Partagez | .
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
Ancien Pirate
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 20 Oct 2015 - 14:29

◄► DESCENDEZ LEURS COULEURS◄►
Le roi et ses pairs
Ont enfermé la reine,
A bord d'un bateau de plomb.
Nous naviguerons, et par ses pouvoirs
Moi et mes frères vogueront.

Yo ho sur l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Alexander avait tout juste le temps de ramasser son arme, la cogner contre la tempe de la Peau-Rouge, se relever, et constater – un peu tardivement cependant – qu'elle revenait déjà à la charge. De justesse il lui échappa. Ou presque. Ses mains, ses doigts, ses ongles tendus vers sa gorge, il ne put bouger à temps correctement et, dans son mouvement brusque pour lui échapper, se prit une forte poigne dans la peau qui lui donna la sensation d'avoir la chair déchiquetée. Il poussa un petit cri de surprise comme de douleur. Son cou, au niveau de la mâchoire, commençait à saigner. Il sentit un liquide chaud glisser le long de sa peau et venir lui chatouiller le thorax. La Peau-Rouge reprit son attaque et vint serrer le cou du pirate. La pression qu'elle exerçait sur sa blessure toute fraîche rendait la chose plus insupportable. Aussi, cette douleur l'empêchait de lancer un appel à ses mains pour qu'il puisse résister, le corps s'occupant avant tout de ce qui le démangeait.

Puis, l'explosion stoppa l'indienne dans son élan.

Alexander profita de la seconde de déconcentration pour lui asséner un violent coup de genou dans le ventre, coupant le souffle à son adversaire. Les mains d'Albatros Excentrique, qui étaient collées à sa chair abîmée comme un pansement, lui arrachèrent une autre plainte lorsque celles-ci s'ôtèrent rapidement. Par réflexe, Alex' passa une main gantée dessus, sifflant de rage la démangeaison piquante qui le titillait gravement. Qu'est ce qui venait de se passer ?

En reniflant l'air, il reconnut une forte odeur de poudre. Celle qu'il a l'habitude de côtoyer tout les jours. Qu'avait-on fichu de son matériel ?! N'oubliant pas de donner un autre brusque coup de pied dans les côtes d'Albatros Excentrique qui s'était agenouillé, il se rua vers l'entrée de la cabine, la douleur de sa blessure le faisant chanceler.

- Putain j'hallucine...

Le feu. Le navire était littéralement en feu. Il voyait les combats s'interrompent, les pirates appeler à l'aide et les Peaux-Rouges fuir l'embarcation. Alexander dût rester là quelques secondes, l'épaule appuyée contre l'encadrement explosé, pour réaliser l'ampleur des dégâts. Non. De la fatalité : Le Jolly Roger était en train de couler.

Et il allait devenir leur tombeau s'ils ne fuyaient pas rapidement. Reprenant ses esprits et remplaçant sa combativité par l'instinct de survie, il fit demi-tour et hurla à Hook la situation; la main sous sa blessure, cherchant à faire pression pour que le sang ne cesse de couler comme une fontaine brisée.

- Capitaine ! Le navire est foutu, il faut partir !

L'idée de quitter le navire sur lequel il a été accueilli, qu'il a décidé de défendre corps et âme, le seul lieu qu'il pouvait considérer comme chez lui, lui soulevait le cœur. Ou bien était-ce l'odeur de son propre sang si proche de ses narines qui lui donnait envie de vomir. Offrant un bras à Hook pour l'inciter à fuir de sa cabine, il jeta un œil à Albatros Excentrique, qui, pour cause des coups reçus, semblait ne pas bouger. Peut-être avait-il provoqué quelque chose en la frappant si fort avec son arme sur la tempe ? Il changea régulièrement la direction de son regard, celle-ci s'alternant sur l'indienne et le pirate. Ce dernier, il allait l'aider, évidemment. Il lui devait bien. Il lui a promit d'être fidèle. Il l'admirait trop pour l'abandonner.

C'est donc en se retenant de jeter un nouveau coup d'oeil à la Peau-Rouge qu'il accompagna Hook à la sortie de la cabine. Le navire, qui se consumait petit à petit, par l'eau comme par le feu, penchait doucement, indiquant que bientôt, il ne sera plus possible de le fuir sans risquer encore sa peau. Une fois pratiquement dehors, un gémissement parvint à ses oreilles.

Albatros Excentrique était consciente.

Une pulsation à son cœur fit réagir son instinct de survie. En voyant le désastre qu'était devenu le pont, une petite hésitation le gagna. Il pensait bien laisser son ex-adversaire à son triste sort, mais un détail lui fit définitivement changer d'avis : certains de ses camarades aidaient des Peaux-Rouges à s'en sortir. D'autres cherchaient juste à fuir en les laissant derrière, mais quelques-uns en sauvaient. Du moins, ils essayaient.

Une réflexion de trois secondes occupa son esprit, et il lâcha son capitaine.

- LE CAPITIANE EST LÀ ! cria-t-il à l'attention des plus aptes à s'approcher de l'ex-cabine.

Puis il fit rapidement volte-face pour retourner à l'intérieur. Sans prendre de précautions – cette fille a manqué de lui trancher complètement la gorge et d'en faire tomber sa tête – il la releva en la soulevant sous les bras.

- Allez allez, grouille ! On a dix secondes, pas plus !

De sa voix de rustre tête à claque, il lui ordonna de sauver sa peau comme il compte sauver la sienne. Voyant qu'il l'a tout de même un peu cassé, il passa un bras d'Albatros Excentrique autour de ses épaules et la tira sur le pont. En usant ainsi de ses forces, Alexander ne se rendit compte que maintenant que sa blessure gagnait peu à peu sur son corps : il avait du mal à respirer. Maintenant, il s'agit de quitter le navire.

Le quitter...


Hrp:
 
Revenir en haut Aller en bas
Crow
avatar

☠ Apprenti Doc du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 77
✘ SURNOM : Le hibou
✘ AGE DU PERSO : 19 ans

✘ DISPO POUR RP ? : Moyen !
✘ LIENS : Nouveau Dé à coudre

Nouvelle Fiche

Ancien Dé à coudre

Ancienne Fiche

Hurle en Jaunepipifluo
#ccff00



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 21 Oct 2015 - 9:44

Bien qu'il s'accrochait de toutes ses forces au cou d'Ours, rien ne changeait qu'il l'avait littéralement écrasé contre le mur. Heureusement pour le petit pirate, pas d'objet coupant ne l'avait blessé. Sauf que le poids d'ours fit tout le travail. Il glissa d'abord de tout son long contre le mur pour s'écraser en position assise sur le parquet, qui l'étouffa pendant quelques secondes.

Tout ce qu'il vu fut Ours qui fuyait la cache après s'être sauvagement attaqué à son second.

« Crow, sors ! »

Encore appuyé contre l'un des murs de la cache, Crow faisait un angle de 90° vis à vis la sortie. Ce qui lui permit aisément de voir fuir son camarade, qui prit les jambes à son cou pour quitter la pièce. À son tour, Crow se poussa du mur pour se jeter vers la sortie, mais étant le dernier à sortir il n'eut pas le temps de complètement traverser le cadre de porte, qu'on le propulsait à des mètres de là. Il roula comme Smee un peu plus loin sur le pont. Tout était déjà en feu, autour, les planches étaient broyées par les flammes en un rien de temps. Allongé quelque part sur le Jolly Roger, Crow était immobile. Ses yeux étaient à semi-ouverts, des tâches noires et blanches remplissaient sa vision, tandis qu'il était hanté par des sifflements d'oreilles, l'empêchant d'entendre clairement les sons autour de lui. Le sifflement était intense et aigu, derrière quelques cris stridents faisaient écho, tous étouffés par le sifflement en question.

Des brûlures plus ou moins sévères parsemaient sa peau sur toute sa longueur, laissant quelques trous dans ses vêtements grisés par les cendres. Même ses mèches étaient inégales dû aux brûlures.

Il lui prit environ une minute avant qu'il puisse bouger. Se tortillant d'abord faiblement dans tous les sens, il put finalement se tourner sur le ventre et le lever tranquillement. Ses poumons étaient agressés par la fumée des flammes, ses muscles au ralentis rendaient quant à eux la tâche difficile, en plus des ecchymoses qui transformait le simple mouvement en torture.

Un souffle coupé, haletant traversait Crow chaque fois qu'il essayait de bouger. Les ondes de l'explosion avaient été brutales et laisseraient sûrement des traces dans le corps de Crow pour les prochaines années, voir pour la vie.

L'apprenti-médecin était à découvert, rampant. Il était à la vue des indigènes et donc vulnérable.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 21 Oct 2015 - 20:05

Le résultat fut presque immédiat. Ours n'aurait pas imaginé une solution aussi radicale. À vrai dire, il ne s'attendait à rien du tout, et il se trouvait si proche de la réserve que lorsque que l'explosion survint, il fut l'un des premiers touchés.

Il ne fut pas projeté plus loin que quelques mètres étant donné qu'il était déjà couché. Par contre, l'incendie qui se déclencha ne le loupa pas. Fort heureusement, il n'était que peu vêtu, et ne se transforma pas en torche humaine. Excepté sa peau qui fût grandement brûlée, ses cheveux prirent feu d'un seul coup, comme s'ils étaient imbibés de pétrole. Des années de cheveux morts ajoutées à des plumes, perles en bois et bijoux de tissus ne pardonnaient pas.

Sa voix était bloquée au fond de sa gorge. Pourtant, s'il avait pu, il aurait hurlé. Au lieu de cela, il se contenta de hoqueter en se roulant par terre, blessant ses mains déjà meurtries pour tenter d'éteindre l'incendie capillaire tout en ignorant le bourdonnement alarmant qui l'empêchait d'entendre autre chose. Il songea furtivement de la chance d'avoir une si grosse épaisseur, ainsi, son cuir chevelu n'était pas atteint.

Finalement, les flammes s'arrêtèrent, ne laissant que de la fumée s'échappant de son crâne. Épuisé, l'Ego tenta de se redresser, suffocant, sans remarquer l'effervescence qui peuplait le navire. Sa vision était floue, les cris de panique et les appels semblaient lui parvenir en écho, de loin, de très très loin. Son corps entier n'était que brasier. Il gardait ses mains brûlées devant lui pour ne rien toucher avec.
À peine sur ses jambes qu'une forte nausée lui saisit les tripes. Il retomba sur ses genoux et un mélange de bille et de sang s'échappa de ses lèvres, lui arrachant une grimace. Le décor tourna brutalement autour de lui. Il tomba face contre terre.

- Debout, Ours ! Pas l'temps d'crever ! Tes mustangs t'attendent ! Lui cria une voix lointaine.

La douce torpeur réconfortante qui l'enveloppait disparut aussi vite qu'une grande claque dans la figure.
Un grognement de douleur lui échappa. Il papillonna des paupières en voulant se redresser, déboussolé, avant que ses blessures ne se rappellent à lui. Mais déjà, on le tirait pour le faire se lever, forçant sur ses douleurs, le faisant geigner et manquant de le faire tourner de l'oeil de nouveau.

- Hyène, articula-t-il, les larmes aux yeux.

Elle avait une sacrée poigne.
Le Piccaninny peinait à la suivre : ses jambes se dérobaient sous lui, il titubait, se prenait les pieds dans tout ce qui se présentait à lui. Et bon sang ce que sa tête le faisait souffrir !

Lorsque pourtant les deux peaux-rouge s'arrêtèrent, Ours sembla reprendre conscience de son environnement. Il voyait la mer, il voyait l'eau, toute cette étendue d'eau salée qui n'attendait que de l'engloutir.
Il se figea de la tête aux pieds, brisant le contact qui l'unissait à Hyène Ricanante, et recula, le souffle coupé, les muscles tendus et la nuque raide.

- Non, lâcha-t-il dans un murmure. Non je n'y vais pas. Je n'irais pas. Vas-y. Tant pis.

Il reculait encore, insensible aux flammes qui dévoraient le navire. Sa logique était telle qu'il préférait périr dans l'incendie plutôt que de prendre le risque de nager pour sauver sa vie. Il n'était qu'un nid de douleurs en éruptions, dieu seul savait comment faisait-il encore pour tenir debout.

- Allez tire-toi te fais pas prier, lança-t-il plus froidement. Tu nourriras les chevaux.

Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ancien Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 22 Oct 2015 - 17:58


Mamba se releva, dévisageant le pirate qu'il avait en face de lui. Mamba cracha un glaviot de sang.

— T'l'as sssentis cccelle-là hein, mon sssalaud. Mais d'ailleurs qu'essst-cce qu'tu pues d'la gueule.

Mamba faisait le beau mais la douleur à sa gorge était toujours présente. Ce maudit l'avait bien plus étranglé qu'il ne l'avait cru. Le pirate avait beau sortir des conneries sur ses armes, Mamba n'en eut que faire de ses arguments. C’était ce même pirate qui l'avait traité de lâche sans raisons. Alors ses explications il pouvait les garder pour lui.

— J'vais en finir avec toi mainte...

Mamba n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se fit projeter dans les airs, sans comprendre ce qui lui arrivait. Par chance pour le chasseur, sa chute fut amortie par la voile du mat de misaine qui était tombé en travers du pont.

Mamba tenta de se relever. Mais sur une voile son équilibre était mis à mal. Le chasseur finit par réussir à sortir de cette maudite voile. Par le plus grand des hasard le chasseur trouva, à ses pieds, son arc à la gravure de son essence animale.

Mamba était déçu de ne pas pouvoir poursuivre son affrontement contre le pirate, un adversaire de valeur. Ne pas avoir pu finir lui laissa un amer goût dans la bouche. Au même moment des paroles firent tourner la tête de Mamba Corrosif en direction de la poupe du bateau.

Mamba n'en croyait pas ses oreilles. Un de ses ennemis avait été assez con pour mettre une cible  à portée de l'ennemie et l'abandonner aussi vite. Une chance inespérée et une occasion à ne pas manquer pour le Peau-Rouge.

Les vagues frappaient le navire. Prendre une position pour tirer une flèche stable et précise se révélait ardu. Mais le chasseur avait déjà connu d'autres situations compliquées pour chasser. Le Peau-Rouge oublia tout ce qu'il y avait autour de lui. Toute sa concentration était sur sa cible, la pointe de sa flèche qu'il avait préalablement empoisonné en la mordant, et sur la corde qu'il tenait entre les doigts de sa main droite.

Le Peau-Rouge prit une grande inspiration, expira doucement et calmement.

— Hook l'moment d'ta sortie de scène est arrivée.

Et doucement la corde de son arc quitta ses doigts, le corps de la flèche frôlant son visage, pour se diriger droit vers la tête de son ennemi si rien d'autre n'arrivait.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Christopher-Marie Redskin
avatar

☠ Apprenti Cuistot du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 77
✘ SURNOM : Le Papoose
✘ AGE DU PERSO : une vingtaine

✘ DISPO POUR RP ? : pas encore.
✘ LIENS : Fiche de présentation
Dés à coudre
Feuilles volantes

MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Sam 24 Oct 2015 - 23:57

Obscurité.
La bataille, les corps en furie, la haine, les cris, la douleur, tout est devenu imperceptible et opaque pour les paupières closes, les oreilles sourdes et l'âme ailleurs de Christopher.

C'est le néant, la déconnexion de l'esprit, le rideau noir tiré par la conscience pour ne plus souffrir et affronter.

C'est aussi l'insensibilité du corps face à l'explosion qui retentit, au sol qui se dérobe, à la chute, aux plaies qui griffent sa peau, au corps de Hyène qui vient le protéger, au corps de Kokoi qui vient le secourir.

C'est l'inconscience du corps et de l'esprit jusqu'à ce que le buste du Papoose glisse et vienne s'abattre sur la peau moite et empoisonnée de l'Ami-Indien.

C'est alors l'électrochoc; la brûlure imaginaire, psychique, mais pourtant bien réelle qui vient recourt-circuiter le système nerveux, exciter la conscience embuée; qui fait tressaillir le corps, étouffer un cri, ouvrir les yeux, reconnecter les sens. Qui fait que Christopher s'éveille de sa torpeur.
Brutalement.
Lentement paradoxalement.  

La douleur vive passée, il fixe les lieux mais encore en état de choc, se laisse guider, silencieusement. A l'extérieur et dans sa tête, tout est flou, plongé dans le brouillard.

Il entre dans la barge, tente d'ordonner ses souvenirs puis, devant les images des cadavres et du pont détruit, soudainement, son esprit sort de sa torpeur et le temps passé lors de l'inconscience lui explose à la figure.
Violemment.
Ses yeux s'écarquillent, son ventre se noue mais son corps et sa gorge restent tétanisés, terrifiés.

Il réalise : Le Jolly Roger a explosé et lui a rejoint le camps de l'ennemi

Spoiler:
 








Playlist de C-M. R
Redskin siffle en SteelBlue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 25 Oct 2015 - 14:45

La lame a fait mouche et la gorge s'est ouverte en grand, laissant échapper dans la seconde qui suit un flot de sang en jets carmins qui vient éclabousser les armes que la Peau-Rouge lui jette à la tête, en désespoir de cause. Merde, une femme, tant pis, la guerre a eu raison de ce bout d'âme-ci chez le pirate. Ca en fera une de moins pour les poignarder au pire moment, mais il n'a pas le temps d'esquiver ce qu'elle lui jette, levant les bras en réflexe, sentant ceux-ci encaisser les dégâts à la place de son buste et de son crâne. Ca cogne, ça coupe, ça lacère plus ou moins profondément, ça fait un mal de chien... Le Tordu ne lâche pas son couteau, mais un juron sonore teinté de douleur, reculant de plusieurs pas sans se douter que l'autre Peau-Rouge le met en joue à deux pas de lui, tout comme il n'a pas vu le mousse qui cherche à s'en occuper. Il décoche un coup de pied dans l'estomac de l'indienne qu'il a mortellement blessé, pliant sa carcasse pour tenter de constater les dégâts sur ses avant-bras déjà couverts de sang...

KABOOM !!!


L'explosion le surprend autant que les autres, le projette violemment à terre dans un souffle brûlant agrémenté de projectile, lui sauve peut-être la mise aussi, qui sait. Puis les flammes, les cris, les hurlements, la débandade d'un côté et la tentative de gestion de la crise de l'autre. Les Pirates s'emploient à guider le navire vers la côte, tandis que leurs ennemis Peaux-Rouges en profitent pour prendre la fuite, très peu veulent encore régler leurs comptes. Dan se redresse en grognant de douleur, les sens perturbés, les oreilles sifflantes et l'équilibre incertain, cherchant du regard un repère, ne sentant même pas le sang qui s'écoule d'une de ses oreilles ainsi que d'une tempe blessée suite au choc. C'est la voix de Smee, le Second, qui l'interpelle et c'est vers lui que se tourne le grand Pirate. Il a vaguement entendu, vaguement compris, hoche la tête mécaniquement d'un air encore à demi absent, puis fonce vers les cordages en zigzaguant, titubant en essayant de garder l'équilibre. Il atteignit les cordages et défit les voiles, ses mains dérapant sans cesse, barbouillées de sang, le sien plus que celui d'un éventuel ennemi. Les cordes glissaient sur ses blessures, le brûlaient, l'entaillaient un peu plus.

- Sauver le navire, sauver le navire, sauver le navire...

Murmurait Dan en boucle, alors qu'il défaisait les cordages au fur et à mesure, cherchant du regard ce qu'il pouvait faire d'autres, à demi hébété par ses blessures.


Code:
Dan est blessé aux avants-bras par les armes qu'on lui a jeté dessus et grogui par l'explosion qui s'est déroulé non loin de lui. En état de choc, perdant son sang par ses blessures, une oreille ainsi qu'une tempe amochée, il parvient à comprendre l'ordre de Smee au milieu du chaos et libère comme prévu les cordages des voiles. Il demeure une cible facile à abattre dans son état, ne calculant plus les ennemis autour de lui.
Revenir en haut Aller en bas
Ancien Pirate
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 27 Oct 2015 - 17:19


L’explosion interrompt le corps à corps sans issue.
En entendant gronder sur le pont, Malik se défait aussitôt, violemment, de la poigne relâchée de Perroquet Bariolé. Il s’écarte et, s’appuyant contre un mur, se relève.
Peau-Rouge et pirate échangent un regard.
Sauve ta peau et je sauverai la mienne.
L’entente est tacite.
Car à quoi bon, maintenant ?
Tous les coups sont vains.
Sans réellement savoir ce qui se trame au-dessus de leurs têtes, ne devinent-ils pas, tous, qu’une fin s’est imposée d’elle-même ?

Avant de quitter l’entrepont et de s’aventurer plus amplement sur le pont, Malik a un regard derrière lui, vers la cabine.

LE CAPITAINE EST LÀ.

Hook…
Peut-être pas le plus apte, le Scorpion, mais l’un des plus près, il renonce à son intention de contribuer au sauvetage du navire et lui préfère le bras de son capitaine, qu’il passe sur son épaule. Ils se fraient un chemin à travers les débris, parviennent devant le spectacle de la fin.
Se faisant, autant que possible, sourd à la douleur qui est comme une trame de fond, qui ne le lâche plus, mais qui n’est plus qu’un vague engourdissement, Malik resserre sa poigne dans le dos du Capitaine.

Le Jolly ne coulera pas.

Beau mensonge, peut-être. Qu’est-ce qu’il en sait ?
Il sait seulement qu’il préfère ce mensonge à quelque autre alternative.
Le Jolly ne coulera pas, dit Malik.
Et il faut sauver Hook.
Sauver Hook pour sauver le Jolly et sauver le Jolly pour sauver Hook…
La logique n’est peut-être pas implacable, mais elle est la seule à laquelle il parvient à se raccrocher.

Les pirates s’affairent.
C’est bien.

Bien…

Ils le sauveront, ce fichu navire.
Ils auront même un capitaine pour le rapatrier chez eux. Peu importe où… Quelque part… Au large, à tout le moins.

Qui soutient qui ? Malik ne sait plus. Plus vraiment, non, au moment où la flèche part.
Au moment où il ne la voit pas partir.
Au moment où il décide d’entraîner Hook vers le gouvernail.
Et que la trajectoire change. Pas celle de la flèche. Celle des hommes.
Il y aura rencontre au point X. C’est forcé.
Aussi au point X : la pointe de la flèche vient-elle s’égarer dans la soyeuse – même en temps de guerre – chevelure de Malik, effleurant la nuque, à peine un baiser volé. Empoisonné… Comme tous les baisers, non ?
Mais le Scorpion n’en sait rien, et grimace, seulement, dans un froncement de sourcils éclair.  Ça ne tarde pas à brûler, ce fin trait de rouge sur sa nuque, qu’il ne voit pas. Que peu lui importe. Car le gouvernail, là, le gouvernail…
Le Jolly ne pourrait que tenir la tête hors de l’eau avec le timonier et le capitaine pour le guider. Forcément.
Aussi Malik cèdera-t-il ce qu’il lui reste de jambes à ce dessein. Après, il pourra tomber.

Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Harfang Cendrée
avatar

♐ Guerrière des Delaware ♐


✘ AVENTURES : 160
✘ SURNOM : la Féroce
✘ AGE DU PERSO : La vingtaine

✘ DISPO POUR RP ? : 1/2
✘ LIENS : La gardienne à la fourrure blanche

Veux-tu vraiment te frotter à moi ?

MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 28 Oct 2015 - 20:48

Tout.
Le touché de son adversaire, la douleur, le sang, les grondements ...
Tout était noyé dans cette folie bestiale qui les avait pris au corps, les coupant du monde.
Harfang ne voyait que lui, peau de lune, reflet de la sienne. Carne n'était plus qu'un exutoire féroce à sa douleur, à tout ce qu'elle avait caché sous ce masque carmin.
La Féroce a déjà affronté des guerriers, mais là, c'était différent...

Face à lui, la peur s'effaçait presque, gorgée de colère.
La jeune femme arrivait enfin à faire face aux pirates, ou presque.

Les muscles tendus à l'extrême, la guerrière refusait de lui céder du terrain malgré la douleur et le poids de ses coups. Ils roulaient, se déchiraient, véritables bêtes sauvages que ni le goût âpre du sang dans la bouche, ni les cris de souffrances silencieux de leurs corps n'arrêtaient.

Cycle de sang sourd aux déchirures des voiles et aux craquements du bois au dessus d'eux.
D'un seul coup, Harfang sentit la main de son adversaire sur sa taille, sensation brutale, urgente.
La protestation sauvage de la guerrière Delaware mourut dans un souffle, grognement sourd quand Carne les projeta hors de la trajectoire du mat qui s'abattit.
Fracassant.
Hurlant sous les flammes.


En tant que Delaware, Harfang Cendrée avait appris à le vénérer avant de le craindre, de le respecter autant que de l'admirer, ... et si elle avait été plus de dubitative et silencieuse face aux explications de Paon Chamarré et du vieux corbac, l'ancienne sentinelle devait reconnaître que son regard s'était souvent perdu dans ses étincelles.

Si la guerrière ne paniqua pas, ce n'était par fascination mais plutôt parce que sa vue était brouillée, et son visage se barra d'une grimace amère. Tout était brusquement flou.
Sa tête avait heurté violemment le pont et le bordel ambiant ne l'aida pas vraiment à s'y retrouver.
La main qu'elle passa sur son visage se retrouva maculée de sang, et Harfang ferma les yeux quelques secondes, indifférente à Carne qui gesticulait... trop près d'elle.
Instinctivement, la Delaware tenta de reculer, de mettre le plus de distance possible entre elle et lui, un frisson glacé dans le dos lui rappelant cruellement la situation.

Mais la lame dans la main de Carne ne faisait que leur dégager un passage.
Vers l'enfer.

De la fumée, des cris, du sang... et ce feu, ces flammes dansantes qui dévorent tout sur leur passage. Cette odeur, de poudre et de chair.

La Féroce se retourna sur le côté, mordant brutalement sa lèvre inférieure sous la douleur d'un corps qui protestait, pour se lever. Sa jambe, celle-là encore qui avait céder auparavant refusait de se mouvoir, des éclats de bois plantés dedans comme un simulacre de porc-épic fait par un gosse.

Une main lunaire apparut dans son champ de vision et après une hésitation, elle la saisit, lui lançant un regard entre fureur et interrogation Pourquoi l'aider ?
Mais Harfang ravala sa question, cherchant instinctivement les membres de sa tribu.

"- Pourq... Ca va aller. "
Le remerciement ne franchira pas ses lèvres, mais l'espèce de grimace qu'elle aborda en faisait presque office.

Encore légèrement vacillante mais trop fière pour l'admettre, Harfang accepta plus ou moins l'aide du forban, distante, et rejoignit Loutre Sage.
Mais avant que Crinière-de-Lune ne s'efface dans le chaos ambiant, ses doigts se refermèrent un instant sur le poignet du pirate tatoué.

"- Ton nom !! c'est quoi ?!"

Presque un ordre, sombre.
Mi-amusé et peut-être respectueusement caché derrière ce regard trop sérieux. Elle aurait pu le demander à Hyène Ricanante plus tard, oui.
Mais cela n'aurait pas la même signification.

Quelques instants seulement et il s'était évaporé.
Ils se retrouveraient peut-être un jour... sanglant.

Barrant le Pêcheur de son esprit, Harfang Cendrée se tourna vers la princesse des Hurons.

"- Je vais t'aider... "
Le ton de la Féroce ne tolérait aucune réplique.
Toutes deux le visage éclaboussé de sang, elles faisaient un peu pâle figure en tant qu'équipe de secours mais les indiennes étaient déterminées.

Et le corps blessé qui s'affala presque sur elles ne démentaient pas leur mission. Mais le gargouillis qui s'échappa des lèvres de leur Frère n'augurait rien de bon.
Le souffle court sous le poids, Harfang tenta tant bien que mal de leur faire basculer dans la barque, tout en le retenant de tomber tout droit dans les flots bouillonnants.

Plus vite, il fallait aller plus vite.

Spoiler:
 
[/color]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carne
avatar

☠ Harponneur du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 541
✘ SURNOM : Le Pécheur
✘ AGE DU PERSO : Plus de 20 ans et moins de 30... mais combien exactement ?

✘ DISPO POUR RP ? : Full ! Mais Contacte-moi Viande Fraiche, on verra ça ensemble !
✘ LIENS : I'm in the middle of the Cannibal Buffet
Now we cannibals always say grace...
And then we eat your face!

MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 29 Oct 2015 - 11:14


Cinquième Tour





Le Feu.
La Mort.
La Chute.
Est-ce là le destin du Jolly Roger ?

Mue par une énergie désespérée, les âmes encore en mouvement sur le pont luttent pour leur survie. Il n'est plus question d'alliés ou d'ennemis. Il faut vivre. Vivre ! Les mains tendues n'ont plus de couleur. Les armes ont chu. Les flammes dévorent tout sans distinction. Courrez, courrez, pauvres fous, prenez vos jambes à votre cou et échappez à la loi immuable : qu'on le veuille ou non, l'ont meurt au Pays de Jamais.



Dans le ventre du navire

La carcasse du bateau craque et gémit. C'est le signe de son agonie. Sanglier Buté a beau être têtu, il a l'instinct de conservation bien affuté. Il abandonne son adversaire sonné sous l'amas de planches du plafond crevé. Il est temps de fuir. Son sacrifice n'aurait pas de sens. Alors, avec ce qui lui reste de volonté, l'indien remonte les escaliers pour regagner la surface. Rejoindre les siens. Retrouver sa femme et son fils qui vient de naitre.
Être un guerrier n’est pas un fin en soi. Pas ce soir en tous les cas...




Sur le pont, du coté des indiens

Les combats ont complétement cessé, l'heure est à l'évacuation. Loutre Sage et Harfang Cendrée gèrent au mieux le rapatriement des blessés. Il en arrive par poignées, esquintés et sanglants :  le rouge de leur peau n'est plus une métaphore.
Pivert Toqué , offusqué par la fuite de Fib dans les cordages, s’est replié non sans une flopée de jurons. Il saute dans la barque de Kokoï Avide qui tente de maintenir Christopher en vie.
Perroquet Bariolé, a saisi l'opportunité laissée par Malik. Elle court vers la sortie de la cabine et arrache au passage Albatros Excentrique des mains secourables d'Alexander Britland. Les deux femmes, se dirigent cahin-caha vers les embarcations.
Chevreuil Tremblant ne se remettra jamais de la riposte de Dan. Suffocante, au seuil des ténèbres, elle est tirée de l'enfer par un Buse Étourdie désespéré, relayé par Harfang Cendrée dans sa volonté de ne pas abandonner les cadavres des leurs dans ce cimetière de bois, de poudre et de feu. A eux deux, ils hissent la pauvre femme dans la barque de Capucin Farouche qui lui tiendra compagnie pour ses derniers instants. Puma Sanguinaire, blessé, le rejoint quelques minutes plus tard.

Qui faut-il encore attendre ?

Hyène Ricanante et Mamba Corrosif.
Le couple infernal.
Et Ours Elancé, aussi.
Loutre Sage et Harfang Cendrée auront-elles la patience et l'abnégation pour veiller à leur retour ?




Sur le pont, du coté des pirates

Smee dirige le peu d'hommes qui lui reste avec une volonté farouche de survivre à cette maudite échauffourée. Il ne flanchera pas. Le capitaine est en vie et si le capitaine l'est, alors le Jolly Roger aussi. Il hurle des ordres pour couvrir le tumulte, organise au mieux l'extinction de l'incendie, ou du moins son confinement, pendant que Dan et Jim déploient toutes les voiles afin de faciliter la manœuvre au Maitre timonier. Les flibustiers vont chercher seaux et tonneaux -n'importe quoi à la vérité - qui contiendrait de l'eau. Et ça puise, et ça puise comme ça peut dans une mer rougeoyante qui ne demande qu'à les happer, Ô dulcinée de toujours !
Un pirate ne s'avoue jamais vaincu, et encore moins un homme de James Hook.
Barrant comme un dément, Keith Jackson donne tout ce qu'il a pour sauver son bâtiment, sa maison, son foyer sous la harangue de son capitaine, trop épuisé, pantelant dans les bras du Scorpion, qui commence, lui, à sentir la morsure d'un poison qui n'est pas le sien. Le Jolly Roger s'éloigne des chaloupes des fuyards et fonce droit vers la terre. Échouer le navire, c'est le seule moyen de le sauver, de sauver l'équipage. Avec une violence inouïe, la coque du rafiot heurte un banc de sable tout près de la taverne rhumantique.

La secousse ébranle toute sa charpente.

Chaque âme foulant encore le pont en subit les conséquences.
Mamba Corrosif est balloté et envoyé par dessus bord, sa dégringolade termine durement sur le sable alors que tout le Jolly Roger s’affaisse et penche.

Au loin les rescapés observent la déchéance de ce qui a toujours incarné sur l'île, la violence et la peur. La barque de Capucin Farouche heurte  une épave qui cogne de manière sourde sur la coque. Il s'agit de Ian, flottant épuisé sur sa planche. Il est aussitôt repêché et fait prisonnier.

L'aube alors se dévoile, colorant les flots d'une note sanglante, nimbant d'une lumière nouvelle le triste théâtre de la Baie des Pirates.




Rappel des règles et précisions

• Plans du champ de bataille.
Plan du pont vue de dessus:
 
Plan global du Jolly Roger:
 

• Ceci est votre dernier tour de jeu ! A vous de rédiger le mot de la fin pour votre personnage avant la conclusion que nous rédigerons à quatre main avec Hyène.

• Si vous êtes pirate, vous pouvez participer à l'extinction de l'incendie comme à l'action sur les voiles. Vous pouvez tout aussi bien fuir le navire à votre guise.

Pour Ian, si tu souhaites t'échapper durant ton ultime post, c'est tout à fait possible. Nous te laissons le choix de te faire capturer ou de te soustraire à cette contrainte dans ta réponse !

• Aucun ordre de passage, postez comme vous voulez ! N'oubliez pas de faire un petit résumé de vos actions en fin de posts, et de précisez où votre personnage est situé. (Pour que Smee vous place correctement sur les cartes)

• Rappelez-vous que c'est un post chacun par tour !

• Et pour toutes questions, foncez sur ce sujet ou contactez Hyène Ricanante ou Carne.







Oraciones para la carne....


Merci de ta bénédiction, Duck prêtresse de SWAG ZE GREAT GOD !!!!:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancienne Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 29 Oct 2015 - 12:22

Le temps s'était suspendu pour Hyène. Elle regardait Ours Élancé avec des yeux ronds, se demandant si le Peau-Rouge ne s'était pas tapé la tête quelque part pour débiter de telles sornettes.

« Allez tire-toi te fais pas prier. »

Comme si elle était du genre à laisser un compatriote derrière elle, en plein no man's land. Il se moquait ouvertement d'elle. Il n'y avait pas d'autre explication.

« Tu nourriras les chevaux. »

Hyène renifla et lâcha un énorme crachat sur le pont. Elle agrippa Ours par le pagne, le forçant à se rapprocher d'elle. Front contre front.

« J'ai une tronche à nourrir tes p'tits poneys ? Écoute-moi bien, Winnie l'Ourson ! » Elle ne se souvenait plus où elle avait entendu ce nom. Probablement un Enfant Perdu qui avait lâché le mot lors d'une de ces innombrables rencontres improbables qu'aimait produire l'île. « T'as réussi à ramener ton gras jusqu'ici. Tu vas sauter dans une d' ces chaloupes et m'faire l'plaisir de sauver ta 'tite vie ! Sinon j' vais aller chercher ton cadavre et t'filer la correction qu'ta mère t'a jamais mise ! »

Relâchant Ours, Hyène lui administra une claque sur les fesses, sa méthode à elle pour pousser le Piccaninny à faire le grand saut. La claque lui laissa une sensation cuisante sur la main.

« J'avais oublié qu' t'avais l' cul aussi dur qu'ta tête d'ours buté ! »

Hyène secoua la main pour tenter d'apaiser la douleur. Les craquements du bois se firent plus nombreux, plus bruyants. Comme si le Jolly Roger allait rompre à tout instant et les envoyer tous par le fond. A quelques pas à peine, la princesse des Hurons et Harfang finissaient d'emplir les chaloupes. Ce n'était plus qu'une question de minutes, voire de secondes, avant que le navire ne s'échoue. Hyène voyait la plage se rapprocher à toute vitesse. Elle fit un grand signe du bras aux deux Peaux-Rouges, tentant de se faire entendre par-dessus le vacarme.

« Nous attendez pas ! Bougez vos miches et filez ! On vous r'joindra ! »

La priorité était à la masse, pas à l'individu. Hyène préférait mourir sur le pont, engloutie par les flammes, que fuir et sauver sa peau. Puisant dans ses forces, la chasseuse tenta de pousser Ours vers le bastingage. Elle pointa du doigt une chaloupe encore non utilisée.

« Saute-là d'dans ou je t'y colle d'force ! » Malgré l'urgence de la situation, la Mort collée à ses talons, le feu lui cuisant l'épiderme, Hyène se tordit d'un sourire. « Serait con d' mourir puceau, t'crois pas ? »

Ours suivit-il son conseil ? Hyène ne le sut pas. Le navire tangua sous ses pieds, les flammes semblèrent se jeter sur elle pour la dévorer. La chasseuse saute pour les éviter, se heurta de plein fouet au bastingage et roula hors du navire, vulgaire pantin désarticulé.

L'eau glaciale de l'Océan l'engloutit aussi sec. Un froid si poignant, comparé à la chaleur de l'incendie, que Hyène en eut le souffle coupé. Sa bouche s'ouvrit grande, aspirant l'eau iodée. La Peau-Rouge se débattit contre un ennemi invisible. Le manque d'air. La noyade. Brassant l'air en tout sens, la Peau-Rouge finit par remonter. Son visage perça l'onde, manquant de heurter les débris qui l'entouraient. Planches brisés, tonneaux, corps de macchabées. Levant la tête, elle chercha à voir si Ours était demeuré en hauteur.

L'odeur du bois carbonisé parvint jusqu'à elle. La silhouette du Jolly Roger, échoué, étendait son ombre, l'engloutissant. Elle vit les chaloupes menées à terre, des silhouettes s'ébattre sur le rivage. Grinçant des dents, Hyène se força à nager, puisant dans ses dernières forces.

Elle le savait, ce soir on brûlerait des corps. Ceux des guerriers tombés au combat. Devrait-elle compter un proche parmi eux ? Sanglier Buté, son père ? Puma Sanguinaire, son chef ? Mamba Corrosif, son époux ? Kokoï Avide, son apprenti ? Devrait-elle compter aussi Ska, fils prodigue ?

Ses mouvements se firent plus, la lassitude gagnant du terrain sur la hargne. Hyène finit par se laisser mollement flotter, attendant que les courants la ramènent sur le rivage. Auprès des siens.


Citation :
Hyène gueule contre Ours qui veut pas bouger. Elle beugle à Loutre et Harfang de ne pas les attendre et de fuir avec les chaloupes. Tente de pousser Ours vers une chaloupe libre. Lorsque le Jolly Roger s'échoue, Hyène tombe à l'eau et manque de se noyer. Elle réussit à remonter à la surface, nage vers le rivage mais finit par se laisser flotter, exténuée. Si quelqu'un veut l'aider à rejoindre la plage, foncez. Et merci à tous pour cette bataille épique !
Revenir en haut Aller en bas
Ancien Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 29 Oct 2015 - 21:43

Il l'observait sans émotion alors qu'elle collait son front au sien et lui braillait dessus. Ce qui raisonnait dans sa tête n'était pas sa douce et agréable voix mais le bruit des vagues mélangé au crépitement des flammes.

- Winnie l'Ourson ... répéta-t-il du bout des lèvres, sceptique.

Paupières plissées, il regardait autour de lui, sans vraiment savoir où donner de la tête, le cœur au bord des lèvres, le corps pétrit de douleurs.
La claque que Hyène lui administra eut pour effet de le sortir de sa léthargie, au minimum. Il se frotta le derrière et ouvrit la bouche, le nez en l'air, choqué de voir les flammes si hautes. Sa mémoire dessina devant lui Allan Lorden sortant de l'incendie. Les flammes lui remontant le long de sa veste, lui léchant le visage, embrasant ses cheveux. Et lui qui marchait calmement, simplement, dans la direction d'Ours Élancé, probablement décidé à finir le travail qu'il avait commencé.

- Oh putain, lâcha-t-il, le souffle court.

Cette vision était fausse : il le savait. Mais cela lui paraissait tellement réel qu'il recula alors que sa consœur s'adressait à d'autres semblables, regard rivé dans la direction de cet Allan Lorden imaginaire. À deux pas de lui pourtant, il s'embrasa entièrement et disparu, comme s'il n'avait jamais été là.

Il demeura un instant hébété, la terreur imprégnant ses traits, avant que Hyène Ricanante ne daigne le réveiller, encore.

- Saute-là d'dans ou je t'y colle de force ! Serait con d'mourir puceau, t'crois pas ?

Cela avait beau être rabaissant, Ours ne s'y fit pas. Un fin sourire vint même égayer ce visage marqué par l'angoisse.

Mais le navire sembla ne pas apprécier cette démonstration d'humour. Rageusement, le sol tangua sous ses pieds, ravivant sa peur tétanisante de se retrouver à l'eau. Il vit à travers sa terreur Hyène passer par-dessus bord tandis que lui se rattrapa à la rambarde, se retrouvant par terre, à moitié hors du navire. Un juron fleuri s'échappa de ses lèvres. Sous lui, on cria. On lui cria de lâcher prise, qu'ils étaient en bas, qu'ils le rattraperaient. Lui, ne voulait pas. L'eau lui semblait plus brûlante, plus dangereuse encore que les flammes.

Mais ses mains blessées eurent raison de lui. L'Ego lâcha prise et s'écrasa lourdement dans l'une de ses barques, d'où il se redressa immédiatement, oubliant ses douleurs.

- Vous avez vu Hyène ? Vous l'avez récupérée ? Brailla-t-il de sa voix grave et intimidante.
- Elle était avec toi !
- Ouais bah elle n'y est plus ! Faut la trouver !

Il n'allait tout de même pas laisser celle qui l'avait plus ou moins sauvé … Elle avait beau être pénible et désagréable, Ours ne pouvait pas se permettre cela. Lui, maintenant, était sain et sauf, dans la mesure où ses brûlures pouvaient le tenir en vie. Elle, peut-être pas.

L'eau était luisante, les flammes s'y reflétaient, lui apportant des nuances plus terrifiantes encore. Mais l'Ego ne la regardait pas elle, sinistre objet de ses cauchemars. Et quand son regard accrocha à la chevelure trempée de Hyène Ricanante, il n'hésita pas et ordonna à l'un de ses camarades d'approcher la barque.

À plusieurs, ils hissèrent la Piccaninny à bord, Ours en prenant soin de ne pas trop toucher l'eau salée, ni de trop la toucher, elle. Finalement sûr qu'elle n'avait rien de grave et qu'ils se trouvaient assez loin du Jolly Roger pour risquer quelque chose, le peau-rouge s'autorisa à regarder ses mains, son corps, ses cheveux, silencieux, la gorge sèche, les oreilles bourdonnantes. Il redoutait ce qu'il voyait. Il craignait ce qu'il constatait. Son corps entier se rappela à lui à cet instant. L'indien se replia sur lui-même, mordant violemment ses lèvres pour ne pas hurler au contact du sel mordant sa chair. L'entaille que lui avait affligé l'un de ses deux pirates lui paraissait plus profonde, plus déchirante que lorsqu'il était sur le navire. Et les brûlures … les brûlures sur tout son corps ...

Le feu avait fait de lui son plat de résistance.

Résumay:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ancien Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 2 Nov 2015 - 20:52

- ennemis/amis
Baston !





Le geste tendre de Hyène le réduit au silence et il n’a pas le temps de la retenir que déjà sa courageuse mère adoptive a filé ventre à terre pour trouver des survivants, ou achever son œuvre en tuant d’autres pirates. Kokoï espère qu’elle n'y perdra pas la vie, au moins pour rentrer et retrouver son sourire carnassier, la tendresse dont elle sait faire preuve parfois et la brutalité de ses éclats de voix, au clan comme dans la bataille. Il espère la retrouver, mais il n’a pas peur pour elle.

Ca serait irrespectueux.

Concentré sur Mulot Agité, il ne prend pas conscience de la potentielle présence de son frère ou même de l’état dans lequel se trouve Mamba à l’heure qu’il est. Il n’a même pas entendu le cri de ce pirate annonçant l’apparition du Capitaine Crochet. Il se contente de souffrir de la chaleur, si proche des flammes et ruisselant de sueur. Supportant le poids mort de son ami avant que la jeune princesse ne se précipite à ses côtés pour l’aider.

Un regard aimable et entendu, il évite simplement de la toucher elle-aussi. Car Christopher a brusquement rouvert les yeux de douleurs et il sait parfaitement pourquoi. Son poison est entrain de malmener son cœur tandis que son corps laisse échapper le sang. Plaquant plus fermement encore le tissu sur la plaie, il avance au plus vite, le dépose dans la barque et ordonne brusquement à celui qui se tient sur la seconde.

« Capucin, les cordes, prépare les. Il faut mettre les chaloupes à l’eau. »

Il fait confiance à l’enfant débrouillard et viendra vite le seconder, mais pas avant d’avoir prêté main forte à Loutre Sage. Un autre pirate prend place dans la barque, aux côtés de Christopher, ainsi qu’un Indien gravement blessé à la tête.

Criant s’il le faut il supplie la princesse et la jeune indienne à la jambe blessée à retourner vers la l'embarcation. Il n’y a plus le temps de s’occuper des survivants. Le bateau file, bientôt les pirates retrouveront la conscience de mettre à mal les blessés et capturer à leur tour des proies à torturer. Il ne veut pas qu’elles en soient la victime.

« Venez !! Vite !! »

Mais il y a cette silhouette, plus loin, qui rampe. Kokoï a une hésitation, voit Capucin qui s’est éloigné et la chaloupe providentielle prête à être mise à l’eau.

« Attendez ! »

Et il court, court en direction de Crow. Attrape au passage un semblant de bâche en lin qui traînait là sans prendre feu et, plus pour le protéger de sa sueur que des flammes, la lance sur le corps à terre qu’il soulève non sans mal avant de le traîner jusqu’à la barque.

Il était temps.

Un pirate a fait feu et les a manqué, ne voyant pas le visage de l’apprenti-médecin et pensant sans doute abattre un indien et son semblable. Kokoï saute dans l’embarcation, attire Crow contre lui, coupe les cordes et à gestes vifs qu’il plonge les rames dans l’eau pour qu’ensemble, ils puissent fuir le carnage.

Ce n’est pas leur embarcation qui récupère Ian quand ils accostent, mais ils n’en sont pas loin. Et quand il voit Ours Elancé se tenir aux côtés de sa mère, Kokoï a un geste pour se précipiter vers eux avant de se rappeler de Christopher.

Et de son père.

« Mamba... »

A-t-il été attrapé ? Est-il mort, loin des siens ? Pourront-ils le retrouver ?

Echoué plus loin, le Jolly Roger continue de brûler dans les cris de ses membres qui tâchent encore de le sauver. Pourtant, malgré les morts, malgré cette explosion, Kokoï ne trouve pas à se réjouir. Il se contente de ramener la bâche sur Christopher, dans un geste presque tendre, mais surtout protecteur.

Si des prisonniers ont été fait, Christopher n’en fait pas partie. Et il sera prêt à le défendre devant Puma Sanguinaire au besoin.

Car ce qu’il tient entre ses bras n’est rien de moins qu’un frère, aujourd’hui.

Spoiler:
 





Dernière édition par Kokoï Avide le Mer 4 Nov 2015 - 15:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Crow
avatar

☠ Apprenti Doc du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 77
✘ SURNOM : Le hibou
✘ AGE DU PERSO : 19 ans

✘ DISPO POUR RP ? : Moyen !
✘ LIENS : Nouveau Dé à coudre

Nouvelle Fiche

Ancien Dé à coudre

Ancienne Fiche

Hurle en Jaunepipifluo
#ccff00



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 4 Nov 2015 - 4:50

Le pirate tentait en vain de se lever, les poumons lui brûlaient vivement à chacune de ses inspirations. Les jambes tremblantes, il flancha à nouveau alors qu'il s'apprêtait à se mettre à genoux. Allongé comme un mort sur le plancher du navire en flammes, il était convaincu qu'il allait y passer. Toussant à pleins poumons, il était sur la voie de l'évanouissement lorsqu'un corps étranger le couvrit d'une masse. Alors, il se sentit soulevé, mais à son stade, il ne percevait plus les formes tout autour de lui. Sombrant peu à peu dans le brouillard tandis ce qu'on le posait sur un embarcation.

Plongé un moment dans le noir, il ne se réveilla que lorsque le navire était déjà bien loin d'eux. Il était appuyé sur quelque chose de dur et de pas très confortable. Son cou était douloureux dû à sa position, mais il n'eut la force que de se déplacer, faiblement, pour sombrer à nouveau dans un sommeil profond. N'ayant pour le coup pas le temps de réaliser sa situation.

Une troisième fois, il se réveilla devant une horde d'indiens, qui le soulevait lui et les autres pour les traîner vers l'inconnu dans le cœur de l'île. Lorsqu'on le souleva à ce moment, il se mit à trembler de douleur et émit un gémissement d'agonie, grimaçant du même coup aussi fort qu'il le put. Il put discerner un autre pirate, à peu près dans le même état que lui, ainsi que d'autres peaux-rouges, certains plus abîmés que d'autres. Son seul problème était qu'il n'y voyait qu'un seul pirate, au sein de tous ces indiens.

Et c'était mauvais signe...

— Suite —



HRP:
 


Dernière édition par Crow le Jeu 5 Nov 2015 - 1:27, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Pirate
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 4 Nov 2015 - 12:13

La plage semblait s'éloigner à mesure qu'il avançait. Ses yeux fixaient cette étendue sablée, s'accrochaient à la cime des arbres comme dernier espoir, comme unique chance de s'en sortir. Perde de vue cette image serait pour le Maniaque comme signer son arrêt de mort.

Ses bras, qui brassaient l'eau avec ferveur, perdaient en force et en vigueur, et il avait beau tenter d'y mettre du sien, il avait l'impression que ses membres ne lui obéissaient plus. Ses poumons étaient en feu, son cœur battait dangereusement vite et la pointe de la flèche fichée dans sa cuisse le faisait souffrir le martyr.
Doucement, ses mouvements se firent plus lents.
Doucement, son rythme cardiaque ralentissait.

Juste une petite pause … une toute petite pause...

L'image de la plage devant lui devint flou, lointaine. Ian sentit vaguement qu'on le touchait, qu'on le tirait, qu'on le hissait.
Il grommelait, soupirait, se sentant finalement plutôt bien dans cet état léthargique.
Des visages peinturlurés s’immiscèrent dans son champs de vision. Épuisé, le maître Calfat eut malgré tout un grand sursaut, paniqué. Il se redressa brutalement, faisant dangereusement tanguer la barque, avant de retomber sur les fesses.

- Vous faites quoi là ?! Ramenez-moi sur le navire foutus Peaux-Rouges ! Vous …

Sa phrase fut coupée nette par le violent coup de l'un de ces indiens contre sa tempe. De la manche de sa hachette, il envoya Ian au sol.
Il papillonna plusieurs fois des paupières, et finit par sombrer totalement dans le noir.

Revenir en haut Aller en bas
Ancien Pirate
avatar

Invité



MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Sam 7 Nov 2015 - 11:01

◄► DESCENDEZ LEURS COULEURS◄►
Le roi et ses pairs
Ont enfermé la reine,
A bord d'un bateau de plomb.
Nous naviguerons, et par ses pouvoirs
Moi et mes frères vogueront.

Yo ho sur l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
C'est bien simple, Alexander était, pour la première fois, confus.

Le navire, qui était en train de se détruire à petit feu (c'est le cas de le dire, quoique, petit...) le privait en même temps de sa maison et de ses mouvements. Cependant, il devait l'abandonner, comme le reste de l'équipage, sinon il était voué à mourir avec lui. Comme Hook était emporté par un de ses camarades, il s'occupa encore un peu d'Albatros Excentrique qu'il avait décidé de récupérer, par pitié. Pitié ou bonne conscience ? De toutes évidences, c'est le retournement de veste de ses camarades qui l'ont fait changé d'avis. Et encore, il ignorait toujours ce qu'il allait en faire. Ça l'étonnerait beaucoup que ce Peau-Rouge lui soit reconnaissant après cette bataille.

Voyant le bateau se vider peu à peu, Alexander n'eut d'autre choix que de foncer pour sa survie, et aussi, pour éviter de perdre de vue l'équipage. Il déposa l'indien dans une chaloupe déjà occupée par quelques-uns de ses coéquipiers en lançant un bref « Occupez vous d'ça » tout comme il lance l'ennemi comme un vulgaire sac à patates. Puis c'est en reculant et en voyant la dite chaloupe descendre en catastrophe qu'il vu aussitôt son erreur.

C'était la dernière, tout comme lui était l'un des derniers.

Quel con.

C'était la dernière fois qu'il était altruiste, surtout pour l'ennemi ! Alors, sans plus tarder, le britannique prit de l'élan et sauta du pont afin de plonger dans l'eau, et ce juste avant qu'une autre explosion entraînée par les premières ne le poussa avec un souffle brûlant. Or, à peine dans l'eau, et donc son corps immergé, qu'Alexander se souvint de quelque chose de gênant.

Il avait toujours du mal à respirer.

Et l'eau qui entrait dans la blessure qui entaillait sa gorge le lui rappela avec douleur.

Merde... merde... merde... ! Merdemerdermerdemerde !

Il n'allait quand même pas se noyer comme ça, là maintenant, si ?!

Avec des efforts, Alexander fit un crawl énergique, dans laquelle il puisa toute sa force. Hélas, il avait l'impression de boire la tasse alors que sa bouche ne touchait même plus l'eau.

Et il respirait toujours avec peine.

Il perdit rapidement son souffle et sa force. Ses bras comme ses jambes étaient en manque de signaux que son cerveau mal oxygéné ne leur envoyait plus. Il flottait. Et il allait bientôt couler.

Il cessa de respirer, les yeux clos et un voile noir couvrant sa vue.


Hrp:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   

Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

 Sujets similaires

-
» "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"
» Mes Elfes de Sang...
» *lettre simple, à écriture rouge sang sur fond noir* Chers Gardes.
» Jour 5 - L'aube est rouge, beaucoup de sang a dû couler cette nuit !
» [Résolu] cuir. blos noir, corne rouge sang ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: La Mer Imaginaire :: Le Jolly Roger-