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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 24 Sep - 21:01

Sang, violence et sueur. Le parfum du combat, la saveur du combat.

Les peaux se mêlaient, s'entremêlaient, le tomahawk côtoyait le sabre. Sous l'éclat de la lune, tous les combattants semblaient n'appartenir qu'à une même entité. Tous se battaient pour une même et unique raison : défendre sa famille, son clan, sa tribu. Le sang dégouttait des plaies infligées, les mots étaient remplacés par les coups, chacun se confrontait à un adversaire.

Chuintement des lames, grognements de douleurs. Mélopée de la guerre.

Une poignée de Peaux-Rouges avait su, discrètement, échapper aux effarouchées. Chevreuil Tremblant en était la tête de proue, frêle Huron vacillante sur ses fines jambes, au regard de faon effarouché. Elle avait serré les dents en voyant les éclats des combats. Seule la haine lui permettait de marcher, de conduire deux autres Peaux-Rouges au sein des cales. La lanterne, suspendue à une poutre, lui fit écarquiller les yeux. Devant elle, la canonnière se présentait à elle et à ses compagnons. Tout au bout, une porte dont Chevreuil secoua la poignée. Sans cérémonie, un de ses compagnons, Sanglier Buté, abattit son tomahawk, projetant des éclats de bois. Par le trou creusé brillèrent des armes à feu. Sanglier Buté eut un sourire qui agita les jambes de Chevreuil de milles tremblements. Un sourire de Piccaninny tout heureux d'avoir trouvé un nouveau jouet.

Sur le pont, trois autres Peaux-Rouges se ruèrent à la poupe du navire. À la porte du capitaine. Perroquet Bariolé en riait sous cape. Le capitaine était tout juste derrière cette porte, blessé. À leur merci. Les armes indiennes frappèrent la chambranle, tentant de briser, d'entrouvrir cette porte qui préservait le capitaine Hook, blessé, entouré de quelques pirates lui servant de « gardes du corps ».

Au sein de la guerre, qui verra ces Peaux-Rouges quitter le no man's land pour attaquer sur d'autres fronts ?

Rappel des règles et précisions

• Plans du champ de bataille.
Plan du dessus:
 
Plan global du Jolly Roger:
 

• Même si vous n'avez pas posté au premier tour, vous pouvez tout à fait nous rejoindre maintenant !

• Vous pouvez être un des pirates au chevet de Hook, dans sa cabine, un Peau-Rouge présent dans un des groupes mentionnés dans ce post, ou même totalement ailleurs. Vous êtes libres !

• Aucun ordre de passage, postez comme vous voulez ! N'oubliez pas de faire un petit résumé de vos actions en fin de posts, et de précisez où votre personnage est situé. (Pour que je vous place correctement sur les cartes)

• Et pour toute question, foncez sur ce sujet ou contactez moi ou Carne.
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Crow
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Ven 25 Sep - 4:17

L'apprenti-médecin s'était fait réveillé comme tous les pirates ou presque du navire. En sursaut, en peur, agité par l'adrénaline soudaine et affaibli par le manque de sommeil.

Lui, dormant dans la cabine du médecin, avait été réveillé par le brouhaha de l'extérieur. Explosions et cris avaient retentis jusqu'aux oreilles du hibou. Il n'allait pas s'en plaindre, voilà des lustres qu'il n'avait pas assisté à une bataille, spécialement contre les peaux-rouges.

Mais comme il avait été alarmé et brutalement tiré de son sommeil, Crow avait un air bourru, complètement noir et à peine réveillé. Il n'avait pas l'air heureux, lorsqu'il ramassait son tomahawk piqué chez les sauvages et son arc, piqué lui chez les GP. Ni lorsqu'il se rembourrait les poches de poisons et de médicaments. Crow semblait nerveux, en sueur et agité par son cœur qui battait à tout rompre. Il détestait les réveils de dernière minute.

Il s'était précipité vers la sortie et avait versé un poison sur la lame de sa hache, son regard était quant à lui tiraillés par toutes les directions possibles, tout comme sa tête qui regardait de haut en bas, gauche à droite. S'assurant qu'il n'y avait personne d'infiltré dans sa cabine précieuse. Il allait sortir, à la hâte, comme si le fait de ne plus être seul et caché le rassurait, le mettait en confiance et en sécurité. Un peu fou comme idée, non ?

Avant qu'il ne rejoigne la grande foule, Crow avait été attisé par les bruits plus profonds provenant du côté opposé. De la cache d'armes. De la sortie, il se faufila à pas de loup jusqu'à un cadre où il s'y cacha le temps d'écouter ce que les adversaires avaient à dire.

Non, l'adversaire. Il n'y en avait qu'un.

L'autre était forcément un pirate, mais il ne savait pas qui, ne le voyait pas. En parlant de voir, ne l'auraient-ils pas remarqués en passant par là ? Peut-être que Crow commençait à devenir suffisamment crasseux pour se fondre à l'environnement. Si ça pouvait être pratique, il continuerait à puer des dessous de bras.  

« Sors de là, je ne te le dirai pas deux fois. »

le sombre corbeau pencha la tête vers l'avant tandis ce qu'il écoutait, faisant tomber ses longues mèches tressées où s'entre-cognaient quelques pierres et coquillages. Un peu à la Taz, à force de vivre à ses côtés.

Sa mâchoire se resserrait, l'angoisse l'emportait un brin en imaginant ce qui pouvait se passer si un indien mettait la main à l'une des réserves d'armes, et en y barrant la route aux pirates. Ce n'était pas bon, vraiment pas bon.

Il fallait faire vite.

Et dieu sait que Crow n'était connu que par son impulsivité, par sa rapidité à agir. Un peu trop souvent parce qu'il avait fait une connerie.

Se ruant dans la pièce d'à côté, le pirate échappa un rugissement, envoyant un coup de hache sur le peau-rouge qu'il distingua grâce à la lanterne de l'autre pirate. En brandissant l'arme, il réussit néanmoins à faire gicler quelques gouttelettes de son poison. Qui ne pouvait faire d'effets sans une plaie.

Pratique.

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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Sam 26 Sep - 22:26

◄► DESCENDEZ LEURS COULEURS◄►
Le roi et ses pairs
Ont enfermé la reine,
A bord d'un bateau de plomb.
Nous naviguerons, et par ses pouvoirs
Moi et mes frères vogueront.

Yo ho sur l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Le jour où Alexander a débarqué sur le Jolly Roger, c'était aussi le jour où il décida d'en faire sa maison. Et sa maison, unique lieu où il peut se sentir chez lui, il doit la protéger.

L'assaut des Peaux-Rouges a provoqué chez lui, plutôt qu'une surprise inattendue, une colère qui le rongeait. Situé, au départ, à un bout du navire, il a égoïstement – car les victimes, c'est comme les trésors, on se les arrache – traversé le pont en brandissant sa lame, se frayant avec difficulté un passage pour écarter les ennemis qui émanaient d'absolument partout. Juste pour avoir gâché son éternel – comme le faux hier, le faux aujourd'hui et le faux demain – quotidien, et oser ainsi débarquer sur le Jolly Roger, le britannique n'a pas su se retenir et a troqué son équilibre mental contre une permission de barbarie inhabituelle.

Hook et ses ordres, dans une surprise pareille, était le mieux placé pour donner les directives. Pas que Alex' était une buse et un bon à rien lorsque son capitaine adoré – à ne pas se méprendre sur l'adjectif, il est le seigneur de tout les forbans du pays après tout – ne disait rien, mais voilà, il s'y fiait toujours. Surtout que, ne sachant exactement où se positionner, il décida de suivre la première pensée qui le poussa dans son instinct de survie. Et ce dernier lui disait : la cabine du capitaine.

C'est pendant les premiers coup de rage, d'épées, de flèches, de couteaux, de balles et de gueule qu'Alexander rejoignit certains de ses camarades avec Hook. Ce dernier était blessé. Mais vivant. Survivant. Pas question pour ces sales gosses d'aller plus loin. Il était même évident pour lui qu'ils allaient de toute manière tous décamper. Que le bois allait sécher au soleil pour conserver la peinture sombre et bordeaux du sang versé. Que la mer allait également emporter les cadavres des bons comme des mauvais rôles qui jouaient encore de leurs armes et de leurs cris de guerre.

Il dégaina son arme, un pistolet au canon aussi long que son avant-bras, son préféré.

Il visa la porte qui commençait à les abandonner, et qui finira en puzzle sous peu. Peu lui importait les blessés et les morts qu'il pouvait faire, la survie du navire tout entier était aussi important que celle du capitaine. Et quand bien même, il n'avait aucun regret à tirer une balle ou deux – ou trois – dans le crâne d'un môme. Il tuait rarement, car il était un équilibré dans l'équipage. Mais il devait protéger le navire. La cabine. Hook.

Lorsque la porte explosa, il plissa son œil valide et tira avec précision. Ses autres camarades qui l'accompagnaient en tant que gardes du corps du capitaine l'imitèrent, provoquant un amas de poussières et de copeaux de bois qui brouillait un peu le champ de vision, et de tir, du maître-artillerie.

Tant qu'il pouvait écarter le danger et gagner du temps, il considérait sa tâche comme tenue.


Hrp:
 
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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Sam 26 Sep - 23:32

Bam.

La tête de Hyène frappa contre le mât. Sur le coup, la Peau-Rouge crut que son crâne allait exploser, comme un fruit trop mûr. Ses mains se raccrochèrent à Malik, aux tissus qui lui recouvraient, tentant de ne pas céder. Céder à la douleur du sang ruisselant dans sa nuque, au parfum entêtant que dégageait le forban et lui faisait tourner la tête. Senteur d'hibiscus et douleur crânienne formaient un cocktail détonnant.

Bam.

Nouveau coup. Des tambours se mirent à jouer une gigue endiablée dans le crâne de Hyène. La guerrière lâcha sa proie, roula sur le sol pour s'éloigner de son adversaire. Elle se redressa, l'Acharnée, serrant les dents pour ne pas gémir. La houle faisait tanguer le navire. Rien qu'un léger bercement mais qui y avait de quoi troubler une native de l'île habituée à se mouvoir sur la terre ferme.

La guerrière dégaina son poignard, fléchit les genoux. Prête à bondir. Elle haussa un sourcil en voyant nulle lame, ou bâton de feu dans les mains du pirate. Troublant.

« Sors ton arme, allez ! C' pas' que chuis un' femme ? Pas d' chichis 'vec moi ! Dégaine ta lame... Celle en fer j'précise. »

L'humour des pirates elle n'avait pas envie d'y goûter ce soir.

Sur ses gardes, toujours en position, Hyène attendait. C'est alors qu'elle perçut le cri. Un cri qu'elle associa, directement, à un frêle Visage Pâle qui, amusé par son rire, tentait de l'imiter. Hyène releva la tête, plissa les yeux en voyant bondir sur le bastingage un semblant de fantôme. Plus pâle qu'un Visage Pâle, plus blanc que la Lune.

« Ska ? »

Le rire lui échappa – rire animal, rire de la hyène dont elle partageait l'essence, ses lèvres s'ouvrant grandes pour dévoiler ses dents. Elle continua de rire alors même qu'Harfang se lançait dans la bataille, s'attaquait à celui qu'elle avait considéré comme un fils. Qu'elle continuait à considérer ainsi, même s'il avait changé de famille. Il avait grandi Ska, grandi et bien appris. Mais ce n'était pas parce qu'ils étaient comme mère et fils qu'elle lui accorderait quoi que ce soit. Au contraire. Il devait se montrer digne de son enseignement.

« Ska ! T'as intérêt à pas être rouillé ! Pas' que si Harfang réussit pas à te r'faire l' portrait, c'est moi qui viens voir si t'es encore dégourdi ! Je ménage pas mes apprentis ! »

Tendant le bras, Hyène agita son poignard en direction de Carne, laissant la lune faire miroiter le fil de la lame.

« Et si j'apprends que t'as violenté de la squaw, c'est pas tes cheveux qu' je vais scalper, mais ce qui t'a servi à faire cet' pourriture ! »

Aucun humour dans ces propos. Hyène était sérieuse – mortellement sérieuse.

Elle inclina brièvement la tête à l'encontre de Malik.

« M'excuse, rapide réunion d'famille. R'venons à nous. On s'bat à la loyale ou... » Hyène décala légèrement la tête et désigna, du menton, la scène en contrebas. « T' préfères aller sauver les miches d' ton capitaine ? C'serait tout à ton honneur. »

Dans le vacarme ambiant, il semblait même à Hyène avoir entendu la porte céder.

Résumé a écrit:
Suite à l'attaque de Malik, Hyène tombe de son dos. Armée de son poignard, attend qu'il riposte. Salue Carne « Ska » et demande à Malik s'il continue leur duel, ou va aider le capitaine.
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Smee
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 27 Sep - 0:01

La silhouette face à lui, dénuée de touts traits à cause du contre-jour, (enfin du moins le semblant de jour donné par une lanterne) lui parut, sur le coup, dépourvue de tout caractère humain. Trop grande et massive pour un humain. Pendant quelques secondes Smee crut avoir affaire à un ours.

Mais comment un ours aurait-il pu arriver jusqu'ici ?

Même l'imaginaire avait ses limites.

La voix basse, presque impérieuse, lui indiqua qu'il faisait face à un Peau-Rouge. Un Peau-Rouge enclin à user de la violence, si besoin était. Smee se redressa, son dos frottant contre le mur. Le mousquet demeurait toujours entre ses mains, dépourvu de balles. Mais, ce détail, l'Indien n'en avait pas connaissance.

« Je voudrais bien sortir mais tu te trouves entre moi et la porte. »

L'index de Smee se mit à jouer avec la gâchette de son arme.

« Et, dans la précipitation, je pourrais avoir un geste malencontreux... »

Une bête fauve surgit à cet instant, en poussant un rugissement. Touffe de cheveux noirs, éclats de coquillages. Crow. Le Hibou se ruait sur l'Ours avec la vivacité et la rage d'un chat de gouttière. Smee n'attendit pas de savoir si l'apprenti-médecin avait touché sa cible ou non. Abandonnant le mousquet, de toute évidence inutile, Smee profita de la cohue pour ouvrir un placard en toute hâte, et en retirer un sabre.

Arme qu'il avait rarement utilisé, préférant de loin son poignard. Mais il fallait savoir composer.

Accompagnant son geste de tout son poids, Smee se rua sur Ours. Tenta de le toucher de sa lame. La promiscuité des attaquants, l'exiguïté de la cache pouvait bien jouer en sa défaveur, ou lui permettre de laisser une marque dans la chair de l'ennemi.

Résumé a écrit:
Profitant de l'intervention de Crow, Smee laisse tomber le mousquet, et attrape un sabre. Il tente une attaque sur Ours. A toi de voir les conséquences, Ours !
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Keith Jackson
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 27 Sep - 14:05





J'sens l'odeur dégueulasse avant d'sentir la douleur dans l'bras.
J'me relève en hurlant et en m'tenant l'bras gauche : la manche d'ma ch'mise a carrément fondue et ma peau est pleine d'cloques !
L'bâtard d'sauvage !
J'dégaine mon sabre et recule d'un pas. Il s'est rel'vé aussi et maint'nant on s'jauge.
J'tortille mon sabre, fais une fausse attaque pour l'intimider sans grand succès il semblerait.
Maint'nant qujl'ai bien travaillé cl'heure d'la baston.

"Yh..."

Même pas l'temps d'en placer une qu'Christo débarque entre moi et l'satané sauvage en beuglant une débilité pacifiste comme il en a le secret.

"Non mais s'te plaît mon ptit." j'lui lance dépité.

J'lance un regard autour histoire d'vérifier qu'personne en profite pour attaquer comme un bâtard d'lâche.

"Christo, barre-toi d'là. T'as pas r'marqué qu'tout l'navire s'fait attaquer par ces chiens galeux ?"

J'lance un regard appuyé et dédaigneux à c'lui derrière mon ptit protégé.

code par trush



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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 27 Sep - 14:38

- ennemis/amis
Baston !





Le pirate se relève dans un cri de douleur et Kokoï bondit aussitôt pour ramasser son couteau, un semblant de rictus satisfait aux lèvres. Bien plus guérisseur que guerrier, il n’est toutefois pas entièrement pacifique, simplement neutre dans les combats qui ne le concernent pas. Seulement, Mamba, son père, est à quelques mètres de lui, en proie à sa propre survie. Tous ici se battent pour une justice équitable, la fameuse loi du Talion, le Grand Cercle. Ce pirate aux dreadlocks s’est décidé à croiser son chemin, à ne pas se détourner et brandit désormais son sabre, le faisant tournoyer, menaçant. Kokoï ne fera pas honte aux Piccaninny en se défilant.

Il est prêt à tuer. Et dans ses paumes de mains, la neurotoxine suinte, prête à agir de nouveau. Paré le sabre, viser les yeux, lui semble la bonne tactique. Mais son adversaire ouvre la bouche et l’indien se demande soudain quels seraient les résultats de son don sur sa petite langue crasseuse.

Pourtant. Il n’a pas le temps d’agir. La silhouette a bondit entre eux – facilement reconnaissable.

Lavé de toute haine, douché par cette apparition familière, Kokoï abaisse le couteau. Et murmure.

« Mulot agité.... »

Il est là. Vivant. Pas blessé – pas encore. Et tente, dans un élan de courage un peu stupide de s’interposer, de le… protéger ? Car il lui tourne le dos, fait face à son ennemi, bras écartés, ce mot en bouche « pourparler » inconnu.

« Christo, barre-toi d'là. T'as pas r'marqué qu'tout l'navire s'fait attaquer par ces chiens galeux ? »

Qu’importe le sens, qu’importe l’idée. Pour une fois, Kokoï est prêt à donner raison à un pirate.

« Va-t-en. » Il essuie sa main sur son pagne. Touche du dos l’épaule de son ami – ennemi ? connaissance ? nageur ?

De son secret.

Mamba est si proche qu’il pourrait les voir, le voir lui, dans ce comportement pacifiste trop attentif. Et l’autre, le pirate, pourrait le juger aussi, comprendre cette scène comme un virement du pirate en la faveur des assaillants. Les chiens galeux, comme il les a nommé.

Le visage de Kokoï se durcit.

« Ils ont fait le mal. Doivent payer. » Mais pas toi. Il le sait. Il en jurerait. « Alors va-t-en. Fuis le navire ! Pars te cacher ! »

Te fais pas tuer, ni par moi ni par un autre.

Kokoï le repousse. Et se jette sur Keith. Couteau en avant. Bien décidé à en finir. A faire sa part. A tracer son cercle.

Et empêcher ce pirate d’agir pendant que son clan, sa tribu, sa famille, se démène pour couler ce navire de pourritures abjectes et les envoyer tous au fond de l’océan. Faire diversion.

Spoiler:
 




Dernière édition par Kokoï Avide le Mer 7 Oct - 21:31, édité 1 fois
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Jim Crazyleg
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 27 Sep - 15:58

« Chère Maman,

Au jour où je t’écris, j’ai encore l’esprit saccagé et l’corps en ruine. Si tu savais ! Ton garçon a l’humeur d’un mort. Crevé jusque dans l’œil, courbaturés comme jamais. Je crois que j’ai besoin  de toi pour tenir, là. Juste un peu d’soutient, ce qu’il faut pour se relever. C’est la fatigue je pense, j’ai hâte d’aller m’recoucher. Pour te dire vrai, j’aime bien l’balancement du hamac, on dirait des bras qui vous bercent. Tu te d’mandes pourquoi je me plains autant de mes courbatures ? Non, c’est pas la faute de Ian pour une fois.

Il a plu du mort, et j’en sens encore l’étreinte dans mes godasses. Le sang poisse sur le pont, et le Jolly Roger m’rappelle une véritable fresque guerrière avec ces traces de luttes éparpillées et ces éclats d’flèches tronquées coincés entre les planches du pont. Près des cordages, j’ai trouvé quelques débris de dentitions. Impossible de savoir si c’était des collègues ou du sauvage. Leurs crocs peuvent être aussi noirs que ceux des matelots !

Pour en revenir à notre histoire, la faucheuse est venue s’perdre sur not’ Jolly Roger et on lui a tous abandonné quelques compères en espérant la victoire ainsi qu’un peu de notre humanité quand on a pris part au carnage. Non, j’exaspère, Maman. Il le faut bien, pour la vie. Mais c’est vrai que j’pars du principe que mes collègues sont vraiment humains. Tu sais,  malgré tout le recul que j’peux prendre, j’peine à comprendre qui a gagné dans tous ça… Nous ou eux ? Eux ou nous ? Ça me donne mal au crâne et ça m’fout l’moral plus bas que terre.

Tu te demandes ce que je peux bien être en train de baver ? J’te parle de la guerre, maman. Pas celle qu’entraine des pays entiers et que tu vois parfois dans les journaux depuis ta p’tite maison, sur ton p’tit canapé, devant tes p’tites tasses avec ta p’tite vie tranquille. Toi, p’tite qui regarde les grands carnages dans ton p’tit téléviseur… Moi, j’te parle d’un truc qui peut te marquer que quand tu es dedans, une p’tite saloperie discrète qui pourrit ta p’tite vie. Et pourtant que tu oublieras vite… »



Jim hésita quelques instants, la plume suspendue sur sa feuille, hésitant dans son entreprise et pourtant transi du besoin de lâcher toutes ses émotions sur sa feuille, quitte à manquer d’honnêteté dans la restitution des événements. L’important était qu’il se sentirait mieux après l’avoir fait. De toute manière, sa mère ne recevrait jamais ces écrits.



« …Je viens de survivre à ma première bataille. Et t’sais quoi ? J’ai tout fait parfaitement. Oui ! Tu ne me crois pas ? Aucune erreur, j’ai été ponctuel, courtois et efficace. Si j’n’avais pas été parfait, je ne serais pas là, le cul sur CE PUTAIN DE PONT A T’ECRIS ALORS QUE J’AI PAS BEAUCOUP DE TEMPS POUR MOI, OK ? Bon, c’est bon, je t’excuse. Et j’te demande pardon, aussi, j’suis d’sale humeur, j’te jure. Bon, je reprends.

Ça avait commencé par un cri, ça nous a tous tiré de nos lits. Tous, sauf moi. Parce que moi, j’étais déjà sur-place. Le cœur vaillant et l’front levé, prêt à en découdre quitte a être recousu par Taz juste après. J’avais envie d’me battre et j’ai pas attendu que tous les indiens débarquent pour foncer vers eux, sabre levé et un cri d’rage qui vient des tripes. Bordel, ils avaient buté un des notre ! […] »




En effet, un cri avait bien retenti, sonnant le début d’une bataille entre indiens et pirates. Beaucoup s’étaient hâtés de grimper les marches qui les séparaient du pont après s’être solidement armés. Déjà certains combattants, rouge ou blanc, tombaient pour la dernière fois. D’autres souffraient de blessures profondes qui ne faisaient que nourrir la rage qui les poussait au combat.

Pendant ce temps… Jim dormait. Il avait passé une journée épuisante, entre corvées et blagues de mauvais goûts. Aussi, s’était-il dépêché de se lover en son hamac pour compter les moutons carnivores du pays imaginaire. Il s’était plongé en un sommeil si profond qu’il n’entendit pas l’alerte. Ce fut donc un bruit étrange qui troubla sa sieste improvisée. Il ouvrit enfin les yeux, mais la vue qui s’offrit à lui le prit par surprise. Il eut à peine le temps de rouler hors de son hamac pour éviter une arme ennemie de s’abattre sur lui, retenant un cri de stupeur. Il tomba au sol et se hâta de se relever, faisait enfin face à son premier adversaire…



Résumé !:
 
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 27 Sep - 19:47

Son geste censé être fatal fut arrêté par une flèche qui siffla dans l'air, proche, beaucoup trop proche du crâne du Maniaque. Peut-être même qu'elle le frôla. Il ne sentit rien avec l'adrénaline qui parcourait ses veines, mais espérait qu'elle n'ait pas touché sa crète tout de même.
Il dirigea aussitôt toute son attention vers l'apache qui avait failli l'empaler, oubliant totalement l'homme qu'il comptait fracasser quelques secondes plus tôt, l'oubliant au point d'enfoncer son pied dans son abdomen au moment de se relever. Les yeux mordorés du pirate se durcirent au même titre qu'un sourire carnassier étirait ses lèvres sèches.

- Hermano, lança-t-il de sa voix cassée. Tu viens de faire une grosse, grosse connerie.

Derrière lui, sa victime se redressa et partit dans l'autre sens, sûrement très effrayé par ce qu'il venait de vivre. Le pauvre devait avoir vu sa vie défiler devant ses yeux. Quant à Ian, il était vexé. Bordel il avait failli clamser comme ça, sans préavis, par une attaque en traître, par un foutu peau-rouge si lâche qu'il était forcé d'user son arc, histoire de ne pas se mouiller.

Un ricanement agacé lui échappa. En plus de son bec de corbin, il fit glisser de son étui en cuir son fidèle poignard dentelé. Il n'y avait pas de raison. L'indien était armé, et bien lui aussi. Et vu ce regard aux pupilles fendues, cette allure particulière et cette assurance hors-paire, Ian se doutait qu'il s'agissait d'un adversaire de niveau. Probablement un Piccaninny. Il était grand. Lui pas. Bon point pour lui : il aurait plus de surface à frapper.

Dans un cri de guerre, il s'élança, épaules en avant, bras repliés pour mieux attaquer, muscles bandés. Tout dans son attitude laissait à présager qu'il allait lui sauter dessus comme un sauvage.
Arrivé à sa hauteur, le pirate se laissa glisser au plancher pouillé, fauchant les jambes de son ennemi.
Aussitôt, il brandit ses deux armes, se redressant à genoux. La point de sa lame menaçante et le pic de son bec prêt à mordre la chair, il se mit à frapper, presque à l'aveuglette, plongeant sur lui avec une brutalité presque inhumaine.

Spoiler:
 
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Christopher-Marie Redskin
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 27 Sep - 20:28

Christopher qu'es-tu? Es-tu pirate ou indien? Dans quel camps combats-tu?  
Où es-tu donc? Je ne te vois nul part. Tu es perdu. Tu t'es perdu. Tu cherches sans rien trouver car tu as peur, n'arrives pas à oublier; à trancher.

Christopher, la vérité, c'est que tu es un bâtard. Un faible, un utopiste débile, un pacifiste.
Tu n'es rien, tu n'as pas d'identité. Tu n'as ni la violence sanguinaire des pirates, ni celles d'honneur des indiens. Tu ne sais que baiser les pieds de ton Seigneur, parler de pardon, d'entraide, de soumission à dieu.

Christopher, arrête-ça. Ici ce n'est pas comme à Shubenacadie, ça ne sert à rien les mots, la foi, l'amour. Ici on reste vivant avec une lame ou de la poudre à canon. On tue pour ne pas crever sur le pont.
On choisit entre soi et celui d'en face car on ne peut pas épargner tout le monde.

Christopher, tu dois choisir.
Pardonner l'enfant indien en toi, pardonner tes frères de l'Ecole, et rejoindre ceux de ton sang dans la bataille.
Oublier le passé, haïr ces sauvages, vivre en blanc, vivre en pirate, tuer sans pitié et faire disparaître cette race symbole de ta culpabilité.

Christopher, fais-vite, ou sous les coups des deux clans, tu disparaîtras.


~oOo~

Alors qu'il craint pour ses amis bien plus que pour sa vie, il articule ses idées dans tête, repense à l'armistice et au combat commun contre Croquemitaine. Il accumule les images de paix et prépare son plaidoyer mais, bien vite, indien et pirate s'accordent sur son sort : Il doit partir.
Des deux côtés, on le rejette lui et sa trêve.

Il n'y a pas d'animosité dans les paroles et les regards mais le geste simple suffit à serrer son coeur, à tuer ses espoirs.
On ne veut de lui d'aucun côté.
On ne veut pas de ses rêves, de ses solutions. De sa parole.
Il n'a pas voix au chapitre car on veut se battre, laisser la haine et la vengeance s'exprimer. On veut tuer pour ceux qui ont été tués. On veut tuer car celui en face veut vous tuer.
Il n'y a que la haine et la mort sur l'échine des corps et pour Christopher c'est une horreur; une absurdité auquel on lui demande d'assister, caché soumis dans son rôle de spectateur pacifiste. On veut le protéger; qu'il soit en sécurité mais c'est égoiste. Incomplet.
On protége le corps, mais pas le coeur car l'extérieur n'évalue jamais cette douleur. Il ne sait pas à quel point elle peut être vive; à quel point Christopher la vit et connait son impact. Ils ne savent pas que face à la douleur du coeur, le Papoose a eu envie de fuir, de sauter de la fenêtre du dortoir, de s'étrangler avec son chapelet de priére, de pendre ses draps et son corps aux poutres, de mettre une pierre à son pied, de rejoindre la mer.
Ils ne savent rien de ce que Christopher a vécu et ressenti.
Il ne savent pas mais Christopher, lui le sait bien.

Il sait qu'on peut mourir de voir ses amis décéder ou deux clans s'opposer.  
Il sait qu'on peut mourir d'impuissance.

Il sait mieux que quiconque tout cela, et à trop vécu à Shubenacadie pour rester immobile.

Quand Kokoi le repousse pour fondre sur le Barré et l'attaquer, c'est la peur de cette mort passive qui le fait bouger . C'est l'instinct de vie qui le fait s'interposer, accusant le coup de couteau d'un ami pour en protéger un autre.
C'est l'incapacité de choisir, de faire face à la mort d'autrui, qui le fait se plier en deux, crier, hurler sous la plaie entre ses deux omoplates.
C'est paradoxalement une décision qui fait que, dans son dos, le Christ est défiguré.

~oOo~

Christopher, tu ne veux pas choisir. Tu ne veux pas te battre. Tu ne veux pas vivre.
Christopher, tu veux mourir. Tu n’espères que ça au fond. Te sacrifier pour tes proches. Te tuer et dans la mort, sauver ton âme; être pardonné.
Christopher, tu veux être un héros de la Bible mais tu n'es qu'un idiot, et de loin, le pire des martyrs
.



Spoiler:
 







Playlist de C-M. R
Redskin siffle en SteelBlue
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Capucin Farouche
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♐ Papoose des Piccaninny ♐


✘ AVENTURES : 234
✘ SURNOM : La Bestiole
✘ AGE DU PERSO : 13 ans

✘ DISPO POUR RP ? : 1/2
✘ LIENS : Hear me roar in the Jungle Book !

MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 28 Sep - 0:27



du rouge sur les peaux
du sang sur le pont


Abordage !




Aïe !!!
Des larmes de douleur embuent les yeux de Capucin Farouche. La douleur le fait hurler et cracher le sang qu’il a arraché à l’oreille de l’immense pirate. Celui-ci le prend par surprise, il est aussi rapide qu’il est fort. Capucin se retrouve projeté sur le pont très dur du bateau. Il se met aussitôt accroupi et gronde comme un chat échaudé.

Mais des corps s’agitent devant lui, derrière lui, partout autour de lui, ils sont tellement grands ! Il veut appeler Kokoi qu’il a vu mais deux grosses jambes lui barrent la vue. Il s’apprête à les lacérer de son couteau mais il l’a perdu. Il aperçoit ce qui ressemble à Harfang Cendré mais au lieu de l’encourager, cette apparition le perturbe. Les Esprits Loups sont-ils là aussi ? Il est perdu, paniqué, affolé. Les pirates font bien plus peur comme ça. Ils sont plein, ils sont armés, ils crient fort et sentent fort. Et le bateau tangue, et les cordages sont trop hauts, et Capucin pousse des « Iih iih iih » terrifiés.

Le grand blanc avec les longs cheveux blancs, il lui dit quelque chose. Il a un air que Capucin a déjà vu sur les chiens fous. Iih iih iih. Kokoi ! Il voit un autre pirate, qui ressemble plus à une autruche, se battre avec lui. Il y a ce drôle d’indien qui est presque comme un traitre mais à l’air si doux que Capucin en est mal à l’aise. Mamba ! Hyène ! Ils ne le voient pas. Ils sont partis ! Ils vont mourir ! Il va mourir ! Iiih iih iih. Kokoi ! Puma ! Lys ! Les loups ! Les arbres !! IIH IIH IIH !!

Pris de folie, il bondit d’un seul coup. Il se met à sauter sur la tête des forbans et des peaux-rouges sans distinction, cherchant une échappatoire vaine à ce parcours acrobatique. Alors, le répérant parce qu’il est encore plus grand,il se rue sur Dan qui l’a délaissé pour se concentrer, probablement, à un adversaire à sa taille. Il s’agrippe à sa jambe. Il ne lâche pas. C’est ce qui ressemble le plus à un arbre ici. Ses ongles sont plantés dans le tissu. Peut-être même ont-ils atteint la chair. Qu’importe. Il veut juste se cramponner.
Chez les Bêtes Sauvages, on tue par nécessité.  


résumé:
 




Codage by TAC








Capucin rugit en brown.
.......

cadeau de césar:
 


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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 28 Sep - 1:07


Wesker était revenu sur le navire. Les pirates en bataille ? Rien à faire. Le capitaine était pas sur le pont. Il devait être en sécurité. C’était le plus important. La seconde chose la plus importante était le lieu qu'il venait de rejoindre : la canonnière.

Ce lieu, qui était aussi bien rangé qu'une pièce d'un navire pirate, c'est à dire mal rangé, était dans un état encore pire. Wesker n'aimait pas qu'on touche à son lieu de travail. Plus d'un pirate avait perdu leurs dents, la tête fracassée contre un canon, pour avoir pris de la poudre sans son accord, ou pour avoir bougé un canon. Et si un pirate avait le droit à ce traitement, pourquoi ces putains de primates au cul rouge auraient le droit de toucher ses bébés ?

— Putain de merde. Je vais botter leur cul rouge si fort qu'ils vont plus pouvoir chier correctement.

Un indien, Buse Étourdie, sortit de l'ombre. Il voulait faire exploser sa canonnière ? Savait-il au moins à quoi ce parfait connard s'exposait ?

Wesker ne chercha pas à comprendre. Le Sadique fonça contre l'indien qui lança un tomawak vers le pirate. La lame lui arracha la manche de sa veste, et un morceau de peau sur tout la longueur de l'avant bras. Le pirate s’arrêta et posa sa main sur son bras en sang.

— Sale bâtard. Je vais te faire couiner comme un porc.

Débouchant sa flasque, d'un grand mouvement du bras, Wesker aspergea l'indien d'alcool et lança son briquet dessus. Au risque que son coup rate, et que sa cible s'en sorte indemne. Il y avait plus important à s'occuper. Des craquements de bois se faisaient entendre dans son dos, signe que d'autres adversaires étaient présents.

Se retournant, Wesker avança de quelques pas en direction des tréfonds de la canonnière. Courant le risque que le fameux Buse Étourdie n'en profite pour lui sauter dessus. Il vit alors un groupe de Peaux-Rouges en train de briser la porte de la cache d'armes. Wesker se campa, et hurla à leur intention.

—  Je vous prend tous en même temps bande de cul-terreux rouge. Je vais tous vous faire crier comme ce porc. Venez. On va bien s'amuser en se baignant dans le sang des vôtres. Venez que je vous tue tous en vous arrachant les membres. Venez je vais vous montrer ce qu'est la peur, bande de merdes !


Résumé a écrit:
Wesker descend dans la canonnière. Il attrape un PNJ Peau-Rouge, l'imbibe d'alcool et y met le feu. Du moins, il espère - au MJ de décider si ça a fonctionné ou pas. Wesker se rapproche du groupe occupé à briser la porte de la cache d'armes, et les provoque.


Dernière édition par Ludwig Wesker le Lun 28 Sep - 11:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 28 Sep - 10:29

Il l'avait enfin lâché, cette sale bête enragée qui venait de tenter de lui déchiqueter l'oreille. Les Peaux-Rouges avaient amenés des singes ou quoi ? Non, ce qui tomba lourdement au sol fut un gamin, même pas encore un adolescent, trop jeune pour se battre comme les adultes, trop jeune pour faire le poids contre le pirate... trop jeune pour que celui-ci ne le tue. Il le voit paniquer une fois au sol, malgré que ses pieds le porte encore. Il le voit jeter des regards autour de lui, pousser des cris stridents de terreur, son regard affolé, ses gestes incertains. Il crève de trouille, c'est évident. Bordel, comment ses ainés ont-ils pu le laisser venir ?! Le Tordu ne l'es pas tant que ça, il voit ce qui n'est même pas un véritable adversaire se ruer sur les crânes, non pas pour les frapper, mais pour tenter d'échapper à ce qui se passe sous la ligne des épaules, à ces coups mortels qu'on se porte, à toute cette violence, ce déferlement de haine. Dan lui-même repousse un duo en plein combat qui s'approchait trop, mais il voit du coin de l’œil l'espèce de petit macaque rouge revenir dans sa direction. Avant même qu'il n'ai le temps de réagir, il le voit bondir et s'agripper à sa jambe, enfoncer ses ongles dans son pantalon, déchirer sa chair en lui arrachant un grognement douloureux au passage. Il commence à secouer la jambe, mais le môme s'y accroche, terrifié, complètement à l'ouest... Le Pirate cesse de bouger, puis constate qu'il semble trembler, à moins que ce ne soit la tension dans ses muscles. Tuer des adultes n'a jamais été un problème, ici c'est nécessaire, il en va de leur survie à tous, mais ce gamin-là... Non, sûrement pas. Il n'y a aucune gloire à retirer d'avoir tué un enfant terrifié, ni aucun plaisir quelconque. Dan jette un regard alentours, ça se bouscule, ça se massacre à tour de bras, le sang gicle déjà, les cris et les hurlements fusent, ça va bientôt sentir le cramé, au propre comme au figuré, il lui semble même, de là où il est, de sa haute taille, qu'on tente de s'en prendre à la cabine du Capitaine. Un regard vers sa jambe, vers le petit qui s'y accroche. Un flashback lointain le secoue, il a l'impression de se rappeler s'être accroché à quelque chose jadis, il y a très longtemps, alors que la douleur martelait son dos et qu'il pleurait et suppliait après quelqu'un. Dan grogne férocement, il sent qu'il va avoir des emmerdes s'il fait ça, mais il ne peut s'y résoudre. Il empoigne le bras du petit Indien et le force à se relever ou, à tout le moins, le faire coulisser vers le haut jusqu'à pouvoir le serrer contre son torse massif qui doit davantage ressembler à un arbre que sa jambe ensanglantée.

- C'est pas un endroit pour les enfants.

Lâche-t-il de sa voix grave et rauque, l'entourant de ses bras, le couvrant presque entièrement alors qu'il entreprend une course vers le bastingage, se faufilant au mieux entre les différents combats qui font rage tout autour d'eux. Bordel, il a intérêt à se magner, parce qu'on a besoin de lui ailleurs. Le bord du bateau est enfin visible et il essaye tant bien que mal d'y installer le gamin, désignant d'un geste autoritaire et vif la plage qu'on aperçoit non loin de là.

- Tu vas aller attendre les tiens là-bas, okay morveux ? Si y'a des blessés, ils seront contents que tu les aident à marcher, mais si tu crèves ici, tu serviras plus à rien.

Il essaye de lui faire lâcher prise, son oreille pisse encore le sang, tout comme sa jambe, lui donnant un air terrible avec le cou et l'épaule dégoulinants de carmin.

- Maintenant dégage ! C'pas un endroit pour toi !

Et il ponctue ses mots de gestes brusques, cherchant à le pousser pour qu'il s'éloigne, pas question d'avoir à gérer un môme en plein combat, ça hurle trop là-bas, autant du côté de la cabine que de l'armurerie.


Code:
Dan s'est libéré de l'emprise de Capucin et le voit s'enfuir. Il le suit du regard, un peu perplexe, avant de le voir revenir vers lui pour s'agripper à sa jambe. Il ne le perçoit que comme un gamin, a un bref flashback de sensations lointaines et décide de le prendre dans ses bras pour l'éloigner des combats. Il tente de le convaincre de quitter le bateau pour aller se réfugier sur la rive.
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 28 Sep - 14:04

Ses yeux s'abaissèrent vers l'arme que l'ennemi tenait.

- Et, dans la précipitation, je pourrais avoir un geste malencontreux …

Ours demeura stoïque, réfléchissant à toutes les possibilités s'offrant à lui. Il ne connaissait pas ces armes, mais savait qu'elles étaient particulièrement dangereuses si on les maîtrisait. Ce serait stupide de se faire tuer par quelque chose qu'il ne connaissait même pas.

Le cri de guerre lui permit de réagir. Instinctivement, l'Ego sauta en arrière, oubliant le pirate blond, juste assez pour éviter le violent coup de hache qui se serait annoncé relativement douloureux. Il se heurta à un mur, fit tomber les objets qui y étaient accrochés, et nota inconsciemment, sans s'alarmer, qu'il venait d'être éclaboussé de quelque chose.  
Il balança son pied dans le ventre de son attaquant, de toutes ses forces, afin de l'éloigner et de pouvoir analyser la situation. Chose vaine. À peine écarté que l'homme à lunettes se rua sur lui, ne lui laissant aucun répit. Le Piccaninny eut le malheureux réflexe de reculer, mais bloqué contre le mur, le lame du sabre lui lacéra le torse, lui arrachant un cri de douleur. Il referma son bras non-armé sur sa poitrine et hésita à prendre la fuite de n'importe quelle manière : leur foncer dedans pour les surprendre, se jeter par terre pour les faire s'écarter ? Il lui semblait être dans un guet-apens, et cela lui déplaisait fortement.

Quand il était entré dans la cale, Ours ne comptait pas attaquer. Son but n'était que de faire peur, que de tenter vainement d'empêcher les forbans de prendre le dessus sur eux. Ainsi confronté à deux d'entre-eux, il n'avait pas le choix. Cela l'aurait fortement étonné que les deux pirates comprennent qu'il ne souhaitait à la base pas leur faire de mal. Il était d'ailleurs trop tard pour tenter de discuter. Il était toujours trop tard pour s'expliquer en pleine bataille.

La douleur fulgurante éveilla son Essence aussi rapidement que si l'on versait du pétrole sur le feu. Son râle se fit plus bestial, ses yeux se teintèrent d'un étrange voile blanchâtre diminuant considérablement sa vue et sa posture se fit plus animale. Les fines gouttelettes glissaient lentement dans la plaie, brûlant immédiatement l'épiderme. Vivement, il se redressa, rugissant. Son tomahawk lui échappa sans qu'il n'y prête attention.
L'Ego envoya ses bras en avant, balançant des coups de ses griffes acérées en face de lui, toutes canines dehors, dans l'espoir de toucher l'un des deux pirates. À vraie dire, il n'arrivait pas vraiment à réfléchir. Son seul but, lorsqu'il était dans cet état de transe, était de faire mal, de blesser, de tuer si possible.

Résumé:
 
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 1 Oct - 17:20


Mamba avait réussi la première partie de son plan. Un confrère de sauvé. Même s'il était un guerrier les pertes humaines du côté Peaux-Rouges n’étaient pas dans ses plans. Quitte à faire exploser le navire aucun Peau-Rouge ne mourrait devant ses yeux.

Les paroles du forban, et le visage de ce dernier, firent frémir de joie Mamba. Voilà une proie comme le chasseur Piccaninny en avait plus chassé depuis longtemps. Une proie pas facile mais qui ferait un excellent scalp à offrir à sa femme. La tête de ce pirate ferait un excellent trophée de guerre.

— Arrête d'parler sssale barbare. Approche sssi tu l’ossses.

A peine avait-il fini sa phrase que ce bourrin fonça sur lui. Par chance il réussit à éviter sa première attaque : une simple balayette. Heureusement que Mamba avait ce réflexe de son essence animale : une rapidité courte, mais conséquente. Mais alors que Mamba était encore un peu dans les airs, suite au petit saut qu'il avait exécuté pour éviter le pirate, ce dernier lui sauta dessus, le plaquant au sol, laissant l'arc de Mamba tomber à quelques mètres plus loin.

Le choc fut violent. La douleur dans le dos passa, mais le choc à la tête moins. Mais la douleur qui était la moins normale était celle sur son flanc gauche. Ce barbare avait donc réussi à le toucher. La langue fourchue de Mamba siffla de longues secondes. Ce qui laissa à Ian la liberté de savoir de quelle tribu il venait, et surtout avec quel animal il était lié.

— T'vas regretter ta p'tain d' connerie mon gars. Crois moi j'vais t'faire sssouffrir.

Mamba releva le torse, ouvrant grand la bouche, laissant apparaître ses crocs qui lui servaient à empoisonner ses proies. Le Peau-Rouge essaya de planter ses crocs dans la chair de Ian. Mais le pirate avait l'air dégourdi. Mamba attrapa une flèche et essaya de la planter dans jambe de Ian.

Le poison ou la flèche, ou même rien. Les deux seraient parfaits mais il en doutait vu le pirate. Mais le pirate devrait sûrement reculer, laissant au Peau-Rouge le soin de pouvoir se relever pour mieux riposter. Même s'il lui en coûtait, Mamba devait reconnaître que ce barbare savait se battre. Mais il ne le laisserait pas avoir sa peau aussi facilement.




HRP a écrit:
Mamba évite la balayette de Ian mais se prend le plaquage, plus une blessure sur le flanc gauche. C'est moche, ça saigne. Mais Mamba est en plein combat et a pas le temps de voir si c'est grave.

Mamba n'a plus son arc en main. Mais une fois au sol il tente de mordre Ian pour l'empoisonner. Et en parallèle il prend une flèche en main pour essayer de le blesser un minimum. À toi de voir si ça te touche ou non Ian. =)
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