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Freckles
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MessageSujet: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Mer 26 Aoû 2015 - 12:31



Le camp est vide et presque silencieux. Y a comme un truc tendu, dans l'air, un élastique qu'on a trop tiré et qui va rompre en claquant. Vide, ou presque. Juste un éclair orange qui marche d'un pas trop décidé vers la cabane des chasseurs. Il a sauté d'un bond hors de sa cabane, les cheveux en bataille et le cœur en colère. Ça crie vengeance, là dedans. Ça gronde et ça siffle comme un début d'orage. Un début de tempête au fond de sa gorge, qui enfle et enfle avant d'éclater. D'éclater de toute la force des décibels que peuvent offrir ses cordes vocales.

« FANG. »

Pas de tranquillité pour le Grand Arbre. Pas de grasse matinée, désolé, les enfants. La justice n'attend que les premiers rayons de soleil pour frapper.

« FAAAAANG ! »

Il ne prend même pas le temps d'écouter les murmures maussades de ceux qui dorment encore. Ni de froncer le nez à l'odeur écœurante de la viande qui faisande dans la réserve. Il fonce comme un boulet de canon vers le chef des chasseurs, doigt tendu et accusateur.

« Tu. Fais. CHIER. »

Qu'est-ce que c'est, cette fois ? Qui est-ce que Fang est encore allé maltraiter ? Pour un peu, Freckles aurait presque oublié. C'est un peu un ensemble, au fond. Une addition savante de pleurs et de plaintes, d'hématomes cachés sous une chemise et de rumeurs qui vont trop vite à travers un téléphone arabe.

« Ça t'amuse, c'est ça ? Ça t'amuse de frapper des gosses qui font la moitié de ta taille ? Je te jure que le gamin a l'empreinte de ta main sur TOUTE la gueule. Fais pas semblant que c'est pas toi. » et avant que Fang puisse seulement protester. « NON. Tais toi. Ferme la. Chut. C'est moi qui parle. »

Il étend sa main comme pour la plaquer sur la bouche de Fang qui n'a même pas fait mine de l'ouvrir, en réalité. Regard noir. Sur le chemin, il avait toute une liste de reproches tous prêts à servir. Il a déjà oublié. Tant pis. Tant pis si Fang ne pige rien à la suite.

« Tu veux pas te trouver des victimes qui peuvent se défendre ? T'as peur de perdre si tu tapes autre chose qu'une fille ou un petit de cinq ans ? C'est ça ? C'est quoi la suite ? Tu vas buter les gens qui te regardent mal, aussi ? » à court de reproches et à bout de souffle, il est pris d'une inspiration soudaine.  «  Et crois pas que j'ai oublié le petit chaton. Espèce de sale PSYCHOPATHE. »

L'histoire du chaton, à vrai dire, c'est des pièces rapportées. Un ragot qui court, peut-être même que c'est ce gars, là, Naughty, qui l'a lancée. Mais n’empêche, ça rajoute au casier de Fang et c'est toujours bon à prendre quand on fait l'inventaire. Peindre le chef des chasseurs en tueur de bébés chats l'arrange bien. Et puis de toutes façons, c'est quasi son job, de tuer des bestioles. C'est pas une preuve, ça ?

Il inspire un grand coup. De brailler comme ça ça échauffe ses joues et c'est difficile de redescendre, un peu. Il darde sur l'autre un regard clairement hostile. Pit adorerait être là, lui qui rêve de le prendre en flagrant délit de méchanceté. Son cœur balance entre deux extrêmes. Hésite entre se calmer pour reprendre les reproches et l'envie pressante de péter la gueule maussade de Fang. Sachant pertinemment, au fond, qu'il va perdre. Fang. Fang qui veut jamais se battre, de toutes façons. Pourquoi, exactement ? Du mépris ? C'est pourtant pas ça qui l'arrete, d'habitude.

« Il t'a fait quoi, hein ? Et Blot, il t'avait fait quoi ? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait, tous ? » il souffle, et d'un air de défi. « Et Honey. Il t'avait fait quoi, Honey ? »

Il a pas brisé sa promesse, pas vrai ? Il avait juste promis à Honey qu'il se vengerait pas. Qu'il ferait pas de mal à Fang. La bonne blague ! Comme si il pouvait. Et puis de toutes façons, c'était avant, tout ça. Avant les nouvelles blessures et le truc plein de sang séché que le sucre arbore fièrement. Et qui dans l'esprit embrouillé de Freckles, ne peut signifier que quelque chose de mal.
Il avance encore d'un pas, lueur de défi dans les yeux. Poings serrés levés devant lui comme une provocation. A laquelle il sait que le chat ne va pas répondre. Mais on peut toujours rêver.

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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Mer 26 Aoû 2015 - 18:15

- Freckles / Honey
The prince, the knight and the dragon





(Attention, le texte qui suit peut contenir des propos pouvant choquer la sensibilité de certains lecteurs)
(Pardon Freckles)






Depuis ce matin il a l’impression qu’un petit malin s’est amusé à accrocher des poids dans ses cheveux. Ca lui tire aux tempes, ça se bouscule dans sa tête, ça résonne comme des coups de marteau. Le visage froissé et contrarié par la douleur latente qu’il n’ose pas affronter, Fang évite de frapper trop fort à coups de hachoir.

Pour la première fois de son existence en tant que chasseur, commence à regretter l’odeur sévère qui règne dans la réserve – viande chaude, sang rouillé, musc, fauverie faisandé. Le mélange lui pénètre par les narines comme un liquide et envahit sa gorge, cherche à l’étouffer. Il n’a rien mangé ce matin – pas pu, ça remue encore dans son estomac. S’est contenté d’un verre d’eau sous l’œil goguenard de Maxence. Et s’est juré, oh oui s’est bien juré que malgré tout l’amour et la dévotion qu’il porte à son Sire, la prochaine fois il fera semblant de le boire cul sec, ce maudit verre de rhum.

Evidemment, il n’y en a pas eu qu’un seul, de verre. Evidemment, il s’est sentit important, de faire comme les pirates. Evidemment, ça semblait être une bonne idée, une bonne victoire puisque le fut avait été volé dans un combat mémorable contre cinq ou dix ou cent pirates (au choix) à l’orée de la forêt, promit juré avaient craché les éclaireurs – la vérité était sans doute loin du compte, il imaginait mieux les gosses subtiliser le tonneau pendant une de ces siestes dont les marins raffolaient. Mais la légende avait plu à Peter Pan. Et avait vite fait le tour de l’arbre.

Seulement, d’autres encaissaient mieux la victoire que lui.

Pas de chasse aujourd’hui. Un repos mérité à découper la viande, établissant les parts pour la cuisine de ces maudites femelles. Le sang gouttant sur ses chaussures résonne comme une pluie dans le silence de la Réserve. Jusqu’à ce qu’un cri déchire l’air. Un appel. Son nom.

Figé, hachoir levé, Fang fronça les sourcils en direction de la porte. Et la vit presque éclater quand Freckles l’ouvrit à la volée. La lumière du dehors déborda dans sa tanière, faisant grogner la créature affalée dans un coin de son cerveau, en peine à sa propre souffrance. Il s’était résolu à pas foutre un pied à l’infirmerie pour préserver son orgueil des railleries. Mais quelque chose lui disait que la gueulante qu’il sentait poindre chez le chef des livreurs allait vite remettre ses considérations au tapis.

« Tu. Fais. CHIER. »


Ah. Que n’avait-il pas fait cette fois ?

Il n’était pas rare que le lionceau vienne lui crépiter ses flammes sous le pif après deux ou trois conneries, demandant réparation à la faveur de ses poings, et finissant vite par oublier toute vendetta au profit d’un de ses éternels sourires lumineux. Fang l’aimait bien pour ça. Pour ses cheveux roux aussi, son caractère bien trempé. Et sa ressemblance avec Peter, quand Freckles riait, filait comme un diable et partait à l’aventure avec ses gosses.

Seulement, aujourd’hui ce n’était pas vraiment le bon jour pour l’emmerder avec de vaines remontrances. Si c’était un des jeux préférés de Freckles, Fang n’avait pas envie d’entrer dans la danse, surtout pas avec sa gueule de bois.

Le teint un peu blafard, le regard cerné, il laissa le rouquin s’approcher, ouvrit la bouche pour lui demander de baisser le ton – y’en avait combien dans sa bouche, il pouvait pas faire autant de bruit à lui tout seul quand même.

Et se vit bâillonner.

Proprement. Bâillonner. D’une main ferme. D’un contact.

Que Fang repoussa, et dieu merci il le fit de la main gauche, pas de celle qui tenait le hachoir.

Ça t'amuse - frapper des gosses - empreinte de ta main sur TOUTE la gueule - buter les gens qui te regardent mal – petit chaton - PSYCHOPATHE.


Eberlué, le chat. Eberlué de ce monceau de remontrances sorties de nulle part – ou presque. Il en demeura coi, alors que Freckles reprenait son souffle. En lui, quelque chose bougea. Du malaise. Un profond malaise. Pourquoi ce n’était pas comme d’habitude ? La gueulante, le combat, ok. Mais un seul sujet, pas cet amas, comme si le rouquin piochait dans des affaires qu’il pensait résolues – ou au moins oubliées.

« Il t'a fait quoi, hein ? Et Blot, il t'avait fait quoi ? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait, tous ? »

« Freckles. »

Mais le rouquin ne note pas l’avertissement. Et assène la question de trop.

« Et Honey. Il t'avait fait quoi, Honey ? »


On dit que la fin de sujet révèle toujours le plus important. C’est au moins vrai pour cette tirade là.

Dans le silence de Fang, le silence semble bourdonner.

De rage mal contenue.

« Mais qu’est ce que ça peut te foutre ce que je lui ai fais ? T’en as pas eu assez d’aller lui cueillir des fleurs comme le pédé que tu es, tu viens en plus le défendre ? Il sait pas le faire tout seul ? »


Honey est allé rapporter. Honey est allé chouiner dans les bras de Freckles et au lieu de l’envoyer chier pour s’occuper de ses propres affaires, le chef des livreurs a décidé de s’en mêler. Et de briser cet accord tacite qui ne pousse jamais loin leurs différents et les fait presque s’apprécier.

C’est comme ça alors ? Le miel n’a qu’à claquer des doigts et le lionceau lui tombe tout de suite dans la bouche ?

Le hachoir claque sur l’établit et s’enfonce dans le bois, profondément. Et son souffle expiré le fait ressembler à un taureau prêt à charger.

« Qu’est ce que tu viens foutre ici ? Qu’est ce que tu viens me faire chier dans MA RESERVE ? »
D’un mouvement brusque, il le repousse. « D’où tu te crois permis de venir m’engueuler ? D’où tu crois que t’as raison de le faire ? »

Et soudain il perd le peu de calme qui maintenait son ton.

« Tes gosses sont des merdeux mal élevés et je leur tirerai des claques autant qu’ils continueront à pas écouter les ordres ! T’es tellement un chef à la con que Blot s’est retrouvé à traîner avec une putain de sirène dans le Bois Joli, en pleine nuit, sans personne pour le surveiller et sans qu’il essaye de m’écouter, moi, parce qu’il a pas appris le RESPECT ! La moitié de tes morveux sont tous entrain de chialer dès qu’on leur pince l’oreille, ils cumulent les caprices et sont désorganisés. Et je jure que la prochaine fois que je trouve ton apprentie à me fusiller du regard je lui fourre le manche de sa guitare dans le cul ! »

Il le repousse encore.

« Tu me montres les poings pour quoi là ? T’en veux une aussi ? Tu veux te battre ? Mais viens, on va se battre ! A l’Arène tiens, devant Peter, ça te va ? Comme ça tu pourras essayer de me tuer, peut-être que t’en meurs d’envie, de te faire un putain de psychopathe. Mais avant ça je t’aurais éclaté le visage au sol à te faire ressembler à ta putain de Mère ! »

Lentement il le dirige vers la porte, bombant le torse, calmant à peine sa voix pour ne pas attirer le reste des chasseurs, sans doute déjà bien réveillés.

« L’Arène ? Ou la Rivière, pour qu’on fasse ça discrètement ? Je te laisserai assez de dents pour aller dire à Honey que s’il a quelque chose à me reprocher, au lieu d’aller chouiner sur ton épaule, qu’il prenne ses couilles à deux mains et qu’il tente de m’en mettre une en face au lieu d’envoyer son chevalier servant ! Regarde toi ! Tu te fais honte ! »




Dernière édition par Fang le Mer 26 Aoû 2015 - 20:01, édité 1 fois
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Freckles
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Mer 26 Aoû 2015 - 19:17

hrp:
 



Freckles plisse le nez, d'abord. Incommodé par l'haleine de Fang plus que par la pourriture environnante. Et au fond de son crâne, s'indigne. Ils ont osé faire la fête sans lui, à la maison souterraine ! Bordel ! Il a pas choisi le bon soir pour dormir dans sa cabane, décidément. Et puis cette pensée est bien vite reléguée à l'arrière plan quand Fang lui retourne sa gueulante. Avec une telle violence, il faut dire, qu'il esquisse un pas en arrière. Il a évidement ignoré la sommation, il faut dire, le regard d'avertissement dans les yeux du chasseur. C'est inhabituel, un peu. Fang préfère généralement l'envoyer promener d'un geste dédaigneux.

« Mais qu’est ce que ça peut te foutre ce que je lui ai fais ? T’en as pas eu assez d’aller lui cueillir des fleurs comme le pédé que tu es, tu viens en plus le défendre ? Il sait pas le faire tout seul ? »

« Non, il sait pas ! » qu'il braille en retour.

Déstabilisé par l'insulte. Sans vraie réponse à donner. C'est une insulte, ça ? Et ça veut dire quoi, d'abord ? Mais Fang l'écoute plus, en fait. Il balance son hachoir sanglant dans le bois et fait sursauter Freckles dont les yeux passent nerveusement de l'instrument à sa propre main. Et puis Fang explose. Comme si il attendait qu'il finisse sa dernière phrase pour dégobiller son trop plein d'amertume. Par l’entrebâillement de la porte du dortoir, des petits yeux curieux épient la scène. Et Freckles encaisse, un peu sonné. Brusque perte d'équilibre et un pas en arrière de nouveau. Parler de Honey, c'était pas une bonne idée. Pas du tout. C'est ça, il le sent, qui fait déborder la patience du chasseur. C'est ça qui le fait passer du calme à la tempête, à lui cracher ses quatre vérités. Et une fois la première vague passée, Freckles respire, et riposte, la voix éraillée.

« Je t'emmerde ! Je préfère mener un groupe de morveux pleurnichards et bordéliques plutôt que ta bande de psychopathes névrosés ! » et de nouveau, il gonfle les joues pour gueuler. « Et toi d'où t'as cru que les livreurs te devaient le respect ? D'où t'as cru qu'ils devaient obéir à TES ordres ? T'es pas leur chef. Leur chef c'est MOI. T'auras le droit de te plaindre d'eux quand tu seras mort de déshydratation. En attendant tu les approches pas. Tu les touches pas. Tu les REGARDES même pas. »

Ceci dit, il arrive à retrouver un peu de contenance. Les joues brûlantes et campé sur ses jambes, oscillant à peine sous la poussée de Fang contre sa poitrine. Sa rage s'alimente toute seule. Rien qu'à l'idée que Fang puisse oser poser une main sur les autres, sur Laila, qu'il menace de façon bien futile.

« Tu me montres les poings pour quoi là ? T’en veux une aussi ? Tu veux te battre ? Mais viens, on va se battre ! A l’Arène tiens, devant Peter, ça te va ? Comme ça tu pourras essayer de me tuer, peut-être que t’en meurs d’envie, de te faire un putain de psychopathe. Mais avant ça je t’aurais éclaté le visage au sol à te faire ressembler à ta putain de Mère ! »

Freckles accuse le coup porté à Eilis comme si elle avait été sa véritable mère. Choqué, presque. Puis il réalise, et ouvre sa bouche en un o parfait. Fang veut se battre. Fang. Veut. Se. Battre. Fang veut lui éclater la gueule dans l'Arène. Il réalise que ce fait ne devrait pas l’enthousiasmer autant, mais le mal est fait. Et il a raison, c'est ça le pire. Il en rêve, d'essayer de buter Fang, là, tout de suite. Ou de lui faire mal, au moins. En public, ce serait tellement bien, tellement tellement bien. Mais non, c'est une mauvaise idée. Discrètement ce sera. Même si vu le monde qui accourt derrière la porte, c'est un peu rappé pour la discrétion.

« Rivière », il crache. « On va pas réveiller Peter juste pour qu'il voie à quel point t'es pourri. » Et puis pris d'une soudaine inspiration. « Et je t'assure, quand on aura fini, c'est toi qui va ressembler à ta mère. »

Et puis il ricane. Parce que ouais, il peut jouer à ça, lui aussi. Et Eilis n'est certainement pas la plus amochée des deux.

Et puis la porte claque et le soleil déjà haut leur explose la rétine. Freckles regrette déjà beaucoup moins de pas s'être bourré la gueule avec les autres, pour le coup. Difficile de dire qui traîne l'autre jusqu'à la rivière. Il a enfoncé ses griffes dans le bras de Fang et serre sans en avoir l'air. Et arrivés, il braille de nouveau.

« Et je fais pas ça pour Honey ! »

Un petit rajout bien inutile. Pas pour se justifier, mais plutôt pour ne pas briser sa promesse. C'est un peu trop tard, maintenant. Surtout que Fang ne semble avoir retenu que la partie impliquant le sucre, en fait. Chevalier servant. Il va lui en foutre, du chevalier servant. Et il va en foutre plein dans l'herbe, et dans l'eau de la rivière, tellement qu'il faudra la nettoyer de nouveau des organes qui y flottent !

« Je fais ça parce que t'es un connard et que t'as vraiment besoin de comprendre deux trois trucs sur la vie, ok ? »

Position de combat, ouais. Peut-être un peu ridicule. Sur le moment, il ne mesure pas vraiment le danger. Se dit que pour chaque coup que Fang lui assène, il peut lui en rendre deux ou trois. De toutes façons, il a promis qu'il crèverait pas. Raclement de gorge et Freckles crache un bon coup dans l'herbe, petite racaille en mousse qu'il est. Le petit lion n'a pas la patience d'un chasseur. Il n'attend pas le coup de sifflet pour se jeter sur Fang dans l'intention manifeste de lui faire ravaler ses paroles et ses gestes ; à coups de pied, poings, dents, ongles, n'importe quoi.

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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Mer 26 Aoû 2015 - 19:37

- Freckles / Honey
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Ni la contre-attaque sur les chasseurs – ils ne sont pas tous psychopathes, mais des névrosés, peut-être bien pour ce qu’il en sait, quoique ce mot veuille signifier – ni même la réplique sur Maxence ne le font tressaillir. Dans un cas comme dans l’autre, les membres dont Freckles fait mention savent se défendre. Et Maxence ne se planque pas dans un coin en bredouillant des choses sur le Dragon, elle. Maxence se dresse sur sa canne, est capable de te foutre une raclée sans même bouger le petit doigt et vaut bien plus que toutes les pucelles chouinardes de l’Arbre – la pute négresse et la gueule ravagée comprises dans le lot.

Que lui importe aussi le fait que Freckles se désigne le chef de cette bande d’incapables et lui interdise toute remontrance, toute gifle à l’égard de ses troupes. Encore heureux qu’il ne soit pas le gestionnaire de ces merdeux inutiles ! Tous des ventres qui volent la bouffe de ceux qui la méritent mieux ; Fang te foutrait ça alignés devant des arbres et leur planterait à chacun une flèche dans la gorge, histoire de servir de leçon à ceux qui oseraient se plaindre, remettre en question les ordres donnés ou en faire qu’à leur tête comme ce putain de Blot. Mais à voir Freckles les défendre, pire, justifier leurs actes par l’importance des livreurs, son sang repart bouillir dans ses veines.

De peu, il manque de l’éclater, là, dans la Réserve. Mais c’est un endroit saint, à défaut d’être sain. Il laisse le rouquin planter ses ongles dans son bras sans tressaillir – d’autres petits chats ont su le griffer avant qu’il entende le son délectable de leur nuque se brisant en deux morceaux bien nets. Mieux encore, il le pousse. Peter est absent, sans doute en col, et au vu de leurs visages, l’excitation d’une bagarre ne semble pas convaincre les plus curieux de leur emboiter le pas.

Ce n’est pas que Freckles fait peur, ou même le chat. Mais il n’y a pas d’intérêt à voir un règlement de compte illégal. La plupart des témoins seront punis au même titre que les deux boxeurs. Un risque con.

Il faudrait donc un fou pour les poursuivre.

Les deux chefs quittent l’Arbre sans peine, rejoignent la rivière, et Fang prend le temps de défaire sa chemise, tandis que le lionceau crache ses feulements et sa salive au sol, se met dans cette position ridicule de combat. Avec précaution, il pose son trésor sur un buisson, se tourne pour faire face au livreur.

Ne sourit même pas. Il ne ressent aucun plaisir à l’idée d’abattre le jeune chef des livreurs. Mais ce petit con a l’arrogance de croire qu’un apprentissage forcé de moralité peut être inculqué au chasseur.

Bien mal lui prend.

Quand la silhouette rouquine se jette sur lui, Fang lève le poing et le frappe à la tempe.

Durement.

14 années de muscles trainant des sceaux d’eau ne sont rien face à la brutalité cruelle de celui qui n’est qu’un tueur. Malgré toute la volonté de Freckles, Fang le chasse comme une mouche. Ne sent pas ses coups, ne se concentre que sur le regard – un peu surprit – de celui qui déjà trébuche.

Vivement il le rattrape au col.

« Tu veux une leçon Freckles ? »
hurle-t-il au visage, postillonnant sur ses taches de rousseur. « Il n’y a que les connards qui régentent ce monde ! Ta vie n’est pas un putain de conte de fée ! »

Son poing le cueille au ventre. Et quand le lionceau chute à terre, il assène encore.

« Leçon numéro 1 ! Les gentils ! »
Coup de pied. « Ne gagnent. » Coup de pied. « Jamais ! »


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Freckles
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Mer 26 Aoû 2015 - 20:23



Les gentils. Ne gagnent. Jamais.
Est-ce que Freckles est un gentil dans l'histoire ? Sait pas. Mais il perd. Il fait les frais de la colère de Fang. Une colère pas comme la sienne, toute en débordements d’énergie. C'est une colère froide, la sienne. Une qui frappe juste où il faut. C'est même pas comme si ils se battaient. Fang lui met juste une raclée toute en finesse.

Freckles sait se battre. Il a au moins assez de hargne pour ça. Assez de hargne pour éventrer du pirate et des monstres, assez pour coller des beignes dans l'Arène, à l'occasion. Mais là, pas l'espace d'en placer une face à la violence mathématique du chat. Qui frappe au front, assez fort pour qu'il sente se rouvrir une vieille blessure mal rafistolée datant de la dernière bataille contre les horreurs. Il écarquille les yeux, à peine en équilibre au bout du bras de Fang – qu'il a pas le temps d'agripper avant de tomber. Et la secousse lance des vagues jusqu'au fond de son crâne. Et il frappe encore. Du poing et du pied. Il ne se défend pas, il n'en a pas le temps, il faut dire. Il se sent débile. Fragile. Il le hait.
Il le hait il le hait il le hait.

Il a juste le réflexe de rouler en arrière, se redresser d'un bond – déjà il voit des étoiles. Un genou à terre et les muscles qui vibrent, presque déjà prêts à bondir de nouveau. Du sang chaud coule de son nez et de son front ouvert de nouveau ; ça dégouline sur ses lèvres et le long de son menton ; ça tache le tee-shirt qu'il n'a pas pensé à retirer et les mèches d'orange qui se teignent de rouge.

« Tant que je suis là, ça fait déjà un connard de moins à régir ton monde de merde ! », qu'il gueule, crachant des postillons de sang sur l'herbe brûlée par le soleil.

Ça le dérangerait pas, Freckles, de pas être chef.
Ça le dérangerait pas, d'être juste un livreur comme les autres. Voire autre chose. Un récolteur, même, pour ce qu'il en a à foutre ! Seulement, voilà, tant qu'il est chef, personne d'autre ne peut l'être à sa place. Aucun tyran de merde n'a de pouvoir sur les siens. Aucun Fang ne peut lever la main sur Blot ou Laila ou aucun autre sans avoir affaire à lui. Il comprendrait sûrement pas, si il lui expliquait.

Sa main rampe sur le sol et cueille une pierre. A peine plus petite que sa paume et lourde à l'en faire grimacer.

Fang est plus fort que lui. Y a pas de débat, si ?
C'est pas comme si il avait jamais appris à s'écraser, de toutes façons.

« Et c'est quoi, la leçon numéro deux ? » qu'il raille.

Et qu'il fixe Fang avec autant de haine qu'il arrive à foutre dans ses yeux ambrés. Des regards qu'il réserve au pire, souvent. Pirates. Et il bondit encore. Évite le pied de Fang et attrape la première prise à sa portée : les cheveux du chasseur, de fait. Et qu'il emmêle ses doigts, solidement dans les boucles. Et qu'il pousse de toutes ses forces, comme pour le faire tomber en arrière – il n'est pas aussi léger qu'il en a l'air, le lionceau. Levant son autre bras bien haut, phalanges blanchies autour de la pierre qu'il tient toujours, comme pour l’asséner sur le crane de Fang.
Oh et puis non.
Changement de plan (quel plan?)
Il recule la tête, et d'un coup, file à Fang un grand coup de front dans le nez.

Satisfaction quand il entend un craquement. Et puis ça tombe, tout ce beau monde. Et très vite, Freckles se rend compte que les coups de boule, c'est pas indiqué quand on a le crane ouvert. Allons bon.
Sa pierre a roulé un peu plus loin dans l'herbe alors qu'il ouvrait les mains pour ne pas se prendre le sol de plein fouet. Même pas servi. Croyant avoir sonné Fang, il lance un « haha » de triomphe qui s'éteint aussi sec lorsque celui-ci réplique de nouveau. Un coup de poing contre un coup de genou dans le bide. Dents contre ongles qui creusent des sillons dans la peau nue du chasseur. Et que ça se dégouline du sang l'un sur l'autre.

Les gentils ne gagnent jamais, d'accord.
Mais un chevalier ça se bat avec héroïsme et stupidité, vous savez. Même si ça ne peut que perdre.

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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Mer 26 Aoû 2015 - 20:38

- Freckles / Honey
The prince, the knight and the dragon




Les cheveux. Les cheveux. LES CHEVEUX !

Il l’a vu rouler et éclabousser l’herbe de son sang. Il a vu la plaie de son front réouvert et sa rage haineuse dans ses yeux clairs. Il a eut une minute pour le regretter, ce combat. Une minute de faille où il a rayé le nom de Freckles sur sa liste maigre de personnes sympathiques – ne reste que Sharpy, Maxence, Riddle et Beast, à l’Arbre. Ca commence à devenir dangereux pour ses principes sociaux, hélas. Ca commence à se resserrer sur l’animal qui mord plus qu’il ne parle. Il l’aimait bien Freckles, qu’il pense alors que le rouquin lui fonce dessus – il a vu le poing ramasser quelque chose au sol, une pierre sans doute, et pare son coup. Mais son regard noir est faible – oui il l’aimait bien Freckles.

Mais Freckles attends la leçon numéro 2.

« Leçon numéro 2, ton Honey sera le suivant à se faire casser la gueule dès que j’en aurais fini avec toi. »

Car oui, il va le ravager. Le ravager plus qu’aucun être au monde, le frapper à lui faire crier des mots sans sens. Il imagine presque son petit visage blanc et androgyne se tordre sous la douleur et ça lui fait esquisser un rictus à oublier tous ses principes.

C’est à ce moment que Freckles bondit et attrape ses cheveux.
(SES CHEVEUX !!!)

Sur le coup il ne pense pas à le repousser, juste à porter ses mains à sa propre tête pour ne pas qu’il lui arrache des mèches. Le front de Freckles a vite fait d’embrasser son nez.

S’il avait mal à la tête jusqu’à présent, la douleur surpasse sa maigre gueule de bois. C’est un éclat d’étoiles et de hurlements osseux.

« Connard ! »
Qu’il balbutie. S’il zozotait jusqu’alors, ses consonnes occlusives nasales sonnent en bilabiales. L’effet sonore est particulièrement ridicule.

Son regard meurtrier, lui, l’est beaucoup moins.

Le sang lui dessine comme un masque sur ses lèvres que sa gueule découvre en faisant saillir ses crocs. D’un geste du bras il le colle à son corps, plonge ses crocs dans le creux tendre de son épaule et se met à mordre. Mordre et frapper encore. Et encore.

Avant de le retourner d’une clef de bras.

« Leçon ‘ubéro 3. »


Direction la rivière. Où Fang a sérieusement l’intention de le noyer.






Et kisséti qu'on appelle à la rescousse ?
CAPTAIIIIIN HONEEEEEEY
CAPTAIIIIIN HONEEEEEEY
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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Mer 26 Aoû 2015 - 23:24

- C’est à cause des petites abeilles. Quand elles travaillent trop fort, ça bourdonne, et quand ça bourdonne, ça guérit, et quand ça guérit...
- Ça fait bobo.

La garçonne assise sur sa couchette, avec ses grosses joues de gamine qui a beaucoup trop de peau pour sa petite charpente, fait la moue. Honey aussi. Leur tête inclinée du même côté, ils ne se lâchent pas des yeux, partageant leur grande désespérance vis-à-vis des vilains bobos.
La fillette soupire. Honey aussi. Le ciel se couvre, ça va chialer…
Mais Captain Honey, vaillant sauveur de ses morvosités, exagère la lippe à tel point qu’il touche presque son nez avec sa lèvre inférieure. En même temps, ses prunelles se donnent rendez-vous chez monsieur le nez tandis que leur cadre s’agrandit, s’agrandit, à lui faire de gros yeux de poisson. L’air idiot, il bondit sur ses pieds et, genoux fléchis et écartés, il ouvre grand les bras en haussant les épaules jusqu’aux oreilles.

- BONNE RÉPONSE !
La perdue se laisse tomber sur le dos dans un éclat de rire.
- Et vous vous mériteeeeeez… Roulement de tambour ici traduit par une gigue de babines provoquant pluie de postillons et bruits de pets. LA DANSE DES ABEILLES !
- Noooooooon ! dramatise la petite en se cachant sous sa couverture trouée, mais gardant tout de même un œil amusé sur Honey.

Elle connaît déjà la danse des abeilles, elle a déjà vu les grimaces et les déhanchements ridicules et entendu les chants nasaux qui les accompagnent. Mais elle rigole quand même. Et plutôt de chialer de douleur parce qu’elle a mal à son poignet qu’elle s’est foulé en tombant d’un arbre, et ben, c’est de rire, qu’elle verse des larmes.
Elle la connaît si bien, la danse des petits pots de miel, qu’elle sait même exactement à quel moment craindre les chatouilles qui la concluent.

- Ouille ! échappe la joufflue qui jusque-là se tordait de rire.
- Oh ! Pardon ! Pardon ! Pardon ! s’excuse Honey en levant les mains.
- Ça va, t’en fais pas. Même que ça fait presque plus mal. C’est vrai que le miel ça guérit tout !
- Bien dit. Et sur ce le grimpeur se lève. Bon, c’est pas tout, mais je suis très en demande, j’ai des ruches qui m’attendent. Je reviendrai plus tard, dac ? Et il va pour partir, le Sucre, mais juste avant…
- Honey… ? D’un doigt, elle lui fait signe d’attendre et se penche entre la couchette de fortune et le mur de la cabane. Se redressant, elle tend, entre ses petites mains sales, un superbe diadème de princesse. Plastoche. Manque un bout. Les fausses pierres précieuses l’ornant jadis sont quasiment toutes tombées. Mais… C’est mon trésor. Et ça me ferait vraiment plaisir que tu le portes aujourd’hui. Je te le prête, si tu veux.
- QUOI !? grimace Honey. Si je veux !?! Tu plaisantes ! Il est MA-GNI-FIQUE ton trésor ! Tu vois pas les étincelles dans mes yeux, là ? Ouais… Grave. C’est le plus beau trésor que j’ai vu de ma très, très, très longue vie. Crois-moi.
Bien qu’énorme, les joues de la gamine rougissent, au complet.

C’est coiffé d’un diadème qu’il est sorti. Sans compter son beau marcel, qui se mériterait d’ailleurs une majuscule, tant ils s’entendent bien, tous les deux. Diadème, Marcel et Honey.

Il est sorti, donc, dans la rumeur qu’ils ont laissée derrière eux.
Eux ?
Qui, eux ?
Fang et Freckles.
Ça bourdonnent, petites voix empressées, grands yeux aussi excités qu’effrayés, que le chef est venu voir l’autre chef et que les chefs vont se casser la gueule à la rivière. Partis par là.
Et oui, tiens. Entre les branches. Un trait de roux. Un trait de brun.

Sans se poser la question, Honey marche dans leurs pas. Quand bien même il entend crier, et croit entendre son nom, il n’accélère pas. C’est facile de deviner ce qui se trame, un peu plus loin. Mais le chemin qui mène aux chefs est un long couloir noir, comme des coulisses. Et Honey ne connaît pas son texte. Il n’a pas envie de jouer cette scène-là. Il n’a jamais voulu la jouer…

Il a redouté le moment où il n’y aurait plus les troncs d’arbres, pour camoufler le pire, mais ça y est. Ses petits pieds nus ne savent plus où se mettre, aux abords de la rivière.
Parce que ça saigne, aux abords de la rivière.
Ça s’est tapé dessus à grands coups de violence, aux abords de la rivière.
Non mais comment tu peux encore couler, comme si de rien, demande sans mot dire le Sucre à la Mystérieuse, la Sans-cœur, plutôt. Comme eux-tous, y paraît.
Mensonges.
Conneries.
Il va se l’arracher, le sien de cœur, et le leur foutre dans la gueule.

Pendant que Fang noiera Freckles.
Ça met un temps à cheminer, de la tête aux pieds, en passant par les jambes, mais il finit par bouger.
Juste à sa droite, sur un buisson, inoffensive et sage, la chemise de Fang. Il la saisit d’une main, l’enfile comme si elle lui appartenait déjà et, marchant vers la rivière qui lui fait la fleur de couvrir le bruit de ses pas, il prend la peine de boutonner le vêtement.
Il n’a pas le choix, d’y aller.
Pas parce qu’il y a Fang qui tue, mais parce qu’il y a Freck qui crève dans un futur trop rapproché.
Et même s’il a l’avantage d’arriver de dos, la possibilité de prendre par surprise, il préfère jouer dans ses cordes. De toute façon il ne pense pas à autre chose. Il ne saurait pas vraiment où frapper. D’ailleurs, le Chat a la viande tellement raide qu’il sent sûrement rien.
Sauf peut-être .
Mais ce n’est pas là qu’il frappe, le Sucre. Sous son diadème, dans sa belle chemise et son beau Marcel qui dépasse en dessous, Honey tend la main et ses doigts blancs se posent sur le bras hâlé de Fang, celui qui tient Freckles.
Freckles qu’il a du mal à regarder, qu’il n’ose pas… Pas comme ça.

- Fang.
Regarde-moi.
- Fang.
T’es un monstre.
- Pardon. C’est ma faute.
Et y’a rien, dans ces yeux-là. Que du gris. Ni blanc ni noir. Gris. Acier. Froid.
Captain Honey pour vous servir!
Aussi connu sous le nom de Saint-Honey.
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Freckles
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Jeu 27 Aoû 2015 - 10:40



« Connard ! »

Un rire complètement inapproprié qui résonne dans la clairière. Il n'a même pas pensé à lui donner des accents moqueur. La voix de Fang est proprement ridicule, oui. Plus encore que d'habitude, avec le sang qui bouche ses narines et la rend pâteuse. Alors Freckles rigole. D'un rire qui se mue en hurlement de douleur lorsque les crocs du chasseur lui rentrent dans l'épaule. On est délicieux, dans la famille, à ce qu'il paraît, c'est pas les sirènes qui diront le contraire. Le lionceau gigote pour se dégager, enfonce ses genoux dans les côtés de Fang, pas de succès. Il se retrouve un bras dans le dos à grimacer sous son muscle étiré.

« Leçon ‘ubéro 3. »

Et qu'il se fait traîner tout en dégobillant des insultes sans sens. Ses talons labourent le sol dans ses efforts pour rester là où il est, comme un gosse récalcitrant. Quelque part au fond de son crâne meurtri, il comprend vite que y aura pas de leçon numéro quatre. C'est con de mourir noyé, pour un livreur, quand même. La rivière, c'est un peu son élément. A vrai dire, il aurait même du avoir eu l'idée en premier ; ça aime pas l'eau, les chats. C'est pt'être pour ça que Fang est aussi crasseux.
Digression, digression.
Même sur le point de crever c'est qu'il arriverait pas à se concentrer.

Il a encore une main libre, qui vient de ses ongles arracher la peau des bras de Fang. Il regrette un peu d'avoir lâché son caillou, parce que là il aurait été bien utile.

- Fang.

Oh oh.
Il se tord le cou pour regarder le bras posé comme un papillon sur le bras du chasseur. Lève les yeux et voilà son prince. Diadème et tout et tout. Le marcel sanglant et la chemise bien boutonnée. Aujourd'hui, Honey est sponsorisé par Fang & Barbie™ . L'effet est immédiat. Les sourcils qui se redressent sous leur couche d'hémoglobine, les yeux qui brillent et les dents qui se découvrent pour sourire. Petit rayon de soleil sur sa face, Freckles en oublierait presque que Fang lui charcute le bras dans l'intention de lui faire faire plus ample connaissance avec sa rivière préférée.
Et puis d'un coup, ça retombe. Nouvelle grimace. Honey. Devrait pas être là. Pas à ce moment là. Pas au moment où il perd. Pas aujourd'hui tout court, d'ailleurs. Honey devrait être très loin, loin de la leçon numéro deux qui menace de suivre la numéro trois. Assez loin pour pas voir son chevalier servant se prendre une raclée mortelle. Bien qu'il aie au moins la satisfaction d'avoir explosé le nez de ce connard quand même.

Oh non, la promesse ...

- Pardon. C’est ma faute.

Honey ne regarde pas Freckles et de toutes façons, Freckles regarde ses pieds. Un peu vexé quand même. C'est lui qui prend cher dans sa race, et c'est Fang qui a le droit à une excuse ? C'est fort ça ! Bon. Humilié ou pas, il n'a jamais su fermer sa gueule, c'est pas nouveau. Le voilà qui s'exclame :

« Ah non ! »

Et il se tortille pour essayer d'échapper à la poigne de fer de Fang. Qui ne bouge plus, certes, mais ne relâche pas pour autant. Freckles doit se tordre dans tous les sens pour arriver à regarder Honey, un petit air offusqué peint sur sa bouille défoncée.

« Vous faites chier avec ça ! C'est pas ta faute ! C'est ma faute, capiche ? Pour la dernière fois, je fais pas ça pour toi ! »

Il se tue à l'expliquer, mais sait bien que ça sert à rien. Fang n'a réagi qu'à partir du moment où le facteur Honey est rentré en compte. Et dans leurs deux crânes durs, à ceux là, il va pas réussir à faire rentrer l'idée que le monde ne tourne pas autour de l'autre. C'est comme ça. Dans la tête de Fang y a trop de Honey et dans celle de Honey, y a trop de Fang.
Soupir fatigué. D'un grand coup de langue, Freckles éponge le sang qui lui obstrue les narines. Avant de se tourner vers Fang, furieux, brusque mouvement de rouge et de orange.

« Et puis lâche moi, toi ! »

La guerre, ce serait grave plus facile si ça marchait comme ça.



j'ai vraiment des problèmes pour écrire des posts sérieux c'est fou
saint-honey ça ferait un bon nom de fromage
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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Jeu 27 Aoû 2015 - 19:57

- Freckles / Honey
The prince, the knight and the dragon





Il ne quitte pas la rivière des yeux, la main fermement plantée sur l’épaule de celui qui rue et se débat en vain. Il le pousse, le futur noyé. Oui noyé comme le livreur qu’il est, parce que Fang a un sens de l’humour particulier. Noyé, et le chat se régale déjà des soubresauts futurs de ce corps de rouquin quand il lui enfoncera la tête dans l’eau et l’obligera à la respirer.

A cet instant il ne pense pas aux conséquences de ses actes. Au regard de Peter quand on viendra lui présenter le corps mort de Freckles. Non, il pense à la satisfaction de réduire ce morveux, ce traître, à néant. Ce petit connard qui ose lui donner des leçons, qui ose chercher la merde. Il a vite fait d’oublier la sympathie qu’il éprouvait à son égard. Le respect même dont il faisait preuve, à chaque fois que Freckles osait proposer une idée. Il a vite fait d’oublier leurs sourires communs, la manière dont il aimait la lueur revancharde de son regard à chaque (tentative de) règlement de compte. Aujourd’hui le livreur est malheureusement allé trop loin. Le mot nécessaire à la cassure a été prononcé. Un seul prénom.

Qui bourdonne en lui. Qui bourdonne qui bourdonne.

Son bras lui fait mal, le sang sourde des griffures de Freckles. Il y est presque. Ses pieds plongent dans l’eau à grand renfort d’éclaboussures. Il va lever le genoux, frapper dans le creux de ceux de sa victime, pour le faire agenouiller et lui plonger la tête dans son élément, pour la dernière fois.

Seulement.

Seulement la main se pose sur lui – une main fine, une main de fille.

Et d’un regard, d’un mouvement de tête surprit, Honey envahit son champ de vision.

Il n’y a plus rien d’autre que ses cheveux blonds, son regard gris, ce diadème imbécile posé sur son crâne. Sa voix douce qui murmure des excuses.

Et.
La.
Chemise.

Honey.  

« Ho’bey »


Qui n’a pas obéit. Qui n’a pas respecté leur accord. Qui s’est enfuit avec son marcel sans jamais le lui rendre. Qui est allé pleurer dans les bras de son petit copain. Ils ont mangé des trucs ensemble, on les a vu se coiffer de fleurs et danser et faire des trucs de mioches – non de tapettes, car Honey n’est qu’une tapette, une collante, une poisseuse, une abeille qui pique et pique et s’envole.

Et vole.
SA.
CHEMISE.

Et Freckles parle et parle mais Fang n’entend plus rien.

Il relâche son bras, sans même s’en rendre compte.

Si le chat est tatillon sur les tiraillements de sa chevelure, ce n’est rien face à la lueur inhumaine qui anime ses yeux noirs.

Il n’est plus brusque, le chasseur. Il n’est plus garçon. Il est dégrisé.

Et s’avance avec la lenteur d’un prédateur à l’affut. Fang ne peut pas attaquer tout de suite. Il risquerait de la salir, elle, son trésor, son bien le plus précieux, la seule chose au monde qui le garde encore vaguement normal, ce souvenir mordu aux coutures reprisées dont il ne connait pas l’essence – c’est con, ça vient du Monde Ordinaire, mais il – ne peut – pas – la – jeter.

Ni s’en déposséder.

Et l’autre, avec sa blondeur et son diadème et son visage de fille et tout ce qu’il lui cause dans la tête – des rêves, des rêves que Fang essaye d’oublier, d’annihiler – il l’empoisse de son parfum de miel, de son sucre collant.

« Retire. La. » Annonce-t-il, faussement calme.


Il la tâche.


Ses mains se crispent à intervalles réguliers.

« RETIRE. LA. »


Il la tâche. Il la contamine de son suc.


retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la mange le retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la mange le retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la

« TU POUVAIS PAS FERMER TA GUEULE TU POUVAIS PAS JUSTE CREVER ! »


retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire la retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le retire le TUE LE




Dernière édition par Fang le Ven 4 Sep 2015 - 20:00, édité 1 fois
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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Jeu 27 Aoû 2015 - 22:35

Freck.
Qui se trouve encore le cœur de rugir. Qui veut porter le blâme tout seul.
C’est toi le héros, Freckles.
Même si tu sais pas.
Et même si ça t’énerve que le Sucre se glisse entre le Chat et toi.

Se glisser entre les deux. Oui, exactement. Se glisser entre les deux, et devant Freckles, surtout. Distraire le Fang, qu’il la déverse ailleurs, sa hargne, qu’il oublie la mort du livreur, la laisse de côté, et salive d’autre chose. À trop vouloir en tuer il finira par s’éparpiller. Ou a n’en tuer qu’un. Et Honey… On le sait, pas vrai ? On le sait qu’il s’en fiche, de marquer le point final. Maintenant ou plus tard. Plus tard ça ne veut rien dire, de toute façon. Fang le sait.

- Ho’bey

Une seconde, Fang, une seconde… Il y a un sourire qui se perd, c’est juste un petit peu de miel, juste une petite douceur que Honey veut tendre à Freckles. Il l’a apporté juste pour lui. Et même que ce n’est pas bien grave, si ça n’arrive pas à destination, ce brin de rien, ce trait de cœur dessiné sur ses lèvres… Ça restera là, collé sur la joue du lionceau. Honey saura lui, il saura que c’est à Freck qu’il l’aura offert, son dernier sourire.
Et avec un peu de chance, Freckles devinera, un jour...

- Retire. La.

Le Sucre n’a pas bougé, devant le fauve qui approchait, le muscle tendu, la crinière hérissée, la canine affûtée. Le lièvre, la perdrix, le faon, le canard, le renard, le pigeon… Ils ont tous détourné le regard. De tous ces Honey, aucun n’a regardé le Chat tandis qu’il venait à eux.

- RETIRE. LA.

Ah !
Non, mais !

- TU POUVAIS PAS FERMER TA GUEULE TU POUVAIS PAS JUSTE CREVER !

Honey tourne vivement la tête, les yeux légèrement écarquillés.
Ta gueule, Fang !

Ta gueule…
Honey fronce les sourcils, détaille le visage qui le dévisage. Ce nez brisé qui vomit sur la gueule du chasseur. Sa gueule… Sale gueule, Fang, que t’as, là, juste devant ta laideur, devant ton pas-de-visage, devant le dragon qui se cache dans tes yeux. Il va te déchirer la tronche, si ça continue. C’est du feu, que tu vas dégueuler, bientôt. Fait gaffe à tes cheveux. Ça pue, des cheveux qui crament.

Dans un soupir, il baisse les yeux sur la chemise boutonnée sur son ventre. Lentement, ses mains trouvent le col, ses doigts agrippent le premier bouton. Il le détache, s’applique à le faire, minutieux, de son doigté de cueilleur de framboises. Jamais abîmées, toujours entières, les siennes, et bien rondes, comme des tétons de sirène.

En-dessous des carreaux apparaît petit à petit Marcel le marcel.
Honey déglutit, la gorge soudain serrée.
Est-ce que Fang lui prendra aussi le marcel ?
Mais le marcel est déjà imprégné de lui. De son sang, de sa sueur… Marcel au miel, please stay with me.
Sans compter qu’il n’a pas envie, ici, maintenant, de se faire nudité, même qu’à demie, et d’afficher sa petite maigreur blafarde devant les deux batailleurs.  

- T’avais qu’à pas laisser de traces, Fang… s’entend-t-il gentiment murmurer comme s’il parlait à un petit, tout en déboutonnant. Si t’avais été un meilleur chasseur t’aurais pas eu besoin de moi. Si t’avais été un meilleur chasseur t’aurais pas raté ton coup. Si t’avais été un meilleur chasseur t’aurais fini ce que t’avais commencé. Honey hausse nonchalamment les épaules, la tête toujours inclinée vers son ventre. Il ne lui reste qu’un bouton à défaire. ’Pas ma faute. Encore moins celle à Freck. Lui au moins a eu le courage de montrer les poings. Il redresse la nuque, darde ses yeux sur Fang, sourit timidement. Pas moi.

Il lui tend enfin le vêtement qu’il tient d’une main, à bout de bras. Mais ses doigts, plus qu’il n’y paraît, son fermement, fermement agrippés à la manche.
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Ven 28 Aoû 2015 - 11:26



Fang l'a lâché, et il est comme un con, des deux pieds plantés dans l'eau de la rivière. Qui continue à couler, un courant froid sur ses chevilles. Comme si rien ne se passait, ouais. Insouciante aux gouttes poisseuses qui viennent s'y dissoudre.
Comme un con pendant que Honey s'interpose avec le plus grand naturel du monde. Voix douce et sourire en coin pendant que Fang pète le plus beau des câbles. Il a pas peur du chat, Honey, même quand celui-ci est en phase de commettre un double homicide. Il doit être un peu con. Ils sont tous les deux aussi con l'un que l'autre, en fait, c'est pour ça qu'ils s'aiment.
Pour ça que Freck lui rend son sourire même si c'est genre, carrément pas le moment.

Honey qui joue au héros.
C'est chiant, ça. C'est lui, le héros. Il aime pas trop se faire voler la vedette, Freck, question de principes. Et comme la diversion fonctionne, c'est le sucre, maintenant, qui est le prochain sur la liste. Et ça c'est emmerdant, parce que c'est l'effet inverse de celui désiré, à la base. Et Honey qui raconte qu'il est pas courageux, alors qu'il danse devant les crocs du chasseur enragé. Vaillant petit prince qui se déboutonne en silence sans que la colère du chat redescende. Oui, il est comme un con. Déstabilisé par ce revirement de situation. Et l'autre qui l'ignore comme si il n'avait jamais eu l'intention de le trucider. Eh oh ! C'est presque vexant ça !

Freckles fixe la chemise comme si elle détenait tous les secrets de l'univers.

Il a dit quoi, Honey, déjà ?
Si t’avais été un meilleur chasseur t’aurais fini ce que t’avais commencé.
Truc du genre.

Il ouvre de grands yeux. Pour un peu on pourrait voir les rouages se mettre en place au fond de son crâne vide, et ça clique. Comme quand il a une idée terrible. Terriblement pleine de bonne volonté, mais complètement stupide. Et suicidaire. Finir ce qu'il a commencé. Leçon numéro deux, avant de trucider Honey, Fang doit finir ce qu'il a commencé. Et d'un coup, ils se retrouvent tous les trois avec un bout de la chemise dans les mains. Fang le col, Honey la manche, et Freckles l'autre. Et aucun qui se décide à lâcher. Si le chasseur craque son slip pour un vêtement, plus qu'il ne s'est énervé pour un nez cassé, c'est que c'est le bon moyen pour redevenir la cible numéro un.
Non ?

Il fixe Fang d'un regard sinistre. La paupière qui gonfle un peu sous un des coups qu'il a reçu (mais soyons honnêtes il doit toujours être bien plus mignon que l'autr- digression) et reniflant. Et puis il tire un peu. La couture de la manche, la même que celle sur laquelle Blot a tiré, un jour lointain, émet un bruit de déchirement assez satisfaisant. Ça se défait comme ses points de suture malhabiles. Et il se retrouve avec la manche dans la main.

« Oups », qu'il souffle à peine.

Il le fixe toujours, l'ombre d'un sourire de triomphe sur les lèvres, très content de lui.
C'est pas moi que tu veux, mais c'est moi que t'auras
Oh c'est pas mal comme réplique, ça.


¯\_(ツ)_/¯
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Ven 28 Aoû 2015 - 18:04

- Freckles / Honey
The prince, the knight and the dragon





Fang étoufferait sous l’injustice de cette situation s’il n’était pas trop occupé à batailler sec contre la créature dont la gueule ouverte réclame le sang de Honey. Il écoute et prends note toutefois des accusations qu’on lui porte, des insultes que ce petit vermisseau ose lui crachouiller, d’un air tendre et presque compatissant. Alors comme ça le chat est du type mauvais chasseur, le genre à laisser en vie ceux qui réclament la mort, et qui mérite bien quelques coups de pieds au cul de la part des chevaliers servants qui savent montrer les poings, EUX. Apparemment, Honey oublie que c’est lui, lui avant tout le monde qui l’a poursuivi, qui l’a titillé avec ses remarques, avec ses regards, avec son attitude, qui n’a pas arrêté de vouloir chercher son attention. Et maintenant qu’il déboutonne sa chemise, il prend son petit air de princesse pour lui faire la leçon ?

Mais son bien lui est rendu. Et la respiration lourde du chasseur se fait régulière. Il tend la main. Saisit le col.

Et voit la main du rouquin. Freckles. Piteusement oublié dans son coin. Qui d’un air goguenard, entre leurs deux poignes fermes, s’apprête à commettre l’irréparable.

Blot avait déjà commencé le massacre en s’agrippant à la chemise au point d’en casser les coutures. Mais ce dont il est témoin là, Fang, c’est d'une véritable amputation.

Car la manche reste dans les doigts de Freckles. (Ca a fait Schrak, le même bruit que fait l'âme quand elle se déchire, il en est sûr) Et le reste se balance, avec des fils qui pendent au sol comme les doigts d'un cadavre.

Pendant un instant, ce qu’on peut voir sur son visage, ce n’est pas de la haine. Mais l’expression plus intime d’un garçon au cœur brisé. La tristesse fait des vagues de pétrole dans ses yeux noirs. Se mélange avec une once de culpabilité.

Ma - Chemise, prononcent ses lèvres sans le dire. Freckles peut être content.

Enfin. Pendant un court instant.

Car les crocs ressortent. Et la bouffée reprend, plus vive que jamais.

Le coup de pied part dans les rotules de Freck. La main libre agrippe la chevelure. Oups, qu’il lui a sorti ce petit pédé, cet avorton en tuant son trésor. Oups. D’un air de faux-cul et de vengeance. La douleur pulse entre ses yeux et entre ses côtes. La douleur lui fait jeter Freckles au sol, tête en avant.

La douleur le fait hurler de rage sans qu’il ne puisse s'entendre.

Par trois fois la botte du chasseur s’abat sur les doigts qui tiennent encore la manche. Et ça fait « Crak » et « Crok » quand l’index et le majeur se brisent sous la violence des coups.

Il n'en est pas désolé. Se penche. Ramasse à tâton le tissu à carreaux qui fait comme un serpent dans sa main. Il arrache la chemise aux mains d’Honey, la fait pendre sur son bras, avec le reste. Se promet d’aller voir Maxence – elle doit pouvoir la réparer, encore, elle doit pouvoir la sauver et il lui fera une nouvelle canne, une nouvelle cabane, il tuera quelqu’un pour elle, il sera gentil avec Bambi s’il faut, mais il a besoin de son aide.

Les yeux gris l’observent encore. Et la main de Fang s’écrase sur sa joue, en réflexe.

C’est une vraie gifle, une bonne torgnole à décoller le papier peint, qui retourne le visage du Sucre vers un autre paysage et fait disparaitre le diadème entre les hautes herbes. Il aura un bleu. En plus de sa peau éclatée qui suinte de sang sur sa pommette.


« Tout ça, c’est de ta faute. Tout a toujours été de ta putain de faute. »

Car il appréciait Freckles. C’était un presque-ami. Un presque-bon-copain-à-qui-sourire. Mais Honey a tout gâché.

Il essuie le sang de son nez cassé. Si ça sonne encore nasal, tout est extrêmement clair.

« Je vais faire ce que j’aurais dû faire depuis le début. Je vais te tuer dans ma tête. Je vais t’ignorer. Espèce de, de sale petite - PUTE. Tu vas arrêter de me faire chier. Et rester avec ton chevalier servant jusqu’à ce que tu le fasses chier lui aussi parce que t’es BON – QU’A - CA ! »


Il ne lui prendra pas le marcel. Il est pourri, ce vêtement. Il ne possède déjà plus son essence. Et ce n’est pas lui qui importe. Fang s’avance, flammes au poing. Non, le frapper encore serait lui accorder trop d’importance.

Il s’y refuse.

« T’existe plus. T’entends ? T’existe - Plus. »
Elles vont arrêter de bourdonner les abeilles dans sa tête. Il va brûler leur ruche, il va pisser sur le miel. Il va regarder leurs cadavres flotter dans la rivière.

Il va faire comme Peter Pan.
Oublier le Honey dans un coin du tiroir. Faire comme s’il n’était pas vraiment présent.

De toute façon, ça ne serait pas mentir.

Et mettant sa menace à exécution, Fang presse sa chemise contre son cœur.  Ne leur accorde ni un regard, ni une dernière réplique. Et s’éloigne d’un pas rapide en direction de l’Arbre.

Fini de rire.


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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Ven 4 Sep 2015 - 14:09

C’est un bruit qu’il n’oubliera pas.
Celui de la déchirure, de la plaie qui s’ouvre.
Ça ne se refermera plus, cet abîme qui n’a pas de fond.
Honey reste planté devant. Il a abandonné ce petit corps de garçon-sucre. Le temps de quelques sanglots de cœur, de ce cœur qui a oublié comment on la bat, la mesure, un temps… Il s’est laissé là, hors de lui, de cet emballage chétif qui ne sert à rien, vraiment. Ce tas de peau qu’on peut découper, dépecer, briser. Que si on gratte un peu trop, avec l’ongle, ça saigne. Que si on mord, ça marque. Que si on frappe, ça blesse. Que si on l’étouffe, ça crève.
Il regrette de ne pas avoir lui-même serré la ceinture de Fang autour de son cou, ce jour-là. Ç’aurait été plus simple. Il n’aurait jamais eu besoin d’y retourner, là, en bas, dans sa pas-de-peau. Dans sa dégaine de petit monstre informe.

C’est plus douloureux. Beaucoup plus. De regarder l’autre crever vivant. Il ne savait pas que ça le serait. Il ne savait pas qu’on pouvait avoir envie de se gerber l’existence à nos pieds même sans être celui qui rend l’âme. Il se l’explique difficilement. Mais en retombant dans son costume de garçon perdu, il se sent perdre l’équilibre, et pourtant il reste debout, immobile. Il se sent vaciller, nauséeux… Et sait que le seul remède serait de tomber. De n’être plus accroché à rien. Rien d’autre que le sol qui le rappelle impérieusement à lui. Rien d’autre que la gravité pour le tenir par les cheveux et l’abattre par terre. Comme une excuse :
Pardon, Fang.
Mais non. Il n’y a plus de pardon qui tienne.
Il n’y a plus rien, on l’a dit, plus rien que la vie qui s’obstine à frémir. Plus rien que cette garce, cette pute, cette salope qui ne sait rien à rien, qui ne pense qu’à elle, rien d’autre, cette putain d’égoïste qui se fout bien de qui reste, tant qu’ils restent. Honey, tu restes. Encore. Et t’en braillerais comme un nouveau-né, t’en braillerais à t’en crever les yeux, mais il faut que tu tiennes bon. Alors tiens bon, ta mort, ta douce, généreuse, gentille mort finira par te tendre la main, à toi aussi. Elle t’a oublié, peut-être, mais pas toi. C’est ce qui compte. Faut pas perdre espoir. S’il y en a bien une qui te reviendra, c’est elle. Faut juste que tu l’apprivoises. C’est pas tous les jours qu’elle en rencontre de si jeune que toi, pas tous les jours qu’elle se voit courtiser par des garçons de miel. T’as au moins ça, l’atout de l’originalité. Le jour où elle te verra, vraiment, elle ne saura pas te résister.

Alors y’a ça.

Et y’a Freckles.
Qui se fait donner le coup de grâce. Qui se fait bousiller ses petits doigts. Ses petits doigts que t’as déjà tenus dans les tiens, que t’as sûrement déjà posé tes lèvres dessus. Ses petits doigts que t’as aimés, que tu aimes, que tu aimeras même massacrés.
Freckles…
Qui est un peu con. Tu penses « un peu » parce que tu es gentil, et que tu l’aimes. Parce que tu lui as donné ta confiance, comme un cadeau précieux.
Freckles…
Que tu regardes du coin de l’œil, sans te trouver le cœur de le rejoindre. Ton Freckles brisé… Il t’en voudra, peut-être. Tu ne sauras pas quoi dire, quoi faire. Comme là, maintenant.

Et tu regardes Fang. Tu le regardes et t’as les larmes qui te grafignent les joues comme les griffes d’un chat, acérées.
Non, c’est plutôt le chat, qui te griffe.
Oh…
Ça va.
Tu ne cilles pas. Tes yeux qui font brouillard lui reviennent. Et comme tu as des lames qui te glissent dans la gorge, et que de toute façon t’as oublié le sens des mots, tu ne dis rien. Tu vas même obéir.
Tu vas
disparaître.
Là, sous les yeux du chat, Honey, tu te détaches encore. S’il veut frapper, qu’il frappe. S’il veut tuer, qu’il tue. S’il veut ignorer, qu’il ignore. Tu vas même l’y aider. Tu vas faire silence. Avec ta bouche. Avec ton âme. Tu vas faire mort, autant que tu peux. Y’aura que ton cœur pour dire le contraire. Tu vas délibérément te perdre dans les brumes de tes yeux. Au risque de t’y égarer, de ne plus revenir, tu vas lui donner ce qu’il veut, Fang. Rien. Plus de Honey. Rien que son fantôme. Mieux : son ombre. Peter Pan croira s’être trompé et t’avoir volé ton corps et avoir oublié l’ombre derrière. Une gentille fillette débarquera sur l’île, se fera nommer Honey. Et toi, l’ombre, tu souriras, tu pourras partir, enfin, pour de bon. De souvenir, de toi, il n’y aura même pas.

Tu ne souris à personne.
Fang est parti.
Et par terre, Freckles est…

Tu le rejoins, enfin, et t’accroupis afin de passer ton bras sous ses épaules. Tu l’aides à se relever. Toi t’es solide, t’as que ta joue qui brûle, mais tu ne la sens même pas.
Freckles… Et tu ne sais même plus dire son nom. Pas maintenant. Tu le tiens fermement. Tu vas le leur rendre, aux garçons qui le méritent. Ils s’en occuperont, eux, le soigneront, eux, comme il le mérite, oui.
Et toi t’iras pourrir. Petit pot de miel fermenté. Tu pourrais te pendre au pied d'une ruche.
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Freckles
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✘ SURNOM : Le Lionceau
✘ AGE DU PERSO : Quatorze ans

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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Dim 13 Sep 2015 - 22:41



Il s'y attendait pas.
En déchirant la manche, il s'y attendait pas. Il s'attendait à de la colère, et plus que de l'attendre, il la désirait. Une vraie colère à la Fang qui le détournerait de son bel objectif blond. Un sacrifice héroïque. Une connerie. Mais il ne s'attendait pas à ce qu'il voit dans le regard de Fang au moment où le tissu se déchire. Cet espèce de regard de noyé. Cette espèce de tristesse. Et d'un coup, ça le déroute. Il en perd presque son air de triomphe, il cligne des yeux d'un air un peu con. Il regrette, quasi.
La suite, il s'y attendait.
C'est pour ça qu'il n’émet pas un son lorsqu'il se sent basculer, lorsque le chat empoigne ses cheveux. Lorsqu'il se mange le sol, non plus. Peut-être qu'il crie, par contre, lorsque le pied de Fang vient écraser ses phalanges encore serrées sur le tissu. Que le choc des os brisés se répercute le long de tout son bras. Il hurle, et Fang hurle et c'est presque difficile de savoir qui a le plus mal dans l'histoire.
A l'instant, il n'a pas trop de doutes sur la question. Et il pense bien n'avoir jamais eu aussi mal de toute sa vie. Pire, peut-être que la fois où on lui en a coupé un, de doigt. Il sait plus. Il a oublié. La douleur est une salope. On l'oublie, et quand elle revient, on dirait qu'il n'y a jamais eu qu'elle.

N'ayons pas peur de dire les choses, Honey. Freckles est très con. Parce que même en sacrifiant ses jolis petits doigts aux talons vengeurs de ton chaton, il n'a rien empêché du tout. Il est juste resté a se bouffer l'intérieur des joues pendant que la sentence tombait. Pendant que tu te faisais officiellement bannir de l'existence. Un peu naze, comme chevalier servant, non ?
Il se redresse, assis sur les fesses et regarde Fang s'éloigner. Recroquevillé tout entier sur sa main comme pour la protéger. Ses yeux sont désespérément secs. Il a juste très envie de vomir. Ça tangue de partout, ça donne mal au cœur. D'instinct, il se prépare à répliquer aux excuses d'Honey. Il prépare les habituels « non, c'est pas de ta faute », qui glissent si facilement sous sa langue. Sauf que cette fois Honey ferme sa gueule. Même pas un sourire, même pas un regard. Silence. C'est presque pire.

Et au bout du silence Honey vient pour l'aider à se relever. Alors que ses jambes marchent très bien. Il voudrait lui dire. Que ses jambes marchent très bien. Elles tremblent juste un peu. Et si il agrippe comme ça, de sa main valide, c'est juste au cas où. Pas parce qu'il voit flou et que le monde est plus dans le bon sens.

« Arrête de chialer. »

Il voulait pas dire ça méchamment. Mais les mots sont sortis comme ça. Trop secs.

« Arrête de chialer. Je t'en trouverai une autre de couronne et elle sera carrément en or. Avec des vrais diamants dessus avec des millions de carats. »

Des fois, même lui se rend qu'il raconte n'importe quoi. Mais peut-être bien qu'il le fait exprès. Peut-être bien que le seul moyen de pas trop réfléchir, de pas trop se concentrer sur ce qui est important, c'est de déblatérer un flot continu de paroles sans aucun sens. Pour ne pas sentir qu'on a mal et regarder très droit et éviter de croiser ce regard gris trop triste. Méthode Freckles, testée et approuvée.
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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: The prince, the knight, and the dragon ☆ Fang & Honey   Jeu 24 Sep 2015 - 13:48

C’est d’être si méchants qui nous fait réaliser qu’on est encore, qu’on ne sera jamais, peut-être, que des enfants.
C’est d’être si tordus qui nous fait réaliser que le monde ordinaire se porte sans aucun doute mieux sans nous.

Y’a qu’ici que toi et moi on existe, Freck, tu te rends compte?
Y’a qu’ici qu’on a le droit.
Qu’ici, sans Mère Temps pour nous presser.
Je me rends compte.
C’est pour ça…
C’est pour ça que je chiale, des fois. Souvent.
Pour rien, tu diras.
C’est vrai, t’as raison.
Moi je chiale.
Toi tu ris.

- Arrête de chialer.

Moi d’abord, j’arrête de chialer.
Si je renifle, c’est parce que j’ai la morve qui goûte trop le sel.
Pas bon.

- Arrête de chialer. Je t'en trouverai une autre de couronne et elle sera carrément en or. Avec des vrais diamants dessus avec des millions de carats.

Sous le bras de Freckles, la main du Sucre serre un peu plus fort. Et même si c’est Honey qui supporte, qui joue le preux, le fort, il pose malgré tout sa tête sur l’épaule du livreur. Un prince une princesse en reste un une même dans l’adversité.
Et comme ça ils avancent, Honey suivant le rythme de son éclopé. Il n’est pas pressé, de toute façon. Mère Temps… Mère Temps… C’est qu’elle n’en voulait pas, en vérité, d’enfants.

- C’était pas la mienne de couronne. Je reviendrai la chercher… Mais Freck, si tu faisais pleuvoir des marguerites je serais aussi content. Même plus. On les planterait dans des petits gâteaux on dirait que les marguerites poussent dans les petits gâteaux et que le glaçage c’est l’engrais.

Pour de vrai.

- Peut-être qu’on pourrait te faire pousser des doigts tout neufs, aussi. Comme des cheveux. Ou alors on coupera les doigts d’un pirate et on te les collera sur la main.

Devant eux, à l’adresse de personne, Honey fait un doigt d’honneur. Peu crédible, à vrai dire, dans sa petite main trop fine.

- Le doigt que ça te ferait! Sa main s’abaisse et vient trouver le poignet de Freckles sur sa propre épaule, pour s’y enrouler gentiment. Petite chaleur de plus. Jamais trop quand on le corps en douleur.


- Et Freck, tu sais qu’une couronne avec des millions de carats ce serait complètement incroyablement fabuleusement fou? J’ai jamais rien vu de plus de 24 carats et même que je croyais que l’or le plus pur était toujours de 24 carats mais eh! Des millions de carats, pourquoi pas! Y’a bien que toi pour arriver à en trouver, je parie. Et Freck, des fois tu dois te demander comment c’est possible d’être si savant que moi pas vrai?

Et il tisse, et tisse, le Sucre, de sa voix miel de marguerites qui coule et qui coule, toute de mots qui disent tout et n’importe quoi mais disent doucement, sucré, gentiment, caresse. Des mots et des mots pour engourdir la douleur de Freckles. Du moins essayer… Et pour se distraire lui-même, Honey, un temps, de ses funestes projets. Le temps de remettre Freck entre de bonnes mains.
Tu nous dois au moins ça, Mère Temps.

- C’est un secret okay? Mais avant d’avoir été un garçon perdu ici je me souviens surtout d’un tableau lumineux devant lequel je passais tout mon temps libre et j’en avais beaucoup, de ça. Et le truc c’est que, ça me parlait de n’importe quoi. Absolument n’importe quoi, ce machin, et c’était presque comme avoir un ami excepté que jamais, jamais, jamais jamais c’était aussi cool que d’avoir un vrai copain, comme toi. Mais quand même, c’est un peu comme ça je crois que j’ai rempli ma tête. Avec des carats, entres autres, mais aussi plein de choses… Comme du chocolat. J’ai appris, sur le chocolat. Tu sais comment on fait le chocolat blanc? Tu sais que y’a même pas de cacao dedans mais que du beurre de cacao? Reste que c’est bon, mmm que c’est bon… Et tu sais c’est quoi du beurre de cacao? C’est du gras de fèves de cacao. Je me demande si ce serait bon sur du pain! Peut-être que ça goûterait un peu le chocolat… En tous cas si je trouve du beurre de cacao j'essaierai... Et je t'enverrai une royale missive pour t'inviter. Petit déjeuner princier, ça sonne bien, non? Cher Chevalier de l'Éphéliderie... C'est comme ça que je commencerai. Je vais t'expliquer tout de suite ce que les mots veulent dire alors t'auras pas à demander. D'abord faut que tu saches que "Éphéliderie", c'est moi qui l'ai inventé.
ETC. (Fin)
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