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Dummy
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MessageSujet: MasterChef   Ven 1 Jan 2016 - 19:46

« Les jours de canicule sont les meilleurs pour chasser des insectes » ! Si Dummy pouvait parler, c'est sans doute ce qu'il dirait, et il aurait raison. Lorsqu'il fait chaud et sec, les endroits humides et plus froids sont pris d'assaut par les cloportes, les fourmis, les mouches, tout ce qui est bon à être croqué.
Nous sommes aux premiers jours de la grande canicule qui frappe l'Île, et la situation est très loin d'être alarmante. Les réserves de nourriture et d'eau sont encore pleines, et les plantes et les animaux sont en parfaite santé, boostés par l'énergie apportée par le soleil. Autour de nous, les Garçons Perdus commencent déjà à porter des chapeaux et à s'habiller plus léger ; des petits groupes d'enfants survoltés par le mercure montant chahutent çà et là à tous les étages de l'Arbre. En tendant l'oreille, on entend successivement les cris des oiseaux, puis ceux des Perdus, entremêlés dans une apaisante cacophonie.
Dummy, comme à chaque jour de beau temps, a cherché la fraîcheur. Il s'est retrouvé à déambuler entre les cabanes et les branches, entre les échelles et les ponts de singe, à tenter de dégoter un endroit ombragé, où les rayons du soleil ne frapperaient pas son grand crâne trop chevelu, et où la nourriture fourmillerait dans la terre tiède. Et il l'a trouvé.

Repérée depuis une haute plateforme à plus de 15 mètres de hauteur, le Fourmilier s'est élancé vers l'Infirmerie, presque en faisant du base-jump ; sans hésitation, il a sauté dans le vide, a dérapé sur les écorces, glissé sur les racines, s'est retenu aux lianes, et a atterri sans dommages sur le plancher des vaches. Comme certains le disent souvent : son boulot de Grimpeur, il l'a pas volé, l'Handicapé.
Puis il s'est approché droit vers la passerelle de la Cabane principale des Soigneurs, et s'est faufilé en-dessous ; ce coin-là, c'est la caverne d'Ali Baba des petites saloperies : à l'ombre du pont-levis, une sorte de micro-climat s'est formé, et est devenu un véritable nid à nuisibles. Songez au pire insecte que l'on peut dégoter dans vos cauchemars, il y a une chance sur deux qu'il s'y trouve. Criquets, mille-pattes, cloportes, papillons de nuit qui se cachent du jour, tout y est ! Et forcément, ce genre de repaire, Dummy adore.
Il n'attend pas plus longtemps, et tout en ouvrant des yeux ronds de gourmandise, il se met à farfouiller entre les brins d'herbes, à retourner la boue, et à éjecter ses victimes dans sa bouche sale. De temps en temps, des bruits de pas au-dessus de lui, signe que des Soigneurs ou des blessés vont et viennent de l'Infirmerie, font craquer la passerelle. Il n'y prête guère attention, trop occupé à jouer au prédateur.
Puis, soudainement, un long son de roues survient, et fait grincer le bois de son toit. Intrigué par ce tapage inhabituel qui lui fait penser à un grondement d'orage, Dummy sort de sa cachette, les mains noires de terre et de cadavres d'insectes saisis trop fort.
Il tombe nez à nez avec une curieuse congénère : outre le fait qu'elle ait de longs cheveux blonds – qui doivent énormément la gêner pour grimper aux arbres, la jeune fille est assise sur un curieux appareil, une machine qu'il a déjà croisé lors de sa vie à l'Arbre, mais dont il ne s'en est jamais assez soucié pour s'en approcher de près ; le voilà maintenant suffisamment près pour en identifier la propriétaire !
Il reporte son attention sur cette dernière ; après des lunes à côtoyer ses camarades, il a fini par apprendre qu'il est nécessaire de regarder quelqu'un dans les yeux lorsque l'on se trouve en face. Comme à chaque nouvelle rencontre avec un inconnu, il lui sourit, un sourire radieux mais figé, bloqué jusqu'aux oreilles, et qui ne laisse pas voir ses dents souillées par le sang des insectes.
Il lui vient une idée : et s'il lui montrait ses trésors ? Voilà qui créerait peut-être un lien affectif costaud ! Le plan est immédiatement adopté, et avec un geste rapide, l'enfant pointe sa planque, toujours remplie de bestioles grouillantes, avant de s'y ruer, en espérant qu'elle le suive dans son aventure culinaire.






Dummy parle en...
...Ah bah, non, en fait.
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Jay
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MessageSujet: Re: MasterChef   Dim 10 Avr 2016 - 4:08


« Jay ! Jay réveille toi ! »


Tu avais mal à la tête, peu à peu la petite voix se fit moins floue. Comme sortant d'un trou noir ton cerveau se reconnecta à l'univers. Ta vision aussi se fit plus claire et cette nausée...


«  Jay ça va ? »


Tu regardas l'enfant de huit ans qui te posait la question, tu eus la force de lui sourire mais pas de répondre à sa question.


«  Tu as l'air malade Jay ! »


Tu voyais l'enfant froncer les sourcils très inquiète. Toi ? Malade ?

« Il est où Baldy ? »

Baldy ! Tout te revint soudain, la faiblesse du petit garçon chauve, tes plantes qui n'agissent pas, sa fièvre qui monte, toi qui paniques mais restes calme en apparence, toi qui prépares de multiples remèdes, toi qui chantes mille chansons, toi qui câlines cet enfant qui tombe malade si souvent, et sa dernière nuit que tu as passé à le veiller, à le bercer...Et de cette réponse que tu as lui as donné...au tout ira bien Jay n'est ce pas ? Tu avais acquiescé dans un tout ira bien avec ce tendre sourire que tu abordes si souvent sincère et rassurant. Et ce rire qu'avait eu l'enfant avant son dernier souffle, ce rire qui signifiait bien que ton sourire était sincère mais que tes paroles tremblaient, et qu'il le comprenait et qu'il t'en pardonnait. Puis il était mort. Il a simplement fermé les yeux dans un sourire , sa tête blottie dans tes bras alors que le jour était chanté, et il était parti. Non pas pour un autre monde, juste parti, et bientôt ce sera de la tête de la plupart des gens. Effacé...Tu avais longtemps tenu sa main avant de t'assoupir, à ton réveil son corps ne reposait plus.


« Jay ! » insista la fillette au bord des larmes, que tu essuyas dans un doux : «  J'ai juste besoin d'un peu de soleil et d'air , je vais sortir un peu, toi essayes de dormir. » Tu lui souris, la fillette se remit au lit. Elle elle allait guérir mais un seul mot t'obsédait en cet instant : * Menteuse*

Tu avait menti oui, menteuse, pourtant avant tu y croyais à tes mensonges...avant tu supportais...la mort. Mais plus le temps passait et plus tu passais de temps auprès d'un enfant condamné, plus tu te démenais contre la maladie, plus tu préparais moult de remèdes plus tu fatiguais, plus l'enfant en toi se révoltait et...s'usait, il ne grandissait pas ou du moins pas assez pour qu'on le constate mais il se blessait, et tu avais beau lui bricoler des sucreries rien ne l'arrêtait dans son combat contre ce qu'il n’acceptait plus...Face à ce que tu n'acceptais plus.


*Menteuse*

Tu roulas et atteignis tant bien que mal la passerelle, du soleil il y en avait, de l'air aussi mais le cœur n'y était pas.


*Menteuse*


Alors que tu retenais tes larmes, une petite tête d'encre surgit de sous la passerelle...Tu sursautas et tentas de respirer calmement, ne pas pleurer, surtout ne pas pleurer...Elle te souriait la petite tête, tu tentas de faire de même mais tu ne pus pas, trop de comédie en trop peu de temps pensas-tu amèrement.

Tu avais déjà vu ce petit grimpeur mais tu étais si occupée que tu ne t'y étais pas attardée, bien sûr tu avais entendu des rumeurs sur son handicap, mais tu ne le voyais pas pour autant comme un idiot, c'était un enfant, et d'abord que signifie ce mot ? Tu te souvins avoir déjà sermonné des mauvais petits farceurs qui parlaient de lui. Dummy ? Bête ? Et puis quoi encore ? L'idiotie ne réside pas en la capacité à voir le monde comme l'autre, elle réside à ne pas accepter que chacun voit le monde différemment. Et même si tu le connaissais peu et alors qu'il te montrait sa cachette, ton sermon  se confirma. Sermon que tu n'avais pas le rôle de faire. Un jour frôler les limites de ton rôle te retombera dessus Jay. Mais tu n'y pensais pas.


« Dummy...Je ne peux pas aller sous la passerelle... Tu sais ... »


Tu espérais avoir capté son attention, et continuas dans un rire cristallin :
«  Mes jambes, elles en font qu'à leur tête ! C'est un peu comme si elle étaient là sans être là ! »

Tu souris malicieusement :
«  Peut-être qu'elles dorment. » Un sourire franc se dessina sur ton visage : «  Oui ça doit être ça ! »

Tu ne savais pas si Dummy avait tout compris...mais ce qui t'importait était de lui parler. Ton regard se perdit dans le vague :
«  Dummy en fait tu  es juste un rêveur toi aussi ! Et peut-être que tu rêves tant que cela fait qu'ici tu ne peux pas agir comme les autres gens le voudraient. Mais tu sais...Dummy ce qui compte dans tout ça c'est que tu existes. Tu sais ...Si des garçons perdus t'embêtent je veux bien venir t'aider moi. »

Mais que racontais tu ? Toi, simple humaine même pas capable de marcher pour guider les récolteurs dans leur recherche de plantes...Toi, qui étais si fatiguée, tu voulais protéger des assauts des moqueurs ce garçonnet ? Ce n'est pas ton rôle, tu auras des ennuis un jour Jay, et puis regarde toi tu n'as même pas été capable de :


« Même si je n'ai pas sauvé Baldy...Je lui ai menti Dummy...Je lui ai menti...Et il a ri...Je deviens faible Dummy...Je suis qu'une menteuse et j'ai pas pas pas sauvé Baldy ! »


Tes larmes coulaient à flot à présent, il faisait chaud, les insectes grouillaient toujours sous la passerelle et tu avais terriblement honte de pleurer devant un enfant perdu, un membre de ta famille.

Tu reniflas tentant de te calmer mais les larmes redoublèrent mais toujours en silence tel un ruisseau perdu dans le désert. Peut-être que Dummy n'avait pas tout saisi, et de quel droit l'appelais tu à l'aide ? Pourtant tu le faisais et en goutte de douleurs tu demandas alors :
« Qu'est ce que je dois faire Dummy ? Qu'est ce que je dois faire ? »

Un nuée de papillons multicolores s'envola de sous la passerelle jouant avec les rayons dorés du soleil, on aurait dit des dizaines d'arcs-en-ciel animés d'un souffle de lumière. Et dans tes larmes silencieuse aucun reproche, tu n'avais fait d'ailleurs que dire calmement ta question, mais tu l'avais dit, Dummy comprenait-il ? Au fond peu importait qu'il en comprenne le sens, tu tentais juste d'en exprimer l'essence : Tu avais besoin qu'il te sourit encore et peut-être même, tu avais entendu qu'il mangeait les insectes, que tu pourrais lui préparer, dans le dos des mères, un pique-nique royal, qui le rendra heureux.

Toi qui veux tant donner Jay, tu pleurais, toi qui veux protéger Jay, tu sanglotais, et c'est comme si rien ne pouvait arrêter le ruisseau de couler dans le silence mêlé aux bruits, de l'intérieur de l'infirmerie, du Sahara, plusieurs fois tu tentas de retrouver ton calme mais tu ne réussis pas. La fatigue et le désarroi l'emportant sur tout le reste.

Les papillons étaient loin à présent.
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MessageSujet: Re: MasterChef   Mer 17 Aoû 2016 - 23:48

Et l'assise commence à parler.
Elle parle longtemps, avec un grand intérêt peint sur son visage. Elle lui sourit, il entend plusieurs fois son nom, mais elle parle trop bas, beaucoup trop bas. Sa voix ne lui paraît qu'un lointain écho, un léger glouglou de moulin à parole perdu au fond d'une crevasse.
À l'heure actuelle, Dummy a encore du mal avec le concept de langage. Bien qu'il sache parfaitement que ça peut servir à s'adresser à quelqu'un, à partir du moment où les mots ne recherchent pas une action immédiate chez l'autre, comme celle d'aller chercher des pommes tombées ou de s'en aller, tout baragouinage perd tout son intérêt aux yeux de l'handicapé. Il n'attend que d'apprendre qu'en dehors des injonctions, il y a aussi les discussions.
Et, actuellement, Jay tente une discussion.

Du peu de politesse qu'on lui a inculqué, Dummy en a retenu qu'on ne devait pas s'enfuir devant des mots quand on vous les adresse à vous, et à personne d'autre. Il reste donc là, planté comme un platane, et, à mesure que son sourire automatique se détériore sous l'effet de l'ennui profond, Jay pleure de plus en plus.
Il se demande, l'espace d'un bref instant où son intérêt renaît de ses cendres, si ce n'est pas le fait qu'il ne comprenne rien à ce qu'elle lui dit qui l'attriste. Sur le moment, il hésite à sauter dans ses bras, pour rechercher le lien malgré ses étourderies, mais une question le traverse : pourquoi reste-elle assise ?

D'habitude, lorsqu'on lui cause, les autres Perdus sont debouts, sauf lorsque l'on mange, ou que la majorité des enfants sont déjà assis, comme dans certains jeux. Mais cette fille, au lieu d'être debout comme tous les passants, ou comme Dummy, elle reste assise. Soudain, éclair de génie : elle est sans doute blessée ! Rien ne le prouve, mais avec toute sa simplicité d'esprit, le Fourmilier en est déjà persuadé. Et une idée qui lui vient aussi subitement ne peut qu'être bonne ; il aime se contenter des minces preuves d'intelligences dont il est capable.

Second dilemme, si intense qu'il le plonge dans une réflexion le faisant négliger les papillons qui passent au-dessus d'eux : pourquoi devenir ami avec une blessée ? Les blessés, c'est comme les malades et les vieux ; c'est ceux qui se traînent à l'arrière du troupeau et qui se font boulotter au moindre prédateur avec un peu de jugeote. Ils ne sont d'aucune aide, et il n'y a aucun bénéfice à les aider non plus.
Et Dummy est du genre pragmatique.

Alors il retourne dans sa cachette, vif comme l'éclair de génie qu'il vient d'avoir.
Mais alors que son pied frôle l'ombre portée par la passerelle, un énorme papillon retardataire, sans doute vieux ou malade, sort de l'antre, et lui file sous le nez. En un clignement d’œil, Dummy tourne sur ses talons, et pourchasse l'insecte.
En trois pas, l'affaire est bouclée, et le magnifique papillon, lumineux comme un brin de soleil et coloré comme une mare sous l'été, termine ses jours entre les deux paumes de l'Handicapé. Ce dernier s'accroupit comme un crapaud, et admire sa victime agonisante, les ailes mortellement froissées par l'impact.
Juste en face de Jay.

Spoiler:
 






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Jay
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MessageSujet: Re: MasterChef   Dim 6 Nov 2016 - 2:00



Tu regardas le papillon aux ailes de soleil. Il était si beau pourtant. Il avait fané comme les fleurs tombent quand la lumière s'en va. Un pincement de cœur te prit, tu étouffais, tu avais peur. Non pas à cause du papillon bien que tu déplores sa mort. Depuis quelques temps tu te sentais étrange. Il était arrivé à de nombreux enfants de l'infirmerie de ne plus te reconnaître. T'effaçais tu ? Non tu étais bien là, bien vivante, tu respirais pourtant ce foutu air pollué par la mort des gamins sur lesquels tu veillais.

Tu aimais tant les voir vivre, tant....que tu en oubliais ta propre existence. Tu pensas à Lovely alors que la nausée te prit. Non tu ne devais pas trébucher ou il serait triste, et la fillette de ce matin et tous les enfants de l'infirmerie qui leur chanterait des chansons ? Qui leur préparerait des remèdes ? Qui leur donnerait en cachette de la lavande qui sent bon que tu cultivais derrière le grand-arbre...de la lavande du bonheur. Qui ? Qui ? Qui ?

Les enfants avaient besoin de ta présence. Et pourtant quelque chose en toi avait cassé comme un voilier en papier déchiré, comme un geai sans aile, une Jay sans lumière, une Jay qui a mal. Des vertiges, de simples étourdissements et puis...plus rien...

Tu commenças à émerger quelques secondes après. Des voix autour de toi. Deux voix, une toute fine et une plus grave. Tu mis du temps à les reconnaître, deux  amis de Lovely.

D'ailleurs Lovely ne les aimait pas, et pourtant les deux gaillards en étaient fans. Lovely n'avait jamais prononcé leur surnom, il les appelait les "Méchants des Joues" car les deux garçons adoraient lui tirer dessus par affection et lui ébouriffer les cheveux dans un rire, les deux "grands", un de neuf, un de douze ans, voyaient le gosse en petit frère mais Lovely ne semblait pas voir de tendresse dans leur affection maladroite et taquine. Enfin d'après ce que toi, Jay, en avait constaté...

Vu que Lovely s'enfuyait à leur vue. Et quand il ne pouvait pas s'enfuir il leur griffait ou les mordait. Tu l'avais tant de fois sermonné pour cela mais il répondait toujours: "Mais c'est pas Lovely c'est les Méchants des Joues!" Alors tu abandonnais l'idée de lui faire la morale. Tu ne l'avais jamais dénoncé, tu avais beau tomber Jay tu tenais trop aux enfants, les enfants...


*LES ENFANTS! * pensas-tu en ouvrant tes yeux d'azur emplis de larmes, te réveillant brusquement.

Une main se posa sur ta tête, le gosse aux cheveux blonds et longs de neuf ans:
"Te bile pas Jay, Things va aller chercher Soul, il s'isole parfois ces derniers temps !"

Things ? Ah oui le plus grand "Méchant des Joues" adorait collectionner tout et surtout n'importe quoi d'où son surnom, parfois cela encombrait tant qu'on le grondait... C'est alors que tu réalisas sa phrase.


"Non!" dis-tu sèchement.

Le gamin sursauta et te regarda stupéfait de ta réaction. Tu voulus te lever...Foutues Jambes...Une main te força à te rallonger.


"Tu as le front brûlant Jay, je te signale!"

C'était Things, de forte constitution, cela l'aidait à porter les plus lourds de ses "trésors" mais aussi à imposer son autorité. Si il n'avait pas été aussi doux et surtout...allergique à la viande il aurait pu être un très bon chasseur. Mais il était sentinelle, faute de pouvoir avoir été diplomate de paix, il possédait trop peu de tact pour cela, trop franc mais surtout trop plein de compassion, il dissimulait mal ses émotions.

Tu n'en démordis pas, tu repoussas le bras avec fermeté. Things ne put que remarquer tes larmes.


"Jay quelqu'un t'a fait du mal ?" demanda le plus jeune très étonné de ta réaction.

Tu baissas le regard, ton corps changeait et tu faisais tout pour le dissimuler. Mais ce mal de ventre et ces nausées que tu mettais sur le compte de la fatigue te restaient sans explication. Tu ne voulais pas les comprendre, tu refusais d'y réfléchir. Et pourtant...


"Tu es bizarre Jay en ce moment...On dirait que tu vas te briser..."
soupira Things en te relâchant. Tu essuyas tes joues brûlantes incapable de prononcer un mot de plus.

"Jay...Est ce que tu en as parlé à Soul ? Peut-être que tu devrais prendre du repos ! Things peut aller le chercher..."
dit le plus jeune très inquiet.

Tu secouas la tête pour dire vivement non, honteuse de ton état.

Sans comprendre, Things déglutit dans un:
" On a trouvé Dummy pas loin quand on est arrivé au moment où tu tournais de l’œil... C'est lui qui t'a blessée ?"

Tu fis silence hochant à nouveau négativement la tête...Dummy...Tu l'avais laissé seul, le pauvre...Tu repensas au papillon, à ce jeu un peu cruel mais si innocent. Tu étais ce papillon au Grand Arbre et un jour tu serais broyée...mais en attendant tu devais retrouver Dummy et t'excuser, lui dire qu'il n'y était pour rien. Juste la fatigue...la fatigue...Comme tu essayais tant de te persuader. Cela faisait combien de temps que tu étais là ? Bien cinq minutes...

" Jay...On est inquiets ! Et je suis sûr que Peter aussi le serait, Peter n'aime pas nous voir triste...Mais  Soul ...est un super soigneur... tu pourras lui dire et après tu seras heureuse ! Et en pleine forme !" tenta d'une voix enjouée le plus petit des gaillards.

Guérir des maux de ventre ? Guérir de ton corps qui changeait ? Mais aussi de ce découragement qui t'envahissait ? Les bouts de tissus serrés sous ta robe ne changeraient pas longtemps les choses...Et ne guériraient pas non plus tes doutes, Peter Pan...Peter aide moi...Peter pardon...Mary Maman...Peter et Mary pardon...Et...Soul pardon aussi...


" D'accord tu n'es pas obligée de parler ni de rencontrer Soul de suite mais...promets moi au moins de te couvrir la tête...il fait chaud aujourd'hui..."
soupira Things en épongeant ton front d'une peau de bête mouillée.

La fillette de tout à l'heure une raccommodeuse de huit ans te tendit un étrange chapeau.
" Je l'ai trouvé, il est pour toi ! Il est joli hein!" sourit celle-ci. Le chapeau blanc et rose avait dû appartenir à une ancienne mère ou garçonne perdue plus grande. Tu le supposais mais tu avais oublié, et ton cœur se serra un peu plus.

" J'ai besoin de prendre l'air, j'ai peur que Dummy s'inquiète."avouas-tu.

Le reste du groupe acquiesça et te laissa partir après t'avoir aidée à monter sur ton fauteuil comme on regarde un oiseau s'envoler un peu tristement mais plein d'espoir de son retour.


"Elle va où Jay ?"
demanda une petite voix. Tu n'entendis pas la réponse.

Dehors il faisait chaud, trop chaud , tu roulas longtemps très inquiète.

"DUMMY ! DUMMY ! DUMMY!" criais-tu sans t'arrêter. Où était-il ? La fièvre ne t'aidait pas à chercher. Tu avais du coup du mal à te concentrer. Mais tu devais le retrouver, tu devais lui présenter tes excuses.

Tu ne savais plus où tu étais de nouveau près de l'infirmerie ou bien plus loin ? Ta tête te tournait, tu arrêtas de pousser sur tes roues quand tu constatas qu'une fourmilière était non loin. Dummy le tueur d'insectes si adorable y était-il ? Tu tentas de t'approcher ignorant toujours ta position exacte tant ta tête te tournait quand soudain tu tombas, ton fauteuil s'étant choqué à un caillou. Tu tombas sur Dummy, tu serras l'enfant dans tes bras si fort que tu aurais pu l'étouffer.

"Dummy ! Dummmy ! Tu vas bien ? Ne t'inquiète pas ! Tu n'y es pour rien..."

Tu le lâchas et te rassis tant bien que mal.


"Dummy je vais te confier un secret, un horrible secret..."


Tu fis silence avant de t'exclamer : " Je crois que je vais bientôt être obligée de m'en aller d'ici ! Partir...oui...je vais partir...car je grandis...je crois..."

Dummy avait-il compris, tu ne le sus pas mais tu décidas de faire quelque chose qui l’intéressait, lui, une sorte de présent pour te faire pardonner. Tu plongeas ta main dans la fourmilière et en sortit une poignée de fourmis, tu leur présentas tes excuses en pensées et les tendis au gamin tout sourire dans un enjoué mais un peu faiblarde en raison de ta fatigue et de ton mal de tête:
" Pour toi Dummy ! Cadeau !"
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Dummy
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MessageSujet: Re: MasterChef   Dim 8 Jan 2017 - 20:10

Du coin de l’œil, l'Handicapé observe l'Assise, et remarque qu'elle ne bouge plus. Ça y est, la blessée est morte, semble-t-il penser, sans éprouver plus de sentiments que ça. Il fourre la carcasse du papillon dans sa bouche et, tout en mastiquant, s'éloigne. Il resterait bien à côté de Jay pour manger les insectes qui grignoteront son cadavre, mais il préfère les grosses proies, pas les ridicules petits charognards qui s'incrustent dans les chairs. Il ne se retourne pas, lorsque les amis de la petite Soigneuse se précipitent hors de l'infirmerie pour la secourir. Tout simplement parce qu'il ne les entend pas accourir...

Quelques temps plus tard, un quart d'heure, une demi-heure, une heure peut-être, Dummy ne s'est, finalement, pas tant éloigné que ça de l'Infirmerie. Accroupi devant une fourmilière, il regarde les ouvrières sortir et rentrer, organisé en de longues files infinies. Il est complètement immobile, cligne à peine des yeux, comme s'il avait peur de manquer quelque chose du spectacle. Des fourmis solitaires grimpent parfois sur ses chaussures, sur ses jambes, sur sa tête, avant de redescendre après de longues minutes à se perdre dans ce labyrinthe qu'est l'humain. Et il ne bronche pas.
Un cri perce les bruits du Grand Arbre, les discussions lointaines et le chant des oiseaux.

- DUMMY ! DUMMY ! DUMMY !

Il entend, mais ne répond pas ; il a reconnu la voix de la blessée. Elle n'est pas morte, finalement... Le Fourmilier accueille la nouvelle avec une immobilité et une neutralité encore plus parfaite.
...Rapidement rompue par Jay, qui apparaît subitement en s'effondrant sur lui et en le serrant dans ses bras.
Brusqué et surpris, Dummy montre les dents face à l'agression, et se dégage un peu brusquement, sans toutefois frapper d'une quelconque manière le Geai, sachant qu'il n'était pas en danger. Irrité, il reste accroupi pendant qu'elle se remet aussi bien qu'elle le peut sur son fauteuil, et décide de l'ignorer, en continuant à regarder sa fourmilière, intacte par miracle.
Elle blablate encore. Une autre tentative de discussion que l'Abruti ne fait pas l'effort d'écouter. À croire que son observation entomologique est plus importante que les problèmes de sa voisine.

Soudain, sans prévenir, Jay plonge sa main dans ce qu'il observait. Dummy ouvre des yeux grands comme des soucoupes et plante un regard de surprise pure dans celui de la Soigneuse. Ses yeux reprennent une ouverture normale lorsqu'il remarque qu'elle lui tend une poignée entière de fourmis et de terre.
Un jeu ?.. pense-t-il.

Il lève le pied, toujours accroupi...

...Bon, pour lui faire plaisir.

...et propulse son talon dans la fourmilière, qui éclate dans une explosion d'ouvrières et de poussière. L'action faite, il repose sa jambe délicatement, et guette une réaction de l'Assise. Pour en encourager une, il avance sa main, et pose sa paume sur son poing. Les fourmis, paniquées, passent de Jay à Dummy, et inversement.
Libre à elle d'interpréter ce geste comme elle l'entend.






Dummy parle en...
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MessageSujet: Re: MasterChef   Dim 26 Mar 2017 - 23:30

Tu acceptas le jeu, jouer, une dernière fois. Te permettre cela, oublier, juste cette fois. Tu regardes les fourmis passer de paume à poing, et tu en manges une, déglutissant un peu, grimaçant mais si c'est ainsi que tu pouvais communiquer avec Dummy tu en oubliais tout sens moral et culinaire habituel. Il faisait si chaud qu'un buisson avait pris feu ce matin, feu vite éteint par des garçons perdus mais le bois fumait encore tout chaud. Tu roulas jusqu'au buisson et sortit une grande feuille d'arbre pliée en quatre de ta poche de robe, une feuille bien solide que tu aimais plier en chapeau pour faire rire les gamins de l'infirmerie, si bien que tu aimais cette plante bien que dépourvue de vertu thérapeutique.

Tu  laissas les fourmis y grimper avant de la poser sur le bois fumant, les fourmis étourdies par la chaleur tentaient de fuir mais c'était si intenable que très vite elles ne bougèrent plus. Tu retiras la feuille quand celle ci commençait à noircir et tendit la brochette de fourmis à Dummy.


« Il paraît que c'est meilleur cuit ! »
t'exclamas tu en en gobant une. Ça craquait sur la dent, on aurait dit que c'était une crevette. Bien que cela faisait bien longtemps que tu n 'avais pas mangé de crevette, et que donc son goût et même son souvenir t'étaient inconnues à présent.

Tu repris une autre feuille de ta poche et la déplias après avoir laissé la première tomber doucement près de Dummy. Le buisson, ou plutôt ce qu'il en restait, était encore si chaud qu'en tendant la feuille à Dummy tu l'avertis :
«  Tu veux essayer ? Mais fais attention à ne pas te brûler ! »

Tu attendis la réponse de Dummy murmurant une comptine entraînante de ton invention. Ta voix était très agréable et enjouée et au fond  c'était son dynamisme qui comptait plus que le sens de ses paroles. Les mots de la chansonnette invitant au jeu :


«  Un peu de feuille sur un feu,
Quelques fourmis paniquent un peu,
Bientôt nous les goberons,
Avant que ne finisse ma chanson,
Nous mangerons à pleine dents,
Ces mets succulents,
Bon appétit bon appétit,
En cuisinant tout en chantant,
Bien chaud seront les fourmis,
Notre ventre nous dira merci ! »


Dummy allait-il tenter cette recette de fourmis grillées et la goûter ? Et pour cela allait-il prendre la feuille que tu lui tendais afin d'essayer de faire comme toi cuire des fourmis avec le détachement et la cruauté de deux enfants qui jouent loin de tout soucis. Petit moment de repos que tu t'attribuais au détriment des pauvres fourmis.  

Une pensée te passa d'ailleurs par la tête, en ces temps où tout manquait, peut-être que des fourmis grillées remplieraient bien les estomacs ? Encore faudrait-il trouver à nouveau de quoi les faire rôtir et que les enfants perdus dépassent leur dégoût premier comme toi à la première fourmis. Tu gardas malgré tout cette idée dans un coin de ta tête attendant une réaction de l'enfant nommé Dummy.


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Dummy
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MessageSujet: Re: MasterChef   Sam 1 Avr 2017 - 19:21

Voilà une cuisine qui ne laisserait personne indifférent. Même Dummy est intrigué par la manière dont l'Assise pose une feuille sur du bois rouge pour faire sortir de la fumée des fourmis. En lui en piquant une, il découvre un nouveau goût, une saveur aigre et étrangement chaude sous une carapace solide typique de ces insectes. C'est... Original. Et étant du genre ouvert au changement, il apprécie la friandise autant que Jay le voudrait.

- Tu veux essayer ? Mais fais attention à ne pas te brûler !

Elle lui pose l'une des feuilles devant lui, mais l'Handicapé ne s'y risque pas ; ayant tout juste découvert cette nouvelle technique, l'imiter est la décision parfaite pour faire la connerie du siècle. Il alterne donc le regard entre son plateau végétal et la Soigneuse, un regard qui semble signifier « Non, fais-le, toi. Fais-le. Fais-le. ».

Pour appuyer son caprice, il repousse son assiette vers la fillette avec une série de petits coups secs. Un fantôme de sourire naît sur ses lèvres, mais il a du mal à le compléter, distrait par sa chanson, qui le laisse supposer qu'elle ne fait pas vraiment attention à lui.

Distraitement, sans y penser, il se masse le ventre. Tous ces insectes mangés, même s'il ne sera jamais capable de l'admettre, ne lui font pas autant de bien que ça, et les effets commencent à se faire ressentir.






Dummy parle en...
...Ah bah, non, en fait.
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Jay
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MessageSujet: Re: MasterChef   Sam 17 Juin 2017 - 23:16

L'enfant ne semblait pas souhaiter essayer de cuisiner les fourmis. Tu lui souris te voulant réconfortante. Ce n'était pas grave, Tu avais cependant une idée derrière la tête. Tu venais de voir une sauterelle faire un bond non loin de ton fauteuil. Et si celles-ci avaient un gout différent ? Tu venais de manger des fourmis, tu n'étais plus à ça près! Tu mis une feuille en coupelle et y déposas les fourmis grillées. Puis tu te retournas vers l'enfant.

« Ça te dirait de diversifier avec d'autres insectes ? »


Pour accompagner ta question tu roulas jusqu'à la porte de l'infirmerie et pris ce qu'il y avait entre les balais aux bouts de paille: Deux filets à papillons. Tu en mis un dans les mains de Dummy. Un rire se fit entendre.


«  Jay, ma pauvre Jay, tu es en fauteuil, laisse donc ce filet à papillons pour ceux qui en sont CAPABLES »


L'adolescent avait insisté sur le dernier mot. Mais tu ne te laissas pas démonter. Levant haut le menton, tu t'exclamas :
« Viens Dummy allons chasser les insectes pour la salade! »

Ce qui fut suivi d'un rire de l'adolescent. Mais tu ne te démontas pas.


«  Un idiot et une poupée sans jambe qui bouffent des insectes ! »
s'exclama l'adolescent.

Sans te démoraliser, tu dis : «  Dummy je te montre et on fait ensemble la chasse OK ? »

Sur ce, tu levas le filet et... ratas une libellule...Ce qui valut un éclat de rire du plus grand. Tu réessayas en vain tant et si bien que tu tombas de ton fauteuil. Le rire s'arrêta et l'adolescent devint blême.


« Jay ...tu vois bien que tu en es incapable... Tu veux que j'aille chercher Soul ? »


Cela en était trop pour toi, le nez dans la poussière tu t'écrias:
«  Va t'en ! »  Il insista mais tu répétas : «  Grouille file ! Maintenant ! » Tu avais peu l'habitude de parler ainsi mais trop c'est trop. Tu  t'exclamas un peu honteuse: «  Mais d'abord relève moi. » Il obéit à contrecœur.

Tu te retournas vers l'enfant et l'air contrit tu lui avouas:
«  Il a raison Dummy je n'en suis pas capable.. » Mais...dans ton filet un papillon se débattait. Un sourire remplaça la tristesse sur ton visage, un immense sourire de bonheur mais aussi de soulagement.

« Mais en fait si ! » murmuras-tu, malgré vos handicaps, Dummy et toi en étiez capables ! « On peut le faire Dummy ! » appuyas-tu tout sourire.

« TSS mais allez pas pleurez si ça tourne mal! »
grogna l'adolescent en partant.

Tu ne fis plus attention à l'adolescent, reportant ton regard sur Dummy, tu levas ton filet dans un heureux:
«  Allons chasser Dummy ! »

Le soleil brillait toujours trop fort mais ton cœur avait chaud pour une autre raison: Une trêve de bonheur en ces temps difficiles.


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