Partagez | .
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Ancienne Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: [Libre] Détresse nocturne    Lun 6 Avr 2015 - 22:12

La vieillesse, la maladie, la mort. C’est ce qui avait touché Ibis chatoyant en plein cœur le jour même.
Ca faisait plusieurs nuits qu’elle ne dormait pas, ou mal, ses rêves étaient agités, sombres, présages funèbres ? Oui, visiblement. Elle était épuisée en ce moment, les traits tirés, plus l’envie de se peindre, plus l’envie de danser ni de chanter. Elle était tendue, se demandant pourquoi elle ne dormait pas, tentant ses remèdes, demandant au chaman d’interpréter ses cauchemars récurrents, mais lui-même n’avait pas de réponse à lui apporter.
La signification de ses angoisses s’imposa à eux quelques jours plus tard. Alouette Intense, sa grand-mère, se sentait mal. Elle était tombée en forêt, ne pouvant plus marcher, un os de la hanche brisé. Ibis avait beau mettre œuvre tout ce qu’elle lui avait enseigné, elle ne pouvait ressouder les os plus vite que le corps humain ne le permettait, elle ne pouvait qu’apaiser les souffrances de son aïeul. Alouette était vieille, fatiguée, n’avait pas la force de se battre, même sous les encouragements farouches d’Ibis.  Une de ses plaies s’était infectée, la jeune guérisseuse pansa ses blessures, nettoya les plaies, lui donna potions et onguents, mais après un léger mieux, au bout d’une poignée de jours, la vieille femme s’éteint, emportée par la fièvre et la fatigue.

Bien qu’elle sache que sa grand-mère était mieux là où elle était à présent, qu’elle allait se réincarner, Ibis ne pouvait pas s’empêcher d’être profondément triste.
La tribu prépara la cérémonie pour le soir même. Ibis et ses parents s’occupèrent de préparer Alouette pour son long voyage. La jeune indienne peint le visage de la vieille femme, des peintures de guerre, pour lui donner la force et le courage de trouver son chemin après sa crémation.

Le soir venu, on installa l’ancienne guérisseuse au sein du grand brasier, le chaman chanta. La mort ne faisait pas peur aux Delaware, une fois Alouette disparue de ce monde-ci, le clan se mit à chanter, à fêter son départ, sa future forme sur ces terres ou sur d’autres. Ibis ne pouvait pas. Elle était prostrée à regarder le feu, sentant sa gorge se serrer et ses yeux brûler. Elle ne comprenait pas cette tristesse, jamais elle n’avait ressenti ce pincement au cœur lors des cérémonies mortuaires, jamais elle n’avait perdu quelque d’aussi proche auparavant.  
Un papoose vint la voir, et avec la candeur et la cruauté innocente des enfants, lui demanda « Pourquoi tu danse pas ? C’est parce que t’as pas réussi à la réveiller ? ». Le « tu » lui fit mal. Effectivement, ELLE n’avait pas réussi à la réveiller. Est-ce que si elle avait eu plus d’expérience, elle aurait pu la sauver ? Est-ce que si Alouette avait pris un apprenti différent, elle serait encore en vie ?

Ibis s’enfuit du village, courant à travers la forêt. Courant à en perdre haleine, courant plus vite que jamais, fuyant son village, fuyant la mort de son aïeul, fuyant la pression qu’elle s’était mise depuis près de dix jours, fuyant la responsabilité qu’elle était la seule à s’imposer. Elle courut sans faire attention aux arbres devant elle, sans faire attention aux branches perdues dans la pénombre de la nuit, se cognant plusieurs fois brutalement dans des troncs, à s’en démettre l’épaule, ne s’arrêtant pas en sentant des branchages cisailler ses jambes nues.
Elle courut de longues minutes, jusqu’à ce que ses jambes ne se dérobent sous son poids. Ibis s’écroula au sol, lâchant un long cri de rage et de désespoir. Son hurlement s’essouffla, enfermé dans sa gorge serrée. Sa vision se brouilla alors que de lourdes larmes roulaient sur ses joues. Ibis ne pouvait pas se relever, ses jambes la brûlaient, ses muscles trop sollicités ne voulaient plus lui obéir. Elle donna quelques coups de poings dans le tronc de l’arbre le plus proche, crachant sa colère, sa rage, et sa tristesse, ne s’arrêtant que quand elle sentit ses phalanges meurtries. Elle extériorisait comme elle pouvait la douleur qui lui serrait la poitrine, jusqu’à sentir sa rage se calmer. Elle pleurait à grosses larmes, sentant la fatigue de ses nombreuses nuits blanches l’assaillir, alors qu’elle se recroquevillait contre un tronc d’arbre, les mains plongées dans sa crinière rose, les yeux perdus dans le vague.
Revenir en haut Aller en bas
Nandy
avatar

☂ Enchanté ☂


✘ AVENTURES : 112
✘ SURNOM : Le Détraqué
✘ AGE DU PERSO : Inconnu

✘ DISPO POUR RP ? : Yep yep !
✘ LIENS : Join us, be our friend,
Or just be stuck and defend.

MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Mar 7 Avr 2015 - 20:04




Détresse nocturneIl n'est pas de détresse pour celui qui a terminé son voyage, qui a abandonné tout souci,
qui s'est libéré de toutes parts, qui a rejeté tous ses biens.




Encore une fois, comme toujours, les grincements sourds du Détraqué raisonnaient dans les allées du parc d'attraction, couvrant les rires des Clowns un peu trop naïfs pour oser sortir et montrer leurs visages peinturlurés au robot. Mais ce soir-là, il n'y avait aucun rire ni pleurs d'enfants qui résonnaient dans le parc, ce qui lui donnait un air presque silencieux et calme.

Après avoir fait deux fois le tour des attractions pour vérifier qu'aucun enfant ne s'était égaré par-là, Nandy avait fini par s'aventurer plus loin. Pourquoi serait-il resté dans le parc après tout ? S'il n'y avait personne à secourir des monstres et des ténèbres, autant traîner les pattes ailleurs. Cela lui arrivait, parfois, de s'aventurer prés des cabanes des garçons perdus, mais également de se perdre dans la forêt, avant de suivre des chasseurs au lever du jour. Bien souvent, c'était grâce à ses chères petites et innocentes têtes qu'il retrouvait son chez-lui. Après tout, il n'était sur l'île que depuis très peu de temps ; mais combien exactement ? Cela paraissait une éternité, au vu de son état et de celui du parc d'attraction. Si on lui avait posé la question, le Détraqué aurait répondu qu'il était là depuis toujours, mais pourtant très peu de temps. Il n'aurait su dire, tant sa mémoire défaillait.

Jusqu'où avait-il bien pu marcher ? Nandy n'aurait su dire, mais tout autour de lui se dressait désormais une multitude d'arbres parfois aussi hauts que le sommet enneigé. Sans doute devaient-ils être aussi vieux que l'île elle-même. Dans tous les cas, la forêt était bien plus apaisante que le parc d'attraction, tant en matière de sérénité que de bruits environnants. Il n'y avait que la nature, les cris des animaux nocturnes, les rares ronflements de ceux diurne, le souffle du vent, mais également de lourds sanglots. Comment? Des pleurs si loin des cabanes des garçons perdus ? En était-ce un qui n'avait su retrouver le chemin de son foyer ?

Bien décidé à répondre à cette question, l'enchanté s'orienta en direction du bruit, avant d'entendre un tronc frémir sous les coups de poings de l'âme esseulée. Que se passait-il ? Qui pouvait bien s'en prendre aux arbres tout en laissant de lourdes larmes s'échapper de ses yeux ? Très vite, les lumières rougeâtres de l'animatronique se posèrent sur l'origine de tout ce fracas. Là, une jeune fille, recroquevillée contre les racines et le tronc d'un puissant arbre, comme si elle lui demandait pardon pour cet affront. Au premier coup d’œil, le Détraqué crut avoir affaire à un enfant, à cause de la posture de la Tornade rose ; mais il se rendrait bien vite compte que ce n'était en rien le cas.

Toutefois bon samaritain, l'ours mécanique s'approcha de quelques pas, sans imposer sa présence pour autant ; qui sait comment pouvait réagir une personne en proie à ses démons.

« Que fais-tu seule au beau milieu des bois ? lui demanda-t-il de sa voix rauque mais néanmoins amicale, Es-tu perdue ? »

Dans sa pauvre tête, ces mots résonnaient comme un triste écho. Voilà des paroles que la créature n'avait de cesse d'utiliser, encore et encore, à chaque fois qu'elle tombait sur une âme solitaire. Espérons juste que celle-ci se montre trop adulte à son goût pour finir entre ses griffes.


© Jawilsia sur Never Utopia











Dernière édition par Nandy le Mer 15 Avr 2015 - 2:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancienne Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Jeu 9 Avr 2015 - 18:56

Accablée par ses sombres pensées, les yeux d’Ibis se perdaient dans l’immensité de la forêt. Maintenant qu’elle s’était un peu calmée et que ses larmes s’étaient taries, pour l’instant, elle se demandait jusqu’où elle avait couru.
Son corps était douloureux, elle n’avait pas été tendre avec elle-même, s’était fait mal tout à fait délibérément… Ça lui arrivait souvent lorsqu’elle pétait un câble, devenant folle de rage, de colère, ou comme aujourd’hui, de tristesse, de se violenter comme cela. La douleur lui permettait souvent de revenir à la réalité, mais elle le regrettait toujours le lendemain quand elle peinait à se bouger. Mais visiblement incapable d’apprendre de ses erreurs, elle recommençait à chaque fois.

Alors qu’elle reniflait, serrant ses bras autour de son corps, se demandant par où elle avait bien pu arriver, une sorte de grincement se fit entendre. Ibis sursauta, ça venait d’où ça ? Depuis quand la forêt grince ? L’indienne leva la tête, aux aguets, commençant à avoir un peu peur dans le noir semi-complet, alors que personne ne savait où elle était et qu’elle était tout à fait vulnérable.
Un pirate peut-être ? Oh non, elle n’avait pas envie d’en découdre, elle voulait juste se morfondre…

Finalement, la peau-rouge aperçut deux loupiotes rouges briller en face d’elle. Ces lumières lui donnaient froid dans le dos, elle ne savait vraiment pas ce que ça pouvait-être.
Plissant les yeux, elle réussit à distinguer la forme d’un ours, sous certains angles, les rayons de lune perçant entre les feuilles faisaient briller son revêtement doré.
Une machine ? Un ours mécanique ? Un ours mécanique qui parle !
La voix rauque de l’ourson la fit frissonner, à moins qu’elle ne se soit juste refroidie en arrêtant de courir…

Ce qu’elle foutait là ? Aucune idée… Si elle était perdue ? Apparemment… Non, en se concentrant, elle réussirait à remonter jusqu’au village, elle avait laissé une flopée de traces derrière elle. Elle hésitait.

– Je voulais fuir mon village. Je… Je ne sais pas si je suis perdue… Il fait noir, j’ai du mal à me repérer.

C’est vrai, elle était un peu pommée, elle en avait honte, elle qui connaissait le bois joli comme sa poche, la voilà à se demander dans quel coin elle était. Et puis, parler à un ours mécanique déglingué, de nuit, seule au milieu de nulle part… Ses yeux s’humidifiaient à nouveau. Quelques larmes coulèrent sur ses joues, mais elle ne se laissa pas submerger à nouveau par ses sanglots.
Est-ce que cet ours était un ami ou un ennemi ?
Revenir en haut Aller en bas
Ancien Perdu
avatar

Invité



MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Ven 10 Avr 2015 - 22:14

HRP:
 

Balade nocturne
En plein milieu de la nuit, dans une petite chambre remplie d'enfants de tout âge et de toute origine, se tient immobile un gamin. Il regarde par la fenêtre, perdu dans ses pensées, hypnotisé par la Lune. Tout est sombre au dehors. La nuit s'étend sur l'Île. Mais ce n'était pas La Nuit comme on avait pu le voir il y a quelques temps de cela, cette nuit horrible, froide, éternelle, qui faisait peur à tous les habitants. Cette Nuit engendrée par le Croquemitaine, cet être bizarre et terrifiant qui voulait la mort du Roi...
Non, cette nuit là, celle qui s'etend sur le Pays de Jamais est paisible, et belle. Des étoiles scintillent dans le ciel, et illuminent quelque peu l'horizon.

Malgré cette belle nuit, le petit Puppy n'arrivait pas à trouver le sommeil. Il ne voulait pas de la chaleur d'une Mère pour l'apporter au Pays des Songes, et il avait demandé gentiment au Larchand de Sable de ne pas venir l'endormir cette nuit. Rien en particulier ne tourmentait le veilleur, il ne voulait qu'une seule chose : observer l'Île pendant la nuit. Une simple excursion, en somme. Le temps étant de nouveau radieu, la nuit était quelque peu fraîche, juste assez pour que cette fraîcheur soit agréable. Pourquoi donc ne pas en profiter pour faire un tour ?

Puppy tourna les talons, prit son écharpe et son éternelle casquette, puis se dirigea lentement mais sûrement vers la porte. Il prit au passage un lampion -il n'avait pas trouvé de lampe- et une alumette, qu'il avait pris soin de préparer pour sa petite escapade nocturne. Le plancher grinçait sous ses pieds, alors il tenta de sortir le plus vite possible de la pièce. Les veilleuses artificielles étaient éteintes, signe que les Mères étaient parties se coucher elles aussi. Le petit en profita pour se hâter de plus belle, et ainsi sortir de la Cabane. Bientôt, il fut devant le Grand Arbre, qu'il regarda une dernière fois, soucieux.

"Pourvu qu'on ne remarque pas mon absence. Je me ferai grondere sinon. Je pourrais toujours rentrer au petit matin, et ne pas me faire repérer..."

Cette idée lui paraissait bonne. L'Éclaireur se mit alors à courir, pour sortir de la limite que les Sentinelles devaient surveiller. Une fois hors de portée de celles-ci, il gratta son alumette sur une pierre. Étincelles. Une petite flamme rouge parut presque aussitôt, flamme dont le garçon se servit pour allumer la bougie de son lampion. Il en remplia le papier pour que la bougie soit protégée du vent. C'était pratique, finalement, et puis, comme il avait une belle couleur ! Il était rouge, avec un dessin vert et doré dessus. Les contours étaient tracés d'une belle couleur noire, qui tranchait avec les couleurs vives du lampion. Puppy se demandait quel pouvait bien être l'étrange animal présent sur le lampion. Il avait de grandes dents, des ailes, des griffes et des écailles... Ce devait sûrement être la représentation d'une Comète.

Le jeune Éclaireur était libre de faire ce qu'il voulait. Il marcha alors longtemps, ne portant aucun intéret aux bestioles nocturnes qu'il pourrait rencontrer sur son passage, et qui lui seraient peut être hostiles... Il avait la tête ailleurs. Il regardait les petits éclats lumineux qui passaient devant son nez et qui étaient vraisemblablement des lucioles ou des fées, ainsi que le ciel sombre, les étoiles brillantes, la Lune, et le paysage qu'il pouvait distinguer autour de lui grâce à cette dernière, qui illuminait certains coins de son éclat paisible et serein.
Puppy marcha longtemps, jusqu'où ses jambes pouvaient le porter. Dans la nuit, il ne reconnaissait pas certains endroits où il se rendait, et cela l'amusait, sa détermination de continuer était encore plus grande.

"Comme ça, je pourrais connaître les endroits même la nuit, et je pourrais me repérer !"

Se disait-il, alors qu'il pressait d'avantage le pas.

Le garçonnet arriva tant bien que mal dans un coin tranquille, où il décida de s'arrêter pour souffler un peu. C'est qu'il avait fait une sacrée trotte avant d'arriver ici. Mais son repos fut de courte durée, car il entendait des voix. Une voix féminine, triste, et une autre déformée, rauque, qui ne semblait pas appartenir à un humain. Curieux, le jeune Éclaireur décida de s'approcher d'avantage. Il se cacha donc près d'un arbre, et écouta plus attentivement. La voix féminine disait qu'elle s'était perdue en fuyant son village.

"Village ? Il doit sûrement s'agir d'une Peau-Rouge !"

Sans attendre son reste, sans essayer de deviner à qui pouvait appartenir la seconde voix, Puppy se dirigea vers la source du bruit. Là, il essaya de distinguer les formes grâce à la lumière de son lampion. Il reconnut une femme, recroquevillée sur elle-même. Devant elle se dressait un énorme ours aux yeux noirs ou brillaient deux lumières rouges. Le jeune garçon prit peur sur le coup et recula d'un pas, gardant le silence.
Voyant que l'ours n'avait pas l'air méchant, et qu'il paraissait sympathique, avec sa fourrure dorée, le Garçon Perdu se rapprocha d'eux de nouveau. Même si l'étrange animal avait l'air rapiécé, il attirait la curiosité de l'enfant. Il s'excusa alors d'avoir dérangé les deux veilleurs dans leur discussion, puis il leur demanda :

- Que faites-vous là dans le noir ?


Dernière édition par Puppy le Sam 11 Avr 2015 - 16:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Nandy
avatar

☂ Enchanté ☂


✘ AVENTURES : 112
✘ SURNOM : Le Détraqué
✘ AGE DU PERSO : Inconnu

✘ DISPO POUR RP ? : Yep yep !
✘ LIENS : Join us, be our friend,
Or just be stuck and defend.

MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Sam 11 Avr 2015 - 16:09




Détresse nocturneIl n'est pas de détresse pour celui qui a terminé son voyage, qui a abandonné tout souci,
qui s'est libéré de toutes parts, qui a rejeté tous ses biens.




Depuis combien de temps cette pauvre jeune fille était restée là, à pleurer et à chercher un moyen de rentrer chez elle ? Le Détraqué n'en avait pas la moindre idée, mais que sa peine ne soit de courte durée ou éternelle, il lui était impossible de la laisser ainsi. Quelle sorte de gardien serait-il, s'il n'était même pas capable de venir en aide à une âme errante dans la forêt ? Ah, qu'on le démantèle immédiatement, ce n'était pas digne de lui ! Voilà pourquoi il était resté aux côtés de la jeune fille aux bois de cerfs, même si elle lui semblait un peu grande pour être une garçonne perdue. A moins qu'elle n'ait bénéficié d'une croissance exemplaire ? Allez savoir, Nandy n'avait aucun moyen de savoir tout ça et, au fond, ce genre de révélations, ça lui passait bien au-dessus de la tête.

Laissons plutôt place aux explications de l'âme blessée aux yeux aussi clairs que la lune.

« Je voulais fuir mon village. Je… Je ne sais pas si je suis perdue… Il fait noir, j’ai du mal à me repérer, fit-elle d'une petite voix. »

Village, village, drôle de mot pour un garçon perdu. Ce n'est qu'à cet instant-là que la créature se rendit compte qu'il faisait face à une peau-rouge, et pas à un des enfants de Peter Pan. Enfin, aux yeux de Nandy, une âme égarée devait toujours être secourue, quelle que soit son origine ; si on oubliait la plupart des pirates.

« Tu ne sais pas si tu es perdue ? s'étonna-t-il presque, avant de laisser un fin rire s'échapper de sa gorge, mais d'où viens-tu ? »

Toutefois, de telles questions ne purent trouver de réponses dans l'immédiat, car le bruit d'un craquement de branche fit tourner la tête du robot à presque quatre-vingt dix degrés ; sans que son corps n'ait besoin de bouger pour autant.

Ennemi ou ami ? Sur le coup, le Détraqué fut presque prêt à charger cet assaillant armé de cette vive lumière ; quand bien même il n'avait sans doute aucune arme que celle-ci. Une petite étincelle s'échappa des câbles qui tombaient de l'oculaire droit de la créature, avant de disparaitre dans les profondeurs de la nuit lorsque la silhouette d'un enfant se dessina à eux. Encore une âme égarée, une qui s'excusait de troubler une conversation ? Décidément, c'était la journée ! Enfin, la nuit plutôt.

« Que faites-vous là dans le noir ? reprit la voix qui s'était préalablement excusée. »

Visiblement plus détendu par l'apparence de ce nouvel interlocuteur, le corps du robot finit par suivre sa tête, afin de se tourner en direction de l'enfant. C'était sans doute mieux pour converser, moins effrayant surtout.

« Qu'y fais-tu également ? rétorqua l'ours sans répondre à sa question, il n'est pas bon d'arpenter la forêt seul au beau milieu de la nuit. »

Car si le Détraqué posait beaucoup de questions, il ne répondait à celle des autres que très rarement. Qui pouvait bien être ce petit homme à la lanterne, errant dans la forêt sans grand raison ? Peut-être que lui aussi était un gardien des âmes égarées, qui sait.


© Jawilsia sur Never Utopia



HRP:
 










Dernière édition par Nandy le Mer 15 Avr 2015 - 2:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Perdu
avatar

Invité



MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Dim 12 Avr 2015 - 14:24


Nounours curieux et Peau-Rouge déprimée
La Peau-Rouge était toujours immobile, Puppy ne savait pas ce qu'elle faisait, mais une chose était sûre : il savait qu'elle n'allait pas bien. Avait-elle mal ? Était-elle triste ? Pourquoi était-elle ainsi ? Pourquoi avait-elle fui son village ? Que s'y était-il passé pour qu'elle en parte ? Le jeune Éclaireur éprouvait comme de la pitié pour l'Indienne. Il ne supportait pas de voir les gens dans un tel état. Et il était sûr que ce n'était pas avec le gros ours qui posait plein de questions que ça allait aller mieux. D'ailleurs, celui-ci répondit à la question de l'enfant par une autre question, ce qui lui déplut :

- Qu'y fais-tu également ? Il n'est pas bon d'arpenter la forêt seul au beau milieu de la nuit.

- Moi, j'ai juste voulu voir comment était l'Île pendant la nuit !
S'exclama-t-il, et je ne suis pas seul ! J'ai mon lampion.

Sur ces mots, Puppy plaça vivement son lampion juste sous la truffe de l'animatronique, ce qui éclaira la face du robot d'une faible lueur. Il en profita pour bien l'examiner, les yeux rouges  de l'imposante bête le mettant quelque peu mal à l'aise, malgré son air bienveillant. Il retira le lampion tout aussi vite, puis, vexé, lança, à l'intention de l'ours :

- Maintenant, réponds-moi, nounours ! Tu fais quoi, ici ?!
Le jeune garçon s'éloigna du robot pour s'accroupir à côté de la Peau-Rouge, en attendant la réponse du drôle d'animal. Ne portant pas vraiment les filles dans son coeur -et encore moins lorsque celles-ci étaient des adultes-, il fit tout de même un effort pour consoler l'Indienne. Lui mettant la main sur l'épaule et approchant son lampion de la demoiselle, il remarqua les traces de larmes sur ses joues. Elles étaient toutes récentes. Intrigué, l'Éclaireur la questionna :

- Dis Madame, pourquoi ti pleures ? C'est parce que t'es perdue ?
Revenir en haut Aller en bas
Ancienne Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Dim 12 Avr 2015 - 16:23

L’ours semblait l’écouter. Ibis se demanda l’espace d’un instant par où il entendait ? Les oreilles ? Enfin, l’oreille, vu qu’il n’en restait qu’une. Est-ce qu’il n’entendait qu’à moitié ?  C’était un être bien étonnant, et assez déroutant.
Si tout se passait bien, elle aurait surement eu très envie de parler de sa rencontre en rentrant, elle aurait eu envie d’en parler à Alouette…
La vieille femme lui revenait à l’esprit dès qu’elle s’apaisait un peu. Ses yeux la brûlaient et elle sentait sa gorge se serrer à nouveau. C’était ridicule pour une peau-rouge d’être aussi affecté par la mort, elle s’en voulait.

L’ours lui demanda d’où elle venait, elle pesait le pour et le contre de lui dire la vérité quand un craquement se fit entendre. Le robot tourna la tête d’une façon assez effrayante qui donna des sueurs froides à Ibis. Elle-même détourna le regard pour poser les yeux vers la source du bruit. Un garçon, avec une lanterne presque aveuglante dans la pénombre environnante.
Il s’excusa de les avoir coupés avant de leur demander ce qu’ils faisaient ici. Ibis avait une folle envie de lui retourner la question. Elle qui venait de traverser les trois quarts de la forêt pour être seule se retrouvait avec un ours mécanique et un garçon perdu. La solitude était-elle une chose rare au pays de jamais ?

Le corps du robot suivit enfin sa tête, lui redonnant une posture plus rassurante, et sa voix rauque s’éleva dans l’air, ôtant les mots de la bouche d’Ibis.
Il est vrai que les garçons perdus n’avaient pas franchement l’habitude de venir se perdre dans la forêt en pleine nuit… Remarque, ils étaient bien plus près du grand arbre que du village Delaware.

L’indienne voulut détailler un peu le nouvel arrivant, mais la lumière de la lanterne agressait ses yeux fatigués d’avoir tant pleuré.
Elle observait leur échange en silence. Ce garçon était bien imprudent de parler comme cela à un énorme ours mécanique, à croire que Peter Pan ne mettait pas en garde les enfants perdus du danger qui régnait sur l’île.

Il vint s’assoir à côté d’elle après avoir presque ordonné une réponse au Détraqué. Sa main chaude sur la peau d’Ibis la fit tressaillir. Il n’était pas non plus au courant de la fierté farouche des peaux-rouges… Heureusement qu’Ibis était une indienne plutôt extravertie et avenante et qu’il n’était pas tombé sur un indien bien plus sauvage.
Sa question vexait un peu la jeune femme. Pourquoi tout le monde la pensait perdue ? Non, en temps qu’indienne qui se respecte, il lui suffirait d’un peu de concentration pour remonter sa propre piste et retourner au village.

– Je ne suis pas perdue !

Elle aurait voulu rajouter « Je ne pleure pas », mais ses yeux pâles rougis et fatiguaient disaient l’inverse. Elle s’essuya les joues du dos de la main, laissant au passage une petite trace de sang venant de ses phalanges sur la peau de son visage.
Elle plissa les yeux, reprenant plus calmement.

– Tu peux baisser ta lanterne s’il te plait ?

Elle reposa les yeux sur l’ours, espérant que le garçon ne l’ai pas énervé avec ses questions.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Crocodile & Cie
avatar



✘ AVENTURES : 271

MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Dim 12 Avr 2015 - 18:36

Que vois-je ?





Vous ne croyiez pas en voir par ici, n'est-ce pas ? Il semblerait qu'une famille de troll soit partie en vacances dans le Bois Joli. Mais la lumière les irrite ! Ils vous ont repéré et martèlent le sol de leurs pas lourds. L'envie d'écrabouiller ces gêneurs les titille franchement. Dépêchez-vous, car ils sont trois et vous encerclent à vive allure...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nandy
avatar

☂ Enchanté ☂


✘ AVENTURES : 112
✘ SURNOM : Le Détraqué
✘ AGE DU PERSO : Inconnu

✘ DISPO POUR RP ? : Yep yep !
✘ LIENS : Join us, be our friend,
Or just be stuck and defend.

MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Dim 12 Avr 2015 - 18:48




Détresse nocturneIl n'est pas de détresse pour celui qui a terminé son voyage, qui a abandonné tout souci,
qui s'est libéré de toutes parts, qui a rejeté tous ses biens.




Qui était cet étrange enfant à la casquette qui osait errer dans la forêt au beau milieu de la nuit ? Décidément, Peter Pan ne faisait que peu attention à ce que faisaient ses garçons perdus durant la nuit. Qui sait ce qui aurait pu lui arriver, s'il était tombé sur un pirate, un monstre des ténèbres ou bien encore un Clown échappé du parc d'attraction ? Oh, Nandy ne préférait pas l'imaginer, bien trop anxieux à l'idée de ce qui pouvait arriver à ses très chers petits protégés. Mais lui, avait-il seulement besoin d'aide ? Certes, il semblait très bien armé pour affronter les ténèbres, mais pas tellement pour faire face à un éventuel assaillant ; à moins de cacher une arme sous ses habits. Mais visiblement, le petit homme avait d'autres armes pour se défendre et.. pas des agressions d'un ennemi, mais bien des paroles du pauvre ours délabré.

« Moi, j'ai juste voulu voir comment était l'Île pendant la nuit ! aboya-t-il avec assurance, et je ne suis pas seul ! J'ai mon lampion. »

Comme pour mettre ses mots en marche, le garçon perdu leva sa lumière juste sous la truffe du robot, forçant ce dernier à atteindre ses loupiotes pour ne pas finir aveuglé ; enfin, il l'était déjà un peu. Si le marmot n'avait pas retiré son lampion aussi vite qu'il l'avait levé, c'est le Détraqué qui l'aurait fait pour lui. Il n'y avait pas idée d'éblouir ainsi les gens ! Ce n'est pas comme si son artifice passait inaperçu, Nandy avait très bien vu qu'il avait un lampion.

« Maintenant, réponds-moi, nounours ! Tu fais quoi, ici ?! »

Surprit par de telles paroles, le Détraqué ralluma ses lumières tout en suivant l'enfant du regard. Quelle impolitesse, tout de même, de poser une questions avant de tourner le dos à son interlocuteur ! Toutefois, il en fallait plus pour réellement énerver la créature.

« Nounours ? Est-ce ainsi que tu m'appelles ? fit-il, un peu étonné, avant de prendre un ton légèrement agacé, soit. Eh bien, sache qu'avant ton arrivée, je comptais venir en aide à cette âme perdue. »

Au même moment, le petit garçon posa une question à la jeune fille aux bois de cerfs ; sans que l'animatronique ne fasse réellement attention à ce qu'il lui demandait. Peut-être que le petit souhaitait aussi savoir ce qu'elle faisait ici, le tout sur un ton pas très diplomate. Ce à quoi la rose répondit du tac au tac :

« Je ne suis pas perdue ! lança-t-elle non sans un certain agacement avant de se frotter les joues de ses mains frêles, puis de s'adresser au gamin, tu peux baisser ta lanterne s’il te plait ? »

Ah, au moins, la jeune fille n'était pas la seule à être gênée par cette vive lumière plantée dans ses yeux ; avec un peu de chance, le garçon perdu cesserait désormais de les éblouir à tour de rôle. Toutefois, ce n'était pas vers la lumière que les pensées du robot étaient tournées, mais plutôt vers l'impolitesse dont il avait fait preuve. A force d'entendre à tout bout de champ qu'elle était perdue, la rose avait fini par se vexer - enfin, il y croyait - et pour un ours comme lui, c'était somme tout fort gênant. D'une main, il attrapa alors son haut-de-forme qui trônait sur sa tête.

« Mes excuses, reprit-il tout en abaissant son chapeau dans une démarche respectueuse, mon intention n'était pas de te mettre en colère. »

Suite à ces quelques mots, il remit alors son couvre-chef en place, avant de reporter son attention vers l'enfant au lampion, puis vers la jeune fille. Il était de nouveau l'heure de poser des questions.

Mais il ne put même pas ouvrir la gueule pour laisser entendre le son de sa voix, car déjà des bruits sourds firent pivoter son oreille valide dans un grincement rouillé. Interloqué, le Détraqué ne mit pas longtemps avant de se retourner en direction des nouveaux invités de la clairière : une famille de Trolls ! Que venaient-ils faire ici ? Allez savoir, peut-être n'étaient-ils que de passage, où avaient été gênés dans leur sommeil par le bruit de la petite troupe. Calme, mais néanmoins inquiet, le Détraqué n'attendit pas longtemps pour prendre place devant ses deux protégés, et de faire de nouveau entendre le son de sa voix :

« Cette clairière vous appartient-elle ? Si nous vous avons dérangé, nous partirons. »

Toutefois, le robot restait sur ses gardes pour autant ; on ne sait jamais ce qui passer dans la tête d'une - même trois ! - créature sauvage dérangée par un ours mécanique, une fille avec des bois et d'un gosse avec un lampion.

Fallait-il courir ?


© Jawilsia sur Never Utopia











Dernière édition par Nandy le Mer 15 Avr 2015 - 2:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Perdu
avatar

Invité



MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Dim 12 Avr 2015 - 22:06

Troll party imprévue
- Nounours ? Est-ce ainsi que tu m'appelles ? Eh bien, sache qu'avant ton arrivée, je comptais venir en aide à cette âme perdue.

Lança l'ours de sa voix rauque et mécanique. Son ton paraissait à la fois vexé et surpris. Puppy était satisfait qu'il lui ait répondu, mais aussi, sentant qu'il l'avait comme piqué au vif par sa remarque, il se sentit un peu gêné et surtout anxieux. S'il avait mis le gros ours en colère, quelle serait alor sa réaction ? Mieux vaudrait s'en méfier. On ne sait jamais, des grosses bêbêtes comme ça, ça doit faire très mal si ça frappe.

- Je ne suis pas perdue !

Lança la Peau-Rouge d'un ton agacé. Puppy recula un peu, manquant de se casser la figure vu qu'il était toujours accroupi. Il est vrai que le ton qu'il avait employé était désagréable, que ce soit avec l'ours ou la Peau-Rouge, mais il n'y pouvait rien, c'était une mauvaise habitude qu'il avait prise et qui n'était pas prête de le quitter... Il fit la moue en soupirant avant de voir que l'Indienne se frottait les joues, sûrement pour effacer les traces de larmes qui la gênaient. Elle demanda ensuite, avec un ton plus calme :

- Tu peux baisser ta lanterne s’il te plait ?

L'Éclaireur acquiessa, puis se releva. Il s'approcha ensuite de l'arbre le plus proche et essaya d'y accrocher son lampion, pour que tout le monde puisse profiter de la lumière sans y laisser ses yeux. C'est qu'il éclairait vachement bien, cet amas de papier froissé et bariolé. Peut être était-ce dû au choix des couleurs du lampion et qui diffusiaient bien la lumière ? À moins que ce ne soit l'éclat de la bougie ?
Le gamin pensant auparavant que cet objet était inutile ne fut pas déçu. Il était même très content que sa lumière soit aussi utile... Même si elle ne plaisait pas à tout le monde. Au moins, il pourrait rentrer avec sans se oerdre, et mieux encore ! Peut être pourrait-il même aider l'Indienne et le gros nounours -qui n'en a peut être pas besoin- à rentrer chez eux aussi ?

Le jeune Éclaireur vit l'ours s'approcher de la Peau-Rouge, en enlevant son chapeau. Il s'excusa ensuite de l'avoir mise en colère, puis il remit son couvre-chef. Quel gentleman ! Le robot avait réussi à capter toute l'attention de Puppy, qui se demandait d'où il pouvait hien venir, et surtout de quelle époque il venait. Lui n'avait encore jamais vu de chose pareille, il en ignorait même l'existence.
L'animatronique porta son regard à la fois dérangeant et peu rassurant sur l'Éclaireur, puis sur la Peau-Rouge. Sa tête pivotait en faisant entendre crissements lugubres et bruits mécaniques. Attendait-il que je jeune garçon s'excuse de son impolitesse ?

- Nounours, et toi aussi, la Dame rose... Pardon d'avoir employé ce ton avec vous. C'était pas très sympa.

Avait finalement lâché Puppy, qui détestait s'excuser. Il avait fait un effort pour ne pas paraître trop désagréable et indiscipliné aux yeux de ses interlocuteurs. Il baissa la tête juste le temps de refaire un peu la moue puis regarda simultanément l'ours et l'Indienne, avec un air désolé. Au fond de lui, il espérait qu'ils ne lui en veulent pas.

C'est alors que Puppy remarqua ce qui semblait être des formes étranges au loin. Qu'est ce que cela pouvait être ? De plus, ça se rapprochait dangereusement...
L'oreille valide du robot se mit à bouger frénétiquement, puis sa tête pivota de 90°, son corps ne suivant pas son mouvement. Cela lui donnait un air encore plus effrayant. Lui aussi avait apparemment remarqué les formes sombres, qui s'avançaient rapidement vers le groupe, leurs pas lourds faisant presque trembler le sol.
Le petit n'arrivait pas à voir ce que c'était, mais il avait le mauvais pressentiment que ce qui s'approchait était très, très mauvais. Il recula de quelques pas, la peur au ventre. Des grondements affreux se faisaient entendre. L'ours essayait de dialoguer avec les nouveaux venus, leur demandant si la clairière était la leur. Il avait bien du courage, cet ours, à vouloir dialoguer avec ces bestioles qui pouvaient être dangereuses.

- On ne devrait pas rester là... Venez, venez, la lumière servira d'appât...

Avait sussuré l'Éclaireur, la voix tremblante, déformée par la peur. Priant l'Indienne et l'animatronique de le suivre, il reculait tout doucement, s'éloignant toujours plus, à reculons. Il avait pris la précaution de ne pas faire de bruit en marchant. Il avait au préalable laissé son lampion pour que les créatures s'en rapprochent. Peut être était-ce cela qui les attirait ? Si ce n'était pas le cas, elles auraient vite fait d'aller les rechercher, et là tout le monde pourrait s'enfuir... Normalement. Car c'est vrai qu'elles étaient rapides, ces créatures de la nuit.
Arrivé tout près d'un arbre, le jeune Éclaireur décida de se cacher derrière le tronc. Il sentait toujours le sol vibrer à la cadence de la marche des créatures. Il pouvait entendre leurs grognements lugubres qui lui donnaient des frissons. Là, Puppy aurait bien voulu avoir le talent des Grimpeurs, et se réfugier dans l'arbre. Mais il ne pouvait pas, alors il se mit assis tout près de l'arbre, sentant l'écorce à travers sa chemise fine. Il replia ses genoux contre sa poitrine et tremblait. Sa respiration se fit plus saccadée, il avait vraiment très peur. Il ne savait pas ce qu'étaient les bêtes qui s'étaient invitées si soudainement. Il ne savait pas pourquoi elles étaient ici, ni d'où elles venaient. Il ne savait pas ce qu'elles leur voulaient. Et surtout, il ne savait pas si elles allaient attaquer ou non, et comment elles allaient le faire. Il avait besoin de savoir. Car il avait peur de mourir. Il avait peur pour lui, et même pour les deux autres.
Il regarda alors à droite et à gauche, cherchant ses deux compagnons, la peur au ventre.
Revenir en haut Aller en bas
Ancienne Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Lun 13 Avr 2015 - 21:12

L’ours lui avait tiré son chapeau et lui adressa un petit sourire timide. Mince, elle s’était laissé emporter. D’un autre côté, qu’est-ce qu’ils avaient tous les deux à lui répéter sans arrêt qu’elle était perdue ?
Le garçon s’excusa à son tour. Ouh, oui, elle avait dut crier un peu fort pour qu’ils s’y mettent tous les deux. C’était surement son tour à présent, de présenter ses excuses, mais elle n’avait pas franchement envie. Elle elle était là juste pour être seule, tranquille, à ruminer ses idées noires, c’est eux qui étaient venus la chatouiller sous le menton.
Elle se demandait encore si elle allait lâcher un mot d’excuse quand un mouvement attira son attention et celle de ses interlocuteurs. Trois trolls marchaient à très grand pas vers eux.
L’ours tenta d’entamer le dialogue. Attendait-il vraiment une réponse ? Les trolls sont idiots comme leurs pieds, et ils habitent dans la jungle. Biens que le petit groupe atypique ne soit pas sur leurs terres, les géants n’avaient pas l’air jouasse.

Le garçon perdu eu un éclair de lucidité et leur demanda de s’éloigner d’eux. Ibis se releva, les jambes tremblantes, de fatigue et d’inquiétude, en silence, et recula comme le nouveau venu, fixant sans ciller les trois trolls.

Le garçon perdu s’assit, dos à un arbre, dos aux possibles agresseurs. Ce n’était pas bien malin ça… Ibis continuait de les fixer, à l’affut du moindre geste.
Les trois êtres avaient déjà atteint la lanterne et grognaient en la regardant. La plus petite des créatures leva ce qui devait être sa main pour attraper la source lumineuse. Refermant la main sur le lampion, il poussa un grognement plus intense que les autres, jetant l’enveloppe de papier sur le sol, et frappa des pieds frénétiquement.

Le gosse des trolls s’était brûlé ? Sans doute… C’était mauvais signe pour eux ça non ?
L’indienne attrapa d’une main le col du garçon perdu et tira d’un geste vif pour le relever. Quand il fut enfin sur ses pieds, elle lui attrapa la main, et de l’autre, prit celle, froide et mécanique, du robot. Retrouvant soudain des forces, surement grâce à l’adrénaline, elle les entraina avec elle à l’opposé des trolls qui commençaient à s’agiter brutalement.
Elle trottinait, se demandant si l’ours allait suivre avec sa carcasse rouillée, se demandant également pourquoi elle ne s’était pas tirée toute seule pour être sûr de sauver sa peau.
Revenir en haut Aller en bas
Nandy
avatar

☂ Enchanté ☂


✘ AVENTURES : 112
✘ SURNOM : Le Détraqué
✘ AGE DU PERSO : Inconnu

✘ DISPO POUR RP ? : Yep yep !
✘ LIENS : Join us, be our friend,
Or just be stuck and defend.

MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Mer 15 Avr 2015 - 3:11




Détresse nocturneIl n'est pas de détresse pour celui qui a terminé son voyage, qui a abandonné tout souci,
qui s'est libéré de toutes parts, qui a rejeté tous ses biens.




C'était bien leur veine, ça, de tomber nez-à-nez avec une famille de Trolls. Chercher à les raisonner ? Pourquoi pas, c'était toujours mieux que de leur foncer dessus pour tenter de les repousser ; là, c'était la mort ou le démembrement assuré.

Alors, que faire ? Avec leurs grandes jambes, si les monstres souhaitaient les battre à la course, ce serait sans doute chose faite très rapidement. Mais l'ours avait un avantage de taille : ses câbles électriques ! Si leurs assaillants cherchaient à attaquer la jeune femme et le garçon perdu, il pourrait tenter de les électrocuter pour les faire reculer. Mais quel serait l'effet escompté ? Seraient-ils plus en colère encore ? Ou fuiraient-ils sans même demander leur reste ? Ça, le Détraqué n'en savait rien, ne pouvait savoir sans avoir essayé. Dans tous les cas, ce n'était que la solution d'extrême urgence, qu'il utiliserait si ses compagnons venaient à être attaqués.

« On ne devrait pas rester là... Venez, venez, la lumière servira d'appât... fit alors le garçon perdu avec moins d'assurance que précédemment. »

Il avait peur, l'enfant était terrifié ; et Nandy ne pouvait que le comprendre. Petit à petit, le Chiot se mit à reculer sans faire le moindre bruit, après avoir laissé son lampion accroché à une branche, afin de détourner l'attention de leurs assaillants.

Lentement à son tour, l'animatronique se mit à bouger afin de reculer, mais sa vieille ferraille rouillée fit bien trop de bruit pour qu'il ne puisse passer inaperçu. Toutefois, il couvrit les bruits de pas du garçon perdu qui était allé se cacher derrière un arbre et ça, c'était une victoire en soi ; enfin, une toute petite victoire, car l'enfant avait du avoir trop peur pour aller bien loin, et s'était caché à seulement quelques pas des Trolls. Eux, qui d'ailleurs, avaient fini par faire irruption dans la clairière. Le plus petit des trois voulut se saisir de la source lumineuse, et lorsque ses pauvres doigts touchèrent la flamme de la bougie, un grondement semblable à un cri s'échappa de sa gorge. En seulement quelques coups de pieds, le lampion ne fut plus, et la petite famille elle, se montra plus en colère que jamais.

Il fallait réagir, vite ! Nandy était capable de sprinter sur de courtes distances - sans doute suffisamment pour distancer leurs ennemis - mais ne pouvait pas se perdre d'abandonner les deux petites âmes, ça non ! Ce fut alors à la Tornade de réagir en premier, attrapant le col du garçon, puis sa main, avant de prendre celle glacée du robot. Surprit d'un tel contact, il baissa les yeux en sa direction, avant de se laisser entrainer. Courir à cette vitesse ? Ce serait dur pour lui. C'était soit tout, soit rien ; alors, il força rapidement l'escouade à s'arrêter, en tirant d'un coup sec sur le poignet de la rose. Peut-être un peu trop fortement d'ailleurs, il put facilement lui faire mal.

Toutefois, sans même lui laisser le temps de râler ou au petit homme de réagir, il l'attrapa entre ses gros bras pour le porter, puis tourna la tête vers la Delaware.

« Grimpe sur mon dos. lui intima-t-il de sa grosse voix. »

Vu sa taille et sa force, le Détraqué pourrait facilement porter les deux sans trop être gêné dans ses mouvements. S'il puisait au maximum dans ses réserves, il pourrait les mettre hors de danger pendant un petit moment ; tout du moins, loin des Trolls.


© Jawilsia sur Never Utopia









Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ancien Perdu
avatar

Invité



MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Jeu 16 Avr 2015 - 22:12

Fuite -pas très- organisée
Puppy ne pouvait plus bouger, tétanisé qu'il était par la peur. Il avait osé regarder par-dessus son épaule, pour voir ce que faisaient les créatures. Il put voir à la lumière de son lampion qu'il s'agissait... De Trolls ! Moches, vilains, et pas très futés. En plus, ils avaient apparemment l'intention de chasser les trois compères de ce lieu, et pas forcément d'une manière très douce et sympathique...
L'Éclaireur s'était retourné, et était à présent à quatre pattes. Seule sa tête dépassait de l'arbre. Il fixait les Trolls, qui étaient apparemment très intrigués par la source de lumière. Le plus petit saisit alors le lampion, qu'il déchira. Un de ses gros doigt s'approcha de la bougie, et il poussa un grognement terrifiant : il avait dû se brûler...
En deux temps, trois mouvements, et c'en était fini du lampion, écrasé par les pieds des monstres, qui, furieux, se dirigeaient maintenant vers l'arbre le plus proche, à une allure plus lente, ayant apparement plus de mal à se repérer dans le noir. Le hic, c'est que l'arbre le plus proche... C'était celui derrière lequel Puppy était caché. Le jeune garçon poussa un faible gémissement de terreur. Il voulait fuir à toutes jambes, mais était comme paralysé. Il ne pouvait détacher son regard des assaillants, qui n'étaient plus qu'à quelques mètres de lui.

C'est alors qu'on l'attrappa par le col, ce qui le fit se redresser, puis il fut entraîné de force, tiré par la main. Il reconnut alors la Peau-Rouge, qui avait l'air bien décidée de ne laisser personne ici. Dans sa course, elle attrappa aussi la main de l'ours, qui paraissait surpris. Les trois se lancèrent alors dans une course folle, rythmée par leurs pas sur l'herbe, les grincements métalliques du robot qui traînait un peu la patte et des lourds pas de la famille de Trolls qui faisaient vibrer le sol.
Ils durent vite s'arrêter, l'animatronique ne pouvant pas tenir cette cadence plus longtemps. C'était compréhensible, il n'avait plus l'air tout jeune non plus... Celui-ci prit d'ailleurs le jeune garçon entre ses gros bras, pouvant ainsi le porter. Il tourna la tête vers la Peau-Rouge et lui conseilla de monter sur son dos.
Puppy était soucieux. L'ours avait beau être un robot, il ne pouvait peut être pas les porter tous les deux, peut être se surestimait-il. Il paraissait pourtant déterminé, lui aussi, à ne pas les laisser dans le pétrin.

- Nounours, qu'est-ce que tu as en tête...?

Questionna l'Éclaireur. Il n'avait aucunement envie de ralentir encore l'animatronique, et encore moins qu'il puisse tomber -l'emportant lui et l'Indienne dans sa chute-, cédant sous le poids des corps... Il fallait trouver quelque chose. Une parade, ou autre, le lampion n'ayant pas fait long feu (sans mauvais jeu de mot). Il réfléchit alors à toute vitesse, puis trouva une idée, qui ne lui semblait pas trop mal. Il se décida à la dire :

- Apparement, ces choses ont du mal à se repérer dans le noir. Si elles nous suivent, c'est sûrement à cause du bruit de nos pas, en particulier ceux que fait Nounours.

Il mit une main sur la tête de l'animatronique, puis continua, moins sûr de lui :

- Toi, tu pourrais partir devant. La dame rose et moi, on pourrait essayer de jeter des choses qui font du bruit pour les attirer ailleurs, et ensuite on pourait tous repartir, non ?
Revenir en haut Aller en bas
Ancienne Peau-Rouge
avatar

Invité



MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Dim 19 Avr 2015 - 21:51

L’enfant perdu ne résista pas quand elle le redressa, et la suivit dans sa course. L’ours, par contre, faisait un bruit fou à chaque pas, et semblait ne pas apprécier le rythme d’Ibis. Elle aurait bien couru un peu plus vite, mais il faut dire que les jambes de l’enfant étaient bien moins grandes que les siennes, et que le robot avait du mal à trainer sa carcasse métallique.
Elle avait l’impression de sentir la présence des trolls dans leurs dos, alors qu’ils étaient surement assez loin derrière eux… C’était pesant, son cœur battait à tout rompre, mine de rien, elle avait vraiment peur de se faire bouffer ou écraser par une de ses créatures.

Elle se demandait si ses compagnons allaient tenir la cadence quand l’ours tira d’un coup sec sur son poignet, à deux doigts de lui en démettre l’épaule. Elle ne put retenir un cri, mélange de surprise et de douleur. Il lâcha vite sa main pour prendre le garçon dans ses bras, Ibis se massa le poignet puis l’épaule. Il lui avait fait mal, mais elle n’avait pas le temps de s’y attarder, ils avaient tout de même des trolls aux trousses, son bras pouvait attendre.
Le robot lui demanda de grimper sur son dos. Il allait tenir avec deux corps à porter ? Il ne leur proposerait pas s’il n’en était pas capable après tout non ?

C’est avec un léger doute, mais poussée par la crainte des trolls qu’elle monta sur le dos, froid et glissant, de l’animatronique. Le garçon proposa un autre plan. Elle était déjà sur sa monture, mais l’idée de l’enfant n’était pas si mauvaise. Il pouvait prendre de l’avance pendant que les deux autres faisaient diversion… Mais les trolls avaient des jambes tout de même très très longues, ils auraient du mal à les semer…

– T’en penses quoi Nounours ?

Elle avait repris le surnom que lui avait donné le garçon perdu, sans même y faire attention, et était prête à redescendre à n’importe quel moment pour partir faire diversion si l’ours approuvait la proposition.
Revenir en haut Aller en bas
Nandy
avatar

☂ Enchanté ☂


✘ AVENTURES : 112
✘ SURNOM : Le Détraqué
✘ AGE DU PERSO : Inconnu

✘ DISPO POUR RP ? : Yep yep !
✘ LIENS : Join us, be our friend,
Or just be stuck and defend.

MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    Sam 25 Avr 2015 - 18:49




Détresse nocturneIl n'est pas de détresse pour celui qui a terminé son voyage, qui a abandonné tout souci,
qui s'est libéré de toutes parts, qui a rejeté tous ses biens.




Pauvre petit garçon perdu, qui n'avait sans doute pas compris ce qu'il lui arrivait, soulevé dans les airs comme un vulgaire sac de pommes de terres ; et heureusement, il ne s'était pas retrouvé sur l'épaule de la créature, qui savait qu'il aurait besoin de ces dernières pour que la jeune femme s'y tienne. Le petit homme demanda même à l'ours ce qu'il faisait, l'appelant une nouvelle fois Nounours ; mais celui-ci ne répondit pas sur l'instant, se contentant de couvrir le Chiot d'un regard amical. Enfin, ça, c'est ce qu'il aurait souhaité faire, car malgré ses émotions les loupiotes rouges du robot ne changeaient jamais vraiment d'intensité, hormis lorsqu'il était en colère. Heureusement, c'était toujours l'intention qui comptait, et le môme ne s'était pas mis à hurler pour fuir. Une bonne chose à noter, dans une situation aussi catastrophique que celle-ci.

« Apparemment, ces choses ont du mal à se repérer dans le noir. Si elles nous suivent, c'est sûrement à cause du bruit de nos pas, en particulier ceux que fait Nounours, fit le jeune garçon perdu, avant de poser sa main sur la tête du robot, toi, tu pourrais partir devant. La dame rose et moi, on pourrait essayer de jeter des choses qui font du bruit pour les attirer ailleurs, et ensuite on pourrait tous repartir, non ? »

Pourquoi avait-il du mettre sa petite main sur sa tête ? Peut-être tout simplement pour bien montrer que c'était à Nandy qu'il s'adressait ? Allez savoir. Dans tous les cas, le Détraqué ne prit pas ça comme une agression, et se contenta alors de tourner sa tête sur son axe pour reporter son attention vers la peau-Rouge qui avait tout de même grimpé sur son dos.

« T’en penses quoi Nounours ?
- Qu'en sera-t-il s'ils venaient à mettre la main sur vous avant que vous n'ayez seulement songé à fuir ? Je ne serai pas là pour vous protéger dans le cas échéant. »

Ses deux compagnons pouvaient penser ce qu'ils voulaient, mais si Nandy partait loin d'eux, il n'aurait sans doute pas l'énergie nécessaire pour revenir assez rapidement, et, si tel était le cas, jamais il ne pourrait tenir tête à ces monstres, ou fuir une troisième fois en courant avec les deux enfants de l'île. Dans un énième grincement sonore, le Détraqué reporta alors son attention vers le garçon perdu qui se tenait toujours dans ses bras ; derrière, les grognements sourds des Trolls se rapprochaient. Ils n'avaient plus beaucoup de temps avant qu'ils ne les retrouvent.

« Je peux courir suffisamment vite avec vous sur le dos pour les distancer et leur faire perdre notre trace, leur informa-t-il avec simplicité, à vous de me dire quelle solution vous préférez choisir. »

Toutefois, s'ils préféraient faire diversion, l'animatronique ne serait sans doute pas capable de les abandonner à leur triste sort, et ne partirait pas bien loin ; juste assez pour être hors de vue des monstres, mais suffisamment proches pour venir en aide à ses deux camarades. Un seul mot de leur part, et le robot partirait en courant, aussi rapidement que possible.

Il devait les sauver.


© Jawilsia sur Never Utopia









Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Libre] Détresse nocturne    

Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Chevauchée nocturne[RP non libre]
» schéma nocturne
» [RESOLU] petit lapin en détresse
» Ville Libre de Mévry
» [Blabla] Presse Libre - Ecrivez votre commentaire!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: La Vallée des Fées :: Le Bois Joli-