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Carne Salt
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☠ Harponneur du Jolly Roger ☠


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MessageSujet: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 14 Sep 2015 - 22:13

Petites Règles du jeu


Bienvenue sur le RP de l'attaque du Jolly Roger !




Cette bataille sera animée par Smee/Hyène Ricanante et moi même. Hyène sera en charge des indiens et je m'occuperais de la partie pirate. Si vous avez des questions n'hésitez pas à nous les formuler par MP ou sur le sujet "debriefing" concernant ce RP.

L'action sera centralisée sur le Jolly Roger uniquement dont voici le plan :
Plan du Jolly Roger:
 

Étant donné que nous somme nombreux, je vous invite à respecter quelques règles simples pour plus de fluidités :


  • Privilégiez des postes courts et dynamiques contenant une seule action importante par post (pas d'attaques multiples ou de ballades à de multiples endroits à la fois)

  • Ne finalisez aucune  de vos attaques : si vous pouvez décider du coup que vous portez, vous ne pouvez pas en déterminer les conséquences. C’est à vos partenaires  ou au MJ (s'il s'agit de PNJ) qui le fera.
    Exemple a écrit:

    Bidule a écrit:
    Bidule décida alors de frapper Choupette à la nuque. Il arma son bras, serra ses poings à s'en blanchir les jointures sur sa matraque et visa.
    est préférable à

    Bidule a écrit:
    Bidule décida alors de frapper Choupette à la nuque. Il arma son bras, serra ses poings à s'en blanchir les jointures sur sa matraque et visa. Choupette tomba raide mort sur le plancher.

  • Ajoutez un résumé de vos actions à la fin de vos posts, dans une parenthèse spoiler/HRP, pour une meilleur lisibilité de l'action pour ceux qui auraient raté quelques posts.

  • Il n'y a pas d'ordre de passage, postez comme vous voulez à raison d'une fois chacun par tour.

  • Il y aura un post MJ de Hyène ou moi tous les 10 jours, que vous ayez tous répondu ou pas, afin de conclure la fin d'un tour. Si il y'a besoin d'espacer ces interventions, faites le nous savoir sur le sujet debriefing !

  • N'oubliez pas de bien préciser vos déplacements pour qu'on sache où vous vous placez durant la bataille.


Et à présent : ENJOY LA BASTON !







Chaloupe voguant de la taverne vers le Jolly Roger

Joueurs concernés:
 

La nuit est noire. La lune est voilée, propice à une attaque en traitre. Les ombres ne batifolent pas qu'avec les peaux-rouges. Dans la chaloupe qui file vers le Jolly Roger, un éclat blanc de l'astre masqué éclaire parfois les faces burinées et graves des hommes en présence. Ils sont silencieux, les muscles tendus, la haine chevillée au corps. On attaque leur maison, leur âme et leur patrie. On assassine le frère de flibuste, on s'en prend au Capitaine. Et pour cela le tribut sera lourd à payer. Ce soir leurs lames boiront leur pesant de sang et les gueules de leurs canons seront brulantes de poudre.
Au nom du capitaine !
Au nom de la Liberté !
Au nom des Pirates !

Il leur faut néanmoins un plan d'action et le second est là pour mettre son cerveau à contribution. Exit les moqueries d'il y a une heure à peine, il est désormais la voix  du Jolly Roger sur cette chaloupe, l'âme damnée de Hook. Smee devra guider ses hommes à la rescousse.

Mais comment s'y prendra-t-il ?


Pont du Jolly Roger


Il y avait eu le premier cri. Étouffé. Presque un soupir.
Et puis un bruissement d'air, un sifflement.
Plusieurs.
Les flèches vinrent se ficher en pluie sur le bois, autour du matelot en charge de la ronde, et à leur tige plusieurs cordes nouées. Dans les ténèbres, les corps humides et peinturlurés de leurs ennemis avaient jailli de toute part, leurs yeux injectés de sang comme seuls indices lugubres de leur présence.

La vigie avait alors hurlé.

Et le Chaos se déversa sur les planches.
On se leva en sursaut des hamacs.
On répercuta la nouvelle en hurlant.
On se rua sur les caches d'armes.
Les fusils vrombirent et les explosions de poudre  zébrèrent le néant. Comme de juste, le Capitaine James Hook fut le premier  à défendre son navire. Prompt, le geste élégant, il rua dans la mêlée. Mais après quelques moulinets bien placés et une efficacité létale de son poignard, il fut cueilli  en plein duel avec Puma Sanguinaire, par plusieurs flèches empoisonnées dans l'épaule.
Le capitaine fut promptement rapatrié dans sa cabine par une petite poignée  d'homme qui se retranchèrent là afin de lui prodiguer des soins. Il attrapa la manche de Christopher Redskin et lui confia son dernier ordre avant le coma : Trouver la Mouche, trouver les renforts.

Sauver le Jolly Roger.

Moins d'une heure plus tard, la bataille fait toujours rage. Chacun compte bien défendre chèrement sa peau.  Les indiens ont attaqués sur chaque flanc et pousse les flibustier à quitter un à un le ventre du bateau pour rejoindre le pont poisseux de sang  et d'écume. Ils sont moins nombreux mais mieux préparés. Les pirates ont pour eux une ténacité puisée dans leur rage et leur équipage presuqe complet. La nuit résonne de leurs coups de sabres  qui répondent à chaque ululement inhumain des guerriers des trois clans.

Qui sera le premier à tomber ce soir pour faire la joie du Crocodile ?







Oraciones para la carne....


Merci de ta bénédiction, Duck prêtresse de SWAG ZE GREAT GOD !!!!:
 
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Ancienne Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Lun 14 Sep 2015 - 23:17

Hyène avait délibérément laissé son poignard planté au sein du Bois Joli. Elle n'irait la récupérer qu'à la fin de la guerre.

La guerrière avait assisté à la cérémonie funéraire de Panda Glorieux sans verser la moindre larme. Cela faisait bien des années que Hyène n'avait pleuré – depuis sa prime enfance. Ce qui ne rendait pas pour autant ses sentiments moins profonds que ceux se laissant aller aux larmoiements.

Dès la cérémonie close, Hyène retourna dans son tipi, prit ses armes et affûta chaque lame. Consciencieusement. Retrouvant dans ces gestes répétitifs de quoi puiser du réconfort. Du courage. Hyène ne leva pas les yeux de son travail malgré les visites menées, les paroles de Mamba ou même de Kokoï. Fourbir ses armes lui évitait d'exploser. Sa colère, elle la laissait lentement gonfler en elle, gronder sourdement. Elle se fit bombe, prête à éclater lorsque la guerre débuterait.

Une nuit, la guerre fut.

Les braves entamèrent leur marche vers le Jolly Roger. Clan de l'Ours, du Loup et du Corbeau. Ils étaient tous là. Tous unis face à l'adversité.

Des barques et radeaux avaient été construits pour amener les combattants. Hyène s'était presque couchée dans la sienne, louvoyant doucement hors de portée des lanternes.

La suite fut engloutie par le chaos.

Les Peaux-Rouges lancèrent à l'assaut, prenant en tenaille le navire. De bâbord à tribord, les guerriers se déversaient sur le pont en une lourde vague. Hyène se jeta dans la mêlée en faisant éclater son rire. Au sein de la semi-obscurité régnant sur le navire malgré les lanternes allumées, ses dents brillaient presque. Des peintures de guerre marbraient le corps de la Piccaninny, soulignant la profondeur de son regard. Marques d'un rouge profond, semblables à du sang, soulignant qu'elle était prête à faire couler son propre sang cette nuit-là.

A son cou s'entrechoquait un collier d'os, battant la mesure de son corps. Tel un animal, la femme cherchait un adversaire. Un ennemi. Elle ne repartirait pas tant qu'elle n'aurait pas eu sa dose de massacre.

Elle jeta son dévolu sur un forban qui lui tournait le dos. Grand seigneur, Hyène lui sauta sur le dos, ses cuisses enserrant la taille du pirate. Sa bouche se rapprocha de l'oreille de l'homme, lui susurrant quelques mots.

« S'lut toi. Ça t' dit une 'tite danse ? »

Le tuer rapidement ne serait pas digne d'une Piccaninny.


Résumé a écrit:
Hyène est sur le pont du navire, probablement dos à la cabine du capitaine. Elle saute sur le dos d'un pirate, et lui propose une danse. Libre à qui veut d'être ce fameux pirate !
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 15 Sep 2015 - 0:45


Rien ne vaut la lame affûtée de sa nimcha pour faire jaillir les entrailles.
Peu importe lesquelles.
À deux mains, il l’avait tenu, et lentement l’avait appuyé contre le tranchant de l’arme qui luisait dans l’ombre. Alors, enfin, l’écorce foncée s’était fissurée, dévoilant une chair abondante et gélatineuse. Malik y avait plongé les doigts, s’était délecté jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien, ou si peu…
Fin prêt, il avait enfilé sa tunique, avait descendu de son hamac et, rengainant sa nimcha d’une main, tenant les restes du fruit de la passion de l’autre, était monté sur le pont.

La vigie avait alors hurlé.

La coquille fendue, mauve, du fruit évidé était tombée à ses pieds.
Malik avait levé les yeux vers la lune.
Cette nuit-là ne serait pas la sienne.



Et elle mord, et mord encore, la nimcha, tintant dans le vacarme, fidèle à son homme. Qui reste derrière, qui fait danser le sabre avec l’un, avec l’autre. Qui provoque peu ou pas, mais qui répond, le geste sec, le bras solide. Qui fait couler le sang sans y être vraiment. Qui ne prend pas exactement plaisir à le faire et qui prend encore moins son temps. Un pirate défendant son territoire, parce qu’il le faut. Mais qui aurait préféré s’adonner à autre chose. À manger la pêche qui dort dans sa poche, par exemple.
Mais la nimcha, elle, se pourlèche, ruisselante. Si elle pouvait rire, elle rirait comme la bête qu’elle est, qui n’a d’autre préoccupation que celle de mordre, elle rirait, elle rirait… Un peu comme ce rire qui avait retenti, le Chaos venu.
Tombé sur eux sans être attendu. Toujours fidèle à lui-même, le Chaos. Un invité comme pas d’autres.

Et voici que la lune au loin lui fait un clin d’œil.
Malik, focus.
Non loin de la rambarde, il s’en rapproche davantage. Juste le temps de reprendre son souffle…
La nimcha voudrait crier, mais trop tard.
Tombée sur lui sans être attendue, elle aussi. Elle, la Peau-Rouge.

S'lut toi. Ça t' dit une 'tite danse ?

Brusquement basculé vers l’avant sous le poids de son assaillante, il trouve appui sur le garde-corps, d’instinct y plaque ses mains. La nimcha lui échappe…
La nimcha glisse sur le bois mouillé, tournoie, en équilibre entre le pont et l’eau, tournoie encore, bascule, tombe.
Et scintille une dernière fois au-dessus des flots noirs.
Quelques éclaboussures. À peine. La mer l’avale d’un trait.
Et la lune se moque de lui.

Saisi par ce mauvais tour du sort, ou plutôt par sa coûteuse distraction, Malik recouvre ses esprits et se redresse vivement. Elle est forte. Lui aussi. Résistant tant bien que mal sous la violente étreinte, s’efforçant de maintenir sa gorge dégagée, pour toute réponse à l’invitation, il se précipite vers le mât d’artimon, le plus près, celui de l’arrière. Et, durement, grognant même sous l’effort, s’y propulse de dos.

Résumé:
 
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 15 Sep 2015 - 13:20

La barque se heurta doucement contre la coque de ce fidèle navire. Déjà, sur la page, les cris de guerre de ces Peaux-Rouges de malheur avaient attirés Ian et fait naître l'excitation dans ses entrailles. Il avait ris durant le rapide trajet en barque, d'un rire méprisant, hautain, sans même se soucier du sang qui coulait de son nez, œuvre des poings de Dan.
Ces foutus indiens n'avaient donc pas peur de se jeter ainsi dans la gueule du loup ? Pourquoi cherchaient-ils ainsi la mort, au point de venir la titiller au sein même d'un banc de requin affamés ? Ces questions, le Maniaque les avait vite balayées, ses yeux mordorés fouillant déjà à l'horizon, à la recherche de cette bataille. Il était prêt.

Il était toujours prêt à faire couler le sang.

Quelques forbans grimpèrent avant lui, armes en mains ou lame coincée entre les dents. À leur suite, Ian s'élança, du mieux qu'il pouvait, porté par l'adrénaline et la soif d'hémoglobine.
Il laissa tomber son corps lourd de l'autre côté de la rambarde, parcourant aussitôt la scène des yeux, durant une fraction de seconde, juste assez pour imprimer l'image de cette bataille déjà bien entamée. La seconde d'après, il était dans la mêlée, doigts crispés sur son bec de corbin, rugissant.

Il se fit basculer autant qu'il bascula, évita les coups du mieux qu'il le pouvait et chargea comme un brute, comme il savait si bien faire, à la recherche de la victime idéale.
Finalement, son choix se porta sur une personne, sur laquelle il se propulsa en poussant un cri de rage, la plaquant au sol avec la brutalité d'un bœuf. Sans lui laisser le temps de réagir, il appuya ses genoux dans le creux de ses épaules pour l'immobiliser, avant d'envoyer son bras armé en arrière pour prendre l'élan. Il abattit finalement son bec de corbin sur l'ennemi, avec grande violence, muscles bandés, à la manière d'un Piccaninny se servant de sa hache.

HRP:
 
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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Mar 15 Sep 2015 - 15:22


La guerre était ouverte. Puma Sanguinaire, le chef et l’autorité absolue des Piccanniny avait parlé. Et sur ses paroles le clan était en feu. Les peintures de guerre sur le visage et/ou le torse étaient en train de se faire sur les fiers guerriers prêt à aller tuer des pirates, ces maudits barbares qui ne respectaient rien ni personne.

La nuit tombait. Les trois tribus indiennes s’étaient réunis sur la plage prêts à attaquer le navire de pirate. Bien sur les Piccanniny étaient en première ligne, et les Hurons en dernière ligne comme soutiens, prêts à soigner les blessés, et sûrement à défendre leur vie et leur honneur.

Hyène était partie dans une barque, Mamba dans une autre. Les deux chasseurs étaient partis pour prendre d'assaut le navire sur deux flancs différents. Mamba n'avait aucune crainte. Il savait très bien que sa femme saurait se défendre sans lui.

Mamba grimpa à même la coque du navire pour, une fois être au niveau du pont avec un autre Peau Rouge, crier avant d'attaquer les pirates.

— A L'ABORDAGE !

Mamba avait choisi ces mots qui sonnaient très ironique. Il voulait semer un instant de trouble fatidique dans l'esprit des envahis.

Mamba sauta au milieu de la foule, son arc à la main, armant une flèche, prêt à tirer sur le premier pirate qui le regarderait dans les yeux. Mais dans le champ de vision du chasseur il vit un Huron. Putois Odorant était au sol, avec un pirate qui était prêt à lui éclater la tête avec une espèce de marteau.

Mamba Corrosif leva son arc et, sans viser, il tira en direction du pirate à la tête presque rasée. La flèche frôla l'homme pour aller se perdre, peut être, dans le corps d'un autre pirate ou dans la coque du navire. Allez savoir.

Mamba regarda droit dans les yeux le pirate qui avait arrêté d'abattre son coup sur le Huron. Mamba avança sa main droite et bougea l'index de gauche à droite.

— Viens par ici, espèce de primate. Je vais te montrer la fierté d'un vrai guerrier.

Dit-il en plaquant sa main sur son torse. Torse recouvert d'une peinture de guerre représentant un serpent ondulant sur son torse.

Citation :
Mamba a tiré une flèche pour détourner l'attention de Ian de sa proie. La flèche perdue a pu aussi bien atteindre un autre combattant que se planter dans le bois du navire. Mamba se trouve près du premier mât, pas loin de Ian qu'il provoque en duel.
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Capucin Farouche
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 17 Sep 2015 - 1:07



du rouge sur les peaux
du sang sur le pont


Abordage !




Ils l’avaient décidé. Ils avaient décidé et Capucin Farouche, qui ne sait même pas vraiment ce que ça veut dire, décider, suit encore le mouvement. Il hait les pirates car la haine des autres excite la sienne. Il leur en veut de faire mourir, d’être des brutes, d’être cruels et immoraux. A la fin de la réunion, Capucin Farouche prêtait plus attention aux lapins qui craquaient sous la dent de Hyène qu’à la finalité de ladite réunion. Un abordage. Capucin s’échauffe, dans sa tête, dans son corps.
Il a demandé à Puma Sanguinaire de lui mettre des peintures de guerre sur le visage et sur le torse. Ses muscles crispés saillent sous sa peau. Il suit la procession. Il n’est pas le plus jeune et pas le plus maigrelet, mais c’est bien lui le plus court sur pattes. Ses doigts se serrent contre le manche d’un couteau. Il ne craint pas, plus, l’océan, car c’est le foyer d’O et qu’il se sent en sécurité au sein de l’aura d’O. Sa confiance est féroce, son assurance absolue. A l’abordage !!

Il est l’un des premiers à monter sur le navire car son agilité lui a permis d’en grimper efficacement la façade. Il ne ressemble pas tellement à un homme. Un pagne rougeâtre enserre ses hanches. Son couteau est dans sa bouche, maintenant. Le silence l’entoure comme une bulle invisible. Il bondit. Il court. Il s’élève.
Les cordages l’accueillent comme la toile d’une araignée particulièrement vivace. Il s’y fixe et fixe. Ses yeux, gênés par des mèches qui lui ne le gênent pas, balayent le lent et méticuleux processus de ses frères rouges. Et le ballet commence. Capucin grogne de rage et de plaisir. Il ne sait pas par quel bout commencer l’affaire. Comment s’y prendre. Les techniques de combat lui échappent, les plans de bataille, les tactiques guerrières, tout ça ne trouve aucun sens dans son crâne. Il ne connait que l’instinct. Il ne vit que par ça.

Et l’instinct le pousse à sauter sur la tête d’un grand pirate et à tenter de lui arracher l’oreille avec les dents.  


résumé:
 




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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 17 Sep 2015 - 11:41

Le bateau était attaqué, leur maison, leur abri, leur lieu de vie. Pire encore, on menaçait de tuer tout le monde, le Capitaine y compris, d'anéantir leur seul point d'ancrage sur cette île de malheur, ce qui les obligeraient à s'exposer à tous leurs ennemis et aux bêtes de ce monde. Impensable, inadmissible... Venant des peaux-Rouges, ça avait quelque chose d'étonnant, car même s'il y avait eu des morts, ça avait été des deux côtés et jamais autrement que dans des combats isolés, des règlements de compte qui ne regardaient que les protagonistes. Mais non, cette fois c'était la guerre et ça s'annonçait sanglant. Dan était en proue d'une des embarcations qui venait d'aborder le Jolly Roger et, avec une souplesse et une rapidité certaine malgré sa haute taille, avait grimpé jusqu'au bastingage en un rien de temps, précédé par quelques autres matelots dont l'embarcation avait été plus rapide. Ce ne fut qu'une fois sur le pont qu'il réalisa l'ampleur du bordel que pouvait générer de tels combats, mais ce n'est pas cela qui l'arrêta. Il n'avait pas d'épée, mal lui en prenait de ne jamais en avoir une en permanence sur lui lorsqu'il quittait le navire, mais il avait au moins son couteau de chasse et ça ce n'était pas rien. Chacun semblait avoir un ennemi à combattre et le Tordu venait de repérer une proie isolée au milieu du chaos ambiant, avançant vers la silhouette inconnue... lorsque soudain une masse lui tomba sur les épaules, le faisant ployer sous l'impact. Il sentit des dents attraper son oreille et tenter de la lui arracher. Il poussa un cri de douleur rauque, saisit la créature par les cheveux et fit un mouvement de bascule vers l'avant tout en tirant dans le même temps, espérant ainsi s'en débarrasser et ne pas perdre son oreille dans la bataille.

Code:
Dan est sur le pont, au milieu des combats. Capucin Farouche lui est tombé sur les épaules et tente de lui arracher l'oreille. Dan l'attrape par les cheveux, fait un mouvement de bascule pour essayer de le faire tomber et ainsi sauver son oreille.
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Keith Jackson
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 17 Sep 2015 - 14:52





Keith y rame. Keith c'est l'timonier mais comme c'est l'timonier d'un rafiot qui navigue plus bah il rame. Niah niah niah.
J'rame.
J'aimerais bien faire la conversation, mais tout l'monde est tendu et silencieux. Roh ça va, j'rame aussi vite qu'je peux !
J'grogne dans mon coin, l'oreille tendue vers not' bon vieux Jolly Roger. Satanés sauvages, z'ont pas idée d'attaquer en plein milieu d'une beuv'rie d'pirates.
J'étais en train d'prendre un bain d'rhum quand même faudrait d'ailleurs quj'rende la monnaie d'sa pièce au Moustachu !
J'écoute les ordres du S'cond d'une oreille, les plans des autres c'bon pour les autres.
La chaloupe touche enfin la coque du navire. Y s'ruent tous dessus, leurs beuglements noyés dans ceux d'sur le pont.
J'les laisse tous monter 'pi j'emmène la chaloupe un peu plus loin pour monter sur l'pont supérieur où mon cher gouvernail trône.
Là-haut, j'me jette par terre pour éviter une flèche d'sauvage qui va s'planter dans l'mât d’artimon. J'jure et grimpe sur s'dernier. J'marche en équilibre jusqu'à la pointe d'la petite voile, souvent dérangé par des pointes acérées lancées par les sauvages et hop.

"YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !"

Accroché à une corde j'me jette dans l'combat, l'sabre à l'air. J'découpe des trucs sur l'passage, j'essaye d'pas abîmer les camarades et j'suis trop rapide pour ces satanés sauvages.
Haha, tout m'réussit.
Ou presque...
J'pousse un ptit cri avant dm'écraser contre l'mât d'misaine. J'lâche la corde à cause du choc - qu'a du m'déboiter l'épaule - et m'écroule sur un gars trop coloré pour être un ruffian.

code par trush



HRP:
 


Dernière édition par Keith Jackson le Dim 27 Sep 2015 - 13:27, édité 1 fois
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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Ven 18 Sep 2015 - 17:49

- ennemis/amis
Baston !





Kokoï n’a pas conscience de l’heure qui s’est écoulée depuis l’amorcement de ce combat. Dans l’air, le sang et l’iode se mélange, et ces fragrances l’écœurent autant qu’elles excitent le guerrier qui se trame en lui, comme en chacun des indiens présents ce soir. La justice à rendre a bon dos ce soir. Ce n’est qu’un massacre comme un autre, sous couvert de justifications qui semblent logiques et défendables par chacun des deux partis. Si le corps de Panda Glorieux a été honoré dans un dernier adieu, ce que les Piccaninny sont en train d’accomplir sur le Jolly Roger n’est pas mieux que le sort que ces pirates ont réservé à sa consoeur tant de lunes auparavant. Qui sont-ils d'ailleurs, à part des visages inconnus que chacun frappe pour mieux reconnaître le bon du mauvais ? Qui est celui qui a déshonoré tant de femmes indiennes, tué tant d'enfants, commis tant d'injustices, de celui que Capucin mord à l’oreille après lui être tombé sur les épaules. Ou de celui qui combat actuellement Mamba.

Il n’a pas vu Carne, ni même Christopher. N'ose pas les appeler. Espère qu’aucun des indiens présents n’a mis fin à leur existence. Le couteau au poing, Kokoï se dresse sur le pont, immobile et hésitant. Il a un geste pour porter assistance à son père poison dont la flèche vient d’attirer l’attention. Dans la lumière, ses tresses défaites brillent parfois d’une aiguille qu’il y a dissimulée.

Kokoï fait un pas en avant et entend le cri, tournant la tête pour apercevoir la masse qui vient de lâcher sa corde et tombe de tout son long sur lui.

Ecrasé sur le pont avant, grognant du poids qui le recouvre et les tresses étalées au sol, le guérisseur cherche son arme à tâtons. Son corps se cabre, dans l’odeur de rhume et de crasse que ce pirate emporte avec lui dans sa chute. Il effleure le manche de son couteau avant de renoncer. Plante son regard dans celui de l’ennemi. Et vivement, lui attrape le bras.

Aussitôt son don se déclenche, lui lèche la paume de sueur et vient s’ancrer dans la peau de Keith. La toxine n’est pas mortelle, mais la brûlure qu’elle lui déclenche au bras est vivace. A savoir si cela suffira au pirate pour le lâcher, ou si cela déclenchera ses foudres meurtrières.

Mais Kokoï sourit. Même sans couteau, il n’est pas entièrement désarmé.


Spoiler:
 


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Smee
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Sam 19 Sep 2015 - 20:38

Durant tout le trajet jusqu'au Jolly Roger, Smee n'avait cessé de questionner Christopher. À combien s'élevaient les effectifs ennemis ? Quels clans attaquaient le navire ? Où en était la situation ? Toutes les réponses convergèrent vers une même pensée : la situation était critique. Dangereusement critique. Le capitaine tombé, le navire était abandonné à l'anarchie la plus complète. Une armée n'est rien si son chef n'est plus là pour la mener.

Malgré tout, Smee devait conserver son calme. S'il se laissait aller à la panique, il n'y aurait plus personne pour diriger les opérations. Le Second tâcha de conseiller un minimum les matelots, mais rien n'y fit. Ils étaient des pirates, et chacun d'eux voulait son quota de sang, de tripes et de massacre gratuit. Aucun d'eux ne demanderait aux Peaux-Rouges les raisons qui les poussaient à les attaquer. Ils se défendraient, becs et ongles.

Smee gravit la coque, dès que sa barque eut heurté le Jolly Roger. Sur le pont, l'apocalypse. Sous la clarté lunaire, pirates et Peaux-Rouges se confondaient en une mêlée de silhouettes. Le Second agrippa une lanterne. De ce qu'il croyait voir, la plupart des forbans combattaient avec de maigres armes – celles avec lesquelles ils dormaient, agrippées à leurs ceintures. Ils n'allaient pas faire long feu dans des combats au corps à corps, face à des Peaux-Rouges habités par la rage.

Smee s'élança sur le pont, louvoyant entre les combattants. Dans sa poche tintait le fameux trousseau contenant toutes les clés du navire. Les clés s'entrechoquèrent entre ses doigts tremblants, tandis qu'il tentait de trouver celle ouvrant la cache d'armes. La clé finit par tourner dans la serrure, la porte s'ouvrit...

Et le Second fut projeté à l'intérieur.

Le front de Smee cogna contre un mur, lui arrachant un grognement de douleur. Saisissant un mousquet, le Second cingla l'air à l'entrée de la cache, frappant à l'aveugle. Quelqu'un l'avait attaqué. La lanterne, qu'il avait lâché dans sa chute, éclaira le visage de son agresseur. Peau mate et peintures de guerre. Peau-Rouge. Ennemi.

Résumé a écrit:
Smee ouvre la cache d'armes pour aider ses compatriotes forbans. Un Peau-Rouge en profite pour l'attaquer, envoyant Smee se cogner la tête contre un mur, et valdinguer dans la cache d'armes. Agrippant un mousquet, Smee cingle l'air à l'entrée, espérant toucher son ennemi.
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Carne Salt
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 20 Sep 2015 - 10:25

 La traversée est silencieuse. Carne à la proue d'une des premières chaloupes ferme les yeux. De toutes manière, dans cette purée de pois, ils ne lui servent à rien. Il écoute le clapotis des vagues, la rumeur du vent, les sons portés par le tumulte dans cette nuit de suie.

Carne est indécis.

Il a été un Piccaninny. Il a appris à chasser à leurs cotés, il a mangé autour des mêmes feux, il a prié leur dieux. Il sait qu'il y'a peu de chance pour que ce ne soit pas eux , là, dans les ténèbres qui attaquent son nouveau foyer. Y'aura-t-il Amà et Azhé'é ? Et Kokoï ? Devra-t-il les tuer ?
Les battements de son coeur sont inhabituellement nerveux. Il s'y pensait mieux préparé, hey ! On dit qu'il faut "tuer le Père", là, c'est toute sa famille qu'il doit assassiner. En est-il seulement capable ?

"T'vois ccc'est comme ççça qu'on mange en ressspectant l'animal, jusqu'à chaque parcccelle de ssson corps."

Les paroles de Mamba reviennent à sa mémoire alors que la chaloupe cogne la coque du Jolly Roger pour l'accoster. Il a toujours les yeux fermés, dans l'expectative, pendant que ses compagnons de flibustes le bousculent et montent aux cordées laissées par les indiens. Qu'attend-t-il, le blafard ? Un signe de la Grande Mère ?

Et bien qu'à cela ne tienne ! Il vient à lui, inattendu.

Un sifflement aigu parvient à ses oreilles, comme un objet pointu fendant l'air. Il a juste le temps de s'écarter pour ne pas être empalé par la lame qui vient de lui tomber dessus, avec un foutu sens de l'à propos. Elle s'est fichée entre ses pieds - TCHACK - comme pour le désigner. Il se penche pour le ramasser, l'albinos, pour la sortir de son fourreau de planches et la contempler.

Il la reconnait.

Comment ne pas la reconnaitre ?
La nimcha de Malik, légèrement courbe, avec ses dorures ridicules d’apparat, trop clinquantes. Il ne s'en sépare jamais, pas même pour dormir ou se baigner. Si elle est là, c'est qu'il ne l'a plus. Si il ne l'a plus c'est qu'il...

Quelque chose inattendue se fissure en lui. Il y'a un vide, un drôle de creux, dans son estomac. C'est comme si on lui avait aspiré les entrailles avec une paille. Il n'a pas ressenti ça depuis....

"... Que tu m'as mangé..." lui susurre la voix fluette de Sangre dans un repli obscure de son cerveau. " .. et que tu as réalisé que jamais plus je ne serais à tes cotés."

Plus de parfums sirupeux et d'odeur de savon, plus de conneries sur des pigeons-rubis et des fleurs-d'épouses, plus de ballades exaltantes dans ses sables mouvants, plus de repas silencieux, plus de présence familière et lointaine à la fois. Plus de Scorpion. Fini. Sourire de Curry a foutu le camp dans une marre de sang.

Une sourde colère l'envahit.

On n'avait pas le droit de lui prendre son ami.
Pas sans qu'il puisse honorer sa dépouille de quelques coups de dents.

Carne fiche la nimcha dans sa bouche et grimpe avec l'agilité d'un singe. Il est rapide, souple et furieux. Son coutelas dans une main, la nimcha dans l'autre, il se plante sur la rambarde du bastingage et saute dans la mêlée en poussant un cri animal qui n'est pas sans rappeler le rire d'une hyène.



Le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre.




Résumé a écrit:
Carne fait parti de la première chaloupe des renforts à accoster. Il est indécis sur la conduite à adopter quand la nimcha de Malik glisse du pont et tombe entre ses pieds. C’est un signe : il va se battre et butter un maximum d'indiens pour l'outrage.
Il saute en hurlant sur les premiers indiens à sa portée, deux lames au poing. Vous pouvez être l'un de ceux là !







Oraciones para la carne....


Merci de ta bénédiction, Duck prêtresse de SWAG ZE GREAT GOD !!!!:
 
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Christopher-Marie Redskin
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✘ LIENS : Fiche de présentation
Dés à coudre
Feuilles volantes

MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 20 Sep 2015 - 15:39


Christopher dormait quand les indiens attaquèrent le Jolly Roger. Comme tout les autres pirates dans la cale, il se réveilla au cri de la vigie et compris aussitôt que, ce qui se passait sur le pont, été grave. En rapport avec les Indiens ou pire, avec pire, les Perdus. A cette pensée, une boule dans sa gorge se forma et il espéra un instant que Grenouille ne se trouvait pas là-haut.

Pour se rassurer et constater, il se leva, attrapa son plumeau et sortit. Ce qu'il vit alors ne le réjouit guère. L'attaque était orchestrée par les Peaux-rouges... Et pas qu'un clan au vu du nombre.
Il grimaça et sans avoir le temps de réagir autrement, très vite, se retrouva dans la spirale de l'action. On le poussa vers l’arrière pour lui éviter un coup désagréable et dans sa chute, vit non loin Hook vaciller, touché par des flèches.  Il étouffa un petit cri (le premier d'une longue liste) et se releva prestement pour accourir au secours du Capitaine. Accompagné de quelques hommes,il l'escorta jusqu'à l'entrée de sa cabine où le chef même lui ordonna d'aller trouver Smee... à la taverne rhumatique. Soit... sur la berge... Rien que ça...
Il respira longuement et rassemblant son courage, se lança dans l'aventure.
Il plongea, nagea, courut, évita une pluie de flèche et essoufflé, se confronta à une horde de pirates ivres en pleine baston. Le bonheur... La meilleure nuit de sa vie...
Il cria et après quelques instants de désintéressement, les gaillards se focalisèrent enfin et poussés par l'amour du combat, toute la compagnie pris la barge pour un retour à l'envoyeur.

~oOo~

Christopher était remonté à l’arrière du navire et armé de son plumeau à poivre, plus défensif qu'offensif, zigzaguait entre pirates et indiens pour atteindre la proue du navire où il avait vu Keith tomber sur quelqu'un (un peau-rouge surement, il n'avait pas vu avec la distance...).
Il y arriva aprés quelques minutes en ayant bien faillit mourir quelques fois et découvrit qui était la victime sur qui était tombé Keith. Cet ennemi n'était rien de moins que Kokoi. A croire que sa déveine était complète.
Il cligna des yeux une fois, balança son regard vers les deux hommes, vers l'ami-cher-pirate et l'ami-seul-indien et sans bien trop savoir ce qu'il faisait, s'interposa.

"pourparlers!!"

En pleine attaque... alors que les coups pouvaient venir de tout côté....
Bien une idée idiote de pacifiste qui ne veut plus voir le sang couler.  


Spoiler:
 







Playlist de C-M. R
Redskin siffle en SteelBlue
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Ancien Peau-Rouge
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Dim 20 Sep 2015 - 20:29

Son cœur tambourinait fort contre sa poitrine. Si fort qu'il menaçait à tout instant de s'éjecter de sa cage thoracique. Ses yeux clairs étaient dirigés vers le Jolly Roger. Ses pas semblaient perdre en assurance à mesure qu'ils approchaient.
Ours maudissait sa fierté qui l'avait poussé à participer à cette bataille. Il haïssait son égo qui un jour le tuera sans pitié. Il se jetait à corps perdu dans cet enfer alors que son âme lui hurlait de faire demi-tour.
Et pourtant, il était devant, aux côtés des autres Piccanniny, probablement pour la première fois depuis longtemps. Silencieusement, les indiens rejoignaient la plage et commencèrent à embarquer.

Il fallut beaucoup de courage au dresseur pour réussir à monter dans une barque. Il faillit d'ailleurs renoncer et retourner au village aussi sec. Le trajet jusqu'au navire fut d'ailleurs long et pénible. Finalement, l'Ego s'agrippa aux cordages de la coque comme s'il venait de remporter une petite victoire personnelle. Il oublia presque la raison de sa venue ici tant il était fier de sa prouesse. Raison qui se rappela à lui quand ses pieds se posèrent sur le pont.

D'abord, il fut impressionné. Il était sur le Jolly Roger, le plus célèbres des navires. Mais très vite, la peur prit le dessus, et il eut envie de repartir. Il recula et se heurta à un mur.

- Mais qu'est-ce que je fous-là ? Murmura-t-il.

Sa main vint agripper son tomahawk quand il vit un pirate s'avancer vers lui, menaçant. Il fit un pas en avant, mais deux hommes de groupe différent, prit dans leur combat acharné, lui rentrèrent dedans, si brutalement qu'il manqua de se retrouver sur la plancher, à la merci du premier venu. À la place, son pied dérapa sur un traître rebord et il dégringola de court escalier. Sa chute fut arrêtée par un pirate, qu'il envoya violemment dans le décor.

Très vite sur ses jambes et sans se soucier d'une quelconque blessure, il fit face à l'ennemi, priant pour qu'il ne s'agisse pas d'Allan Lorden.
Un combat de regard naquit entre les deux hommes. Les doigts d'Ours se resserrèrent sur la manche de sa hachette qu'il avait réussi à conserver durant sa chute. Il se redressa de tout son mètre quatre-vingt-huit, préférant intimider plutôt que d'attaquer malgré les coups dans le vide que son opposant venait de faire.

Son regard glissa derrière l'homme à lunettes, attiré par des armes aux larmes acérées et par celles, beaucoup plus traîtres, crachant la mort. Et son ventre se tordit. Le forban était en position de force. Fallait-il fuir ou conserver sa fierté ?
Lentement, il s'avança dans cette pièce qui puait l'acier et la poudre à canon, attentif aux gestes de l'ennemi. Ses pieds nus faisaient grincer le parquet.

- Pirate, souffla-t-il. Fais attention à ce que tu fais.

Le plan était de faire tourner l'homme blond pour qu'il se retrouve à l'extérieur et ainsi condamner l'entrée à la réserve d'armes. Il ne faudrait pas qu'il puisse se défendre avec tout ce qui se présentait à lui.

- Sors de là, dit-il encore. Je ne te le dirai pas deux fois.

Il ouvrit un peu la bouche, dévoilant ses dents. Le dos raide et les jambes légèrement pliés, il était prêt à bondir au moindre mouvement suspect.

EDIT: J'AI OUBLIE LE RESUME PARDON !

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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 24 Sep 2015 - 18:09

Fib était parvenu à se glisser en douce dans les dortoirs... devinez donc ce qu'il y faisait ? Et oui... dormir... C'était ça ou grimper prés des voiles pour réparer un cordage effilé. Son poil dans la main n'avait pas disparu bien au contraire : plus le temps passait et plus il progressait. Quand le Tétrodon dormait il ne faisait pas la chose à moitié, il fallait au moins une attaque pour le réveiller et encore... ça ne suffisait pas toujours : la preuve.
Les peaux rouge envahissaient le Jolly Roger mais le gabier continuait à dormir à poings fermés. La rumeur des combats juste au dessus de sa tête ne dérangeait pas ses rêves lubriques et c'est son estomac qui finit par le tirer des rêves.
Peut-être son cuisinier préféré serait-il prêt à ouvrir grand ses oreilles afin de recueillir un bobard bien monté.  

Le pirate descendit de son hamac, se gratta tranquillement les parties génitales, puis les fesses, et n'oublia surtout pas de porter les doigts à son nez; puis il ouvrit la trappe pour passer dans la canonnière.
Le bruit le cueillit.
le bruit et l'odeur du sang.
"Tain Avery est en train d'égorger le cochon ?"
C'était une bonne chose ça... il avait les crocs le gabier : dormir ça creusait.

Des courses sur le pont. Putain mais qu'est-ce qu'ils foutaient en haut ? Il n'allait jamais pouvoir se rendormir avec un ramdam pareil...

Il obliqua, préféra monter pour se rendre sur le pont plutôt que de se déplacer jusqu'aux cuisines. Ils allaient l'entendre gueuler cette bande d'alcoolos... c'était encore ce maudit mousse à tous les coups... à chaque fois qu'il astiquait le pont il faisait un bruit de tous les diables.

Ce n'était pas le mousse...
Fib se retrouva en plein milieu de ce qui ressemblait fortement à un conflit armé.
Il n'avait pour tout vêtement qu'un linge crado noué autour de la taille pour cacher son popotin et son service trois pièces, et ses bottes (enfilées parce que Doggy avait la fâcheuse tendance de venir les mater durant son sommeil... il préférait être prudent...).
Un pirate fit un vol plané devant ses yeux.
Un peau rouge courut dans l'autre sens en brandissant un scalp blond (Jimmy ? C'est toi ? Blondy ?)

«Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel...»
Il se baissa et tira rapidement le coutelas planqué dans ses bottes...
Ça pouvait servir.  

résumé:
 
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MessageSujet: Re: "Du rouge sur les Peaux, du Sang sur le Pont"   Jeu 24 Sep 2015 - 19:32


Une seconde.
Une seconde, le souffle de la Féroce se coupa, tétanisée.
Hésitation, peur, et ressentiment face à cette coque sombre et grinçante.
S'il lui arrivait de faire face aux pirates, jamais la guerrière n'était venue les chercher dans leur tanière, et son cœur rata un battement à cette vision, synonyme de tant de cauchemar.
Mais il ne fallait pas gâcher le potentiel effet de surprise.
S'abattre sur eux, telle une épée de Damoclès trop lourde. Lourde des pertes, des pleurs, de vies gâchées, de rage.

Harfang Cendrée musela sa peur et s'élança au milieu des cris de guerre de ses frères et sœurs.

Elle avait juré, promis sur cette hache plantée dans le sol, qu'elle protégerait les Delaware dans cet affrontement. Les tribus par extension.
Désir brulant, aussi et peut-être surtout, d'en finir avec cette frayeur qui la saisissait chaque fois que son regard croisait celui d'un des membres de l'équipage de Hook.
La jeune femme voulait tuer une bonne fois ses sentiments, ce qui s'était passé dans les cales.
Souple, agile, elle avait grimpé sur le pont, et sa voix, rauque, s'était mêlée aux menaces de mort des indiens.
Petite ombre blanche, vive, dont la lance et la petite lame étaient pourtant bien aiguisées.

Elle ne se l'avouerait jamais, mais elle cherchait. Elle le cherchait.
Ce rire.
Cet éclat qui l'avait assassinée.
Sa soif de vengeance appelait le Dragon.
Et si par hasard, elle retombait sur le second, ou ce pirate à la touffe rousse, le couperet tenterait de s'abattre aussi.
Mais tout ce que la guerrière pouvait capter était un bruit assourdissant de lames et de coups de feu. Ses bourreaux n'étaient pas là, mais les autres paieraient.
Sous la lumière des lanternes, les peintures de guerre se mêlaient au sang et aux cris enragés.
Celles d'Harfang maculaient entièrement son visage... Elle n'était que pourpre et fourrure, que breloques et plumes sombres, un éclat de lune dans le sang.

Un astre vengeur qui en croisa un autre, plus pâle encore, et hurlant comme un damné.

Harfang Cendrée ne connaissait pas Carne, et ses yeux quittèrent rapidement les tatouages du pirate pour se concentrer sur ses mains.
Comme un chien, un loup fixant le bâton de l'homme, la guerrière se méfiait des gestes amples du boucanier.
D'instinct, elle se baissa légèrement et recula pour se retrouver côte à côte avec l'un de ses frères d'armes.

"- AAAAHHHH !"

Le hurlement du Pêcheur trouva son écho dans celui de la Féroce, tout aussi sauvage, et la guerrière s'élança, tentant d'éventrer son adversaire. Tuer cette voix.  

La prudence et le calme de l'ancienne sentinelle s'effacèrent pour ne laisser place qu'à une vengeance bestiale. Animale.

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