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Tool
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♣ Artisan ♣


✘ AVENTURES : 278
✘ SURNOM : Le Patient.
✘ AGE DU PERSO : 16-17 ans. Par là autour.

✘ DISPO POUR RP ? : Pourquoi pas.
✘ LIENS : Change is coming through my shadow.
Sujets en cours : I - II

Tool - I've been crawling on my belly Empty
MessageSujet: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptySam 23 Jan 2016 - 16:30

Tool


Sober

Surnom : Le Patient, c’est son surnom officiel. Pour son calme et sa tendance à traîner à l’Infirmerie. Sa crinière lisse et pâle lui a cependant valu un autre surnom : celui de Raiponce. Si Tool ne connaît pas l’origine exacte de cette autre appellation, ils soupçonne les enfants les plus jeunes du Grand Arbre d’en être responsable... et par les enfants les plus jeunes, entendez Yarn.
Groupe : Garçon Perdu.
Age : Vers 16 ou 17 ans.
Rôle : Artisan ; le nom annonçait la couleur.


Give me my wings



Il faisait chaud, ce soir-là.
Il faisait chaud et tard, pourtant t’étais dehors. T’étais au parc, en train de te balancer seul parce que tous tes copains étaient rentrés. C’était en juillet et il faisait vraiment bon, presque 25 degrés Celsius. Il faisait chaud et t’étais en train d’hésiter à rentrer quand t’as entendu le bruit.

C’était bizarre, comme bruit. Le genre de trucs que t’avais pas l’habitude d’entendre, que t’as pas pu identifier. Alors t’as sauté à bas de ta balançoire pour courir te cacher. Dans la maison avec un toboggan au-dessus, tu t’es assis et t’as mis ta tête dans tes genoux. Et le bruit a recommencé, s’est rapproché. Comme un rrrrrr, contre le béton. Et t’as eu peur, t’as cru que c’était un monstre venu te chercher. Un gros monstre comme celui de l’histoire que ton frère t’a raconté un peu plus tôt.

Puis t’as attendu, t’as retenu ton souffle. Une seconde, deux mais ta curiosité l’a emporté. Alors t’as relevé ta petite tête et t’as jeté un oeil dans un des trous percé dans le bois. T’as jeté un oeil à la route le long du parc, éclairée par les réverbères du terrain de sport à côté.

C’est là que t’as compris d’où le rrrrrr venait.

Y’avait deux silhouettes, sur la route. Une grande silhouette avec des cheveux blancs sous la lumière des lampadaires. Une grande silhouette qui marchait lentement, comme papa lorsqu’il vient de se réveiller. Une grande silhouette qui traîne des pieds et qui traîne aussi derrière elle une batte qui se heurte au sol et le racle à intervalles réguliers.

Rrrrrr.

Et derrière la batte, y’a de grandes tâches sombres. Noires que tu jurerais puisque la scène est sans couleur. Mais le plus important c’est pas les traces, non, loin de là.

Car la grande silhouette n’est pas seule. À ses côtés, il y en a une autre, bien plus frêle et étrange. Une silhouette qui, dès que tu la vois, déclenche comme un truc bizarre en toi. Un truc fort, un peu angoissant et merveilleux aussi. Un truc qui bloque le cri dans ta gorge, comme un gros sanglot.
Et cette silhouette... elle a pas les pieds au sol. Elle lévite aux côtés de la plus grande, elle avance avec et - même si tu perçois un peu leurs voix - c’est impossible de déterminer ce que ces deux se disent à la faveur de la nuit.

La scène est surréaliste, comme dans un rêve. Et toi t’aimerais t’approcher ou fuir mais t’es comme bloqué. Tu peux juste regarder, juste les voir s’arrêter. Entendre le silence soudain, brisé par le bruit métallique de la batte que la plus grande silhouette lâche.

Voir les deux ombres main dans la main, entendre deux filets de voix quelques secondes avant d’assister à la chose.
Celle qui va te rendre à moitié fou, celle qui hantera tes rêves de petit garçon pendant des années.

Tu vas les voir voler, les deux ombres.

Pis après y’aura plus que le silence et la batte tâchée de sang contre le sol.
Froide.



Révérences

Tool voulait être fort.

Tool voulait être de ceux qui avancent dans la vie sans aucun doute, Tool voulait n'avoir peur de rien ni personne. Et c'était bien parti mais il y a eu des accidents en route. Maintenant Tool est fissuré, bancal ; Tool a la démarche assommée de ceux que la vie a profondément choqué et la vieille paix qu'il portait en lui a été malmenée, fragilisée. Mais Tool est sage aussi, à sa manière : assez pour avoir accepté la part d'ombre, y avoir évolué pour comprendre que cassé il était, cassé il resterait.
Pourtant c'était dur. Tout comme d'avoir dû se pardonner.

Tool est grand. Pas excessivement mais assez pour impressionner. Tool a la peau blanche et les yeux bleu glacés. Tool est élancé mais pas trop et Tool a les mains abîmées. Tool bouge lentement, pose un regard souvent dénué d'expression sur ce qui l'entoure. Un regard parfois ailleurs aussi, retenu par des parasites intérieurs. C'est que c'est le Grand Débat dans sa tête, souvent et que, par conséquent, vous parler sans y répondre est difficile pour lui. Mais le Patient fait des efforts, de grands efforts même : s'il tient à sa solitude, il sait à quel point disparaître aux yeux du monde peut être dangereux. C'est même l'une des dernières choses qu'il a appris avant d'arriver au Pays.
Tool s'habille n'importe comment, avec ce qui lui tombe sous la main. Et quand Tool marche, ses longs cheveux d'un blond presque blancs flottent et lui arrive au bas des reins. Des cheveux lisses qui font le bonheur des enfants du Grand Arbre, puisque Tool les laisse les coiffer au risque de se pointer au travail avec des fleurs dans les cheveux, des tresses et des mèches colorées. C'est qu'il les aime, les enfants. Les plus jeunes filles, surtout, celles qui lui rappellent Lilya et son sourire de soleil. Princesse Rainette ou Yarn la Terrible, par exemple, font partie de celles qui savent lui tirer un sourire.

Lui arracher un sourire même car Tool est incapable de feindre bonheur ou satisfaction. Depuis ses 11 ans, pour faire dans la précision.

Malgré son sérieux et son calme apparent, Tool est loin d'être un mauvais compagnon : il a la patience auprès des petits et les doigts de fées pour réparer ou fabriquer leurs jouets. Il a l'esprit créatif, bouillonnant et qui pense dix fois trop vite de ceux qui ne rentrent plus dans le cadre pour réfléchir. Avec les plus grands, il a la répartie acerbe et la nonchalance qui fait bien, c'est juste que parfois ses interférences l'empêchent de suivre. Ça arrive souvent quand il travaille, dans son coin de la Fabrique. Quand il est penché sur son travail et que ses cheveux de princesse sont attachés dans son dos pour pas qu’ils ne dérangent, qu'il a les yeux plissés et concentrés sur ses mains qui rabotent, assemblent et poncent sans cesse, fébrilement jusqu'à ce que son bruit intérieur le perturbe trop, qu'il se jette en arrière et, d’un geste violent, abatte son poing sur la table. Qu'il le dise, parfois. À haute voix.

Silence.
Fermez vos gueules, j’ai dit.
On verra après.

Mais c'est épisodique et puis, on a déjà vu pire cas au Grand Arbre. Lui a développé ses stratégies pour faire taire le Grand Débat, lui a dû se faire à lui-même même si c'était loin d'être évident.

Pourtant, malgré le chemin parcouru, Tool n'a encore et toujours de cesse de vouloir s'améliorer. Etirer les parois de sa conscience, étendre son esprit jusqu'à ce qu'il parvienne enfin au stade supérieur, celui que sur Terre il n'en pouvait plus de chercher à atteindre. Cela avait commencé comme une nécessité, c’est devenu un réflexe : se gaver de connaissances, multiplier les expériences et ignorer la peur. D'où les séances d'essais psychotropes avec la Mère Apprentie des Soigneurs, d'où la méditation quotidienne, celle qui au départ provoquait crise de paniques et qui a commencé à avoir l'effet inverse. C'est que Tool croit encore et toujours qu'il peut évoluer, qu'une métamorphose l'attend. Il peut le sentir remuer derrière son front, le troisième oeil. Et un jour il l'ouvrira et il sera bien meilleur qu'avant.

C’est pas l’Arbre qui l’a rendu comme ça, Tool était pareil dans le Monde Ordinaire : il aimait l'expérience et surtout, la connaissance. Oh oui, le Patient aimait lire, absolument, se gaver de données de toutes sortes pour accumuler, boulimie de connaissances. Mais sur l’Île, il y a peu de livres alors le Patient doit s’arranger. Il cherche alors les informations de ceux qui, régulièrement, partent du Grand Arbre. Et compulsivement, il écrit. Il écrit pour ne pas oublier, d’une écriture brouillonne et empressée. Mais l’Oubli est là, il le rattrape et efface tout ce qui n’était pas assez fort pour subsister. Tool a dû s’y faire comme au reste mais cela ne l’empêche pas de lutter. D'enseigner à ceux qui le désirent ce qu'il sait, de peur que l'Oubli ne le change complètement. Une peur qui motive ses altruismes alors qu'il rédige une lettre de plus pour la confier à son familier, alors qu'il prend le plus malade de tous les petits Livreurs pour l'exercer à mieux respirer. Égoïsme et altruisme se mêlent dans ses motivations mais c'est humain, se répète l'Artisan.
Surtout qu’avec tout ce qu’il trimballe, Tool aurait aisément pu finir mauvais.

Tool est donc grande silhouette nonchalante, souvent drapée d’un grand manteau, seul souvenir matériel de sa Russie natale. Tool a la clope au bec et la solitude prononcée - ce qui est mal fait, au vu de tout ce qui vient l’habiter. Personnage étrange mais qui a sa place au Grand Arbre ; il l’a prouvé et le prouve encore maintenant. Par sa loyauté, son habileté et ses idées. d'esprit étendu, élastique hors du cadre. Génie parasité.

C'est pour cela qu'on l'a appelé ainsi : Tool, l'Outil. Parce qu'à travers son efficacité, à travers ses mains et idées abîmées, Tool se rend utile envers tous sans pour autant se montrer mollement dévoué.
De même que tout est cellule d’un grand ensemble, Tool est Outil au service de la communauté.



Schism

Les bruits, il y avait des bruits. Des babillages, des cris, de l'agitation. Bousculé l'aîné, bousculé le grand. Il y avait des ronflements, des débordements et un besoin de s'éclipser. Le long manteau sur son épaule, la grande cage d'escalier. Pas celle à l'intérieur, non : celle en fer, celle de la sortie de secours. Celle sur laquelle il avait failli crever au moins deux fois tant elle glissait mais peu importait : il y avait moins de bruit, moins de monde. Moins de puanteur et plus d'air plus vite, de quoi lui permettre de disparaître le plus rapidement possible.

La rue, puante et neigeuse. D'en bas, les bâtiments étaient encore plus sinistres mais cela n'avait pas d'importance : le beau ne le touchait plus, de toute façon. De son immense famille en manque grave de confort, il était bien le seul à ne jamais le chercher. Dans sa poche, l'un des livres qu'il lisait compulsivement : théorie philosophique ou conte, il s'en foutait. Tout était bon à prendre. Et des traces au sol, qu'il suivait sans un bruit. Grande silhouette blonde au regard perçant. Enveloppée d'une solitude bienséante, d'un besoin éternel de se reconstruire.

Il les aimait sans aucun doute, ses soeurs et son frère. Assez pour ne pas fuir plus que quelque fois par jour, assez pour s'en occuper, assez pour en sourire. Mais sa quiétude était ailleurs, là où les autres cessaient de comprendre. Cimetières sous la neige, rues sous la pluie. Et les poèmes, les poèmes qu'il lisait dans leurs langues d'origine sans rien comprendre mais qui lui faisaient tant tourner la tête. Que du laid, ou presque. Assez pour se fondre dans les mots, disparaître.

De la neige, il y avait de la neige. Lev marchait la tête levée, livre dans la main désormais. La neige déjà salie par l'air de la ville se détachait à peine sur le ciel, perfection viciée. Cela faisait bientôt deux ans qu'il s'entraînait à disparaître et cela commençait à vraiment bien fonctionner. Cloisonné dans sa chambre, il parvenait à se glisser hors de l'appartement minuscule mais rempli, il se faisait bousculer sans que personne ne s'excuse. Pas par méchanceté, juste que sa volonté doucement se réalisait. S'il demeurait esprit bruyant et embrouillé, âme en peine et souillée, sa présence elle s'effaçait. Et cela lui faisait du bien, pensait-il. C'était ce dont il avait besoin.

C'était rare, pourtant, que les voix se taisent. Mais des fois, ça arrivait. Lorsqu'il se sentait le plus inconsistant, elles avaient parfois la décence de s'en aller. A croire qu'il avait le pouvoir de les faire disparaître avec lui.
Sourire seul et sincère. Du haut de ses 13 hivers, Lev appréciait le Silence plus que tout. Il aimait s'y fondre, s'y murer et la maison n'était pas pour cela le plus idéal. Et bientôt il trouverait un banc, bientôt il se pencherait sur son livre et le dévorerait jusqu'à ce que la neige les recouvre. Qu'il s'invisibilise au centre du paysage, qu'il profite tant que les parasites étaient de sortie.

Lev avait quitté la rue, se dirigeait vers le parc en passant devant l'église. Nez en l'air si bien qu'il ne vit rien venir. D'un seul coup il se heurta à un corps et les sensations physiques qui accompagnèrent le choc le rappelèrent brutalement à sa nature d'être présent. Son livre lui échappa, tombant dans la neige : alors qu'il se retrouvait au sol, Lev n'eut d'autre réflexe que se précipiter vers lui pour vérifier qu'il n'avait rien.

Il ne voyait pas la source du choc. Il l'entendit.

- Lev.

Voix sobre et placide, voix ordinaire et porteuse de sourire. Pourtant c'était comme si on avait glissé un serpent sous sa cage thoracique. Souffle court, yeux écarquillés, Lev mit quelques secondes avant de glisser avec panique l'ouvrage dans ses poches. De se reculer, toujours à terre, fixant la silhouette sombre qui se détachait sur le blanc du ciel. Contraste vomitif, nausée au bord des lèvres.
Le serpent s'était lové autour de son coeur et l'enserrait.

- Révérend père.

Il avait parlé et le filet de voix qui était sorti était minable, blanchi de peur. Dans sa tête, ça remuait.

- Besoin d'aide ?

Ça remuait trop fort.
Les parasites se réveillaient.

Tu vas pas laisser ce vieux con te tendre la main j'espère ? Mords-le, ça vaudrait mieux.
Je... j'aime pas quand le m-monsieur est là...
Ne te laisse pas abattre mon chéri, tu vaux mieux que ça !
Il a peur. Il a le coeur qui bat. Il fait non de la tête. Il tente de se relever seul.

Le chaos, provoqué par la présence de l'homme de foi, avait brisé le Silence qu'il chérissait tant mais cela n'avait plus d'importance. Lev s'éloigna encore, se relevant maladroitement. Ses jambes étaient faibles, il n'avait pas envie que le révérend voie ses tremblements.

Dis, Lev... on-on peut s'en aller ?

Vlad pleurait, c'était terrible. Et comme à chaque fois qu'il pleurait, Lev avait froid et les bras qui le démangeaient. C'était devenu difficile de se concentrer sur l'homme pourtant il le fallait.
Il fallait juste qu'il parle, qu'il trouve une excuse.
Et qu'il parte sans courir.

Et tu penses vraiment qu'il va te laisser partir ? Mais c'est que t'es vraiment demeuré en fait.

Morgue s'était réveillé à son tour et avec lui la migraine. Lev grimaça, porta une main hésitante à son visage. Mais les voix avaient commencé à se répondre, l'excluant de la discussion.
Il était là, trop douloureusement ancré dans son présent.

Respirer, les ignorer.

- Je... je suis désolé.

Quelle formidable répartie, bravo.

- On... on m'attend à la maison.

Le Révérend père le fixa, tout sourire et son regard le brûlait.

Il faut qu'on rentre... à la maison...

- Très bien.

Le plus dur était fait, pensa Lev en se retournant. Doucement. Mais la voix du pasteur résonna encore une fois parmi les autres.

- On ne te voit plus à l'église, ces temps.

CASSE. LUI. LA. GUEULE.

Il ne dit rien, se massa les tempes. Un pas en avant, deux. Partir serait simple.

- Tu salueras tes parents de ma part.

Puis plus rien, il s'était mis à courir.

C'est ça, casse-toi comme la fiotte que tu es.
Je t'interdis de dire ça ! Lev a fait de son mieux, avec ce qu'il a vécu...

- VOS GUEULES !

Il avait hurlé, les dispersant momentanément et seul les pleurs de Vlad subsistaient. Course dératée dans les rues, il glissa et tomba deux fois mais peu importait.

Il faut que ce soit un test.
La douleur n'est qu'une illusion.
La douleur n'est qu'une illusion.
Ma douleur n'est que de passage.


Dans sa poitrine, le serpent sifflait toujours.



Unique au monde

☁︎ Originaire de Krasnodar en Russie. Est arrivé sur l'Île en 2006.

☁︎ Possède un familier : un corbeau sarcastique et sans respect qu'il a nommé Corneille, pour l'énerver. Le volatile lui sert également de messager, transportant missives et petits objets aux destinataires qu'il lui désigne. Corneille s'exécute volontiers, favorisant ainsi la correspondance entre le Patient et une certaine Dormeuse perdue dans les méandres du Port.

☁︎  Originellement chrétien orthodoxe mais s'est détourné de l'Eglise à 11 ans. Cela ne l'empêche pas d'entretenir une forme de spiritualité basée sur des croyances personnelles.

☁︎ N'a aucun souci à ce que les enfants les plus jeunes le touchent. A un peu plus de peine avec les plus grands et ne supporte pas le contact des adultes.

☁︎ Habité par 5 voix différentes : Morgue, Liv, Vlad, Kafka et une autre voix féminine qui n'a pas de nom. Certaines de ses voix, celles de Morgue et Vlad, sont accompagnées de sensations physiques (migraines et fourmillements au niveau des bras). Chaque "parasite" possède son âge et sa personnalité propre, ainsi que des intentions différentes que Tool a pris soin d'étudier avec attention. Ce dernier parvient d'ailleurs à leur parler sans ouvrir la bouche mais n'y pense pas toujours.

☁︎ Se blesse souvent au travail, la créativité le rendant bien trop fébrile.

☁︎ Possède des vielles marques de coupure à l'intérieur des deux bras. S'acharne à les faire disparaître.

☁︎ Fume le tabac et d'autres substances, plus occasionnellement.

☁︎ Lit, écrit, médite et joue avec les autres enfants durant son temps libre. Reste parfois dans la Fabrique pour faire des "heures supplémentaires" lorsqu'un projet lui tient très à coeur.

☁︎ Spécialisé dans les jouets, instruments de musique et autres inventions inutiles mais ô combien nécessaires.

☁︎ Aime les Mères et Perdus, est fasciné par les Fées, Sirènes, Créatures et Peaux-Rouges. Entretient des sentiments très négatifs à l'égard des Pirates, adoucis cependant par ce qu'Annabelle, dans ses lettres, laisse entrapercevoir.



Eulogy



Les chansons résonnaient, fort. Il y en avait 3, qu'il avait lancé en même temps et qui se superposaient, 3 qu'il écoutait avec toute son attention, casque vissé au crâne et yeux fermés.
Allongé sur son pieu, Lev s'était imaginé mort et remplacé par le son. Et les voix, comme fascinées par la terrible et chaotique juxtaposition des harmonies, s'étaient tues. Elles devaient écouter, elles aussi.

La quiétude chaotique fut momentanément brisé par une stimulation extérieure, sous forme de bruits sourds et répétitifs. traversant les couches de son. Lev tenta de les ignorer, mais l'une des chansons venait de se terminer, laissant une petite voix percer le chaos, le ramener sur terre.

- Lev ? LEEEEEEEEEV !

Lev laissa échapper un soupir d'une lassitude sidérale. Il attendit encore quelques secondes avant de se redresser, glissant à bas de son lit avant de faire un pas vers la porte et la déverrouiller. Lilya n'attendit pas qu'il l'ouvre et le fit à sa place, jetant à son grand frère un regard aussi indigné qu'implorant. Puis, sans s'embarrasser d'invitation, elle enjamba les différents livres et vêtements recouvrant le plancher de la chambre pour venir s'écrouler sur le lit, gémissant avec agacement.
Lev ferma la porte derrière elle et se retourna, bras croisé. Il se sentait fatigué, il sentait que la petite l'était aussi. C'est pour cela qu'il vint gentiment s'asseoir à ses côtés, ignorant les sarcasmes de Kafka et les injures de Morgue.

- Qu'est-ce qui se passe ?

Lilya se redressa, dardant sur lui son regard humide. Du haut de ses 6 ans et même en tirant la gueule, elle était jolie comme tout.

- C'est Alexey... il arrête pas de m'embêter !

Lev fronça les sourcils, à mi-chemin entre la surprise et la contrariété.

- Encore ?

Lilya hocha la tête furieusement. Poussant un nouveau soupir, Lev se passa la main dans les cheveux ; il failli demander à sa cadette pourquoi elle ne s'était pas adressée à leur parent mais se résigna : elle avait ses raisons.

Tournant la tête, la petite fille lui présenta l'arrière de son crâne.

- Même qu'il m'a collé son chewing-gum dans les cheveux !

Lev se pencha, avisant avec consternation un éclat vert parmi les mèches blondes de Lilya. Un soupir encore plus long que les précédents lui échappa : Alexey n'était pas encore entré dans l'âge ingrat mais se comportait déjà comme une vraie peste. Il faudrait qu'il lui parle.

- Reste ici, j'vais arranger ça.

Il se leva, quitta sa chambre et traversa la minuscule antichambre qui reliait toutes les pièces. Il n'y avait personne à la cuisine, et toutes les portes étaient fermées : dans un appartement aussi petit que le leur, il était dur pour une famille nombreuse de préserver l'intimité de chacun. Seul Lev possédait une "chambre" individuelle et ça, c'était uniquement parce qu'il avait négocié pour réaménager le placard à balais.

Après s'être emparé d'une bouteille d'huile, il retraversa l'appart et s'enferma dans la chambre sous les yeux curieux de Lilya. Puis il lui fit signe de se tourner et se rassit.
Alors qu'il se rasseyait et commençait à enduire, précautionneusement, le chewing-gum d'huile, Lev entendit à nouveau la petite voix de sa plus jeune soeur :

- Dis, Lev, tu sais pourquoi Alex est si méchant ?

- J'imagine que ça lui fait peur de grandir.

Lilya hocha légèrement la tête, ce qui eut le don de faire sourire son grand frère : il savait par coeur ses airs et sans la voir devinait celui, songeur, qu'elle affichait.

- Toi ça te fait peur ?

Elle se reprit :

- Non pardon, toi t'as peur de rien et en plus t'es déjà grand.

Elle avait posé l'affirmation sans aucune forme d'hésitation. A nouveau, Lev sourit. Sous ses doigts, le chewing-gum imprégné d'huile se décollait doucement. Avec délicatesse, il le fit descendre le long de la mèche.

- Tu tires un peu...

- Désolé.

D'un geste sûr, Lev jeta le chewing-gum dans la corbeille. Lilya se trémoussa, puis sembla s'immobiliser soudain. Lev fronça les sourcils :

- Il se passe quoi ?

Un temps. Puis :

- Zoya est venue sonner à la porte.

Ce fut au tour de Lev de s'immobiliser pendant que son coeur ratait un battement.

- Tu lui as dit quoi ?

- Que t'étais occupé.

Lilya se retourna, lui tendant un bout de papier froissé :

- Elle a laissé ça pour toi.

Lev essuya maladroitement l'huile de ses mains sur ses cuisses. Puis il récupéra le mot d'une main mal assuré, le lis.

"Je suis désolée.
Réponds s'il te plaît."


A la lecture, les voix se déchaînèrent. Confus, Lev resta interdit : c'était pas à Zoya de s'excuser mais à lui. C'était lui qui avait pas pu, lui qui avait pleuré et qui avait fui. Pourtant c'était pas l'envie qui avait manqué, pas le désir mais le traumatisme avait été trop fort. Saleté.

- Ça va ?

Lilya le fixait de ses grands yeux perspicaces. Il hocha la tête, livide, avant de chercher d'une main fébrile le téléphone qu'il avait soigneusement caché hors de sa vue : Zoya lui avait laissé une petite dizaine de messages, il ne les lut pas. Pour cause, l'un de ses messages n'était pas d'elle ; le seul qu'il se sentait la force de lire.

"On t'attend, tu fous quoi ?"

Les yeux de Lev s'agrandirent.

- Et me...

Lilya le fixait.

- ... rcantile !

- Y'a quoi ?

Il avait sauté à bas de son lit et avait commencé à fouiller frénétiquement parmi les habits qui constellaient le plancher de sa chambre.

- Je devais voir des potes et j'ai oublié, voilà ce qu'il y a. Grommela-t-il.

Ses recherches étaient vaines : il n'avait plus rien de propre à se mettre et respectait trop ses amis pour débarquer avec des fringues sales ou tel quel, en boxer et t-shirt. Lev se releva alors, ses neurones tournant à plein régime alors que le Grand Débat dans sa tête faisait fuser les idées.
Puis l'une d'entre elles fit son chemin.

- ATTENDS. EN FAIT JE SAIS.

Lilya se redressa.

- Tu sais quoi ?

- Ivanna est là, non ?

- Ouais, dans sa chambre !

- Paaaarfait.

Il avait une idée stupide et géniale.
Alors qu'il frappait à la porte de la chambre d'Ivanna et Luba, il riait déjà de ce qu'il allait demander.

☁︎☁︎☁︎

Lorsqu'une demi-heure plus tard Lev retrouva ses potes sur la place de jeu miteuse de leur quartier, il put observer une riche réaction de leur part, passant de l'amusement à une consternation sans doute saupoudrée d'une pincée de dégoût.

- Mec, sérieusement ?

Lev haussa les épaules et s'empara nonchalamment de la canette d'alcool infect que lui tendait Sergeï.

- Je vois pas où est le problème.

Grigori, sourcils froncés, fut le premier à répliquer :

- Bah c'est juste que... tu portes une robe quoi.

- Vous aimez pas ?

En même temps, t'es fringué comme ta soeur. Tu m'étonnes qu'ils te trouvent moche.

Ivanna en tous cas l'avait admonesté pour qu'il en prenne soin. Lev pouvait la comprendre : le tissu bleu ciel semblait de qualité. Puis il l'avait déjà vue avec, fallait dire que le bleu de la tenue faisait bien ressortir ses yeux.
L'idée le frôla que ça devait être le cas pour lui aussi. Comme si elles avaient pu l'entendre, les voix se mirent à en rire.

Sergeï haussa les épaules, soudain résigné.

- C'est pas la question. Pis merde, tu fais ce que tu veux hein.

Tu as vraiment su t'entourer d'amis tolérants. Bravo Lev !

Grigori acquiesça avant de poursuivre :

- C'est juste que... c'est bizarre. Déjà qu'y a des rumeurs louches qui circulent sur toi...

- Ah ouais ?

Lev décapsula sa bière et en but une gorgée, laissant comme un vieux goût de poussière emplir son palais.

- Parait que tu serais rentré avec Varlaam après la soirée de Yulia.

Il failli avaler de travers.

Bravo pour la discrétion, champion.

- Et alors. Finit-il par articuler après une quinte de toux. Il était bourré, j'ai vérifié qu'il rentre tranquille.

Si l'explication sembla satisfaire Sergeï et Grigori, Morgue n'était pas convaincu et pour cause, il savait.

Sale menteur, tu sais que c'était bien plus que ça.
Ils ont pas besoin de le savoir.
Tu sais que t'as voulu tester des trucs, voir si ça irait mieux avec un pote. Mais parlons franchement mon gars, c'était une idée de merde tu crois pas ?
C'était pas une idée, ça s'est fait comme ça !
Ouais Lev, t'as juste fait tomber le savon devant lui...

Kafka s'était mis à rire, ce qui ne plaisait pas à Liv.

C'est Varlaam qui a commencé. Et de toutes façons ça s'est arrêté après qu'ils se soient embrassés, tu le sais bien.
Parce qu'il a pleuré après, ENCORE. Comme un morveux. Ou comme Vlad, tiens.
Chuuuut ! Tu vas le réveiller.
N'empêche, gamin, tu trouves ça vraiment normal d'essayer de te taper ton meilleur pote alors qu'une fille te court après ? C'est tes hormones de salope qui te travaillent, c'est ça ?

Lev soupira, se massa la tempe gauche. Il tenta de se focaliser sur la conversation de Sergeï et Grigori, conscient que cela l'aiderait à ignorer ses locataires. Cela faisait désormais 5 ans que les voix étaient apparues, et même les remarques acerbes de Morgue ne l'atteignaient plus vraiment. Pourtant son mal-être était toujours présent, ailleurs.
Il n'avait toujours pas réussi à disparaître mais il commençait à considérer l'idée avec beaucoup de sérieux.

Il resta une heure, peut-être deux. Mais les voix combinées de Sergeï, Grigori, Morgue, Liv et Kafka étaient trop pour lui. Il se sentait las, absolument fatigué. Avec l'impression que la vieille liberté que lui donnaient ses parents tâchaient jusqu'à ses habits. Il sentait qu'un de ces jours, il ferait une connerie.

Sur le chemin du retour, il envoya un message à Zoya :

"C'est moi qui suis désolé. Je crois que j'ai des problèmes à régler."

Et un autre - un peu similaire - à Varlaam. Il avait tenté quelque chose avec lui une semaine après Zoya et - comme pour elle - n'avait aucune idée de ce qui lui était passé par la tête à ce moment-là.
Sans doute qu'il l'aimait assez pour vouloir lui faire plaisir. Par un câlin, un baiser et bien plus après, comme dans les films. Seulement c'était trop tôt encore, chaque contact lui rappelait le serpent enroulé autour de son coeur, la honte qu'il trimballait.

Victime tu es comme victime tu étais.

Il fallait qu'il trouve un moyen de se purifier. Mais peut-être ça viendrait avec la Grande Disparition, celle qu'il avait l'impression de frôler lorsqu'il se griffait la peau, que le sang sortait. Purgé.
C'était ça, ou devenir plus fort. Plus éveillé.

Alors qu'il se hâtait de rentrer, Lev se fit la réflexion que, de l'illumination ou de la poussière, il verrait bien qui l'emporterait.



L'île

Comment vis-tu ton séjour à Never Never Land ? Que représente ce lieu pour toi ?  
Pour Tool, l'Île est un grand délire collectif aussi imaginaire que réel - ce que lui trouve complètement logique. Mais le Pays, c'est aussi l'endroit qui lui a permis de se refaire une vie et goûter aux joies d'une enfance qu'il avait cru perdue. S'il s'y plaît ? Beaucoup. S'il a conscience de ses innombrables dangers ? Tout autant. Mais c'est ce qu'il aime, ici : bien que le nombre de livres et traités soit réduit, il est extrêmement difficile de s'y ennuyer. Pour un esprit aussi avide que le sien, c'est une sacrée aubaine. Puis Tool aime la société qui l'a intégré. Vraiment.
On pourrait donc dire, plus simplement, que le Pays de Jamais est devenu son dernier refuge.


Regrettes-tu ta vie d'avant ? Voudrais-tu pouvoir retourner dans le monde ordinaire ?  Si tu n'en as jamais connu d'autre, désirerais-tu une autre vie ? L'autre monde te fait-il envie ?
Tool n'a pas la nostalgie facile et rien de Krasnodar ne lui manque réellement : il n'était pas proche de ses parents, son secret avait comme creusé un fossé entre eux. Quant à ses amours et amis, il était de toute façon déjà prêt à les abandonner au moment de partir.

Par contre, Tool regrette ses frères et soeurs.

Tool regrette Ivanna et sa façon de danser, Galina et ses traits d'esprit. Tool regrette Alexey et ses farces, Luba et sa générosité. Mais surtout, Tool porte en lui le manque de sa plus jeune soeur, celle qu'il s'était juré de protéger. Celle au sourire éclatant et à l'intelligence qui ressemblait à la sienne.

Lilya.

Le Patient attend donc fébrilement qu'elle se décide à le suivre. Il espère qu'elle fera ce que lui estime être le bon choix et porte en son coeur cet espoir minuscule et démesuré. Car dans le sourire de soleil de la petite, c'est une part de lui qui est resté. Tool a beau être rationnel, il en est persuadé.

Alors il attend.
Et parfois, il regrette.


Comment vois-tu Peter Pan ? Quels sont tes sentiments envers lui ? A l'inverse, que ressens-tu pour le capitaine Hook ?
Peter Pan a, l'espace d'une nuit, occupé le rôle de son sauveur et partenaire de crime. C'est pour cela que Tool lui voue une grande affection, aussi tendre que lucide car Tool est vieux malgré lui, un peu, et qu'il réprouve parfois ses guerres et caprices. Mais l'Artisan est toujours ravi de mettre ses talents au service de Peter Pan ou de jouer avec lui : comme Peter est incapable d'aimer, Tool n'a pas l'impression d'avoir besoin d'en faire plus.

Par contre, le Capitaine Hook et son équipage terrifient Tool. Bien que le Russe fasse des efforts pour se rappeler qu'un être humain ne peut pas être totalement mauvais, il peine cependant à éprouver de la pitié envers le cruel Capitaine. Et les lettres n'y changent rien : les Pirates sont des adultes qui font du mal aux enfants, un sujet très sensible chez Tool.
Assez pour qu'il haïsse James Hook pour de bon.



Forty Six & 2



Silence dans l'appartement, silence dans le quartier, silence dans la ville. La dernière chanson s'était tue, les lumières avaient été éteintes. Il était assis sur le lit de sa chambre, le regard dans le vide. Dans sa tête, même les voix s'étaient tues. Sans doute avaient-elles compris que c'était le dernier soir de leur vie et de la sienne.

En plus, il n'y avait plus personne dans l'appartement. Lev s'était rendu si invisible qu'ils étaient partis en vacances sans lui.
Il s'en voulait de leur infliger une mauvaise surprise au retour, mais c'était comme s'il n'avait pas le choix : mourir lui semblait dans l'ordre des choses, c'était aussi simple que cela.

Il ferma les yeux, laissa sa respiration se ralentir : la méditation lui avait donné contrôle sur son souffle. Il ferma les yeux et s'entraîna à disparaître une dernière fois avant de faire le grand saut, son ultime tour.

Sauf qu'il y eut un choc.

Un bruit sourd suivi d'un aïe suivi d'une chute. Ça venait de sa fenêtre sauf que cela n'aurait pas dû puisqu'il était haut en étage.

Lev ouvrit les yeux, s'avança vers la fenêtre ouverte et en retira la moustiquaire - qui avait sans doute dû empêcher l'intrus de débarquer. A temps pour voir la silhouette montante, volante qui s'afficha devant lui. Présence irréelle, rayonnante.
Pourtant il était sûre de ne pas rêver.

La silhouette se présenta comme Peter et Lev, lassé et prêt à tout puisqu'il s'était apprêté à tout quitter, le crut. Et Peter lui proposa de l'emmener, de le faire quitter ce monde-ci.
Lev dut réfléchir et apposa deux conditions. La première était qu'il lui laisse le temps de corriger une lettre.

L'autre, qu'il l'aide à éliminer un adulte très méchant.

Lev traça la dénonciation de sa lettre, préférant la remplacer par une action qu'il n'avait jamais rêvé, préférant rester dans son rôle de victime, tenter de se reconstruire. Mais l'idée d'un nouveau départ avait déclenché en lui comme une illumination, une pensée qu'il n'avait jamais eue auparavant.

Peut-être qu'atteindre le nouveau stade, c'était accepter sa part d'ombre également.

La part mauvaise, celle qui compléter tout ce qu'il avait de bon. Celle dont il avait eu si peur mais qu'il ne pouvait plus renier, celle vers qui il devait faire un pas pour mieux s'y fondre. L'accepter et avec elle, lui-même dans son entièreté.
C'est ce que Lev fit. Avec délectation.
Il l'accepta lorsqu'il guida Peter jusqu'à la demeure du Révérend, il l'accepta au moment de faire irruption chez lui, batte à la main. Il l'accepta aussi après, alors qu'ils marchaient sous la lumière d'un vieux parc qu'il croyait - à tort - désert, avec sa batte de base-ball raclant le sol.

Rrrrrr.

Si cela avait fait du bien ? C'était difficile à dire. Inédit, en tous cas.
S'il le referait ? Pourquoi pas.
Mais il quitta le Monde Ordinaire avec une conclusion : il partait en laissant derrière lui un univers plus sûr pour les enfants qui resteraient là.

☁︎☁︎☁︎

Lilya,

Lorsque tu trouveras cette lettre (je sais que tu la trouveras), je ne serai plus là. Mais je ne veux pas que tu t'inquiètes, je vais bien. Mieux, même.

Ce soir où je t'écris, quelqu'un est venu et va m'emmener dans un endroit qui, je l'espère, sera mieux qu'ici. Et je sais que tu vas me manquer très fort puisque tu le fais déjà, petite soeur.

Je ne sais pas si l'Île où je me rends est meilleure qu'ici, mais j'ose l'espérer de tout mon coeur. Je n'ai hélas pas d'adresse à te donner pour que tu puisses me répondre ou me rejoindre et je ne sais pas si c'est une bonne idée, de toute façon, que tu le fasses puisque je ne suis pas sûr moi-même de ma décision. Je sais cependant que tu mérites de savoir la vérité.

J'ai été emporté par Peter Pan jusqu'au Pays de Jamais. Et je pense que si tu l'appelles très fort, si tu y crois de tout ton coeur, il viendra à ta fenêtre aussi. Je ne dis pas que c'est ce que tu dois faire mais je pense que - si nous avions été ensemble lorsqu'il est arrivé - je t'aurais demandé de venir.

Tu peux en parler à Ivanna, Galina, Alexey et Luba si tu veux mais ne dit rien aux parents. Ils ne comprendraient pas.

Et ne t'inquiète pas pour la mort de Yaromir. Je sais que c'était un ami de la famille et qu'il t'a offert des cadeaux mais crois-moi, ce n'était pas quelqu'un de bien du tout. Les parents s'en remettront.

Que tu viennes ou pas, que l'on se retrouve ou non, sache que les moments que j'ai passé avec toi et les autres sont ce que j'ai de plus précieux. Je risque de perdre mon nom mais j'emporterai les vôtres avec moi, c'est promis. Et je ne les oublierai jamais
Solnychka, je te le promets.

Ton grand frère qui t'aime,
Lev.

PS : Sous ton oreiller, j'ai laissé un livre qui t'expliquera - sans doute bien mieux que moi - où je me suis rendu. Il est à toi.

PPS : J'aurais aimé te donner tellement plus.




Invisible pour les yeux

T'as un Pseudo ? Yep, moi c'est Elore.
Et un âge ? J'ai pas 10'000 jours.
C'est quoi ton Avatar  ? Empieter de Minjae Lee
Comment t'as découvert l'île ? Un jour j'étais Selene et Selene a suivi Peter.
Tu la trouves comment ? Vicariante.
Dis, tu crois bien aux fées ? Ouais, elles m'ont même aidé à ouvrir mon troisième oeil.

Je tiens à remercier Joy, qui m'a donné l'impulsion créative nécessaire à fabriquer un tel personnage (bien qu'à la base, Tool était un autre). Un gros merci à Annabelle, Crackers, Yarn et Rainette également pour m'avoir laissé mentionner leurs personnages dans ma fiche.
Et à Scar pour m'avoir donné l'idée de la moustiquaire, aussi.
Vous êtes trop bien.






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Dernière édition par Tool le Mer 27 Jan 2016 - 23:15, édité 15 fois
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Miss Annabelle
Miss Annabelle

☠ Fille de Joie ☠


✘ AVENTURES : 164
✘ SURNOM : La Dormeuse
✘ AGE DU PERSO : 20 années

✘ LIENS : L'entrée des Contrées est par la mer, mais Il y dort... prenez garde au Dormeur qui rêve et attend

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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptySam 23 Jan 2016 - 16:52

**
J'aime déjà le début, je veux la suiteeeeuh :3 genre maintenant u.u
J'ai bien imaginé la vision que t'as décrite, et je l'adore du coup :3 (pitetre que ca me donne meme une idée de dessin)

Moi aussi je devais commenter avec Annabelle, you know why too 8D
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Joy
Joy

★ Mère Apprentie des Soigneurs ★


✘ AVENTURES : 472
✘ SURNOM : la Stone
✘ AGE DU PERSO : 16 ans (officiellement 14)

✘ DISPO POUR RP ? : Nope
✘ LIENS : :
Fiche


Elle hallucine en 5C7AF3.

Avatar par Glumdrops
:

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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptySam 23 Jan 2016 - 16:56

Depuis le temps que t'en parlais ! Le début me plait vachement et l'image de la batte qui racle la sol m'a faite baver, je sais pas pourquoi...
J'ai envie d'en savoir plus :D








Hihihi

Owi clique:
 
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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptySam 23 Jan 2016 - 17:28

TOOL BIDIOUUUUUUUUUUUUUUUUU ! Tool - I've been crawling on my belly 2658016431

J'avais tellement hâte que tu nous lances ce petit bout, et ce que je lis pour le moment me laisse grandement sur ma faim ! J'EN VEUX PLUS. Alors hâte toi de finir tout ça, qu'on puisse en prendre encore plus plein les yeux. *w*
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MadMax
MadMax

★ Mère des Chasseurs ★


✘ AVENTURES : 1009
✘ SURNOM : L'Increvable.
✘ AGE DU PERSO : La bonne quinzaine.

✘ DISPO POUR RP ? : Globalement, ouais.
✘ LIENS : Naissance, renaissance & La Meute

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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptySam 23 Jan 2016 - 18:32

What.
WHAT ?

Et tu nous plantes comme ça, sans rien de plus ?
REMBOURSEZ !!

Je veux la suiteuuuuh !
Et bienvenue au passage.






J'suis Parole en #cc3300.

Merci Dog. ♥:
 

Merci Arrow. ♥:
 

Merci Coquillage. ♥:
 

Merci Sindri. ♥:
 

Merci Blue. ♥:
 
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✘ AVENTURES : 278
✘ SURNOM : Le Patient.
✘ AGE DU PERSO : 16-17 ans. Par là autour.

✘ DISPO POUR RP ? : Pourquoi pas.
✘ LIENS : Change is coming through my shadow.
Sujets en cours : I - II

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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptyMer 27 Jan 2016 - 21:38

C'EST BON LES GENS, J'ECRIS SANS RELÂCHE (ou presque) EN PENSANT A VOUS Tool - I've been crawling on my belly 1273345621

Merci à vous de votre accueil en tous cas, vous êtes trop chou Tool - I've been crawling on my belly 512241947 là j'ai fini les révérences + le deuxième bout d'aventure, le reste devrait venir aisément. Be patient !

Des hugs Tool - I've been crawling on my belly 3864948088

Edit : La fiche est finie ! Enjoy Tool - I've been crawling on my belly 125002769






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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptyMer 27 Jan 2016 - 23:49

Wah. Wah. J'aime genre. Beaucoup beaucoup beaucoup
J'adore Tool, il est ... ben j'sais pas mais j'aime tout ce qui fait qu'il est lui.
Cette fiche est GARGANTUESQUE, une fois de plus.
C'est comme un gâteau dont on croit connaitre le goût mais en vrai il est différent (et succulent) chaque fois!
RererererererererereBIENVENUE
(y'a le compte, I think)
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Sharpy
Sharpy

♣ Chef des Armuriers ♣


✘ AVENTURES : 728
✘ SURNOM : la Lame
✘ AGE DU PERSO : 16 couteaux

✘ DISPO POUR RP ? : Oui pour la nouvelle intrigue !
✘ LIENS :
Que vos lames restent acérées !
L'amitié est comme la lame d'un couteau : en se retournant elle blesse son maître.

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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptyVen 29 Jan 2016 - 14:37

Ok alors j'ai enfin pris le temps de lire cette fiche et DAMN. *FEELS* Tool est tellement complexe et tellement PLEINS DE TRUCS <-- commentaire profond et significatif. Je l'aime beaucoup.
Re-re-re-(...)bienvenue ! Tool - I've been crawling on my belly 2686296138

Citation :
☁️︎ Fume le tabac et d'autres substances, plus occasionnellement.
Je vais lui mettre des fleurs dans les cheveux avec Rainette et l'envoyer fumer avec Flower.








“ First rule : stick them with the pointy end ”




Sharpy au naturel ♥:
 

#NoublieJamaisLAreneTigerPee:
 
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Peter Pan
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♛ Roi des Garçons Perdus ♛


✘ AVENTURES : 2816
✘ SURNOM : L'Enfant Roi
✘ AGE DU PERSO : jeune à jamais

✘ DISPO POUR RP ? : dur dur
✘ LIENS : Je suis un petit oiseau à peine sorti de l'oeuf.
→ Et aussi tout ça !

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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptyDim 31 Jan 2016 - 19:05

Félicitations mon enfant


Tu es condamné.





Je trouve pas trop les mots pour cette fiche (ça peut surprendre je sais) je sais juste qu'elle m'a rendu très très triste. Il y a toujours une grande vérité dans tes personnages, et puis souvent elle est dure, humaine vraiment. Lev transmet facilement son froid je trouve... Un portrait magnifique encore. Tu auras sûrement de beaux liens (j'aimerais beaucoup développer la fameuse nuit avec Peter d'ailleurs). Bref, tu es validé bien sûr. Tool - I've been crawling on my belly 60569370

_______________________________


Je te serre chaleureusement la main. Cours vite créer ton Dé à Coudre et demander un Compagnon de Jeu afin de vivre une aventure ! Tu peux aussi participer au RP d'introduction spécialement conçu pour les nouveaux arrivants et qui permet d'immerger facilement ton personnage dans l'univers : le Bannissement. A moins que tu ne choisisses de te lancer dans Mission Périlleuse ? Si tu préfères passer du bon temps en papotant, rejoins sans tarder la Nursery. Quoiqu'il en soit, que ton séjour à Never Never Land soit fabuleux et éternel.










La musique que je joue au gré du vent : Flûtes de Pan
Les dessins que je peins au gré du temps : Crayons de Pan



Je tyrannise en forestgreen.




le merveilleux cadeau de mes enfants trouvés:
 
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MessageSujet: Re: Tool - I've been crawling on my belly   Tool - I've been crawling on my belly EmptyLun 1 Fév 2016 - 0:11

Merci beaucoup vous 3 ! Ça m'a fait chaud au coeur de vous lire, vraiment. Et je suis contente que Tool vous plaise, j'étais (et ne suis) toujours pas sûre d'avoir vraiment réussi à le retranscrire comme je le voulais donc c'est cool s'il vous émeut en l'état ! Et pour les liens, c'est YES ABSOLUTELY *^*

Bref. Des hugs sur vous Tool - I've been crawling on my belly 3864948088






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