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Sparkle
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♣ Artisan ♣


✘ AVENTURES : 450
✘ SURNOM : L'incendie
✘ AGE DU PERSO : 13 ans

✘ DISPO POUR RP ? : Non :')
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V2
Incendies.


MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Mar 16 Fév 2016 - 20:05

C'était comme s'il avait fermé les paupières un quart de seconde, le temps de les humidifier, et lorsqu'ils s'étaient rouverts tout avait changé. Il y avait beaucoup de gens.
Menaçants? Terrifiants?
Oui, complètement! Sparkle tremblotait légèrement au contact de l'assemblée dont il ne retenait aucun visage. Il était halluciné et clignait des yeux sans cesse, son regard fuyait de droite à gauche sans jamais se poser réellement. Il observait.

Ses paumes étaient moites et un filet de sueur coulait le long de sa joue droite. Ce n'était pas des larmes, c'était sûr! Sparkle avait peur, Sparkle était aux aguêts et Sparkle avait chaud. Épouvantablement chaud, oui.
Il faut dire qu'il était vêtu d'une sorte de veste de costume en velours rouge avec en dessous une chemise à manches longues. Même ses jambes, habituellement nues comme des vers, étaient pudiquement enfermées dans un pantalon du même tissu que la veste. Et puis, il portait des CHAUSSURES. Des vraies, en cuir noir et tout. L'élégance ne lui allait pas trop, et contrastait avec ce masque qui lui couvrait la partie supérieure de son visage. C'était une sorte d'auréole de flammes dressée sur un crâne rouge et un nez assez gros de couleur taupe.
Un très beau masque selon les goûts de l'Incendie mais il en ignorait la présence.

Le jeune garçon se faufilait entre les gens en tentant de les toucher le moins possible, chaque contact ne serait ce qu'un effleurement le faisait grimacer de dégoût et suer de plus belle. Lorsqu'il aperçut le type aux cheveux longs qui embrassait des personnes hasard, Sparkle couina, horrifié, et fit demi-tour. Il couina à nouveau en apercevant un certain pirate blond, et prit à nouveau une direction différente. Enfin, il fut captivé soudainement par des lampions accrochés à ce qui semblait être un arbre.
Il s'en approcha furtivement, les iris plus rouges que jamais et, la bouche entrouverte il tendit la main vers le feu. C'est alors qu'il aperçut une fille avec des grannnnds cheveux blonds bouclés, et son attention s'y focalisa tout de suite.

Ça aloooors...
─ Ça aloooooors...

L'Artisan se planta sur place, captivé par cet enfant là. Il ne savait même pas de qui il s'agissait, il aurait probablement été incapable de le décrire, même. Mais il était scotché, sidéré, fasciné. Sparkle tomba brutalement sur ses fesses et s'assit en tailleur, comme ça, en plein milieu la foule. Il ne cessa dès lors d'observer la jeune fille, tout en se léchant la lèvre inférieure et le menton de façon frénétique.
Un filet de bave commença à couler de sa bouche grande ouverte.
Il ne pouvait plus détacher ses yeux. Il était troublé.
Capturé.


Mask:
 







Merci à Doggy pour l'avatar!
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Ancienne Peau-Rouge
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Invité



MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Mer 17 Fév 2016 - 0:07

Assommée par la chaleur, l'épuisement et surtout les effluves des herbes du chaman, Harfang Cendrée s'était endormie, assise.
Tentative de méditation avortée, où l'esprit de la jeune femme suivait sans crainte une ribambelle de fumerolles qui finirent par s'évanouir pour la laisser ... au milieu d'une flopée de masques.
Un peu perdue, la guerrière observait les silhouettes autour d'elle... Pourquoi y'avait-il autant de gamins autour d'elle ?! A croire qu'ils poussaient comme les champignons de ce vieux  corbac de Corneille Ardente... !

D'instinct, la jeune femme s'était un peu écarté, savourant secrètement le contact de l'herbe sous ses pieds nus mais elle regardait d'un air plutôt dubitatif cette tenue qu'elle portait. Le lin blanc et la cape de fourrure blanche avaient été remplacés par une robe à la fourrure cendre, ne recouvrant que son buste et ses hanches, alors que sur son visage ne trônait plus le masque de la chouette, mais un autre plus allongé, plus sombre.
Un loup.
Protection, famille de cœur si ce n'était de sang.
Malgré un léger malaise, un sourire naquit au coin de ses lèvres après un verre avalé, alors que la curiosité prenait par miracle le pas sur la méfiance.

La guerrière cherchait à identifier les masques, jusqu'à ce que son regard en capte un autre.
Charbonneux.
Sombre.

Vaporeux, comme la silhouette qu'elle perdit la seconde d'après.
Les yeux noisettes de l'ancienne sentinelle parcoururent de nouveau l'assemblée, fronçant les sourcils de colère sourde en apercevant des pirates.
Une seconde, la vengeance gronda dans son esprit.

Mais ses prunelles revenaient sans cesse à la recherche de cette ombre.
Comme si Harfang ne pouvait faire autrement.
Elle étouffa une bouffée de frustration : qui était-elle ? Pourquoi ? pourquoi cette légère impression de perte ? de déception de ne pouvoir juste l'apercevoir ...

Sillons de braises invisibles le long de sa colonne vertébrale.

Sans s'en rendre compte, Harfang avait commencé à quitter son "abri" et s'était aventuré un peu plus vers les autres.


le masque ;):
 


Dernière édition par Harfang Cendrée le Mer 17 Fév 2016 - 0:29, édité 1 fois
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Scar
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♣ Chef des Sentinelles ♣


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✘ AGE DU PERSO : 17 ans - Il en avait 12 à son arrivée sur l'Île mais s'est forcé à grandir pour pouvoir venger sa soeur jumelle.

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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Mer 17 Fév 2016 - 0:21

La chaleur indicible troublait le sommeil autant que la vie. On dormait en suffoquant, l'air était sec et grattait la gorge. Les plantes avaient rendues leur humidité tropicale depuis longtemps. La seule moiteur venait des vivants, ceux avec une conscience, qui perdaient encore davantage de leur précieuse eau par la sueur. Jours après jours.

Scar appuya la paume de ses mains sur son visage. Sa cicatrice tirait, lui faisait mal. La canicule asséchait la peau abîmée qui avait déjà besoin de davantage d'hydratation. Il soupira. Le traître soleil avait ravivé les stigmates du feu qui avaient été un peu apaisés par Green. Le Rouge à nouveau fidèle à son nom, sa gueule revenue à une surface martienne. La moitié en tout cas.

Il s'assit dans sa couche, torse nu, la tête lui tourna un peu et il avait l'impression d'avoir la langue aussi gonflée que celle d'un pendu. Halète, halète, comme un chien assoiffé. Dommage qu'il n'y avait rien à laper, et ça depuis trop longtemps. Il fallait quand même qu'il dorme un peu, quitte à s'assommer. Peut-être qu'il devrait demander à Soul un peu de sa petite formule secrète du sommeil à base d’éthanol. La gueule de bois ou l'insomnie, c'était comme choisir entre la peste et le choléra. Dans tous les cas, il ne tiendrait pas une cuisante journée à patrouiller sans repos. Il avait maigri aussi, c'était fou, il allait falloir y remédier. Un peu de viande sur les os était nécessaire pour s'imposer et impressionner. Alors qu'un grand maigre balafré  ? Creep Creep Creep.

*

Morphée ne venant pas, le Sentinelle se leva parce qu'autant se rendre utile. Il fut agréablement surpris par la fraîcheur de l'air, il avait presque oublié comment on se sentait à ne pas roussir sous le barbecue du ciel. Un pas en avant, frottement de tissu contre ses jambes. Quoi  ? Il baissa les yeux, leva un bras, haussa un sourcil perplexe.

Un bref souvenir se manifesta, brouillon à l'arrière de son crâne. Une pièce étroite dans Manhattan, surchauffée, odeurs de nourriture, lui et elle tout petits et en habits de fête parmi les vieux. Il était bien plus grand maintenant, mais le Hanfu noir liseré de rouge à motif vaguement floral s'était adapté à sa nouvelle taille. Pratique. Les manches amples, le glissement de la soie sur sa peau, des sensations familières oubliées qu'il redécouvrait avec étonnement.

Il avança un peu plus, jusqu'à un rideau blanc qui fermait la pièce et qui ressemblait davantage à du nuage qu'à du coton. Il eut envie de le toucher, le toucha donc du bout des doigts et cligna vivement des yeux sous la blancheur trop immaculée.

*

Le sol sous ses pieds était régulier, agréable. Lisse mais non glissant, ses pas ne faisaient aucun bruit, et pourtant il n'était pas un poids plume.
Les gens l'entouraient, si nombreux et pas seulement des enfants. Masqués, il en reconnaissait quelques-uns mais n'en s'en souciait pas vraiment. Il ne se demandait pas vraiment ce qu'il faisait là non plus, et pourtant, qu'est-ce qu'il foutait ici ? Tout joliment drapé comme les autres, flottant comme les autres, une sensation d'être observé.

Un bref coup d'oeil dans un miroir l'arrêta, net, il s'en approcha et porta les doigts à sa cicatrice qui était recouverte par un loup étrange. Rouge sombre, rugueux et prenant toute la moitié de son visage. C'était comme une brûlure par-dessus la brûlure. Franchement, qui avait ce genre d'humour à vomir ? Son oeil ambré lui renvoya un regard un peu perdu quand il se vit plus entièrement. La ceinture autour de ses hanches, le noir, le rouge, le doré.

Un picotement vint le chatouiller entre les épaules. La sensation qu'on le fixait, encore une fois. Ses sens de Sentinelle sonnèrent l'alarme.

Ses soupçons se confirmèrent après quelques minutes. Ce type avec les cheveux de princesse le suivait, c'était indéniable. Il félicita sa belle intuition et décida alors qu'il allait lui tendre un petit piège à sa sauce. Disparaissant un court moment, il revint en force et par surprise pour plaquer le stalker contre un mur en bloc de marbre (là aussi d'un goût douteux et mièvre. Beurk.). Son poing le serrait au col, la manche du Hanfu retroussée jusqu'au coude.

« Ok, mec. C'est quoi ton problème ? Arrête de me coller aux fesses. »

Il le fixait dans les yeux, c'était moins percutant avec le masque. En plus ses cils frottaient contre l'intérieur et ça lui donnait envie de se gratter la paupière. Encore l'un de ces trucs gênants de la vraie vie dont les histoires ne faisaient jamais mention.

Et puis tout à coup, il se désintéressa de son suiveur, son attention fut attirée ailleurs. C'était comme un bourdonnement qui remontait le long de sa colonne vertébrale, le faisant frissonner.

« Attend. » Il regarda par-dessus son épaule, ne vit rien. Néanmoins, la sensation persistait et lui serrait la gorge, alors il secoua l'inconnu qu'il tenait toujours fermement prisonnier « Qu'est-ce que tu m'as fait ? »

Mais l'accusation sonnait creuse, le frisson ne venait pas de lui. C'était plus loin, derrière, une présence là-bas l'influençait et le faisait vibrer. Un nouveau regard à la dérobée, il cherchait l'origine de son malaise





Smokin' hot:
 







No pain no gain
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Merci Freck' <3
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Dusk
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Mer 17 Fév 2016 - 0:42


Elle n'avait aucune idée de comment elle était arrivée. Dans son très vague souvenir, Pit lui avait confectionné une robe. Quant à savoir d'où provenait le masque blanc, d'une simplicité effarante, qui lui couvrait le visage, elle n'en avait aucune idée. Dusk imaginait qu'elle avait dû en commander un aux Raccommodeurs ou avait pu, elle-même, se le fabriquer.

Les lieux étaient beaux, d'un faste féerique. Et bondés, peuplés de monde. L'ancienne Mère en Chef n'avait aucune idée de pourquoi elle s'était rendue dans un lieu pareil alors qu'elle n'éprouvait qu'inconfort dans sa robe trop rouge, trop serrée contre elle. Belle, à sa manière. Comme Pit, en fils fidèle, la voyait sans doute. Après tout, il l'avait faite pour elle.

Peut-être avait-ce été pour sauvé les apparences qu'elle était venue. Pour montrer que tout allait bien.

La Déracinée inspira, se mêla à la tourbe. Elle croyait pouvoir reconnaître quelques silhouettes, se perdait au milieu de la musique et des mouvements. Cherchait une silhouette familière.

Et crut se perdre en la reconnaissant.

Coeur palpitant, gorge sèche, mains qui tremblent. Une maladie neverlandienne avait dû la surprendre, pensa-t-elle alors qu'elle s'avançait, presque automatique, vers celui qu'elle pensait reconnaître comme Pit, vêtu de blanc, un masque d'arlequin sur le nez. C'était en l'apercevant qu'elle s'était sentie comme ça. Un peu comme dans le Monde Ordinaire, après les cours de danses.

Sauf que cela ne pouvait pas être possible, il était impossible qu'elle ressente du désir pour son enfant.

Elle voulut freiner, sentit sa démarche l'emporter toujours plus loin, jusqu'à ce qu'elle arrive en face du Joker masqué. Devant lequel elle s'arrêta, hésitante. Bafouillante. Depuis quand était-elle intimidée par ses enfants ? Avec fébrilité, Dusk vint remettre ses cheveux en place, préférant fixer son regard au sol au lieu de chercher celui du Chef. Son coeur battait trop fort, trop vite. Mauvaise Mère.

En même temps, elle n'était plus Mère. Juste Grimpeuse. Et les Grimpeurs s'embarrassaient de moins de responsabilité, non ?

Elle se dégoûta quant elle prit la parole d'une voix salement troublée.

-... Pit ?

Elle ne reconnaissait pas son ton.

- Est-ce que... tu as mis quelque chose dans mon verre ?

C'était la seule explication probable.

Elle aurait pu attendre la réponse, mais il y eut une malheureuse série d'événements. Quelqu'un la bouscula, la poussant à faire volte-face. Et là, son coeur se perdit une seconde fois.

C'était une femme, pourtant. Une adulte. Son corps ne la trompait pas et la Déracinée se surprenait à le parcourir avec une intention qu'elle n'avait plus éprouvé depuis son départ du Monde Ordinaire. Comme si son coeur se rappelait les battements, comme si son corps malmené lui rappelait qu'elle ne pouvait pas être qu'esprit. Trahison, trahison, trahison.

Elle se détacha - à grand peine - de Pit pour filer vers la femme. Autour d'elle tout semblait brouillé, Dusk avait l'impression de la regarder trop fort, impression mêlée à la sensation terrifiante que son coeur allait éclater si elle lui parlait, si elle n'osait même que juste la toucher.

Sentiment d'urgence, terrifiant et délicieux. Comme avant de basculer d'une falaise.

- Excusez-moi...

Elle avait la voix éraillée et tellement trop enfantine à son goût, tout d'un coup. Sa robe la gênait, parce qu'elle était trop moulante et pas assez. Ses pensées se croisaient dans tous les sens, elle se sentait sur le point d'exploser. Elle n'avait aucune idée de ce qui lui arrivait, tentait de ne pas trop y penser.

- ... je...

Elle perdait le contrôle, elle ne pouvait se le permettre. Ravalant sa salive, Dusk se redressa et fixa le masque de la louve, s'agrippant à son regard. Il fallait qu'elle reste digne, malgré le tambour sous sa cage thoracique. Malgré les saturations, les stimuli. Elle pouvait le faire. Elle essayait.

- ... vous m'attirez.

Trop directe, l'asiatique. Toujours. Et maintenant ?

Elle n'en avait aucune foutue idée.

La robe:
 

Le masque:
 


Dernière édition par Dusk le Mer 17 Fév 2016 - 2:03, édité 1 fois
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Soul
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♣ Chef des Soigneurs ♣


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✘ DISPO POUR RP ? : Sauf trame importante/idée précise (hésitez pas à MP)!
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« L'âme naît vieille dans le corps ; c'est pour la rajeunir que celui-ci vieillit. »

Points de Sutures...:
 



MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Mer 17 Fév 2016 - 1:08


L’infirmerie n’avait pas désemplie, les enfants déshydratés s’écroulaient par essaim, le dispensaire s’était mis à déborder sur d’autres cabanes, jusqu’aux racines de l’arbre ou des tentes de fortunes avaient été montées à la hâte. Le retour victorieux de ceux qui étaient parti avait cependant remonté le moral de toute l’assemblée. Et ce, malgré les blessés qui avaient suivi.
Ils étaient dans l’œil du cyclone, l’accalmie avant de se confronter à l’affrontement ultime, où ils auraient tous à prendre des risques plus grands encore : Faillir reviendrait à tous les condamner.

L’immuable avait continué d’encaisser, se noyant  sous les responsabilités, tant et si bien qu’il refusait de s’arrêter. Cela l’empêchait de penser. De penser à la première victime de ce fléau qu’il n’avait pu sauver. D’ignorer sa culpabilité latente. Ses remords, ses contradictions. La joie d’avoir retrouvé le dragon, le dégoût de ce qu’il avait fait. Et l’impossibilité –pourtant- de le repousser. Il s’était bien saoulé une nuit, mais ne l’avait que vite regretté ; comme si le Rhum, au lieu de lui faire oublier, ne cessait de le renvoyer à ce passé perdu, ce passé que tous oubliaient ; et dont son futur –et leur futur à tous – serait toujours victime.

Alors, même Pit devenait une diversion appréciable. Tout, plutôt que de se laisser penser. Plutôt que de se pencher sur les remords d’un bonheur coupable, alors qu’il coûtait des vies. Celles qu’il essayait de sauver. Parce qu’il avait été enlevé. Parce que le Dragon avait refusé de le voir partir.

C’est un peu interloqué qu’il avait accueilli la provocation du chef des Raccommodeurs :
« Tu devrais peut-être venir à cette fête, je sens que je vais m’amuser là-bas. »

Mais de quoi parlait-il ?
Et sans bien se rendre compte, Soul l’avait suivi, les sourcils froncés. Sans avoir réalisé qu’il avait déjà sombré… dans l’Onirisme des fées.

Comme si les murs de l’infirmerie s’étaient estompés, ne laissant place qu’à d’étranges volutes d’arborescences, et d’un chemin où l’ombre du Joker disparaissait…
Le Chef des soigneurs  accéléra la cadence, sans se rendre compte qu’il s’était mis à courir. Courir avec sa mauvaise jambe, celle qui ne boitait plus. A en perdre haleine, les voiles blancs de  l’Ao Daì  le gênaient presque dans ses mouvements. Il s’arrêta quelques secondes, un peu désorienté ; il ne reconnaissait pas les lieux. Tout lui était étranger.

L’immuable avait renoué avec les traditions indochinoises ; l’Ao Daì là-bas, honorait les hommes d’un pantalon  large surmonté d’une tunique aux longs pans couvrant une bonne longueur de jambe. Blanc sur noir. L’éternelle dualité. Le Phoenix de ses bois émergeait pour mieux le dissimuler, et le révéler. De couleurs chatoyantes et plumes ciselées couvrant la moitié de son visage, son nez était devenu bec.
Le Phoenix. Celui qui ne pouvait renaître qu’en se sacrifiant. Celui qui ne cessait de sauver. Celui – aussi – qui se mesurait éternellement  au funeste Dragon…

Dérouté, il reprit sa course  quand retentit le rire du chef des raccommodeurs, franchissant sans le savoir une arche de fleurs, il avait été projeté soudainement au milieu d’une foule bigarrée… Soul ralentit. Très étonné. Son cœur lui, refusait de se calmer, comme si sa course ne pouvait que continuer, de palpitations endiablées… L’immuable y apposa la main, comme pour le retenir d’exploser, prêt à en analyser les déroutants symptômes ; quand tous les poils de sa peau se hérissèrent, un frisson l’avait parcouru. D’instinct ; il savait que ce qui l’attendait quand il se retournerait le bouleverserait à jamais.

Lentement, très lentement, tout en retenant sa respiration, il pivota, la tête penchée, n’osant attaquer de front, il découvrait lentement la responsable de ses émois…. Le vaporeux d’une robe virginale révélant ça et là, l’échancrure d’une peau mat, d’une peau… mielleuse ; son cœur manqua un battement mais ses yeux, eux, refusaient de rater quoi que ce soit d’autre, et remontaient progressivement, suivant la douceur de courbes suggérées jusqu’à la naissance d’une gorge soulignée d’un bijou.

L’inconnue arborait le masque d’un lynx. L’immuable tressaillit (tous ses rapports aux félins étaient devenu un peu conflictuel depuis l’Arène) sans pour autant réussir à détacher son regard.

De grands yeux d’océan, meurtrissant ses chairs, des yeux… Qu’il lui semblait reconnaître. Comme s’il les avait toujours cherchés, comme si tout ce qui lui avait manqué jusque-là était de leur trouver – enfin – incarnation.

Il se dirigea vers elle, pris d’une irrépressible pulsion ; il devait confirmer. Il devait être sûr : était-elle réelle ? Était-ce bien celle qui lui avait toujours manqué ?

Inspirations de tenues:
 






« C'est un peu de ton espoir,
ce que les années en ont perdu.
On dirait ton ombre et qu'elle cherche
à se mettre debout. N'appelle personne.
Ton cœur ce n'est pas toi, c'est un enfant
qui se tourmente avec la crainte de tomber. »

Joe Bousquet




Dernière édition par Soul le Lun 22 Fév 2016 - 1:05, édité 1 fois
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Rose
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Invité



MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Mer 17 Fév 2016 - 1:34



Vous prendrez bien un peu d'amour courtois?



Depuis le début de la canicule, Rose dormait très peu. Trop inquiète, suffocante, surmenée, elle ne trouvait désormais de repos que dans les histoire de son théâtre. Tel un troubadour elle racontait les aventures du chevalier aux Epines contre le Démon Calcineux.

Ce soir là, à la lumière de la bougie elle tuait le temps en une énième répétition, chuchotant ses dialogues pour ne réveiller personne.
A la fin de l'histoire, le chevalier se rendait au bal qui avait lieu en l'honneur de sa victoire. Il devait y rencontrer son promis, le fils de la reine des plaines Ardentes.


Le décors était vraiment magnifique, pensait Rose, tout comme elle l'avait imaginé : fait de drapés, de douces lumières, sous un ciel étoilé. L'air était doux et d'un parfum subtil, laissant flotter au vent ses cheveux en queue de cheval. Elle pris une grande inspiration, sereine, son cœur était empli de certitude ce soir, quelqu'un, quelque part avait besoins d'elle. Le chevalier devait trouver sa princesse, au milieu des robes virevoltantes et des bégaiements attendrissant. Comme il était doux de n'avoir qu'un seul élu.

Elle ne s'offusqua pas de son heaume de métal, ni de ses gants, ni même de ses bottes, et certainement pas de son pantalon. Évoluant gracieusement et sans heurt dans la foule, Rose n'avait qu'un seul objectif, à l'apparence inconnu certes, mais il lui suffisait d'écouter son cœur.


Lorsque enfin, elle aperçu parmi les convives deux jeunes hommes en fâcheuse conversation, elle su tout de suite lequel des deux serait sauvé par son amour. Elle le regarda d'abord avec tendresse de loin, nullement déstabilisée par cette émotion qui l'envahissait. Elle souhaitait lui faire la court, le prendre dans ses bras et lui donner mille baisers pour calmer cette colère, qui à l'instant déformait la tenue de son interlocuteur.

Elle s'approcha d'eux d'un pas assuré mais silencieux, de sorte que les deux jeunes hommes ne réalisèrent sa présence qu'au dernier moment. Croisant le regard de son aimé elle ne le quitta pas et esquissa même un sourire.  

«Messieurs, ce n'est pas une attitude décente en si bonne compagnie...»
Dit-elle d'une voix douce et profonde.

Elle s'adressait aux deux mais son attention était toute dirigée vers le seul et l'unique. Il portait un loup extrêmement énigmatique, il lui donnait un air torturé et sombre que Rose trouvait touchant, sous son heaume, ses yeux pétillaient d'émotion.
Elle posa sa main gantée et ferme sur son bras,

«Et vous jeune homme, c'est votre beauté qui est indécente ... »
«Me feriez-vous l'honneur de votre compagnie?»

le costiume:
 
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Pretty
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Mer 17 Fév 2016 - 20:32

Pretty tournoyait, encore et encore -et encore. Il tournoyait et la belle robe verte qu'il portait, cadeau de Pit, flottait et volait au gré de ses mouvements. Elle semblait presque différente, cette robe : presque trop propre, presque trop scintillante pour être simplement la création du Chef des Raccommodeurs. Mais Pretty ne le remarquait pas. Il ne faisait pas attention au ruban doré qui enserrait sa taille, qui n'avait jamais été là avant ; il ne faisait pas attention au fait qu'elle semblait un peu plus bouffante que d'habitude, un peu comme si sa tenue s'était métamorphosée pour mieux se fondre dans l'ambiance d'un bal masqué. Un bal masqué qui avait incité Pretty a porter un masque lui aussi, puisque sinon ce ne serait pas un bal masqué.
C'était un loup doré et vert, comme la robe, mais doté sur sa gauche de plumes volumineuses et quasi excentriques ; et les jolies plumes faisaient comme une parure sur sa chevelure blonde, détachée, qu'il avait néanmoins poussé précisément sur ce côté.

Il tournoyait ainsi et il dansait, sans relâche. Il n'aurait su dire depuis quand il virevoltait de la sorte, et à vrai dire il lui était si dur de s'en rappeler qu'il avait depuis longtemps cédé la raison et ses questions épuisantes à l'amusement.
Avait-il toujours su comment danser ? De quelle manière s'était-il rendu au bal, avec qui ? D'où sortait son masque ?
Allez savoir.
C'était trop ennuyeux d'y songer.

Alors Pretty ne songeait pas -du moins il en était persuadé, et il continuait de profiter de cette occasion unique pour se distraire. Il souriait et il riait aux éclats.
Jusqu'à ce que le tournis ait raison de lui et le force à faire une pause, en tout cas.

La démarche d'abord un peu chancelante, Pretty quitta finalement son partenaire de danse pour se diriger vers le buffet et y appuya une main, pas très stable, un peu essoufflé, mais encore très loin d'être véritablement épuisé.
Il piqua quelques uns de ces mets colorés ici et là sans vraiment prendre le temps de vérifier ce qu'il avalait exactement.
C'était délicieux, et c'était tout ce qui comptait.
Il but ensuite quelques gorgées de ce liquide un peu chaud aux couleurs de miel, espérant se rafraîchir un peu. L'effet fut ironiquement inverse ; aussi s'éventa-t-il d'une main, parcourant de son regard curieux et éveillé la salle de bal.

C'était incroyable tout le monde qu'il pouvait y avoir. De ses rapides coups d'oeil La Fausseté repérait ici un masque de félin ; là un masque automnale ; un autre encore d'arlequin ; rougeoyant ; argenté ; feuillu ; blanchâtre ;  et encore bien d'autres qu'il n'aurait pas pu prendre le temps de détailler même si la chose l'avait un tant soit peu intéressé.

Le jeune Perdu s'apprêtait donc à joyeusement rejoindre la piste de danse -s'apprêtait, car un obstacle imprévu se dressa soudain sur sa route.
Pretty baissa son regard sur le garçon aux cheveux rouges comme le feu et au masque évoquant à l'évidence ce même thème. Ce dernier était assis en plein milieu de la foule, en tailleurs, la bouche grande ouverte.
Les yeux fixés sur La Fausseté.
Un... Filet de bave coulant le long de son menton.

Merveilleux. Une version alternative de Blot ! Totalement obsédé par sa personne aussi, visiblement.

Pretty lui adressa un vague sourire avant de un faire demi-tour aussi sec, priant pour qu'il ne tente pas de le contaminer avec sa bave toute dégoulinante.

Malheureusement, son demi-tour fut arrêté brutalement par la vision enivrante d'un autre garçon non loin, plus âgé.
Les lèvres de La Fausseté frémirent -ou peut-être bien que ce fut son cœur qui frémit- tandis que ses mirettes bleutées observaient la silhouette comme si jamais auparavant elles n'avaient aperçu pareille beauté. Sa tenue peu commune offrait à l'inconnu hypnotisant un petit quelque chose d'irrésistiblement exotique et Pretty était persuadé que sous ce masque doucement coloré se cachait le visage le plus angélique de tous les temps.

A vrai dire, il aurait adoré rester là à le dévisager des pieds à la tête, la bouche entrouverte comme un idiot : cette simple vision suffisait à embraser ses joues et à faire tressauter son pauvre cœur malmené,  et c'était déjà bien trop d'émotions à son goût.

Néanmoins, l'élu de sa vie paraissait en avoir décidé autrement et commençait à présent à se retourner -puis à s'éloigner.

Et Pretty ne voulait surtout pas qu'il s'éloigne.

Le jeune Perdu s'élança à sa poursuite comme le prince de Cendrillon et parvint à rattraper l'origine de ses émois en quelques foulées rapides mais légères, ses ballerines dorées frappant le sol silencieusement, comme s'il voulait le surprendre.

Puis il se planta face à lui, le cœur battant la chamade et il cessa tout à fait de réfléchir, tandis qu'il laissait un sourire étirer ses lèvres -un sourire qui se voulait sensuel mais qui se révélait en réalité presque niais. Son cerveau avait de plus en plus de mal à emmagasiner ce surplus d'émotions.  

Bonsoir bel inconnu. Que diriez-vous d'une petite danse ?

Et, sans même attendre son consentement, la demoiselle qui n'en était pas une prit sa main dans la sienne et l'entraîna à sa suite sur la piste de danse.

C'était bizarre, mais il avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part, cet élu de son cœur.

Hrp:
 
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Miss Babylone
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Jeu 18 Fév 2016 - 0:14


Les Feux de l'Amour


Les yeux fixés au ciel scintillant Babylone scrutait et cherchait.
Red ? Non, pas cette fois. Red était loin, noyé par un tintement singulier et merveilleux.

« … Vous êtes ici bas demoiselle, le plus beau Démon qu’il m’ait été donné de croiser sur cette île. Les succubes doivent vous envier, oh et par Dieu vous sauriez me faire jurer ! »

La Courtisane retourna aux préoccupations terrestres et à ses habitants.
Devant elle se tenait un jeune homme, un adolescent au masque curieux. De ce qu'elle put voir il était charmant et un sourire enjôleur se peignit sur ses lèvres carmins.
Le masque intérieur était à nouveau en place et Miss Babylone reprenait son service.
Elle écouta ses longues et romantiques tirades avec la même indifférence polie qu'elle montrait pour ses clients et répondit de sa voix suave préfabriquée :

« De bien belles phrases pour un amoureux de Dieu. Ne devriez vous pas les réserver à votre Seigneur plutôt qu'à une femme dont vous ne savez rien ? »

Dieu et son Royaume demeuraient impénétrables et fort peu intéressants aux yeux de La Courtisane, seul l'Esprit Supérieur revêtait de l'importance. Pourtant elle en savait suffisamment long sur ce Dieu pour pouvoir écouter et répondre à un client dévot et lui faire changer d'avis sur la consommation charnelle.
Mais cette fois-ci, Babylone s'en servait pour dissuader cet entreprenant jeune homme et retourner à sa quête.

Le tintement était toujours là, quelque part au milieu des étoiles.



Rappel costume:
 








Thème et voix


Dernière édition par Miss Babylone le Mar 23 Fév 2016 - 14:36, édité 2 fois
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Lovely
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Jeu 18 Fév 2016 - 1:19

Lovely avait mal, Lovely avait froid ou trop chaud il ne savait plus. Il tremblait et sa fièvre ne cessait de monter. Mais Jay pleurait , Jay grande-sœur serrait sa main dans la sienne en larmes. Lovely fit un énorme effort pour ouvrir ses yeux embrumés par la fièvre : « Jay pas pleurer, Lovely fort ! » sourit le petit être à bout de force, mais Jay le prit dans ses bras, c'était tout doux. Lovely aimait bien mais Lovely aimait pas que Jay pleure. Alors il ne demanda pas de l'eau encore, alors il continua à parler malgré ses lèvres gercées. Il se mit à chanter de sa voix faiblarde et murmurante, car Lovely ne veut pas que Jay soit triste :
« Lune tu veux être mère,
Tu ne trouves pas l'amour qui exauce ta prière,
Dis-moi lune d'argent,
Toi qui n'as pas de bras, comment bercer l'enfant ? »


Il aimait cette chanson, Jay la chantait souvent, elle disait l'avoir apprise d'enfants venus récemment mais ici le récemment avait tout de relatif. Les pleurs de la jeune fille redoublèrent. Alors Lovely tout tremblant de fièvre donna toutes ses forces pour chanter à voix basse le morceau de cette chanson en français qu'il ne comprenait pas mais qui lui faisait toujours penser à grande-sœur Jay :
« Lune tu veux être mère,
Tu ne trouves pas l'amour qui exauce ta prière,
Dis-moi lune d'argent,
Toi qui n'as pas de bras, comment bercer l'enfant ? »


Jay eut un petit rire, Lovely sourit, tout irait bien à présent ! Elle reposa la tête sur l'oreiller en peau de bêtes et fredonna les yeux encore étincelant de larmes :

« Et les soirs où l'enfant, joue et sourit,
De joie aussi la lune s'arrondit,
Et lorsque l'enfant pleure, elle décroît pour lui faire,
Un berceau de lumière
Et lorsque l'enfant pleure, elle décroît pour lui faire,
Un berceau de lumière »


On appela Jay pour un autre enfant, elle posa un tissu encore un peu humide sur le front de Lovely qui entendit vaguement :
«  Si il passe la nuit c'est qu'il est résistant et va survivre ! » Qui avait parlé ? Un soigneur ??? Peu importe. Lovely entendait encore en son cœur les pleurs de Jay. Lovely survivrait. Il ferma les yeux quelques secondes fatigué mais combatif et quand il les rouvrit tout était différent. Il était debout et n'avait plus de fièvre. Lovely se surprit à crier : « C'est la chanson !  La chanson elle est magique ! »

Le petit enfant de quatre ans et demi sautilla de joie jusqu'à s'apercevoir qu’il portait un masque sur le visage, il regarda son ombre reflétée par les lueurs enchanteresses. Un papillon blanc comme son innocence à tâches sombres comme sa souffrance, son incompréhension de petit enfant qui se pose bien des interrogations et sa naïveté de petit rêveur. Bien sûr Lovely ne fit pas cette analyse, il trouva juste qu'un masque papillon c'est super alors il décida de le garder. Il y avait beaucoup de monde dans la fête, peut-être que l'eau allait revenir ? Ça devait être pour ça qu'on faisait la fête ! Tout sautillant de Joie le petit garçon voulut aller trouver Jay pour lui dire.  C'est alors qu'il crut apercevoir une fille au loin, pas Jay non, mais son cœur et ses joues prirent feu d'un rouge éclatant. Boy...La fille qui protégeait toujours les petits...Il ne savait pas pourquoi mais il avait une envie irrésistible de se blottir dans ses bras, câlin...Oui Lovely voulait un câlin. Notre petit papillon tenta de se frayer un chemin dans la foule mais on le bouscula. Il retint ses larmes pour se relever vite mais déjà il ne voyait plus ( si cela avait été bien elle qu'il avait aperçu) l'élue de son cœur enfantin.  


« Boy...Boy...Boy... » hoquetait en larmes le petit papillon en cherchant sa dulcinée dans la foule tentant à nouveau de s'y frayer un chemin malgré la difficulté que cela représentait.
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Féline Azurée
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Jeu 18 Fév 2016 - 12:39

Ce bal était une chose impressionnante, à mes yeux. J'étais émerveillée par la beauté des lieux et par les personnes qui passaient devant moi dans des tenues toutes plus exquises les unes que les autres. Je me sentais bien, ici, heureuse. Mais il y avait quelque chose au fond de moi qui m'empêchait d'être complètement bien, comme si il me manquait un truc ou une personne pour que tout cela soit parfait. Je sais que cela n'a beau être qu'un rêve mais est-ce que les sentiments réels pouvaient influencer ce monde qui n'était accessible que lorsque l'on dormait ? Je n'allais pas tarder à le découvrir et ce moment fut bien vite arriver.

Un homme passa près de moi, vêtu assez simplement avec un masque pas du tout sophistiqué. Mais mon cœur me traînait inexorablement vers lui et je ne pouvais pas résister à cette attraction aussi puissant fut elle. Je déglutis lentement alors que je m'avançais vers lui mais subitement, quelqu'un vint lui faire un câlin. Interloquée, je haussais un sourcil sous mon masque pour observer le curieux échange qui n'avait pas l'air de plaire à son Élu. Il semblait même presque énervé, comme si il avait perdu une personne de vue. Je sentis alors une pointe de jalousie me transpercer de toute part et je ne pus rien faire pour l'arrêter. Cela ne me ressemblait pas et cela me fit un peu paniqué. Je n'étais pas habituée à ressentir des émotions aussi violentes pour quelqu'un. Ce n'était pas moi !

Mais alors que je cherchais à reprendre le contrôle sur moi, je remarquais que l'inconnu avec disparut dans la foule. Je tournais sur mes talons afin de le chercher du regard mais je ne le vis pas. La déception se peignit rapidement sur mes traits. Sauf qu'un imprévu arriva encore une fois de plus. Un autre individu masqué approchait de moi. En fait, il donnait plutôt l'impression de foncer carrément sur moi ! Mais je n'eus à peine le temps d'esquisser un geste que cette personne se fit arrêter par une autre, juste devant moi. L'énervement prit alors possession de mon corps. N'avais-je donc pas le droit de parler à quelqu'un, à cette fichue soirée ?! L'autre qui s'enfuit, celui-ci qui se fait piquer pour aller danser et moi, qui me retrouve seule au milieu de tout cela sans possibilité de faire quoi que ce soit. Je décidais alors d'oublier un petit peu le violent émoi que j'avais ressentit quelques minutes plus tôt pour quelque chose de plus doux qui battait en moi, même si tout mes instincts me hurlaient d'aller vers le premier inconnu que j'avais croisé. Je me dirigeais alors d'un pas souple et gracieux vers le "couple" qui était maintenant sur la piste de danse. Je me mis alors à parler d'une voix douce, posant mon regard sur le jeune homme qui avait voulu venir à ma rencontre.

- Excusez-moi de vous dérangez... Mais je crois que vous venez d'enlever cette personne ici présente sans son consentement et qui avait l'air d'avoir envie de discuter avec moi. Et comme je n'aime pas trop me retrouver planter au milieu d'une foule comme une parfaite idiote, je viens vous demandez si vous ne pourriez pas le laisser faire un peu ce qu'il veut.


Sans le vouloir, la colère avait un peu transpercer mes paroles. J'avais l'impression de reconnaître le pas très inconnu qui avait tenté de venir me voir et le fait que l'on m'empêche de savoir qui cela pouvait être m'irritait profondément. Au fond de moi, je voulais le savoir. Mais je voulais aussi retrouvé l'autre. Raaaah, pourquoi ce bal était-il un vrai fiasco, pour moi ?!
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Ancienne Créature
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Jeu 18 Fév 2016 - 19:35


    Un bruit de battement d'ailes se fit entendre près de l'entrée de la fête née du rêve commun des habitants du pays imaginaire, et la première créature à ne pas être humanoïde à se joindre à la fête se posa dans de l'herbe qui lui sembla particulièrement vrai, lui chatouillant le dessous des pattes. Chance n'avait même pas le souvenir de s'être endormie dans son nid, au sein du grand arbre. Elle savait juste qu'il y avait une fête organisée par les fées et qu'elle y était invitée. Alors elle y était allé et avait l'intention de bien s'amuser un peu...Elle traversa l'entrée, passa sous un portail décoré en l'honneur du roi de la fête, Cupidon... et ressentit comme une piqûre au cœur. Elle y porta sa patte : c'était quoi, ça ? Au, peut-être juste un petit souffle... elle avait dû voler trop vite et avait un point de côté. Pas de-quoi s'alarmer. Elle s'assura que son masque était toujours bien en place, puis termina son entrée... enfin, si on pouvait appeler ça un masque. A ses yeux, il s'apparentait d’avantage à un casque dure qui lui couvrait tout le haut du museau. Elle l'avait taillé dans une noix géante, qu'elle avait vidée comme on vide une citrouille pour Halloween et dans laquelle elle avait taillé des trous, déjà pour ses yeux, ensuite pour le tenir en place en y intégrant ses cornes. C'était un bal masqué, elle était sensée venir avec un masque, mais allez en trouver un à sa taille. Alors elle s'était fabriqué ça, et pour mettre en-avant sa personnalité enflammée, Chance y avait peint des motif de forme et de couleur de feu. D'ailleurs, quand avait-elle trouvé le temps de le faire, ce casque ? Elle ne s'en rappelait même plus...Oh, mais ce n'était pas important : elle était là pour s'amuser, pour rire, pour danser ! Alors elle plongea dans la foule. Quand la musique commencerait à l'entraîner, il vaudrait mieux vite s'écarter d'elle, car elle ne faisait pas attention à qui ou quoi se trouvait dans la trajectoire de sa queue. Mais à-peine eut-elle fait quelques pas dans la foule qu'elle bloqua sa patte en-l'air en baissant les yeux : a son âge, Chance avait maintenant la taille d'un cheval, et elle avait failli marcher sur quelque-chose de bien plus petit que elle. Un petit garçon aux cheveux de paille, avec un insecte blanc sur le nez qu'elle devina être son masque.Un membre de sa famille, un garçon perdu. Toute joyeuse de le voir, elle baissa le museau pour se mettre à sa hauteur et lui dit :-Oh, salut, Lovely ! Ravie de voir que tu vas mieux. Je te croyais malade...Elle observa un instant le petit humain. Elle ne l'avait pas souvent côtoyé, comparé à d'autres, mais elle avait une excellente mémoire et se souvenait de tous les garçons perdus... et elle, comment ne pas la connaître : la seule dragonnarde à avoir été trouvée et élevée au grand arbre ? Mais alors qu'elle observait Lovely, elle eut soudain une drôle d'envie : l'attraper entre ses serres et lui faire un gros câlin, le bercer dans ses bras et lui faire des léchouilles, comme le ferait une maman avec son petit, ou...-Il est mignon, ton masque, lui dit-elle. Tu ressembles à une petite peluche.Oui. C'était comme-ça qu'elle le voyait, bien qu'elle ne le comprenne pas pourquoi : il lui faisait penser à une petite peluche rassurante avec qui on prenait plaisir à dormir.
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Jeu 18 Fév 2016 - 23:21

Ce soir, il fait plutôt doux. Les étoiles brillent dans le ciel et tu les contemples rêveusement en marchant. C'est un jour spécial aujourd'hui ! Tu vas à un bal ! Rien que cette idée te fait frissonner d'excitation. Tu as tellement hâte ! En plus, tu t'es confectionné un joli masque ! Tout en gambadant de ci de là, tu remarques une jolie fleur encore ouverte sur le bord du chemin. Émerveillée, tu t'empresses de la cueillir. Alors que tu t'apprêtes à repartir, tu distingue dans la pénombre une autre fleur encore plus jolie. Tu te diriges déjà vers elle avant de t'arrêter brusquement. Non, aujourd'hui, tu n'as pas le temps de cueillir des fleurs. Pourquoi déjà ? Ah oui, tu vas au bal, comme les princesses de contes de fée !

Toute guillerette, tu te remets en route. Lorsque tu arrives sur place, tu constates qu'il y a déjà plein de gens. Tu t'arrêtes fascinée et contemple la scène qui s'offre à toi. Tout le monde a l'air heureux et sourit, et ils sont tous masqués. Ce spectacle te ravit. Où est passée la belle fleur que tu tenais à la main ? Tu ne sais pas, mais cela ne t'importe déjà plus. Tu n'as qu'une envie, c'est de te mêler à cette foule joyeuse et de partager sa bonne humeur. Riant déjà, tu t'approches lorsqu'un sentiment plus fort que la joie de vivre que tu ressentait t'étreint. Curieusement, tu as très envie de faire un câlin à quelqu'un. Mais qui ??
Soudain, tu l'aperçois. C'est elle, tu le sens ! Tu la regarde plus attentivement. Elle est plus âgée que toi, mais elle te semble si belle ! C'est curieux, tu l'as reconnue maintenant, c'est une mère ! C'est la première fois que tu réalise à quel point elle a l'air gentille. Résolument, tu te diriges vers elle. Tiens, elle parle avec une autre fille ! Bah, quelle importance ? Sans lui demander son avis et sans un mot, tu t'approches d'elle et la sers dans tes bras. Tu ne sais pas trop à quoi ça rime, mais tu n'as pas vraiment l'habitude de te poser des questions avant d'agir. Tout ce que tu sais, c'est que tu es bien comme ça, et que tu vas la coller pendant toute la soirée.

Pourtant, au bout d'un moment, tu réalises que l'étrange sensation de tantôt ne t'a pas quittée. Tu as toujours envie de faire un câlin à quelqu'un. En observant la foule qui t'entoure, tu remarques alors un garçon, d'à peu près ton âge, qui te regarde. Tu ne l'as jamais vu auparavant, et tu ne peux pas distinguer son visage derrière son masque de fer. Pourtant, vous vous fixez, comme connectés. Il se met finalement à parler, mais tu n'en est pas très sûre, en tout cas tu ne comprends rien du tout. Cela ne te préoccuppe pas outre mesure, et tu lâches brusquement la fille que tu enlaçais toujours pour te précipiter dans les bras du garçon.
Comme ça, sans vraiment avoir de raison, juste parce que tu en as envie. Tu as du mal à analyser ce que tu ressens, d'ailleurs, tu n'es pas du genre à réfléchir avant d'agir. A présent, tu es bien, mais comme tu ne sais pas encore quel parti prendre, tu t'accroches malgré tout à un pan de la robe de la fille, pour ne pas t'en éloigner. Tu ne sais pas vraiment à qui va ta préférence, alors tu t'arranges pour profiter de la présence des deux en même temps, sans même te demander ce qu'ils en pensent.
Finalement, tu es très heureuse comme ça, et tu souris au garçon sans pouvoir t'empêcher de remarquer son air un peu renfrogné.

_ Qu'est ce qui ne va pas, dis ? Tu ne t'amuses pas ?

Bientôt, même cette question te sort de l'esprit et tu repenses à la fleur que tu avais cueillie. Mais où a-t-elle bien pu passer ?



masque:
 
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Ancienne Pirate
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Ven 19 Fév 2016 - 1:12

Les craquements des feuillages séchés fit réaliser au pirate qu'il se tenait debout, dans cette forêt enchantée. Il n'avait pas réalisé sa venue, ni même comment il avait bien pu atterrir ici. Cependant, il savait, non, ressentait qu'il était dans le royaume des fées, même si rien ni personne n'était là pour le lui confirmer.

Quelques pas devant, il se surprit à traverser une toute petite foule qui suffisait à le perdre. Il savait qu'il avait une bonne orientation, mais pourtant il était certain de s'être perdu.

Minute, papillon, il fit une pause et observa ses mains. Elle étaient grosses, masculines, musclées. Il savait qu'il était une femme et pourtant, il pourrait juré être un homme. Tirant sa longue manche de soie et de velours aux couleurs d'automne, il réalisa qu'il était un homme, un vrai. Il pouvait le sentir, le savoir. Avait-il déjà été une femme ?

C'était absurde, il savait que quelque chose clochait, mais il ne pouvait pas s'imaginer être une femme. C'était un homme, après-tout. Une petite barbe mal rasée et à peine perceptible dessinait son visage, il pouvait le sentir de sa main. Plus haut, son masque de plume lui rappelait son surnom, hibou.

Oui, un vrai surnom de garçon.

Avançant vers les dames et messieurs, il se surprit à fixer une demoiselle - discutant celle-ci déjà à quelqu'un - et aussitôt il se sentit jaloux. Possessif. Il voulait amener cette dame loin des yeux, loin des curieux. Il ne savait pas ce qu'il voudrait lui faire, mais ce n'était pour une fois pas relié à de la violence.

Quoique...

Gonflé à blocs, il se dirigea vers les deux étrangers - même s'il était convaincu de connaître la demoiselle - et s'immobilisa vers Babylone, qu'il scruta de son regard. Elle était belle, terriblement attirante et pas que de physique, quelque chose allait tirailler son cœur, lorsqu'il la regardait.

Crow n'était pas bien différent que lorsqu'il était une femme, ses cheveux étaient les mêmes, seul son costume un peu ridicule et son physique avait grandit, changé. Il était plus robuste, mais frêle. Il était plus fort.

Plus prêt que jamais à courtiser cette belle jeune dame, même s'il ne savait pas comment.

— Hé.

Simple, court, mais ça voulait tout dire. Faisant un bref signe de tête vers Cross, il prolongea ensuite d'avantage son regard sur la petite femme.

— Voudriez-vous danser ?

Il tendit une main, sûr de lui. Il voulait la charmer, là et maintenant. Il entendait au loin une petite mélodie qui le poussait à danser. Celle d'une taverne... Celle des pirates.

Masque:
 


Dernière édition par Crow le Mar 23 Fév 2016 - 19:33, édité 1 fois
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Wilhelm DogFish
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Ven 19 Fév 2016 - 1:38

Des pieds.. des pieds... Ou étaient ils donc passé ces petits pieds?
DogFish fendait la foule, bousculant quelques personnes au passage sans se soucier de s'excuser, la tête baissée, les yeux rivés sur le sol a la recherche du Graal semblait-il.
Le Graal.. SON Graal! Des pieds... de jolis pieds féminins, fins, a la peau douce, graciles et.. et...

Les yeux de DogFish s'agrandirent en même temps que son sourire décharné.

Et nus!


Ils étaient la.. Les jolis pieds nus! Mais ce n'était pas les mêmes que ceux qu'il avaient déjà vu, que ceux qu'il traquait jusqu'ici!
Aucune importance! Ceux la étaient plus beau encore que les précédents! En fait, ils étaient magnifique! Si beau! C'en était époustouflant!
Alors que son esprit détraqué ne tarissait pas d’éloge sur les petons, le pirate s'était approché de leur propriétaire; Harfang cendrée, fonçant sur sa proie comme un chien de chasse ayant débusqué un lapin.
Sans aucun respect pour les convives, il traversa la piste de danse, bousculant trois personnes qui s'y trouvaient, sans même reconnaitre celui qu'il aurait pu considérer comme étant son pire cauchemar, Soul!
D'une main, il repoussa brutalement Féline, l’écartant de son chemin, avec une telle force qu'elle aurait pu en tomber a la renverse.
On ne se mettait pas en travers du chemin du chien du Jolly Roger lorsqu'il tombait Amoureux.

Amoureux?


Oui, c’était exactement ce qu'il s’était passé, en l'instant, Wilhelm était tombé éperdument Amoureux de cette paire de pieds nus.
Ni une ni deux, le pirate s'était alors jeté aux pieds de la belle inconnue au masque de loup noir, a genoux devant elle, en admiration devant ses fines chevilles et ses orteils fragiles.

"Jolis pieds, jolis petons
Que vous êtes beaux, vous êtes si charmant
Laissez moi vous chanter une chanson
Laissez moi donc vous embrasser jusqu’à la fin des temps!"


Il releva la tête, ses yeux pales glissant sur les chevilles, les mollets fins, les hanches, le buste et s’arrêtant sur le visage de l'indienne, ou plutôt, le masque qui empêchait DogFish de connaitre les traits de son visage.
Le blond ouvrit la bouche, voulant entamer un nouveau couplet a sa chanson, mais celui ci resta comme coincé dans sa gorge, l’émotion lui bloquant soudainement la respiration.
En cet instant, Wilhelm n'eut qu'une seule envie, qu'un seul désir, plus fort encore que tout les autres...

Frappe moi! Frappe moi! Donne moi un coup de pieds! Maintenant!






"Cause you love, love, love
When you know I can't love / You love, love, love
When you know I can't love you"



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Ancienne Perdue
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MessageSujet: Re: Les Feux de l'Amour   Ven 19 Fév 2016 - 3:34

Enfin, un journée finie. Le soir tombait doucement sur le grand arbre. Tu poussas un soupir de soulagement. Après une nouvelle journée bien remplie, tu pouvais enfin souffler un peu. Tu t'assis un instant sur une chaise. Tu avais du mal à tenir sur tes jambes, c'était signe qu'il était temps pour toi de te reposer. Tu te reposais rarement. Mais, la journée étant finie, tu t'autorisais ce petit plaisir. Tes yeux tentaient de se fermer, mais tu résistais. Non, tu ne devais pas dormir, surtout pas. Il pouvait y avoir d'autre personne qui avaient besoin d'aide. Bien sûr, tu n'étais pas seule dans l'infirmerie. Mais mieux valait pour toi rester éveillée.

Sauf que... Ton esprit semblait en avoir décidé autrement. Tu peinais de plus en plus à garder les yeux ouverts. Tu peinais à observer ce qui se passait autour de toi. Pour ne pas t'endormir, tu tentais de te concentrer sur ton entourage. Mais, rien à faire. Le sommeil semblait toujours vouloir être plus fort. Que se passerait-il si tu t'endormais? Que se passerait-il si quelqu'un avait besoin d'aide pendant que tu dormais? Non, tu ne pouvais. Tu ne devais pas te laisser aller. Alors tu luttais, tu faisait tout pour ne pas dormir. Après tout, résister au sommeil était une de tes spécialités. Jusque là, tu n'avais eu aucun problème à tenir. Sauf que cette fois, cela sembla impossible. Alors, doucement, tu ferma les yeux.

Quand tu te... Réveilla? Non, ce ne semblait pas être exacte. Quand tu ouvrir simplement les yeux, le décor autour de toi avait totalement changé. Les murs de l'infirmerie, avaient laissé place à un autre endroit, plus somptueux, plus... Vivant tu avais envie de dire. Et surtout, il y avait du monde, beaucoup de monde. Beaucoup trop à ton goût. Tu détestais être au milieu d'une foule. Tu devais trouver un endroit au calme, un endroit avec le moins de monde possible. Seulement tu ne savais pas du tout ou tu étais, aucun point de repère. Tu n'avais aucun endroit ou te cacher, Timory. Tu allais devoir faire avec la foule. Que tu le veuille ou non, tu n'avais plus le choix.

En baissant la tête, tu t'aperçus que tes vêtements aussi avaient changés. Tu portais maintenant une belle robe violette, avec un ruban noué autour de la taille. Tu ne te souvenais pas avoir de robe, surtout pas une aussi belle... L'autre chose que tu remarqua vite, fut que tu portais quelque chose sur le visage. Un masque, noir et en forme de papillon. Il ne te disait rien non plus. Mais tu espérais qu'avec ça, personne ne te reconnaitrait. Car il t'avait semblé apercevoir des gens que tu connaissais. Cependant tes cheveux avaient décidés d'être rose pâle. Difficile d'être discrète dans ses conditions...

Tu réfléchissais. Tu cherchais quoi faire au milieu de cette foule. Il semblait ne pas y avoir de place pour toi. Tout te semblait trop raffiné et sophistiqué pour toi, tu ne trouvais pas ta place. Tu cherchais à repérer un endroit ou te faire petite, quand tu tomba à la renverse, apparemment percutée par quelqu'un. Tu te retourna immédiatement pour t'excuser, et ton cœur rata un battement. La personne qui t'avais percutée, était une fée mâle aux cheveux blancs. Tu étais subjuguée par son regard. Tu en avais oubliée ce qui venait de se passer. Seul comptait ce regard. Un peu gênée, tu finis tout de même pas bafouiller.

-Euh... Je... Je suis désolée!

Voila qui ne te ressemblait gère. La premier réflexe que tu avais normalement, était de t'excuser. Mais tu avais marqué une pause, un temps d'arrêt. Pourquoi? Tu ne comprenais pas ce que tu ressentais actuellement, tu ne comprenais pas ce sentiment nouveau dans ton cœur.

La robe:
 
Le masque:
 
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