Partagez | .
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Eagle
avatar

♣ Sentinelle ♣


✘ AVENTURES : 34
✘ SURNOM : Le Fauconnier
✘ AGE DU PERSO : 13~14 ans

✘ LIENS : I believe I can fly...
I believe I can touch the sky...

Appelle ses rapaces et parle gentiment en olive ~


MessageSujet: That was a big misunderstanding...   Mar 22 Mar 2016 - 17:03

Enfin, la chaleur s'en était allée. Eagle avait vu de ses propres yeux les gouttes tomber du ciel, produites par les Nuajolis, il avait vu cette pluie dont la terre asséchée s'était gorgée, il l'avait sentie sur son visage... C'était si frais, si bon !

- Tiens ? Te voilà, toi ?

C'était à Curtiss, son Pygargue à tête blanche, qu'Eagle venait de parler, car celui-ci venait de le rejoindre, apparaissant entre deux arbres. La tête haute, il vint se poser sur la branche de l'un d'eux.
Le Fauconnier était, comme à son habitude, accompagné de Seversky, avec qui il avait décidé de faire une balade l'après-midi. Il était de garde, la nuit, il pouvait très bien se détendre un peu, quitter le pont sur lequel il était si souvent perché, pour aller se dégourdir un peu les jambes ailleurs, histoire de voir la nature qui, peu à peu, revenait à la vie. Lentement mais sûrement.
La flore, comme la faune.

Enfin, surtout la faune, c'est ce qui importait le plus aux yeux de la Sentinelle, qui avait vraiment un faible pour les oiseaux de proie, et s'inquiétait beaucoup pour eux. Leurs proies devait se cacher de la chaleur, ils devaient avoir du mal à les débusquer, cela devait être si dur pour eux... Seuls les charognards devaient s'en sortir sans trop de problèmes, vu que beaucoup d'animaux avaient succombé à la chaleur ambiante de ces derniers temps...

- Alors, Curtiss ? Tu viens, ou tu viens pas ?

Le jeune garçon s'était retourné, poings sur les hanches, et adressait un air boudeur à l'aigle toujours perché, qui détourna la tête avec un air de mépris. Quelle tête brûlée, celui-là, et quel méprisant ! En général, il ne fait pas franchement bonne impression aux autres Perdus, de part sa taille, mais aussi avec sa façon de toujours vous regarder de haut. Ça a quelque chose d'assez désagréable, en somme, de vous faire snober par un rapace.
Ce dernier décida enfin de suivre son maître, qui avait maintenant ses deux rapaces de chaque côté de lui : Seversky à gauche, Curtiss à droite.

Ils marchèrent assez longtemps, Eagle n'avait pas pris la peine de regarder où il allait. Si tu ne sais pas où tu vas, regardes d'où tu viens. Et c'est ce qu'il faisait, mine de rien. Surtout que certains éléments du décor avaient changé, à présent. Les lapins étient revenus dans ce coin là, un arbre étendait de nouveau ses branches juste à un autre endroit, bref, des détails qui lui permettaient de se repérer.
Soudain, Curtiss le dissident décida de prendre de l'altitude, puis disparut enfin au-dessus des arbres.

- C'est ça, file, va !

Marmotta la Sentinelle en le suivant du regard jusqu'à ce que le rapace sorte de son champ de vision. Mais où pouvait-il bien aller, encore ? Quel fugueur...

L'oiseau de proie vola, longtemps, se laissant porter par la brise légère. De son regard perçant, il observait la terre, juste en-dessous de lui, lorsqu'une petite chose bondissante attira son attention : une grenouille d'une bien étrange couleur, qui tranchait avec ce rouge qui virait lentement au orange, puis au jaune, avant de retrouver sa belle couleur verte -ce qui allait, très probablement, prendre un certain temps. Le rapace, curieux, n'attendit point. Il vira à gauche, descendant en piqué, puis fondit sur le batracien avant de remonter en flèche !
Du moins, il tenta de faire cela, car, quand il voulut reprendre de l'altitude, il fut saisi d'une terrible douleur, qui lui fit lâcher sa prise. Il tomba alors molement sur le sol, secoué de spasmes. L'oiseau de proie, en panique, en proie à la douleur et à la fièvre, cherchait désespérément quelqu'un du regard. Enfin, il vit un humain s'approcher de lui, et leva la tête du mieux qu'il put pour l'observer, incapable de faire ne serait-ce qu'un autre mouvement.



- Curtiss ? Cuuurtiiiss ! Ha, mais que fait-il encore ?!

Une voix résonnait dans les bois, produisant un écho entre les arbres. C'était Eagle, qui, inquiet de ne pas voir son ami à plumes revenir après un moment, avait décidé de partir à sa recherche. Plus haut, survolant la cime des arbres, planait Seversky, qui observait tout autour de lui, essayant de repérer le Pygargue à tête blanche. Abandonnant, il finit par rejoindre son jeune maître, volant à ses côtés. Celui-ci semblait anxieux, encore plus lorsque son ami à plumes répondit à la négative lorsqu'il lui demanda s'il avait vu Curtiss.
Ce fut un mouvement plus loin qui alerta Seversky, qui fila droit devant, le Fauconnier sur les talons.

Ce que vit la Sentinelle lui fit un choc : son aigle était étendu sur le sol, et semblait respirer faiblement. Tout près de lui se tenait un Peau-Rouge, assez imposant.
Eagle ne réfléchit pas une seconde, et, sortant des fourrés, se précipita vers son oiseau de proie, tombant à genoux devant lui, en s'écriant, d'une vois tremblante :

- Curtiss, non ! P-pourquoi ?!

Le rapace esquissa un petit mouvement d'ailes, et, bien que cela rassura son maître, ce dernier redressa vers le Peau-Rouge un regard rempli de haine, s'écriant alors, en le montrant du doigt :

- VOUS ! QU'AVEZ-VOUS FAIT À CURTISS ?! RÉPONDEZ !

Et il fondit en larmes.







Merci !
- Arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: That was a big misunderstanding...   Jeu 24 Mar 2016 - 19:34

- Eagle
That was a big misunderstanding





La vie reprenait son cours, les malades guérissaient peu à peu, les souffrances s’apaisaient (Christopher était reparti et cela le serrait, loin dans son cœur, loin dans son ventre, comme un nouvel abandon) et Serval était à ses côtés, délicate et attentive, pour reprendre le cours d’une formation qui s’était faite plus intensive et intransigeante en ces derniers moments sans temps.

La pluie était tout de même revenue et avec elle la nécessité de reprendre soin de son essence.

Kokoï avançait donc dans la jungle, le corps à demi-nu, le regard attentif posé sur le sol, écoutant patiemment le chant des grenouilles vagabond devant lui. S’il n’avait pas mis beaucoup de temps pour les trouver au jour de sa célébration de l’âge adulte, ce temps s’était encore plus rétréci jusqu’à ne faire appel qu’à son instinct pour le guider. Elles étaient toujours là pour lui, le reconnaissant sans doute comme l’un de leur semblable, malgré son absence – malgré sa traitrise. Et Kokoï se laissa bercer par leur chant, piquant de sa sarbacane l’une de ses consoeurs, murmurant des remerciements à son cadavre avant de le glisser dans la poche de son pagne – à l’écart des autres plantes ramassées dans la journée, bien évidemment.

La fin d’après-midi tombait sur la vie quand le bruissement brisa l’air d’une fuse marron et vive. Cela plongea, dans la clairière et sur la mare. Cela prit dans son bec l’une des grenouilles que Kokoï observait jusqu’alors. Et cela s’en retourna au ciel en quelques battements d’ailes.

Le guérisseur mit un temps avant de se relever, suivant la course de ce qui ressemblait fort bien à un aigle, en plus sombre, tête blanche de ce qu’il en voyait, digérant ce qui allait bientôt le condamner. Animal fébrile, ou peut-être trop stupide, il crevait sans doute de faim pour s’attaquer à l’une des races les plus empoisonnées de cette île. La couleur de leur peau aurait pourtant du alerter son œil de rapace. Mais l’oiseau l’avala tout de même, avant de se braquer dans l’air. Et comme pris de spasmes, ralentit sa course, tandis que Kokoï se plaçait sous sa chute.

Quand l’animal tomba, quasi mort, les mains se tendirent. Et ce fut presque dans ses bras que Curtiss vint s’échouer, le regard déjà vitreux, et le bec béant de bave. Les serres attaquant ses avants-bras, manquant de le blesser sérieusement.

Kokoï immobilisa aussitôt ses pattes, chuchotant.

« Tu as fait un mauvais choix. » Et plongeant ses doigts dans son bec, il l’écarta d’une poussée, appuya sur son ventre de l'avant-bras, jusqu’à le faire régurgiter.

La grenouille était morte bien évidemment, déjà partiellement détruite mais la peau et l’acide lui piquèrent les doigts, preuve que son insensibilité devait revenir. Kokoï grimaça, laissa les restes s’échouer au sol, et portant l’aigle près de l’affluent nourrissant la mare, rinça vivement ses doigts, les yeux emperlés de douleur. Il en avait pourtant l’habitude, et le mal était bien moins sérieux chez lui que chez d’autres. Mais il fouilla bien vite ses tresses, à la recherche d’une aiguille, s’y piquant les doigts pour se soulager.

L’anti-poison était de sa confection, et lui avait pris du temps, par mesure de sécurité envers les gens qu’il aimait – car oui, Kokoï avait une confiance limitée en sa chance et en ses capacités. Rapidement, il en dégagea une autre, qu’il vint planter dans le cou de la pyrargue. Puis portant sa main à la rivière, s’en servit de coupe pour lui rincer abondement le gosier.

C’est ainsi qu’il fut surpris par l’arrivée d’un Garçon Perdu auquel il ne s’attendait pas. Il aurait bien pu être attaqué par un pirate, pour comble de malchance. Mais le cri le fit se retourner, sourcil froncé, vers ce papoose au visage paniqué, la course folle. Tressaillant, pourtant sans crainte, Kokoï garda les mains sur la pygargue encore comateuse, tentant avant tout de comprendre l’accusation sous-jacente qu’il sentait vibrer dans la voix de l’autre, quand ce dernier s'effondra à genoux devant lui, sans que le peau-rouge n'ait cherché à fuir.

« Curtiss ? » Répéta-t-il. Mais l’heure n’était pas aux précisions. L’enfant, si proche, comme foudroyé dans la douleur, n’osait pas lui prendre l’oiseau, ce qui n’empêcha pas Kokoï de reculer d’un petit bond, pour lui éviter d’y porter les doigts, au cas où de l’acide resterait. « Calme. Calme lui pas être mort… »

Sa voix, grave et pesante, semblait d’une douceur presque paternelle, malgré son langage appauvri par la méconnaissance.

« Sèche larmes papoose. Lui être sauvé s’il se battre. C’être ton compagnon ? »


Un cri lui fit relever la tête. Au-dessus d’eux, une sœur ou un frère du blessé voletait, surveillant la scène, serres en avant, prêt à défendre le perdu au moindre acte suspect du Piccaninny. Kokoï hocha la tête, comme pour lui adresser un signe de connivence et rebaissa les yeux vers le garçon.

« Lui avoir besoin de toi. De moi. » Son poing frappa son torse, calmement. « Guérisseur. »

Et c’est ainsi que Kokoï finit par sourire à Eagle.

« Guérisseur. »


Revenir en haut Aller en bas
Eagle
avatar

♣ Sentinelle ♣


✘ AVENTURES : 34
✘ SURNOM : Le Fauconnier
✘ AGE DU PERSO : 13~14 ans

✘ LIENS : I believe I can fly...
I believe I can touch the sky...

Appelle ses rapaces et parle gentiment en olive ~


MessageSujet: Re: That was a big misunderstanding...   Mer 6 Avr 2016 - 0:10

Le Peau-Rouge répéta le nom du rapace, assez troublé. Alors que le petit maître pleurait à chaudes larmes, il le rassurant tant bien que mal, ayant apparemment quelques problèmes avec le langage. Sa voix grave avait quelque chose d'apaisant, qui calma quelques peu Eagle, plus enclin à écouter ses explications.

Il réagit d'ailleurs au dernier mot du Peau-Rouge, mot qu'il répéta d'ailleurs en adressant un grand sourire à Eagle, faisant lever vers lui les yeux de ce dernier, embués de larmes et grands ouverts, à cause de la surprise.

- Guérisseur.

Il resta un moment, ainsi, sans voix. Ho là là, quelle grosse erreur il avait fait en pensant que cet Indien voulait faire du mal à son aigle ! Il aurait dû le laisser s'expliquer plutôt, au lieu de l'aggresser ainsi ! Il ne lui boulait aucun mal, il voulait juste sauver Curtiss...
Le Fauconnier regarda d'ailleurs le rapace, Seversky venant se poser tout près de lui. Il paraissait d'ailleyrs plus calme. Lui, au moins, il avait compris, pas comme son maître... qui commença d'ailleurs à paniquer un peu, gêné qu'il était de s'être ainsi trompé sur le compte de celui qui allait sûrement être le sauveur de Curtiss.

- Ho là là là là ! Je suis désolé, p-pardon, vraiment ! C'était un gros m-malentendu... Excusez-moi de vous avoir p-p-parlé aussi mal...

Toujours sur les genoux, la Sentinelle se dandinait. Droite, gauche, droite, gauche...
N'osant même pas lever les yeux vers le Guérisseur, il sécha ses larmes d'un revers de manche. À côté de lui, Seversky fixait sur lui son regard perçant, comme s'il attendait qu'il rajoute quelque chose.
Ha, oui, bien sûr ! Il n'avait pas répondu à la question qu'on lui avait posée. Et il devait aussi se présenter, c'est la moindre des politesses.

- Heu, au fait... Je m'appelle Eagle, je suis Sentinelle. Et voici Seversky, dit-il en désignant de sa main gantée le Pygargue à queue blanche à ses côtés, et donc, là c'est Curtiss.

Son regard se posa sur le Pygargue à tête blanche gisant toujours au sol. Celui-ci bougeait encore faiblement, de petits sursauts agitant ses ailes.
La simple vue de son compagnon dans un tel état fit remonter des larmes dans les yeux du Garçon Perdu, qui cligna plusieurs fois des yeux pour les empêcher de couler, continuant à se dandiner, embarrassé qu'il était.
Lentement, il se rappricha juste un peu, restant tour de même à une distance respectable pour ne pas gêner. Seversky quant à lui était reparti se poser sur une branche basse, non loin d'eux.

- Il... Il va s'en sortir, hein ? Vous voulez de l'aide ?

Finit par demander le Fauconnier, après un petit moment de silence, relevant enfin les yeux vers le Peau-Rouge. Il lui paraissait vraiment imposant. Mais aussi, il y avait quelque chose chez lui, peut être était-ce sa couleur de peau, qui, justement, n'est pas semblable à celle des autres membres des tribus ? Elle était bien plus noire...
Peut être était-il issu de l'union de l'un des siens et d'un des habitants du Grand Arbre qui aurait grandi ?
Comme quoi, cela peut donner des choses bénéfiques...







Merci !
- Arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: That was a big misunderstanding...   Jeu 7 Avr 2016 - 21:52

- Eagle
That was a big misunderstanding





Le compagnon de cet étrange Perdu vint se poser non loin d’eux et Kokoï contempla la stupéfaction désolée de l’enfant quand ce dernier, comprenant ses paroles, se rendit compte de son erreur. Loin de lui en vouloir, ou même de quémander des excuses, le guérisseur s’en revint au pygargue à demi-morte, continuant de rincer son bec à gestes délicats. Comment aurait-il pu lui en vouloir, lui-même capable d’autant d’impétuosité que de violence quand on s’en prenait à un être cher. Il était Pyccaninny après tout, et malgré le calme apparent de son comportement, il pouvait parfaitement en revenir à des émotions plus essentielles quand son cœur était en jeu. Aussi sourit-il distraitement à la Sentinelle, cillant parfois à son visage de jeune garçon.

Il n’était déjà pas l’un des plus âgés à l’Arbre mais sa peur et l’attention qu’il portait à son animal faisait en sorte de le rajeunir.

« Aigle. » Répéta-t-il dans sa propre langue, avant de hocher la tête – cela faisait sens. On l’avait très certainement nommé par rapport à son accomplissement de dresseur. Il lui tardait presque de narrer cette rencontre à Ours qui serait certainement très compréhensif, peut-être même curieux envers les méthodes d’apprivoisement de ce Perdu.

Il y avait même des questions à lui poser, mais tout aussi brusquement que le pygargue avait plongé pour se saisir de la grenouille, son cœur cessa brusquement de battre.

Il n’y avait plus que ses ailes, étendues mollement entre les mains du guérisseur. Et Seversky eut un cri d’alerte, faible mais troublant, dirigeant son bec vers son ami.

Kokoï croisa le regard d’Eagle. Et souleva l’animal, pour embrasser son bec.

Trois souffles. Trois chocs à la poitrine plumeuse de l’oiseau. Trois souffles. Trois chocs. Cela dura un court instant, et les lèvres humides de Kokoï le picotèrent d’un reste de poison. Mais il continua, s’acharnant presque. Soufflant. Choquant. Soufflant encore.

Alors les ailes s’agitèrent. Et vomissant entre ses doigts un dernier reste, le pygargue se mit à trembler, s’ébrouer faiblement, le regard à demi vitreux.

« Ça va. » Rassura-t-il l’enfant d’une voix plus basse. Avant de plonger la bête dans le courant de la Rivière. Qu’importait quelques plumes trempées et un déséquilibre pour les prochaines heures tant qu’il pouvait vivre et récupérer son entrain. L’animal sembla couiner, et Seversky, plus proche encore de son maitre, demeura silencieux, le duvet de sa tête à peine hérissé.

« Il a mangé mauvaises grenouilles. Toi devoir apprendre à amis de pas chasser ça. » Du coude, il pointa sa sacoche, et la kokoï jaune qui y était soigneusement rangée à l’écart. Avant de tendre l’oiseau à Eagle. « Il doit avaler plantes. Moi préparer, maintenant. Encourage-le à respirer. Lui craindre rien. »

Puis plus doucement. « Moi c’être Kokoï. Kokoï Avide. Ahow, Eagle, Serverky, et Curtiss. »


Revenir en haut Aller en bas
Eagle
avatar

♣ Sentinelle ♣


✘ AVENTURES : 34
✘ SURNOM : Le Fauconnier
✘ AGE DU PERSO : 13~14 ans

✘ LIENS : I believe I can fly...
I believe I can touch the sky...

Appelle ses rapaces et parle gentiment en olive ~


MessageSujet: Re: That was a big misunderstanding...   Sam 23 Avr 2016 - 18:33

Seversky et Eagle ne bougeaient plus, ils observaient. Ils observaient, puis le Pygargue à queue blanche se mit à s'agiter brusquement. Eagle leva les yeux vers lui, lorsque celui-ci poussa un étrange cri, presque inaudible. Il fixait Curtiss, qui ne bougeait plus.

- Ho non. Ho non.

Les lèvres du Fauconnier tremblaient, ainsi que tour son corps. Il croisa le regard du Peau-Rouge, qui s'était mis à faire du bouche-à-bec à Curtiss.
Ce n'était pas possible.
Pourquoi l'avait-il laissé sans surveillance ? Pourquoi cette nounouille était-il aussi allé si loin, pourquoi avait-il fait une bêtise qui allait lui coûter la vie ?
Par trois fois, le Guérisseur soufflait. Par trois fois, il appuyait sur la poutrine du Pygargue à tête blanche.
Les pupilles dilatées par la peur d'Eagle, et le regard à la fois perçant et anxieux de Seversky suivaient chacun de ses mouvements. La pression était à son comble.

Et puis, Curtiss bougea enfin. Ses ailes frémirent, puis bougèrent un peu plus. Il régurgita quelque chose entre les doigts de son sauveur, s'ébroua. Seversky quant à lui était redescendu se poser près d'Eagle, tout proche de lui. De sa main gantée, son maître caressait doucement sa tête, dont les plumes étaient quelques peu hérissées.
Puis, ils se regardèrent, visiblement rassurés. Et Seversky, qui ne parlait pas en général, émit juste une petite exclamation de soulagement, son regard perçant plongé dans les iris olive de la Sentinelle.

- Il est fort, t'as vu ?

Lui fit ce dernier, avant de partir d'un petit rire gêné, puis de pleurer de joie, en même temps. Toute la pression et la peur qu'il avait accumulé en lui s'étaient brusquement relâchées, et provoquèrent sa réaction. Son ami à plumes acquiessa simplement.
C'est les yeux brouillés de larmes qu'Eagle récupéra un Curtiss trempé et un peu sonné, ainsi que l'ordre de l'encourager à respirer. Le rapace regardait son maître et semblait vouloir émettre un cri, mais il n'en fut rien. Eagle ne le sentait pas crispé dans ses bras. Lui aussi devait être heureux d'avoir échappé de peu à la mort...

- Hé, t'es censé faire parti d'une espèce d'aigles pêcheurs, qu'est-ce qui t'a pris de t'attaquer à une grenouille ? Tu m'as fait peur, espèce de banane...

Il pelurait à chaudes larmes, répétant ce sobriquet ridicule et enfantin, presque inaudiblement, tout en caressant doucement le poitrail de l'oiseau de proie, qu'il sentait lentement se soulever, puis s'abaisser sous ses doigts.
Lorsque le Peau-Rouge se présenta enfin, tous trois le regardèrent. Curtiss ne fit aucun geste, trop faible qu'il était encore pour bouger ne serait-ce qu'une plume. Eagle lui adressa un sourire, et Seversky fit une révérence grâcieuse, avant de prendre son envol. Bientôt, il disparut entre les arbres.

- V-vous avez sauvé Curtiss... Comment vous remercier ?

Demanda le jeune Fauconnier en s'essuyant les yeux d'un revers de manche, l'autre main, la gauche, à laquelle il avait ôté son gant, occupée à faire respirer correctement le Pygargue à tête blanche.

- Je suis désolé de vous avoir si mal abordé... J'aurais dû me douter que vous ne lui faisiez pas de mal... En général, les habitants propres à l'Île ne sont pas mal intentionnés, hein ?

Il n'avait rencontré que très peu de Peaux-Rouges jusqu'à maintenant, si ce n'est cette dame lors de l'expédition dans les nuages, celle qui semblait les guider. Elle paraissait aussi très gentille. C'est juste qu'eux, ils ont un mode de vie différent.
En parlant de ce mode de vie, Eagle avait tellement de questions à poser à Kokoï à ce propos ! Mais il faut dire que l'occasion n'était pas la meilleure. Il fallait d'abord s'occuper de Curtiss.







Merci !
- Arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: That was a big misunderstanding...   Dim 24 Avr 2016 - 22:08

- Eagle
That was a big misunderstanding





Il était possible que l’oiseau, plongeant vers la mare où régnaient les grenouilles, avait simplement manqué de chance en choisissant la mauvaise proie. Les poissons étaient plutôt rares dans l’étang où les kokoï batifolaient mais nul doute que la couleur vive et le mouvement avaient su attirer le rapace, comme le plus beau des chants de sirène. Kokoï leur laissa quelques instants de retrouvailles, s’écartant à peine pour vider sa besace et sélectionner avec soin les plantes dont il avait besoin pour continuer à soigner le rapace. L’enfant pleurait de joie, l’autre pygargue avait repris son envol et planait docilement au-dessus d’eux, protecteur bienfaisant. Et lui roulait les plantes, pour en former une boulette qui serait certainement d’un meilleur goût pour l’oiseau que la grenouille empoisonnée. Néanmoins, il allait sans doute faire quelques difficultés à ce traitement herbivore, surtout que sa gorge et son bec devaient très certainement lui faire mal. Aussitôt Kokoï choisit de tendre la médication à l’enfant, pointant Curtiss avec sévérité.

« Tu dois lui donner. Et que lui ne recrache pas. »

Un sourire rassurant fleurit sur ses lèvres à nouveau, mais son regard brun gardait cette fermeté de guérisseur, notamment face aux propos presque naïfs de son vis-à-vis. A constater son acte de générosité, le Perdu en venait à commettre une généralité qui ne serait qu’une erreur de plus dans son comportement. Si Kokoï n’était pas du genre à faire la leçon au premier venu, au moins se permit-il de le corriger, de sa voix douce aux mots malhabiles dans la langue de l’étranger.

« Les clans peaux-rouges être différents. Huron être très bons pour vous, Perdus. Jamais faire la guerre. Delaware aussi, aiment s’amuser. » Une légère grimace plissa les commissures de sa bouche mais l’esquisse disparut presque aussitôt. « Piccaninny être moins ouverts. Mais je suis guérisseur. Vie importe. Vie animale. Vie homme. Je sais douleur que faire les kokoï. Curtiss ne méritait pas ça. »

Néanmoins, cela ne demandait aucun engagement, aucune promesse, aucun remerciement. Et il leva la main, en signe de dénégation, pour rajouter presque aussitôt.

« J’avoir agis pour oiseau. Contre malchance. Ca être pas une dette. Ton ami être sauvé. Toi heureux. J’ai accomplis bonne action pour Grand Cercle aujourd’hui. »

Son regard sombre s’en vint détailler l’accoutrement du Perdu. L’enfant arborait une tenue très différente de celle de ses compères. Kokoï ne connaissait rien au siècle médiéval et les gants de cuir que le petit portait à ses mains – ou en tout cas, à l’une de ses mains désormais – achevèrent de l’intriguer. Sans s’en saisir, il les désigna d’un nouveau geste. Et questionna.

« Je savais pas Perdus habiles pour animaux. Ca être ton rang là-bas ? Dresseur ? Toi avoir beaucoup de pygargues ? » Son sourire se fit plus amusé. « Il y avait peau-rouge Delaware avec ce nom. Il y a longtemps. Guérisseur. Mon. » Pendant une seconde, Kokoï chercha le mot approprié. Et choisit avec soin. « Guide ? Celle qui a appris à guérir. Elle m’en parlait beaucoup. Delaware pas avoir essence comme Piccaninny mais Pygargue portait bien son nom. »

Entre les mains du garçon, le rapace tressaillit, moins violemment que sous l’effet du poison. Et sa respiration se fit plus régulière, son regard moins vitreux.

« Lui devoir se reposer. Pas trop voler. Pas trop loin. Et bien manger. » Point important.


Revenir en haut Aller en bas
L'Ombre
avatar



✘ AVENTURES : 1715

MessageSujet: Re: That was a big misunderstanding...   Jeu 28 Avr 2016 - 1:01

The End


Les Piccaninny savent connaitre,
Les animaux plus que tout être,
Et aident les enfants qui les aiment,
A s'élever de tout problème.


FIN DE L'AVENTURE




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://neverneverland.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: That was a big misunderstanding...   

Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» rennels ✲ a mistake is to commit a misunderstanding. (a) come on. ❥ FINI

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Les Villages Peaux-Rouges :: Le Village des Piccaninny-