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Carne
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 5 Oct 2015 - 13:33

Carne saute dans la mêlée. Son cri fait écho à un autre, plus bestiale. Il y'a là un monstre masqué, une louve qui rue sur lui toute griffe dehors. Il ne doit  sa survie qu'à ses réflexes conditionnés de chasseur : la plainte boisée des planches du pont martelées par son pas furieux, le sifflement d'air annonçant l'allonge de sa lame. Il a juste le temps de faire un pas de coté et soulevant la nimcha. Le fer crisse contre le fer. C’est moins par calcul que par réaction spontanée qu'il use de la poussée en avant de son assaillante pour forcer son déséquilibre, en l'encourageant à chuter d'un revers. Il crée la distance, l’accentue en dirigeant la pointe de son coutelas vers la dissimulée.

N'approche pas, étrangère.

Sa mauvaise vue a du mal à lui faire voir plus loin que le bout de son nez. Il y a pourtant au milieu du sang, de la sueur, du feu et de la fureur un parfum épicé qui n’appartient qu'à celui dont il a ramassé l'arme. Le Scorpion serait-il en vie ?

- Ska ?

Cette voix.
Comment un fils pourrait-il oublier la voix de sa mère ?

- Amà...

Évidemment qu'elle fait partie des assaillants. Est-il idiot pour avoir cru à sa défection ? Il s'agit de Hyène Ricanante, la guerrière, la sauvage, l'Acharchée. Fou que tu es, fils prodigue.

-Ska ! T'as intérêt à pas être rouillé ! Pas' que si Harfang réussit pas à te r'faire l' portrait, c'est moi qui viens voir si t'es encore dégourdi ! Je ménage pas mes apprentis ! Et si j'apprends que t'as violenté de la squaw, c'est pas tes cheveux qu' je vais scalper, mais ce qui t'a servi à faire cet' pourriture !
- Tu penses franchement que ton troupeau d'génisses peinturlurées m’intéresse? Tu m'connais si peu ? Coupe dans l'vif, Hey! Pour ce que je me sers de ce qui me pend entre les jambes ! Tu m'rendras plutôt service. Mais si jamais t'as butté Malik, j'te boufferais, Maman...


Carne brandit la nimcha avec une dureté qu'elle ne lui a jamais connu. Il a toujours été un enfant un peu étrange, détaché, tantôt rigolard, tantôt doux, mais rarement aussi investi.
Rarement en colère.

- ... Jusqu’à l'os ! T'entends ? T'ENTENDS !

Mais déjà sa valeureuse mère s'en est allée défier un autre ennemi. Si familier, si familier... Et sa propre adversaire n'a pas dit son dernier mot.

Résumé:
 







Oraciones para la carne....


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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 5 Oct 2015 - 17:30


Débarrassé de la Peau-Rouge, Malik inspire profondément. Ses côtes reconquièrent leur liberté. Sa gorge aussi. Il se masse la nuque et se retourne, fait face à celle qui a osé le saisir de dos.

Sors ton arme, allez ! C' pas' que chuis un' femme ? Pas d' chichis 'vec moi ! Dégaine ta lame... Celle en fer j'précise.

Il reste planté là, le bras retombant le long de son corps, comme l’autre, mais demeure cependant un brin tendu, insufflant juste assez de vigueur aux muscles pour répondre à l’attaque, si elle vient.
Mais c’est la voix de Carne, qui lui vient d’abord. L’attention de Malik se détourne. Là. Carne. Armé de sa nimcha. Sans réfléchir, le Scorpion songe qu’il n’y avait bien que le Pêcheur pour la repêcher, sa lame. Lui qui la croyait engloutie par les eaux, pour toujours. Mais Carne a repris à la mer ce que Malik y avait perdu. Carne le frère. Et c’est comme s’il tenait dans sa main blême la première vie de Malik.

Et si j'apprends que t'as violenté de la squaw, c'est pas tes cheveux qu' je vais scalper, mais ce qui t'a servi à faire cet' pourriture !
Elle le connaît aussi, le Carne… Malik ne cherche pas en quoi, comment, pas maintenant.
[…]Mais si jamais t'as butté Malik, j'te boufferais, Maman... ... Jusqu’à l'os ! T'entends ? T'ENTENDS !
Maman ?
Le mot résonne trop longtemps pour que Malik, lèvres entrouvertes, se trouve la présence d’esprit de dire quoi que ce soit.
C’est elle qui le ramène à eux. Ce poignard que la Peau-Rouge tient au poing lui rappelle la lueur de sa nimcha, quand elle a soif.
M'excuse, rapide réunion d'famille. R'venons à nous. On s'bat à la loyale ou... T' préfères aller sauver les miches d' ton capitaine ? C'serait tout à ton honneur.

Il ne veut pas se battre avec elle. Sans l’avoir jamais voulu, il le veut encore moins maintenant, après les avoir entendus, si familiers… Elle l’a dit elle-même… « famille ». Et il l’a dit lui-même… « maman »…
Et c’est sans compter le capitaine.
Qu’adviendrait-il sans Crochet ?
Et d’avoir la curiosité de se le demander, sérieusement, d’hésiter, lui intime en quelques sortes la réponse.
Malik a évidemment entendu les coups de feu. Il est de ceux qui se trouvent le plus proche. Il n’est pas blessé. Intact, le Malik. Avec la force de se battre encore. L’envie n’est qu’optionnelle.
Il élève donc légèrement les bras, se retourne, le temps qu’elle voit, la Peau-Rouge : qu’il ne sera pas question de combat à la loyale, si c’est ce qu’elle cherche. Car blanc. Sans armes, le Scorpion.
Sans plus s’attarder, Malik déserte le lieu de cet affrontement qui ne saurait avoir lieu et, passant près de Carne, sans s’arrêter, lui saisit l’épaule…
Maintenant tu sais.
Et saute aussitôt au premier niveau du pont en allant au-devant des coups de feu.
La nimcha est à Carne, ce soir. À défaut d’avoir des yeux il aura des armes. Malik le préfère ainsi. Et c’est peut-être par crainte de se voir la nimcha forcée entre les mains qu’il a filé si rapidement.

Le désordre au pas de la cabine est assourdissant. Les Peaux-Rouges heureusement n’abondent pas – du moins pas encore – et Malik cherche surtout à les freiner dans leur assaut vers le capitaine. Saisissant les poignets de l’un, le plaquant contre un mur, d’un coup de tête il le frappe à la racine du nez et, profitant de l’étourdissement de son adversaire, ramène à deux mains le bras armé d’un tomahawk et en enfonce la lame dans le torse du Peau-Rouge.
Voici que l’arme est à lui.
Et que le pauvre homme s’écroule au sol, tentant de contenir les flots écarlates qui jaillissent de son sein avec sa cape.
Avec ta peau de bronze et ta hachette au poing, Malik, tu pourrais presque confondre ton propre clan. Mais tu n’y songes pas. Tu es un pirate. Pourquoi devrais-tu en douter.
Se faisant sourd aux balles qui sifflent tout près, il attrape par l’épaule un Peau-Rouge se ruant vers la porte et, levant le bras, s’apprête à frapper, mais l’Indien, grand et large gaillard, s’effondre lourdement sur Malik avant même de recevoir le coup. De déconcertement, peut-être, Malik perd pied, et tombe sous le poids de l’autre. Étendu sur les planches, il met peu de temps à comprendre que le guerrier, blessé par balle, est entrain de lui crever dessus.
Rouge, la tunique.
Et à Malik de repousser le mourant. En s’en dégageant, il constate le trou suintant dans le ventre du Peau-Rouge aux yeux révulsés. Tentant de se redresser, il constate aussi l’élancement du côté de sa hanche gauche et ne peut s’empêcher de maudire en silence l’intenable et démesurée violence des armes à feu. La balle s’est sans doute logée en surface, ralentie par son passage dans sa première victime, mais il reste que de la savoir là, dans ses chairs, balle de pirate, l’insulte presque davantage qu’il en souffre.
Malik se traîne autant que possible à l’écart et s’adosse contre un mur.
Entre deux peaux rouges couvertes de rigoles de sang, la sienne.
Il n’a pas lâché l’arme indienne.
Le temps de reprendre son souffle, c’est tout ce qu’il s’octroie. Et encore.

Résumé:
 
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Harfang Cendrée
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 5 Oct 2015 - 23:24


Harfang déteste les hommes.
Elle les déteste et les craint, ces hommes, ces pirates dont la silhouette semble pourtant toujours être sur ses talons. La peur lui serre le ventre, lui tord les tripes, mais la jeune guerrière ne fuirait pas. Pas ce soir, ni plus jamais.

Le choc des deux lames se répercuta dans son bras, et d'un grognement, elle maudit les réflexes du pirate. L'élan la fit basculer de côté mais d'une roulade de fourrure, elle se rétablit souplement.
L'injonction du Pêcheur s'évanouit dans un silence insignifiant.
Le regard de la Delaware se fait plus sérieux.
Elle ne fuira pas.

Animale, ses yeux toujours rivés sur la lame courbe dans ses mains, son attention entièrement focalisée sur les gestes de Cheveux-de-Lune, elle ne capta pas tout de suite la voix de Hyène Ricanante.
Mais l'échange entre le pirate et l'Acharnée semblait si familier que ça la perturba un peu, reculant légèrement.
Si tout cela était vrai, Harfang Cendrée n'avait pas affaire à n'importe qui.
La Féroce connaissait la valeur de la guerrière Picanniny, et si le pirate dégingandé qui se tenait en face d'elle avait hérité de son savoir, il devait être non moins dangereux.

Sa grimace s'accentua.
Tenter de le déchirer ne suffirait pas, il fallait tuer cette voix tonitruante, emprunte d'une folie qui fit luire une lueur de méfiance dans les yeux bruns de l'indienne blanche.

- ... Jusqu’à l'os ! T'entends ? T'ENTENDS !

A peine eut-il le temps de terminer son cri que la guerrière Delaware s'élança encore.

"- Découpes qui tu veux, mais ton adversaire, C'EST MOI ! "
La jeune femme n'arriverait surement pas à le surprendre, mais il suffisait d'une seconde, d'un instant, d'un pieds qui se place mal pour retourner la situation.

La nimcha lui fichait la trouille.
Lourde et d'un revers plus acide qu'un simple couteau, l'arme semblait capable de faucher l'air lui-même. Il fallait donc la rendre inutilisable. Ou l'éviter le plus possible.

Au lieu de foncer tête baissée vers l'abdomen du pirate, la guerrière bifurqua sur le côté et après une roulade, tenta de faucher les pieds de son adversaire.

L'instant d'après, la lame de fer dans sa main gauche plongeait vers la cuisse du forban.

Carne disait n'avoir jamais violer. Mais peu importait.
Il n'était plus qu'un symbole aux yeux d'Harfang, une croix rougeoyante à faire disparaître, peu importe ses actes réels. une cible à abattre à tout prix.
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Carne
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 6 Oct 2015 - 12:38


Troisième Tour




Le Dortoir

Putois Odorant s'était infiltré en traitre dans le ventre du navire à la recherche d'une proie plus docile que le grand dadais brun au sourire tordu qui l'aurait estourbi sans l’intervention de Capucin Farouche. Il avait trouvé là son bonheur en la personne d'un mousse au sommeil bien lourd. Il entama son rituel de méditation pour sortir de son corps et prendre possession de celui de Jim Crazyleg. Mais le gamin sentit son aura se faire chatouiller et ouvrit les yeux en sursaut, persuadé de se faire éventré dans son hamac. Il roula de celui-ci au sol et ahuri se trouva face à un Huron, assis en tailleur, les yeux révulsés et laiteux, qui puait la crasse et la sueur.
Putois Odorant, toujours désincarné, tenta une seconde infiltration de l'esprit de son adversaire. Jim aurait-il assez de force mentale pour lui résister ?




La Canonnière.

Ludwing Wesker comptait à lui seul défendre toute la canonnière. Sa Canonnière.  L'indien qui l'avait agressé au tomawak portait d'horribles défenses menaçantes comme l'animal totem dont il tirait l'essence, le sanglier, ce qui n'empêcha pas Wesker de  l'asperger d'alcool et de lancer  son briquet à l'aveugle, embrasant le bras du peau-rouge. Celui-ci poussa un hurlement de rage. Plutôt que d'écouter sa douleur, il se rua contre le pirate, lui tournant déjà le dos pour menacer son escouade. L'affront de trop pour Sanglier Buté.
Il percuta Wesker de plein fouet, la roulade et le piétinement éteignit les flammes sur son bras. Son action libéra les escaliers pour le passage de Buse Étourdie et Chevreuil Tremblant, les bras chargés d'armes.




Le pont

Sur les planches ensanglantées du Jolly Roger, tragédies familiales et amicales faisaient rage. Le bruit des sabres et de la poudre couvraient les cris de rage et les râles des mourants.

Le trio d'indiens à l'assaut de la cabine du capitaine avait atteint leur objectif, défoncer la porte du Capitaine Hook. Un tir sans appel accueillit les efforts de Phoque Balbutiant, le seul homme de l'escouade. Alexander Britland venait de le transformer en passoire. Le corps massif du peau rouge fut projeté en arrière, percutant Malik qui venait juste de se poster derrière en renfort, après avoir volé à Pélican Gracieux sa hache et sa vie, quelques minutes auparavant sur le pont. Albatros Excentrique poussa un cri aigüe comparable à celui d'une mouette, comme ceux empaillés qui ornait sa parure. Elle se jeta sur Britland comme une furie, ne lui laissant pas le temps de recharger.
La femme peinte de la tête au pied de couleurs chamarrées, Perroquet Bariolé, se tourna vers le Scorpion blessé. Si contre les armes à feux, elle ne pouvait rien, son art du combat à mains nues pourrait avoir raison de ce mâle arrogant, ce traitre à peau brune. Elle s'approcha de lui à pas comptés, sourire mauvais aux lèvres.

Fib, petit couteau en main et maigre serviette pour couvrir sa nudité, fit soudain face à un énergumène maigre comme un clou, aux cheveux verts, qui caqueta comme une vilaine poule furieuse. Il étira un sourire sur ses chicots désordonnés et invoqua une petite flamme bleue dans sa main. Pivert Toqué, apprenti shaman Delaware, comptait bien sur cette bataille pour se faire un nom. Et cet abruti en tenue légère serait une première plume à son couvre-chef !




Rappel des règles et précisions

• Plans du champ de bataille.
Plan du pont vue de dessus:
 
Plan global du Jolly Roger:
 

• Même si vous n'avez pas posté aux premiers tours, vous pouvez tout à fait nous rejoindre maintenant !

• Vous pouvez être un des pirates au chevet de Hook, dans sa cabine, un Peau-Rouge d'une des deux escouades mentionnées dans ce post et ou un pirate tentant de les arrêter.

• Aucun ordre de passage, postez comme vous voulez ! N'oubliez pas de faire un petit résumé de vos actions en fin de posts, et de précisez où votre personnage est situé. (Pour que Smee vous place correctement sur les cartes)

• Rappelez-vous que c'est un post chacun par tour !

• Et pour toutes questions, foncez sur ce sujet ou contactez Hyène Ricanante ou Carne.







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Keith Jackson
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✘ LIENS : Yoho, l'âme des pirates jamais ne mourra !


MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 6 Oct 2015 - 13:01





On est au moins d'accord sur une chose 'vec ce sauvage c'est qu'Christo devrait pas être là.
Après, tout s'passe vite. Trop vite.
L'sauvage pousse l'mat'lot et s'jette sur moi. J'brandis mon sabre et...

Christo gît sur le pont, à nos pieds, une plaie béante l'vidant d'son sang.
Un cri s'étouffe dans ma gorge et j'le fixe avec des grands yeux, puis l'sauvage, puis Christo, puis l'sauvage...

"T'as vu c'que t'as fait s'pèce d'bâtard ?! C'est d'ta faute !!"

Et j'me jette sur lui, l'renversant et moi avec. On roule on roule, on dévale l'escalier et on s'retrouve sur l'pont principal. J'me relève et fouette l'air avec ma lame, visant directement sa gueule.
J'suis colère là, tellement colère !
C'chien galeux a osé blesser mon Christo : il va payer !!

code par trush



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Loutre Sage
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 6 Oct 2015 - 13:32

Du rouge sur les Peaux, du sang sur le Pont







Elle avait eu beau défendre la paix, la susurrer, la supplier, l'implorer de toutes ses forces. La violence et la vengeance avaient été plus fortes.
Elle avait regardé ses frères et ses sœurs de toutes les tribus s'unirent mais sur le mauvais chemin. Elle les avait regardé se préparer pour le combat, affûter leurs lames, se peindre aux couleurs de la guerre et du sang. Même les hurons s'étaient joints à ce futur carnage.
Alors Loutre Sage avait décidé de les suivre. Elle ne savait pas encore quel serait son rôle, sa seule certitude était qu'elle devait aider ses frères et sœurs ainsi que tous ceux qui en auraient besoin.

C'est ainsi que la princesse se retrouve sur le pont d'un Jolly Roger maculé de sang et de corps morts ou agonisants.
C'est la première fois qu'elle monte sur le navire et elle regrette que ce soit dans ces conditions, elle qui aime tant écouter les pirates chanter et festoyer.
Elle glisse telle une ombre, furtive, au ras du sol et des balustrades.
Elle a secouru quelques blessés, comme elle a pu ; des peaux-rouges comme des pirates.
Elle évite les lames et les balles comme elle peut, les yeux écarquillés par la peur et l'horreur.
Elle a envie de pleurer depuis le début de la bataille. Elle voit des compagnons s'effondrer, morts, d'autres ôter la vie sans une once de pitié.
Elle a envie de hurler. Leur hurler à tous d'arrêter. Elle ne comprend pas. Elle ne voit pas le but de tout cela.
Elle ne veut plus voir la guerre.

C'est alors qu'elle le voit. Le petit garçon si sauvage et et attendrissant.
Capucin Farouche.
Il est aux prises avec un grand pirate. Il s'enfuit, il est perdu, il retourne près de son premier adversaire et s'y cramponne.
L'Harmonie pousse un cri et s'élance vers eux, oubliant un instant les combats autour avant de voir un pirate se ruer vers elle.
Elle se laisse glisser au sol, évitant ainsi la lame meurtrière et reprend sa course effrénée vers le pont arrière.

Elle panique lorsqu'elle voit le pirate saisir l'enfant et l'emmener vers le bastingage. Va-t-il le jeter par-dessus bord ?! Elle accélère et arrive enfin à leur niveau.

- Maintenant dégage ! C'pas un endroit pour toi !

La huron ne réfléchit pas et saisit Capucin Farouche dans ses bras, avec une douceur infinie mais emprunt d'une peur palpable.
Elle fixe le grand pirate, sa tête posée sur celle du papoose, ses bras l'enveloppant dans une étreinte protectrice.
Elle murmure :

"Merci."

Et elle se dirige vers l'échelle en emmenant Capucin dans ses bras. Elle veut fuir, elle ne veut plus voir de sang et de morts. Et elle ne veut pas que l'enfant en fasse partie.


Résumé:
 









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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 6 Oct 2015 - 14:59

L'ennemi à la peau sombre se redressa et ouvrit la bouche. D'entre ses lèvres, une langue fendue se dévoila au même titre que des dents pointues et aiguisées. Cela surpris tant le Maniaque qu'il resta un court instant à le dévisager, sourcils froncés, avant qu'un rire nerveux ne le secoue de bas en haut. Très vite, son rire monta dans les aiguës et prit des intonations d'hystérique. Non pas qu'il se moquait, loin de là -peut-être quelque peu tout de même -, mais lorsqu'il était étonné de quelque chose, lorsqu'il ne s'y attendait pas, c'était ainsi : il riait. Et pour le coup, il avait été vraiment très, très surpris.

- T'vas regretter ta p'tain d'connerie mon gars. Crois-moi j'vais te faire sssssouffrir.

Heureusement pour lui, même en plein fou rire, Ian restait quelqu'un doté de réflexe. Lorsque l'indien fondit sur lui pour planter ses crocs inhumains dans sa chair, le maître calfat l'arrêta en plaquant sa main contre son nez, ce qui généralement, avait le don de brouiller les repères un court instant.
Il gardait sa paume bien appuyée contre le visage de Mamba, même si cela était compliqué vu la force de son adversaire, un large sourire fendant son visage et des larmes de rire perlant au coin de ses yeux. Si concentré dans sa tentative de maintenir une distance entre sa gorge et les dents de l'homme, il ne vit pas arriver la pointe de la flèche, qui vint directement se loger sur le côté de sa cuisse gauche.

La douleur fut fulgurante, électrisante. En retour, presque inconsciemment, Ian tenta un violent coup de coude dans le visage du peau-rouge et tenta de se redresser sur ses jambes. Il avait si mal qu'il en riait encore, si fort qu'il en avait mal aux côtes. Mais non, ce n'était pas drôle, bon sang, ça faisait putain de mal ! Pourquoi rigolait-il ainsi ?
Il failli retomber, sa jambe blessée se dérobant sous lui, mais se rattrapa au mat, un léger rire s'échappant encore quelque peu d'entre ses lèvres, comme s'il était en train de calmer un fou rire particulièrement violent.

- Bordel de merde ... ça fait putain de mal, remarqua-t-il en osant un regard vers la flèche.

Les mains tremblantes, il vint briser le bois pour ne laisser que la pointe en métal et ainsi éviter de le gêner. Tant qu'il ne touchera pas à l'organisme planté dans sa peau, cela irait. Enfin, il l'espérait.

- Hermano, dit-il en se redressant. T'es un enfoiré de connard, tu le sais ça ?

Il avait l'impression que tout sa jambe avait été anesthésier.
Du coin de l’œil, il avisa son bec de corbin, près de Mamba. Sans hésiter, avec la folie de l'inconscience, il se jeta dessus, s'écrasa au sol juste à côté et, le cœur battant, préféra se ruer sur le Piccaninny à mains nues, le plaquant au sol avec la brutalité d'un bœuf et refermant ses doigts autour de la sa gorge musclée avec la ferme intention d'en finir, ou tout du moins d'affaiblir cet adversaire qui semblait increvable.

- Foutu peau-rouge ! lui hurla-t-il dessus en le secouant. Ah ! T'es avantagé, hein ?! Tu profites de ta magie ? J'ai pas besoin de magie pour me battre, ok ?! J'ai pas besoin de ça !

Probablement qu'il lui postillonnait dessus par la même occasion, mais il s'en moquait pas mal. L'euphorie du rire avait laissé place à une rage presque inexpliquée, comme s'il en voulait réellement à Mamba Corrosif et pour une raison autre que la flèche plantée dans sa cuisse. Pour une raison de vengeance peut-être ? Non, Ian était comme cela : à s'énerver en une poignée de secondes, raison ou pas raison.

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Crow
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 6 Oct 2015 - 19:46

La hache était encore en plein vol lorsque le pied d'Ours se heurta brutalement contre l'estomac de Crow, qui le poussa de plein fouet dans l'autre extrémité de la pièce. Roulant le long du sol, Crow atterrit durement tête contre le mur tandis ce que sa hache glissait un peu plus loin vers l'opposé.

Sous la douleur, il appuya fortement les paumes de ses mains contre sa tête, étouffant des grognements en réponse au mal de tête qui poussait tranquillement sur le derrière de son crâne. Heureusement, il n'avait pas touché de support d'armes, qui aurait provoqué bien pire.

Désarmé, Crow était bien plus vulnérable. Pourtant il ne prit pas de temps à se relever et à chercher pour une dague, accrochée à sa taille. Il serra le manche de son poignard dans la paume de sa main, conservant une posture penchée dû à la douleur tandis ce qu'il tournait autour du peaux-rouge. À l'instant où il se relevait, Ours avait déjà eu le temps de porter un coup à Smee et vice-versa.

Sauf que son adversaire commença tranquillement à perdre la boule, relâchant son arme pour agiter ses mains et griffes dans tous les sens, ce qui força Crow à se reculer - surtout que ce dernier était affaibli par la douleur persistante dans son ventre. Il observa un temps son potentiel cobaye, bloqué à rester à l'écart le temps de trouver une façon d'approcher la créature affolée. Il jeta un regard vers Smee. Même s'ils ne s'appréciaient guère, il restait un allié.

—  Le poison fait effet !

Il se faufila en vitesse derrière après un court instant, se jeta sur les épaules de son ennemi qu'il essaya d'immobiliser en s'accrochant à sa gorge.

C'était le signal qu'avait envoyé Crow à Smee, mais il ne tiendrait pas longtemps sur les épaules d'ours. Il était trop solide. Trop grand.

Et puissant, pour un humain.

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Smee
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 6 Oct 2015 - 21:25

Le cri de douleur du Peau-Rouge arracha un sourire de satisfaction à Smee. S'il avait pu blesser, ne serait-ce qu'un brin, son adversaire, c'était toujours une victoire de plus. Les grognements émanant de l'indien se firent plus sourds, plus animales. Smee haussa un sourcil, leva le regard. Ses yeux croisèrent ceux, voilés de blanc, d'Ours Élancé. L'indien l'observait sans le voir, habité par une rage qui n'avait plus rien d'humain. Une rage instinctive de prédateur pris au piège. La panique commença à se propager dans le cœur du Second, déclenchant une alarme dans le fond de son crâne.

Ils avaient affaire à un Piccaninny. Un Piccaninny prêt à laisser exploser son essence animale. Ils venaient de lâcher un fauve, et ils se trouvaient dans la même cage que lui.

Tentant de s'éloigner du Peau-Rouge, Smee sentit son pied heurter quelque chose. La lame du tomahawk brilla sous l'éclat de la lanterne. Le Second se pencha pour saisir l'arme. Erreur fatale lui coûtant de précieuses secondes d'inattention. Ours lui infligea un « coup de patte » qui l'envoya voler contre un mur. Sous l'effet du choc Smee laissa expulser l'air contenu dans ses poumons, et son sabre. Il se replia sur lui-même, terrassé par une soudaine douleur. Il sentait encore les vibrations du mur de planches contre son dos. Un sabre tomba d'un crochet où il était suspendu lui éraflant le bras au passage, déchirant tissu et chair dans un même mouvement.

Smee lâcha un grognement de douleur. Au moins son « intervention » avait permis à Crow de reprendre le dessus. Le Second eut un froncement de sourcils à la mention du poison. Voir Crow grimper sur les épaules du Peau-Rouge aurait pu être amusant dans d'autres circonstances (c'était toujours amusant de voir David défier Goliath). Mais, au vu de la situation, Smee craignait surtout que Crow finisse écrasé contre un mur, comme une mouche sur une tapette.

« Quel poison ? » cria-t-il en se relevant. Son bras gauche le lançait mais il se devait d'ignorer la douleur. « Ça va lui faire quoi ? Parce que là il est plus énervé qu'autre chose ! »

Était-il énervé au point de confondre ennemis et alliés ? La question demeurerait insoluble tant qu'ils n'auraient pas tenté une petite expérience.

Courant tête basse pour éviter les « coups de pattes », Smee alla se planter à l'entrée de la cache. Dans son dos la bataille battait son plein, l'air était chargé de sueur, de sang et de poudre. Le Second se mit à battre des bras, hurlant à l'attention du Peau-Rouge.

« Par ici ! Tu veux m'avoir ? Viens me chercher ! »

Si le Peau-Rouge répondait à sa provocation, il n'aurait plus qu'à courir pour l'emmener en direction de ses semblables. En espérant que, aveuglé par son essence animale, il les prenne pour des ennemis.

Résumé a écrit:
En voulant prendre le tomahawk d'Ours, Smee se prend un "coup de patte" de sa part et vole contre un mur. Il en perd son sabre. Un autre sabre tombe d'un étal d'armes et lui lacère le bras gauche. Après avoir demandé à Crow plus de détails sur le poison utilisé, Smee tente d'attirer Ours hors de la cache en servant d’appât. En espérant qu'Ours, gagné par son essence animale, soit en mode "berserk".
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mer 7 Oct 2015 - 21:31

- ennemis/amis
Baston !





Le corps a bondit, la cible a changé. Dans un mouvement de main, dans un acte meurtrier, Kokoï l’a balafré. Il le fixe, couteau dans sa poigne, cette image pieuse qu’il ne comprend pas, cette croyance étrangère. Il ancre son regard à celui de Jésus, sa bouche tatouée vomissant du sang vivant, lui. Une nouvelle fois crucifié. Et il est figé, enfin, trop tard, incapable de penser, ne comprenant qu’après coup que Christo s’est interposé. Non de face. Mais de dos. Pour le protéger, lui. Le protéger de celui qu’il oublie. Dans la panique. Dans l’horreur.

Douchées, la haine et la vengeance. Ce n'est jamais la même chose quand on frappe un ami, au lieu d'un ennemi.

« Mulot… » Murmure-t-il, laissant tomber le masque du guerrier pour celui du guérisseur. La lame ne s’est pas plantée dans la colonne vertébrale, et si la blessure est profonde, peut-être n’est elle pas mortelle. Il n’a sectionné aucune artère, aucun point de vie. Mais la douleur est atroce et Christo crie. Crie, plié sur le pont supérieur. Crie à cause de lui.

"T'as vu c'que t'as fait s'pèce d'bâtard ?! C'est d'ta faute !!" appuie le pirate aux dreadlocks. Kokoï s’est avancé, penché pour porter assistance à celui qui est encore et toujours dans le mauvais camp. Et cet ami, qui l’accuse, le heurte de plein fouet, l’écarte d’une poussée. L’imbécile. L’envoie rouler en bas, loin de sa victime.

« Arrête ! » crie Kokoï.

Mais la lame du sabre siffle. Et il n’évite pas la gifle que la pointe lui assène.

Brûlure pour coupure. Il l’a entaillé à la joue, profondément. Kokoï a un grognement peiné, ferme l’œil gauche sous la douleur. Porte la main à sa plaie, l’autre brandissant le couteau mais sans assurance.

Il se relève d’un bond. S’écarte d’un autre, la grenouille. Évite le sabre qui siffle et lui égratigne le pagne. Manque de le couper encore.

« Je dois soigner ! »

Mais comment le croirait-il, dans cette cohue qui n’est que leur œuvre à eux, les Peaux-Rouges. Il serait bien en droit, ce pirate, de penser que l’autre va remonter pour achever Christopher-Marie.

Cependant Kokoï baisse le couteau. Se fiche bien des témoins. Et crie.

« Je dois soigner ! Je connais ! » Pauvres mots anglais. « Etre amis ! »

Ce n’est pas avec un pied dans la guerre qu’on finit par brandir le drapeau de l’armistice. Tout est déjà allé trop loin. Il devra sans doute se battre, encore, pour revenir près de celui qu'il gît sur le pont. Trouver d'autres raisons de lever l'arme. Un autre cercle infini.

Spoiler:
 


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Christopher-Marie Redskin
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✘ AVENTURES : 77
✘ SURNOM : Le Papoose
✘ AGE DU PERSO : une vingtaine

✘ DISPO POUR RP ? : pas encore.
✘ LIENS : Fiche de présentation
Dés à coudre
Feuilles volantes

MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Ven 9 Oct 2015 - 22:12


 
Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant: «Prenez, ceci est mon corps.»
 Il prit ensuite une coupe et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna et ils en burent tous.
Il leur dit: "Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour beaucoup."

Marc 14.12-31



Le Christ.
Le Christ-Amour, le Christ-Miséricordieux.
Le Christ de la Cène, le Christ trahi, le Christ sacrifié.
Crucifié.

Défiguré; qui verse son sang dans le néant.

Qui est mort depuis bien trop longtemps pour sauver;
Qui rassure, sans jamais se manifester, Passive icone tatouée.  

~~oOo~~

Christopher a mal. Il est vivant mais meurt de douleur, de cette déchirure et de la trace du poignard dans ses chairs, du sang tiéde s'écoulant le long de sa colonne. Il a chaud, il a froid et Dieu ne le sauve pas de la souffrance. Il ne la permet pas en vain; elle est dessein, épreuve précédant la Gloire du Seigneur.  

Les dents du Papoose se serrent contre elles pour étouffer le mal de son corps quand Keith jure et se jette sur Kokoi, dévalant à la suite l'escalier, mêlé à l'indien en un amas nerveux de chair.

Christopher se retourne violemment pour voir la scène et la plaie dans son dos s'excite.
Un râle, à peine éclot, meurt dans sa gorge et le garçon s'évanouit . Dans le tumulte de la guerre, son temps s'opacifie et son visage tombe sur le pont lavé de sang. Il a un soubresaut et son corps s'immobilise, faillible.
Parmi la marée des corps mutilés, il semble mort mais respire bien encore pourtant. Il vit en suspens, l'existence dépendant du cœur de la bataille.



"Il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu'en faisant le mal. Le Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit


1 Pierre 3



Spoiler:
 







Playlist de C-M. R
Redskin siffle en SteelBlue
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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Ven 9 Oct 2015 - 23:24

C'est à peine s'il sentit les bras de Crow s'enrouler autour de sa gorge. Néanmoins, déstabilisé, il tituba jusqu'à se heurter au mur, avant, énervé, de lâcher un grognement féroce. Il planta ses griffes dans les bras du pirate aux cheveux sombres et se laissa tomber en arrière, sur le dos, dans l'espoir d'écraser ce moustique trop entreprenant, ou du moins, le faire lâcher prise.

- Tu ne sais pas ce que tu fais, lança-t-il d'une voix rauque, entre deux râles, sans vraiment comprendre ce qu'il voulait dire.

Il secoua la tête pour retrouver ses repères, avant qu'une douleur fulgurante se rappelle à lui. Sa chair, là où la lame de Smee était passée, le brûlait affreusement. La sensation que sa peau se changeait en cloque et bouillonnait le fit grimacer tandis qu'il se remettait sur ses jambes avec peine, tout en tentant de percer à travers le flou qui l'enveloppait.

- Par ici ! Tu veux m'avoir ? Viens me chercher !

Ses yeux se plantèrent sur lui. Il grogna avant de renverser le contenu d'une table, puis de renverser la table elle-même, l'envoyant dans la direction du pirate à lunettes, espérant le frapper de plein fouet et de le faire taire.

- Foutez-moi la paix ! Vous ne comprenez rien ! Rien ! Criait-il, animé par une colère féroce.

Il avait peur. Non : il était terrorisé, et même succombant à son Essence, il se demandait pourquoi est-ce qu'il était venu participer à cette bataille. Comme un enfant réfléchirait sur la vie, il songeait furtivement, mais assez pour que cela se perturbe, à l'inutilité de la violence, en particulier dans ce genre de contexte. S'il avait pu cesser toute hostilité, là, de suite, il l'aurait fais.
Au lieu de cela, et l'adrénaline aidant, Ours ne s'arrêta pas, de plus car cela aurait été un acte parfaitement suicidaire. Une main pressant son buste blessé, l'autre attrapant la première arme venue – soit un canon typiquement corsaire -, il se rua vers l'entrée, manqua de se prendre les jambes dans la table renversée et s'éjecta hors de la réserve d'armes, bousculant un homme au passage, peau-rouge en vue de ses couleurs.

Il s'écrasa juste en face de l'entrée et sans vraiment regarder, sans vraiment savoir s'en servir, l'Ego brandit l'arme à feu vers la réserve et appuya sur la gâchette dans un geste de débutant, non sans réfléchir à la dangerosité de son acte, sans savoir que l'odeur de poudre qui émanait de la pièce pouvait réagir brutalement à un coup de feu.
Et il tira, encore, encore et encore, pitoyablement étalé par terre, son bras non armé refermé sur sa poitrine et les yeux larmoyants à cause de la luminosité et des effluves désagréables qui l'entouraient.

Résumé:
 
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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Ven 9 Oct 2015 - 23:44

Ska avait grandi. Elle ne le voyait que maintenant. La colère le défigurait tant que, n'était sa voix, Hyène ne l'aurait pas reconnu. Jamais encore il n'avait exprimé une telle rage. Une rage presque possessive. La Piccaninny n'avait aucune idée de qui était ce dénommé Malik. De toute évidence Ska y tenait beaucoup. Ce devait être un ami, probablement, un frère. Ska avait toujours su se lier à d'autres âmes. Au sein de la tribu il avait réussi à trouver un frère, une sœur, un semblant de famille. Il devait avoir fait la même chose sur le Jolly Roger.

Sauf que le Malik il devait pas se promener avec son nom tatoué sur le front. Et Hyène se voyait mal demander à chaque pirate croisé de décliner son identité. Celui qu'elle avait pris pour adversaire se montra économe de mots. Mais ces gestes faisaient preuve d'éloquence. Pas d'armes, pas de combat. Un pirate avec un minimum d'honneur. Hyène eut un hochement de tête, sec, mâchoire crispée. Un arrière-goût de déception dans la bouche.

« On r'mettra not' corps à corps à plus tard. »

Remettant son poignard à sa ceinture, Hyène conserva un œil sur le forban. Afin de veiller à ce qu'il n'y ait aucune entourloupe. Elle capta, brièvement, le geste du basané auprès de Carne. Un geste fraternel. Serait-ce lui le fameux Malik ? Hyène rejeta la question d'un haussement d'épaules. Elle demanderait des précisions plus tard, après avoir étanché sa soif de combat. Pour l'instant, elle devait se rendre utile. Carne était aux prises avec Harfang – un duel qu'elle aurait aimé suivre, mais le tohu-bohu régnant aux portes de la cabine de Hook l'intriguait.

Hyène dévala les escaliers, quatre à quatre. L'odeur du sang la prit de plein fouet. Un charnier se présenta à elle. Les planches s'imbibaient de sang – Peau-Rouge comme pirates, tous saignaient de la même manière. Dans une avalanche de cris, et les tripes lâchant, fouettant l'air d'effluves nauséabondes. Le cri d'Albatros exprima toute la colère qui pulsait dans les veines de Hyène.

Des braves étaient tombés. Et ces chiens de pirates tenaient toujours debout.

Les mouvements désordonnés des survivants, la cohue qui mêlait indistinctement alliés et ennemis, l'empêchaient de réfléchir. Hyène recula de quelques pas, manquant de glisser dans le sang qui, lentement, continuait de s'écouler en flots paresseux. Tournant la tête, elle aperçut la princesse des Hurons tenter de quitter le navire. Comme si elle avait senti que le vent tournait, en leur défaveur.

Ça ne devait pas se passer ainsi. La colère la faisait trembler, agitait sa paupière d'un tic nerveux. Nous avions l'effet de surprise, nous avions touché leur capitaine. Nous venions venger nos morts. Alors, pourquoi ? Pourquoi devrions-nous perdre ?

Des corps gisaient devant elle. Des corps qu'elle serait bien à mal de transporter seule jusqu'à une barque. Des corps trop pesants même pour une guerrière aguerrie comme elle. Pourtant elle se pencha auprès de Pélican Gracieux, le saisit sous les aisselles pour le traîner sur le pont. La fragrance du sang lui emplissait le nez. Elle ne songeait plus désormais qu'à déposer le corps dans une barque, et en faire de même pour les autres mourants et blessés. Elle ne laisserait aucune dépouille aux mains des pirates.

Le corps de Pélican Gracieux fut déposé dans une barque. Il ne manquait plus qu'à la faire descendre jusqu'aux flots. Mais il y avait d'autres corps à rapatrier. Voyant que de nombreux combats semblaient peupler la proue du navire, Hyène s'y rendit à grands pas, évitant au mieux les combattants qui l'entouraient. Tandis qu'elle gravissait l'escalier menant au pont supérieur, elle aperçut Kokoï aux prises avec un pirate. Elle ne perçut qu'un embryon de phrase parmi tout le tohu-bohu.

« … soigner ! Amis ! »

Elle le vit alors, le corps perclus de douleurs, un gisant parmi tant d'autres. La plaie béante déversait le sang à flots continus. Annonciateur de mort prochaine s'il n'y avait pas guérison. Glissant son pied sous le corps, Hyène le retourna. Suspicieuse. Froncement de sourcils en se penchant, se rapprochant du visage pour voir que le grain de sa peau était pareil au sien. Un Peau-Rouge vêtu d'atours de pirates.

Quelqu'un n'avait-il pas proposé, lors du Conseil des Tribus, d'engager les pirates les moins pervertis ? Hyène n'arrivait pas à mettre de nom sur ce visage. Mais il avait du sang Peau-Rouge, c'était indiscutable. La piraterie ne l'avait, peut-être, pas rongé totalement. Ce fut suite à cette unique hypothèse que Hyène souleva le corps dans ses bras. Le sang lui empoissa les mains.

« Kokoï ! » Elle avait gueulé, de toute sa voix, comme lorsqu'elle devait se faire entendre de ses apprentis. « T'occupes de lui ! » Hyène souleva légèrement les bras pour mettre en évidence Christopher reposant contre elle. Elle eut un mouvement du menton vers Keith. « Et moi je m'occuperais de lui. »

Il était armé, ne semblait avoir aucun scrupule à laisser un camarade mourant (à moins que ce Peau-Rouge n'ait été qu'un otage ?). L'adversaire parfait pour Hyène.

Citation :
Hyène voit le massacre mené devant la cabine du capitaine. Perdue dans toute cette cohue, voyant Loutre Sage tenter de quitter le navire, elle décide de rapatrier les corps dans une barque. Traînant le corps de Pélican Gracieux, elle se dirige sur le bord tribord du navire, et le dépose dans une barque.

Va voir les combats sur le pont supérieur de la proue. Prend en charge Christopher, perturbée de voir un Peau-Rouge habillé en pirate. Hèle Kokoï pour qu'il soigne Chris pendant qu'elle s'occupe de Keith.

Je m'excuse pour la longueur de post, c'était pas prévu. S'il faut j'élaguerais. Et Ours va tous nous faire exploser.
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Capucin Farouche
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 11 Oct 2015 - 14:00



du rouge sur les peaux
du sang sur le pont


Abordage !




Ses yeux sont fous.
Ses ongles trop longs pénètrent la chair du pirate.
La peur crispe chacun de ses muscles, chacun de ses traits.
Lorsque Dan l'arrache à son corps pour le poser sur le bastingage, Capucin gronde et feule comme un chat sur la défensive. Dan le rassure tout en excitant son agressivité, et Capucin Farouche ne sait plus où donner de la tête.

Maintenant dégage ! C'pas un endroit pour toi !

Il s'ébroue, gronde toujours, il ne sait pas quoi faire. Il est tiraillé entre l'instinct de survie, animal, et l'honneur, humain. Comme toujours.

Dan l'a sauvé, et il lui en veut. Il lui donne un coup de pied.
Dan l'a sauvé, et il lui en ai reconnaissant, il court subitement sur son bras et lèche son oreille sanglante.

Il est dispersé, affolé par les bruits de canon et les crissements de métal, si étrangers à son monde. Des bras doux et forts l'empoignent soudainement et forment une chrysalide chaude autour de son corps tout raide.
Il entend la voix de Loutre Sage et son cœur s'étonne puis s'apaise. Loutre Sage sur un champ de bataille. Loutre Sage parmi les éclats de cris et de sang. Un peu de sa jungle venu à son secours.

Je pas être fort guerrier, il dit, sombrement.

Il perçoit la voix et l'odeur de Hyène malgré la billebaude et la cherche des yeux. Elle porte le pirate-peau-rouge. Elle appelle Kokoi et la Bestiole, le cœur emballé, le cherche des yeux aussi.

Loutre, nous aider frères de nous ? Ou nous rejoindre amis arbres, loin loin ?

Il ne sait pas.
Il ne sait pas.




résumé:
 




Codage by TAC








Capucin rugit en brown.
.......

cadeau de césar:
 


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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 11 Oct 2015 - 16:12

Il le frappe, puis lui saute dessus pour lécher sa blessure, paniqué, perdu, apeuré. Rien qu'un gosse au milieu d'une guerre qui n'avait pas lieu d'être. Rien qu'un gamin qu'une femme à la peau rouge venait de prendre dans ses bras en lui lançant un regard particulier, cherchant sans doute ainsi à le protéger de cette horreur. Le remerciement émeut le Dan grincheux, ça ne devrait pas, pourtant il ne peut l'empêcher. Rha les femmes je vous jure ! Avec leurs grands yeux si expressifs et leur apparente fragilité si souvent trompeuse. Il la regarde descendre le bastingage, emportant avec elle cet enfant qui n'aurait jamais du voir tout ça. L'horreur de la guerre, il lui semble qu'on lui en avait déjà parlé, quelque part dans les brumes de ses souvenirs oubliés, mais ce n'est pas le moment de plonger dans ces eaux noires. Ca crie et ça hurle sur le pont, le Capitaine est en danger, il faut y aller. Le Pirate fait volte-face et pars en courant, apercevant alors des Peaux-Rouges qui sortent de la canonnière avec des armes dans les bras. Enfoirés de p'tits malins. Le Tordu pousse un hurlement de rage, fort et rauque, précipitant sa haute silhouette sur ses ennemis, son couteau de chasse à la main qu'il tente de plonger dans la gorge du premier indien à sa portée. Sauver les enfants est une chose, mais les adultes...

- A MOOOORT !

Qu'importe la douleur, qu'importe la souffrance, que le sang coule et qu'on en finisse avec tout ça. Plus vite leurs ennemis seront morts ou en fuite, plus vite ils pourront reprendre le cours de leurs existences rapiécées. Un grand machin qui fonce vers deux indiens charriant des armes, en se frayant un chemin au milieu des combats, ça ne passera hélas pas inaperçu.

Code:
Dan laisse Capucin Farouche partir avec Loutre Sage et décide de retourner au combat. Il voit Buse Étourdie et Chevreuil Tremblant sortir de la canonnière avec les bras chargés d'armes et tente de tuer le plus proche de lui en plantant son couteau dans sa gorge.
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