ses petits yeux jaunes vers l'homme, avant de tourner l'intégralité de son corps vers lui.


-Bien. Maintenant...

Il fit un pas hostile vers lui.

-Tu m'excusera, gamin, mais je ne peux pas vraiment laisser courir le bruit de mes habitudes alimentaires.

Un autre pas, et puis encore un autre. Il était désormais tout proche de l'homme.

-Sans rancune ?

Son sourire carnassier, encore plein de sang, était prophète d'une fin rapide mais douloureuse pour celui se trouvant en face.








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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois. (Abel & Ember)   

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