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Ancienne Mère
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MessageSujet: Fight Mama   Sam 2 Avr 2016 - 17:07



Fight Mama

with Freckles








L’idée lui trotte en tête depuis le retour des Nuages, et la Ritournelle ne peut pas oublier le sang coulant du bras blessé de Rainbow, cette sensation d’être inutile et incapable face à un danger lorsqu’elle doit pourtant l’affronter. Elle y pense quand son regard se pose sur les cheveux blonds de Fluffy ou quand elle voit Witch filer vers ses rêves. Elle y pense à chaque fois qu’elle se rappelle le regard d’Ice, disparu dans le volcan. Et ceux de ses compatriotes, chevauchant les hippogriffes. C’est une envie de faire plus, non seulement pour elle mais aussi pour protéger ceux qu’elle aime. Et ce jour là, les sceaux bien remplis callés sur le baton qui se presse contre sa nuque douloureuse, elle regagne l’Arbre, sous une pluie de plus en plus dense, le regard ambre étrangement décidé.

Elle prend le temps de ramener son bien, protégé du sel par d’épais tissus, déversant tout à la Réserve des livreurs, saluant au passage Crackers ainsi que Peanut, ébouriffant sur son passage la chevelure crêpue d’Afro, avant de demander à Wing si Freckles est bien dans la cabane principale.

« Oui. » Que le petit lui répond, reclouant patiemment les plumes sur son morceau de carton.
« Tu devrais aller voir les artisans. » « Nan. » Qu’on lui réplique sans même relever la tête et soit, Laila laisse faire, si Wing a bien compris la leçon de ne plus sauter du haut de l’Arbre, que ses ailes, c’est juste pour faire semblant.

Elle sautille un peu, le pas dansant, agitant les bras pour faire craquer ses articulations. Elle évite d’un pas Pretty qui vient en sens inverse, lui vole son nez au passage et frappe aussitôt à la porte de la cabane, passant la tête à l’intérieur, cherchant cette traditionnelle chevelure rouquine qui lui met toujours du baume au cœur.

« Salut papa ! » Le salue-t-elle, sourire aux lèvres. « Comment va le meilleur chef de l’Arbre – et pas de fausse modestie avec moi ! Je viens de me trimballer une trentaine de sceaux, je suis rompue mais j’avais besoin de te voir pour quelque chose. Tu peux me rejoindre d’ici, hm… » Laila fait semblant de checker une montre imaginaire. « Dès que tu peux ? »

Un clin d’œil. « Je t’attends à l’Arène patron ! »

Ca ne peut signifier qu’une chose. Laila a changé d’avis.






Dans le sable humide, les cheveux relevés sur sa tête par un foulard de couleur, Laila rappe machinalement tout en attendant Freckles. Elle esquisse quelques pas, bougeant de la tête et des épaules, sur un rythme imaginaire. Elle voudrait avoir son walkman pour se donner courage, rompre les battements de son cœur désordonné par l’angoisse. Elle se contente simplement de rouler des hanches, et de chantonner.

« A battre mon tambour comme dum di di dey
J’aime ce rythme obscène que t’aimes jouer
Oh fais entendre ta voix, laisse toi m’appeler
Comme Hey Mama mama !
Hey Mama mama ! »


Donnant de faux coups de poings dans l’air. Et si ça semble soudain ridicule, son corps sait déjà la chorégraphie, et chacun de ses mouvements trouve un visage imaginaire qui ne va pas aux paroles qu’elle marmonne.

« Tu bas le rythme comme dum di di dey
Je sais chacune de tes pensées osées
Fais entendre ta voix, laisse toi m’appeler
Comme Hey Mama mama !
Hey Mama mama ! »


Aujourd’hui, Laila va apprendre à se fighter.







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Freckles
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MessageSujet: Re: Fight Mama   Mar 5 Avr 2016 - 23:21

« Salut papa ! Comment va le meilleur chef de l’Arbre – et pas de fausse modestie avec moi ! Je viens de me trimbaler une trentaine de sceaux, je suis rompue mais j’avais besoin de te voir pour quelque chose. Tu peux me rejoindre d’ici, hm… Dès que tu peux ? Je t’attends à l’Arène patron ! »

On dirait que Laila marche en accéléré. Ses lèvres, ses cheveux, ses bras et ses hanches, tout remue et s'agite et les mots jaillissent en cascade. C'est un one-woman show qui n'attend pas que le temps le rattrape. Mais pourtant, il tient bon, le temps. Le monde continue de tourner, tout doucement tout autour. Les petits ont bien travaillé, et maintenant ils se reposent, dessinent, jouent, recollent patiemment des trucs cassés. Pour combler le vide des absents, ils occupent plusieurs rôles dans leurs histoires. Sun s'invente sirène, tentant de mettre dans sa voix la conviction de Darling (Darling faisait toujours la sirène). Elle rejette en arrière des cheveux qu'elle n'a pas et se trémousse sur une musique imaginaire. Non, décidément, ce n'est pas Laila qui a accéléré, c'est peut-être juste Freckles qui a ralenti.
Laila le veut à l'arène « dès qu'il peut ». Il pense avoir fini tout ce qu'il devait faire. Il a porté de l'eau (beaucoup), fait l'inventaire (peut-être), et mangé (sûrement). Alors il peut.

En arrivant à l'arène, il se dit que Peter doit être en train de dormir, parce qu'il ne pleut pas. L'air est frais, humide, un oiseau s’entête à chanter, comme profitant de l'entre-averses. Le sable mouillé fait de petits tourbillons sur le sol de l'arène, et crisse sous ses pas. Il se surprend à chantonner sans y penser, dum di di dey, au rythme de la chanson de Laila, même sans la connaître. C'est étrange, qu'elle se décide de changer d'avis, maintenant, non ? Bien sûr, il y a eu la canicule, le ciel, tout ça, mais c'est pas en apprenant à mettre une droite correcte qu'on se bat contre les éléments. Ou la mort, ou le destin, ou ce genre de trucs.

« Tu bas le rythme comme dum di di dey
Je sais chacune de tes pensées osées
Fais entendre ta voix, laisse toi m’appeler
Comme Hey Mama mama !
Hey Mama mama !
»

Le combat, la danse, tout ça, ça lui fait un peu penser à l'autre fois avec Honey. L'autre fois il y a longtemps. Il faisait beau, non ? Il se rappelle qu'il faisait beau.
Il s'avance dans l'arène vers Laila qui lance ses poings en l'air comme une chorégraphie. Les combats dans la vraie vie, c'est pas une chorégraphie. C'est moche, c'est sale, plein de ratés et de coups foireux qu'on a pas le temps de bien terminer. Mais il y a de ça, aussi, dans la façon dont la mère se tient sur ses appuis et l'élasticité nerveuse de ses mouvements. Et il le savait, mais maintenant c'est sûr : ça peut marcher.

« Hey. C'est quoi ? La chanson, ça parle de quoi ? »

Il ne peut pas se vanter de connaître le répertoire musical de Laila. Elle pourra le chanter en boucle, dix, vingt, cent fois, que les paroles passeront à travers sa mémoire trouée. Mais même cet air là, dum di di dey,  il ne pense pas l'avoir jamais entendu.

« On peut commencer direct. Si tu veux. Par les bases. Genre la défense, d'abord. C'est important, la défense. » C'est vrai que ça lui fait comme une impression de déjà vu. C'est pas commun, pour lui. « Fais ta pose de combat, pour voir ? »

Et il donne l'exemple, jambes solidement plantées, buste de travers, bras levés et poings serrés. C'est pas sérieux, c'est juste un entraînement. Et c'est Laila, c'est mamma.
Alors souris, un peu.
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MessageSujet: Re: Fight Mama   Jeu 7 Avr 2016 - 21:43



Fight Mama

with Freckles







Il est là ! Son rouquin son petit chou petit frère petit père. Quelque part, il lui fait penser aux gamins des pubs d’Avant, toujours bondissant et souriant quoiqu’il advienne mais aussi à ces bonbons de magasin, trop sucrés, trop acidulés, enchevêtrés dans des paquets plastiques hors de prix qu’on ne peut s’empêcher de dévorer. Ça ou un donut au glaçage coulant ou alors autre chose de rare et de succulent tout à la fois. Freckles sent le lait, sent le courage et il est là, son petit imbécile, son absent de souvenirs, son négligeant des bestiaux, son boss des livreurs, qui n’a sûrement rien bouffé d’ailleurs parce que c’est toujours comme ça avec lui – en ce moment en tout cas. Il y a eu Bergamote et trop de morts pour que le temps passe et efface, que ses joues pleines de tâchent se rident de joie. Ça en fait trop, ça mettra du temps à revenir mais Laila est justement là pour l’accélérer, ce temps.

Aussi se rapproche-t-elle pour lui ébouriffer la crinière avant de sautiller en arrière, dansant des hanches, roulant des épaules, répondant tranquillement :

« David Guetta, t’es trop jeune pour connaitre. » Par contre la femme, elle a carrément oublié qui c’était et ça, c’est vraiment trop nul. C’est pourtant une voix connue et la Ritournelle est quasiment certaine de pouvoir rechanter deux ou trois autres de ses tubes – la faute à Fail qui lui rabâche du Katty Perry dès qu’il la croise, et l’autre quasiment autant. Y’avait une chanson avec une étoile de mer, à 99% sûr. Et celle-ci parle –

Oh bon sang. Elle s’en souvient maintenant. Et rougit presque, agitant une main faussement nonchalante pour balayer tout ça.

« Oh tu sais, les trucs d’adultes habituels. Viens là que je te drague et je te jette des regards en coin et nan c’est pas toi c’est moi qui domine la situation je suis une femme des années 2000 – ce que les autres de l’Arbre ont de la peine à comprendre, le féminisme baby ! » Elle lève le poing, la main sur l’avant-bras, en caricature d’un portrait pourtant connu dans l’Ordinaire.

Et Laila éclate de rire, tout simplement.

« Tu viens me donner mon petit cours de self-défense ? On commence par quoi – vas-y je suis chaude patate aujourd’hui. » Assure-t-elle, bondissant d’un pied sur l’autre. Avant de le laisser se placer en premier.

Poings en avant, tête rentrée dans les épaules, d’un coup c’est comme un drôle de flash-back. Et machinalement la métisse cille sur ses doigts autrefois cassés.

Avant de se reprendre.

« Ma position de combat ? Tu veux voir ma position de combat ? » Qu’elle demande, faussement surprise.

Et soudain, le théâtre.

Mama de série américaine, daronne du Bronx, le poing sur la hanche, Laila se change en actrice de l’instant. Reposant sur la jambe droite, l’autre à demi pliée, elle se la joue Amy Winehouse, avec son doigt qui englobe tout et ce mouvement de nuque un peu circulaire.

« D’où tu viens ? Qu’est-ce que t’as fait ? Me regarde pas avec ces yeux-là, petit garçon. T’as brossé tes dents ? Fais voir les quenottes. Ca fait pas trois minutes – non ça fait pas trois minutes tu arrêtes de me prendre pour une bécasse et tu y retournes. Et toi, t’as frotté tes oreilles ? Je veux pas savoir de qui de quoi qui a tiré les cheveux à l’autre, Pretty, ni qui a commencé, Blot, vous allez vous mettre en pyjama. Et toi là-bas tu finis ton assiette avant de sortir de table, je te préviens que ça va pas se passer comme hier soir. Alors maintenant qui a pris le nounours de Hope ? Qui l’a pris – Wings, tu arrêtes avec ton carton et tu viens ici tout le monde écoute. Nounours était sur le hamac y’a pas un instant et non Peanut ne l’a pas perdu. C’est encore un de vous qui lui a chipé alors on se dénonce et je pardonne ou alors on va tous rester debout jusqu’à ce que ça soit fait – attention je compte jusqu’à trois ! »

Position de combat patron ! Puis plus sérieusement elle lâche la pose, et monte les poings, sous son visage hilare, couleur café-au-lait.

« Je parie que je fais quand même plus peur quand je me la joue madone que comme ça, pas vrai ? » Et c’est vrai que toute crispée comme une tortue, fermement ancrée au sol, elle ressemble bien plus à une parodie de boxeur qu’à une maman capable de défendre ses petits.

Pourtant Dieu sait qu’elle le peut, et qu’elle en a l’envie.







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MessageSujet: Re: Fight Mama   Mer 20 Avr 2016 - 22:30

C'est marrant, qu'elle dise t'es trop jeune pour connaître, parce que c'est pas ça le problème. Le problème, c'est que Laila est arrivée plus tard, bien plus tard (combien plus tard?). Et que même si ils étaient arrivés en même temps, le nom du chanteur, il l'aurait oublié avant elle et c'est comme ça. Pareil, pour les trucs d'adultes que soit disant il ne peut pas comprendre. Les trucs d'adulte, il sait bien ce que c'est. Il hausse une épaule, choisit de laisser tout ça de côté.
Il y a une ombre qui passe dans les yeux de Laila lorsqu'il lève les poings. Pas grand chose, dans les siens. Il se rappelle. Alors l'impression de déjà-vu, il sait d'où elle vient, il sait où ça mène.
Allez, inspire.

Heureusement, quand il est pas d'humeur à faire le con, son amie assure toujours la régence. Et la voilà, sa position de combat. C'est un déhanché exagéré et une moue provocatrice de maman qui en a vu d'autre, merci bien. Et le monologue qui va avec ; quel monologue ! C'est si bien fait qu'on entendrait presque les rires préenregistrés. A la place, c'est Freck qui rit. Un tout petit peu, en soufflant par le nez.

« Qui êtes-vous et qu'avez vous fait de Laila ? », il s'exclame, d'un air faussement scandalisé.

Faussement, parce qu'en vrai, on en doute plus, que Laila est maman. Que de sœur, elle a doucement fini par prendre cette place après la mort d'Eilis. Et ça lui colle à la voix, ce ton d'autorité enrobée de cliché. Il claque de la langue avec un peu de nonchalance, sourit.

« J'avoue tu fais vraiment peur quand tu fais la daronne. J'ai la chair de poule, regarde. »

Mensonge.
Il s'approche d'elle, tourne en examinant sa posture. Oui, c'est un bon début. Y a de la souplesse, des appuis. Il redresse ses coudes, pique un doigt dans ses côtes pour qu'elle se décrispe. Puis prend ses poings fermés dans les siens.

« Le pouce, faut le mettre dehors. Hors du poing, quand tu serres, sinon tu peux le casser en frappant. Et les pouces cassés, ça nique. Aussi, protège bien ton visage. Ouais, comme tu fais déjà, c'est bien, en fait. »

Il se rend compte que c'est difficile, d'expliquer comment on se bat, quand on fait tout à l'instinct. Il ne fait que répéter des trucs qu'il a entendu. Et qu'il n'applique pas forcément, d'ailleurs.

« Quand tu frappes quelqu'un, vise plutôt le cou ou le torse, plutôt que la tête. »

Ça par exemple. Ça, il l'applique jamais ! Vrai, quand on se bat avec quelqu'un, on a plutôt envie de lui péter les dents ou le nez ou lui crever les yeux ou ce genre de trucs.

Il a un espèce de rire nerveux.

« En fait. En fait je crois que y a de meilleurs professeurs que moi, pour ça. »

Et c'est bien le moment de s'en rendre compte, après l'avoir tannée pour qu'elle accepte. Après avoir assuré que oui, il allait lui apprendre, à se défendre, à défendre les gamins, à devenir une lionne accordée à sa crinière. C'était peut-être rien que des promesses en l'air, comme il en a le secret.
Il lève une main, paume en avant, doigts soudés.

« Frappe, pour voir ? »
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MessageSujet: Re: Fight Mama   Dim 24 Avr 2016 - 22:03



Fight Mama

with Freckles






Freckles est un menteur peu crédible quand il s’y met – rapport sans doute à sa fatigue mais au moins, il a ri de sa bêtise, presque de bon cœur et la fixe avec une tendresse qu’elle ne peut que lui rendre. Certes, les rôles ont changé mais ses sentiments envers le chef des livreurs demeurent fixes dans sa caboche. Son petit rouquin entêté la prend peut-être en pitié, elle la grosse dondon incapable de filer un coup, de s’adapter complètement à cette vie sauvage qu’on lui offre, hallucinant sur le moindre truc merveilleux comme une gamine de quatre piges et rembarrant parfois les moins petits avec des mots du monde ordinaire, d’une époque révolue. Il doit même sans doute la prendre pour une gosse de riche, comme son arc-en-ciel. Une fille pourrie gâtée qui joue à la daronne, justement, et à avoir des responsabilités. Une fille pas bien pratique mais qui essaye de faire de son mieux avant de partir en freestyle, en bataille de coussins ou en bulles de savon. Non, tout ça n’est sans doute pas très sérieux. Elle espère quand même qu’il l’aime un peu.

Et monte les poings plus haut quand il lui ordonne – fini le théâtre. Il est temps de le rendre fier et de lui montrer que son harcèlement a porté ses fruits. Oui elle veut les défendre, et se défendre, coûte que coûte. Oui elle veut apprendre à mettre des péchons comme les bonhommes de l’Arbre. Qu’on puisse la respecter, si on n’a pas peur d’elle. Qu’on puisse se dire que Laila sait mordre, quand on vient s’en prendre à ses gosses, ou qu’on se risque à l’insulter.

Alors pourquoi se sent-elle à ce point ridicule ? Pourquoi demande-t-elle d'un murmure si c’est bon, comme ça, avec les pouces qui sortent pour pas les casser – elle va retenir ça – juste devant son visage qu’elle doit sécuriser – et ça aussi – sans pour autant viser l’autre. De quoi a-t-elle peur ?

« Les gars quand ils se battent dans l’Arène se cassent souvent le nez et ont l’air de trouver ça super efficace. » C’est pas pour remettre en question ses leçons parce que y’a pas à dire, Freckles a bien plus l’occasion de tatagner du pirate ou du perdu qu’elle-même. C’est une petite vérité presque chuchotée, à ses pommettes rougissantes.

Mais déjà elle trépigne sur ses pieds, se la joue danseuse, basculant son poids de gauche, à droite, hanche coulissante, épaules un peu abaissées, coudes rentrés à ses cotes pour ne pas qu’il la pouik encore – pour vrai, elle a couiné comme une donzelle et a ricané bêtement (Mais ça chatouille !).

« T’es le seul professeur que je veux. Avec toi, je deviendrai Wonder Woman ! Ca, tu connais ? » Petit regard suspicieux au-dessus de ses poings. « C’est une bonne femme comme y’en a pas deux, héroïne d’une bande dessinée. Une quasi déesse qui a un fouet magique et qui peut combattre des monstres trois fois plus grand qu’elle. Wonder Woman, elle gère. Elle te plierait du pirate sans sourciller. C’est ça que je veux devenir. Une amazone ! Une vraie ! »

Alors elle frappe. Cette paume tendue comme une cible. Elle frappe pas trop fort pour pas lui faire mal – puis refrappe encore, puis encore, et encore. A chaque fois plus fermement, jugeant entre deux qu’elle ne le fasse pas grimacer, qu’elle ne lui arrache aucun tressaillement de douleur.

En attendant, elle la tabasse cette paume de main. Avec son bras un peu flasque et sa visée peu assurée. Elle tape dans le cœur de ces rides formant ses empreintes et voudrait la renvoyer en arrière comme ces ronds de bois aux stands de tir de fête forraine. N’y arrive pas.

Y’a pas à dire, avec ses petits muscles il ne pèse pas lourd et n’a rien de trop impressionnant. Mais il y a de l’acier dans son ossature. Une ossature forgée d’années, de dizaine d’années à soulever des sceaux, à combattre, à courser, à survivre.

Son petit chef. Son fort, son Freckles, avec ses tâches de rousseur. Elle tire la langue de concentration. Demande – supplie :

« J’ai l’air de quoi ? » S’en rattache à ça, la frivolité, pour se dire qu’elle n’est pas entièrement concon. Qu’elle arrive à quelque chose, Dieu seul sait quoi, la réussite ?

« Ca va, j’suis pas la pire que t’aies croisé ? »

Elle frappe et dérape, sur le poignet. Et baisse les bras, le regard soudain inquiet.

« Eh merde je t’ai fait mal hein je t’ai fait mal ?! »

Peut-être une excuse pour tout arrêter.







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L'Ombre
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MessageSujet: Re: Fight Mama   Dim 1 Mai 2016 - 15:44

The End


Le combat prit donc fin, on ne sait trop pourquoi,
A part que ces deux-là n'étaient pas faits pour ça.


FIN DE L'AVENTURE




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