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Ancien Médecin
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Mar 5 Mai 2015 - 0:07

Le truc le plus pénible dans la vie de Taz était sans aucune celui qui l'obligeait à se faire aussi discrète qu'un chat quand les besoins naturels se faisaient trop pressants. Les pirates n'étaient pas pudiques, les pirates s'en foutaient comme de leur premier poil, mais elle ne pouvait pas risquer de se déshabiller devant eux. Alors à moins qu'elle ne soit sûre et certaine d'être seule dans sa cabine pendant au moins dix minutes – il n'était pas bon de presser ce genre de choses, elle était obligée d'accomplir l'équivalent d'un petit rallye à chaque vidange. Ce qui, franchement, n'était pas une vie lorsqu'on pouvait même pas pisser à discrétion.

Alors parfois, comme ça, elle abandonnait Eren tout seul le temps d'aller se remettre d'aplomb, prétextant une obligation quelconque. Et si le gamin émettait une plainte quelconque, elle le mettait de corvée de lavement de bandages pendant deux semaines. La vision quotidienne de gangrène avait tendance à calmer les esprits.

Toutefois, elle ne se serait pas doutée qu'en revenant à sa cabine, celle-ci serait remplie de l'équivalent d'une petite tribu. Et elle avait beau être grande, une muraille de dos de pirates l'empêchait de voir la raison de l'attroupement.
Avalant le tabac qu'elle chiquait avec une légère grimace parce que quand même c'était dégueu, elle se contenta d'élever sa voix grave afin que tout le monde l'entende :

— Il y a encore une épidémie de gastro ou vous avez décidé d'organiser une tea party ? elle se sentit obligée d'ajouter pour être sûre; les bidets sont au fond à gauche si jamais.

La Phalange préférait prendre ses précautions depuis la fois où elle avait du dormir pendant deux semaines dans une perpétuelle odeur de vomi parce qu'un des corsaires avait confondu sa paillasse avec un seau. Elle avait veillée à lui offrir un maquillage maison, phalange édition, pour le remercier.

Mais franchement, que quelqu'un lui dise ce qu'il se passait, parce que pour l'instant tout ce qu'elle pouvait entendre c'était le gloussement du jaune.
Et si ça l'amusait et que ça concernait sa cabine, ça allait sûrement la mettre en rogne.




HRP:
 
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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Mar 5 Mai 2015 - 17:22

C'est sûr que depuis si longtemps sans avoir bu une goutte d'alcool, mais se sentir en permanence comme ivre, victime des pires hallucinations accompagnées d'une gueule de bois perpétuelle, au point d'en meurtrir le cerveau, pas étonnant de voir apparaître des choses, même si elles sont des moindres, dans la vie réelle. Enfin réelle... Sur Neverneverland, c'est relatif, évidemment.

Mais une chose est sûre, jamais on ne m'a vu auparavant sourire, ou éclater de rire, avec les autres encore moins, sur ce rafiot. Peut-être ironiquement, mais pas d'aussi bon coeur, et sans rien présager de mauvais aussi, accessoirement. Sur ce genre de nouvelles manies, on peut détecter combien j'ai changé, pour ceux qui me connaissent le mieux, ceux qui s'en rappellent. La plupart ne me connaisse qu'en surface, comme un homme lugubre, qui ne se mêlait pas à la population, restant à l'écart, dans sa cabine pour soigner les malchanceux.

Et aujourd'hui ? Me voilà à inviter ceux que j'avais méprisé, comme une famille, à rire de bon coeur, et essayer d'oublier le passé. Mais les pirates sont curieux, et je me renfrogne à l'idée simple de me remémorer ces derniers temps. Sombre, je commence, après un moment de silence :

J'ai marché...

Je suis aussitôt interrompu par Smee, qui me ramène à une réalité plutôt amère finalement. Enfin, sur le coup, c'est dur d'entendre dire qu'on s'est fait remplacé, mais ça a du sens aussi. Je n'espérais pas moi-même revenir en vie ici un jour... Cependant, je pensais sur le coup que mon remplaçant n'était autre qu'Eren, il le méritait, même s'il n'était pas encore au bout de sa formation, il lui restait pas mal de choses à apprendre, mais avec la pratique, il arriverait vite au niveau. Mon regard se tourne alors vers lui, alors qu'il s'occupe de mes plaies avec soin et je souris en reprenant une gorgée de rhum :

Bravo, j'en attendais pas moins de toi, l'silencieux !

Mais une autre voix s'éleva, attirant mon attention, semblant trop à l'aise dans cette cabine, comme si elle lui appartenait. Je me figeais, l'air méfiant, cherchais le regard d'Eren, puis de Smee, tournant sur l'assemblée avant de tomber sur l'origine de la voix. Mon sang se glaça subitement à la vision de l'inconnu et c'est un visage froid et haineux que je lui montre direct.

Alors, okay, les peaux-rouges, je les tolèrais, et encore, il ne fallait pas qu'ils soient trop bronzés. Mais cette personne avait le teint aussi sombre que la nuit. Cela ne présageait rien de bon, et je la pris de haut, sans raison apparente, en la jaugeant des pieds à la tête, et lui cracha :

T'es qui, toi ?

La tension dans la cabine venait subitement de monter.


Spoiler:
 
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Oswald Avery
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Jeu 7 Mai 2015 - 23:29

Tchak. Tchak. Le couteau tombait régulièrement sur la planche à découper en bois. Mes yeux fixaient distraitement la lame. De toute façon j'avais pas trop de problèmes avec cet ustensile, je l'utilisais tellement souvent que tout dans lui m'était familier, de l’affûtage optimal de l'acier (ce qui est en fait l'essentiel), à l'intensité de la vibration du bois en fonction de la force du coup. Ça fait psychopathe quand je parle comme ça? Psycho-patate oui! Y'en aurait des tas de pommes de terre pour cette bande de racaille... J'avais aussi rôti un cochon entier ce serait utile pour les nourrir... Mais du coup il avait été cuit en plusieurs fois (c'était vraiment un bestiau énooorme, va savoir comment les gars avaient pu le transporter).

Le repas serait servi dans une voire deux heures les patates avaient large le temps de cuire, même si elles étaient très grosses et que j'avais préféré la vapeur aujourd'hui. J'ai commencé à couper la viande en tranches (c'est pas mal, ils croient que c'est du jambon ces abrutis, mais tant pis) pendant que les légumes reposaient sur une table et d'un coup un type (son nom? m'en fous.) est entré sans frapper. J'ai failli vraiment m'énerver mais j'ai laissé les palabres, il a parlé le plus vite. Les ordres sont les ordres. D'accord monsieur Smee, oui oui. Sans broncher j'ai foutu une partie du repas (les autres mangeraient à la même heure que d'habitude non mais!)  dans une assiette et j'y ai planté un couteau et une fourchette. Raah je DÉTESTE qu'on me presse, et je déteste ne pas nettoyer la cuisine avant de partir... Pas le temps, pas le temps.

J'ai viré mon tablier et mes godasses puis je suis sorti de la cuisine. Il y avait un sacré raffut sur le pont sup' je les entendais crier tous, et la joie et la colère et tout! Puis d'un coup j'ai senti que ça se déplaçait alors j'ai suivi mes oreilles. Tout ce beau monde allait à l'infirmerie. Pff, comme si j'avais que ça à faire de ma journée! Je serais bien allé pêcher un peu, après la cuisine. Tout ça était rapé, parce que après ce serait pas nettoyé si je partais direct. Et je refusais que ma cuisine, mon antre, mon palace (et un peu celui de Redskins haha) soit crade toute une nuit. Mais le pire c'était que dans cet empressement à la c*n et beh j'avais même pas fermé cette porte. On allait encore s'y infiltrer et finir la réserve de sucre et de cacao rahhhh!

J'ai ouvert la porte de l'infirmerie dans un grand fracas, mais c'était vraiment, vraiment pas fait exprès je vous jure! j'avais en quelque sorte.. hm... dérapé sur une flaque que je veux même pas essayer d'identifier, et du coup j'ai poussé trop fort pour me rattraper. J'ai eu une chance pas possible (pour une fois) et la mangeaille n'était pas sur le sol, à peine une pauvre tâche de sauce rien de grave, y'avait bien un mousse pour nettoyer, non? Sale gosse mph.

─ La bouffe est là suffisait de demander... , grognai-je.

Et puis je l'ai vu, l'espèce de chintok qui avait l'air de crever de faim. Pourtant mon cerveau gueulait encore que y'avait des heures pour les repas et que malade ou pas il aurait bien pu attendre ce bon à rien... Il était plutôt vieux en fait, ça pouvait pas être un gosse. Pourtant je l'avais pas vu depuis... depuis... Ho putain. C'était Shadow! L'ancien médecin! Celui qui était mort à la base.. De la sorcellerie n'est ce pas? Ça flanquait les chocottes c'était pas très net tout ça. Pis j'ai vu Taz. Ah Taz! Taz... Et Eren dans le coin là-bas? Alors là c'était tellement une bonne nouvelle! Trois, ils étaient trois! Hahah!

─ HA Shadow! Tu peux pas savoir comment tu tombes bien! Ça va nous faire deux doc', c'est une excellente nouvelle non?  C'est génial vous avez même d'jà fait connaissance!  Avec vous deux, c'est sûr qu'yaura moins d'malades sur le Jolly!

Je me suis rapproché du lit et j'ai tendu le plat encore fumant au Scalpel (c'était bien comme ça qu'il s'appelait hein? ) avec même un sourire. C'est vrai quoi ça fait toujours plaisir quand on découvre qu'un vieux camarade n'était pas mouru comme on le pensait mais VIVANT et même s'il était un peu maigre et sale et fringué comme une chaussette qui a passé six mois dans les marais puants , il était vivant bordel!







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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Ven 8 Mai 2015 - 11:34

Merde, voilà que Eren se ramenait pour déplacer le vagabond. Bien sûr le groupe suivit. Forcément ça sentait le rhum à plein nez, il allait y avoir une fête et de l'alcool. Fib n'était jamais le dernier à vouloir se rincer le gosier et il possédait l'étrange capacité de ne jamais finir saoul, ou du moins à peine, toujours conscient, pouvant toujours contrôler. C'était un sacré avantage mine de rien, c'est toujours amusant de boire un coup avec un "copain" pour ensuite le détrousser pendant qu'il tente de cuver.

Le Tétrodon ne goûtait pas cette ambiance de franche camaraderie qui s'était abattue sur le pont. Un macchabée venait de ressusciter ? Et ? C'était si joyeux que ça ? Il n'y avait déjà pas beaucoup de place sur le rafiot alors si en plus des types échappaient à la sélection naturelle ils n'étaient pas dans la merde tiens...

Fib fut pris d'un violent frisson. Quelqu'un l'observait, il le sentait, et ses pieds se mirent à frétiller. Le gabier finit par repérer DogFish. Tout le monde savait ce que le pirate avait fait subir à un enfant perdu et la rumeur courait que Wiwi et les pieds c'était une grande histoire d'amour. Peu importe, Fib n'était pas aussi faible qu'un des gamins de Pan. Ses pieds s’activèrent, lui permettant de s'élancer à nouveau pour choper un cordage et s'y hisser. Il suivit le groupe, remontant en jouant les équilibriste sur les poutres perpendiculaires au grand mât, évitant ainsi la foule grouillante et puante des pirates en goguette. Fib n'avait pas songé à réitérer son invitation auprès du dragon, considérant que son camarade suivrait s'il en avait envie. Chacun sa gueule. Il appréciait relativement le dragon - bien plus que la plupart des autres pirates - mais il n'allait pas la lui tenir pour pisser comme on dit. Le Dragon ne l'aurait certainement pas toléré de toutes façons.

Occupé à remonter le navire par la voie des airs, Fib rata probablement une bonne partie des discussions en cours et lorsqu'il se laissa tomber sur un malheureux pirate - qui tentait d'entrer dans la cabine du médecin et qui retint parfaitement bien sa chute - des échos de la conversation lui cueillirent les oreilles. Il donna un coup de pied discret à l'arrière du genou d'un des types patientant à l'entrée, et s’effaça rapidement, laissant le malheureux prendre son voisin de derrière pour l'enfoirée qui avait osé le frapper. Les deux hommes s’échauffèrent et s’écartèrent pour échanger quelques insultes savoureuses. Une bonne partie du groupe les suivit. Chic alors, deux spectacles dans une journée ! Nickel ça faisait moins de monde prés de la cabine et Fib put s'y glisser sans soucis, remerciant sa petite taille qui lui permettait de se faufiler.

Taz avait rejoins le groupe. Et Avery aussi. Hum... l'estomac de Fib grogna un instant, putain il avait la dalle. Il se demanda ce qu'ils allaient bouffer aujourd'hui et il commença déjà à monter une histoire pour obtenir du rab.

L'ambiance dans la cabine changea.
Tension, haine.
Tiens... y'avait comme un petit contentieux racial entre l'asiat et le noir.
Ça devenait beaucoup plus sympatoche. Les retrouvailles dégoulinantes ça n'avait rien d'intéressant mais cette fois le vent tournait et amenait le conflit :
Tellement plus divertissant.
Il ne serait probablement pas le seul à apprécier l'évolution de la situation. Le Dragon n'était jamais le dernier non plus à se repaître de ce type de spectacle.
Ca risquait d'être drôle, du moins si Smee ne venait pas jouer les pacificateurs.
Il l'aimait bien Smee, vraiment, plus que le capt'aine même.
Mais putain ce qu'il était rabat joie...
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Lòng
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Dim 10 Mai 2015 - 23:50


Visiblement l’ancien nouveau venu était pris de l’envie d’organiser une petite sauterie dans la cabine du médecin. Il y eut du mouvement : la contenance de la pièce ne serait pas infinie, les premiers arrivés seront donc les premiers servis. Suivant Fib avec une aisance nonchalante, Lòng évita de justesse un coup qui ne lui était pas destiné et pénétra dans la pénombre relative de la cabine.

- Aaah ! J'savais pas que vous f'siez un dressage de fée ? Ca papillone, ça fait mal aux yeux.

Shadow semblait avoir déjà un stade d’avance. Ricanant devant ses paroles, le Dragon cessa brutalement lorsque DogFish posa au revenant une série de questions.

- Alors? Qu'est ce que t'as fait tout ce temps? Comment tu t'en es tiré? Qu'est ce que tu as vu la bas?

Voilà qui était intéressant. S’emparant machinalement de la bouteille que le Pied-Beau tendait à la cantonade, le matelot en but une gorgée et fixa Shadow avec une curiosité toute voyeuse. Il pouvait quasiment sentir le malaise causé par la question contre son épiderme. Et il voulait savoir, aussi. Non pas par réelle curiosité, mais pour des raisons bien moins avouables. Comme toujours.

- J'crois pas que ce soit une bonne idée d'en parler. Le passé s'oublie, après tout. Cette île dévore nos souvenirs, autant lui laisser sa part et se concentrer sur plus important : l'avenir.

Lòng reporta son attention sur le responsable de cette intervention. Son sourire ne s’effaça pas, mais une lueur glaciale passa dans ses yeux : il n’aimait pas que la Mouche se montre autant responsable, il voulait savoir ! Pour un peu, il bouderait. Enfin, si c’était son genre.

Puis il y eut une nouvelle arrivée. Qui satura l’atmosphère de la cabine de tension.

- Il y a encore une épidémie de gastro ou vous avez décidé d’organiser une tea party ? Les bidets sont au fond à gauche si jamais.

Ricanement. Taz avait beau être une femelle aussi dérangée que lui l’était, Lòng devait reconnaître qu’elle avait un véritablement don pour instaurer le malaise sur son passage, arriver comme un cheveu sur la soupe alors qu’elle ne faisait que revenir dans ses quartiers. Pour un peu, le Dragon l’aurait applaudie, d’ailleurs.

- T’es qui, toi ?

Visiblement, le Scalpel n’appréciait que peu d’avoir été remplacé. Le Dragon observa l’échange avec convoitise, ses yeux passant de Taz à Shadow comme s’il suivait un match de ping-pong. Même l’arrivée d’Oswald et ses paroles optimistes ne parvint pas à le distraire du spectacle.

- Avec vous deux, c’est sûr qu’yaura moins d’malades sur le Jolly !

Quelle adorable naïveté.

C’était plus fort que lui, le Dragon éclata du rire qu’il retenait depuis si longtemps. Plantant son regard mauvais dans celui de Shadow, il lui adressa un sourire mielleux tout en désignant la Phalange.

- Lui, c’est celui qui t’a remplacé quand tu gambadais dans la Lande.

Nouveau gloussement. Se calmant quelque peu, Lòng cessa de sourire et reprit d’un ton plus soucieux, s’adressant plus au groupe qu’à une personne en particulier :

- C’est dommage que nous ne puissions entendre ton récit... après tout, tu as survécu à quelque chose de terrible...

Et il papillonnait des yeux, le reptile. Il faisait la moue, jouait l’ingénue. Le concerné.

- Peut-être que si nous écoutions ce que tu as à dire, avant que l’Île ne dévore ta mémoire, nous pourrions mieux nous protéger des pièges de la Lande.

Oh oui, raconte-nous une histoire.

C’est que le Dragon en avait besoin, que les souvenirs fassent mal. Ça l’avait toujours rassuré, de voir qu’il n’était pas le seul à souffrir ici. La fête ne l’intéressait pas, pas en ce moment. Ce qu’il voulait, c’était tester les limites du Scalpel. Voir à quel point l’histoire l’avait affecté.
C’était bien plus intéressant que de jouer les émouvantes retrouvailles...








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Ancien Médecin
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Lun 11 Mai 2015 - 21:57



Il y avait un asiatique touffu et en colère dans sa cabine et Taz semblait être l'origine directe de cette humeur chienne.

— T'es qui, toi ?

Gonflé le jaune, à lui demander ça alors qu'elle avait pas la moindre idée de ce qu'il foutait là, avec sa broussaille sur la gueule et ses vêtements déchirés. Il semblait aussi blessé par endroit et en temps normal elle l'aurait bien aidé. Mais bizarrement, là tout de suite, la conscience professionnelle était partie en villégiature. Elle avait un bon fond, hein, mais elle n'allait pas non plus soigner un type qui la regardait comme il aurait contemplé un cafard dans son ragoût.
La Phalange s'apprêtait à répliquer un truc peu délicat mais le cuistot la prit de court :

— Avec vous deux, c’est sûr qu’yaura moins d’malades sur le Jolly !

— Mais bordel qu'est-ce que tu-, entama-t-elle avant de se faire une nouvelle fois couper. Par le rire un brin délirant – comme toujours – de l'autre jaune présent dans la pièce. Ça commençait à bien faire.

— Lui, c’est celui qui t’a remplacé quand tu gambadais dans la Lande.

Remplacé, remplacé...oh merde ! C'était l'ancien doc' du bateau, avant elle, celui qui était censé être mort. Elle ne se serait plus rappelé son nom, mais Oz' avait eu la bonté de le répéter. Shadow donc. Pour choisir son timing, il faisait pas très fort le type. Un peu plus tôt et il aurait retrouvé sa place comme avant. Mais maintenant c'était elle qui gérait les choses par ici, et elle y avait même pris goût. Alors pas question qu'un revenant à moitié crevé et famélique comme un coyote dans un champ de salade lui prenne sa place.
Ici elle pouvait dormir en paix sans entendre les ronflements des pirates et le statut lui conférait un certain égard de la part des autres.

— C’est dommage que nous ne puissions entendre ton récit... après tout, tu as survécu à quelque chose de terrible...Peut-être que si nous écoutions ce que tu as à dire, avant que l’Île ne dévore ta mémoire, nous pourrions mieux nous protéger des pièges de la Lande.

Cette fois-ci se fut à son tour d'intervenir et elle repoussa quelques pirates pour faire un pas en avant.

— Oh toi le Dragon, tu te calmes, une chose à la fois. Je sais bien ce qu'on dit sur les types qui savent pas contrôler leur rire, mais pas de précipitation.

Se plaçant face au touffu, elle croisa les bras et baissa la tête vers lui, les petits os mêlés à ses cheveux cliquetant dans le mouvement.
Taz ouvrit la bouche pour dire quelque chose puis fronça les sourcils. La belle répartie qu'elle avait préparée semblait avoir été emportée par le rire de Lòng. Elle recula en soupirant et en jetant un regard sombre au Dragon.

— Non, en fait c'est bon. Raconte ton truc, on discutera après.
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Wilhelm DogFish
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Mar 12 Mai 2015 - 6:19

✖ J'ai marché...

DogFish était comme suspendu aux lèvres de Shadow mais eut la soudaine impression de se ramasser un beau mur de brique en pleine face.
Un mur qui n’était autre que le second du Jolly Roger!

Smee venait de couper l'ancien médecin du bateau, essayant tant bien que mal de préserver la santé mentale du nouveau venu qui était en fait un ancien.
Mais ca, DogFish ne l'avait pas vraiment calculé; la santé mentale, c’était pas vraiment son rayon! Et ainsi ce fut une vague de déception qui s’écrasa sur lui et sur la curiosité qui le piquait sévèrement depuis cet étrange retour des ombres.
Mais bon, il s'agissait de Mr Smee, et on ne contredisait pas un supérieur...

La réflexion et le regret de Wilhelm furent cependant rapidement balayés par une arrivée plus attendue qu’étonnante, mais dans tous les cas relativement tonitruante!
Taz, le médecin de bord venait de débarquer!

✖ T'es qui, toi ?


L'atmosphère dans la cabine sembla soudain se métamorphoser, comme si l'air se chargeait progressivement de plomb et de poudre a canon.
DogFish ne pu réprimer un frisson, mi effrayé, mi galvanisé par l’étrange situation qui a priori apporterait du bon... ou pas! Ca dépendait du point de vu!

L'attention du Pied beau fut ensuite attiré par une seconde arrivée, aussi fracassante que la première et un sourire déchira le visage du pirate!
Oz apportait de quoi manger a Shadow, et avec lui sa bonne humeur de cuisto!
Wilhelm ne put s’empêcher de saliver en lorgnant la nourriture apportée, c'est qu'il commençait a avoir la dalle lui aussi!
Mais bon, honneur aux nouveaux, honneur aux blessés comme on disait! Wilhelm savait bien qu'il allait devoir patienter avant de manger! La dessus, la casserole était intransigeante!
Il soupira, son attention se focalisant quelques instants sur l'assiette destinée a Shadow.

─ HA Shadow! Tu peux pas savoir comment tu tombes bien! Ça va nous faire deux doc', c'est une excellente nouvelle non?  C'est génial vous avez même d'jà fait connaissance!  Avec vous deux, c'est sûr qu'yaura moins d'malades sur le Jolly!

Mais oui, Ozwald avait raison! Plus on était de fous et plus on riait! Donc plus il y avait de docs et moins on souffrait C’était mathématique!
- Bien dit m'sieur Avery! Lanca DogFish tout sourire, comme pour valider ses propos et oubliant presque automatiquement les tentions pourtant toujours bien présentes dans la pièce.
Cependant, il fut bien vite ramené a la réalité par un éclat de rire juste a sa droite!
Bien sur, DogFish le reconnu entre mille, ce rire la!
C’était le Dragon qui une fois n’était pas coutume s'esclaffait!

- Lui, c’est celui qui t’a remplacé quand tu gambadais dans la Lande.
Lança Lòng en désignant Taz du doigt, toujours souriant.
Puis il reprit son sérieux sous les yeux rond de Wilhelm qui le fixait comme s'il attendait un nouveau tour de magie.

- C’est dommage que nous ne puissions entendre ton récit... après tout, tu as survécu à quelque chose de terrible...Peut-être que si nous écoutions ce que tu as à dire, avant que l’Île ne dévore ta mémoire, nous pourrions mieux nous protéger des pièges de la Lande.

DogFish déglutit, jetant un œil a la Mouche. Le Dragon venait encore une fois de contredire le second, mais après tout, n'avait-il pas monté en grade? C’était bien ce qui semblait.

— Oh toi le Dragon, tu te calmes, une chose à la fois. Je sais bien ce qu'on dit sur les types qui savent pas contrôler leur rire, mais pas de précipitation.

La grosse voix de Taz sembla calmer tout le monde... Du moins, elle eut cet effet sur Wilhelm, le refroidissant quelque peu, et surtout, le laissant dans l'interrogation.

"Ce qu'on dit sur les types... Qui savent pas contrôler leur rire?"
Répéta t-il plus lentement, comme pour s'assurer de ne pas avoir raté un mot. Il fit une moue d’incompréhension, jetant un œil au Dragon juste a coté de lui, puis a Taz. Il finit pas hausser les épaules. "On dit quoi sur ces pirates la?"






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Ancien Pirate
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Mer 13 Mai 2015 - 10:09

L'intervention de la Casserole avec son plat qui sentait pourtant si bon n'altéra en rien le doute qui m'habitait à la vision de la personne qui m'avait remplacé, non. Au contraire, ce fut même le dragon qui mit de l'huile sur le feu en soulignant l'évidence. Ils avaient trouvé un remplaçant, ce n'était pas Eren, mais une personne détestable, je suis quasiment sûr qu'il sort de chez les indiens, celui-là, et ils l'ont accepté au sein du Jolly Roger, alors qu'ils violentent si facilement des jeunes filles innocentes ? La bonne blague. Je ne peux retenir un sourire cynique et j'observe l'assemblée, m'arrêtant justement sur celui que je devais le plus mépriser sur le navire et à ses piques verbales, je lui répondais sans prêter attention à ce que tous les autres pouvaient lui rétorquer. cette fois, c'était entre lui et moi.

C'est vrai que c'est malheureux, n'est-ce pas ? Il faut croire que ma mémoire fait chou blanc sur ce que j'ai vécu là-bas. En revanche, je me souviens de qui tu es, Dragon.

Je lui lance un regard perçant, lourd de sous-entendus et l'invitant à essayer d'aller plus loin sous la menace de me souvenir intempestivement ce qui m'a été rappelé dans mes cauchemars dans la Lande. De toute façon, tout le monde savait que la Lande était dangereuse et y avoir pu y échapper tenait du miracle, tout simplement. Donc même en balançant mon récit, cela ne leur servirait à rien pour essayer de s'amuser à survivre là-bas. Mais si d'avis il y en a qui tentait l'aventure, ça ferait certainement des abrutis en moins sur ce raffiot. Sur ce coup, je ne pouvais que les encourager à y passer un séjour.

Voilà donc une chose de régler, peu importe qu'il rétorque quoi que ce soit, j'étais bien décidé à l'ignorer, ce sale chien d'eau douce, il ne me restait plus qu'un détail à décider, et je devrais pouvoir prendre mes quartiers. J'attrape le bol que me tend Avery et commence à déguster, sentant la chaleur, depuis si longtemps disparu de mon corps, raviver mes sens. Un frisson de plaisir me traverse et j'aurais presque senti les larmes perler au coin de mes yeux si je ne les avais pas fermé en levant la tête pour empêcher que cela ne m'échappe. Je respire profondément, humant l'odeur des plantes mêlée à celle du bois craqué du vaisseau. Je ne reconnais pas l'odeur de ma cabine. Ici, ce n'est plus chez moi, je n'y ai plus ma place et je devrais revenir à l'état de matelot. Ce n'est pas plus mal. Je prends une dernière cuillerée de la mixture cuisinée dans le silence, tandis qu'ils faisaient tout un débat sur je ne sais quoi, mon esprit s'étant en aller quelque part pendant ce temps, puis je me décide enfin, posant le bol et me levant avec grands efforts :

Soit, j'ai été remplacé. Tant mieux, j'aurais plus besoin de soigner vos conneries. De toute façon, vous êtes tellement pétochards que ça changera rien du tout. Par contre, toi. Je me tourne vers le médecin de bord désormais, ignorant toujours son prénom. Compte pas sur moi pour devenir ton patient. Je me débrouillerais. J'ai appris quelque chose dans les Landes : C'est chacun pour sa gueule.

Cette fois, je laisse toute ma sincérité et un magnifique sourire qui apaise l'ambiance que j'avais alourdi avec ma haine. C'est clair que je ne me laisserais pas soigner par quelqu'un d'autre qu'Eren, en qui j'avais confiance, ou bien je le ferais moi-même. D'ailleurs, comme ils semblaient bien trop préoccupé par leur curiosité à m'entendre conter des histoires, plutôt que de penser à me soigner, je m'en chargeais moi-même.

Permettez que je me soigne ?

Je me dirigeais vers la malle qui cachait normalement le nécessaire de soins, les bandes propres, des aiguilles, du fil et de l'alcool. Je sortais tout ce dont j'avais besoin et commençais à me soigner, comme un grand. Je déchirais les lambeaux de ma chemise pour me retrouver torse nu - tant pis pour les spectateurs - et aspergeai les plaies béantes avec de l'alcool. Bien sûr, je tirais une grimace douloureuse mais l'odeur m'anesthésia. Me débrouillant tant bien que mal, je continuais en m'enrubannant avec les bandes éparpillées sur la paillasse, essayant de faire un noeud, mais j'avais un peu du mal avec mes doigts endoloris. En espérant que ça tienne, en tout cas.

Vient alors le tour de mes pieds. Je retirais les chaussures de Nassim pour découvrir la plante parsemée de cloques que je décidais de percer avec une aiguille chauffée à blanc à la flamme de la lampe à pétrole pour la stériliser. De même, je désinfectais les plaies et entourais mes pieds avec des bandes sous le regard avide du Pied Beau.

Après tous ces mouvements à me démener pour essayer de faire le mieux que je puisse, je soufflais, épuisé, le corps suintant à cause de la douleur endurée - parce que l'alcool à blanc sur les plaies, ça picote - et maintenant que je devais éviter de marcher, vu l'état des mes pieds, je restais là, assis et soupirais d'un air las :

Vous voulez vraiment savoir ? Les Landes, c'est la mort. Tu ne survis que par un coup de chance, c'est tout. Pour m'en sortir, j'ai marché, c'est tout. faut pas chercher, il n'y a pas de solution unique. T'es sur l'île de Never Never Land, rien n'est logique, ou alors t'es drôlement con si tu penses y aller pour te promener.
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Ancien Perdu
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Jeu 14 Mai 2015 - 16:07

Des paroles, des gestes, des menaces, des encouragements, des tensions... trop de choses d'un coup, beaucoup trop, et ce qui passionnait Fib une poignée de minutes plus tôt le fatiguait maintenant. merde alors c'était l'heure de la sieste non ? Dés que Taz avait débarqué dans sa zone la plupart des autres pirates s'étaient retirés, il y avait moins de monde dans la cabine ce qui laissait plus de place et une bien meilleur visibilité.

Fib allait se barrer. Il entendit Doggy parler, Taz et Shadow se grogner dessus comme deux gros chiens mâles luttant pour leurs territoires; un nouveau bâillement lui étira la mâchoire et c'est là qu'il entendit la réflexion de Shadow.
"Les Landes c'est la mort hein ? répondit-il, railleur. Pour un macchabée je te trouve drôlement vivace gars. Et t'y es allé pour quoi toi, hein ? Pas pour te balader je suppose. T'as décidé d'en faire ton lieu de villégiature ? Bien joué. Ça t'a fait perdre combien d'années de ta vie au juste hein ?"
Enfin... si on pouvait parler d'années de vie sur cette île où le temps semblait ne jamais vouloir passer correctement.

"J'me demande ce que tu as raté... à part l'arrivée d'autres médecins à bord bien sûr, c'doit pas être super agréable de revenir dans l'coin et le trouvait chaudement occupé par quelqu'un d'éventuellement plus compétent. T'comptes faire quoi maintenant ? Ré-apprendre à te servir d'un seau et d'un serpillière ? Ca tombe bien le pont est dégueulasse. Ca va pas être évident de récupérer ta place ici... pas d'existence dans les ombres, pas d'existence à bord... bel avenir."
Au fond il aurait peut-être mieux fait de se laisser crever là bas, dans cet endroit maudit. C'était sans doute préférable que de rester sur cette île pour l'eternité, de se faire bouffer par une bestiole, étriper par un gamin perdu ou un indien de passage. Sans oublier les sirènes...

"Au passage Doggy pour info on dit que les personnes qui savent pas contrôler leurs rires savent pas non plus contrôler leur queue".
Impossible de ne pas saisir la perche tendue (sans mauvais jeu de mot). Tout en finesse.
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Lòng
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Jeu 14 Mai 2015 - 22:00

- Oh toi le Dragon, tu te calmes, une chose à la fois. Je sais bien ce qu'on dit sur les types qui savent pas contrôler leur rire, mais pas de précipitation.

Bien que la réplique ait clairement de quoi le faire rire, Lòng fit un effort pour se calmer : depuis peu, Taz avait remonté dans son estime et puis bon, l’heure n’était visiblement - et hélas - pas à la franche rigolade. C’était dommage, car à cet instant, une bonne partie de ses pensées s’était tournée vers la réplique de la Phalange. Tout comme DogFish, il avait bien envie de savoir ce qu’on disait des hommes qui ne savaient pas contrôler leur rire.

En parlant de rigolade, Shadow sembla réagir à ses paroles :

- C’est vrai que c'est malheureux, n'est-ce pas ? Il faut croire que ma mémoire fait chou blanc sur ce que j'ai vécu là-bas. En revanche, je me souviens de qui tu es, Dragon.

Bien que le sourire de Lòng ne s’effaça pas, un éclat étrange passa dans son regard. Bon, le Scalpel n’avait pas oublié. C’était fâcheux mais pas problématique. Pas trop. Le matelot haussa les épaules, adressant un sourire vénéneux à l’ex doc :

- Ravi d’avoir marqué ton esprit, Scalpel.

Peu importait au final. Shadow s’adressa brièvement à Taz avant d’entreprendre de se soigner lui-même. Le Dragon l’observa sans plus trop d’intérêt : c’était qu’avec ça, la Phalange n’avait toujours pas répondu à la question du Pied-Beau…

- Vous voulez vraiment savoir ? Les Landes, c'est la mort.

Tiré de ses pensées par la voix du revenant, Lòng retint un ricanement : au moins, il finissait par obtenir ce qu’il voulait.

- Tu ne survis que par un coup de chance, c'est tout. Pour m'en sortir, j'ai marché, c'est tout. faut pas chercher, il n'y a pas de solution unique. T'es sur l'île de Never Never Land, rien n'est logique, ou alors t'es drôlement con si tu penses y aller pour te promener.

… et c’était tout ? Le vietnamien contempla Shadow avec de grands yeux, attendant la suite. Mais visiblement l’ancien médecin n’avait pas très envie de se répandre en détails croustillants. Une moue peu enthousiasme vint se former sur le visage du Dragon : très bien, qu’à cela ne tienne, il décida de bouder et pour se faire tourna la tête, refusant obstinément de prêter encore attention au Scalpel.

Heureusement, l’animation se faisait ailleurs.

- Les Landes c'est la mort hein ? Pour un macchabée je te trouve drôlement vivace gars. Et t'y es allé pour quoi toi, hein ? Pas pour te balader je suppose. T'as décidé d'en faire ton lieu de villégiature ? Bien joué. Ça t'a fait perdre combien d'années de ta vie au juste hein ?

Tiens, Fib décidait de l’ouvrir. Et il n’avait visiblement pas fini.

- J’me demande ce que tu as raté... à part l'arrivée d'autres médecins à bord bien sûr, c'doit pas être super agréable de revenir dans l'coin et le trouvait chaudement occupé par quelqu'un d'éventuellement plus compétent. T'comptes faire quoi maintenant ? Ré-apprendre à te servir d'un seau et d'un serpillière ? Ca tombe bien le pont est dégueulasse. Ca va pas être évident de récupérer ta place ici... pas d'existence dans les ombres, pas d'existence à bord... bel avenir.

Il parlait bien, le Tétrodon. Comme le Dragon, il parlait poison. Et comme une telle harangue méritait bien un peu de respect, Lòng leva les bras en un geste d’ample accolade à personne alors qu’une onomatopée un brin grégaire lui échappait :

- OOOOOOOOOOOH

C’était le moins qu’il puisse faire, pour conclure une si belle tirade. Seulement Fib n’avait pas totalement fini.

- Au passage Doggy pour info on dit que les personnes qui savent pas contrôler leurs rires savent pas non plus contrôler leur queue.

Ah. Bon d’accord. Le Dragon se redressa, ouvrit la bouche pour protester avec toute l’indignation dont il était capable, se figea trois secondes…

… et finit par sourire, se dandinant comme une adolescente embarrassée.

- … c’est p'têtre pas si faux que ça, mais le dites à personne surtout... Finit-il par répliquer en battant des cils avec une ingénuité décadente.

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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Ven 15 Mai 2015 - 3:02

HRP:
 

[...]

-  J'ai marché... a commencé le Doc.

Moi, j'ai tendu l'oreille. Moi, j'ai guetté ce moment. Mes yeux étaient fixés sur ses lèvres desséchées. Elles s'animent, elle s’entrouvrent, elle dévoilent un trésor : un secret, une histoire. J'attends, j'attends tout fébrile, tout impatient. Et puis... Rien. Les portes se referment, elles me repoussent. Loin. Je reste dehors dans le froid. Tout ça parce que... Tout ça parce que...
La Mouche !

- J'crois pas que ce soit une bonne idée d'en parler. Le passé s'oublie, après tout. Cette île dévore nos souvenirs, autant lui laisser sa part et se concentrer sur plus important : l'avenir. qu'il a dit.

J'suis resté figé. Ma tête est restée dans le brouillard un moment. Bon sang ! M'sieur Smee, pourquoi ? Dans une vie dure de mousse, un jour comme un autre, on m'met une friandise sous l'nez, sucrée, appétissante, alléchante. Et puis, vous... Vous m'l'arrachez sans vergogne ! Bon sang ! Ça m'a énervé, Maman !

Surtout que j'voyais pas pourquoi il s'interposait comme ça. Pour préserver le nouvel arrivant ? Vu ce qu'il avait l'air d'avoir vécu (et on saura jamais quoi, sans doute) et vu ce qui l'attendait, c'était un luxe inutile.
Le passé s'oublie ? C'est vrai, mais c'est pas nous qui l'oublions, c'est l'île. Elle oublie ce qu'on était, elle oublie nos racines. Et on finit par la suivre. Pour moi, c'était une raison supplémentaire de graver nos histoires dans l'oreille du prochain. Il faut raconter, il faut t'écrire, Maman.
L'avenir ? Quel avenir ? Non, nous n'avons pas d'avenir. On change de vies sans cesse et y'a qu'à voir cet ancien doc. Un jour précieux médecin, un autre, étranger encombrant sur son navire.

J'en voulais un peu au Second, je n'étais pas d'accord. C'était pas juste. Mais, c'est lui le second, quoi, il fait son travail : nous tenir.

Mais un détail me tracassait. Je t'en ai déjà parlé Maman ? On a médecin, Taz. Et là... On a un autre médecin. Ces bestioles là, il valait mieux en avoir qu'une. Ça ne partage pas son territoire, ça non. Ça se bat, ça se dispute du terrain. J'avais envie de crier à la cantonade : « Qui va lui dire qu'on a changé d'médecin ? ». Il allait bien qu'il l'apprenne un jour.

- Tu sais, depuis ta disparition le temps a filé. Les choses ont changé. Des matelots nous ont quitté, d'autres nous ont rejoint. Il nous fallait un médecin et, te pensant mort, nous t'avons remplacé. a enfin ajouté le Second.

« Et oui, tu compliques le programme. Y'a pas de bonne manière d'annoncer une mauvaise nouvelle. »

Eren, l'apprenti médecin, devait soigner notre revenant. C'était sans doute mieux comme ça, Taz aurait mal choisi son moment pour débarquer. J'avais pas hâte de la confrontation et en même temps je l'attendait avec fébrilité. Je me contredis, oui. Mais parfois, on est attiré par ce qu'on redoute. Tu dois comprendre, Maman. C'est très important.

Ils était tous dans la cabine du médecin. Son ancienne antre. Meilleur endroit possible pour lui apprendre la nouvelle. Pauv' vieux.
Mais il a eut l'air fier le bougre, il a même félicité Eren. Je crois qu'il était content à l'idée que son ancien apprenti ait pris la relève.

« Que quelqu'un lui dise, ça devient ridicule ! »

Et puis, il est entré.

Taz a choisit le moment parfait pour débarquer. Si tu veux te faire une idée, Maman, imagine un grand bateau cuirassé qui s'arrête devant un épave. Tu vois, l'idée ? Bha c'était comme ça pour moi : la comparaison entre les deux médecins était juste impossible.
Il avait la classe avec son air en rogne et sa manière de mâchouiller son tabac... Je me demande quel goût ça a....

- Il y a encore une épidémie de gastro ou vous avez décidé d'organiser une tea party ? Les bidets sont au fond à gauche si jamais.

Alors comme ça, y'avait des bidets pas loin... Malgré tout ce temps, le Jolly Roger me cache encore des choses, Maman.
Mais c'était drôle, ironique même : c'est pas à ce gars-là que Taz apprendrait où se trouve les chiottes. Il avait bosser ici quand même !

L’intéressé a eut l'air plus agressif, comme en position de défense quand il a craché :

- T'es qui, toi ?

Fais attention, Maman, ça mord, ces bestioles. Pense toujours à te désinfecter, c'est très venimeux qui plus est. Y'en a qui en sont mort. C'est terrible.

Après avoir peser le pour et le contre, j'étais finalement content que Taz vienne : à défaut d'une histoire, on aurait peut-être droit à une bagarre. En plus, en entrant, le médecin a fait fuir certains pirates. Du coup, ils sont moins nombreux. Du coup y'a de la place pour moi. Du coup, bha... j'en ai profité. Je me suis glissé telle une anguille et j'ai réussi à me trouver une place près de la sortie (au cas où, il fallait filer).

J'entendais la voix d'Oswald Avery. Tu sais qui c'est ? Non, tu ne sais pas. Bha, c'est Oswald, notre cuistot. Et il cuisine aussi bien que toi, tu te rends compte ? Ouais, c'est possible.

- Avec vous deux, c'est sûr qu'yaura moins d'malades sur le Jolly !

J'ai haussé un sourcil. Et déjà, j'imaginais Taz et le revenant se battre pour des bandages tandis que leurs patients peu à peu agonisaient... Mmmm... Mauvaise idée. Il m'a fallut un moment pour réaliser que l'intervention du cuistot m'avait renseigné sur un détail : le nom. Shadow ? C'est retenu.

[color=#009900]- Bien dit m'sieur Avery![/colors] a lancé Wilhelm DogFish.

« Que quelqu'un les arrête ! » J'ai pensé.

Je me suis demandé ce que répondrait Taz. Et j'ai faillit savoir. Il a commencé par un « Mais bordel qu'est-ce que tu ». Mais y'a eut un rire.

J'ai tourné le tête vers la provenance de ce bruit tressautant. Devine qui c'était ? Je te le donne en cent. Je te le donne en mille. Le Dragon. Punaise, il me met toujours mal à l'aise, celui-là. Lui et son sourire mielleux quand il vous lance des véritables armes destruction massives dans les oreilles.

- Lui, c’est celui qui t’a remplacé quand tu gambadais dans la Lande. il a dit en montrant Taz.

Gambader ? Il aimait avoir le mot qui fait mal, lui.

- C’est dommage que nous ne puissions entendre ton récit... après tout, tu as survécu à quelque chose de terrible... Peut-être que si nous écoutions ce que tu as à dire, avant que l’Île ne dévore ta mémoire, nous pourrions mieux nous protéger des pièges de la Lande. Il a continué.

« Tu parles. Tu t'en fout. La vie de pirate c'est fait de danger, c'est tout. » je me suis dit.

Taz, en digne chirurgien, n'a pas manqué de précision quand il a balancé :

- Oh toi le Dragon, tu te calmes, une chose à la fois. Je sais bien ce qu'on dit sur les types qui savent pas contrôler leur rire, mais pas de précipitation.

J'étais un peu surpris, tu sais. Pourquoi il intervenait comme ça ? Un élan de solidarité ? Alors, ça existe ici. C'est beau, cet instinct qui vous pousse à défendre votre prochain parce que vous retrouvez de vous en lui. C'est beau, bordel ! Taz, l'empêche de se confier pour préserver la santé mentale de Shadow. Y'a rien a dire, Maman. Même les pirates ont du cœur. Bon, il m'empêchait d'entendre ce que Shadow a à dire, mais quand même. Y'a l'beau geste.

- Non, en fait c'est bon. Raconte ton truc, on discutera après.

Bha... non, en fait.

Et là, encore, Shadow aurait pu ENFIN déballer si Wilhelm Dogfish avait pas balancé :

-  Ce qu'on dit sur les types... Qui savent pas contrôler leur rire? On dit quoi sur ces pirates la?

- On s'en fiche de ça. J'ai marmonné.

Cette fois, il allait cracher le morceau ! Rien ni personne ne l'en empêcherait ! Vas-y ancien doc, parles !

- C'est vrai que c'est malheureux, n'est-ce pas ? Il faut croire que ma mémoire fait chou blanc sur ce que j'ai vécu là-bas. En revanche, je me souviens de qui tu es, Dragon. a dit Shadow en lançant un air appuyé vers l'intéressé.

J'ai grimacé. Il n'allait rien dire. Bon sang ! Mais au moins, il remettait le Dragon à sa place, quel spectacle !

Il a chopé un bol que lui tendait Oswald avec un air assez ému. C'est vrai qu'il nous fait de la bonne bouffe, Oswald. Il me donne faim en plus.

- Soit, j'ai été remplacé. Tant mieux, j'aurais plus besoin de soigner vos conneries. De toute façon, vous êtes tellement pétochards que ça changera rien du tout. Par contre, toi.

Il s'est tourné vers Taz :

- Compte pas sur moi pour devenir ton patient. Je me débrouillerais. J'ai appris quelque chose dans les Landes : C'est chacun pour sa gueule.

Il nous laissa un grand sourire. Chapeau, Shadow. Et comme pour appuyer ses propos, il s'est mis à se soigner, comme ça. Bim. Il était fort. Il a finit par lâcher :

- Vous voulez vraiment savoir ? Les Landes, c'est la mort. Tu ne survis que par un coup de chance, c'est tout. Pour m'en sortir, j'ai marché, c'est tout. faut pas chercher, il n'y a pas de solution unique. T'es sur l'île de Never Never Land, rien n'est logique, ou alors t'es drôlement con si tu penses y aller pour te promener.

Qu'est-ce que j'étais déçu... Tout ce suspense pour rien. Ah, bon sang. Fib qui n'était pas loin de moi, vu qu'il allait quitter la pièce a lancé :

- Les Landes c'est la mort hein ?  Pour un macchabée je te trouve drôlement vivace gars. Et t'y es allé pour quoi toi, hein ? Pas pour te balader je suppose. T'as décidé d'en faire ton lieu de villégiature ? Bien joué. Ça t'a fait perdre combien d'années de ta vie au juste hein ? J'me demande ce que tu as raté... à part l'arrivée d'autres médecins à bord bien sûr, c'doit pas être super agréable de revenir dans l'coin et le trouvait chaudement occupé par quelqu'un d'éventuellement plus compétent. T'comptes faire quoi maintenant ? Ré-apprendre à te servir d'un seau et d'un serpillière ? Ca tombe bien le pont est dégueulasse. Ca va pas être évident de récupérer ta place ici... pas d'existence dans les ombres, pas d'existence à bord... bel avenir. Au fond il aurait peut-être mieux fait de se laisser crever là bas, dans cet endroit maudit. C'était sans doute préférable que de rester sur cette île pour l'eternité, de se faire bouffer par une bestiole, étriper par un gamin perdu ou un indien de passage. Sans oublier les sirènes...

J'ai fixé Fib. Dès qu'il a prononcé le mot "dégueulasse", je me suis figé. J'entendais plus trop la suite. J'avais d'la rage dans mon bidet. Et d'la rancœur dans mes yeux. Le pont est dégueulasse, le pont est dégueulasse. Mais comment il peut dire ça, cette espèce de... ?! Je lui en foutrai, moi, des ponts dégueulasses !

- Au passage Doggy pour enfin on dit que les personnes qui savent pas contrôler leurs rires savent pas non plus contrôler leur queue. qu'il a ajouté.

Charmant.

Mais le dragon a trouvé encore pire :

- … c’est p'têtre pas si faux que ça, mais le dites à personne surtout...

Il se dandine, il ondule, il fait l'hésitant. Ah, j'te jure. Si je quitte ce navire, il me faudra des mois pour m'en remettre totalement.

Mais là, ce qui me taraudais, celui que je fixais, c'était Fib, le Gabier. Encouragé, lancé par la colère j'ai lâché d'un ton calme, amusé mais ironique.

- Le pont dégueulasse ? Qu'est-ce qu'on se marre !

J'ai éclaté de rire. Rire forcé, bien entendu. Et j'ai repris d'un ton froid de manière à n'afficher presque aucune émotion.

- T'en a d'autres des comme ça ?

J'ai soupiré. J'allais sans doute m'en prendre plein la poire après ça, mais tant pis. Mon honneur était en jeu. Jim était plus simplement victime du crime, il était l'avocat de tous les mousses et les nettoyeurs de carreaux de cette terre. Il fallait frappé fort.

- Il resterait propre plus longtemps, si y'en avait pas qu'ont la bonne idée de pisser partout. Que j'ai répondu en posant un regard sombre sur certains pirates que j'avais pris la main dans le sac.

Je me suis repris : ma condition n'était pas l'centre de ce foutu débat. Pour détourner la conversation et peut-être retarder les représailles, j'ai déclaré.

- Et pourquoi il devrait nettoyer le sol ? S'il a survécut à la lande, il est plus que qualifié pour être matelot.

Je pensais ce que je disais. Un survivant à la Lande, il survivrait à la suite. Et puis, comme ça je contredisais le Gabier. Et ça, ça vaut toutes les serpillières du monde.
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Ancien Médecin
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Ven 15 Mai 2015 - 13:43

Chacun pour sa gueule, Taz du retenir un ricanement. Qu'est-ce qu'il croyait le touffu ? Qu'elle allait s'en offusquer ? S'il voulait pas se faire soigner, hein, tant pis pour lui, il pouvait tout aussi bien crever. Juste pas dans sa cabine.

— Permettez que je me soigne ?

— Vas-y, fais comme chez toi, lui lança-t-elle nonchalamment avant de l'observer se démener pour se soigner seul coûte que coûte. Franchement, c'était plus pathétique qu'honorable mais au moins ça avait le don de la faire doucement rire, de voir sa jolie gueule grimacer sous la couche de moquette qui l'en recouvrait pendant qu'il épongeait ses petits bobos.

Puis il commença à causer des épreuves terribles qu'il avait traversé là-bas, dans les Landes mais sans pour autant entrer dans les détails. Une poignée de phrases balancées aux pirates curieux comme quelques croquettes à une bande de chiens affamés.
Explication qui ne sembla pas satisfaire beaucoup de monde, dont Fib qui sortit tout à coup de son mutisme :

— Les Landes c'est la mort hein ? Pour un macchabée je te trouve drôlement vivace gars. Et t'y es allé pour quoi toi, hein ? Pas pour te balader je suppose. T'as décidé d'en faire ton lieu de villégiature ? Bien joué. Ça t'a fait perdre combien d'années de ta vie au juste hein ?

Eh bien, eh bien, apparemment le silence ne réussissait pas si bien au Tétrodon qui semblait s'être décidé à ouvrir les vannes.

— J’me demande ce que tu as raté... à part l'arrivée d'autres médecins à bord bien sûr, c'doit pas être super agréable de revenir dans l'coin et le trouvait chaudement occupé par quelqu'un d'éventuellement plus compétent. T'comptes faire quoi maintenant ? Ré-apprendre à te servir d'un seau et d'un serpillière ? Ca tombe bien le pont est dégueulasse. Ca va pas être évident de récupérer ta place ici... pas d'existence dans les ombres, pas d'existence à bord... bel avenir.

Taz eut envie de tapoter la tête du gabier avec approbation, mais elle craignait d'y perdre quelques doigts. Alors elle se contenta d'accompagner le Dragon dans sa primitivité.

— Au passage Doggy pour info on dit que les personnes qui savent pas contrôler leurs rires savent pas non plus contrôler leur queue.

S'immobilisant, la Phalange sentit la fébrilité ressentie une seconde plus tôt s'en aller decrescendo . Foutu Fib qui lui avait volé la chute de sa blague, elle allait lui faire remonter son pied jusqu'à la gorge.

— … c’est p'têtre pas si faux que ça, mais le dites à personne surtout...
— Trop de détails, sérieusement, ferme-la.

Alors qu'elle s'apprêtait à rester à râler les bras croisés, un autre pirate trouva manifestement le moment opportun pour laisser s'exprimer sa propre colère.

— Le pont dégueulasse ? Qu'est-ce qu'on se marre !

Tournant la tête pour localiser d'où venait l'intervention, le yeux de Taz tombèrent sur le petit mousse qui avait un temps de retard dans la discussion mais semblait déterminé à y apporter sa contribution.

— T'en a d'autres des comme ça ? Il resterait propre plus longtemps, si y'en avait pas qu'ont la bonne idée de pisser partout. Et pourquoi il devrait nettoyer le sol ? S'il a survécu à la lande, il est plus que qualifié pour être matelot.

Il avait l'air vraiment remonté le Crazyleg.

Oh la la, quel drame, marmonna-t-elle.

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Smee
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Sam 16 Mai 2015 - 0:00

Amusant. De toute évidence il suffisait de mentionner un changement de poste au sein de l'équipage pour que le concerné débarque. Taz avait-il senti le feu qui lui cuisait les fesses, la menace qui planait au-dessus de sa tête ? Probablement. Du moins Smee ne vit pas une coïncidence. Au moins cela apprendrait peut-être au médecin d'être davantage présent au sein de son office, plutôt que de vadrouiller on ne sait où sans avoir l'autorisation, ou même prévenu un supérieur.

Le second n'avait pas pipé mot, observant son équipage au sein de son milieu naturel. Les pirates se révélèrent être de véritables requins qui, dès que leur supérieur n'était plus là, se jaugeaient du regard, claquaient de la mâchoire, prêts à s'entre-déchirer mais sans oser franchir la ligne. Smee espéra même que Shadow et Taz en viendraient aux mains – au moins cela aurait réglé la question de savoir qui demeurerait le docteur sur le navire. Mais rien n'advint, Shadow allant panser ses plaies dans son coin tandis que Taz... ne faisait rien, hormis râler.

Attitude typique de la « bonne femme », preuve que sous ses airs de mâle jouant les dominants, il demeurait un cœur de femelle.

Les esprits s'échauffaient. A chaque minute passé, Smee sentait que la situation était en perte de contrôle. Face à la comédie de Lòng il eut un ricanement moqueur. L'attitude de l'asiatique confirmait sa théorie comme quoi le matelot n'avait pas pu participer au viol collectif d'Harfang Cendrée. Il avait plus l'étoffe du jouvenceau servant de repas à des mâles en manque de femme, plutôt que le faciès de prédateur.

Smee se saisit du pistolet à sa ceinture, pointant le plafond avec son canon. La détonation retentit dans toute l'infirmerie, répercuté par l'étroitesse des lieux. Le second n'eut pas un regard pour le trou laissé par la balle. Ce n'était qu'un dommage collatéral.

« Dois-je vous rappeler à vous tous, truandaille, que seul le capitaine est habilité à définir le rôle de chacun ? Je pourrais bien lui toucher deux mots de ce qui a été dit dans cette cabine. Certains pourraient voir leur ascension se transformer en... rétrogradation. »

Se rapprochant du mousse, Smee lui adressa une tape sur l'épaule.

« Faut croire que le moins abruti de tous dans cette cabine soit le plus jeune. Et ça se dit être des adultes. Vous valez pas mieux que ces mômes qui sont prêt à se dévorer les uns les autres pour les beaux yeux de leur roi. »

Avisant l'unique chaise présente dans la pièce, probablement celle du médecin (et donc de Taz), Smee la prit et s'assit dessus, fesses sur le haut du dossier. Le pistolet reposait toujours dans sa main, prêt à tirer un second coup pour calmer les plus récalcitrants.

« Résumons les faits. Shadow est de retour parmi nous, le capitaine statuera sur son futur poste. Taz a ses miches sauvées, il pourra rester médecin. Vous que vous vous répandiez en plaintes sur votre vie de forban, continuez donc. Je ne voudrais pas vous déranger. »

Le pistolet retourna à sa place, à la ceinture de Smee. Son fidèle poignard était désormais entre ses doigts, éclat argenté qu'il faisait valser sans crainte.

« Je ne suis, après tout, que le second. L'homme qui, en absence du capitaine, incarne sa voix, sa main. »

Quand le chat n'est pas là, les souris dansent. Mais le chat a parfois un compère présent pour prendre sa place. L'équipage ne devait pas négliger ce détail.
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Wilhelm DogFish
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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Lun 18 Mai 2015 - 2:01

✖ Vous voulez vraiment savoir ? Les Landes, c'est la mort. Tu ne survis que par un coup de chance, c'est tout. Pour m'en sortir, j'ai marché, c'est tout. faut pas chercher, il n'y a pas de solution unique. T'es sur l'île de Never Never Land, rien n'est logique, ou alors t'es drôlement con si tu penses y aller pour te promener.

DogFish avait entendu, mais n'avait pas vraiment écouté car quelque chose avait attiré son attention, bien plus fort encore que la curiosité qui l'avait dévoré il n'y avait pas une minute avant cela.
Le pirate regardait Shadow fixement, certes, mais il ne le regardait pas vraiment dans les yeux, ca non.
Il avait baissé la tête, comme il le faisait si souvent, donnant cette impression de soumission constante, mais bien sur, il n'en était rien.

Shadow avait retiré ses chaussures dans un geste impudique, frisant l'indécence. Certes, l'ancien nouveau était blessé, il devait se soigner comme il l'avait lui même signalé, mais tout de même... Tout de même...
Wilhelm avait du mal a garder le contrôle du fil de ses pensées, et les expressions de son visage dont les yeux restaient étrangement fixe, ayant oublié de cligner depuis plusieurs minutes déjà, commençaient a être secoué par quelques tics nerveux.
Ses lèvres, entrouvertes, se soulevèrent d'un rictus étrange; mélange d'un sourire et d'une grimace, découvrant ses dents noires.

Les pieds de l'ancien médecin étaient dans un état déplorable et les yeux du blond s'agrandirent au fur et a mesure qu'il constatait les dégâts.
Alors que Shadow faisait chauffer l'aiguille et commençait a percer les cloques qui parsemaient la plante de ses pieds, DogFish referma enfin la bouche, déglutissant histoire d’éviter de se baver dessus.
Le pirate aurait voulu le faire lui même, il aurait voulu lui arracher l'aiguille des mains et soigner ces pauvres pieds avec plus de délicatesse!
Il ressentait a la fois l'envie et le mépris! Le mépris oui! Comment cet homme avait-il pu traiter aussi mal ses pieds? Les Landes des Songes Morts? Était ce une raison suffisante? Le Pied Beau n'en était pas certain.
Wilhelm lâcha un soupire alors que Shadow bandaient ses pieds meurtrit, cachant de la vue de tous les blessures qui les recouvraient.

Non... Il avait fait ce qu'il avait pu!  Au moins, il était rentré avec la paire!

- OOOOOOOOOOOH

Le son emis juste a sa droite sorti DogFish de sa rêverie et le Pied Beau tourna la tête vers le Dragon, clignant trois fois des yeux alors que ceux ci commençaient a lui bruler d’être restés trop écarquillés.

Hein? il avait raté quelque chose?

- Au passage Doggy pour info on dit que les personnes qui savent pas contrôler leurs rires savent pas non plus contrôler leur queue.

Les yeux de DogFish se posèrent un instant sur Fib, un peu perdu, puis, il s'essuya la bouche d'un revers de manche tout en se tournant de nouveau vers Lòng, l'air interrogateur.
Le visage de Wilhelm se crispa lentement en une grimace dégoutée alors que l'information remontait progressivement au cerveau.

- … c’est p'têtre pas si faux que ça, mais le dites à personne surtout...

— Trop de détails, sérieusement, ferme-la. Lança Taz, tel un héros! Mais il était trop tard, le mal était déjà fait.

Le blond resta consterné devant son collègue qui papillonnait, l'air ravie. Il ne savait vraiment, mais alors vraiment pas quoi penser de... de ca. C'est après avoir fixé le Dragon comme s'il s'agissait du Kraken en personne pendant une bonne 20ène de seconde qu'il finit par détourner le regard, piquant d'un fard, préférant pour une fois regarder le mur en vieux bois de la cabine. Oui. C’était très intéressant ca, le mur.

- Le pont dégueulasse ? Qu'est-ce qu'on se marre ! HAhahahahaha! T'en a d'autres des comme ça ?  Il resterait propre plus longtemps, si y'en avait pas qu'ont la bonne idée de pisser partout. Et pourquoi il devrait nettoyer le sol ? S'il a survécut à la lande, il est plus que qualifié pour être matelot.

DogFish se retourna, reconnaissant la voix de Jim qui venait de s'exprimer, ma foi, avec beaucoup de hargne!
— Oh la la, quel drame... Marmonna Taz, se moquant littéralement de la tirade du mousse.
Et Wilhelm n'en pensait pas moins! Il n'avait pas l'habitude de voir la demie portion s'exprimer de cette façon, et cela ne lui plut pas beaucoup! Qu'est ce qu'il lui prenait a celui la hein? Avait-il oublié ou se situait sa place dans la hiérarchie?

Une détonation le fit littéralement faire un bond en arrière, manquant de se ramasser sur Shadow. Il se rattrapa a la paroi de la cabine, blanc comme un linge. Le second venait de tirer une balle en l'air.

DogFish déglutit, sentant ses dents claquer dans sa bouche, il reprit contenance en écoutant Smee les réprimander avec sévérité.
Lui n'avait pas oublié la hiérarchie, et resta donc silencieux, l'air penaud, fixant le second par en dessous tout en l’écoutant.
Il ne pu s’empêcher de grogner en fusillant Jim du regard lorsque la Mouche le "félicita", jaloux comme un poux! Ha, il ne perdait rien pour attendre le mousse! Alors comme ca la demie portion était devenu le chouchou? Qu'avait-il bien pu faire pour attirer les faveurs du second ainsi? C’était injuste! Le Pied Beau ne manquerait pas de l'interroger plus tard...
La Mouche continua sa tirade, remettant les points sur les i et chacun a sa place avant de terminer de façon assez magistral.
« Je ne suis, après tout, que le second. L'homme qui, en absence du capitaine, incarne sa voix, sa main. »

DogFish avala sa salive avec difficulté. Il se sentait mal, écrasé par les remontrances de la Mouche. Il aurait presque eu envie de pleurer mais se retint, se contentant de se vouter, se faisant plus petit. Il se sentait oppressé oui, mais aussi, étrangement, rassuré. Smee avait rappelé qui était le chef, et bien que ces démonstrations étaient très intimidante, elles avaient aussi l'avantage d'apaiser les esprits. Il n'y avait pas a discuter, a réfléchir, a douter, car il n'y avait pas de décision a prendre. Il n'avait qu'a suivre les supérieurs.

Quelque peu calmé et ragaillardit, DogFish tourna la tête vers Shadow, juste a coté de lui et posa une main amicale sur son épaule, un sourire tordu déchirant son visage encore nerveux.

"Bon retour sur le bateau, Shadow!" Son sourire s'agrandit un peu plus, ses dents noires luisant a la lueur des lampes "Ca fait plaisir de te revoir, tu nous avait manqué!"






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MessageSujet: Re: Un revenant de l'ombre   Lun 18 Mai 2015 - 20:04

Le rythme était rapide dans la petite cabine. Lorsque Shadow a fini son repas, j'ai posé le bol par terre, je me suis adossé au mur du fond, où il y avait moins de monde, et j'ai fermé les yeux, buvant de temps en temps une gordée de tequila-Brau'. Ce boucan qu'ils faisaient! Le plus bizarre c'est que y'avait beaucoup de discussion sur le futur job de Shadow, et tout le monde se foutait de lui allègrement, à sa manière. À part peut-être DogFish.. Personne en tous cas ne le prenait au sérieux. Je dois avouer que moi aussi il me faisait bien rigoler. «Les Landes, c'est la mort», pauvre petit chou, il avait plein de bobos aux pieds. J'ai raccroché ma flasque à ma ceinture et me suis rapproché du débat.

— Oh toi le Dragon, tu te calmes, une chose à la fois. Je sais bien ce qu'on dit sur les types qui savent pas contrôler leur rire, mais pas de précipitation.

J'ai gloussé. Il savait toujours dire ce qu'il fallait dire celui-là. J'avait un respect immense pour ce type. Mais parviendrait-il à couper le sifflet de Lòng? C'était pas très très probable, quand il était parti...

─Au passage Doggy pour info on dit que les personnes qui savent pas contrôler leurs rires savent pas non plus contrôler leur queue.

─ … c’est p'têtre pas si faux que ça, mais le dites à personne surtout...

— Trop de détails, sérieusement, ferme-la.

Ça m'étonnait qu'elle réussisse à faire taire Lòng en disant simplement ça. Peut-être qu'il se tairait un tout petit peu. Doggy avait l'air tellement gêné. D'un type comme ça c'était tellement bizarre qu'il soit si coincé. Moi pour ma part j'ai ricané... Pas bien longtemps. Je savais contrôler mon rire, moi, et donc ma... ma "queue" hinhinhin. Je l'ai d'ailleurs remise en place à travers mon pantalon avec ma main gauche, elle avait la fâcheuse habitude de "partir en couille" (et c'est le cas de le dire) sur ma cuisse et c'est plutôt gênant. Puis j'ai donné une petite tape amicale sur l'épaule du Pied-Beau qui allait sûrement fondre tellement il était rouge.

─ Ahlala, détends-toi un peu! Fais pas ta...

J'étais à deux doigts d'ajouter "mijaurée" mais j'en ai pas eu le temps. Déjà le mousse se la ramenait à son tour et s'énervait à cause de conneries de pont sale. Je mettais peut-être soulagé dessus plusieurs fois, et alors? Pour qui il se prenait ce sale morveux? 15 ans, pas un poil au menton et il se permettait de parler comme ça?! Et d'ailleurs il n'était pas le seul à nettoyer le plancher, tous les autres matelots s'y collaient, après tout. Pauvre biquet. Encore une fois j'ai pas pu en placer une, mais je pense que je lui aurais collé ma main dans la gueule, d'ailleurs j'avais commencer à la lever. Trop tard. Un coup de feu a retenti dans l'infirmerie, et Wilhelm qui était toujours à côté de moi a sursauté. C'est uniquement pour ça que j'ai encore ri. Faut dire que la situation me rendait absolument euphorique et le moindre petit truc aurait pu me faire exploser de rire. J'ai couvert ma bouche avec ma main et me suis laissé étouffer dans mon rire nerveux, tandis que le second faisait un sermon, comme si on avait été une bande de gamins. J'étais devenu tout rouge et franchement je tenais pas à ce qu'on me remarque. J'ai lâché entre deux gloussements:

─ Euh... S'cusez moi, j'ai le dessert à faire.

Puis j'ai ramassé le récipient vide qui traînait par terre et je me suis rué dehors, claquant la porte derrière moi. Les valves se sont ouvertes d'un coup et j'ai éclaté d'un rire bruyant. Je suis peut-être passé pour un dingue, enfin j'avais pas besoin de ça pour me ridiculisais, ça m'en compte de l'admettre mais je dois bien le reconnaître... Je m'esclaffais tant que j'étais incapable de marcher droit, que je m'appuyais tous les cinq mètres sur les murs du couloir et que j'ai même failli me pisse dessus (je me suis soulagé à côté du balai et de la serpillière de ce petit con de mousse, ça lui ferait les pieds!).

Et même dix minutes plus tard, alors que je coupais des fruits, j'ai manqué me couper l'index tellement je rigolais encore. Ouais, ouais. Je rigolais tout seul dans ma cuisine. Mais si quiconque se fout de ma gueule, il aura pas de bouffe ce soir. Il me restait quand même le mince espoir que les murs isolaient le sol et que je sais pas par quel trou dans le mur mes éclats s'envoleraient pas directement dans l'infirmerie.

HRP:
 







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