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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Dim 22 Mai 2016 - 11:49


Elle voit. Il a sursauté, il s'est redressé, comme un chien revoit son maître. C'est bien. Il apprend vite. Ou peut-être la soumission est-elle innée chez lui ? Le menton de la belle se redresse un peu plus, fière. L'esquisse de révérence avortée l'amuse. Ton ébahissement est de bon ton : il est la réaction qu'elle voulait, celle du sauvage qui admire sans savoir que c'est inconvenant. Ton ignorance a un savoir vivre frustre. Tes yeux qui la dévorent ont une gourmandise qu'elle apprécie. Une ombre de sourire, et elle note que ses pieds semblent t'attirer. Oh ? Voilà qui est intéressant. Qui l’eut cru, les pirate ont aussi leurs manies. Tous sont-ils comme ça ? Tu reviens vers elle, vers son visage pour la saluer. Océane incline la tête avec retenue pour te répondre.

Et si tu bafouilles au premier abord, si ta voix est quelque peu chaotique, au moins est-elle sincère. Chose rare, ici. Tu as besoin d'être sincère pour deux, Océane ne s'embarrasse guère de ce genre de chose. Maria, en revanche, y est sensible. Rappelons-le, tu es l'homme qu'elle attend, qu'elle veut. Chacun ses goûts, d'ailleurs, et Maria en a des discutables. La brune s'avance, s'approche. Fait bruisser cette robe dont justement te vantes les mérites, pour s'arrêter près de toi. Pas assez pour te toucher, mais bien en suffisance pour déjà avoir ton fumet qui l'accueil. Tu es hideux et crasseux, DogFish, mais cette odeur a quelque chose de réconfortant. Comme on aime l'odeur âcre de son chien trempé. Ses yeux d'ombre se plantent dans les tiens, et sa bouche charnue s'étire en un fin sourire espiègle. Nouveau froissement de tissu lorsqu'elle remet sa robe en place. Les pieds disparaissent dans un bruit de velours.

- Merci de ces belles paroles, Homme des mers.

Ne la touche pas, Mécérant, ne t'avises même pas de. Son décolleté s'offre à toi et vit au rythme de son souffle, ses lèvres rosées se plissent d'un sourire un peu plus enjôleur. Mais le regard est froid. Tiens toi bien, Homme. Ce que tu vois n'est pas à toi. Son nez se fronce d'amusement, et elle se penche vers toi pour s'offrir à toi, presque. Son menton est fier, son port lascif. Sens-tu cette odeur de mer, de sel, cet air d'océan qui vit autour d'elle ? Son visage, son corps n'est plus qu'à quelques centimètres de toi. Deux, tout au plus. Son buste se cabre, son regard recule comme pour te jauger, te voir. Mais elle-même ne bouge pas, DogFish. Elle est près, si près. Ton fruit défendu. Il fait que tu tiennes, DogFish. Il faut que tu résistes, que tu ne la frôle pas, que tu n'y pense même pas. Tu ne le sais pas, mais si cette fois elle tu la touches, le sang perlera. Tendre coeur, ba-boum. Trop d'émotions pour toi. Ou peut-être pas, peut-être juste une main, pour t'apprendre. Peut-être juste un œil, puisque que tu ne sais pas te contenter d'un regard.

- Es-tu prêt à apprendre, chair homme ?

Un peu de tenue, Océane ! Certes, il ne devrait pas pouvoir discerner la différence. Mais l'idée de son cœur ba-boum- l'idée de ta chair sous ses dents.. Elle n'a pu s'empêcher de s'humecter les lèvres avant de prendre la parole, et son souffle s'est altéré à la pensée de ce carmin chaud et délicieux, si près. Ba-boum. Oh, comme elle t'aimera, DogFish, si tu savais. Sentir ta chair en elle, ton cœur, ton corps. Sentir cette vie, toujours plus, qui sera sienne lors-qu’enfin tu t'abandonnera à elle malgré toi.

- Oh, comme je t'aimerai, lorsque tu seras prêt.

C'est un souffle exquis qu'elle n'a pu retenir. Tant d'amour dans cette voix, tant de délices à venir. Peut-être même t'aime-t-elle déjà. Ses yeux te couvent, de velours cette fois. Elle te voit, toi, pour ce que tu es. Elle discerne chaque muscle, chaque tendon, les devine qui courent sous ta peau.

Oh, comme elle t'aimera !

- Je veux tout t'apprendre, Wilhelm. Je veux que ton cœur soit à moi sans concession, que tout ton corps le soit. Es-tu à moi, Wilhelm ?

Son visage s'est approché encore, à peine. Tu dois pouvoir sentir son souffle. Ses yeux te fixent de toute leur intensité. Sa main s'est levée vers ton visage, te frôle sans te toucher : quelques millimètres vous séparent, sans qu'elle ne sache si elle veut te caresser ou percer ta douce peau de ses doigts gourmands.






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Wilhelm DogFish
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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Jeu 26 Mai 2016 - 16:40

Elle s'était rapproché, la belle, lentement, faisant bruisser le lourd tissu de sa robe, et tout intimidé qu'il était, le pirate eut comme un éclair de pensée de reculer! Cependant, il ne le fit pas, se redressant, voulant se tenir correctement, comme un soldat au garde a vous devant son général pendant une inspection des tenues.
Elle était si belle.. Son visage si pale, sa peau satinée! Aussi claire et brillante que la Lune en personne dans cette nuit silencieuse et porteuse de tant de promesses.
Et ces yeux... Ces prunelles noirs qui plongeaient dans les siennes trop claire! Wilhelm avait l'impression d’être aspiré dans les ténèbres les plus sombres des océans, et il ne savait pas a quel point cette impression tenait du réel!

- Merci de ces belles paroles, Homme des mers.

En guise de réponse, DogFish lui fit un sourire nerveux, du style qui faisait grincer les portes et se fêler les miroirs et la belle sembla lui répondre, étirant ses propres lèvres carmines.
Hoo.. ce que c'était charmant! Et envoutant!
Elle respirait, Maria, elle était en vie!
Hein? Pourquoi Wilhelm pensait-il a cela? C'était pourtant simple! Le décolleté de la belle ne cessait de se remplir et de se désemplir au rythme de son souffle! Cet étrange ballet avait quelque chose de fascinant et le pirate avait bien du mal a ne pas trop se perdre sur la poitrine qui semblait si douce.
Et elle se rapprocha, encore... Encore? Était ce possible d’être encore plus prêt?
Il en retint son souffle, des sueurs froides lui montant au front.
Si prêt... Son visage, ses yeux, ses lèvres, ses seins... Et ses pieds! Le pirate ravala sa salive, inspirant de nouveau.
Elle sentait bon, Maria, elle sentait l'iode!
Odeur familière, celle la même qui le berçait tout les soirs, qui le rassurait, qui l'enveloppait jour après jour. L'odeur de la mer, l'odeur de l'océan, immensité qui l'attirait tant!
Il était un pirate et comme nombreux de ses collègues, Wilhelm était un peu en Amour de cette immensité d'eau. Elle était son chez lui, sa maison! La terre n'était qu'un passage obligé entre deux voyages!
Elle serait aussi son tombeau, et ca, il trouvait ca beau.

DogFish mourrait d'envie de la toucher, cette magnifique jeune femme, il en crevait d'envie même! Mais il ne bougea pas, restant sage, obéissant, comme figé par les yeux de la belle!
Si elle l'avait lâché du regard, aurait-il tenté le diable?
Mystère!

- Es-tu prêt à apprendre, chair homme ?

Le blond secoua la tête a la positive, un peu bêtement, ne saisissant évidemment pas le double sens de la phrase de la sirène.

- Oh, comme je t'aimerai, lorsque tu seras prêt.
Celle si avait été soufflé, murmuré, d'une voix si suave que Wilhelm en lâcha un petit gémissement, se mordant la lèvre inférieure rapidement pour se faire taire.
Sa voix... Sa voix a Maria, c'était quelque chose.

- Je veux tout t'apprendre, Wilhelm. Je veux que ton cœur soit à moi sans concession, que tout ton corps le soit. Es-tu à moi, Wilhelm ?

Et avant qu'il puisse répondre quoi que ce soit, la créature s'était un peu plus rapproché encore, a tel point que le pirate pouvait sentir son souffle balayer son visage, le faisant frissonner, trembler même!
La fine main d'Océane se leva, lui caressant le visage sans même le toucher, le poussant a fermer les yeux comme pour mieux appréhender le geste plein de promesses a venir.

Ho comme il voulait la toucher, comme il mourrait de leur proximité!
C'était une réèlle torture, une douce torture qui aurait pu faire abdiquer le plus terrible des mercenaires, qui aurait pu faire chanter un muet!
C'était si bon et douloureux a la fois!

"Oui!" Répondit-il de tout son cœur. "Je suis a toi, Maria!" Il écarta les bras comme pour se signaler en tant que sujet. "Corps et âme, et sans concession"
Bien sur, il n'avait que demi conscience de ce qu'il disait la, mais il était prêt a endurer bien des choses pour contenter la belle!
Sa belle!
Alors il se mit a genoux devant elle, baissant la tête comme pour lui prêter allégeance.

"Fais de moi ce que tu voudra!"
Il releva les yeux vers Océane, le regard brillant d'envie et d'admiration. "Dis moi ce que je dois faire! Je ferais n'importe quoi!" Tuer, voler, rapporter la balle, sauter du haut d'une falaise!
Il serait son chien, sa chose, son "a elle" et ce pour l’éternité si elle le souhaitait!
O Maria, belle Maria! Il n'y avait pas que la voix d'une sirène qui pouvait envouter un pirate! Celle ci avait fait prisonnier le cœur de l'un des pires matelots du Jolly Roger!
Celui qui tuera tant et tant dans l'avenir!








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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Dim 19 Juin 2016 - 18:12


Il apprend vite. C'est ce qu'elle se dit avec un sourire mi-satisfait, mi-carnassier. Il apprend vite et sait où est sa place. Brave bête. Dans tous les sens du terme, d'ailleurs, parce qu'elle ne te trouve pas très malin. Mais peut-être n'as-tu jamais croisé de sirène ? Serait-elle ta première ? Océane s'apprête à retenir un gloussement à son propre humour carnassier, mais Maria la devance et s'esclaffe doucement à la sortie si théâtrale du pirate. Il a le sens de la mise en scène, ce garçon. Pour un peu, Océane a envie de lancer un objet et de lui dire "rapporte !". Pour un peu, Maria se sentirait touchée par ce cœur mis sur un plateau.

Ba-boum.
Ouh que c'est délicieux, tout cela !

- Relève toi, homme.

Redresse toi, chien. Le port de la belle est droit, fier, impérieux. Sois digne d'elle, et peut-être pourras-tu la contenter. Sois digne d'elle, et peut-être sa bouche t'aimera-t-elle. Peut-être errera-t-elle sur ta peau, peut-être en savourera-t-elle chaque repli. Et toi, toi tu t'offres. Wilhelm DogFish, aurais-tu un cœur tendre ?

Océane incline la tête sur le côté pour mieux t'observer. Tu es laid, DogFish. Mais tu as cette énergie, cette candeur qui irradie et te donne presque un semblant de charme. Tu pues, mais quelle que soit ta crasse ton fumet est mêlé à l'odeur de ta peau. Ton odeur de chair, de sang et d'os. Un léger semblant d'océan, aussi, qui te colle à la peau.

- Avant de t'apprendre la suite, je veux savoir ce que tu es capable de retenir. Je veux t'entendre parler. Savoir ce que tu as vécu.

D'un geste, elle t'intime de te relever. Tu la fascines, le sais-tu ? Elle ne peut s'empêcher de te regarder, t'inspecter chaque parcelle de peau, de se demander d'où vienne tes cicatrices. Elle t'en voudrait vierge, souhaiterait que tu ne sois qu'à elle. Qu'elle soit la seule à pouvoir abîmer son jouet. Léger sourire en coin, et la voilà qui tourne les talons et s'éloigne de quelques pas. Sa longue chevelure de nuit danse à chaque pas, et c'est à dessein qu'elle la ramène sur son épaule droite pour te dévoiler sa nuque délicate. Avec une sensualité faussement naturelle, la voilà qui retrousse son jupon jusqu'à là cheville pour s'asseoir sur une malle. Cette même malle où tu t'étais caché, cette même malle ou tu l'avais découverte. Tu aimes les pieds, DogFish ? Voyons donc cela. Négligemment, la voilà qui croise les chevilles et étire délicieusement ses orteils en s'installant plus confortablement. Les yeux mi-clos, la voilà qui t'observe entre ses cils d'ébène avec un sourire aux lèvres. Prenant appui sur son bras droit, elle penche une fois de plus la tête et une cascade de cheveux de nuit roule sur son épaule alors que ses appâts sont un peu plus offerts -en tout bien tout honneur !

Fétichisme ou féminité, DogFish. Que choisiras-tu ?

- Approche, fier mercenaire. Approche un peu plus, que je te vois. Mais reste à un mètre de moi. Il n'est pas de bon ton qu'hommes et femmes soient trop près l'un de l'autre lorsqu'ils ne sont pas unis devant Dieu.

Elle avait entendu ça une fois. Lors de ses escapades dans le monde ordinaire, un homme à l'allure austère et sombre avait tancé un matelot visiblement repu et presque repentant. Il n'avait pas protesté, mais l'odeur de femme et de luxure qui planait autour de lui et avait été portée par le vent jusqu'à l'Originelle avait expliqué d'elle-même la situation. Océane les avait suivi quelques temps, et avait appris bien des choses sur la religion, sur Dieu, sur les sermons. A-t-on jamais vu plus ridicule ? Les hommes ne sont donc même pas capable de se gérer seuls, il leur faut encore bien se tenir devant Dieu. Mais c'est bien normal, au fond. Que ferait un chien sans maître ? L'obéissance absolue est une simple libération pour eux. Ils ne sont pas fait pour penser, simplement pour obéir et satisfaire les être supérieur. Elle, par exemple. Surtout elle, en fait.

- Avant de t'enseigner quoique ce soit, je veux être sûre que tu es à moi, tel que tu le dis. N'importe quoi ? Vraiment ?

Elle te jauge du regard. Si elle pouvait sonder ton âme, elle le ferait comme on se gave d'un mauvais feuilleton.

- Wilhelm DogFish. Je veux savoir si ton cœur est honnête. Je veux savoir si vraiment, tu es à moi. Je veux savoir qui tu es, pour me mériter. Pour mériter mon pardon, mon amour, mon âme.

Léger silence, et elle t'observe pour capter de potentielles réactions. Aussi infimes soient-elles.

- Assieds-toi. Par terre ou sur quelques chose, peu m'importe. Mais là, devant moi, que je puisse te contempler.

La sirène se redresse, et pose ses pieds blancs sur la malle, genoux remontés contre elle. Ses bras d'ivoire entourent ses jambes, réajustent le tissu pour rester décente. As-tu vu ses cuisses pâles ? Non, assurément ! Ne restent de Maria que son visage, ses épaules, ses bras.. Et ses pieds, là, bien visibles entre deux pans de tissu parme qui les entourent tel un écrin.

- Je veux savoir tes secrets, ô mercenaire. Ensuite peut-être te soufflerais-je les miens. Mais sache que je devine si on me ment. Si tu oses essayer de me tromper, je disparaîtrai de ta vie, et de la surface de la terre.

Et c'est dit avec tout le sérieux du monde, ses yeux noirs vissés sur toi.

- Va, DogFish. Mets-ton âme à nue pour moi.

Va, et si tu es sage, peut-être auras-tu une récompense.






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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Dim 26 Juin 2016 - 8:41

Lorsque la belle lui avait demandé de se relever, évidemment, DogFish s'était exécuté d'office, ravalant sa salive, se redressant sur ses deux jambes et fixant Océane de ses grands yeux, alerte a toute demande de sa part.
Et sa voix, a l'Originelle, elle dansait autour du pirate, elle l'envoutait sans même avoir besoin de chanter! Il était tout ouïe le blondinet!
Et son regard sombre, fait de braises lui semblait-il, il le tétanisait sur place! Maria semblait visiblement le dévorer des yeux, le détaillant avec insistance, le mettant mal a l'aise.
Wilhelm avait l’œil affuté, il ne manquait aucun mouvement de sa douce si piquante! Elle le regardait, encore et encore, comme si elle cherchait a savoir, a connaitre les tréfonds de son âme, a deviner sa vie passée et son histoire rien qu'a ses marques qui jonchaient sa peau, ces cicatrices trop nombreuse et pourtant pas toute encore
la!

Je veux savoir ce que tu es capable de retenir
, lui disait-elle! Elle voulait l'entendre parler, savoir son vécu! Autant de choses qui étonnèrent DogFish.
D'habitude, personne ne s’intéressait a ce genre de chose, a lui comme ca.
Maria voulait le connaitre... Il cligna plusieurs fois des yeux et elle lui sourit, le faisant piquer d'un fard avant qu'elle ne se détourne, lui présentant son dos.
Démarche féline, déhanché envoutante, digne d'un prédateur des plus féroce! Le traqueur était fasciné, ses yeux pales glissant sur la plante des pieds alternativement dévoilé a mesure qu'elle foulait les vieilles lattes de bois.
Délicieux.
Hypnotisant.
Mais ce n'était rien comparé a la suite, car déjà, la jeune femme soulevait délicatement les pans se sa robe, dévoilant ses appâts jusqu’à ses fines chevilles avant de s'assoir avec délicatesse sur la grosse malle que le pirate connaissait bien pour l'avoir visité lors de leur toute première rencontre.
Magnifique.
Sublime!
Wilhelm lâcha un soupire et se mordit la lèvre inférieure alors qu'Océane croisait ses chevilles et étirait ses orteils avec délectation.
Elle le faisait exprès n'est ce pas?
Elle voulait le charmer!
Le pirate se passa le dos de la main sur le front, sa température interne grimpant de quelque degrés.
Si c'était vraiment le cas, c'était complètement réussi.

- Approche, fier mercenaire. Approche un peu plus, que je te vois. Mais reste à un mètre de moi. Il n'est pas de bon ton qu'hommes et femmes soient trop près l'un de l'autre lorsqu'ils ne sont pas unis devant Dieu.

La réflexion a thème religieux fit frissonner le pirate qui cependant s’exécuta sans trop d’hésitation, obéissant a Océane et s'approchant d'elle, s’arrêtant a exactement un mètre d'elle. Ni plus. Ni moins. Les distances, il les connaissait, il savait parfaitement les évaluer en bon chasseur qu'il était.
Dieu.
Est ce que Wilhelm croyait en Dieu?
Si on lui posait la question, il répondrait qu’évidemment, oui!
Cependant, il n'avait aucune éducation sur la question, n'ayant fait que drainer des informations sur le sujet, ca et la! Ce qu'il en avait retenu, c'est qu'il fallait être gentil pour aller au Paradis, et que si l'on était méchant, c’était les flammes de l'Enfer qui nous attendait!
Pas d'indication sur la marche a suivre par contre.
Le bien, le mal... Autant de notions bien floue a son esprit.

La prière? Joindre ses deux mains, fermer les yeux et attendre! Quoi ce n'était pas seulement ca? On ne lui avait jamais appris, il avait juste vu ca de loin, de temps a autre.
Croyant par défaut. Par ce que c'était comme ca! Le pirate ne s’était pas plus posé la question en fait!
Dieu, ca se respectait!
Et pour être un "homme bien" et respectable, il fallait être marié avant de s'adonner a toute activité de chair!
Ca, il le savait! On lui avait raconté quand il était encore enfant! On lui avait désigné les "gens mauvais" du doigt! Ceux dont il ne fallait pas suivre l'exemple!
Les liens sacrés du mariage.
C'était beau comme idée! Aussi beau que cette poitrine blanche compressée dans ce corset.
Les contraintes mettaient en valeur les plus beaux effets...

- Avant de t'enseigner quoique ce soit, je veux être sûre que tu es à moi, tel que tu le dis. N'importe quoi ? Vraiment ?

Le blond secoua vivement la tête a la positive, une pique de stress lui remontant a la gorge. Il voulait être sur qu'elle avait bien compris!
N'importe quoi! N'IMPORTE QUOI! Il suffisait de demander!

Elle parla encore, elle voulait des preuves! Les battements du cœur de DogFish s’accélèrent et sa respiration se fit visiblement plus forte alors qu'il penchait doucement la tete sur le coté, la fixant avec insistance. Pardon, Amour, Âme...

- Assieds-toi. Par terre ou sur quelques chose, peu m'importe. Mais là, devant moi, que je puisse te contempler.
La belle lui ordonnait de s'assoir! Et le pirate, tout heureux de cette seconde injonction s’exécuta sans aucune réflexion, s'asseyant en tailleur devant elle, les mains posées sur ses genoux, la tete relevée pour mieux la contempler.
Maria quand a elle se redressait sur la malle devant les yeux brillant du pirate.
Ses jambes étaient si blanche, ses cuisses semblaient si douce... Le tissu les recouvrait bien vite dans un geste qui aurait pu faire songer a de la pudeur... Mais ses pieds eux, étaient toujours parfaitement visible, comme offert aux yeux du pirate.

- Je veux savoir tes secrets, ô mercenaire. Ensuite peut-être te soufflerais-je les miens. Mais sache que je devine si on me ment. Si tu oses essayer de me tromper, je disparaîtrai de ta vie, et de la surface de la terre.
A la menace, il se mordit la lèvre inférieure.
"Va, DogFish. Mets-ton âme à nue pour moi."


Ses secrets?
Le blond fronça les sourcils, sa bouche se tordant en une moue enfantine, son regard se perdant sur les lattes de bois sombre de l'épave.
Elle voulait connaitre ses secrets... Mais en avait-il seulement?
Il soupira, levant les yeux vers les voiles déchirées de l'embarcation abandonnée, comme si celles ci allaient pouvoir l'aider.
Peine perdue, évidemment.

"Je n'ai jamais..."
Il y eut une hésitation comme si la phrase n'avait pas été composé d'avance dans sa tête. "Été marié a une femme!" Ses yeux pales et étrange revinrent a ceux d'Océane. C'était clair dit comme ca non? Peut être pas. "Je n'ai jamais... eu d’expérience avec une femme?" Il pencha la tête sur le coté dans ce geste caractéristique si souvent remarqué chez les chiens. La phrase avait été ponctué a la façon d'une question, comme si au final il n'était pas lui même sure de cette affirmation.
Était ce vraiment un secret de toute manière?
Ce n'était pas le genre de sujet qu'il aimait a aborder avec ses collègues! Ceux la se foutaient de lui lorsque cela se faisait remarquer, le plongeant bien souvent dans un état de gène très visible.
Wilhelm devait avoir quoi? Dans les 25 ans? Ce n'était pas normal de ne pas avoir fondé de famille ou de n'avoir même pas une fille qui l'attendait dans un port! Pourtant, s'il n'avait pas été si abimé, il aurait pu être mignon.
Pas beau, fallait pas déconner.

Un secret... Un secret... Cherche DogFish, cherche dans ta tête. De déçois pas la belle Maria.

"J'aime obéir aux ordres..."
Vraiment un secret ca? C'était pas comme si ca ne se voyait pas! Mais ce n'était pas que par ce que c'était mal de désobéir, ou par ce qu'obéir rendait les missions plus efficace. Ce n'était pas un plaisir de l'ordre des choses! non. Il aimait qu'on lui ordonne. "Et des fois... J'aime bien..." Une sourire lui fendit le visage, qu'il ravala cependant, cherchant a se contrôler, ce qu'il allait dire ce n'était pas quelque chose dont on pouvait tirer une fierté! "Quand on me donne des coups de pieds!"
Ho que c'était malsain!
Son regard plein d'envie glissa une énième fois sur les pieds de la belle, toujours visible, a un mètre de lui. Intouchable, intouchable...Pas toucher!

"J'aime les pieds... Par ce qu'ils sont beau! Et rassurant... Et doux.. Et.. Et...Parfait!"
Ses yeux ne les quittaient plus d'ailleurs, un peu comme si désormais c'était a eux qu'il parlait, comme hypnotisé.
Et ca c'était un secret?
Allez DogFish, fais un effort...
Ton secret!
"J'aime les avoir avec moi... Tout le temps."

Raconte lui, Wilh!
"Quand j'en vois de si beau, j'aime pas les voir repartir..."
Son visage se fait doux, mélancolique, bercé d'expression bienveillante.
"Alors..."

Alors?

"Alors je les découpe."
Il eut un mouvement de sourcils vers le haut, comme s'il était étonné de ses propres mots, et pourtant, aucune autre réaction ne suivit. Comme absent.
"Et je les garde précieusement. J'en prend soin. Grand soin."

Mieux que leurs anciens propriétaires!

Ca ne faisait pas si longtemps que Wilhelm s'adonnait au découpage, mais cela commençait a se savoir sur le Jolly Roger. Les rumeurs allaient bon train entre pirates.

Ses yeux se détachèrent enfin des pieds de la sirène, se fixant de nouveau vers son visage. Si belle.
"Est ce que c'est mal?"

C'était qu'il avait un léger doute quand même.






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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Dim 10 Juil 2016 - 2:10


Il le fera. Elle le sait. Bien sûr qu'il le fera. Qu'il se mettra à nu, qu'il se roulera dans les aveux et les confessions. Il le fera car elle le veut. Et ce qu'elle désire, toujours elle finit par l'avoir.

Il est à elle.

En son for intérieur, la belle commente les aveux qui finissent bien par arriver. Le début est plutôt fade, à vrai dire. Jamais marié ? Jamais été avec une femme ? Allons bon, rien de bien extraordinaire. De justesse, elle retient un sourire narquois. Pauvre chéri, si tu savais. Tu n'es pas prêt d'en avoir, d'expérience avec une femme. Parce que désormais tu es à elle, et qu'elle, justement, n'en est pas une. Tu ne dois pas la considérer comme une femme, DogFish. Tu dois la voir comme ta Déesse. Rien que ça.

Les ordres, ça non plus ce n'est pas très surprenant. Il suffit de voir comment tu t'exécutes. Comment tu ramperais pour elle, à sa demande, à un geste. Mais c'est une belle et bonne chose, le sais-tu ? C'est là une qualité qu'elle apprécie chez toi. Tu sais où est ta place, DogFish. A défaut d'être brillant, au moins as-tu cette humilité servile, au moins as-tu ce zèle qu'elle savoure. Si tu n'étais pas humains, juste pour ça, peut-être t'aurait-elle apprécié un peu. Juste un peu. Maria en revanche est troublée de te découvrir ainsi. Les coups de pieds, notamment, lui arrache une moue surprise. Océane, elle, en aurait éclaté de rire. Servile et masochiste, donc. Elle aime ça. Tu es décidément un beau jouet.

Et elle s'arrête de sourire, quand tu lui sors le plat de résistance. Les pieds. Elle le sait, que tu attaques le vrai sujet, à ton expression. Au temps que tu y passes, à ta manière de bafouiller. Ses yeux brillent, les vois-tu ? Non, tu es justement obnubilé par ses pieds blancs à elle. Un frisson, quand tu parles de les couper. Chasse. Elle peut comprendre ça, d'une certaine façon, d'avoir des trésors que l'on garde pour soi.

Un sourire, quand tu la regardes enfin. Quand tu demandes son approbation. Quand tu lui poses ton soucis moral. Est-ce mal ? Un sourire, oui, et des yeux brillants. Un sourire carnassier, excité. Satisfait, étrangement. Et sa voix est de velours quand elle résonne, presque fière de toi.

- Non, ce n'est pas mal. Tu peux les couper. Les gens n'en ont que faire, après tout.


Terrible Maria ? Non, c'est plutôt Océane qui prend les rênes. Au diable la prude jalouse ! Au diable les drames sentimentaux !

- La chair n'est là que pour être aimée, admirée. Frôlée, sentie. Pieds, mains, qu'importe. Nous avons des sens pour sentir, pour toucher et goûter et sentir. Nous avons une âme pour aimer et apprécier, nous n'avons qu'une vie. N'est-il pas normal de vouloir être satisfait de son existence ?

Belle Océane, dangereuse Océane. D'un geste souple, ses pieds se croisent dans l'autre sens, comme pour le simple plaisir de les sentir vivre et bouger.

- Tu peux couper tous les pieds que tu veux, DogFish, sauf deux. Les miens.

Bon voyons. Préservons notre intégrité, c'est ça ? Mais le regard intense de la belle, la nuit de ses iris qui est plantée dans l'azur des tiens. Ses yeux ont un tout autre message pour toi.

- Ils te seront inaccessibles à jamais, Wilhelm. Pour que tu en rêves encore et toujours. Que jamais ton désir de moi ne s'essouffle.


Souple, elle glisse le long de la malle pour s'accroupir devant toi dans un mouvement fluide et continu. Un froissement de velours, et le tissu masque désormais ton fruit interdit. Mais ses mains, Wilhelm. Ses mains pâles encadrent ton visage. Elle te touche enfin, Wilhelm, mais c'est si léger que tu pourrais peut-être bien le rêver. Ses yeux brillent, de joie, d'excitation. D'autre chose.

- Nous pouvons les chasser ensemble.

Pardon ?

- Tu auras leur pieds, si tu les veux. Accorde moi leurs corps, ce dont tu ne veux pas de toute façon. Je les rendrai au Père Océan.

Ses mains te délaissent pour se poser sur le sol et servir d'appui. Mais son port est droit, son regard dans le tien, et le menton se redresse fièrement. Chasseresse.

- Le veux-tu ?

Qui a dit qu'Arthémis ne pouvait être créature d'eau ?






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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Lun 18 Juil 2016 - 17:40

Lorsque la belle lui répondit, effaçant ses doutes déjà bien léger, les balayant d'un revers de la main dans un geste gracile, DogFish se sentit comme revivre, comme si soudain, on lui avait donné l'occasion de respirer, que jusqu'ici, il n'avait fait que s’étouffer dans la vie.

Les mots de Maria, ils étaient beau! Enveloppés de velours, sa voix charmeuse et enjôleuse les dessinant tel des joyeux de cristal! Doux a l'oreille, ils réconfortaient!

"Nous n'avons qu'une vie. N'est-il pas normal de vouloir être satisfait de son existence ?"

Les doutes n'existaient plus désormais, car évidemment.. Évidemment qu'elle avait raison la belle demoiselle. Comment lui donner tord?
Elle savait!
Lui, il n'avait cas l’écouter sagement, tout prendre comme argent comptant! Ces lèvres la, appétissantes, elles ne pouvaient que dire la vérité n'est ce pas?

- Tu peux couper tous les pieds que tu veux, DogFish, sauf deux. Les miens.

La respiration de Wilhelm se fit un peu plus rapide alors qu'il se mordait la lèvre inférieure. Déçu?
Peut être un chouilla! Mais Maria allait rectifier ça!
A sa manière.

- Ils te seront inaccessibles à jamais, Wilhelm. Pour que tu en rêves encore et toujours. Que jamais ton désir de moi ne s'essouffle.


Et alors que la sirène glissait de son trône improvisé, s'accroupissant devant lui, le cœur du pirate s'emballait, ses joues pales s'enflammaient, se teintant de rouge, colorant son visage comme celui d'un adolescent a qui une jeune fille venait de faire la plus belle des déclarations, pour la première fois de sa courte vie.
Les mains blanches et douces d'Océane se levèrent, faisant frissonner le traqueur alors que dans un effleurement, elles lui caressèrent la peau comme pour calmer ce feu ardent qui la consumait.
Fraiche.
Elles étaient fraiche, les mains de la belle! Et ses yeux noirs... Plus noir que la nuit, ils brillaient d'une lueur... Excitante.

- Nous pouvons les chasser ensemble.


En réponse silencieuse, les yeux bleus de Wilhelm s'agrandirent, ses pupilles pales se dilatant alors que sa respiration se faisait plus rapide encore.

"Tu auras leur pieds, si tu les veux. Accorde moi leurs corps, ce dont tu ne veux pas de toute façon." "Tout ce que tu voudra!" Le blondinet était accroché a ses yeux, pendu a ses lèvres. "Je les rendrai au Père Océan."

Père Océan?
Les sublimes mains relâchèrent le visage du flibustier, lui rendant un semblant de liberté dont il ne voulait pourtant pas.

- Le veux-tu ?
"Oui je le veux!" Cent fois il le voulait! Mille fois il en rêvait! "Tout les corps seront a toi, j'en fais le serment!"
La douce Maria avait parlé de chasse, donnée qui jurait bizarrement avec l'image dont le pirate se faisait d'elle! "Qu'en fera tu?" Piqué par la curiosité, il n'avait même pas songé a se taire. "Es tu une guerrière? Une fière chasseuse?" Il avait envie de savoir! N'avait-elle pas dit que peut être lui soufflerait-elle ses secrets a elle si lui partageait les siens?
Peut être.
"Et qui est ce Père Océan? Est ce que c'est ton père qui se fait appeler comme ca?"
Si c'était bien lui, Wilhelm était bien curieux de cet homme la! Sans doute quelqu'un de grande valeur pour avoir mit au monde une si belle créature!






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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Dim 24 Juil 2016 - 16:59


Un chiot. Un agneau. Elle le voit, n'en perd pas une miette quand le visage de DogFish s'embrase de pourpre. Sensible. Tendre, aussi, oh ! Si tendre. Il y a presque de la tendresse quand elle te frôle, ô pirate. Tu sais comment réagir, d'instinct. Tu sais ce qu'elle attends de toi sans en avoir conscience. Cette réaction, cet émoi, c'est exactement ce qu'elle te demande. Il y a  presque de la tendresse quand elle caresse ta joue et qu'elle te regarde. Quand elle te libère, te regarde. Te sourit avec excitation. Comme on admire un chien savant dont on est fier.

Tout ce qu'elle voudra ? Brave garçon.
Tiens, un autre sourire pour la peine.

Tout ce qu'elle veut tu le lui accordes de bon cœur. Tout ce qu'elle veut, tu le lui promets. Son sourire s'agrandit un peu plus, et à ton serment et frôle ta mâchoire du revers de ses doigts. En cet instant, elle t’apprécie presque. La belle se relève doucement, étire longuement ses bras, son dos, ses épaules, sa nuque. Elle prend son temps pour te répondre, te laisse mariner un peu. peut-être même qu'elle a oublié tes questions ? Ce n'est qu'après quelques minutes qu'elle te regarde à nouveau, et à nouveau cet éclat de prédateur dans le sourire. Cette lueur chasseresse dans le regard.

- Guerrière ? Chasseresse ? Sans doute pourrait-on le dire. Je suis femme, voilà tout.

Se baissant à nouveau, l'Originelle agrippe tes habits au niveau du torse et te tire vers le haut pour t'intimer de te lever. Il y a eu l'interdiction de contact, maintenant voilà qu'elle le recherche en un sens.

- Je ne reçois d'ordre de personne, Homme. Personne si ce n'est mon Père l'Océan. Ne doit-on pas respecter ses aînés ? Qui respectes-tu, Pirate ?

Un pas vers toi, la main sur le torse. Le visage près, si près du tien que tu dois sentir son souffle frôle tes lèvres. Mais sa main libre déjà vient se poser sur ta bouche alors qu'elle te regarde de ses yeux abyssaux.

- Tu auras leur pieds, moi leurs corps. Peu importe. Ils finiront boursouflés, emplis d'eau et sels, ils nourriront mon Père et les miens car ils se sont bons qu'à ça. As-tu déjà vu un corps se transformer, dis-moi ? Sais-tu combien d'âme un homme peut nourrir ? N'est-ce pas la plus belle offrande que de créer la vie et la perpétrer à partir d'un bête tas de chair et de sang amorphe ?

Nouveau sourire carnassier, et sa main se décale à mi chemin entre ta mâchoire et ta joue. Mais son pouce oui. Son pouce reste et caresse tes lèvres nonchalamment.

- Donner une nouvelle utilité à un déchet, n'est-ce pas un bel hommage ?

Silence. Océane t'observe intensément, Maria est reléguée au placard, adios, basta. Inutile sentimentale, que connais-tu à la vie ? AU jeu ? A la chasse et son adrénaline grisante ? Rien. Océane se penche un peu plus vers toi, le pirate, son buste contre le tien pour que tu sentes sont souffle, son cœur. Et surtout, surtout. Qu'elle sente le tient. Son visage glisse à côté du tien, et sa voix de velours susurre à ton oreille.

- C'est décidé. Nous chasserons.

Soudain la voilà qui se décolle et s'éloigne à reculons de quelques pas. Un mètre, exactement. Sa main est dressée entre vous comme un bouclier.

- Dans trois nuits, nous nous reverrons. Je te trouverai. Mais sache que je veux que tes nuits soient miennes. Sans concession. Je te veux à moi, à jamais. Tu auras trois jours pour te décider.

Une seconde. Deux. Trois. Son port est droit et froid quand elle reprend la parole. Adieu la sensuelle, bonjour l'Impériale.

- Si dans trois nuits tu t'aventures hors du navire, c'est que tu acceptes ce marché. Si tu restes sur le Jolly Roger, c'est que tu refuses. Est-ce clair ? Et si tu acceptes, alors je ne veux aucun regret, aucune protestation. Si tu acceptes, alors je serais ta Muse, ta Déesse, ton univers. La seule femme que tu contempleras, nue ou dévêtue. La seule avec qui tu partageras tes nuits et qui occupera tes pensées.

Nulle promesse de partager la couche, mais elle se doute bien qu'il doit y penser. Bah ! S'il accepte le marché, il accepte son autorité suprême. Il n'aura qu'à bien se tenir. Après tout, elle ne lui promet rien de sa part à elle.

- En échange, je ne peux te promettre quoi que ce soit. Je ne veux pas d'un accord commercial ou que tu fasses ça pour une récompense. Je veux que tu fasses ça pour moi. Moi telle que je suis ce soir, telle que tu me vois. Telle que tu m'as vu l'autre soir.

Sa main se baisse, mais ses yeux restent braqués dans les tiens.

- Réfléchis à cela, Wilhelm DogFish. Car il n'y aura pas de retour possible.

Silence. Elle reste immobile à te toiser, comme si d'être vivant elle était devenue statue. Et d'un coup, frsch ! Le tissu froisse, et la voilà qui fait volte-face vivement pour finalement s'engouffrer dans l'eau sans un regard en arrière.

Adieu, DogFish. Ou peut-être à bientôt.






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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Lun 25 Juil 2016 - 18:00

Sous le charme.
Complètement et définitivement sous le charme.
Alors que la belle s’étirait de tout son long, déliant ses muscles fins, se grandissant tout en se relevant, DogFish, toujours a ses pieds était en admiration totale, suspendue a ses lèvres, a son corps, a elle tout entière.
Elle avait su trouver les mots et les gestes pour ensorceler le brave cabot!
Ho, en réalité il n'en fallait pas beaucoup, mais encore fallait-il trouver la bonne recette!
Océane, elle, semblait la posséder naturellement.
Tempérament de leader, cheffe née, elle était la quintessence même de toute ce que cherchait Wilhelm chez un autre.

"Je suis femme, voilà tout."


Femme, oui! Femme! Avec un grand F! De ces enchanteresses qu'on ne peut toucher, qu'on ose même pas frôler par ce qu'elles imposent tellement leur féminité, leur force sans limite qu'elles en deviennent parfaitement intimidante et ce pour leur plus grand plaisir!
La belle attrapa soudain DogFish par le col, tirant dessus pour qu'il se relève, ce qu'il fit bien évidemment sans broncher, la fixant de ses grands yeux pales, n'osant pas décrocher un mot.

"Je ne reçois d'ordre de personne, Homme."
Un frisson parcouru l’échine du pirate. "Personne si ce n'est mon Père l'Océan." Son père l'Océan... Cela sonnait comme une énigme! Wilhelm ne comprenait pas. "Ne doit-on pas respecter ses aînés ? Qui respectes-tu, Pirate ?"
"Toi!" La réponse était venu machinalement, et l'instant d'après, l'image de son capitaine lui vint a l'esprit.
"Et le capitaine Hook"

Elle s'approcha alors. Près, si près. Wilhelm pouvait sentir sa main sur son torse, elle semblait brulante, plus chaude qu'un tison ardent. Une chaleur dévorante! Mais le pirate voulait bien se faire dévorer, si c'était pas une si belle créature! Il ne savait pas a quel point il pensait bien.
Son doigt gracile mais tout aussi chaud se posa soudain sur les lèvres de DogFish comme pour lui intimer le silence et c'est alors qu'il se sentit comme aspirer, entrainer vers les abysses de ces yeux sombres, aussi sombre que le fin fond des océans.

Ca parla de pieds, ca parle de corps, de cadavres pourrissant dans les eaux. DogFish connaissait ca! En tant que pirate, il en avait croisé plus d'un, des morts de ce genre la! Ce qui marquait le plus?
L'odeur.
La créature posa des questions, mais appelaient elles vraiment a une réponse? Non. Le pouce qui caressait les lèvres du garçon semblait en attester. Et ce geste, cette proximité! Cela mettait tout les sens du matelot aux aboies.
Ca parlait de chair, de sang, et plus la sirène parlait, plus elle jouait avec lui, plus le pirate se sentait excité, voir même exalté, buvant ses paroles sans discontinuité.

- Donner une nouvelle utilité à un déchet, n'est-ce pas un bel hommage ?
Il cligna des yeux, secouant très légèrement la tete a la positive, comme hypnotisé par ce regard intense.
Et puis, la proximité se fit plus belle encore, et tout contre lui, la poitrine se pressa, a lui en faire rater un battement de cœur qui comme paniqué se mettait a cogner a toute vitesse, plus fort, plus fort encore, presque a lui en faire mal. Elle était douce, si douce, elle sentait bon, si bon. L'odeur de la mer, de l'iode. Satiné comme les algues sous marine qui frôlaient les chevilles. Son visage glissa sur celui du pirate dans une caresse dont il n'aurait jamais ne serait ce que rêvé.

- C'est décidé. Nous chasserons.

L'impacte de sa voix fut si fort, si troublant de son grain tout près de son oreille que Wilhelm en lâcha un gémissement a peine contenu! Et pourtant, ce fut a ce moment qu'elle se détacha soudain de lui, le laissant la, dans le froid.
Le traqueur ne pu s’empêcher de faire un pas vers elle, trop frustré de la situation, mais une main l’arrêta sans même le toucher.
Tendu entre lui et elle, le geste semblait avoir autant d'impact qu'un champ de force.
Sage le chien.

"Dans trois nuits, nous nous reverrons."
La belle imposait dès a présent ses conditions et le pirate lui, l’écoutait attentivement.
" Est-ce clair ?" Il agita la tête a la positive, une fois n'était pas coutume.
Trois nuits? Avait-il réellement besoin de tant de temps pour se décider?
Pourtant, C'était tout vu.
Bien sur qu'il la rejoindrait! Mille fois il la retrouverait! Pas une seconde d’hésitation! Qui aurait hésité?

"Si tu acceptes, alors je serais ta Muse, ta Déesse, ton univers. La seule femme que tu contempleras, nue ou dévêtue. La seule avec qui tu partageras tes nuits et qui occupera tes pensées."
Il se mordit la lèvre inférieure face a tant d’espérance. Ses pieds.. Il pourrait admirer ses pieds et leur vouer tout son amour. Ses pieds oui, mais pas que! Son corps, ses lèvres, ses hanches, ses seins, sa nuque... Tout en elle attisait les sens du pirate.

La main de la belle s'abaissa comme elle aurait pu abaisser un bouclier.

"Réfléchis à cela, Wilhelm DogFish. Car il n'y aura pas de retour possible."

Il y eut un moment de silence absolue ou l'un comme l'autre se fixaient intensément, a un mètre de distance, et soudain, Océane se retourna, courant a vive allure! Le blondinet, par réflexe, se rua sur elle, courant sur ses talons, mais s’arrêta brutalement a la rambarde de l’épave, saisissant le bois de ses mains et se penchant en avant alors que la belle avait sauté, plongeant dans les abysses et disparaissant instantanément.

"Comment est ce que tu me trouvera??!"
La question n'eut droit a aucune réponse a par celles des clapotis de l'eau noire qui faisait désormais face a DogFish.
Et quel était cette magie?
Les yeux du traqueur scrutèrent la surface des vagues pendant quelques minutes encore, cherchant a capter le moindre mouvement trahissant une quelconque présence.
Mais rien.
Non, rien ne se montra.
Alors, lentement, Wilhelm se redressa, laissant l'une de ses mains caresser la rambarde, le regard un peu perdu, plongé dans ses pensées.
Trois jours.
Trois jours a attendre pour peut être la revoir.

Si les trois minutes qui venaient de s'écouler lui parurent déjà des siècles, alors ces trois journées auraient l’apparence de millénaires.






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L'Ombre
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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   Lun 15 Aoû 2016 - 16:28

The End


Allons petit pirate, penses-tu qu'une sirène,
Peinera à retrouver le chemin qui la mène,
Jusqu'à toi, poisson chien, qu'elle a déjà choisi,
Dans le rôle de celui qui, de tous, la chérit ?


FIN DE L'AVENTURE




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MessageSujet: Re: Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation   

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