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Ancienne Fée
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MessageSujet: Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ? [Dummy]   Ven 25 Déc 2015 - 21:40



Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ?

Dummy & Onagre.

Ce matin le cognassier a eu du mal à se réveiller. Ses feuilles toutes sèches et son écorce qui se détache montrent qu'il a soif. On a tous soif ici et il serait temps qu'Il arrête ses bêtises un peu. Tous les arbres ont soif et les herbes et les insectes et moi aussi. J'ose plus vraiment aller boire à la Rivière Mystérieuse vu comment je suis tombée dedans l'autre fois – Givre s'en est payé une bonne tranche ce jour-là... Et en même temps à l'aube il y a si peu de rosée que j'ose pas vraiment non plus la boire pour pas priver les plantes et les insectes. C'est difficile. Je ne sais pas comment on va tenir mais bientôt on va lâcher ah ça oui ! Chaque jour tout est plus jaune et sec et je n'aime pas et je ne peux rien faire et ça m'énerve. Je me sens triste aussi mais pleurer c'est bête vu que les larmes c'est de l'eau et que ça la gaspille pour rien.

Bref le cognassier va mourir. J'ai essayé de l'aider à envoyer de la sève à ses feuilles mais à rien ça sert. Il peut plus. Il y a que l'eau qui peut le sauver. Moi je n'aime pas voir les arbres mourir. Ils font de mal à personne et ils aident tout le monde. Ce n'est pas juste et j'espère qu'Il le sait. Alors je suis restée près du cognassier toute la journée. En même temps il fait si chaud à quoi bon chercher à faire autre chose ? En dessous la terre est toute cassée et elle se brise sous mes doigts. Givre a dit que le froid il ne pouvait pas l'amener. Et moi je ne peux pas sauver les plantes. A quoi ça sert d'être Fée si on doit quand même s'asseoir et regarder le monde mourir et nous avec ?

Je suis sur une branche et je suis couchée. Il fait si chaud je respire fort et pas très bien, un peu comme les loups quand ils ont couru. Une feuille séchée fait de l'ombre mais à rien ça sert parce qu'il y a un vent chaud et la feuille bouge tout le temps à cause de ça et finalement elle casse et tombe et me voilà en plein soleil. J'ai pas le courage de bouger. Je fais aller mes ailes pour un peu d'air frais mais ça me fatigue à la longue et je me dis je vais avoir une crampe. Je me dis ça et en même temps mes yeux se ferment et je m'endors dans le chaud.

Je rêve à l'eau. Je rêve tout le temps à l'eau maintenant. Je rêve je suis au bord de la Rivière Mystérieuse et je bois et bois et l'eau coule de mes doigts et vient sur mon corps partout. Ça fait délicieusement froid et je me sens bien mais en même temps jamais ma soif ne part. Il me faut toujours plus d'eau et je continue à boire. L'eau coule si vite que c'est dur de l'attraper et même si je buvais toute la Rivière la soif serait toujours là.
Puis il y a un souffle de vent dans mon rêve et je suis emportée et le vent a comme de gros doigts qui se referment sur moi et je me réveille et je ne suis plus sur la branche du cognassier mais dans la main d'un Petit Humain et je bouge et je me mets à faire le bruit de grelot à toute berzingue pour qu'il me lâche.
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Dummy
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MessageSujet: Re: Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ? [Dummy]   Ven 1 Jan 2016 - 21:24

Beaucoup de Garçons Perdus ne peuvent pas vivre sans assistance ou surveillance : les plus petits, les boiteux, les aveugles... Et parmi eux, il y a Dummy.
Dummy, c'est l'éternel idiot des Grimpeurs. Chaque jour, chaque matin, un volontaire se désigne, ou la Cheffe désigne un volontaire, pour accompagner et surveiller le Fourmilier pour la journée. Vérifier qu'il fasse bien son travail pendant que l'on fait le sien, veiller à ce qu'il ne se brise pas le cou, le retenir s'il cherche à aller dans des terres trop lointaines... Des corvées qui agacent rapidement la plupart de ses camarades, qui rechignent souvent à se coltiner sa garde.

Mais aujourd'hui, Dummy est tout seul. Il s'est perdu.
Camarade l'ayant abandonné, responsable l'ayant perdu de vue, crise de constipation ayant forcé son accompagnateur à s'absenter... Peu importe, la raison est différente à chaque fois, et chercher la cause ne résout pas le problème : l'Handicapé est parti trop loin, a fugué sans s'en rendre compte lui-même. Et c'est qu'il est capable d'aller se paumer loin, l'animal ! Une fois, on l'a retrouvé au pied des montagnes, et c'est un Éclaireur qui passait par hasard qui a dû lui faire faire le trajet du retour. Il ne craint aucune limite territoriale, excepté l'horizon, et son sens de l'orientation est égal à celui d'un mulet malade, alors lorsqu'on le perd, il faut s'attendre à le repérer n'importe où.

Et ce « n'importe où », présentement, c'est le Bois Joli. Il a de la chance : ses pieds auraient pu le guider vers un endroit bien plus dangereux, comme la Lande des Songes Morts, ou sur le chemin de promenade de la Machine. En sueur sous un soleil toujours plus brûlant, l'enfant marche, au hasard mais sûrement, comme s'il savait où il allait. Ses mains moites renferment encore deux fruits, deux pommes trop mûres qu'il a saisi avant d'être séparé de son camarade du jour, et que son instinct ne juge pas nécessaire de lâcher. Autour de lui, des insectes particulièrement lumineux tourbillonnent, passent entre les branches rouge vif, les troncs martyrisés par la canicule et les fleurs mourantes, mais il fait semblant de ne pas les remarquer. L'une de ses techniques de chasse, lorsque les proies sont rapides, c'est de mimer l'inintérêt, et de frapper lorsqu'elles se rapprochent trop près, mises en confiance.
Les bras ballants, tout droit dans un sentier naturel, il s'avance dans une petite clairière remplie d'arbustes, de hautes herbes et d'autres petites décorations végétales revêtues par la forêt. Dans sa vision périphérique, il voit que les insectes sont peu nombreux, et que aucun n'est proche.
Ses doigts se serrent sur ses fruits ; impatient, la faim au ventre, il hésite à en prendre un en chasse et de renoncer à sa stratégie initiale. Il s'arrête, tourne lentement sur lui-même avec un visage neutre, et commence à suivre les petites lucioles avec un regard mauvais tant il est froid, sans expression. Songez aux mimiques inquiétantes et dénuées d'émotions de certaines statues grecques, et vous aurez une idée de l'aura qu'il dégage, debout ainsi, piétinant des plantes merveilleuses sous le talon de ses guenilles en guettant des fées.
Puis, il la repère.
Portée par une brise tiède apportée par le cœur de l'Île, soufflée par la Jungle, une proie plus faible, ou bien qui ne sait pas aussi bien voler que les autres, dérive doucement vers le sol, soumise aux caresses de l'Esprit Vent. Dummy ne se fait pas prier ; aussitôt, ses jambes fouettent la verdure sur leur course et se précipitent sur l'insecte endormi. En une seconde, ses mains lâchent ses pommes et la droite se referme sur la fée ; le geste est rapide comme un piège, et sans doute tout aussi mortel.
Elle ne se laisse pas faire : à peine empoignée, la prise se débat, vibre et émet un curieux son de clochette brutal et soudain. Le Fourmilier, pris par la surprise, la lâche immédiatement, presque en la jetant sur le sol. Sonnée par le choc, la fée est étendue sur une pétale grillée par la chaleur et est entourée par des hautes herbes faisant six fois sa hauteur.

Mais Dummy ne lâche pas l'affaire.
En se laissant lourdement tomber, il s'affale par terre, presque à plat ventre, et observe la loupiote blessée. Caché derrière un rideau opaque constitué de brins d'herbe rougis par les rayons du soleil, seul son œil droit est visible par la fée chamboulée. Sa posture est enfantine, digne d'un marmot accroupi pour observer des colonies de fourmi, mais la situation, en réalité, est bien plus critique que cela ; si sa proie ne parlemente pas et cherche à s'enfuir de nouveau, elle risque de se faire broyer par le poing du Fourmilier.
Et cette fois, il ne la lâchera pas.






Dummy parle en...
...Ah bah, non, en fait.
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MessageSujet: Re: Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ? [Dummy]   Mer 6 Jan 2016 - 20:40



Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ?

Dummy & Onagre.

Les Petits Humains sont une sale race, ah ça oui ! Je les déteste et si seulement je pouvais me dégager mais je peux pas il me tient trop fort. Je n'ose pas bouger des fois qu'il serrerait les doigts et me casserait en deux. Mais non. Quand je fais le bruit de grelot le voilà qui a peur et il me jette sur le sol. Je tombe comme un fruit trop mûr par terre et ça fait sacrément mal et je pousse un cri. J’atterris sur le ventre et comme j'ai eu le geste de poser d'abord mes bras ils sont tout écorchés. Je reste sur le sol un moment. Ohmondieumondieu je me dis comme les Humains. Qu'est-ce qui vient d'arriver, je ne comprends plus. Les bras me font mal et je suis là à plat ventre le nez dans la terre qui se casse. Il y a un pétale de fleur tout roussi à côté de moi et on dirait bien que je vais mourir comme lui !

J'entends un gros bruit de chose qui chute et je sursaute et vite je me retourne. Je m'appuie sur un coude mais il est blessé aussi et ça brûle alors je retombe à terre, sur le côté et je regarde de tout mes yeux même s'il m'en reste qu'un. Entre les herbes je vois le Petit Humain qui me regarde. Il est à plat ventre à son tour et il y a un gros œil qui me fixe. Ça me fait tellement peur que je me cache vite les yeux des mains – enfin les yeux qui me restent, c'est à dire le gauche. Je prie et je pense très fort vitevite faites-le disparaître oh s'il vous plaît qui que vous soyez emmenez-le loin de moi. L'autre ne dit rien. D'habitude les Petits Humains ça jacasse à tout va mais lui il dit rien juste il me regarde et je voudrais qu'il parle plutôt.

Peut-être ça veut dire il est parti ? J'enlève mes mains mais il est encore là et je crie à nouveau et vite je me mets sur mes pieds et j'essaye de reculer en levant les mains pour mettre la distance. Tu m'attrapes pas, je dis, d'accord ? Tu fais rien. Tu me laisses tranquille et promis je t'embêterai pas. Je voudrais avoir une très grosse voix et lui faire peur mais là c'est moi qui suis morte de terreur et ma voix est toute tremblante. Regarde le ciel ! je crie tout à coup en pointant le ciel du doigt. Il y a des gâteaux qui volent dedans ! Les Petits Humains adorent le sucre, c'est ma seule chance. Sûr qu'il y a pas de gâteaux volants, aussi sûr que je m'appelle Onagre, mais des fois les Humains sont si bêtes ! Alors je vérifie même pas s'il me croit et je m'envole, enfin j'essaye. J'ai mal partout à cause de ma chute et surtout à mes bras blessés et je me dis qu'il va falloir trouver des toiles d'araignées pour faire office de pansements. Je suis terrorisée mais aussi très énervée parce que j'ai mieux à faire que me soigner après avoir été maltraitée par une sale brute !
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Dummy
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MessageSujet: Re: Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ? [Dummy]   Ven 29 Jan 2016 - 23:47

Il est blessé.
Au vu de sa posture sur la terre sèche, pas besoin d'être une lumière pour deviner que l'insecte est mal en point. Dummy hésite à lui asséner le coup fatal ; son bruit de clochette l'a vraiment surpris, et il craint que ce son inhabituel soit le signe d'une attaque, comme une morsure venimeuse ou la sortie d'un dard. Sa paume est prête à l'écraser d'un geste, mais elle reste collée à une touffe de brin d'herbes qu'il a agrippé instinctivement pour ralentir ses tremblements.
De son œil brillant, l'enfant remarque la ressemblance amusante de sa proie avec ses Congénères ; quatre pattes, du pelage similaire à celui des bourdons uniquement sur la tête, une jolie couleur beige rosé... Peu aidé par les rouages rouillés de son esprit, le Fourmilier ne peut que deviner qu'il s'agit d'une sorte de mimétisme, comme celui des phasmes et des papillons, sauf qu'au lieu d'imiter des branches ou des fleurs, cet animal-ci a décidé d'imiter un humain miniature. Bluffant.

À chaque cri de sa future capture, Dummy a un petit mouvement de recul, à peine perceptible, comme s'il s'attendait à ce que la fée lui saute au visage. Visiblement remise de l'attaque, elle se lève, et commence à reculer en le fixant ; mais alors qu'il s'apprêtait à avancer ses doigts, elle prend la parole :

- Tu m'attrapes pas, d'accord ? Tu fais rien. Tu me laisses tranquille et promis je t'embêterai pas.

...Mais l'Handicapé ne l'entend pas. Sa voix est trop faible, trop tremblante, et les chants des oiseaux, le souffle du vent et le bruissement de l'herbe contre les oreilles de l'enfant l'empêche de comprendre ce qu'elle dit. Il l'observe avec curiosité, mais la perd vite : comme tous les insectes, sa proie fait du bruit, comme le vrombissement des mouches ou le crissement des criquets.

- Regarde le ciel ! Il y a des gâteaux qui volent dedans !

Son ton devient plus fort, et elle dégaine son bras, pointé vers le soleil ; cette fois, Dummy en est sûr : ses petits bourdonnements sont le moyen pour la fée de menacer son prédateur, et lorsqu'il augmente en volume, elle sort son atout – en l'occurrence, son bras, que le Perdu considère comme la queue d'un scorpion. Il se méfie ; se prendre un jet d'acide formique dans la pupille ou une piqûre sur le nez ne l'enchante guère...
Puis, la seconde suivante, sa proie file comme une flèche et s'enfuit en actionnant ses ailes encore intactes ; évidemment, Dummy réagit, mais son bras, ralenti par le rideau dense de végétaux, prend un retard trop important, et dans un affreux boucan d'herbes arrachées de leurs racines, sa main fond sur l'insecte. Trop loin, bien trop loin. À un centimètre près, la fée se faisait broyer les pieds comme les pétales d'une pâquerette.

Mais la chasse ne s'arrête pas là.
En un instant, l'enfant passe de la position couchée à la position de course, et s'élance vers la fuyarde. Ses cuisses, son buste, ses paumes et son avant-bras droit sont verts, couverts de chlorophylle, et lui donnent un aspect sauvageon un peu effrayant.
Il court vite, force sur les muscles de ses jambes comme si c'était la dernière fois qu'il courrait. Un acharnement un peu stupide juste pour choper un pauvre insecte, mais lorsque le Fourmilier a un objectif en tête, il n'en démord que difficilement.
Mais la fée est déjà trop loin, déjà trop haute dans le ciel ; un simple saut ne suffira pas. Alors Dummy cherche une solution, un plan risqué pour l'atteindre dans un ultime effort, utiliser la première possibilité qui s'offre à lui.
Et ici, précisément à cet instant, une horreur peu commune se produit.
Comme s'il prenait son indépendance, son œil gauche se désolidarise complètement de l’œil droit qui fixe la proie, et repère en un éclair un tronc d'arbre que Dummy s'apprête à dépasser. Dans un petit bruit gluant trop faible pour être entendu dans leur course-poursuite, l’œil reprend sa place et cesse de loucher sur le côté. L'Handicapé, lui, cesse de courir en ligne droite et se propulse à l'aide de l'arbre, en prenant appui avec son pied sur son écorce, en profitant de l'inertie apportée par son sprint ; grâce à ce « saut mural » digne d'un yamakazi, il s'envole, et dans un grand bruit sec, il fait claquer ses deux mains en espérant aplatir la fée.
Malheureusement, sa technique n'était pas assez bonne, et l'écorce roussie par le soleil, rendue trop fragile, l'a fait déraper ; il a donc perdu en précision, et l'insecte a, encore une fois, échappé de peu au coup. Mais en atterrissant dans un roulé-boulé peu gracieux, l'enfant a brièvement le temps de voir une petite lumière chuter de nouveau dans l'herbe ; peut-être que l'air déplacé par le claquement l'a sonné, peut-être qu'il a effleuré ses ailes et les a abîmé, peut-être qu'elle s'est posée pour récupérer... Peu importe, Dummy en est presque certain : la luciole est retombée sur le sol.
Presque épuisé, il se relève péniblement, et se rend sur les lieux du crash en farfouillant activement dans la végétation, bien décidé à broyer cette proie décidément bien pénible à croquer.
Onagre n'a sans doute jamais été aussi proche de mourir.

Spoiler:
 






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MessageSujet: Re: Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ? [Dummy]   Sam 20 Fév 2016 - 22:40



Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ?

Dummy & Onagre.

Je ne sais pas où je vais. Et ça m’est bien égal, du moment que j’échappe au Petit Humain tueur ! Je vole sans savoir pour où, et quand j’entends un bruit de course derrière moi, que je vois l’affreux humain qui me poursuit, j’ai très peur. J’essaie d’aller le plus vite possible mais je suis hors d’haleine à voler comme ça et je ne tiens pas longtemps. Je fais des zigzags et des détours pour éviter d’être attrapée et à force tout tourne autour de moi et je me sens comme perdue dans ce Bois Joli que je connais pourtant.

Je repère un arbre mort, tout desséché par la chaleur, et je me dis je vais voler jusqu’à lui et là-haut jamais le Petit Humain pourra me retrouver. Je me dis allez plus qu’un effort. J’ai mal aux ailes à les battre si vite mais j’ai pas le choix. Je regarde rapidement derrière moi et le Petit Humain est suffisamment loin que pour pas m’atteindre. Quand je l’aperçois je remarque que ses yeux regardent pas le même chemin. C’est horrible ! J’aime mieux être borgne que d’avoir les yeux de travers comme ça !

Je suis presque à l’arbre mort, et là je sais pas ce qu’il se passe. Je sens quelque chose qui me frappe de plein fouet et je vois des lumières partout et je me sens tomber. J’atterris sur le sol et ma tête cogne dessus et les lumières s’éteignent et je suis comme endormie.

Quand les lumières se rallument je suis à plat dos par terre et j’ai mal partout. Je crois je suis complètement cassée. Je vois le Petit Humain pas loin et ça me fait peur. Il fouille partout pour me trouver. Me trouve pas, je prie dans ma tête. Va-t’en. J’ai disparu, va-t’en ! Mais il cherche toujours. Je pense que je devrais me remettre en vol pour éviter de mourir mais j’ai plus le courage. Je referme mon œil et quand je le rouvre je vois le Petit Humain tout proche de moi.

Me tue pas je lui demande, et j’arrive pas à parler fort. Les arbres et les fleurs ont besoin de moi j’ajoute, et j’ai envie de pleurer et les larmes arrivent dans mon œil bleu et dégoulinent et voilà que je pleure comme une fontaine devant un Petit Humain qui a les yeux de travers.
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Dummy
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MessageSujet: Re: Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ? [Dummy]   Sam 7 Mai 2016 - 10:08

La course l'a épuisé.
Les jambes de Dummy tremblent, et il semble ne pas le remarquer. Ou bien, peut-être qu'il fait son maximum pour ignorer la douleur qui lui assaille les jambes ? Son sprint était vraiment acharné, et sa détente a été considérablement mise à mal par sa petite cabriole sur le tronc.
Un pas après l'autre, titubant et hésitant comme s'il était sur des échasses, l'enfant fouille dans les hautes herbes, les yeux grands ouverts, dévoré par la faim et la frustration de ne pas réussir à capturer une créature aussi insignifiante. À sa démarche, à son acharnement, au son de ses pas sur la terre meuble, on pourrait presque croire à une suite de Jurassic Park ; avec le gamin dans le rôle du tyrannosaure, et la fée dans le rôle d'Alan Grant.

Puis, il le voit.
Gémissant et implorant, l'insecte, avachi sur le sol, est plus affaibli que jamais. Il n'entend ni ses supplications, ni ses pleurs, et, avec une démarche lourde, l'Handicapé se rapproche d'Onagre, plongé dans l'aura de la fatalité.

Time to die.

Mais, évidemment, tout ne se passe pas comme prévu.
Pour les jambes du Fourmilier, cette marche rapide est l'effort de trop, et elles se dérobent brusquement sans prévenir, comme un grand château de cartes qui s'effondre. Dummy se rattrape avec ses bras et tente vainement de se relever, mais il est trop tard : il aurait dû écouter sa fatigue et ses crampes ; maintenant, le voilà par terre, rampant comme une larve blessée tombée du bec d'un oiseau. Plusieurs fois, il essaie de mobiliser ses muscles, mais les effets ne sont guère probants : quand il se met sur ses genoux, il flanche, et quand il essaie d'utiliser ses cuisses pour se pousser plus rapidement vers sa proie, un grand élancement remonte le long de sa colonne vertébrale pour le dissuader.

Il en est donc là. À se tirer extrêmement lentement vers la petite fée des champs, à l'aide de ses seuls bras.
À voir si elle aura la force de s'enfuir, maintenant. À priori, vu la vitesse de son prédateur, trottiner suffira.






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L'Ombre
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MessageSujet: Re: Les lucioles et les fées ont-elles la même saveur ? [Dummy]   Lun 15 Aoû 2016 - 14:49

The End


Trottiner aura suffi, car après cette aventure,
La petite fée des champs, n'aura pas redécollé,
La cruauté de notre île, peut traverser bien des murs,
Et vibrer dans les mains grêles, des bambins un peu fêlés.


FIN DE L'AVENTURE




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