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Ancien Perdu
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MessageSujet: Les beaux gosses    Dim 11 Oct 2015 - 14:03

- Sharpy et Arrow
Les beaux gosses





Une fois par mois, il n’est pas rare de trouver Fang chez les armuriers, notamment à la Forge, demandant à voir Sharpy pour des discussions sans témoins. Généralement il s'amène le soir et les gosses sont trop occupés à jouer ou bien à se préparer pour le diner pour réellement s’occuper de leurs affaires, ce qui arrange bien évidemment le chef des chasseurs. Il laisse alors les rumeurs se propager parmi les Perdus – Fang a demandé une nouvelle arme pour pouvoir piéger des dragons – Fang essaye de convaincre Sharpy de prendre Alive et Lacerate dans son groupe – Fang attends de Sharpy qu’il l’aide à évincer Scar pour prendre sa place aux côtés de Peter – Fang complote contre les Mères de l’Arbre avec l’aide d’un autre misogyne.

Dans tous ces chuchotements, il n’est pas rare de constater que la plupart des gamins pensent Sharpy en position de faiblesse. Après tout, le chef des armuriers donnent toujours du « Monsieur » à ce vilain matou. Et rien, dans le comportement de Fang, ne trahit la confiance qu’il a placé en l’ex-matelot et ça depuis tant d’années.

Sharpy fut le premier ami du chasseur – le seul, en vérité. Un lien positif dans sa jungle de crachats, d’arrogance, de violence gratuite et de prises de têtes inévitables. Un lien forgé dans les entrainements, dans les combats, dans les armes créées par le chef armurier, là est la vérité. Mais aussi dans des prises de contact, mensuelles et nécessaires pour la survie d’une certaine crinière.

Eh quoi ? Vous pensiez quand même qu’un mec comme Fang, défendant ses cheveux contre la moindre égalisation, n’allait pas en prendre soin au moins un minimum ?

Certes, c’est un chaos de boucles et de nœuds. Quand il revient des chasses, les branches et les feuilles parsèment sa crinière et ses pairs l’entendent parfois pester sur sa longueur avant qu’il ne se décide à les attacher en quelques gestes hargneux.

Et de temps en temps – une fois par mois, très étrangement – Fang arrive à les dompter suffisamment pour retrouver un air humain et non pas celui d’un chat de gouttière.

Si quelqu’un a fait le lien entre les visites du chat à Sharpy et de ces ablutions capillaires, un certain Chat a trouvé un moyen drastique d'étrangler ladite langue.

Jusqu’à ce soir.

« Tu tires trop fort. »

Ils sont installés dans la cabane d’Agathe – passez lui le terme de Mère, il ne la nommera jamais ainsi, foi de chasseur. La porte est fermée, les rideaux tirés, les gamins disparus. La donzelle est partie préparer le souper avec les autres greluches de son genre, et tant mieux pour eux.

Car assit sur un tabouret, tête un peu baissée et bras pendants entre ses cuisses écartées, Fang se fait coiffer.

Il a un peigne en os, fauché à dieu sait qui, qu’il refile à Sharpy histoire de faire le travail correctement. Mais avant de pouvoir enfoncer les dents du peigne sur son crâne sans le retrouver perdu à jamais, il faut défricher le terrain. Branches, feuilles, même des petits insectes morts – il doit sans doute y avoir quelques poux – tout grouille et transforme les ongles courts de Sharpy en terreau fertile pour les graines qu’il y ramasse.

C’est un foutoir sans nom qui lui arrache des grimaces à chaque pincement, tiraillement. Mais Fang garde dans sa main les petits ciseaux d’argents volés à une p’tiote de l’arbre. A n’utiliser qu’en extrême nécessité, a-t-il commandé à Sharpy.

Il semblerait que le noeud que ce dernier s’acharne à défaire entre justement dans cette catégorie.

Parfois, pendant ces courts instants, Fang regrette de ne pas s’être rasé le crâne. Et puis l’image mentale de sa tronche bordée de cheveux courts le pique comme un dard.

Non. Il ne sait pas pourquoi c’est important – ne sait plus pourquoi. Mais la réponse apparait claire, et nette.

Hors de question.

Plutôt affronter le ridicule que de renoncer à sa chevelure. Et justement. Il ne le sait pas encore mais un intrus s’apprête justement à forcer la porte pour Pan sait quelle raison.

Mais pour l’instant, Fang a un couinement. Soupire. Jette un regard à Sharpy.

Et lui tend d’une main tremblante les petits ciseaux.

Car le chat sait être précieux et fragile, certaines fois.



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Sharpy
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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Dim 11 Oct 2015 - 22:43

Sharpy avait l'air aussi concentré que lorsqu'il aiguisait une lame. C'était la même expression qu'il prenait dans la Forge lorsqu'il exécutait un travail dangereux et délicat – l'expression qui disait, fait un seul mouvement de travers et ça va faire mal. Sauf que là, ce n'était pas ses doigts qu'il risquait de couper par accident, c'était les cheveux de Fang.

Ça ferait sûrement plus mal. Et il y aurait plus de sang.

Sa concentration devint plus intense alors qu'il abordait un nœud. Encore un. Mais coriace, celui-là ! Sharpy n'osait pas tirer trop fort. Pas que Fang était une chochotte, hein, mais s'il lui arrachait une touffe de cheveux, oh... Il l'avait déjà fait, un petit peu, parfois. Ça arrivait. Mais c'était quelques mèches, pas le quart de son crâne. Et plus Sharpy y regardait de près, plus il lui semblait que c'était exactement la proportion de cheveux que prenait ce nœud là dans la chevelure broussailleuse du Chasseur.

"Tu tires trop fort."

Sharpy fit la grimace. Déjà parce qu'il s'y attendait, ensuite parce qu'il n'avait pas le choix. Il faillit faire remarquer à Fang qu'il venait de chouiner, là, tout à fait, mais comme il ne tenait pas à avoir mal, le sang tout ça, il se contenta d'un "désolé" marmonné entre deux coups de peigne. Ces cheveux, bon sang... est-ce qu'on pouvait encore les appeler comme ça ?

Alors oui. Oui, je vous vois venir. On a fait semblant d'ignorer ce qui se passait, là, mais autant le dire tout haut parce qu'il n'y a pas de honte : Sharpy coiffait Fang. Voilà. Et il y a des tas de raisons pas du tout honteuses à ça. Premièrement, quand on voit l'état des cheveux du Chasseur de près on ne peut pas, même en étant complètement insensible, ne pas souffrir pour eux. Ou alors il faut n'avoir jamais eu de cheveux. Deuxièmement, quand on est un misogyne, même un prétendu misogyne, on ne peut pas se permettre de conseiller à son ami d'aller demander à une Mère, une fille, de vous coiffer. Déjà parce qu'à cet âge ça fait gamin, ensuite parce qu'on est capables de le faire tout seul rien que pour prouver aux femelles qu'elles ne sont pas si utiles que ça. Et puis troisièmement, c'est le genre de service qu'on rend à ses amis.

Alors Sharpy, en ami sensible et qui a appris à se coiffer lui-même pour des questions pratiques et euh, éthiques, dirons-nous, ne pouvait pas refuser. C'était même lui qui l'avait proposé. D'un ton un peu trop gentil duquel il avait tenté d'effacer toute trace de pitié. Quelque chose comme "tu devrais faire quelque chose pour tes cheveux... [...] je peux le faire si tu veux". C'est ce qui s'appelle rendre service à un ami. Même si le service pouvait aisément se transformer en véritable challenge suivant les jours. Il suffisait qu'il ait plu, fait particulièrement chaud, que Fang ait été particulièrement amené à se rouler dans la boue ou le sang les jours précédents, bref... un mois, c'était long et il pouvait s'en passer des choses avant que Fang ne vienne voir Sharpy. Il n'osait pas lui proposer de se voir plus souvent, cela dit. Il avait peur qu'on remarque trop les allées et venues du Chasseur... Et il risquait de mal le prendre. Déjà qu'il faisait preuve de beaucoup de patience sous les doigts pas très délicats de Sharpy...

Mais même la tolérance à la douleur de Fang avait ses limites et l'Armurier vit briller l'éclat des ciseaux au coin de son œil. Il lâcha le peigne et les cheveux du Chat, leur offrant un bref répit, pour échanger avec leur maître un regard qui voulait dire "tu es sûr ?" avant de prendre les ciseaux d'un geste vif.

"Je pense que... tu devrais les laver avant de venir, la prochaine fois." Il hésita, puis. "Y'a une odeur bizarre. Comme si un truc était mort dans tes cheveux, haha..."

Il commence à rire, nerveusement, avant de s'arrêter net en réalisant que ça pourrait bien être possible. Oh merde.

"Attends, attends..." Il se mit à fouiller entre les mèches rêches et sales, presque frénétiquement. Là, au milieu... "... je crois que... Fang, y'a un truc là. Surtout ne bouuuge pas." Il leva lentement les ciseaux. Une paire de gants serait sûrement plus utile. "Aah !"

Ce n'était pas une exclamation de dégoût, Sharpy était trop content d'avoir trouvé l'origine de la puanteur – et entre nous, pour un mec qui passe sa journée à transpirer dans la Forge il aurait été mal placé – mais il aurait dû. Il aurait dû.

"Voilà pourquoi il y avait beaucoup de plumes aujourd'hui ! En fait, tu as un oiseau mort sur le crâne. Enfin, un bout d'oiseau mort."

Allez savoir où était passé le reste. Le Chat l'avait peut-être mangé. La pensée arracha un gloussement amusé à Sharpy, mais son expression sérieuse revint instantanément quand il croisa le regard du félin. Il entreprit d'enlever délicatement les plumes qui s'étaient incrustées dans les cheveux à cause du sang pour dégager le petit cadavre. Il n'était pas plus grand qu'un bébé moineau. Peut-être qu'une maman avait eu la bonne idée de faire son nid dans les cheveux de Fang ? Avec tous les trucs que Sharpy avait retrouvé là-dedans, ça l'étonnerait à peine. Il n'avait jamais coiffé Stealth mais il était presque certain qu'entre la cheffe des Éclaireurs et celui des Chasseurs y'avait moyen de commencer une collection de cailloux, branches, feuilles mortes et insectes en tout genre. Avec toute la délicatesse du monde – enfin, plus que ce qu'il démontrait d'ordinaire pour les cheveux de Fang – Sharpy retira le cadavre de son tombeau capillaire et le posa dans un coin de la pièce, avant de revenir, ciseaux en main. Les choses sérieuses pouvaient reprendre.

"En même temps ça se comprend, s'il y a des insectes, c'est comme si tu te promenais avec un garde-manger pour oiseau à ciel ouvert." Il savait que Fang savait ce qu'il allait dire avant qu'il le dise, mais il le fit quand même : "Tu devrais vraiment les raccourcir. Juste un peu."

Notez qu'il avait évité de prononcer le mot "couper". Il avait quand même un minimum de délicatesse.








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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Dim 11 Oct 2015 - 23:05

- Sharpy et Arrow
Les beaux gosses





C’est que ça lui coûte de lui céder cet instrument de torture. Et le regard de Sharpy – cette curiosité prise au dépourvu – lui fait monter une boule dans la gorge comme il en a rarement ravalé. Fang finit par hausser une épaule, faussement nonchalant et cille pour ne pas avoir à affronter cette poigne qui se referme sur les ciseaux. Refaisant face au mur, les mains crispées l’une contre l’autre, il finit par morigéner, peu aimable.

« C’est ce qu’j’vais les laver après nos séances, vois-tu. C’est carrément plus simple de les laver quand ils sont défrichés. Mais ces derniers temps un petit salopard m’a piqué mes élastiques. Je les ai pas autant attachés que d’habitude. Alors c’est la merde. »

Un long discours pour le chasseur mais Sharpy le méritait bien. Ca devait faire au moins une heure qu’ils s’étaient enfermés, loin des yeux et des rumeurs. Fang commençait même à avoir mal à la nuque mais ne se risqua pas à un mouvement trop sec, craquement salutaire à l’appui, tant que l’armurier tenait entre ses doigts ces foutus ciseaux. Un geste brusque et la mèche de trop partirait sans qu’il puisse lui en vouloir.

Ouais. Même sa mauvaise foi a des limites.

Mais l’exclamation de Sharpy suffit à le figer. A force de traîner dans la forêt, puant le sang à peine coagulé et la sueur de l’ado qui se lave franchement pas tous les jours, Fang avait fini par ne plus faire gaffe à sa propre odeur corporelle. Et la moitié des gamins sous ses ordres s’abstenaient de tout commentaire. N’écoutant pas les filles et les remarques déplaisantes des autres, le chat n’arrivait pas à se souvenir d’une grimace de dégoût ou d’autres menus indices ayant cherché à lui faire prendre conscience de sa puanteur.

« Voilà pourquoi il y avait beaucoup de plumes aujourd'hui ! »

Raide comme la justice et les sourcils froncés, il demanda entre ses dents.

« Vas-y dis moi pas que …
- En fait, tu as un oiseau mort sur le crâne. Enfin, un bout d'oiseau mort.
- T’es sérieux ?? »

Il l’était. La main passa dans son champ de vision, tenant entre ses doigts un ersatz desséché d’oisillon. Un peu blême, mais sans en être écoeuré, Fang sentit ses pommettes s’enflammer. Et porta sa main à son crâne pour palper délicatement les boucles et les nœuds restants. Il en retira quelques autres plumes et grogna de mécontentement.

« Non mais merde aussi, qu’est ce qu’il est allé se foutre dans mes tifs ce con ?
- En même temps ça se comprend, s'il y a des insectes, c'est comme si tu te promenais avec un garde-manger pour oiseau à ciel ouvert.
- Fous toi de ma gueule. Je suis pas non plus si crasse que ça déconne pas ! Des insectes et puis quoi encore. Je les sentirais grouiller. »

Ou pas, c’est qu’il avait une masse à empêcher les rayons du soleil d'atteindre son crâne, le chasseur.

« Tu devrais vraiment les raccourcir. Juste un peu. »

D’un geste brusque, Fang se retourna, index pointé sur l’armurier, regard meurtrier à l’appui.

« On en a déjà parlé et tu sais que c’est mort. Faudra me tuer d’abord. »

Reprenant place sur sa chaise, Fang remonta machinalement le col de sa chemise avant de se gratter le nez, d’une main qui ne devait pas se souvenir de l’odeur du savon.

« … Ca va, je ferai des efforts ok ? Je ferai gaffe. Je veux pas me retrouver avec un écureuil ou un Lapin Crétin attrapé dans mes ch’veux. Déjà que j’suis pas crédible quand je me les coince. Mais les raccourcir, c’est hors de question. Elles seraient trop contentes, ces foutues Mères de merde… »

Sa jambe se mit à trembler nerveusement.

« Tu sais ce que l’autre bouffonne de Laila m’a balancé la dernière fois ? Qu’avec une tonte je pourrais fourrer des oreillers pour les nouveaux arrivants. Je lui ai conseillé d’aller voir chez les Pirates si elle pouvait pas se faire fourrer autre chose. L’a mal pris. »

Un ricanement lugubre lui échappa.

« Bien fait pour cette conne. »

Et soudain, faussement concerné.

« T’as pas de problèmes avec ta Agathe toi ? Parait que c’est une sacrée grande gueule d’autorité auprès des petits. Genre pas comme Maxence, plus chiante. Mon pauvre, je te plains. Mais t’sais que si t’as besoin qu’un accident arrive, je peux te le rendre hein. C’est pas comme si tu m’avais pas fournis de quoi… avec mes collets à lapin. »

Un prêté pour un rendu.


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Sharpy
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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Lun 12 Oct 2015 - 1:10

Sharpy compatissait. Vraiment. C'était bien pour ça qu'il avait proposé à Fang de l'aider : parce que lui aussi il avait des cheveux dont il prenait un peu soin, et qu'il savait à quel point c'était difficile – impossible – de demander aux Mères de s'occuper de ces choses-là pour eux.
Il avait appris à se tresser les cheveux, merde.

Sharpy avait donc une pensée compatissante pour les cheveux de Fang que leur propriétaire ne pouvait même plus attacher, ainsi que pour la personne potentiellement suicidaire qui lui avait volé ses élastiques.

"Je t'en passerai si tu veux, je dois en avoir en réserve."

Il ne fallait juste pas lui demander où il les trouvait. C'était comme le peigne ou les ciseaux. On ne parlait pas de ces choses-là. Ça se rapprochait trop du domaine féminin pour avoir un lien avec deux gars bien virils et bien misogynes comme Fang et Sharpy. Là par exemple, si on lui demandait au dîner, Sharpy était probablement en train de négocier un délai concernant un paquet des flèches à livrer au plus vite. D'ailleurs il faudrait qu'il passe un coup de balai dans la cabane d'Agathe avant le retour de celle-ci, pour effacer les preuves qu'il avait enlevées de la masse capillaire de Fang. Comme quoi, un garçon pouvait très bien couper des cheveux et passer le balai ! Manquait plus qu'ils se mettent à la cuisine et les Perdus n'auraient pas besoin des Mères. Puis si c'était que pour les histoires, Sharpy aussi savait raconter des trucs !

"Fous toi de ma gueule. Je suis pas non plus si crasse que ça déconne pas ! Des insectes et puis quoi encore. Je les sentirais grouiller."

Genre comment il avait retiré un oiseau mort des cheveux du chef des Chasseurs.

"Quand ils sont morts tu les sens plus. Ça m'arrive aussi des fois."

Il s'arrêta là, parce qu'il venait de se rappeler l'histoire d'un gamin qui avait hébergé sans le savoir un nid d'araignée dans sa touffe de cheveux et le truc lui avait bouffé le crâne. Enfin c'était ce qu'on lui avait raconté un jour. Il se demanda s'il devait en parler à Fang. Il dirait probablement que c'était des conneries. Et il n'avait pas besoin de savoir pourquoi Sharpy portait les cheveux courts, lui. Enfin, en partie. C'était surtout plus pratique, mais il ne pouvait pas remettre en question les choix de vie de son ami. Ça se faisait pas.

Par contre il ne s'était pas retenu de lui rappeler ce qu'il pensait d'un tout petit ajustement capillaire. Il savait que Fang n'appréciait pas. Et aussi que son avis lui importait peu. Mais en coiffeur personnel attitré, Sharpy avait un minimum de considération et de compassion pour la chose qui recouvrait habituellement son crâne. Il ne put retenir un sourire un peu moqueur à la remarque très extrême de Fang :

"On en a déjà parlé et tu sais que c’est mort. Faudra me tuer d’abord."

Il avait très envie de lui proposer d'essayer – y'avait longtemps qu'ils s'étaient pas mis sur la gueule dans l'arène, ça devait être pour ça – mais il savait qu'un regard sévère serait plus efficace. Il allait pas passer sa nuit à le coiffer quand même et à un moment ses cheveux diraient "non". Ils s'arracheraient d'eux-même du crâne de Fang pour aller voir ailleurs si ça poussait mieux. Sans compter le mini éco-système qui s'y serait développé entre-temps.

"... Ça va, je ferai des efforts ok ? Je ferai gaffe. Je veux pas me retrouver avec un écureuil ou un Lapin Crétin attrapé dans mes ch’veux. Déjà que j’suis pas crédible quand je me les coince. Mais les raccourcir, c’est hors de question. Elles seraient trop contentes, ces foutues Mères de merde..." Sharpy se concentra sur le débroussaillage capillaire en essayant de ne pas imaginer à quoi pouvait ressembler un Fang faisant une inspection de ses troupes avec un rat crevé dans les cheveux. Bien lui en prit, le Chat n'était pas d'humeur à plaisanter. "Tu sais ce que l’autre bouffonne de Laila m’a balancé la dernière fois ? Qu’avec une tonte je pourrais fourrer des oreillers pour les nouveaux arrivants. Je lui ai conseillé d’aller voir chez les Pirates si elle pouvait pas se faire fourrer autre chose. L’a mal pris."

Là par contre, il était content que Fang ne voit pas la tête qu'il faisait. Il se racla la gorge.

"Bien fait pour cette conne."
"Hum !"

Il voulait lâcher un rire concerné mais c'était resté coincé. C'était peut-être la compassion, encore elle. C'était chiant, un peu. Il ne savait même pas qui était Laila. Il réfléchit deux secondes à un truc à dire mais n'ayant pas de bonne idée pour renchérir, se tut en espérant que Fang mettrait ça sur le compte de la concentration. Fallait bien ça pour combattre la pieuvre morte qui lui servait de toison. Sharpy s'attendait à tout moment à la voir bouger et lui sauter à la figure pour le bouffer – surtout à l'écoute de Fang. S'agirait pas qu'elle réagisse à l'humeur, hein. Le sujet dériva sur la Mère des Armuriers, ce à quoi Sharpy s'attendait presque, et cette fois il était prêt. Mais genre, vraiment prêt. À balancer un truc dégueulasse sur Agathe, sur ses manières de faire, sur son autorité naturelle, sa façon de distribuer les punitions, de raccommoder les bobos et les histoires sûrement débiles qu'elle racontait le soir – il en savait rien, il y allait jamais.

"Un accident."

"Mec, t'es sérieux ?!" lâcha Sharpy, dans une exclamation qui n'était pas dans ses habitudes.

Il n'était juste pas si prêt que ça, finalement. Il enchaîna avant que Fang ait la bonne idée de se retourner pour découvrir une expression plus choquée qu'elle n'aurait dû l'être :

"Et qui va se taper le boulot le temps que Peter ramène une Mère ? On a pas de remplaçante chez les Armuriers, je te rappelle."

Oooh bien rattrapé la Lame. Enfin. Ait l'air un peu plus fâché et ça ira mieux. Sharpy tira la gueule :

"Agathe est pas comme Max mais c'est pas Bambi non plus – sans vouloir te vexer. Elle est pas trop chiante, elle m'emmerde pas et elle sait y faire avec les punitions. J'aime pas ça, les punitions. Enfin..." Il tressaillit devant ce qui pouvait passer pour une marque de faiblesse aux yeux de Fang, et corrigea : "C'est pas que j'ai aucune autorité sur le groupe, c'est juste que j'ai pas que ça à foutre de leur courir après pour leur en coller une."

Ouais, voilà. C'était bien ça. Et même pas un mensonge. Sharpy ne se considérait pas comme un chef très autoritaire, il pensait même être plutôt cool avec les Perdus de son groupe – tant qu'ils faisaient bien leur job. Et sa réputation était suffisante pour imposer le respect... en général. Les exceptions, Sharpy les gérait au cas par cas.

"Bref... je connais pas vraiment les autres Mères à part Maxence" – forcément, il avait fait partie du groupe lui aussi – "mais vu ce que j'entends dire des autres, j'ai de la chance d'être tombé sur Agathe."

Et ça aussi, c'était sincère.

"La phase une est terminée, je crois qu'on va pouvoir passer au brossage !" ajouta-t-il sur un ton beaucoup trop joyeux.

Il rendit les ciseaux à Fang et récupéra le peigne. Il était pressé d'en finir. C'était comme ranger l'armurerie : long, fastidieux et potentiellement dangereux si un couteau vous tombait sur le pied, mais franchement gratifiant au final. L'impression du travail bien fait.

Les Mères devaient avoir la même après avoir fait la vaisselle, rangé les cabanes et mis les petits au lit. Sharpy soupira.








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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Lun 12 Oct 2015 - 19:07

- Sharpy et Arrow
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Fang s’était contenté de hocher de nouveau la tête à la proposition du chef des armuriers - avoir quelques élastiques dans ses poches l'aiderait pas mal les jours suivants. Ce n’était quand même pas le genre de détails à relever, au risque d'en discuter et de se poser trop de questions. Il était donc resté immobile, tout en parlant, se complaisant dans cette ambiance intimiste si loin de l’effervescence de la maison souterraine. Et évidemment, tout détendu qu’il était, Le Chat avait bien été obligé de dire une connerie.

Ce n’était pas la première fois qu’il offrait ses services, proposant des accidents forts pratiques à ceux qui en avaient besoin. Le Borgne, pour sa confiance, avait su en profiter quand Heavy, un chasseur nouvellement arrivé et incapable de suivre le moindre ordre, s’était amusé à le prendre pour sa tête de turc personnelle. Le Borgne n’était pas venu se plaindre, pas une seule fois. Il avait subi les brimades – comme Plum subissait celles des couillons de l’Arbre qui osaient s’acharner encore. Mais quand son chef lui avait parlé d’une chasse à trois, d’un ton évasif mais le regard mortellement sérieux, Le Borgne n’avait eu qu’à ployer du museau en signe d'assentiment pour voir son vœu exaucé. Heavy s’était donc retrouvé planté par une flèche dans le cœur du Bois Joli. Peu avait chialé sa disparition, à ce con là.

Maxence, elle, avait refusé cette opportunité quand Fang, excédé par Bambi, lui avait proposé une manière définitive de se débarrasser de cette plaie. Mais à aucun moment elle ne l’avait engueulé, lui remettant dans la tronche toute la cruauté de ce cadeau, menaçant de le dénoncer à Peter.

Non. Comme Le Borgne, Maxence avait compris.

Mais était-ce à la portée de n'importe qui ? Un garçon comme Sharpy par exemple, que pouvait-il en penser ?

Figé, et se mordant la langue, Fang manqua de rentrer la tête dans ses épaules quand l’exclamation perça leur bulle de confiance. L’alerte de Sharpy était un poil trop choquée pour être rassurante.

Et pourtant, Le Chat n’eut pas le temps d’effectuer un salvateur demi-tour.

« Et qui va se taper le boulot le temps que Peter ramène une Mère ? On a pas de remplaçante chez les Armuriers, je te rappelle.
- En même temps, t’as vu ta gueule. Les gonzesses doivent avoir trop peur. »

Trop hésitant pour être moqueur, même méchant. Mais Fang respirait déjà un peu mieux.

« Agathe est pas comme Max mais c'est pas Bambi non plus – sans vouloir te vexer.
- Y’a pas de mal, c’est une cruche.
- Elle est pas trop chiante, elle m'emmerde pas et elle sait y faire avec les punitions. J'aime pas ça, les punitions. Enfin... »

Un silence. Fang manqua de se tourner.

« C'est pas que j'ai aucune autorité sur le groupe, c'est juste que j'ai pas que ça à foutre de leur courir après pour leur en coller une.
- Je te comprends. » daigna-t-il murmurer, comme pour le sortir de ce mauvais pas. « Perso j’ai pas le droit de les punir. Parait que je leur fous trop de raclées. Comme aux autres morveux désobéissants. Freckles me casse les couilles à ce sujet d’ailleurs, parait que je secoue les livreurs et du coup, lui comme Laila et l’autre boulet d’Eilis, t’sais la mioche en demi pain brulé, ils arrêtent pas de me chialer dans les oreilles. »

Puis, se raclant la gorge à son tour, il ajouta.

« Mais t’sais, je déconnais hein. J’vais pas te la buter, ta moman. Ca se voit que tu craques sur elle » le chambra-t-il gentiment. « Mais t’as raison » reprit-il plus sérieusement. « C’est pas la plus chiante de l’arbre et t’as mieux à foutre que de donner la becquée aux troupes le midi. Puis faire le ménage. Puis torcher le cul des nabots. T’imagine ? Faire chier tout le monde pour le brossage de dents ? Y’a vraiment que pour nous la mettre à l’envers qu’elles existent ces gonzesses. »

Attrapant du regard un sceau d’eau dans le coin de la cabane, Fang changea subtilement de sujet, soudain plus concerné.

« Avant de les brosser, mouille les steplait. La dernière fois on aurait dit un caniche, j’avais trop honte. Putain de boucles. »

Mais la critique était sans animosité. Fang aimait trop ses cheveux pour vraiment s’en plaindre.

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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Mer 23 Déc 2015 - 19:54

Il fait chaud... Trop chaud... Pendant que Peter s'amuse toujours plus, les denrées alimentaires se gatent sous l'effet de la chaleur, l'activité au sein du grand arbre est amolli et dans la jungle, la faune se planque dans les coins les plus frais rendant la chasse laborieuse.
Même le chasseur qui a attendu si longtemps que son bras guérisse pour pouvoir retourner en foret, ne prend aucun plaisir à sortir sous le caniar, empêtré dans ses vêtements humides de sueur.
Assis sur un tabouret, il grommelle, se découvre un peu pour s'essuyer le torse, met un baume sur un coup de soleil (tentative d'aller chasser découvert), fait quelques exercices avec son bras gauche qui  le fait souffrir à cause de la journée d'effort. La douleur n'est jamais partie et il sent qu'elle sera là à jamais. Il espère néanmoins se tromper car il sait qu'il ne la supportera pas sur le long terme ; qu'il n'en a plus la patiente. Cette qualité s'est effritée avec l’alitement puis avec Zombie et Sparkle.
Beaucoup de choses se sont effritées et le chasseur en subit les conséquences. Comme son passage proche en conseil disciplinaire. La décision a été prise tout à l'heure et Wise l'a averti. Arrow doit, à son tour, avertir le Chat, son chef.
La corvée. Car le Chat est un chat de gouttière. Il traîne toujours on ne sait où et ça devient très vite la chasse à la souris.

L'Instinctif se reléve et s'en va. Il cherche le chef des chasseurs une bonne demie heure. En vain. Il capitule, soupire et, las, décide d'abandonner. Tant pis. Il lui dirait ce soir au coucher. En attendant, il irait voir Sharpy. L'armurier le divertirait de sa mauvaise humeur. Avec sa connerie, il est doué pour cela, La Lame et puis avec un peu de chance, il ne serait pas contre un combat amical. Question de se dérouiller.

Arrow va donc vers le quartier des armuriers, passe devant la cabane close d'Agathe (sale petite mére autoritaire) et s'arréte. Il entend deux voix qu'il  ne connait que trop bien.  Sharpy... Et Fang...
Pourquoi dans la cabane d'Agathe?
. Il fronce les sourcils et tend l'oreille en silence pour mieux percevoir la conversation.

"Tu tires trop fort." Silence.  "Je pense que... tu devrais les laver avant de venir, la prochaine fois." 
Ils parlent de cheveux. De ceux de Fang. Obligatoirement. Sharpy joue au coiffeur ? Fang à la tête à coiffer ? Ils sont devenus des filles ? Des dégénérés ?  Fang d'accord, c'est pas étonnant (le chef a d'autres casseroles au cul) mais Sharpy ?? Naaaaannn........ ça ne doit pas être cela....

La conversation continue. Ça parle de mauvaise odeur, d'oiseaux morts dans les cheveux, (Arrow pouffe de rire en silence en imaginant la scéne) puis de mére et d'autorité ce qui décroche quelques hochements de tête au chasseur en espionnage.

Il se décide enfin à toquer et à rentrer sous la dernier phrase de Fang.
Un large sourire moquer est peint à son visage.

« Je ne savais pas que tu étais assez précieux pour ne pas vouloir de frisottis Fang... Tu devrais te les gominer.. ça te donnerait un petit côté élégant à l'Obéron... Fang ce beau gosse... »

Arrow est satisfait de sa comparaison sarcastique. Il sait qu'elle est dangereuse mais continue à parler de façon décontractée, conscient que peu de chose peut lui arriver, Sharpy étant là au besoin et Fang ne pouvant pas se permettre de se débarrasser de lui).

« Enfin je suis pas là pour discuter frisottis. Je... »

Le chasseur s’arrête un instant et ses sourcils se froncèrent...

« Merde... J'ai oublié... ça va me revenir bientôt... Quand j'y penserais pas... Changeons de sujet...Après votre histoire de piaf mort, vous parliez de mère c'est ça ? Je peux me joindre à la conversation ? »







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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Sam 9 Jan 2016 - 2:49

Sharpy faisait tourner le peigne dans sa main comme un couteau qu’il aurait tout juste dégainé. Sauf qu’il ne réfléchissait pas à où le planter, évidemment. De toute façon, les cheveux de Fang étaient défrichés à présent, il y avait peu de chance que l’outil qu’il maniait reste coincé dans la masse capillaire, aussi impressionnante soit-elle. Sharpy avait l’habitude maintenant, il pouvait estimer le temps qu’il lui restait et, par chance, ils seraient à l’heure pour le repas du soir. C’était son estomac qui le disait. Il balança une tape sur l'épaule de Fang lorsque celui-ci osa mettre en doute son charme ravageur auprès de la gent féminine (ahem), n’importe qui aurait dû se précipiter pour devenir une apprentie sous les ordres de ce chef qui détestait les Mères, c’était évident. Et puis ça valait mieux que de se farcir Fang, Arrow et le groupe des tueurs de lapins qui faisaient pleurer les petites filles, croyez-en la bonne expérience du chef susmentionné.

Dans tous les cas, il ne pensait pas qu’Agathe avait des raisons de se plaindre – et c’était pas son genre de chouiner – de sa façon de se comporter avec elle. Il la considérait comme son égal, c’était important pour la cohésion du groupe, et il s’inquiétait autant pour elle que pour n’importe quel Armurier. Chose que Sharpy n’allait évidemment pas raconter à Fang. Son ami avait assez de tact pour ne pas relever son manque d’autorité, pas sûr qu’il laisse passer s’il apprenait que son homologue était carrément sympa avec la Mère des Armuriers.

"Je te comprends." lâcha le Chasseur devant la gêne de Sharpy – et ce dernier le remercia mentalement. "Perso j’ai pas le droit de les punir. Parait que je leur fous trop de raclées. Comme aux autres morveux désobéissants. Freckles me casse les couilles à ce sujet d’ailleurs, parait que je secoue les livreurs et du coup, lui comme Laila et l’autre boulet d’Eilis, t’sais la mioche en demi pain brulé, ils arrêtent pas de me chialer dans les oreilles."

"Tu devrais pas te prendre la tête avec les autres gamins, c’est le boulot de Freckles et des filles de les cadrer, conseilla Sharpy après un temps de réflexion. Je suis pas le mieux placé pour parler, mais t’imagine si on devait surveiller le comportement de tous les mômes du Grand Arbre ? Impossible. Et puis autant virer les Mères et nous occuper nous-mêmes de l’éducation, hein."

Ce qui n’était vraiment pas une mauvaise idée, et Sharpy savait que Fang la partagerait. Enfin surtout la partie « virer les Mères », pas sûr qu’il ait la patience de subir la seconde. Sharpy non plus, d’ailleurs. Il était vraiment, vraiment content qu’Agathe soit là pour ça. Un peu trop pour ne pas avoir l’air de la défendre devant Fang.

"Mais t’sais, je déconnais hein. J’vais pas te la buter, ta moman. Ça se voit que tu craques sur elle."

"Ta gueule."

Il souriait mais ce n’est pas pour autant qu’il retint une deuxième claque, sans épargner le crâne du Chat cette fois. Ils étaient quand même d’accord sur la majorité des points, à savoir qu’ils n’allaient PAS faire le boulot des Mères, qui était vraiment trop chiant et potentiellement inutile. Sérieusement, les gosses n’en mourraient pas de ne pas se laver les dents tous les soirs. Mais Sharpy connaissait l’intransigeance d’Agathe sur ce point et il n’ajouta rien, se contentant d’hocher la tête avec un "hum hum" tout à fait approbateur. Si les Perdus étaient en moyenne plus âgés, ce serait plus facile. Pas besoin de les materner dans tous les aspects de leur vie, davantage de liberté pour les Garçons, et plus de Mères ! Ouais. Peter devrait arrêter de ramener des petits de 3-4 ans sur l’île et des mamans. Ça serait mieux pour eux… anciens comme futurs résidents de l’arbre.

Le changement de sujet soulagea Sharpy, qui culpabilisait un peu de forcer le trait dès qu’il s’agissait de cracher sur les Mères, surtout dans leur dos. Il appréciait trop Fang pour ne pas s’en vouloir de jouer la comédie, même si avec le temps les remarques du genre « de toute façon elles sont bonnes qu’à faire la bouffe et passer la serpillière » sortaient très naturellement. Fang, tout comme un autre Chasseur de sa connaissance, était un vrai misogyne, franc et honnête dans ses propos – oui, ça pouvait être une qualité – qui savait ce qu’il se voulait et ce qu’il disait. Tout le contraire de Sharpy.

Et en parlant du loup.

L’Armurier s’apprêtait à se lever pour prendre le seau d’eau. À ce stade, nous ne savons pas s’il comptait mouiller lui-même les cheveux de Fang ou lui dire qu’il pouvait aussi se servir de ses mains, et nous ne le saurons jamais. Parce que la porte s’ouvrit : horreur !

Sur Arrow : horreur, enfer et damnation.

C’était comme dans une mauvaise sitcom, mais en pire. « Chérie, je suis rentré ! – Ciel, mon mari ! Chéri, ce n’est pas du tout ce que tu crois ! »

Pourvu qu'il ne demande pas le divorce.

« Je ne savais pas que tu étais assez précieux pour ne pas vouloir de frisottis Fang... Tu devrais te les gominer.. ça te donnerait un petit côté élégant à l'Obéron... Fang ce beau gosse... »

Ok, heureusement que Sharpy était derrière Fang parce que le petit sourire qu'il avait là était indécent et carrément insultant pour quelqu'un qui se prétendait être son ami. Il nota d'ailleurs qu'Arrow ne faisait pas remarquer que lui, il était figé avec les cheveux de Fang dans une main et un peigne dans l'autre.
Ce qui n'était pas si rassurant que ça, à la réflexion : avait-il déjà si peu de crédibilité dans les yeux de son ami pour qu'il ne s'étonne pas de le trouver, lui, dans une situation aussi ridicule ? Sharpy écouta ce qu'il avait à dire et une mimique différente, moins moqueuse, étira ses lèvres dans un sourire presque charmeur.

"T'es sûr que tu veux pas une petite mise en plis, plutôt ?" dit-il en agitant son peigne.

Mais comme il n'avait probablement qu'entendu l'expression sans savoir ce dont il s'agissait vraiment, il valait mieux qu'Arrow ne réponde pas à l'invitation.

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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Lun 11 Jan 2016 - 13:29

- Sharpy et Arrow
Les beaux gosses





Sharpy lui claqua le crâne, une première, une deuxième fois, sans mesurer la portée de son coup. Et si Fang garda son sourire tordu tout du long, écoutant les propos du chef des armuriers sans la ramener, il se surprit à penser que Sharpy était bien le seul à pouvoir agir ainsi sans représailles. Il lui aurait été simple pourtant, de se tourner et d'arracher ces doigts d'un coup de croc, de le laisser se démerder avec des jointures en moins pour forger. Mais Fang était apprivoisé. Un animal docile soumit aux coups de peigne de son ami - son ami, c'était assez innovant pour veiller sur cette relation, qu'importe où cela allait finir les mener, car les choses se terminaient rarement bien avec le Chat.

« Faut les dresser. »
Murmura-t-il tout de même, relançant à peine le sujet, repensant simplement au visage de Blot, des autres merdeux qui le faisaient chier - et cela lui servait d'excuse valable pour tout un tas de choses. « Elles sont pas capables. A part Maxence peut-être, mais parce qu'elle est d'une autre trempe. Avec sa gueule, sa patte, avec son caractère, elle a été reforgée, elle a arrêté d'être simplement, t'sais, une meuf. » Et Sharpy pouvait l'entendre, l'affection qu'il portait envers l'adolescente, envers sa maman. « Mais les autres, elles peuvent bien jouer des épaules, essayer d'accomplir les tâches des mecs, de gueuler comme eux, d'agir comme eux, ça reste des filles. Des putains de fille, et ça, quand tu l'as dans le sang et dans la trogne, tu peux plus t'en défaire. Tu peux que faire semblant. »

Et immanquablement, il pensa à Lacerate. Serra à peine les dents, tout en sentant, dans son dos, Sharpy se redresser pour aller chercher le sceau. Mais le chef n'eut pas le temps de faire trois pas que la porte de la cabane s'ouvrit. Pendant le court laps de temps qu'il lui suffit pour comprendre qu'ils venaient d'être attrapés en plein minaudage, Fang perdit son air assuré, pour arborer la tête d'un gamin pris en faute.

Un gamin presque craintif du regard de l'étranger. Mais ce n'était ni Agathe, ni aucun des autres gamins armuriers.

C'était Arrow. A moitié déshabillé à cause de l'une de ces journées de joie - bien avant la canicule cependant et ce qu'ils pourraient vivre alors. Le regard aussi surprit que celui de son chef et de son ami. Bras ballants à la porte et Fang siffla entre ses dents.

« Bordel mais bouge, reste pas planté là avec le monde derrière. Ferme la porte. »


La remarque de l'Instinctif ne tomba malheureusement pas dans une oreille patiente et préparée à n'importe quelle forme d'humour. Plissant les yeux sous une rage mal contrôlée, Fang commença à lever le doigt pour menacer son subordonné quand Sharpy, brisant l'atmosphère tendu, s'offrit une petite plaisanterie qui fit tressaillir le Chat.

« Arrête avec tes manières, on dirait une de ces tafioles, genre Rainbow. »
Jugeant Arrow du regard, Fang se redressa, craqua sa nuque, croisant les bras sur son torse nu, et balança sèchement. « Garde toi tes prochaines remarques si tu veux pas être au service pendant tout le mois. T'as intérêt à retrouver la mémoire très vite. Et j'espère que ça a pas de rapport avec Zombie. »

Il n'était pas d'humeur pour régler les comptes.

« Sharpy, continue. C'est pas parce qu'il se ramène que je dois me garder une tête à ressembler à une fougère. »
L'ordre était plus strict qu'il ne l'avait voulu au départ, vague réflexe de masque à porter face à de parfaits inconnus. Mais Fang ne perdit pas de sa stature de chef, même en sachant pertinemment les liens qui unissaient l'armurier au chasseur. Peut-être était-il nerveux, ou intrigué, mais il concéda à Arrow la possibilité de rester et dialoguer, d'un vague geste de la main. « Et concernant les mères, on bavait un peu ouais. Mais pas à tord. T'as d'leau à rajouter au moulin avant de m'expliquer les raisons de ta venue ? Une nouvelle anecdote sur la blondasse qu'on se paye en tant qu'apprentie par exemple. »

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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Sam 6 Fév 2016 - 18:21

De toute évidence, sa venue n'est pas attendue, la surprise peinte sur la figure des deux chefs.
De toute évidence, sa petite remarque ne fait pas l'unanimité, partageant son public.  Du côté du Chat, la colère mal-contenue et une menace. Du côté de la Lame, un sourire amusé et moqueur (reflet de celui du Chasseur) et, pour apaiser les tensions, une remarque légère dont il a seul le secret.

"T'es sûr que tu veux pas une petite mise en plis, plutôt ?"

Arrow pouffe les lèvres closes. Oh le con.
Il ouvre la bouche pour répondre avant que le Fang l'interrompe, le ton mauvais, tranchant nette toute bonne humeur. Son nez se plisse (quel petit caniche hargneux ce Chat) et il rentre dans la piéce, referme la porte et s’appuie contre le mur, bras croisés, à l'écoute, curieux et à la fois un peu soumis.

"T'as d'leau à rajouter au moulin avant de m'expliquer les raisons de ta venue ? Une nouvelle anecdote sur la blondasse qu'on se paye en tant qu'apprentie par exemple. »

Ses sourcils se froncent.

-Bambi?

Sa posture change. Ses cils se mettent à battre, ses mains s'agitent de façon maniérée et sa voix se fait plus aiguë et caricaturale.

"Arrow tu me montres ton ami-cerf? Arrow tu m'apprends à tirer à l'arc? Arrow?? Arrow?? Bouhouhou, je suis triste!"

L'Instinctif essuie une larme imaginaire et la figure du chasseur reprend son austérité habituelle.

"Hormis ces idées stupides de filles qui ne veulent pas rester à leur cuisine, rien de bien nouveau. Sa langue doit se déshydrater avec la chaleur alors elle raconte moins de conneries."

Au fond, Bambi, il ne la déteste pas tant que cela. Il ne la comprend juste pas car elle est née dans une rose et non dans un chou.
En vrai, Bambi, il voudrait bien l'aimer car elle est sa mère apprentie et qu'il le sait, elle fait de son mieux.. Mais rien n'y fait, Bambi le dérange avec ses mélancoliques de vinyle rayé. Cassé.

Une boule se forme dans son ventre au fantôme de l'ami disparut et en serrant les dents, Arrow revient à une réalité plus rationnelle.
Et puis, tout de suite, défendre Bambi, ce n'est pas stratégique.

"Cette fille est tellement cruche..."

Il se force un peu pour bien paraitre et noyer le poisson de sa venue. Il essaye d'être naturel et décontracté.

"Pour le message hum... tu es convoqué par Bow... Tu dois aller le voir quand tu peux..."

Il se tait. Arrow n'a pas osé avouer que Sharpy est aussi convoqué; qu'il est lui-même convoqué car c'est lui que l'on va juger.
L'idée de réunir Pan, Bow,  Zombie, Sharpy, Fang et lui-même dans la même salle le fait frémir. Il déglutit discrètement. Il dira l'entière vérité après. Autant se distraire un peu avant la sanction.







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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Mar 1 Mar 2016 - 10:22

Si Sharpy était gêné, ce n'était rien en comparaison de Fang, qui était après tout celui qui faisait coiffer sa magnifique chevelure. L'Armurier eut quelques secondes pour échanger un regard complice avec son ami Chasseur qui, lui au moins, comprenait son humour – de merde, l'humour, mais quand même. Le Chat était maintenant tout hérissé et sur ses gardes. L'image faisait sourire Sharpy, bien qu'il dusse reconnaître que se faire surprendre dans une telle situation par quelqu'un d'autre – au hasard, Agathe ou un des gosses – aurait été plus embarrassant pour lui aussi.

"Arrête avec tes manières, on dirait une de ces tafioles, genre Rainbow. "

La remarque sonne comme un mécanisme de défense face à l'humiliation alors Sharpy ne relève pas. De toute manière il n'a rien contre Rainbow et "tafiole", c'est pas un mot qu'on apprend là d'où il vient. Il suit, intrigué, les échanges de chef à subordonné entre le Chat et l'Instinctif, n'ayant pas souvent l'occasion d'assister à pareil spectacle. Fang et Arrow sont tellement indépendants qu'il devient fascinant de les voir interagir sur des principes tels que la hiérarchie. À la mention de Zombie pourtant, c'est au tour de Sharpy de voir son instinct de chef se réveiller, et il prête une oreille tout aussi attentive mais plus sérieuse au reste de leurs échanges formels. Et moins formels.

Ça crache encore sur Bambi et Sharpy ne peut que suivre vaguement les allusions, ne connaissant pas assez la mère apprentie pour l'imaginer tenir de tels discours. Faut dire qu'Arrow imite mal les filles, même si la caricature est comique. Sharpy sourit, tout en étant bien emmerdé quand même. S'il pensait changer de sujet de conversation alors qu'il est maintenant coincé entre ces deux misogynes, c'est foutu.

"Cette fille est tellement cruche..."

Quelque chose dans le regard ou le ton d'Arrow sur ces derniers mots interpelle Sharpy, sans qu'il sache quoi exactement. Peut-être une sorte d'écho ? Il réalise soudain que Fang lui a donné un ordre et retourne machinalement chercher le seau d'eau précédemment demandé. Son réflexe de subordonné s'arrête là et il le pose devant son homologue :

"Bon par contre, tu les mouilles tout seul hein, t'es un grand garçon et je dois laver le peigne avant de continuer."

Non parce que la crasse a eu le temps de s'accumuler entre les dents et c'est pas avec ça qu'il va réussir à arranger la tignasse du Chasseur, au contraire ! Sharpy s'absorbe dans le nettoyage de l'outil, mais son oreille est là encore attirée par des informations qui le concernent sans qu'il le sache :

"Pour le message hum... tu es convoqué par Bow... Tu dois aller le voir quand tu peux..."
"Fang est convoqué par Bow ?"

Il répète distraitement, pas sûr que l'image le fait sourire ou craindre le pire. Mettre Bow et Fang dans la même pièce, ça peut être... très intéressant. Mais l'idée de se faire convoquer, de chef à chef, ne doit pas plaire au Chat alors Sharpy se garde bien d'ajouter quoi que ce soit. Convoqué par Bow... c'est presque aussi plaisant que d'être convoqué par Peter quand il a une idée derrière la tête, pense Sharpy, ignorant qu'Arrow comme Pan sont concernés eux aussi.

"J'suis prêt", ajoute-t-il, une fois le peigne décrassé. "Et j'ai faim."

C'est important de préciser qu'il a envie d'être à l'heure pour le repas dans la Cabane à manger.








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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Mer 2 Mar 2016 - 19:55

- Sharpy et Arrow
Les beaux gosses





L’obéissance de Sharpy est tellement normalisée dans l’esprit étriqué de ce con de chat que Fang ne remarque même pas son geste, et ne se formalise pas de sa phrase, agitant une main à l’égard de l’armurier (« t’inquiète je gère ») tout en ricanant du cirque d’un Arrow décidément bien surprenant.

La mimique efféminée de ce foutu battement de cil convient parfaitement au jeu de mime auquel il s’essaye. Dans sa manière de poser, de parler, Fang reconnait Bambi et même s’il rit, l’envie de l’étriper lui fait serrer les mains sur les anses du sceau d’eau. C’est que l’arrivée de l’apprentie ne l’enjaille pas vraiment. Il aurait voulu une future mère à la hauteur de l’œuvre de Maxence – qui, définitivement, est la meilleure des mamans de cet arbre, foi de chasseur. Mais voilà qu’ils se trainent une merdeuse romantique qui colle au cul des éléments fiables et se veut hippie certifiée bio défenseuse de la vie animale.

Parlez-lui d’un coup de malchance.

« Bordel elle doit se scotcher à ton foutu ami-cerf pour que tu l’imites aussi bien. Ou alors t’as un putain de don Arrow, un de ceux que tu m’avais caché. »

Inutile de faire la dentelle en matière de soin capillaire. Sur ces mots, Fang plonge la crinière dans le sceau, tête en avant. Et la ressort, trempant le sol comme une vague serpillère, les boucles lissées par la masse humide. Dans le récipient, la moitié du liquide a disparu, bu par ses mèches épaisses. Et le reste se trouble, bien évidemment. Plus tard il lui faudra les laver à la Rivière. Mais d’abord il faut peigner le terreau qui lui sert de cuir chevelu et démêler les ronces qui forment des nœuds dans ses poils de chat. Les avants-bras trempés, il flingue sa chemise qui lui colle aussitôt à la peau. Avant de renifler.

« Mais ta petite imitation m’a pas plombé le crâne, l’arc-mi. C’est quoi le 'blème ? » Les prunelles noires n’en finisse pas de détailler le visage de cet ancêtre. Arrow est plus fier, plus calme, plus vieux que lui – dans la mesure du possible. Et le fait de le voir se trainer chez Sharpy, presque à se dandiner de nervosité pour lui répondre, l’angoisse bien plus que ça ne lui fait plaisir.

Alors quand l’annonce tombe comme un couperet, le chat se fige, le sourcil relevé.

« Bow ? Que me veut ce merdeux boitillant ? Comme si j’avais de voir sa gueule de juif à celui-ci. » C’est purement gratuit. Le long nez crochu et les cheveux gras de Bow l’énervent bien moins que ses manières d’hypocrite devant Pan. Il voudrait lui coller une flèche dans le gosier, histoire de lui apprendre à psalmodier comme un fichu adulte lors des bannissements. Mais sait, confusément, que cela ferait de la peine à Peter.

Pas bonne solution donc.

« Sharpy, je sens que notre ami ici présent s’est foutu dans un merdier sans nom. J’espère que ça a pas de rapport avec ce que j’ai entendu sur Zombie dans l’Arène. Le gosse t’a carrément sauté dessus, c'est ça ? » Lui n’était pas là pour en témoigner, planqué dans sa forêt à chasser avec Beast, comme d’habitude.

Mais pour le coup, l’instinct le trompe pas. Et la nervosité lui plombe le ventre.

Parce qu’il aime bien Zombie. Qu’importe son racisme et son époque. Le morveux bouge et gueule trop fort, comme s’il avait dans l’idée de prouver sa valeur mais aux yeux de Fang, le gamin devrait se calmer, et continuer d’être ce qu’il est : un bon élément. Garçon valeureux, respectueux, plutôt doué dans ses tâches et jamais à la traine pour participer. Ca et ses remarques machistes sur certaines des gonzesses, il n’en fallait pas plus au Chat pour être séduit.

Alors défendre Arrow à un procès contre le gosse de Sharpy ne lui fait pas du bien au moral.

« C’est ça hein ? Bordel. Arrow vient de prouver le pourquoi du comment de son maudit surnom. L’instinctif lui a collé une beigne ou lui a retourné quelques propos. Et voilà que Pan doit gérer vos conneries. Vous faites chier hein. »

C’est ce soir, sans doute, qu’ils sont convoqués. Le dîner devra donc se faire au plus vite, surtout si Sharpy doit déjà le peigner. Jetant un coup d’œil au chef des armuriers, Fang demande, plus qu’il n’ordonne.

« Fais-moi de la place dans cette chevelure, que je sois présentable. Et calme ton estomac, parce qu'on va grailler sur le pouce. Je sens que ce soir, ça va être foutu de long. »


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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Ven 29 Avr 2016 - 22:03

Arrow avait espéré que son petit numéro à propos de Bambi allait lui permettre de changer de sujet . Il s'était appliqué et avait cru un instant que la satisfaction de l'audience féline suffirait à le sauver. Néanmoins cela était sans compter le passage de la bassine et du chat mouillé, crinière et pelage détrempés. Pour sûr, le Minet n'avait pas apprécié la douche froide et cela lui avait remis les idées au clair.
Arrow avait grimacé intérieurement et avait alors avoué le but de sa venue.

B.O.W.
Un nom qui avait fait mouche dans l'oreille du chef, rentrant dans son tympan pour vrombir désagréablement dans sa cervelle, la retournant et lui faisant sortir quelques remarques bien senties.

"Sharpy, je sens que notre ami ici présent s’est foutu dans un merdier sans nom. J’espère que ça a pas de rapport avec ce que j’ai entendu sur Zombie dans l’Arène. Le gosse t’a carrément sauté dessus, c'est ça ?

Et son regard trop droit, trop inflexible et faible qui le trahi.

C’est ça hein ? Bordel."

Il ne pipe mot l'Instinctif et attend que le flot de paroles se tarissent, le visage fermé, de marbre, mais les mâchoires crispées.
Alors que Fang a fini de parlé, l'impératif dans la voix envers Sharpy, Arrow se risque enfin une parole.

"J'ai délivré mon message, je n'en sais pas plus et ne peux donc pas vous renseigner. Bow vous dira tout. "

Il ment de toute évidence et se flagelle intérieurement de cet excès de faiblesse. C'est lâche, il le sait, mais ne veut pas avoir à affronter davantage le Chat. Il sait que les représailles à venir suffiront largement à remplir son quota de reproches et de mauvaise humeur.
Il déglutit derechef et continue sur une voix monocorde qui ne masque que difficilement la gêne.

"Ma mission est par ailleurs remplie et je vais donc vous laisser. Je garderais pour moi ce que j'ai vu dans cette cabane."

Il préfère préciser pour calmer un peu les choses. Pas besoin d'orage avant l'arrivée de la tempête.

"Au revoir."

Il salue vaguement fuyant le regard assassin de Fang et le sourire géné de Sharpy et quitte la cabane. Pour ce qu'il y a vu et pour ce qu'il a du y dire, il aurait préféré ne jamais y venir.
Il cligne des yeux nerveusement, se masse les orbites.
Les cheveux-nid du Chat, le peigne-crasse de la Lame, la peur et la lâcheté dans ses mots.
Il veut oublier.
A l'instar de Zombie.








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MessageSujet: Re: Les beaux gosses    Mer 15 Nov 2017 - 14:33

The End


Ne t'en fais pas Arrow, tu es au bon endroit,
Pour tous ceux qui veulent tuer toute trace d'autrefois,
Il me faut te prévenir, néanmoins mon ami,
Il y a de ces souvenirs qui s'accrochent à l'esprit.


FIN DE L'AVENTURE




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