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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 14 Oct 2015 - 15:30


Wesker se fit percuter avec force par la personne à qui il avait mis le feu. Le pirate fut projeté à côté d'un canon. Sa tête cogna contre la parois du navire. Le pirate eut, pendant quelques secondes, la vue trouble. Quelques précieuses secondes qui permirent aux autres Peaux-Rouges de s'enfuir avec des armes.

Le Sadique pesta alors qu'il retrouvait la vue. En face de lui cette putain de vermine qui l'avait sonné. À bien regarder celui qui avait osé s'en prendre à sa personne, Wesker aperçut deux défenses sortant de sa bouche. Signe que le Peau-Rouge avait subi une « mutation ».

- Ah bas putain d'merde. En voilà un adversaire. Je suppose mon connard que tu es un Piccaninny vu ta sale gueule de sanglier.

Wesker se releva, prit un couteau qui était sur une table à côté de lui avec d'autres armes. Il enleva son haut, comme pour se retrouver dans la même condition que son adversaire.

- Tu sais ce qu'on fait à un sanglier un peu trop buté ? On s'en fait un casse dalle. Je suis sur que notre cannibale va apprécier que je lui ramène ton cadavre pour s'en repaître. Allez viens, putain de gibier ambulant. J'vais te saigner à blanc comme un vulgaire porc.

Wesker grimpa sur le canon qui était à côté de lui, s’élançant, couteau dans la main droite, en direction du Peau-Rouge. Il visa l’épaule de ce dernier pour lui planter le couteau aussi profondément que possible.
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 14 Oct 2015 - 18:22


Sourd, si ce n’est des coups de feu qui se réjouissent toujours, ici, en haut, en bas…
Assis dans le brouillard, de poussière, de sang, d’on ne sait plus de qui, d’où, de copeaux de mémoires qui volent en éclats aussitôt vécues.

Dans les marges s’entassent les cadavres en laissant des traînées suintantes derrière eux.

Son talon glisse, quand il tente de pousser, de se redresser contre le mur. Un de ces appuis qui restent encore. Pour combien de temps? À quand le trou dans la coque et le festin de sirènes? Les guettent-elles? Les attendent-elles, dans leurs eaux noires, sourires affûtés?

Il pense à Carne, Malik. À la voix de Carne qui répète, qui dit « maman ».
Le ton de menace et pourtant…
Maman.
Carne. Et sa mère. Et Carne. C’était possible, d’abord? Mais d’où il était tombé, le Carnevorace, son bouffeur de chair fraîche, dépeceur de sirènes… D’où? Lui qui le croyait vomi des eaux, de la gueule d’une sirène, voire. Grain de sel. Grain de Carne. Échoué sur la rive d’un hier houleux. Mais peu importait.
Moi je suis du désert. Toi de la mer.
C’était comme ça. Simple.
La mer. Pas une mère.
Pas une mère.
La mer de Carne.
Où il fait bon se rafraîchir.
Mais elle, la sauvage…

Le genou dressé, appuyé sur son coude gauche, la hachette à ses côtés, le Scorpion sonde sa plaie, de sa main droite, sous la tunique ensanglantée. Il n’a pas à enfoncer l’index bien loin avant de sentir la balle. Ce n’est pas de ça qu’il meurt, a-t-il tout juste le temps de penser avant de lever les yeux sur la femme arc-en-ciel qui vient vers lui.
Fatigué, Malik soupire à la perspective d’un nouvel effort. Il empoigne l’arme indienne, se redresse légèrement et, toujours assis, élève le bras, s’apprête à frapper, ou à lancer la hache.
Feint de le faire.
D’un élan, plaquant sa paume libre au mur, il pousse, s’élance, jambes devant, vers la Peau-Rouge, vise l’avant des genoux, l’arrière des chevilles. Qu’elle tombe, la bariolée, si elle veut se battre. Car Malik craint ne plus faire le poids, sur ses pieds, et préfère se préserver de plus amples pertes de sang.
Et donc luttons à bras le corps sur le plancher des morts, si tu le veux bien, perruche, voir lequel de nous deux y restera.
La hachette abandonnée, repoussée, parce qu’il n’en aurait pas besoin, pour l’étrangler, Malik se jette sur la Peau-Rouge, ajoute des teintes à sa tunique, tente de coincer ses jambes entre les siennes, d’éviter les coups, de bloquer les épaules avec ses bras, de saisir la gorge…
Oiseau de malheur, je te plumerai.

Résumé:
 
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Carne Salt
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✘ AVENTURES : 565
✘ SURNOM : Le Pécheur
✘ AGE DU PERSO : Plus de 20 ans et moins de 25... mais combien exactement ?

✘ DISPO POUR RP ? : Full ! Mais Contacte-moi Viande Fraiche, on verra ça ensemble !
✘ LIENS : I'm in the middle of the Cannibal Buffet
Now we cannibals always say grace...
And then we eat your face!

MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 14 Oct 2015 - 23:47


Carne perçoit son parfum d'épices avant même de sentir sa main sur son épaule. Il tourne la tête ébahi, pour voir le visage de Malik noyé dans ses cheveux d'encre et déjà son dos recouvert de lin blanc qui s'éloigne.
Le Scorpion.
Il est vivant.
Vivant !
Malik, Hey !
Le Pécheur est frappé par une euphorie un peu folle. Un sourire fend son visage blafard et il se met à rire, comme un dément. Cette hilarité réjouissante n'est pas du gout de son adversaire.

- Découpes qui tu veux, mais ton adversaire, C'EST MOI !  

La menace, fixe sa concentration. Il se fait souple sur ses appuis, bien solide sur les planches. Il ferme les yeux. Les siens sont inutiles. Il laisse son nez et ses oreilles prendre le dessus. Il écoute le bruit ambiant, l'écartèle, le dissèque. Il évacue les râles et les cris, les lames qui s'entrechoquent, la poudre qui explose, le sang qu sèche et celui qui éjacule, encore frais, des plaies. Il balaie sa propre respiration, son odeur de sel et les battements de son coeur en cascade. Il se concentre sur sa fragrance à elle. Moiteur de femme, sueur de guerrière, bois humidifié par la vapeur de sa bouche sur son masque épais. Parfum de feuillage agité.
Un craquement suivi d'un bruit matte lui indique qu'elle a roulé au sol. Le fouettement d'air le fait sauter par réflexe. Cette grue est rapide. Il a à peine le temps de se réceptionner qu'elle attaque de nouveau. Il pare à grand peine, mais ne parvient pas à totalement dévier la lame du couteau qui déchire Fiente et laisse une estafilade sanglante sur sa cuisse.
Profiter de l'ouverture, de cette fente qu'elle a fait pour pénétrer son espace et qui la déséquilibre. Sa tête est parfaitement à hauteur de genoux et il la frappe durement, de fait, sa tempe, non protégée par le masque. Carne laisse échapper un grognement de douleur dans la foulée. Sa jambe d'appui est évidemment la blessée.
Ne lui laisser aucun espace de respiration.
Ne lui laisser aucun espace de respiration.
Ne lui laisser aucun espace de respiration.

Facile à dire. Demander à un myope de viser est toujours chose mal aisée. Alors il opte pour l'option la plus simple.

Si je ne tiens pas debout, autant tomber.

Impactée ou pas par son coup précédent, elle doit être désarçonnée. Il charge donc sur elle de tout son poids pour la faire chuter avec lui. Au corps à corps, il saura parfaitement où frapper. Il découpe bien assez de corps pour savoir quelle zone létale il doit atteindre.

Et ce soir, il doit tuer.

Résumé:
 









Oraciones para la carne....


Merci de ta bénédiction, Duck prêtresse de SWAG ZE GREAT GOD !!!!:
 


Dernière édition par Carne le Jeu 15 Oct 2015 - 7:25, édité 1 fois
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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 15 Oct 2015 - 1:27



Mamba avait été désemparé par les coups qu'on lui avait porté au visage. Se relevant, en tanguant un peu et sifflant, le chasseur reprit peu à peu ses esprits, voyant le sauvage rester sur place. Tout ce que le Peau-Rouge percevait à ce moment précis c'était le rire du pirate. Aimait-il prendre des coups ? Si cela l'amusait de souffrir Mamba était prêt à lui donner matière à rire à pleins poumons.

Mais Mamba, bien qu'il percevait la voix du pirate, il ne put voir venir la brute lui foncer dessus, le plaquant à nouveau au sol. Ce pirate avait-il un certain penchant pour les positions allongées ? Mamba s'en foutait et il ne voulait même pas de réponse à cette question.

Mamba commençait à sentir l'air se raréfier dans ses poumons, qui commençait à lui brûler la cage thoracique.

Foutu peau-rouge ! Ah ! T'es avantagé, hein ?! Tu profites de ta magie ? J'ai pas besoin de magie pour me battre, ok ?! J'ai pas besoin de ça !

Comme un sursaut d’orgueil et d’énergie haineuse envers le pirate. Il pouvait insulter Mamba, lui dire ce qu'il voulait. Mais dans les choses à ne pas faire envers Mamba, il y avait « insulter les croyances et rituels de la tribu de l'Ours ».

Mamba était acculé. La haine montait. Son sang se mit à bouillir. Il puisa dans la puissance de son essence comme jamais il avait fait auparavant.

Cela eu pour effet de voir la peau du chasseur légèrement devenir écailleuse, comme un serpent, sur son visage et son coup. Cela perturberait sûrement son ennemi.

Mamba profita de ce moment, où il reprit des forces, pour donner un grand coup de poing dans l'entre-jambe du pirate. Un coup bas ? Il était dans un duel à mort. Tout était permis. Il ne chassait pas. Il n'avait pas à respecter sa proie. Dans le meilleur des cas il finirait pas être de la viande pour les sirènes qui attendaient dans l'eau à côté du navire.

Mamba, une fois libéré de l’étreinte du pirate, toussa en reprenant son souffle.

— Esspèce d'abruti. Toutes l'blesssures que j'ai porté... Aucune a été donnée avec mon esssence. Même sssi ccc’était l'cas, t'as bien tes armes d' lâche qui crachent des balles. Mais sssurtout t'aurais jamais du insssulter les esssprits d'la tribu. Je vais t'crever pour ççça connard.

Mamba se tint droit face au pirate, prêt à éviter sa prochaine attaque. Le Peau-Rouge voulait regarder autour de lui pour voir si un de ses frères d'armes avait besoin de lui. Mais son instinct lui disait que, s'il quittait un instant des yeux le pirate, cela pourrait lui être fatal.

HRP:
 

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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 15 Oct 2015 - 21:40


Plus vite. Encore.
Glisses, sois plus rapide, t'es qu'une brise,  poids plume, mais sers t-en ! Etourdies, assommes, aiguises tes crocs et mords.
Jusqu'au sang.

Les mots des guerriers Delaware résonnaient dans l'esprit d'Harfang Cendrée tandis que la lame mordait férocement la chair du pirate.
Va plus vite !

Pas encore assez pour éviter le coup de genoux de Cheveux-de-Lune, sec et vif, aussi dur qu'une pierre que la pluie aurait évité de polir.
Le revers qu'elle avait prévu ne vint pas, sonnée.
Pas au point que la Féroce voit trente-six chandelles mais le choc la perturba assez pour la faire vaciller.


L'ombre, opaque, brutale s'abattit sur elle soudainement, provoquant un feulement presque animal de sa part. Pas le temps de l'esquiver.

L'odeur de sel, de sang, de fer envahissait son nez, tandis ses prunelles s'agrandirent de peur. Un instant, Harfang eut la respiration coupée et lâcha son couteau non loin. Sa deuxième lame, au manche trop grand, était inutile.

Elle luttait, rugit férocement, enfonçant ses genoux dans l'estomac de Carne.

Elle luttait contre la terreur de se voir plaquée au sol, prisonnière.
Contre ce regard étrange, déterminé, dont la folie ne semblait connaître de fin.
Il était trop près, beaucoup trop près...

Son esprit refoulait à grande peine les souvenirs, acides, vicieux, qui semblaient vouloir briser la surface d'une réalité passée.

Une des lanières de cuir de son masque avait cédé et celui-ci ne recouvrait plus qu'une partie de son visage.
Une face pourpre mêlée de chocolat, la colère et la peur entrelacée.
De ses gestes précipités, la guerrière balança son masque qui éclata au visage du Pêcheur , et tentait en vain de se dégager de son étreinte.
Elle mordait ces mains, griffait tout ce qui passait devant elle, lui tirait les tifs comme une chiffonnière et finit par lâcher un des bras du pirate pour venir repousser son visage, ses ongles comme des griffes tentaient de lui percer les yeux, au risque de se faire happer sous les crocs avides de son adversaire.

Tout, tout était permis pour échapper à sa prise, fuir les frissons de panique. Peu importe le sang, les égratignures et cette pression qu'il faisait peser sur elle. C'était une certitude.
Il fallait qu'elle sorte de cette prison, cet étau de nerfs, de chair ...

Louve enragée, acculée, la Delaware refusait de céder.

Spoiler:
 


Dernière édition par Harfang Cendrée le Dim 18 Oct 2015 - 15:32, édité 1 fois
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Ven 16 Oct 2015 - 13:31

◄► DESCENDEZ LEURS COULEURS◄►
Le roi et ses pairs
Ont enfermé la reine,
A bord d'un bateau de plomb.
Nous naviguerons, et par ses pouvoirs
Moi et mes frères vogueront.

Yo ho sur l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Ow.

La fumée et les débris provoqués par sa maniabilité retombent, couvrant la vision de son camarade touché par une balle perdue du chargeur d'Alexander. Peut-être fallait-il calmer un peu le jeu avec son enivrante adrénaline. Ou peut-être pas. Après tout, le navire tremblait des échos chaotiques des cris de guerre et de souffrance opposant les deux camps. Aucune raison de n'avoir ne serait-ce qu'un peu de pitié; et puis le pirate était ravi de défier les limites de sa raison d'équilibré au milieu de ce carnage. La vue encore à moitié aveuglée par le brouillard qu'il a produit, un « wouuuh » enfantin lui échappe, amusé par la puissance de son joujou.

Qu'il ait prévu de vérifier l'état de son Capitaine ou de rappliquer en tant que protecteur, Alex' fut prit de court lorsque Albatros Excentrique se jeta littéralement sur lui. Surpris, l'arme tomba de ses mains et le blond également à la renverse, sa tête heurtant brutalement le parquet de la cabine. Gémissant une plainte plutôt agacée, il tenta de récupérer rapidement une dague accrochée à sa ceinture, mais les griffures acharnées de la Peau-Rouge le déconcentrèrent. Bouillonnant de rage de s'être fait avoir comme un bleu, il lui donna un violent coup de genou dans le ventre.

- 't'mettre en bouillie... siffla-t-il entre ses dents serrées.

Pendant qu'elle se remettait (en peu de temps sans doute) de l'encaissement, le pirate chercha précipitamment à tâtons son arme par terre, le bras frottant le sol et ses ongles grattant le bois. Du bout des doigts, il la sentit. Le manche. Il lui suffisait d'une petite seconde de plus et qu'un millimètre supplémentaire pour l'atteindre et l'assommer avec.


Hrp:
 
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Jim Crazyleg
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Il écrit en EC7907.

✒️ Avatar par Eychristine
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 18 Oct 2015 - 17:19

« […] Bordel, ils avaient buté un des nôtres ! On n’allait pas les laisser faire. Un homme était tombé, c’était un homme de trop.
On n’a pas eu besoin d’se concerter pour être d’accord : ces chiens n’allaient pas s’en tirer aussi facilement.
D’un rapide coup d’œil, ils ont vu qu’j’étais un adversaire digne de leur haine. Bien vite, un de leurs colosses s’est rué vers moi. Suintant la violence, sous les pulsions d’ses cris, comme une bête enragée. Il puait en plus ! Et il trainait une lame, dépourvu de manche, trop lourde pour ses mains d’homme, ses mains de bête, rayant tragiqu’ment les planches du pont autrefois si douces.
Mais, j’allais l’peler, maman. Ce gars, j’allais le peler avec minutie, lui consacrer toute ma putain d’attention. En prendre soin pour ne laisser qu’un p’tit moignon de chair poli, propre et assoupli. J’allais le brosser, le soigner, le d’écraser, le tout à ma manière. Les microbes durs doivent être traités vite et impitoyablement. […]»




« Un mec… qui dort… » constata Jim.

Son ennemi était à des lieux de l’image qu’il s’en faisait. Il n’était pas si costaud, et hélas point d’armes titanesques à l’horizon. Cet adversaire-là ne ressemblait en rien aux récits épiques que s’échangeaient les poivrots, le soir. Le mousse n’était pas préparé à ce genre de cas.
Un peau-rouge, oui. Un guerrier, certes. Mais surtout un homme assis en tailleur, le regard lointain, l’esprit ailleurs.
Jim voulut l’approcher mais il se heurta à une force familière.

- Arg ! Il pue ! Bon sang, vous pourriez faire un effort, les mecs ! s’écria le mousse en se bouchant le nez.

Tout à coup, une forte pression contre ses tempes le fit sursauter, comme un étau glacé qui enserrait son crâne, plantait en lui ses crocs gelés. Le mousse faillit trébucher, surpris pas cette douleur soudaine d’une nature tout à fait inédite. Le jeune garçon massa instinctivement ses tempes, espérant faire disparaître cette sensation désagréable qui l’empêchait d’y voir clair. Mais elle était coriace, et bientôt enfla en un redoutable mal de crâne. Ça venait de nulle part et ça le clouait sur place.
Jim dévisagea son ennemi, l’air hébété.
C’était sa faute, il en était certain. Ce sauvage venait de lui refiler un truc, mais rien d’étonnant : ils sont bourrés de bactéries ces crados.

Sa main gauche, tremblante, glissa lentement derrière lui, fouillant, tâtonnant, une couche voisine, celle d’un de ses camarades. Entre les couches de couvertures, il sentit le contact familier d’un objet tranchant, sans doute une lame. Il en avait de la chance. Jim hocha doucement la tête, il savait ce qu’il devait faire.
Il devait le tuer.
Sans détacher son regard de celui de son adversaire, il glissa son autre main dans sa poche, à la recherche d’un de ses outils de travail. Il était prêt.
Il ne se permit d’attendre un instant de plus, craignant que son ennemi ne reprenne conscience ou que cette douleur n’ait raison de son efficacité.

« Attend un peu tu vas voir, vieux salopard… »

Le mousse lança brusquement une serpillère au visage de son ennemi (car tout mousse qui se respecte se doit de toujours conserver du matériel d’urgence dans ses poches.), et sans attendre se jeta à la gorge de son adversaire, le plaquant sur le dos. De sa main libre, il plaquait le torchon contre la face de son ennemi qui s’était bel et bien réveillé. De l’autre, il tenait fermement sa lame, prêt à en faire usage.
Le peau-rouge se débattit non sans insulter ce gamin un peu trop coriace. Et tandis qu’il tentait de le repousser à l’aveuglette, Jim sentit la douleur s’estomper. Il y avait donc bien un lien entre la présence de cet intrus et cet étrange phénomène.
La respiration saccadée par cette soudaine poussée d’adrénaline qui affluait en lui, Jim leva la lame du couteau et la planta à travers le chiffon. Son expression resta glaciale tandis qu’il étouffait de son mieux le cri qui s’éleva. Car Jim n’aimait pas qu’on lui casse les oreilles. Les collègues passent encore mais les ennemis…
Sa prise n’était toutefois pas assez ferme car le peau-rouge en s’agitent, lui infligea une baigne prodigieuse qui le fit basculer en arrière.

- Ç-ça r’met les idées en place… balbutia Jim.

En effet, cette douleur glacée l’avait un peu sonné mais rien de tel que les coups pour vous remettre d’aplomb ! Il se redressa en grommelant quelques noms d’oiseaux, la main plaquée contre sa joue brûlante. Sa victime ne bougeait plus. Il en avait de la chance.

Il contemple son œuvre, quelque peu dépité. Où étaient les balles de mousquet sifflantes qui se fichent dans la chair ? Les lames qui s’entrechoquent ? Le sang qui coule par barriques ? Tout ce qu’il voyait, c’était un mort avec une serpillère sur la tronche…

Le mousse prit soin d’extraire la lame toujours fichée sans retirer le torchon, désirant s’épargner un spectacle peu agréable. Lorsque ce fut fait, il vit que le sang s’écoulait peu à peu sur le côté en formant une petite flaque sinistre. Il se hâta donc d’y apposer une autre serpillère et de pomper de son mieux ce liquide des plus salissants.
Satisfait, il se redressa, s’épongeant le front d’un revers de poignet. Encore un devoir accompli avec brio, et une catastrophe évitée.

- Franchement… dégueulasse. se permit-il tout de même de commenter.

Et c’est couteau au poing qu’il grimpa quatre à quatre les marches qui le séparaient du pont. Il dépassa la canonnière et rata de peu deux indiens les bras chargés de ce qui lui faisait défaut : des armes. Non, LEURS armes. Jim les aperçut au loin. Quels sales voleurs ! Ça ne se fait pas, ça !
Heureusement, il aperçut aussi ce casse-pied de Dan qui, déjà, attaquait l'un des fuyards. Il continua sa poursuite bien décidé à lui prêter main forte.



Résumé:
 


Dernière édition par Jim Crazyleg le Sam 24 Oct 2015 - 1:36, édité 2 fois
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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 18 Oct 2015 - 18:53


Quatrième Tour

Le pont

Jouer avec la poudre n'est jamais une bonne idée. Le tir d'Ours a fait mouche, touchant des explosifs entreposés, l'étincelle des balles déclenchant un début d'incendie. L'explosion retentit dans tout le navire, et un souffle chaud, presque brûlant, touche la peau des combattants. Les plus proches de l'épicentre du cataclysme sont propulsés, projetés comme des boulets de canon. La cache d'armes a explosé comme une bombe trop longtemps contenu. Le pont supérieur au-dessus d'elle gondole, se creuse, part en lambeaux. Les flammes commencent à progresser sur le navire. Le feu, l'incendie, le naufrage pend au nez des forbans !

Le mât de misaine s'abat sur le pont, écrasant probablement plus d'un combattant aussi bien Blanc que Peau Cuivré. C'est la débandade, l'hystérie ! Des matelots hurlent, se précipitent sur les cordages, à la barre. Il faut guider le navire vers les terres. Vite ! Sinon le Jolly Roger va couler, corps et biens.

Chevreuil Tremblant pile net à la vue de Dan. L'Indienne n'a pas le temps d'éviter la lame qui lui déchire la chair dans un cri aigu. Les bras chargés d'armes, en guise d'ultime défense, elle les lance à la figure du forban. Lames acérées, canons d'armes à feu, autant de missiles qui peuvent blesser l'adversaire. Le sang coulant de sa blessure à la gorge, l'Huronne prit l'échine, agenouillé à terre. Dans son dos Buse Étourdie brandit le canon d'un fusil sur Dan. Prêt à tirer. Sans savoir que le mousse du navire lui colle aux basques.


La cabine du capitaine

L'arme de Britland cogne contre la tempe d'Albatros Excentrique qui a le réflexe de rouler sur le pont, hors d'atteinte du pirate. Le sang pulse, coule le long de sa machoire. La Delaware a un temps d'absence, assez long pour laisser au pirate le loisir de se remettre debout. Mais la femme reprend rapidement ses esprits. Poussant son cri d'oiseau, elle s'élance sur Alexander, mains en avant pour saisir sa gorge. L'homme devra être rapide pour s'en sortir.


La canonnière

Le combat se déroule comme au sein d'une arène de catch. Le couteau de Wesker plonge dans l'épaule de Sanglier Buté. Mais il en faut plus pour mettre à terre un Piccaninny endurcie par des années de combats. Des années de survie dans la nature sauvage de l'île. L'homme agrippe son adversaire et, de tout son poids, l’envoie cogner, tête la première, contre le plancher. Exécutant un parfait german suplex. Les planches cèdent sous le gabarit des deux combattants. Sanglier et Wesker traversent le plancher et tombent dans les dortoirs, s'écrasant lourdement sur le pauvre Putois Odorant qui n'avait rien demandé.



Rappel des règles et précisions

• Plans du champ de bataille.
Plan du pont vue de dessus:
 
Plan global du Jolly Roger:
 
(Petit cafouillage dans le plan de coupe du pont, que je corrigerais au plus vite. Wesker et Sanglier sont biens un étage en-dessous !)

• Même si vous n'avez pas posté aux premiers tours, vous pouvez tout à fait nous rejoindre maintenant !

• Pour les PJs situés près de la cache d'armes à la proue, on vous laisse libre de décider de votre sort. Vous pouvez être brûlés, propulsés hors du navire, etc. Mais vous subirez des dégâts quoi qu'il arrive.

• Vous pouvez être un des pirates au chevet de Hook, dans sa cabine, un Peau-Rouge d'une des deux escouades mentionnées dans ce post et ou un pirate tentant de les arrêter.

• Aucun ordre de passage, postez comme vous voulez ! N'oubliez pas de faire un petit résumé de vos actions en fin de posts, et de précisez où votre personnage est situé. (Pour que Smee vous place correctement sur les cartes)

• Rappelez-vous que c'est un post chacun par tour !

• Et pour toutes questions, foncez sur ce sujet ou contactez Hyène Ricanante ou Carne.
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Keith Jackson
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☠ Timonier du Jolly Roger ☠


✘ AVENTURES : 149
✘ SURNOM : L'Barré
✘ AGE DU PERSO : La quarantaine m'est passée d'ssus sans pitié

✘ DISPO POUR RP ? : Sacrebleu, c'est quj'ai pas vraiment l'temps mais essaye toujours !
✘ LIENS : Yoho, l'âme des pirates jamais ne mourra !


MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 18 Oct 2015 - 19:56





J'crache aux pieds du sauvage.

"C'est ça, et moi j'suis le Saint Kraken."

Comme si j'allais laisser c'chien galeux approcher d'mon Christo. 'Sont fourbes ces sauvages, peuvent inventer n'importe quoi pour... Mais en fait j'sens pas d'mensonge v'nant du gars en face d'moi. L'doute s'installe. Si y a bien un truc quj'peux croire c'est mon flaire à bobards alors... J'baisse mon sabre sans vraiment m'en rendre compte et quand j'lève les yeux vers l'peau-rouge j'ai plus aucun doute sur ses intentions.
Mais là les choses s'gâtent. Une femelle gueule en direction d'mon adversaire en tenant Chris dans ses bras. Putain qu'y pisse le sang. J'comprends rien à leur charabia mais c'est rien comparé à la suite.

KABOUM

L'pont tremble. D'puis quand y a des tremblements d'pont bordel ?!
L'mat d'misaine craque et tombe, lent'ment mais y tombe, et y tue. J'regarde l'foutoir et j'me dis qu'on a d'la chance d'être d'ce côté du pont où tout à est en ordre normal. Puis l'bois s'creuse sous mes pieds et commence à s'effondrer, du feu jaillit et j'bondis vers l'mat tombé. J'cours dessus comme un kraken en rûte vers l'pont supérieur.
Parce que j'suis pas con, j'ai bien compris cqu'il s'passe : on va couler !
J'ai vite vu cqu'il fallait faire, j'suis pas l'Timonier d'ce rafiot pour rien mon gars.
J'bouscule les crétins qui s'agglutinent près d'la barre, beuglant :

"Barrez vous tas d'chiens galeux, laissez faire les bons !"

Avec l'mat principal ça va être dur d'atteindre la plage à temps, mais j'connais les vents, et l'air chaud qu'on s'tape depuis un moment s'ra parfait pour nous tirer d'là !
J'vire de bord et file droit vers la côte. J'sais qu'on va y arriver, c'est l'Barré qui la barre nom d'un kraken !

code par trush



HRP:
 
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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 19 Oct 2015 - 17:34

- ennemis/amis
Baston !





Son nom a claqué dans l’air, au milieu de la poudre et des cris. Dressant l’oreille, abandonnant même du regard cet adversaire qu’il affronte encore, Kokoï cherche sa mère, cherche Hyène dans le tumulte. Et la trouve aux pieds de Christopher, la main posée sur son corps blessé. Mais son attitude n’est ni inamicale, ni méfiante. Ayant compris ce qu’essayait de faire le guérisseur, elle a décidé de prendre parti pour ce peau-rouge dans le mauvais camp. Et la grenouille ne peut s’empêcher de sourire, rassuré, avec au cœur une bouffée d’amour pour la peau-rouge comme il en a rarement ressenti.

Elle lui ordonne de venir, et il viendra. Avançant d’un pas, coincé par la présence de cet « ami » qui crache à ses pieds, jure par le Kraken et ne le laisse pas avancer.

« Je vais l’aider. » Son ton est ferme. Sa main se lève, luisante de sueur. Il n’hésitera plus. « Je vais aider alors toi écarter. Toi. Ecarter. »

Une hésitation chez le pirate. Une simple faille par laquelle il s’engouffre. Vivement il se déplace sur sa gauche, le feinte, repart sur sa droite, commence à monter les marches.

Il pense à essuyer sa main sur son pagne.
L’instant d’après, il vole.

Le souffle, le bruit, tout vient comme au ralentit. Mais le bois craque, se soulève comme un ventre chargé, éructe le feu, les débris, la poudre d’une explosion qui déchire presque le navire en deux. Tir ami, maladresse ennemi, qu’importe car ils sont là, tous, tombés au sol comme des quilles, évitant le mât qui s’effondre dans un grincement, le regard ouvert sur la crainte d’en finir ainsi dans un même tombeau.

Kokoï est balancé sur le pont supérieur, soulevé dans son effort, comme guidé. Et s’écrase lourdement contre le bastingage, souffle coupé, sans repères.

Il saigne, au visage de la plaie causée par Keith. De la tête, cognée durement. Et son épaule gauche, déboitée, pend piteusement.

Grimaçant, l’indien se relève. Voit le pirate, l’ami, être plus vif et délaisser Christopher pour se ruer sur la barre – l’a eu plus de chance. Le fou. Vacillant sur ses jambes, il rejoint le corps de Mulot Agité, repousse une planche qui le recouvre.

« Hyène ! Tu vas bien ?! » Le sang coule encore mais là n’est pas la priorité. Car le Jolly Roger sombre dans l’eau. Et tout le monde sait qu’un évanouit ne peut pas nager.

Surtout pourchassé par des sirènes.

Le regard brun fuit, cherche l’échappée. Ne fait pas confiance au timbré avec ses dreads qui mène le Jolly. Et le salue vient sous la forme de Capucin – oh petit homme, et de Loutre Sage toujours à ses côtés.

« La chaloupe ! Derrière vous, prenez la chaloupe ! » Et à Hyène. « Les pirates vont vouloir fuir aussi. Il faut partir en premier ! » Déchirant son pagne pour s’en faire un bandage protégeant autant la plaie contre laquelle il fait pression que la peau de Christo contre son épiderme empoisonné, il s’oblige à le relever, à le porter. Et s’éloigne rapidement de la scène de bataille.

Spoiler:
 

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Smee
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 19 Oct 2015 - 19:16

La table lancée par Ours frappa la tempe du Second. Sonné, l'homme sentit son épaule cogner contre la chambranle de la porte. Ses lunettes manquèrent de tomber, penchées de guingois sur son nez. Le vacarme de la bataille lui emplissait les oreilles, le crâne. Sous ses os se joua le vigoureux tam-tam de percussions indigènes.

BAM BAM.

Où étaient-ce des tirs nourris ? L'odeur de la poudre s'enflammant agressa ses narines. Feu. Poudre.

Danger. Fuir.

« Crow, sors ! »

Le Second ne prit pas le temps de voir si l'assistant avait suivi son ordre. Son instinct de survie le poussa à sauver sa peau en premier. Smee courut vers la sortie. Mais pas assez vite. Le souffle le propulsa en avant, le faisant rouler sous le pont comme un vulgaire tonneau. Le sang emplit sa bouche. Sous le choc il s'était mordu. Le verre gauche de ses lunettes avait écopé d'une entaille. Chance, aucun bris de verre n'avait touché ses yeux.

Néanmoins, l'homme n'en menait pas large. Le sang continuait de dégoutter de sa coupure au bras gauche. Du sang émaillait sa tempe, sans compter les hématomes et traces de brûlures qui commençaient à parsemer tout son corps. Se remettant debout, l'homme grinça des dents. Sa jambe gauche répondait, au ralenti, à ses actions. Il avait du probablement se fouler quelque chose.

Au loin quelqu'un hurla « Au feu » vite rejoint par une autre voix beuglant « Le navire coule ! » Hagard, Smee embrassa les environs du regard. Le feu se propageait, grignotant les voiles du mât de misaine qui avait chu sur le pont. Portant son regard sur la barre, le Second vit que le timonier, fidèle à lui-même, avait pris soin d'occuper le poste, naviguant au mieux pour ramener le navire vers la terre ferme.

Jamais le navire n'avait bougé de son point fixe. C'était la première fois qu'il allait naviguer si près de l'île. Serrant les dents, Smee clopina jusqu'au mât central. Voyant Jim et Dan aux prises avec des Peaux-Rouges, le Second alla leur prêter main-forte. Agrippant son propre pistolet, encore accroché à sa ceinture, Smee tint en joue Buse Étourdie.

« Jim, Dan ! Allez dans les gréements détacher les voiles ! On doit foncer toutes voiles dehors ! »

Le bras de Smee tremblait. Le Second ne tenait que par les nerfs, puisant dans la douleur pour trouver la force de tenir debout. Il devait veiller à ce que le Jolly Roger arrive au bon port. Pour l'équipage. Pour le capitaine.

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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 19 Oct 2015 - 19:19

Ian continuait de fulminer contre Mamba, de vociférer des insultes ponctuées de postillons fortement désagréable pour le peau-rouge.
Sous ses doigts serrés pourtant, la consistance de la chair se modifia, assez pour que le regard du Maniaque s'abaisse vers le torse de son ennemi et découvre la peau doucement se changer en surface écailleuse.

Il fronça les sourcils bien qu'il fut beaucoup moins surpris que précédemment. Ces foutus indiens n'avaient pas fini de l'étonner ! Et pour un peu, Ian aurait pu être jaloux de ces aptitudes exceptionnelles. Lui aurait bien aimé pouvoir s'approprier de l'une de ces forces animales. Celle d'un bœuf ou d'un taureau lui aurait probablement convenu.

Dans sa fascination, son étreinte se relâcha, laissant à Mamba Corrosif tout le loisir de riposter. Et quelle riposte ! Le cri de douleur du maître Calfait resta bloqué au fond de sa gorge tandis qu'il sentait ce qu'il avait de plus précieux retourner douillettement de là où il venait. Il bloqua son dans celui de son adversaire, se mordit la lèvre et se laissa basculer en arrière, larmes lui grimpant au visage.

- Ca … ça c'est traître, articula-t-il en joignant ses mains à son entrejambe.

Oh oui, c'était traître, terriblement traître. Ian n'aurait jamais fait ça tout de même ! Quoique, peut-être. Mais sur le coup, tétanisé par la douleur, il arrivait à se persuader que jamais il ne serait capable de faire subir ce genre de souffrance à un autre. Solidarité masculine, merde !

- Esspèce d'abruti. Toutes l'blesssures que j'ai porté … Aucune a été donnée avec mon esssence. Même sssi ccc'était l'cas, t'as bien tes armes d'lâche qui crachent des balles. Mais sssurtout t'aurais jamais du insssulter les esssprits d'la tribu. Je vais t'crever pour ççça connard.

Ian grogna un peu en se redressant. Il voyait trente-six chandelles. Pour le coup, sa vive montée de colère était retombée nette.

- Il me semble pas avoir utilisé d'arme à feu aussi, hermano, cracha-t-il, debout mais courbé en deux.

Rapidement, il chercha le souffle qui lui manquait. Il chercha à réajuster sa vue. Il chercha une nouvelle attaque, réellement fatale cette fois. Mais il n'eut pas le temps.
Sans qu'il n'ait le temps de comprendre, ses pieds se décollèrent du sol et il fut éjecté de sa position comme une poupée de chiffon. Le souffle d'une explosion sembla faire éclater ses tympans, si fort que la douleur de ses attributs masculins semblait lointaine et futile.

Il s'écrasa lourdement sur le sol et roula sans pouvoir rien faire pour se retenir, avant de se heurter si brutalement à la rambarde du navire qu'elle s'en brisa, déjà fragilisée par l'explosion.

Sa chute se finit dans l'eau. Brouillé par ce qu'il venait de vivre, il se débattit un instant contre un ennemi invisible, paniqué, cherchant tous les moyens pour revenir à la surface. Ses poumons, en feu, menaçaient d'éclater. Il n'avait cure d'avoir été blessé, il ne ressentait rien, animé par la peur et l'adrénaline. L'important, c'était de remonter. C'était de fuir. Le reste, plus tard, s'il survivait.

La goulée d'air arriva comme une renaissance bien que cela lui arracha une quinte de toux fort douloureuse. Étourdi, il détailla la scène qui se déroulait devant ses yeux ébahis. Le Jolly Roger était en train de couler. Le feu était ardent, même sous l'eau, le Maniaque en ressentait la chaleur. Pour un peu il aurait été ravi d'avoir fini dans l'eau fraîche.

Pour un peu.

- Putain de bordel de meeeeerde.

Il battit des jambes avec vigueur et se hissa sur une large planche de bois, sur le ventre, peu enclin à se laisser dévorer par quelconque créature marine. Puis, sans un regard derrière lui mais le cœur battant la chamade et la respiration saccadée, il avança à la force de ses bras pour rejoindre la plage le plus vite possible.

Une forte rage faisait bouillir son sang. Son navire, son travail … Lui qui avait mis tant de cœur à l'ouvrage, qui avait passé tant d'année à boucher chaque trou, chaque recoin susceptible de causer la perte du Jolly Roger … Il avait la rage. Il était frustré. À cet instant, Mamba Corrosi n'avait plus aucune importance pour lui. Il ne lui souhaitait même pas la mort, car il était complètement sorti de sa tête. Plus tard. Ce n'était pas important, pour le moment.

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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 19 Oct 2015 - 19:28

Sous les pieds de Hyène le sol disparut, comme avalé par le néant. Par réflexe la Peau-Rouge referma ses bras sur Christopher, tentant de faire rempart de son corps. BOUM. L'explosion tonitruante avait l'éclat d'un coup de tonnerre. Hyène pouvait sentir l'odeur roussie des peaux rongées par les flammes, les cris de tous ces guerriers transformés en pauvres diables tremblants face à la mort. Dans ses bras le Peau-Rouge aux airs de pirate continuait de respirer faiblement. Vivant.

« T'es un miraculé toi. » grinça Hyène avec un rire nerveux qui se conclut sur un crachat de sang.

Le choc faisait encore trembler ses membres. Au-dessus d'eux les planches s'étaient amassés, formant un rempart entre eux et le monde extérieur. Quelqu'un vint les déloger, les sortir de ce charnier. Kokoï. Brave petite grenouille.

« Hyène ! Tu vas bien ?! »
« T' parles. J'pète la forme. »

Elle n'avait pas pu s'empêcher de pousser une pointe d'humour. Comme si la situation lui permettait. Ses bras se détachèrent de Chris, laissant le guérisseur s'occuper du blessé. Hyène s'extirpa du trou à son tour. Son dos hurlait à l'agonie – c'était lui qui avait pris tout le choc, absorbant tous les coups. Portant la main à son crâne, Hyène l'en ressortit, les doigts poisseux de sang. Son crâne avait du violemment cogner contre quelque chose. Sans compter les éclats de bois qui s'étaient incrustés dans sa peau, petites épines douloureuses côtoyant les plaies ouvertes. Et probablement d'autres plaies que Hyène n'avait pas le loisir d'observer.

« Les pirates vont vouloir fuir aussi. Il faut partir en premier ! »

Quitter le champ de bataille ? Hyène grinça des dents. C'est que ça ne plaisait pas à son orgueil. Mais la voix du guérisseur trouva écho en elle. La main de la chasseuse se posa sur le crâne de Kokoï. Le geste le plus affectueux qu'elle pouvait accorder à son apprenti.

« Va. Amène-les à l'abri. J' vais rassembler les autres. »

Elle partirait en dernier, seulement après avoir mis tout le monde à l'abri.

Hyène tourna les talons, partant en quête des Peaux-Rouges survivants. L'incendie se propageait sur le Jolly Roger. La sueur coulait sur le front de Hyène, l'obligeant à l'essuyer à maintes reprises. Marcher devenait presque aussi douloureux que marcher sur le sable brûlant du désert. La fumée montait des foyers d'incendie, obscurcissant sa vision.

Son pied heurta un corps, la faisant s'écrouler dessus. Peau cuivrée, peau amie. Les mains de Hyène remontèrent, tournant le visage de l'allié. Ours Élancé.

Avec son absence de délicatesse coutumière, Hyène lui administra une claque. Deux. Jusqu'à ce que l'Indien daigne ouvrir les yeux.

« Debout Ours ! Pas l'temps d'crever ! Tes mustangs t'attendent ! »

Du regard Hyène chercha une autre silhouette alliée. Avec la rage au ventre. La rage de voir un membre de la famille mort au sein de tout ce charnier.

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Loutre Sage
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♐ Princesse des Hurons ♐


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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 19 Oct 2015 - 21:08

Du rouge sur les Peaux, du sang sur le Pont








Alors que l'Harmonie s'apprête à quitter le navire avec son protégé, ce dernier plante le doute et la honte dans son cœur.
Elle regarde le pont, maculé de sang et de morts, elle écoute les cris d'agonie et de rage. Elle ne veut plus de tout ça, mais elle ne veut pas plus de morts...
Lorsqu'elle prend sa décision tout s'écroule, explose et brûle. Les cris redoublent, les pleurs se mêlent au vacarme de l'explosion.
Loutre Sage est sonnée? Sa tête a heurté violemment le bastingage, ouvrant une plaie béante et sanguinolente, son oreille droite saigne et elle ne voit plus d'un œil. Mais Capucin n'a rien, c'est tout ce qui importe, elle l'a serré si fort dans ses bras que rien n'aurait pu traverser son bouclier.
Mais lorsque le sol s'effondre sous leurs pieds, la princesse bondit sur le bastingage et s'apprête à sauter dans le canot de sauvetage, désormais c'est ce que tous vont faire : fuir pour leur vie.
Quelqu'un la hèle, elle a failli ne pas l'entendre avec son oreille endommagée par l'explosion, en ce retournant elle voit le guérisseur des Piccaninny gesticuler en montrant la barque. Loutre Sage acquiesce et y dépose Capucin.
Elle lui caresse les cheveux, dépose un doux baiser sur son front et murmure :

"Je reviens vite, je te le promets, et on ira se mettre à l'abris avec des amis."

Déterminée, l'Harmonie fait volte face et s'essuie le sang sur son visage avant d'affronter l'horreur du cataclysme.
Elle se rue vers le guérisseur et Mulot Agité, l'aidant à le soutenir jusqu'à la chaloupe, puis elle repart chercher des survivants. Elle n'a plus à se cacher, plus personne ne combat : l'on fuit où l'on essaye de survivre. Des pirates passent à côté d'elle sans lui accorder un regard, obnubilés par les voiles.
Elle tire à l'abris un pirate assommé puis supporte un Peau-Rouge blessé.

"On rentre à la maison."


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Carne Salt
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Now we cannibals always say grace...
And then we eat your face!

MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 19 Oct 2015 - 22:24



C'est un combat de chiffonniers.
Pire.
De bêtes sauvages.

Harfang Cendrée porte mal son nom. Elle aurait du être une louve. Louve Furieuse. Face à une telle rafale de crocs et de poings, le Blafard réagit comme ce qu'il est au plus profond de lui : un animal.
Un prédateur.
Un carnivore.
Le masque s'écrabouille sur le visage du pirate, esquintant son nez et son menton pointu qui encaisse majoritairement le coup. Cela ne le fait pas reculer. Il constate la blancheur de sa peau sous les peintures.
Une Rapportée !
Au même titre que lui.

L'ironie est mordante comme ses dents.

Il a un ricanement farouche. L’adrénaline gonfle les synapses de son cerveau et galvanise ses muscles.  Il abandonne ses armes pour lui asséner un retentissant coup de boule. Il attrape son poignet à la volée alors qu'elle essaie de lui crever les yeux et mord avec une férocité rompue par la chasse dedans. Jusqu'au sang.
Pour chaque griffure, il rend une morsure.
Pour chaque hématome, il la gifle.
Pour chaque coup, il y'en a un autre.
C'est une étreinte sanglante, chorégraphiée avec l’absence de subtilité qu'offre la perte de toute humanité. Dans leur bulle de violence, sourds à l'univers, ils roulent sur le pont supérieur, dégringolent les escaliers sur le pont intermédiaire, comme des amants catastrophiques, se dominant tour à tour, tantôt l'un, tantôt l'autre.

Quand soudain...

KABOOOOM!

L'explosion coupe Carne, net. Il est sous elle quand il se rend compte que l'un des mats s'abat droit sur eux. Par réflexe, sans y réfléchir le moins du monde, il l'agrippe par la taille et se jette, avec elle, le plus loin possible hors de portée. Il fait rempart de son corps quand un enchevêtrement de voiles et de cordes leur tombent dessus. La toile les enveloppe comme le drap d'un bon lit.
Ou d'un linceul.

- Harfang ?! Hey ?! Harfang ?

Il n'a pas le temps de vérifier son état, il aperçoit la nimcha à portée de main. Il hisse les doigts vers le manche. C'est presque miraculeux. Deux fois ce foutu sabre l'a retrouvé. C’est un signe ! Il aura tout le temps d'y songer plus tard et de remercier la Mère de cette preuve d'amitié.

- Bouge pas... intime-t-il, la rage du combat complétement rincée par la nécessité de l'instant.

Il déchire la voile et leur offre un trou d'air. Il s'extirpe de là, sans trop de dégâts, pour constater le désastre, incrédule.

- Bordel de merde...

Ses pensées partent dans tous les sens sans se fixer nulle part : Le Jolly Roger est en flamme. Où est Smee ? Et le Capitaine ? Et ses parents ? Et son frère ? Sont-ils vivants ?
Et Malik ?
Où est le Scorpion ?
Il en revient à elle, tout en accrochant son arme à sa ceinture. Il se relève et lui tend une main secourable.

- On se mettra sur la gueule plus tard. Faut que tu te barres avec les tiens ! Tu peux marcher ?

Pressé par l'urgence, il joint le geste à la parole, l'aide à se remettre debout, la retient de chuter au besoin. Il remarque une indienne longiligne qui évacue les blessés, pirates, comme peaux-rouges.

- Hey toi ! Viens m'aider !!!

Et il se dirige vers elle, en tenant la gamine peinturlurée par la main. Demain, ils auront tout le temps de se dévorer.
Mais pas aujourd'hui.
Pas comme ça.

Ensuite, il ira chercher Malik.
La Nimcha en a formulé la requête.
Qui est-il pour s’y dérober ?

Résumé:
 

Pour Harfang:
 







Oraciones para la carne....


Merci de ta bénédiction, Duck prêtresse de SWAG ZE GREAT GOD !!!!:
 
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   

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